Archive dans 21 avril 2020

Consultations « sans danger » !

0442AD86-CD2E-4671-9DBA-B302FC6B2719Depuis le 16 mars, les consultations de la clinique Saint-Hilaire étaient désertes. Si certains cabinets avaient fermé complètement leur porte, comme la consultation d'anesthésie ou d'ophtalmologie, d'autres assuraient uniquement les consultations d'urgences, suivant les directives de l'Agence Régionale de Santé. La passerelle reliant la clinique et les consultations a été condamnée afin de filtrer les personnes entrantes, le parking restait désert.

Un mois plus tard, force est de constater que les patients hésitent encore à consulter leur spécialiste, au risque de voir leur situation de santé s'aggraver. La perspective d'une reprise de l'activité chirurgicale programmée le 11 mai oblige pourtant à reprendre l'activité de consultation tant des chirurgiens que des anesthésistes.

44EE3816-E1B4-46B0-9470-3C8330F92375Il a donc fallu envisager la réouverture du bâtiment dans des conditions de sécurité optimales. Ainsi, des affiches rappelant les mesures barrières sont apposées sur les murs, du soluté hydroalcoolique est mis à disposition dans les parties communes et les cabinets de consultation, la plupart des portes sont maintenues ouvertes, le nombre de passagers est limité dans les ascenseurs, le port du masque est vivement conseillé.

De la même manière, le filtrage avec contrôle sanitaire est maintenu à l'entrée de la clinique, les visites sont interdites sauf exception, les patients sont systématiquement isolés en chambre individuelle, le port du masque est obligatoire, y compris pour les soignants, les gestes barrières sont appliqués.

Grâce à cette rigueur, nous espérons que les patients reviendront consulter sans appréhension pour prendre les avis nécessaires des médecins spécialistes. Même si le bloc opératoire a toujours assuré les interventions urgentes, la reprise des opérations chirurgicales programmées est un vrai défi logistique du fait des contraintes sanitaires. En coordination avec le CHU de Rouen et les autres cliniques rouennaises, nous y travaillons activement !

 

Les langues régionales mènent-elles au séparatisme?

Il est des questions qui obligent à tourner au moins sept fois sa langue dans sa bouche avant de répondre... Et à la question impertinente proposée par Michel Feltin-Palas dans sa dernière lettre d'information, on a envie de faire une réponse de... normand!

Lire ci-après:

https://www.lexpress.fr/culture/les-langues-regionales-menent-elles-au-separatisme_2124102.html

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Les langues régionales mènent-elles au séparatisme ?
Selon certains, les cultures minoritaires constituent une menace pour l'unité nationale. L'exemple suisse montre que ce n'est pas automatique.
C'est un argument que l'on m'oppose souvent. En substance : "Vous êtes bien gentil avec vos langues minoritaires, mais regardez les Catalans en Espagne. A force de vénérer leur langue, ils en sont venus à réclamer leur indépendance." C'est à cette objection que je voudrais apporter une réponse cette semaine. Une réponse qui tient en deux mots : oui, mais.
Oui, je le reconnais sans difficulté : l'attachement que l'on porte à une langue peut mener au séparatisme. Car une langue, ne l'oublions jamais, ne sert pas seulement à communiquer de manière utilitaire, à dire "passe-moi le sel" ou "je rentrerai à 19 heures". Une langue permet aussi à un groupe de se définir comme un groupe, et ce groupe est généralement prêt à se mobiliser s'il sent son identité menacée, au besoin en réclamant son indépendance. C'est le cas, à tort ou à raison, de la Catalogne espagnole (ou "sud", selon les points de vue).
Cela est vrai, mais - c'est là qu'intervient le mais - je vais maintenant poser deux questions à mes interlocuteurs, en commençant par celle-ci : existe-t-il un risque de séparatisme en Suisse ? L'interrogation paraîtra peut-être saugrenue ; elle n'en est pas moins pertinente car la réponse, sauf si quelque chose m'a échappé dans l'actualité récente, est non. Or ce pays ne reconnaît pas moins de quatre langues nationales : l'allemand, le français, l'italien et le romanche.
Supposons maintenant que demain, la Confédération helvétique décide qu'à Genève, l'allemand devienne la langue obligatoire à l'école, à l'université, dans les entreprises, dans la justice, dans l'administration. J'en prends le pari : il y aurait sous peu un fort mouvement de protestation et peut-être, à terme, un mouvement séparatiste sur les bords du lac Léman.
Ce qui m'amène à ma deuxième question : qui faudrait-il alors blâmer ? Les francophones désireux de garder leur culture ? Ou le gouvernement qui, tout à coup, se serait lancé dans une entreprise d'uniformisation linguistique ? Poser la question, c'est y répondre : c'est évidemment le pouvoir central qui serait en cause. J'en déduis qu'il est parfaitement possible de combiner unité nationale et respect des langues minoritaires à condition, précisément, de respecter celles-ci.
Bon, vous m'avez évidemment vu venir avec mes gros sabots, mais je poursuis : ce raisonnement vaut bien sûr pour la France. Avec le français, le breton, le basque, l'alsacien, le flamand, l'arpitan, l'auvergnat, le picard, le normand, le corse, les créoles, les langues autochtones de l'outre-mer et toutes les autres, notre pays dispose d'une richesse linguistique remarquable.
Or, depuis des siècles, la France s'emploie à faire disparaître cet incroyable patrimoine, au nom de l'unité nationale. Une politique qui, c'est inévitable, entraîne des revendications identitaires en Corse, au Pays basque et ailleurs.
C'est ici que je souhaiterais vous faire part des réflexions d'un militant occitaniste peu connu nationalement, Félix Castan, qui a démontré la pauvreté de ce raisonnement, sans parler de son caractère néfaste. Que disait-il ? Ceci : défendre les langues dites régionales, ce n'est pas s'opposer à la France, c'est l'enrichir.
"Ce ne sont pas seulement les minorités qu'il faut sauver, c'est la France qu'il faut guérir, écrivait-il dans un document intitulé Manifeste occitan. La guérir d'un délire de pureté linguistique et culturelle (...) et l'arracher à son repliement hyper-identariste".
Sa position est d'autant plus intéressante que cet homme implanté à Montauban s'est opposé à un autre courant de l'occitanisme qui, dénonçant une forme de "colonialisme intérieur", souhaitait l'avènement d'une "nation occitane", un peu sur le modèle catalan. Castan, lui, était attaché à l'unité nationale, mais à condition que la France reste fidèle à ses meilleurs principes. Ce qui n'est pas le cas lorsque la République confond égalité et uniformité.
Précisons. Que le français soit notre langue commune ne posait aucun problème à Felix Castan. Il estimait simplement que cette option n'autorisait personne à anéantir les autres langues. Aussi plaidait-il pour une autre voie, : celle d'une France politiquement une, mais culturellement plurielle. La seule, au fond, qui soit conforme aux valeurs d'une nation qui s'est donné pour ambition d'être le pays des droits de l'homme.
(1) Felix Castan ou l'équilibre parfait de l'identité. Actes des journées Félix Castan à Larrazet

Commentaire de Florestan:

L'analyse de Felix Castan, un régionaliste occitan qui refuse tout comme nous la confusion entre régionalisme et nationalisme linguistique est, bien entendu, la bonne. Mais on ajoutera aussi que cette triste politique d'uniformisation linguistique francophone en France appauvrit le français pour mieux le livrer à la domination envahissante d'un "globish" mondialisé!

On le redira encore, notamment aux jacobins impénitents qui ne veulent rien entendre à cette question linguistique:

Ce n'est pas l'occitan de Montauban ou le normand de Bricquebec qui menacent la langue française, c'est le frangliche de Paris!

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https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/pub-entreprise-politique-le-triomphe-du-franglais-20190802

Fermeture historique des entrepôts d’Amazon – Vers la première grève en ligne de l’histoire ?

Alors que Le PDG d’Amazon Jeff Bezos a vu augmenter sa fortune de 24 milliards de dollars pendant la pandémie de coronavirus, faisant grimper sa fortune à 138 milliards de dollars, les salariés des entrepôts Amazon chargés de l’emballage et de l’expédition des articles sont en première ligne et travaillent dans des conditions sanitaires catastrophiques …

Construction d’un supermarché sur une terre naturelle à Darnétal – Le désert avance encore

Forêt du Madrillet, contournement-Est, c’est autour d’une aire naturelle à Darnétal d’être sacrifiée pour laisser la place à un supermaché dans la région de Rouen. Du béton, du bitume et des marchandises en lieu et place de terres naturelles. La Mairie de Darnétal a autorisé la construction d’un supermarché Netto, marque discount d’Intermarché, de près …

Pour sauver le tourisme normand: l’union doit faire la force et la préservation du patrimoine historique doit être une priorité!

L'épidémie de coronavirus et ses conséquences désastreuses sur l'économie et la vie sociale de notre région (comme partout ailleurs) est l'occasion d'une expérience qui pourrait être fondatrice car il s'agit de normandiser les acteurs sociaux normands à l'occasion d'une solidarité régionale inédite. La réunification normande est au feu et il faut battre le fer tant qu'il est chaud!

Nouvel exemple avec le tourisme, secteur économique essentiel dans le PIB régional normand et qui est l'un des plus impactés, par principe, par la limitation de la vie sociale engendrée par les mesures de confinement sanitaire.

On lira avec intérêt le communiqué suivant publié par le Comité régional du tourisme:

https://pronormandietourisme.fr/2020/04/20/strategie-de-rebond/?utm_source=newsletter-ctn&utm_medium=mail&utm_campaign=20200420-CTN

(Publié le 20/04/20) –

Le CRT, le service Tourisme de la Région Normandie, OTN (Fédération des Offices de Tourisme et Territoires de Normandie) et le réseau des Offices de Tourisme normands, les Agences Départementales du Tourisme, les principaux représentants des filières touristiques en Normandie sont mobilisées pour travailler ensemble la stratégie de rebond nécessaire pour soutenir l’activité touristique lorsque celle-ci pourra reprendre.

Outre les différents dispositifs d’aides aux entreprises immédiats mis en place au niveau État/Région, la stratégie de communication pour la relance est travaillée dès maintenant, afin d’être prêts dès que l’activité touristique reprendra.

Différents groupes de travail sont mis en place, au niveau des Offices de Tourisme (OTN : travaux collectifs afin d’être prêts à la ré-ouverture des Offices de Tourisme), des professionnels (réflexion des campings, réflexion des sites et lieux de visites en Normandie : Normandie Sites, etc) et des institutionnels du tourisme afin d’œuvrer ensemble au redémarrage de l’activité.

D’ores et déjà, nous avons ensemble acté la diffusion d’une grande campagne de communication à l’échelle normande. Cette campagne sera d’abord à destination des Normands, pour les inviter à être les touristes de leur propre région et les inciter à être solidaires des acteurs du tourisme. Un volet vers les Français, notamment les habitants de l’Ile de France et des régions voisines est également envisagé.

Cette campagne se veut collective, à l’échelle de la Normandie tout entière.

Le CRT a déjà prévu de réattribuer 500 000 € de son budget 2020 pour cette campagne et a invité l’ensemble des Offices de Tourisme et Agences Départementales de Tourisme à s’engager à ses côtés afin, de co-financer la campagne pour optimiser sa diffusion, et/ou de s’engager dans la production d’un contenu rédactionnel partagé, en adéquation avec le message global de la campagne, pour une appropriation locale et un relai de la campagne sur leurs propres outils et dispositifs de communication.

Les objectifs de cette campagne sont simples :

  • S’adresser aux Normands pour qu’ils (re)découvrent leur région et soient solidaires des acteurs touristiques de leur territoire fortement impactés par la crise ;
  • S’adresser aux Français pour qu’ils viennent passer des vacances en Normandie (voisins immédiats : Ile-de-France, Hauts de France, Pays de la Loire, etc. et au-delà, sachant que la difficulté réside dans le fait que de nombreuses régions françaises lanceront des campagnes à destination de ces cibles).

 Commentaire de Florestan:

On mettra, en parallèle, l'appel à la mobilisation générale pour sauver le tourisme normand que l'on vient de lire avec l'évidence ci-dessous...

"La Normandie, joyau naturel et architectural."

https://be.france.fr/fr/normandie/article/normandie-important-patrimoine-architectural

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Il faut parfois rappeler certaines évidences qu'on ne voit plus tel le nez au milieu de la goule!

En effet, il faut, hélas, faire le constat que la préservation, l'entretien, la défense et la valorisation du patrimoine architectural, historique et artistique ne fait toujours pas l'objet d'une priorité stratégique  alors que ce patrimoine est l'une des raisons majeures qui permet le développement et l'attractivité de nos territoires et dans nos territoires ruraux les plus reculés, c'est même parfois, souvent, la seule...

Il faut dire, à la décharge de nos élus locaux que la politique publique du patrimoine est encore, pour une large part, placée dans le giron de l'Etat central déconcentré en régions (sic!) et que cette politique est en train de s'effondrer sous nos yeux: les inspecteurs des finances qui mettent les politiques publiques de l'Etat central en coupe réglée se contrefichent du patrimoine historique et d'une manière générale (et c'est inquiétant) pour des raisons idéologiques  et culturelles, le patrimoine historique fait l'objet d'un certain dédain de la part de nos soi-disant élites publiques ou privées. (progressisme technophile détestant le passé; refus de la transmission; effondrement de la culture classique et religieuse; insuffisance de la formation à l'histoire de l'art et de l'architecture...)

C'est bien dommage car le patrimoine est notre pétrole, notamment en Normandie.

Puisqu'il faudra imaginer un plan de relance national et régional de notre économie, il nous semble impératif que la valorisation, la défense et l'entretien d'un patrimoine historique et artistique qui faisait de la France d'avant la crise la première destination touristique mondiale, devienne une politique publique stratégique à part entière: cela suppose notamment de penser cette politique patrimoniale en tant que telle et d'arrêter de cacher la misère d'un patrimoine en péril derrière le tourisme.

Compte tenu de l'importance exceptionnelle par sa qualité et par sa densité du patrimoine historique et artistique en Normandie au point que notre région avait été définie dès les années 1830 comme LA région historique française où le tourisme culturel a été inventé, il nous semble évident que lorsque viendra le moment de définir un plan régional de relance de l'économie normande, il faudra faire de la défense et de la promotion du patrimoine normand un axe prioritaire et stratégique au même titre que l'agroalimentaire, l'industrie automobile, la transition énergétique...

Nous proposerons prochainement sur l'Etoile de Normandie une réflexion approfondie sur ce sujet essentiel assortie d'un diagnostic de la situation actuelle du patrimoine normand (qui n'est pas satisfaisante) et d'idées concrètes pour mettre en oeuvre une grande politique publique régionale normande au service du patrimoine exceptionnel de notre région: compte tenu de la défaillance de l'Etat central en la matière (une de plus!) il nous semble opportun que cette nouvelle politique patrimoniale soit régionalisée.

Nuit d’émeutes dans les quartiers, crachats sur la police en Bretagne. Tout le monde déteste la police pendant le confinement.

Pour la deuxième nuit consécutive, plusieurs quartiers populaires se sont embrasés cette nuit, en réaction aux violences policières. C’est la blessure d’un jeune homme à Villeneuve la garenne qui a mis le feu aux poudres. Mais c’est bien la violence policière, ses tabassages et ses morts, qui est visée par les habitants. Depuis le début …

Covid 19 : adaptation du réseau Ficibus

Les lignes 1,2 et 3 de bus Keolis fonctionnent. La ligne1 fonctionne désormais du lundi au dimanche sur les horaires des vacances scolaires. Les lignes 2 et 3 ne fonctionnent que sur appel au numéro vert : 0 800 331 067




Pour des raisons d'organisation, votre réservation doit respecter un certain délai :
– Votre voyage a lieu du mardi au vendredi : réserver votre trajet avant 16h la veille du voyage.
– Votre voyage a lieu un lundi matin : réservez avant 16h le vendredi précédent (...)

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