Archive dans 11 avril 2020

Des nouvelles de Bichat

CC27905E-85FC-45BF-B58F-23A58DFAE057Caroline et Eric, deux de nos collègues anesthésistes réanimateurs de la clinique Saint-Hilaire, ont rejoint l'équipe du Pr Montravers à l'hôpital Bichat de Paris depuis jeudi dernier. Relayant une équipe bordelaise, ils ont pris leurs fonctions dans la réanimation "covid" installée en salle de réveil et dans certaines salles d'opération du bloc opératoire. A la différence des services de réanimation, il s'agit d'une grande pièce avec des lits alignés. La séparation entre la zone de soins et la zone de circulation se fait simplement par un marquage orange au sol.

65A547D9-C992-4BA9-BF08-10BE27CCD2E6Le matériel et les médicaments sont disponibles mais avec des réserves limitées. Il faut faire avec les moyens du bord. Ils ont été impressionnés par le fait que personne ne se plaignait. Là où chacun relèverait légitimement en temps normal la difficulté de ses conditions de travail ou la lourdeur des soins, l'ensemble des soignants accomplit sa tâche avec motivation et dévouement. Du plus discret au plus titré, chacun assume. 

Un autre élément est le fait que tous admettent le risque de contamination. Malgré le matériel de protection, malgré mille précautions, il est quasiment inévitable de se trouver au contact du virus. Ce risque est assumé avec courage, en espérant l'absence de forme compliquée.

Mes collègues permettent le repos des anesthésistes réanimateurs en première ligne depuis des semaines. Ils seront rejoints lundi par deux infirmiers anesthésistes de notre équipe : Lucie et Sylvain. Même si le pic épidémique semble atteint, il reste encore beaucoup de malades atteints de covidose à soigner et toujours des nouveaux cas graves. On ne lâche rien !

La crise du Coronavirus démasque l’impéritie de l’administration centrale jacobine!

La pandémie du covid-19 est mondiale et la mascarade de la chasse aux masques se déploie, semble-t-il, sans vergogne, à toutes les échelles territoriales.

Notamment en France, à l'échelle infra-nationale en faisant voler tristement en éclat l'idée qu'il puisse encore exister une coordination, sinon une coopération entre les différents acteurs publics pour le bien commun du pays: voilà qui est inquiétant...

Depuis que de récents sondages ont montré au gouvernement que les Français ne croyaient plus à la mascarade de la communication officielle qui a tenté, durant un précieux mois, de masquer à l'opinion l'absence de masques et autres moyens  médicaux nous permettant de lutter efficacement contre la progression de la pandémie (en faisant en sorte que le confinement soit plus efficace et que le déconfinement soit possible), la chasse aux masques que l'on croyait circonscrite sur les tarmacs chinois se déroule aussi en France au point d'opposer les préfets, représentants du pouvoir central jacobin dans les territoires aux collectivités territoriales, départements et régions qui se sont vus autorisés par le gouvernement le droit d'acheter des masques directement à l'étranger afin d'aller plus vite qu'une administration centrale lourde et tatillonne...

C'est ainsi que la présidente du département des Bouches-du-Rhône a vu sa commande de masques, d'abord destinée aux pompiers et aux soignants des EHPAD de son département, confisquée par le préfet sous prétexte d'alimenter de toute urgence les hôpitaux de la région dite du "Grand Est" qui en manquent toujours cruellement.

La présidente départementale, la bien nommée Martine Vassal, ne conteste pas l'urgence de la solidarité nationale entre Marseille et Strasbourg mais elle déplore la brutalité de la méthode et, pour tout dire, l'absence totale de coopération et de concertation de la part de la préfecture. Elle a, d'ailleurs, réclamé l'ouverture d'une enquête administrative...

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/requisitions-masques-destines-aux-bouches-du-rhone-coup-gueule-martine-vassal-1812682.html

La même mésaventure était aussi arrivée, par deux fois, à la présidente de la région "Bourgogne-Franche-Comté"...

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-une-nouvelle-commande-de-masques-pour-la-bourgogne-franche-comte-confisquee-par-l-etat-1586120088

Ces réquisitions abusives des masques commandés par les collectivités territoriales par des services de l'Etat central qui se montre incapable d'en acheminer aussi rapidement et efficacement par ses propres moyens commencent sérieusement à agacer les élus locaux:

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN21P1EV

Et il faut qu'un ministre de l'Intérieur jette de l'huile sur le feu avec une maladresse de communication dont il a le secret pour que soit complet le tableau consternant de l'impéritie d'un l'état central jacobin pris au dépourvu  par la plus grave crise sanitaire qu'on est vu depuis un siècle...

Quand un ministre de l'Intérieur, l'homme le mieux informé de France disait-on autrefois, dit une contre-vérité, on a encore le droit de la qualifier d'infox ou de mensonge...

https://www.liberation.fr/direct/element/lintox-de-castaner-sur-les-requisitions-de-masques-aux-regions_112126


 

S'il n'y avait que les préfets...

Les agences régionales de la santé sont aussi prises en défaut. Notamment dans la trop grande région dite du "Grand Est": le cadre territorial comme la culture gestionnaire sinon comptable ne permettent visiblement pas de gérer une crise sanitaire urgente. Il est semble plus simple de faire fermer des lits d'hôpitaux derrière un tableau excel plutôt qu'être sur le terrain à organiser une logistique militaire...

Jean Rottner, ce médecin qui préside une région trop grande sinon artificielle fait le constat d'un échec...

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-ars-n-ont-pas-la-bonne-methode-on-a-probablement-pris-du-retard-dans-la-gestion-de-la-crise-explique-jean-rottner_3908601.html

Le président de la région Grand Est Jean Rottner estime, vendredi 10 avril sur franceinfo, que les Agences régionales de santé (ARS) n'ont "pas la bonne méthode" et qu'on "a probablement pris du retard aussi dans la gestion de crise parce que nous avions affaire plutôt à des acteurs budgétaires plutôt qu'à des logisticiens de crise". Le Grand Est est l'une des régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus. L'évolution de la santé "nécessite de vraies mutations", selon le médecin urgentiste de métier.
 
"Quand on est une agence purement budgétaire, devenir une agence de gestion de crise, c'est profondément différent, explique le président de la région Grand Est. Ces sont des métiers profondément différents. Et on a probablement pris du retard aussi dans la gestion de crise parce que nous avions affaire plutôt à des acteurs budgétaires plutôt qu'à des logisticiens de crise", critique le président de la région Grand Est.

"Une vision budgétaire"

Alors que le président de la République a promis un plan massif pour l'hôpital, Jean Rottner estime que les ARS n'ont "pas la bonne méthode". Pour lui, "une Agence régionale de santé, c'est avant tout devenu une agence de gestion quotidienne budgétaire de la politique sanitaire à l'échelle d'un territoire". "C'est cela, c'est rien d'autre, insiste Jean Rottner. Faut-il fermer une maternité ou non ? Si on prend la décision, on la ferme, et on essaie de trouver des solutions après, en venant s'appuyer sur les élus locaux, sur la population ou sur la médecine libérale".
 
Mais "ce n'est plus comme ça qu'il faut travailler aujourd'hui", selon le médecin urgentiste de métier. "Il faut travailler de manière différente. On ne peut plus être simplement dans une vision budgétaire, poursuit Jean Rottner. La médecine évolue, la pratique, les vocations ont profondément changé, la e-santé fait son apparition, tout cela nécessite de vraies mutations. Et de temps en temps, il y a des crises".


 

Dans le dernier numéro disponible de l'hebdomadaire "Marianne" (du 10 au 18 avril 2020) on lira avec intérêt l'analyse suivante: l'administration centrale jacobine française court derrière la crise...

administration


 

Et en Normandie?

show

Eh bien, il faut admettre que nous avons pu éviter la plupart de ces désagréments... La Normandie montre toute son évidence et son utilité dans cette crise historique, sorte de baptême du feu de la Normandie réunifiée.

Pourquoi?

1) Fondamentalement, la Normandie est une vraie région, évidente par sa géographie et son histoire, par son espace vécu: c'est une région à taille humaine avec des valeurs humanistes si l'on prend au sérieux le patrimoine et l'héritage normands.

2) La méthode de gestion de crise a été anticipée par le conseil régional et son président qui ont expérimenté depuis quatre ans la culture de l'intelligence territoriale: une agilité, une efficacité, une adaptabilité des outils face aux urgences. Ce que le conseil régional de Normandie a appris à faire avec les entreprises en difficulté est aujourd'hui transféré vers la protection plus large de la population, notamment au niveau sanitaire.

La Normandie est donc, de fait, le bouclier social des Normands: c'est une action politique consciente et revendiquée en tant que telle. Bref! en Normandie nous étions déjà prêts à affronter une crise majeure.

3) En conséquence, ici, contrairement à ce qui s'est hélas produit ailleurs, les autorités publiques ont anticipé la crise et sa gestion en évitant l'éparpillement des cellules de crise et des guichets d'aide: d'un commun accord parfaitement orchestré entre le président Morin et le préfet Durand, une cellule de crise normande unique est opérationnelle avec une certaine efficacité.

4) Et, last but not least, on dira aussi qu'Hervé Morin est assurément un excellent ministre de la défense de la Normandie: dans ce poste où il se sent parfaitement bien en total harmonie avec son sujet, il faut admettre, objectivement, n'en déplaisent à certains, qu'il assure...

En tout cas, on sent que le passage d'Hervé Morin chez les militaires est certainement à l'origine d'une source d'inspiration qui est utile à la Normandie et aux Normands. 

On ira jusqu'à dire qu'Hervé Morin, président de la Normandie, assure bien plus que lorsqu'il était LE ministre de la Défense avec la triste tâche d'appliquer une politique de modernisation des forces armées assortie de coupes budgétaires et de suppression d'effectifs, précisément cette politique jacobine de rabot budgétaire pilotée depuis les bureaux de Bercy dans un cadre politique et juridique européen autrefois contraignant (et qui ne l'est plus depuis peu en raison du passage d'un virus microscopique), qui a mis à mal l'efficacité et la résilience d'un Etat central régalien qui est officiellement toujours en charge d'assurer nos souverainetés protectrices fondamentales (santé, alimentation, éducation et sécurité) avec l'argent de nos impôts.


 

C'est ainsi que la Normandie se prépare déjà à une diffusion massive dans la population normande de tests au covid-19 indispensables à la gestion du futur déconfinement:

(source Ouest-France: 11-12/04/20)

covid1

La Normandie, globalement moins touchée par l'épidémie de covid-19 que les régions de l'Est ou l'Ile-de-France, prend sa part en accueillant dans ses hôpitaux des malades venant d'autres régions: chez nous les hospitalisations continuent d'augmenter ce qui implique que notre région pourrait être parmi les dernières à être déconfinées (avec le reste de l'ouest de la France):

(source: OF 11-12/04/20)

covi2

La bonne entente entre la préfecture et la région permet d'adoucir les rigueurs parfois ineptes d'un confinement placée sous la toise jacobine: il faut avoir l'intelligence d'une adaptation aux réalités régionales ou locales. C'est ainsi que les jardineries et les serres horticoles, une filière très importante dans une Normandie réputée pour ses jardins ont pu être sorties du confinement strict depuis le 1er avril dernier. La filière était à deux doigts de l'effondrement général alors qu'il fait beau, que c'est le printemps et que nous sommes confinés dans nos jardins (dumoins ceux qui ont la chance d'en avoir un)...

(source: OF 11-12/04/20)

jardineries1

jardineries2

Enfin, la solidarité normande continue de s'exprimer. Ainsi de la part des supporters du Stade Malherbe de Caen qui ont décidé d'ouvrir une cagnotte en ligne pour aider les producteurs agro-alimentaires normands et distribuer les produits normands notamment dans les EHPAD: une très belle initiative!

(Source: OF 11-12/04/20)

supporters

Crise du CORONAVIRUS: l’ACTION REGIONALE NORMANDE TOUT AZIMUT dans l’agriculture et la culture…

La solidarité normande tout azimut pendant la crise du coronavirus...

126315778

Le conseil régional de Normandie a identifié la question prioritaire de sauver l'armature de notre région en terme de distribution agro-alimentaire, notamment les circuits courts qui permettent à de nombreux producteurs locaux de vivre...


 

https://www.normandie.fr/une-carte-de-producteurs-pour-favoriser-les-circuits-courts?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=Normandirect%20n%C2%B0%20169

Une carte de producteurs pour favoriser les circuits-courts

Le 08 avril 2020

Conséquence des mesures de confinement liées à l’épidémie de Covid-19, la fermeture des marchés, des restaurants et des cantines scolaires fragilise les producteurs locaux. C’est pourquoi la Région Normandie et l’association de la monnaie normande citoyenne, le RolloN, ont décidé de mettre à disposition une carte numérique pour faciliter les circuits courts en mettant en relation les producteurs, distributeurs et consommateurs locaux.

Soyez solidaires, consommez local

De nombreux agriculteurs et pêcheurs normands se sont retrouvés démunis et dans l'impossibilité de vendre leurs produits depuis la mise en place des mesures de confinement et notamment la fermeture des principaux marchés. Les producteurs régionaux comptent sur les Normands et la grande distribution pour traverser cette période extrêmement difficile. 

Une carte interactive facile d'utilisation

La carte  « Au rendez-vous des Normands » constitue une sorte de place de marché centrale à l’échelle de la Normandie et est accessible à tous depuis l'adresse normandie-rollon.fr.

Fruits et légumes, poissons et fruits de mer, viandes, produits laitiers… les distributeurs comme les Normands qui souhaitent s’approvisionner en produits locaux et de qualité peuvent en quelques clics retrouver sur la carte interactive des producteurs régionaux situés à proximité. Les acheteurs potentiels pourront ensuite passer directement commande sur les canaux habituels des producteurs. La plateforme n’oblige donc à aucune transaction en ligne.

Le service est totalement gratuit et n’engage en rien les utilisateurs à utiliser la monnaie régionale, le Rollon.

Une carte sans cesse actualisée                                                           

Près de 200 producteurs, parmi lesquels de nombreux partenaires du Plan régional « Je mange normand dans mon lycée », sont d’ores et déjà référencés sur la carte numérique « Au rendez-vous des Normands ». La Région invite tous les autres producteurs, qui proposent la vente directe de leurs produits, à s’inscrire. Les demandes seront traitées rapidement et la carte enrichie quotidiennement. Les consommateurs peuvent également inviter leurs producteurs habituels à s'inscire dans la rubrique « Pros se référencer ».


 Il en va des mêmes urgences dans la culture que dans l'agriculture...

Hervé Morin, président de la Normandie a écrit à tous les responsables de structures et associations culturelles de la région pour leur dire que le conseil régional continuerait à verser les subventions demandées comme si de rien n'était: c'est essentiel d'avoir la confiance de la tutelle publique régionale car les problèmes de trésorerie vont destabliser les structures notamment les plus petites.

lettremorin1

lettremorinculture2

lettremorinculture3

EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS N°23

ASSOCIATION GYMNIQUE NEUFCHÂTELOISE

Interview Marine BERTRAND

Soutenez BRAYSPORTS, votre média sports 100% gratuit
FAITE UN DON

Durant cette période difficile, nous avons souhaitez garder le contact avec les clubs et sportifs de notre région. Pour cette 23ème interview ( par mail ) , nous avons rencontré Marine BERTRAND, de l’Association Gymnique Neufchâteloise.

En attendant prenez soins de vous et de vos proches et surtout respecter les consignes RESTEZ CHEZ VOUS pour revenir au plus vite sur vos terrains de jeux.

Bonjour Marine, peux tu te présenter en quelques mots ?
– Bonjour je m’appelle Marine, j’ai 20ans, je suis étudiante en deuxième année de licence et membre de l’AGN 

Comment vis tu cette période CORONAVIRUS ?
– il y a bien sûr de la frustration de ne pas sortir, de ne pas voir mes proches mais honnêtement je m’occupe par mes cours à distance, du sport, de la cuisine donc cela n’est pas insupportable ! 

Depuis quel âge fais tu de la gym, et quel est ton parcours ?
– J’ai commencé la gymnastique à l’âge de 8ans, les années précédentes je pratiquais la danse. Je me suis toujours entraînée à l’AGN, j’ai pratiqué la gymnastique aux agrès mais aussi la gymnastique acrobatique et à présent je fais de la Teamgym. 

Pourquoi avoir choisi la gym, et qu’est ce qu’il te plait dans ce sport ?
– La gymnastique demande beaucoup de persévérance, il faut toujours dépasser ses limites et mettre la barre toujours un peu plus haut et c’est ce qui m’a plus. Je trouve que la gymnastique apporte beaucoup pour la vie en générale. 

Quels sont tes fonctions à l’AGN ?
– Je suis gymnaste, juge, coach et membre du bureau.

L’AGN fait partie des plus grosses associations de Neufchâtel, combien y a’t il de licenciés et quel type de gym peut on y faire?
– Nous avons plus de 200 adhérents. Nous proposons de la babygym pour les enfants à partir de 3ans, de la gymnastique aux agrès, de l’acrogym, de la Teamgym qui est un sport en équipe ou le but est de former une chorégraphie de groupe avec des acrobaties et de la remise en forme pour adulte. 

Comment se sont comportées les gymnastes Neufchâtelois en compétition cette saison ?
– Cette année les gymnastes n’ont malheureusement pas pu matcher comme d’habitude, à cause du coronavirus nous avons dû annuler notre compétition amicale annuelle. Pour ce qui est des compétitions de début d’année en janvier, février et début mars, nos gymnastes ont assuré et sont montées de nombreuses fois sur le podium ! 

Le spectacle de fin d’année est toujours un évènement incontournable pour le club, s’il ne peut avoir lieu en juin prochain, sera t’il reporté à la rentrée par exemple?
– Les 2 événements phares du club sont la compétition amicale et le spectacle de fin d’année. Si celui-ci ne peut avoir lieu en juin pour des raisons sanitaires le club se donnera du temps pour réfléchir à un éventuel report.

Ton meilleur souvenir gym?
– C’est une bonne question! Avec toutes ces années il y a beaucoup de bons moments comme les spectacles et les podiums, mais j’avoue que j’ai un très bon souvenir du premier podium de mes gymnastes lors de ma première année de coaching. 

Ton pire?
– Mon pire souvenir est sans hésitation la disqualification de mon équipe d’acrogym à cause d’une blessure d’une de mes partenaires lors du championnat de France à Lyon… 

En dehors de la gym, as tu d’autres centres d’intérêts?
– Bien sûr, j’aime beaucoup les sensations fortes, le shopping et tous les bons moments que je peux passer en famille ou entre amis. 

Un dernier mot?
– Je pense qu’il est important de s’investir au sein d’un club peu importe sa taille, cela vous apporte des objectifs et une grande satisfaction lorsque que l’on les atteint. Pour moi, la gymnastique ou tout autre sport nous donne certaines leçons pour mieux nous construire et nous forger. Et puis il faut le dire, le sport ça ne fait pas de mal !

SAISON TERMINÉE SUITE

CORONAVIRUS

VERS UNE FIN DE SAISON POUR LE FOOTBALL AMATEUR

Les annonces d’Emmanuel Macron, attendues lundi soir, devraient décider la Fédération française de football à mettre définitivement un terme aux saisons 2019-2020 des compétitions régionales et départementales. Un vrai casse-tête en matière d’organisation.

La Fédération française de football (FFF) attend la prise de parole du président de la République, prévue lundi soir peu après 20 heures, pour annoncer certainement la fin de la saison 2019-2020 chez les amateurs. Cela concerne les championnats régionaux, gérés par les ligues, et les départementaux gérés par les districts.

Les championnats nationaux (National 1, National 2, National 3, D1 féminineet D2 féminine) sont pour l’instant épargnés. « On se laisse une petite chance, car les intérêts ne sont pas les mêmes », précise auprès de RMC Sport un proche du dossier.

Les techniciens administratifs de la Fédération s’arrachent les cheveux depuis quelques jours pour trouver les bons scénarios concernant les montées et les descentes. Des groupes de travail ont été mis en place le 23 mars dernier pour ne pas être pris de court. Il a été demandé aux districts de réfléchir de leur côté. La Ligue du football amateur fait le lien avec les présidents de ligues régionales, qui participent aux discussions téléphoniques tous les mercredis matin, avant de rapporter aux districts les avancées des échanges.

En cas d’arrêt, les ligues ne veulent pas de saison blanche. Ils préfèrent une fin de saison fixée au 13 mars, date à laquelle le président Noël Le Graët a annoncé la suspension des compétitions. Il reste maintenant à définir les modalités qui seront actées au niveau national, notamment avec le service juridique pour éviter tout recours par la suite.

Trouver le bon calcul

L’arrêt d’un championnat n’est pas simple, surtout à cette période de la saison. D’autant qu’il faut tenir compte des différences dans chacune des régions, pour respecter une certaine équité en fonction, par exemple, du nombre de matches disputés par les clubs concernés. On parle d’un quotient qui serait établi dans un ratio points/matchs disputés.

Mais certaines ligues ou districts ne sont pas à jour sur la phase aller. « Depuis le début du confinement, on a alerté la fédération sur le fait que ce sera difficile de reprendre. D’autant que chez les amateurs, on ne peut pas aller au-delà du 30 juin. Les licences ne sont plus valables et les joueurs ne sont plus couverts », explique un dirigeant du foot amateur.

Des disparités entre les régions

Quelle est la bonne solution uniforme pour tout le territoire? En sachant que le Grand Est et les Hauts-de-France ont stoppé leurs matchs plus tôt que les autres ligues, en raison de l’importance de la crise sanitaire dans ces deux régions dès le début de l’épidémie.

Quoi qu’il en soit, il y aura des accessions et des descentes dans chacun de ces championnats. C’est le vœu du président Noël Le Graët. Mais il reste à définir combien. En général chez les amateurs, on est sur la base d’une montée pour deux descentes, bien qu’il n’y ait pas partout le même nombre de clubs et de groupes par divisions. Il faut également que les décisions tiennent compte de la prochaine saison, pour que les futurs groupes de niveaux ne soient pas impactés. Un véritable casse-tête.

Une réunion est programmée mercredi prochain dans la matinée par la LFA (ligue amateur) avec les présidents des ligues régionales. Il s’agira de prendre connaissance du mode de calcul qui aura été défini par le service juridique de la FFF et d’acter l’arrêt des compétitions, qui devra être entériné le lendemain, jeudi, par le comité exécutif de la fédération.

Source article RMC sport