Archive dans 23 avril 2020

Cellule de crise

5E703457-1FBC-46FC-B485-F8775834EBAEDepuis le début de l'épidémie, la cellule de crise Covid de la clinique Saint-Hilaire se réunit une à deux fois par semaine. Elle est composée de la direction de la clinique, des cadres, des pharmaciennes, des représentants du personnel et des médecins, des services techniques et informatiques.

B19E651E-6FA3-43EE-936D-4DEA233E0BD7Alimentée par des réunions téléphoniques avec l'Agence Régionale de Santé, les CHU et les différentes cliniques de l'agglomération rouennaise, elle définit l'organisation et les priorités à mettre en œuvre. Après avoir géré l'arrêt de toute l'activité programmée, la sécurisation de la clinique, la mise en œuvre de l'accueil de patients covid, la gestion des urgences, elle organise maintenant le redémarrage de l'activité opératoire après le 11 mai.

Nous maintiendrons les mesures barrière strictes pour protéger tant les patients que le personnel. Ceci oblige à isoler les patients en chambre individuelle, limitant ainsi nos capacités d'accueil. Pour permettre aux malades d'être soignés, nous allons devoir nous adapter aux contraintes nouvelles, avec une réorganisation des unités d'hospitalisation et faire face aux pénuries éventuelles en matériel médical. Ces nouveaux défis, succédant à ceux de la pandémie, mobilisent toutes nos ressources. Mais, que ce soit au chevet des patients covid ou dans la prise en charge chirurgicale (ou médicale) plus classique, notre mission reste la même. Soulager et soigner nos patients. C'est notre vocation et notre fierté.

C’est quoi une crise financière ? L’exemple de la crise de 2008 – A propos de la crise qui vient

Tout le monde en parle, une crise économique et financière pourrait, devrait même, succéder à la crise politique et sanitaire actuelle. Mais c’est quoi une crise économique, et comment ça marche ? Des amis férus d’économie nous proposent une série de trois articles pour y voir plus clair et comprendre la crise qui vient. Premier épisode : la …

Sur le « Malaise » au commissariat de Rouen

L'info est passé presque inaperçue et tout a été fait pour qu'elle le reste : quelques lignes dans le journal local pour nous expliquer qu'un homme était mort d'un malaise dans le commissariat central de Rouen.

L'article nous dit juste qu'un homme est décédé dans la nuit du 14 au 15 avril 2020 : "alors que les policiers ont voulu l'interroger après une période de dégrisement, il a perdu connaissance."
Les journalistes ne font que reproduire le communiqué de la préfecture, mettant systématiquement en avant l'âge de l'homme comme s'il était en lien direct avec sa mort.

"Un sexagénaire meurt en garde à vue au commissariat de Rouen" pour Paris Normandie.
"Un sexagénaire trouve la mort au commissariat lors d'une garde à vue" pour Tendance Ouest.

Pas de nom, aucune autre information que son age, ne laissant aucune possibilité pour une autre version que celle de la police. Il faudra se contenter de la version des journalistes/des flics...
A titre de comparaison, une affaire sans intérêt comme celle du vol de masque au commissariat de Rouen par un policier donnera lieu à plusieurs articles avec interviews.
Une autopsie de l'homme mort le 15 avril était prévue pour le 17 avril mais les résultats, une semaine après, n'ont toujours pas été révélés et pas un article ne donne d'explication.
En France, il est fréquent que le mot "malaise" soit utilisé par la police pour expliquer une mort, survenue entre les mains des flics. On pense à Adama Traoré, mort lui aussi d'un "malaise". Mais plus proche de nous, on se rappelle de Cédric, livreur à Paris, mort d'un "malaise" pendant un contrôle de police. Dans les deux cas, l'autopsie ou les vidéos apparus après prouveront qu'en fait, ils sont bien morts des suites des techniques d'immobilisation utilisées par les policiers : plaquage ventral, clé d'étranglement, ce que le jargon policier appelle des gestes techniques.

Rappelons que l'homme mort d'un "malaise" au commissariat de Rouen est le 5e depuis le début du confinement à mourir entre les mains de la police. Vous pouvez lire l'article ici

Une grande tradition au commisariat central de Rouen

Ce n'est pas la première fois que la police Rouennaise se démarque, il y aurait trop d'histoires à raconter, récurrentes. On en choisit une qui se distingue parce que sans doute moins médiatisée et moins connue aujourd'hui :

Le 28 février 1985, à Rouen, cinq jeunes pris en flagrant délit de vol font l'objet des jeux pervers de trois policiers au commissariat de Rouen. L'inspecteur Jean-Marie Dhesse, Pierre Bohers et Claude Pouchin vont humilier les 5 adolescents toute la nuit. Majid a du enduire le sexe de ses camarades au papier carbone « parce que les Arabes sont tous des pédés » dixit le commissaire. Brûlures occasionnées par un stylo que l'on fait tourner sur les doigts, etc. Ils sont examinés par un médecin qui constate de multiples ecchymoses et blessures. Le procureur demande une enquête auprès des services de police, sans résultat. Deux mois après les faits, les jeunes osent enfin porter plainte, soutenus par une association du quartier. Les trois policiers sont inculpés de « coups et blessures volontaires et d'attentat à la pudeur sur des mineurs ». À l'époque des faits, douze inspecteurs avaient été inculpés mais neuf d'entre eux bénéficieront d'un non-lieu. Procès le 17 décembre 87, les avocats des policiers parlent de machination gauchiste de la part de l'association, le but de l'opération étant de discréditer la police française et de l'empêcher de rentrer dans certaines cités, les blessures des jeunes, « une probable automutilation ». Ils demandent l'acquittement. Réquisitoire : quatre ans d'interdiction professionnelle pour J-M Dhesse, 12 à 14 mois de prison pour Pierre Bohers et 15 à 18 mois pour Claude Pouchin. Verdict : Claude Pouchin, 18 mois avec sursis ; P. Bohers, 12 mois avec sursis ; J.M Dhesse, 6 mois avec sursis et 3 ans de mise à l'épreuve ; 8 000 F de dommages et intérêts pour les familles.

Et une grande tradition des quartiers Rouennais

Que ce soit en 1994 pour répondre au meurtre policier d'Ibrahim Sy et ainsi déclencher les émeutes de 94 ou en 2005 pour répondre à la mort de Zyed et Bouna en passant par "l'affaire Théo" en 2017, les quartiers de Rouen ont su répondre présents.
Ces derniers jours, de nombreux quartiers montrent leur soutien aux émeutiers de Villeneuve-la-Garenne. Depuis le début du confinement, les quartiers populaires sont particulièrement pris pour cible par la police à qui l'Etat a donné les pleins pouvoirs le 17 mars dernier.

Après un séjour présidentiel en Bretagne, un journaliste du MONDE diffuse une « défèque niouze »!

Comme on peut le craindre dès que la clique médiatico-politique parisienne se délocalise en Bretagne à la suite de notre monarque président, il y a toujours un risque...

Un risque d'infox, de "défèque niouze" comme nous nous plaisons à dire ici...

Le Breton de service à la rédaction du Monde s'est donc lâché...

Sans commentaires!

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 Sans commentaires?

Enfin presque!

On dira simplement que le quotidien "Le Monde" n'est plus un quotidien de "référence" sérieux  mais plutôt une publication de "déférence" aux (im)puissants de ce monde qui parfois sont les premiers à diffuser des "infox" avant de crier au complotisme populiste.

Le compte à touite heure de la journée du "Monde" ressemble, en cette affaire, à un autre compte  appartenant à un "bad boy" qui touite aussi beaucoup toute la sainte journée. Il n'est pas breton mais américain et c'est tout comme!

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Donald Trump: Ouais mec! le Mont-Saint-Michel est breton! J'ai vu ça sur le compte twitter du Monde et c'est une idée incroyable!

Sonnerie des cloches des églises normandes pour le 6 juin 2020

L'intention est symboliquement bonne...

https://actu.fr/normandie/catz_50107/appel-hommage-collectif-6-juin-faisons-sonner-cloches-liberte_33166368.html

Appel à un hommage collectif : le 6 juin, faisons sonner les cloches de la Liberté !

Nicolas Bellée, cofondateur du Normandy Victory Museum de Catz (Manche), demande que les cloches des églises sonnent le 6 juin à 18 h 44 pour honorer la mémoire de nos libérateurs.

En raison des restrictions sanitaires, aucun rassemblement commémoratif ne pourra être organisé dans le cadre des cérémonies du 76e anniversaire du Débarquement.

Le Granvillais Nicolas Bellée, cofondateur du Normandy Victory Museum de Catz, demande que les cloches des églises normandes sonnent en même temps à une heure précise, le 6 juin, pour rendre un hommage collectif à nos libérateurs. Il nous explique ce qui a motivé cet appel.

Comment est née l’idée ?

L’idée est née le week-end dernier et a très vite été soutenue par nos amis du monde associatif et des musées privés (D-Day Experience, World War II Foundation, Capa, D-Day Overlord). Je me suis aussi rapproché de nos élus pour évoquer le projet avec un soutien de plusieurs collectivités, dont Avranches et Carentan-les-Marais, montrant ainsi que le devoir de mémoire peut s’étendre à tout le département et au-delà, jusqu’à notre région entière. Les présidents de Département et de Région ont été contactés. L’idée est de faire sonner les cloches de nos églises au sein des villes le 6 juin à 6.44 PM (18 h 44).

Lire aussi : Manche : des célébrations du 8 Mai seront finalement possibles

Pourquoi cet appel à la mobilisation ?

Pour la première fois depuis 76 ans, nous ne commémorerons pas le débarquement du 6 juin 1944. Le monde fait face à une grave crise sanitaire liée au Covid-19, qui met à mal près de 70 % de la population mondiale. Une population confinée qui nous rappelle les pires heures de notre histoire. Un confinement nécessaire à l’Humanité, un confinement tourné bien sûr sur l’enfermement, mais qui doit nous rappeler ce qu’est le terme de liberté. Cette période doit nous donner matière à réflexion sur nos modes de vie et de consommation, nous permettre de nous recentrer sur nous-mêmes avant de nous retourner sur le monde, sur nos proches, sur notre environnement, sur l’Humanité et le devenir de notre planète. La pire des choses serait de s’enfermer sur soi-même. L’homme qui ne retient pas les leçons du passé est amené à les revivre. Je souhaiterais que cette crise nous fasse penser à nos anciens, ceux qui sont touchés par cette crise, nos anciens que l’on a souvent appelés cette Greatest Generation. Cette génération qui s’est engagée, s’est battue, qui a développé un véritable sens du partage et de cette folle envie de liberté à travers le monde.

Lire aussi : Héros du D-Day : le vétéran Robert « Bob » Noody nous a quittés

Juin sans les célébrations du Débarquement ne serait pas un anniversaire comme les autres. Pourquoi y penser ?

Simplement pour ne pas oublier. Le monde d’aujourd’hui ressemble finalement à celui d’hier. Nos gouvernants n’ont-ils pas prononcé le mot de guerre pour parler de cette crise sanitaire ? Nos soignants sont en première ligne. Célébrer le Débarquement n’est pas d’actualité, le monde doit d’abord vaincre cette terrible crise. Mais pourquoi ne pas fédérer nos villages, nos villes, notre département, notre pays, nos voisins d’Europe et du monde autour d’un événement tourné sur la liberté ? Le Débarquement a débuté le 6 Juin après de maintes hésitations liées à de multiples critères. La vie du monde est faite de choix. Le souvenir et l’avenir doivent se tourner vers un événement générateur de sens. Ce sens, c’est celui de la liberté collective et individuelle. Alors le 6 juin prochain, donnons du sens à l’événement, n’oublions pas l’événement historique majeur de la Bataille de Normandie et parlons du combat de demain qui est lié au combat mondial que nous vivons actuellement. Faisons d’une date, le début de quelque chose. Vivons l’événement par une date, un lieu, une heure pour redonner un sens au mot Liberté.


 

Commentaire de Florestan:

Mais il faudrait s'entendre sur quelle type sonnerie envoyer dans tous les beffrois de Normandie!

  • La sonnerie de l'Angelus, trois fois par jour avec une cloche au timbre médium matin, midi et soir pour rappeler l'annonce faite à Marie par l'ange Gabriel et ce depuis la victoire de Formigny contre les Anglais (1456) mettant un terme à la guerre dite de Cent ans, selon le voeu du roi Charles VII de consacrer la France à la Vierge Marie.
  • Le carillon pour les solennités, généralement aux grandes fêtes du calendrier avec l'ensemble des cloches disponibles sonnées à la volée, notamment la plus grosse d'entre elle: le bourdon.  Par exemple: carillon pour Noël, Pâques, Pentecôte, Assomption ou pour un "Te Deum"
  • Le glas au bourdon, sonné à la main pour marquer un deuil national ou le glas rythmé à deux ou trois cloches pour les deuils des particuliers qui permettait, autrefois, de savoir qui était le défunt: un homme, une femme ou un enfant...
  • Le tocsin ou sonnerie d'alarme faite à la main avec la cloche qui tinte le plus clairement.

Pour ma part, considérant que la date du 6 juin  qui devrait être en Normandie un jour férié est surtout un jour de piété pour tous celles et ceux qui sont morts pour notre Libération, il me parait difficile de carillonner ce jour-là un jour de fête: le 6 juin m'a toujours donné un peu le... bourdon!

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https://www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-fete-larrivee-de-sa-cloche-2391052

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Message de Pierrette Canu et Jean-Michel Mauger à l’attention des parents d’élèves de Saint-Pierre

Depuis quelques jours, vous vous interrogez, et c'est bien légitime, sur la réouverture des écoles à Saint-Pierre. 
Nous sommes cependant dans l'incapacité de vous répondre avec précision, pour la simple raison que nous disposons d'autant d'informations que vous, c'est-à-dire très peu. 
 
Les propositions annoncées hier par le Ministre de l'Education Nationale sont étonnantes et éloignées des réalités du terrain, mais c'est néanmoins lui qui décide et nous devrons nous adapter. 
 
Sachez que notre unique préoccupation, c'est la sécurité des enfants, des personnels municipaux et des enseignants. Nous serons extrêmement vigilants à ne mettre en danger personne. 
 
Nous sommes actuellement dans une phase d'échanges et de concertation avec l'Education nationale et le Prefet et devrons déterminer à la fois si nos locaux permettent l'application du protocole sanitaire du Ministère  (que nous espérons recevoir avant le 5 mai) et si nos personnels municipaux et les enseignants seront en mesure d'assurer les missions qui leur incombent en toute sécurité (respect des mesures de distanciation sociale, gestes barrières et matériels de protection adéquats).  
 
Dès que nous serons en mesure de donner des précisions, nous le ferons immédiatement. Mais dans cette attente, nous ne pouvons répondre à vos questions. Nous nous les posons aussi... 
 
Merci de votre compréhension et prenez soin de vous.
 
Pierrette Canu et Jean-Michel Mauger