Archive dans 22 avril 2020

Re-Merci !

336AC01F-2D30-4AE3-B638-89F42BB5EADBGrâce à de nombreuses aides, nous avons retrouvé des moyens de protection pour nos soignants ! Ce matin, une amie, Marie-Jeanne de Ferrières en Bray a profité d'un taxi-ambulance qui allait à la clinique Saint-Hilaire pour nous faire parvenir un carton de blouses ! Il y a quelques jours, le Lions Club de Rouen Elbeuf nous a fait parvenir 300 masques FFP2, puis le port autonome de Rouen a fait don de 60 blouses plus d'autres masques FFP2, ainsi que Johnson et Johnson de Val de Reuil. Même l'Agence Régionale de Santé a consenti à nous fournir quelques cartons de sur-blouses. Merci à tous pour cette chaîne de solidarité exceptionnelle qui nous va droit au cœur.

Une dernière initiative. Anne-Laure, de Circadum, entreprise de fourniture de matériel médical et chirurgical, a eu une merveilleuse idée. Nos infirmières et aides soignantes utilisent sans cesse du gel hydro alcoolique. L'alcool altère peu à peu la peau qui se dessèche à force de frictions. Anne-Laure a eu l'idée de faire le tour des pharmacies autour de chez elle pour récupérer des échantillons de crèmes hydratantes pour les mains et a fourni également des tubes de pommades hydratantes. Je vous laisse imaginer la joie des soignants à la vue de ces cadeaux !  Ils étaient aussi surpris qu'heureux. Encore merci à tous.

Les conquérants normands: un site internet pour se reconquérir soi-même!

L'Etoile de Normandie est ravie de vous parler d'un site internet qui fait le même travail tout en poursuivant le même objectif:

Que les Normandes et les Normands puissent se réapproprier leur Normandie et, le faisant, qu'ils puissent être totalement ce qu'ils sont. La démarche est celle de reconquérir non pas seulement une liberté individuelle mais une souveraineté individuelle à vivre dans une collectivité solidaire choisie.

Au niveau de la France, tout le monde s'accorde à dire depuis Renan, Quinet, Michelet, Hugo et tant d'autres, que faire cela c'est faire "nation". C'est même là la grande invention française dans l'histoire politique mondiale de ces trois derniers siècles. Mais faire "nation" ou "patrie" à l'échelle "nationale" n'empêche pas de pouvoir faire de même à l'échelle régionale a fortiori lorsqu'une vraie région héritière d'une vieille province qui a fait la France peut nous permettre, à nouveau, de faire une communauté de destin utile tant pour la Normandie que pour la France.

Bref, nous saluons chaleureusement l'initiative emmenée par notre ami et confrère Vincent Mabire qui fait actuellement un gros travail pour structurer un réseau des Normands de la région parisienne dans cette logique qui est aussi la nôtre et que la vieille langue normande du Cotentin permet de nommer comme il convient:

"Sire de Sei!"

https://lesconquerantsnormands.org/

conquérantsnormands

 COUP DE COEUR DE L'ETOILE DE NORMANDIE !


 

Commentaires de...

Jules Barbey d'Aurévilly:

"Faire de la Normandie mon majorat de renommée!"

Emile de la Bédollière:

"La Normandie n'est ni une province ni un assemblage de départements, c'est une nation."

Emmanuel Macron fait du tourisme en Bretagne! Il nous avait pourtant dit que le confinement devait durer jusqu’au 11 mai 2020!

BIllet de Florestan

"Faites donc ce que je vous dis et pas ce que je fais!"

IMG_20190927_171919

Voilà ce que le simple bon sens populaire pourra retenir de l'agitation communicationnelle qui s'empare régulièrement du chef de l'Etat qui, visiblement, vit difficilement son confinement dans ses appartements parisiens de l'hôtel de l'Elysée autrefois dorés et lambrissés pour Madame de Pompadour (mais redécorés par la première dame de France) avec cinq mètres sous plafond!

Au lieu de rester confiné pour se consacrer totalement au pilotage de la plus grave crise sanitaire et économique que nous ayons à subir depuis près d'un siècle, le président de la République croit bon qu'il soit utile de se montrer physiquement sur le terrain avec le train et l'arrière train d'une cour médiatique accréditée auprès du "château" pour couvrir l'évènement quitte à compliquer pour celles et ceux qui sont "en première et seconde lignes" (dixit le président lui-même) une réalité qui l'est déjà bien assez en raison du risque sanitaire.

En effet, les précédents déplacements présidentiels ont été critiqués, y compris au sein de la majorité gouvernementale, par le fait de voir cette petite meute de journalistes agglutinés les uns sur les autres, ne portant pas de masques, pour mettre en images et en boîte un président de la République qui n'en porte pas davantage, sachant qu'en raison de la pénurie, les masques sont d'abord réservés aux personnels soignants. A cela s'ajoute les contraintes habituelles de sécurité quand le chef de l'Etat se déplace sur le terrain: forces de l'ordre réquisitionnées, préfet en représentation au lieu d'être dans sa cellule de crise, routes barrées...

Bref! Est-ce vraiment utile?

On craint d'avoir à répondre négativement à la question...

Le président de la République s'en va visiter la Bretagne et s'il avait eu le bon goût de choisir la Normandie pour observer in situ un exemple de bonne gestion de la crise sanitaire, notre réaction aurait été la même.

2-saint-pol-de-leon-le-gal-yannick-1920x1278

Saint-Pol-de-Léon, ravissante cité épiscopale bretonne avec une belle cathédrale et surtout l'extraordinaire chapelle de pélerinage de Kreisker dont le clocher datant du XVe siècle a été fait à l'imitation du clocher de l'église Saint Pierre de Caen...


 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-le-president-macron-serait-demain-saint-pol-de-leon-6813965

Emmanuel Macron attendu ce mercredi à Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère

Le président de la République va faire un déplacement éclair dans le Finistère, ce mercredi après-midi 22 avril 2020, pour rencontrer des maraîchers. Il ira aussi visiter une grande surface, à Saint-Pol-de-Léon. Le but est de mettre en valeur celles et ceux dont le travail permet « d’alimenter les Français » en cette période de confinement.

Le président Macron est attendu dans le Nord-Finistère, mercredi 22 avril, à partir de 15 h 30 L’objectif du déplacement politique ? Saluer le travail accompli par les agriculteurs, les légumiers en l’occurrence. Dans sa ferme située à Cléder, Jean-Marc Roué a pu continuer à travailler pendant le confinement mis en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, grâce à du personnel recruté via le site internet Desbraspourtonassiette. Emmanuel Macron ira ensuite visiter le magasin Super U de Saint-Pol-de-Léon, qui a noué un partenariat avec des producteurs locaux et organisé la livraison de courses pour personnes âgées ou vulnérables. Confinement oblige, il y aura peu d’invités. Tous les élus ne sont pas conviés, comme il est fait habituellement lors d’une visite présidentielle.

Vous pouvez suivre la visite du Président sur notre direct consacré à la crise du coronavirus.


 

Commentaires de Florestan:

Quant au choix présidentiel de rendre en Bretagne pour une "visite éclair", il peut, en effet, se comprendre...

carte-elections-presidentielles-2017-premier-tour

http://www.cartesfrance.fr/geographie/cartes-elections/carte-election-presidentielle-2017.html

Ne pas oublier, en effet, que la Bretagne s'est retrouvée unanimement réunifiée dans le vote pour le candidat Macron lors du premier tour des dernières élections présidentielles...

On notera enfin que la Bretagne soit devenue un objet de désir inaccessible pour les confinés de Paris et tous les Parisiens n'ont, hélas pas, les privilèges du président de la République...

https://www.lavoixdunord.fr/743470/article/2020-04-20/confinement-des-parisiens-contraints-de-quitter-la-bretagne-par-les-gendarmes

Confinement/ déconfinement: le jacobinisme serait-il aussi bête et méchant que le Covid-19?

Le jacobinisme bureaucratique aveugle ne doit pas contribuer à aggraver la crise sanitaire et économique.

ChassisFiguratif

(Projet de "département" de la France proposé en 1789 par le député rouennais Guillaume Thouret et qui fut heureusement abandonné. Quoique...)

La pseudo -rationalité jacobine? un plateau d'échecs face à une réalité toujours plus complexe et mouvante que sa saisie par un rationalisme bureaucratique centralisé.

On vous laisse, en conséquence, méditer sur les réalités suivantes:

https://www.lefigaro.fr/politique/des-presidents-de-region-reclament-un-deconfinement-regionalise-20200422

Des présidents de région réclament un «déconfinement régionalisé»

Hervé Morin et Renaud Muselier, présidents des régions Normandie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, réclament des mesures de déconfinement plus souples pour les territoires les moins touchés par l'épidémie.

80538a6120515cfd94f8965253fa82bdade81918ea0f133d7112ff910fb80b52

Pas convaincus par le chef de l'État, les présidents de région font entendre leur voix. Selon eux, le déconfinement progressif fixé au lundi 11 mai et étendu à tout le pays est une mauvaise stratégie. «On ne peut pas imaginer traiter de la même façon la ville de Mulhouse (Haut-Rhin), durement frappée par le Covid, et un département comme la Charente, où la circulation du virus a été très faible», a jugé Hervé Morin mercredi 22 avril dans un entretien au Parisien . Le président de la région Normandie réclame un déconfinement «différencié par région ou à niveau intrarégional, avec un dialogue entre le préfet et les élus locaux (...) En clair, il faut un déconfinement régionalisé».

«Doctrine nationale pour les commerces et les bars-restaurants»

Hervé Morin demande «la réouverture d'un certain nombre de lieux où la pandémie a été faible». «On ne peut pas traiter le bar-restaurant d'Épaignes (Eure), ma commune natale, où le virus a peu circulé, de la même façon qu'un établissement sur les Champs-Élysées», a-t-il souligné.

Sur Sud Radio mercredi matin, Renaud Muselier a lui aussi demandé un «déconfinement régionalisé», souhaitant une «doctrine nationale pour les commerces de proximité et les bars-restaurants». «À partir de cette doctrine, il faut pouvoir l'adapter par région», a-t-il réclamé.


 

France Info, par ailleurs, confirme les craintes que nous avions déjà ici même émises quant à l'idée d'un déconfinement progressif régional par "caissons étanches" ce qui impliquerait d'interdire les circulations entre régions déconfinées et régions qui ne le seraient pas encore avec, pour conséquence, que les régions de l'Ouest de la France (dont la Normandie) qui ont été aussi moins touchées par la pandémie que l'Ile-de-France ou l'Est, soient déconfinées en dernier! Une vraie double peine...

Archive de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2020/04/02/38160706.html


https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement-le-gouvernement-en-faveur-d-un-maintien-de-la-limitation-des-deplacements-entre-les-regions-dans-un-premier-temps_3928625.html

INFO FRANCEINFO. Déconfinement : le gouvernement en faveur d'un maintien de la limitation des déplacements entre les régions dans un premier temps

Alors que la France doit entamer un déconfinement progressif à partir du 11 mai, les Français pourraient voir leurs déplacements toujours limités à l'intérieur de leur région, selon les informations du service politique de France Télévisions.

Vous rêvez d'aller au bord de la mer dès le 11 mai ? A moins que vous ne viviez sur le littoral, il va sans doute falloir patienter encore un certain temps. Selon les informations de France Télévisions, le gouvernement devrait se prononcer pour le maintien, dans un premier temps, de la limitation des déplacements interrégionaux pendant le déconfinement. "On ne veut pas 300 000 personnes sur les plages", explique une source gouvernementale. Une restriction qui pourrait durer jusqu'à mi-juin, date à laquelle un premier bilan du déconfinement sera effectué, indique l'exécutif à France Télévisions, mercredi 22 avril.

"On peut alléger le déconfinement dans les départements où le virus circule peu ou pas, mais à la condition que les gens habitant dans les zones où le virus est présent ne viennent pas importer le virus. Il faut éviter qu’il y ait un brassage de population, donc un brassage du virus", souligne un ministre.

Les membres du gouvernement remettent à Matignon, aujourd'hui, leurs premières pistes pour gérer l'après-11 mai. Plusieurs figures de l'exécutif, du Premier ministre Edouard Philippe à la ministre des Transports Elisabeth Borne en passant par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ont demandé aux Français ces derniers jours d'attendre avant de réserver leurs vacances d'été, notamment à l'étranger.

Lire aussi ceci, toujours d'après France Info, la restriction de circulation pourrait durer jusqu'à la mi-juin:

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deplacements-entre-les-regions-limitees-masques-obligatoires-voici-les-pistes-des-ministres-pour-le-deconfinement-remises-a-matignon_3928749.html

VERS LE BOUT DU TUNNEL?

CORONAVIRUS

JOGGING, SALLES DE SPORT… LE PLAN DE DÉCONFINEMENT POUR LE SPORT AMATEUR

Soutenez BRAYSPORTS, votre média sports 100% gratuit
FAITE UN DON

Au cours d’une réunion de travail avec les principaux acteurs du sport vendredi dernier, le ministère a dévoilé des propositions de déconfinement, notamment pour la pratique du sport amateur ou grand public. Si les Français devraient pouvoir « courir, marcher et rouler » en extérieur à partir du 11 mai, il leur faudra semble-t-il être un peu plus patients pour les activités plus poussées.

Bonne nouvelle pour les fous du running ou de la pédale: ces derniers pourront peut-être recommencer à avaler les kilomètres de bitume à partir du 11 mai prochain. C’est en tout cas ce que souhaite le ministère des Sports. Au cours d’une réunion de travail avec les principaux acteurs du monde sportif organisée vendredi dernier (dont le compte-rendu a été dévoilé par la Fédération française d’études et de sports sous-marins), ce dernier a en effet listé plusieurs propositions de déconfinement, dont certaines concernent la pratique du sport amateur ou grand public.

>> Les propositions du ministère pour le déconfinement du sport professionnel

Feu vert pour le sport individuel en plein air, mais quid des activités à plusieurs?

La première chose à retenir concerne le sport individuel en plein air: les Français devraient pouvoir « courir, marcher et rouler » en extérieur dans des conditions « normales » à partir du 11 mai, estime le ministère. Soit dès le début du déconfinement national annoncé par le président de la République, Emmanuel Macron. Reste à savoir si cette proposition concerne aussi les activités extérieures à plusieurs, comme un tennis à deux, ou un petit match de foot entre copains sur un terrain ouvert. Le document ne le précise pas.

Pour les citadins (et pas seulement), la réouverture des salles de sport devrait se faire en plusieurs temps, puisque pour les EAPS (établissements d’activités physiques ou sportives), le ministère évoque une stratégie « progressive » de réouverture des équipements figurant sur une liste ministérielle à partir du 11 mai, et une réouverture « complète » des installations à partir du 15 juin.

Pour les clubs et les associations, pas de retour à la normale avant la rentrée

Quant aux différents clubs et associations sportives, le ministère propose là aussi une reprise en trois étapes. Du 11 mai au 15 juin, seules les associations oeuvrant dans un cadre scolaire pourraient reprendre leurs activités. Et ce pour permettre le dédoublement des classes (une moitié des élèves en cours, l’autre au sport). A partir du 15 juin, toutes les associations qui le souhaitent pourraient ensuite reprendre leurs activités en petits groupes. Le ministère propose semble-t-il de fixer une limite à 30 personnes.

Ce n’est qu’à la rentrée sportive, soit en août ou septembre, qu’est évoquée un retour à la normale des activités. A la normale, ou presque, puisque des mesures sanitaires et des règles de distanciation sociale pourraient toujours être en vigueur. Et devraient évidemment être respectées.

Source article RMCsport

Périco LEGASSE: ODE à la France périphérique rurale…

C'est à lire dans le dernier numéro de l'hebdomadaire "Marianne" (n°1205 du 17 au 23 avril 2020), cette ode du célèbre critique gastronomique d'origine basque Périco Légasse pour cette France périphérique rurale encore épargnée par le covid-19 et qui offre sa qualité et son authenticité agroalimentaires à une France urbaine subissant de plein fouet les contraintes concrètes du confinement.

La carte postale de Périco nous vient des hauteurs de l'Auvergne. Mais on pourra aisément transposer le propos pour notre pays de Bray, les confins du pays d'Auge et du pays d'Ouche, les mystères verdoyants du Perche ou des hauts-bocages de l'Ouest de l'Orne ou de l'Avranchin sans parler du littoral encore préservé du Cotentin (mais TF1 en a, hélas, déjà assez parlé...)

Les hauteurs du pays d'Ouche, près de l'Aigle...

circuit13-orne-a-velo

pericolegasse

Puisque nous étions dans le pays d'Ouche tout en accompagnant Périco Légasse sur les hauteurs du Cantal, l'information locale concrète suivante nous alertera, une fois de plus, sur la nocivité de la cécité jacobine centrale relayée par les pandores en période de crise sanitaire majeure...

Ce qui est à lire ci-dessous fait plutôt froid dans le dos, pour nos aînés nombreux dans la ruralité:

https://actu.fr/societe/coronavirus/confinement-medecin-generaliste-orne-annonce-arrivee-nouvelle-crise-sanitaire_33169686.html

Confinement. Un médecin généraliste de l’Orne annonce l’arrivée d’une nouvelle crise sanitaire

Selon un médecin généraliste de l'Orne, le confinement des personnes âgées va provoquer une crise sanitaire. Elle alerte le procureur de la République.

Dans un courrier adressé au procureur de la République de l’Orne, Véronique Sansigolo, médecin généraliste à Vimoutiers (Orne), attire son attention sur ce qui lui apparaît comme étant « des excès de zèle des forces de l’ordre, à terme préjudiciables à la santé des patients les plus fragiles ».

La praticienne y rapporte des faits très concrets.

« Des promeneurs isolés sont verbalisés, des patients seuls dans leur jardin ont été soit verbalisés, soit sommés de rentrer à l’intérieur de la maison, un couple de patients âgés qui venait en voiture au Pôle de Santé où ils avaient rendez-vous a été arrêté sur la route, la dame a du donner les raisons des rendez-vous, à savoir un ulcère de jambe pour le monsieur et rhinite saisonnière pour la dame. Ils n’ont pas été verbalisés mais le gendarme ou policier s’est permis de leur dire que ce n’était pas des motifs valables et qu’ils devraient être à l’amende. Je suis consternée par les récits qui me sont faits quasi quotidiennement par des gens qui n’ont rien en commun avec des délinquants et qui n’osent plus sortir de chez eux. Je veux croire que ce zèle sans intelligence n’est pas général mais il semblerait que si ».

Lire aussi : A Vimoutiers la soignante du centre hospitalier se voit refuser des congés pour longue maladie

« Un promeneur isolé ne présente pas de risque »

Pendant ce temps explique-t-elle au procureur de la République,

« je constate en faisant mes courses que la plupart des clients circulent sans masque, même artisanal, même réduit à un foulard en triple épaisseur couvrant le nez et la bouche, ce qui serait déjà bien. Je me permets de vous rappeler ce que certainement vous n’ignorez pas, la transmission du virus est interhumaine, par le biais des aérosols et des surfaces contaminées par les micro-gouttelettes salivaires ».

Le Dr Véronique Sansigolo fait observer qu’un promeneur, ou un couple de promeneurs isolé, ne présente donc aucun risque de dissémination du virus.

« Les gestes barrières correctement appliqués et le port du masque sont des mesures efficaces. L’interdiction des réunions et assemblées est justifiée. Pas celle de circuler seul à l’extérieur ».

La marche renforce l’immunité

Alors que les personnes âgées sont invitées à rester confinées au-delà du lundi 11 mai 2020, la généraliste assure que cette mesure aura des répercussions néfastes sur la santé des plus fragiles.

« J’ai dans ma patientèle un grand nombre de sujets âgés et/ou polypathologiques, cardiaques, diabétiques, insuffisants rénaux ou respiratoires et donc fragiles. Or la marche et l’exercice physique en général font partie des stratégies de renforcement de l’immunité. Je me bats quotidiennement pour obtenir une amélioration de leur hygiène de vie et une augmentation de l’exercice physique. Je distribue des podomètres à mes patients les plus sédentaires ».

Sa conclusion est sans appel.

« L’application stricte et absurde d’un confinement au domicile aura des conséquences très négatives sur leur état de santé. J’ai déjà commencé à en observer les effets. Dès lors qu’une interdiction ne correspond pas à une stratégie logique, elle devient de l’oppression. Le déconfinement risquera donc d’être suivi d’une autre crise sanitaire dont nous ne mesurons pas l’ampleur ».

Crise du Coronavirus: la faillite de la bureaucratie de l’Etat déconcentré en « régions », l’exemple lamentable des ARS…

Les Agences régionales de la Santé n'ont de "régionales" que le nom...

Ce sigle d'A.R.S. devrait plutôt signifier: agence de restructuration de la santé car c'est pour mettre le service public hospitalier en coupe comptable réglée que ces officines bureaucratiques de la déconcentration de l'Etat sur nos territoires ont été créées.

En dix ans et d'incessantes réformes, l'hôpital public a rendu un peu moins de 12 milliards au budget général de l'Etat tout en ayant la lourde contrainte d'avoir à gérer en interne une dette d'investissements indispensable à la mise à niveau technique permanente pour garantir la qualité et la sécurité des soins.

On aurait pu croire que les ARS dans chaque région avec à sa tête un directeur général nommé en conseil des ministres et placé sous la tutelle directe du Premier ministre étaient des préfectures opérationnelles pour garantir la sécurité sanitaire du territoire: il n'en était rien. Car ces agences autonomes vis-à-vis du préfet de région (en charge pourtant des grandes sécurités régaliennes sur le territoire au nom de l'Etat) mais aussi du ministre de la Santé (les ARS ne sont pas une déconcentration territoriale du ministère central de la Santé) étaient et sont encore des agences essentiellement comptables pilotées par des énarques et autres inspecteurs des finances faisant du tourisme dans le monde mystérieux de la santé et de la médecine, pour le meilleur du pire!

La crise du coronavirus et ses urgences est violente par la gifle de lucidité qu'elle inflige à tous nos dirigeants: on croyait que la France était la championne du monde de la logistique urgentiste sanitaire. Les fameux "french doctors" sont toujours là mais à cause des bureaucrates comptables qui ne connaissent du réel que ce que leur tableur excel peut en dire, ils ont été littéralement désarmés, non pas pour stopper une catastrophe humanitaire en Afrique mais pour combattre une pandémie mondiale dans nos villes et nos bocages!

Il est évident qu'il va falloir réformer les réformateurs!

En supprimant les A.R.S. telles qu'elles fonctionnent actuellement et en les remplaçant par d'authentiques agences régionales de la sécurité et de l'aménagement sanitaire du territoire placées sous la tutelle du préfet de région. En parallèle, les CHU devraient passer dans le giron du conseil régional pour que l'intérêt général sanitaire soit gouverné par un co-pilotage entre le préfet et le président de région, loin de l'influence néfaste de la tour de contrôle des inspecteurs des finances de Bercy.

La Normandie, dans la gestion actuelle de la crise sanitaire, plutôt réussie si on l'a compare, hélas, à d'autres territoires régionaux, montre que ce co-pilotage préfet/président de région fonctionne bien: gérer une urgence sanitaire nécessite un contact concret et permanent avec la réalité, tout le contraire d'une bureaucratie comptable aveugle et... jacobine!

Lire ci-après, l'enquête proposée par l'hebdomadaire Marianne (n°1205, du 17 au 23 avril 2020) sur le désaste de l'A.R.S. du "Grand Est"...

ars1

ars2

Entretiens avec deux professionnels du soin. La crise du point de vue de sa gestion froide et de ses effets sur les soignants.

  « Le début pour nous c’est le déclenchement du plan blanc. C’est-à-dire que les vacances des personnels sont annulées, les plannings sont refaits. On passe de 7h30/jour à 12h/jour. Les personnels sont réquisitionnés. »   Des lecteurs nous font parvenir ces deux entretiens qu’ils ont mené avec une aide-soignante et un psychologue clinicien de Normandie. Quelles …

Au nom de la lutte contre le covid-19, la police française a déjà tué 5 personnes et fait plus de 10 blessés graves

Dès les premiers jours du confinement d'une grande partie de la population, de nombreuses vidéos montrant des violences policières ont été relayées. Les militant·es des quartiers populaires avaient alors avertis du danger que représentaient des rues vides, donnant de fait carte blanche aux flics en l'absence de témoins. Il n'a pas fallut attendre longtemps pour voir ces dires confirmés, avec un premier tir de LBD sur une fillette de 5 ans. Devant le peu de réactions, les flics s'en sont donné à cœur joie : en à peine 8 jours c'est déjà 5 personnes qui ont été tuées...

Depuis le 8 avril, 5 personnes ont été tuées par la police, 3 autres ont été blessées gravement et 7 ont porté plainte pour violences policières.

Toutes ces histoires ont un point commun : il n'y a aucun témoin, en dehors des flics impliqués dans la mort de ces personnes. En temps "normal" même avec des témoins et des vidéos, la grande majorité des affaires de mort en lien avec la police se termine par un non-lieu. Sans preuve ni témoin extérieur, il y a donc encore moins de chance que quiconque soit un jour condamné pour ces morts ni ne s'excuse.

N'ayant aucune autre version que celle des flics, les médias eux aussi se contentent - encore plus qu'à l'accoutumée - de faire un copier/coller de leurs déclarations. Comme si le procès était déja bouclé, les journalistes ne prennent même pas la peine d'interroger les nombreuses incohérences des récits policiers. Aucun média n'a d'ailleurs pris la peine de mettre en lien ces affaires.

Afin d'y voir plus clair, voici ce que dit la presse de ces morts et les incohérences que nous avons décelées

Liste des personnes tuées depuis le 8 avril et analyse des faits relatés dans les médias

  • Le 8 avril à Béziers :
    Mohammed, 33 ans, est mort au commissariat de Béziers vers 23h30 le mercredi 8 avril, après son interpellation par la police municipale pour “non respect du couvre-feu”. Ce n'est pas une des armes à feu dont est équipée la police municipale de Béziers qui a tué un homme, mais surement une nouvelle fois, une “technique d'immobilisation”. Au moins un des agents s'est assis sur l'homme allongé à plat ventre et menotté dans la voiture. La presse insiste dès le lendemain sur le caractère instable de l'homme, qu'il serait un SDF... Bien qu'elle semble difficilement prouvable faute de témoin, la vérité semble simple : les flics l'on tué par étouffement en s'asseyant sur lui. [1]
  • Le 10 avril à Cambrai :
    Les flics veulent arrêter deux hommes qui, pris de panique - car dehors sans autorisation de sortie - prennent la fuite. Les flics les prennent en chasse, puis en pleine ligne droite la voiture part en tonneau au milieu de la route... pas de caméra, pas de témoin, on ne saura jamais ce qui s'est passé. Pourtant faire un tonneau au milieu d'une ligne droite avec aucun obstacle ne semble pas très cohérent. [2]
  • Le 10 avril à Angoulème :
    Même scénario : Boris, 28 ans, est intercepté par les flics, sûrement lui aussi sans autorisation de sortie. Il prend la fuite et, pris de panique, stoppe sa voiture au milieu d'un pont et saute dans l'eau. Il n'en ressortira pas vivant. On ne saura là encore sûrement jamais ce qui s'est passé, faute de témoin. Entre se soumettre à un contrôle censé être "routinier" et sauter d'un pont, certains font donc le choix de sauter... Ce constat en dit long sur l'état de confiance de la population envers la police. [3]
  • Le 15 avril à Rouen :
    Un homme, âgé de 60 ans, est décédé en garde à vue dans la nuit du mardi au mercredi 15 avril, au commissariat de police de Rouen. Le sexagénaire a été placé en garde à vue la veille en fin de journée, pour une conduite sous l'emprise de l'alcool. Vers 5h, alors qu'il était extrait de sa cellule pour être entendu, il fait un "malaise". Malgré les tentatives de réanimation, il décède. Selon la police, les causes de sa mort ne sont pas encore connues. Comme bien souvent, avec des policiers comme seuls témoins, il sera bien difficile d'imputer une quelconque responsabilité à ses geôliers ou aux conditions de détention. [4]
  • Le 15 avril à la Courneuve (93) :
    Un jeune de 25 ans est aperçu par des flics à cheval dans le parc de La Courneuve (qui est fermé pour cause de confinement). Ils s'approchent de lui et, selon eux, le voient tenir un couteau. Le jeune aurait alors attaqué un cheval, suite à quoi les flics prennent la fuite et préviennent leurs potes à vélo, qui l'encerclent un peu plus loin. Selon eux, l'individu se serait jeté sur eux et les flics n'auraient eu d'autres choix que de lui tirer 5 balles dont 3 en pleine tête... Comme d'habitude avec les flics, on ne comprend pas comment 3 personnes entrainées et armées avec des lacrymos et taser en viennent toujours à tuer quelqu'un de plusieurs balles... Tirer dans le genou ou dans le bras ne semble pas être dans leur formation... Bien sûr les journaux ont titré sur le fait que le jeune était Afghan, tout en précisant en tous petits caractères que sa situation était parfaitement en règle... Certains retiendront que les flics ont fait leur boulot... Nous retiendrons que les flics ont encore tué quelqu'un avec 5 balles parfaitement ajustées, non pour désarmer mais pour tuer. [5]

En plus de ces morts, de nombreux cas de violences policières sont recensés

Nous avons relevé 3 autres affaires dans la presse :

  • Le 7 avril à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines,
    Six policiers interviennent, selon eux « pour mettre fin à un rodéo en motocross ». Au final une intervention policière a blessé grièvement une enfant de 5 ans au lanceur de balles de défense. Au cours de cette intervention policière, les autorités reconnaissent que les policiers ont procédé à 14 tirs de LBD et 9 lancers de grenades (une lacrymogène et 8 de désencerclement). C'est lors de ces échanges de tirs qu'une fillette de 5 ans, qui accompagnait son père pour descendre les poubelles, a été atteinte en pleine tête. Le tir a provoqué un grave traumatisme crânien qui a nécessité une prise en charge chirurgicale de la fillette, qui a été transférée à l'hôpital Necker à Paris en réanimation. [6]
  • 15 avril à Noisy le Grand (93)
    Un flic qui n'est pas en service, incommodé par la musique trop forte d'un voisin, sort de chez lui pour le menacer. Le voisin rigole et monte le son. Le flic part chercher son flingue et retourne menacer son voisin. Selon lui, c'est au moment où il allait reprendre l'ascenseur que le voisin aurait foncé sur lui avec un couteau. Le flic aurait alors fait usage de son arme et tiré sur le flanc droit de l'assaillant. Cette fois-ci, il y aura des témoins : un autre voisin qui était venu avec le flic demander à ce que le son soit baissé, puis indirectement,les autres habitants de l'immeuble, sortis sur leurs paliers suite à la détonation... Le lendemain, des photos du flic se vantant auprès de ses proches d'avoir tiré sur son voisin circulent sur SnapChat [7]... Pourtant, après une courte audition de quelques heures, le flic est relaché, en liberté surveillée, avec interdiction de reprendre son flingue... Si, à l'inverse, un voisin avait sorti un fusil pour lui tirer dessus, il fait peu de doute qu'il dormirait déjà en prison... [8]
  • 18 avril à Villeneuve-la-Garenne (92)
    Vers 23 heures, un jeune hommes de 28 ans roule sans casque en direction de l'île Saint Denis. Devant lui, une voiture banalisée des flics roule sans gyrophare ni rien laissant penser qu'il s'agit de flics. Au moment où le motard arrive à hauteur de la voiture, la portière avant droite de la voiture s'ouvre. Ce geste serait réalisé de façon délibérée assurent les témoins la scène. Le pilote est alors fauché : il est éjecté de la moto et percute un (ou deux, selon les versions) potelet(s). L'une de ses jambes est fracturée (elle n'a pas été arrachée comme initialement indiqué), subissant une lourde intervention chirurgicale au cours de la nuit. Son pronostic vital n'est cependant pas engagé indiquent les pompiers. Cette fois-ci, il y a de nombreux témoins, des vidéos et du monde qui sort dans la rue assez enervé contre les flics. Quelques heures après, l'info est dans toute la presse, et même Sos Racisme - que l'on pensait disparu - sort un communiqué demandant des explications à la Pref... Pourtant, même avec cette accumulation de preuves, le syndicat des Flics Synergie se glorifie sur Twitter d'avoir débarassé avec héroïsme le quartier d'un dangeureux individu...Source : Actu.fr, Paris-luttes.info et ici pour Synergie.

L'Association de lutte Contre les violences policières a, quant à elle, déjà enregistré 7 plaintes contre les flics [9] :

  • Le 19 mars À Torcy
    C'est Chems, 19 ans, qui a été agressé par des policiers. Il attendait un ami en bas de sa tour lorsque des policiers l'ont contrôlé. Chems reconnaît qu'il n'avait pas d'attestation et qu'il a commencé par donner un nom fictif avant de décliner son identité. En réponse, un agent de police lui saute dessus et l'étrangle au point qu'il n'arrive plus à respirer, pendant que son collègue scande des insultes racistes aux témoins inquiets qui criaient par leurs fenêtres face à cette scène de violence. Une plainte a été déposée et le Défenseur des Droits a été saisi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Torcy.
  • Le 19 mars 2020 À Aubervilliers
    C'est Ramatoulaye, 19 ans, qui a été frappée, insultée et tasée par des agents alors qu'elle était sortie faire des achats de première nécessité pour son bébé âgé de 6 mois. Arrivée à proximité de son domicile, et en présence de son petit frère âgé de 7 ans, Ramatoulaye a été contrôlée par huit policiers qui décidèrent que son attestation manuscrite ne suffisait pas. Le ton est monté et un policier a soudainement envoyé un coup de taser à la poitrine de la jeune femme. Résultat ? 5 jours d'ITT, et là encore, des blessures psychologiques invisibles. Une plainte a été déposée et le Défenseur des Droits a été saisi.
  • Le 23 mars 2020 aux Ulis
    Yassin, 30 ans, a été tabassé par des policiers alors qu'il sortait de son immeuble pour aller acheter du pain. Il n'a même pas eu à présenter son attestation ou à justifier sa sortie, puisque les agents, qui étaient « déchaînés » selon son témoignage, l'ont directement pris à partie. Plaquage contre le mur, coups de pied, coups de matraque lui ont valu 5 jours d'ITT. Une plainte a été déposée.
  • Le 24 mars 2020 aux Ulis toujours
    Sofiane, qui avait oublié son attestation, a été pris de panique à la vue des policiers et a tenté de les fuir. Au lieu d'être arrêté et verbalisé, il a subi des violences physiques aggravées de la part d'agents de la BAC. Ce passage à tabac lui a valu 4 jours d'ITT, 15 jours d'arrêt maladie prescrit par un psychiatre, et un important traumatisme. Une plainte a été déposée.
  • Le 1er avril 2020 à Montceau-les-Mines
    C'est Walid, 30 ans, qui a été tabassé par des policiers. Un déchaînement de violence qui lui a valu 16 jours d'ITT et, là encore, un important traumatisme psychologique. Ce soir-là, Walid était simplement sorti s'acheter à manger. Il était en voiture lorsque la police l'a arrêté. Régulièrement contrôlé, il l'a fait remarquer aux policiers et a sorti son téléphone pour filmer l'interpellation. C'est là que les choses ont dégénéré. Gazé, frappé, bloqué, Walid a subi de nombreuses violences, auxquelles se sont ajoutées 48h de garde à vue pour...outrage, rebellion et violences contre les policiers. Résultat ? Lui qui n'avait jamais eu maille à partir avec la justice s'est retrouvé jugé en comparution immédiate. Une plainte a été déposée.
  • Le 4 avril 2020 aux Lilas puis à l'entrée de l'autoroute près de Montreuil
    C'est Mohamed, 22 ans, qui a été passé à tabac par des policiers. Ce jour-là, Mohamed a subi deux contrôles de la part des mêmes agents, à quelques minutes d'intervalle. La première fois, il était en train de faire des courses pour sa grand-mère. Pris à parti par des policiers, il a finalement été relâché car tout était en règle… mais quelques temps après, alors qu'il avait pris sa moto pour rentrer chez lui, il a été arrêté et menacé par les mêmes policiers. Pris de panique, il a tenté de fuir à pied mais les policiers l'ont rattrapé. S'en est suivie une salve de coups qui a valu 7 jours d'ITT au jeune homme. Il a été frappé et tasé alors même qu'il avait encore son casque sur lui. Une plainte a été déposée.
  • Le 10 avril 2020 à Saint-Pierre-des-corps
    C'est Mohamed, 26 ans, qui a été tabassé par des policiers. Pompier volontaire, il était sorti faire un footing tardif pour s'aérer l'esprit. Sur la route, il croise des habitants du quartier et les salue. C'est à ce moment qu'une voiture de police arrive. N'ayant pas leur attestation, plusieurs des personnes présentes se mettent à courir. Mohamed reste : il a son attestation et se dit qu'il n'y aura aucun problème. Mais le ton monte rapidement. Alors que Mohamed sort son téléphone pour filmer le comportement des policiers, il est gazé au visage à bout portant. S'en suivra une violente salve de coups. Un agent lui a même tiré sa capuche pour l'étrangler. Ce passage à tabac lui aura valu 10 jours d'ITT et un lourd traumatisme. Au-delà des marques de strangulation et des ecchymoses, Mohamed est sous le choc. Une plainte a été déposée.

Ces morts et ces blessé⋅es s'ajoutent aux 673 meurtres policiers recensés en 43 ans

Des morts dans les quartier populaires aux mutilations dans les manifs, les flics s'adaptent aux réactions publiques mais la volonté est la même, rappeler à tous et toutes qu'il faut baisser la tête car la rue appartient à l'Etat. Que cela soit pour jouer au foot dans la rue ou occuper l'espace public, vous n'êtes pas à votre place.

Il n'existe pas de "bavure policière" ou de "mauvais flic", mais un système de domination policière [10]. C'est la fonction même de la police de terroriser les pauvres et de maintenir les populations racisées des quartiers populaires dans une domination néocoloniale déshumanisée.
Cela dans un unique but : garantir le fonctionnement du capitalisme à tout prix.

Depuis le 8 avril, ce sont donc 5 personnes qui ont été tuées par les flics et qui s'ajoutent à une liste interminable et insoutenable.

Alors bien sûr, chaque meurtre est rapidement minimisé : il faudrait que la justice enquête, il faut laisser la présomption d'innocence aux flics, il faut lire la version officielle, il ne s'agit peut être que d'un accident ...

Pourtant avec 673 meurtres policiers recensés en 43 ans, quelques soient les preuves apportées par les collectifs de soutien aux familles (vidéos, experts, contre-experts, témoins multiples...), quasiment aucun flic n'a été condamné, et quand ils le sont c'est pour des peines minimes.

N'attendons donc pas une hypothétique condamnation judiciaire pour le dire, affirmons-le, la Police tue, a tué et tuera tant qu'elle existera. Les flics ont tué 5 hommes en 8 jours et en ont mutilé ou blessé plus de 10.

La police tue et mutile. Pensée à toutes les victimes et leurs familles.

La Justice a deux vitesses, il faut que ça cesse !!

Article tiré du site Rebellyon.info.

[1] Source : Desarmons les et France bleue.

[2] Source : LaVoixDuNord.

[3] Source : Charente Libre.

[4] Source : ParisNormandie.

[5] Source : Le Parisien.

[6] Source : DesarmonsLes.

[7] Source : Le Parisien.

[8] Source : Le Parisien.

[10] Lire à ce sujet Mathieu Rigouste.