Archive dans 5 avril 2020

A propos de « l’école à la maison » : il faut oser dire qu’il n’y aura pas eu de cours

Qu'il n'y ait pas de malentendu : à tous les niveaux, les professeurs ont immédiatement utilisé et inventé mille et mille moyens pour prendre contact avec les élèves et étudiants, leur transmettre des cours, des exercices, des corrigés, des indications de lecture, pour leur fixer des rendez-vous en vidéo, afin de partager des exposés, des entretiens …

De nombreux élèves se sont saisis de ces propositions, en ont fait bon usage et en sont reconnaissants. C'est une expérience généralement partagée : professeurs, élèves, sans oublier les parents, consacrent sans compter temps et énergie à ce travail. Autant de manifestations des compétences, de l'intelligence, de l'engagement, de la générosité de toutes et tous. Ils ont raison d'être fiers de cette mobilisation. Nous n'en sommes pas étonnés. Tout cela nous inspire davantage encore d'attention et de respect à l'égard de toutes celles et ceux qui, résolument, quoi qu'il arrive, « font » l'école.
Madame Ndiaye devra donc rendre des comptes au sujet de ses déclarations tonitruantes postillonnant l'arrogance et le puissant mépris qui contaminent sa conscience, comme celle du gouvernement dont elle est, décidément, l'excellente « porte parole » : en toute rigueur sanitaire, et respectant une vitale « distanciation politique, et morale », on se gardera bien sûr, plus que jamais, de l'écouter …
Je crois cependant très important de réfléchir à ces moyens, ces méthodes, ces instructions, voire ces injonctions, que désigne, pour le Ministre Blanquer et le gouvernement, la formule « l'école à la maison ». Pour les raisons, que je soumets au débat, mais sans doute d'autres encore, je pense qu'il faut oser dire qu'il n'y aura pas eu d'école, pendant cette période de confinement.

- Les cours, et donc l'école, s'adressent, par définition, à tous les élèves, tous les enfants, tous les jeunes. C'est à cette seule condition que ces deux termes, « cours » et « école » peuvent être légitimement utilisés. Or, comme chacun le sait, et là encore, à tous les niveaux, les outils numériques (correspondance électronique, vidéo …) ne sont pas accessibles à tous. Il n'y a pas d'ordinateur dans toutes les familles. Quand il y en a un, tous en ont besoin. Et même lorsqu'on dispose de la machine, tous ne sont pas également capables de l'utiliser efficacement. La maîtrise de la langue écrite et parlée, l'environnement familial et social, l'expérience vécue et l'histoire scolaire de beaucoup d'enfants, de jeunes et de parents ne leur permettent pas d'en tirer profit. Les professeurs eux-mêmes en font quotidiennement l'expérience : l'usage de l'ordinateur pour le travail scolaire est en soi souvent un défi technique, pédagogique et subjectif. Sans compter les problèmes aussi concrets et déterminants que l'accès à des réseaux convenables de communication ou l'approvisionnement en cartouches d'encre. Ne parlons même pas de l'usage d'un téléphone : outre le fait que les professeurs n'ont pas vraiment l'habitude de mettre cet appareil au centre de l'enseignement, c'est le moins qu'on puisse dire, chacun admettra qu'à l'exception de possibles cas d'urgence, il n'est tout simplement pas possible de l'évoquer de bonne foi.
Si les chiffres « communiqués » par le ministère, concernant les élèves impossibles à joindre, ne méritent aucune confiance, c'est parce que ces pourcentages lancés en pâture aux médias ne peuvent à l'évidence pas tenir sérieusement compte des situations de désarroi et d'inquiétude que vivent, à des degrés multiples et divers, une proportion considérable de jeunes et de familles concernés.
Quelques mots encore sur cette ahurissante annonce par le ministre Blanquer d'un pourcentage d'élèves « perdus » … Depuis plusieurs décennies sommée d'admettre des inégalités entretenues et creusées par la politique systématique des Rectorats consistant à doter les établissements déjà à tous points de vue les mieux dotés, l'école s'est habituée à « s'inquiéter » des chiffres d'absentéisme et de décrochage. Mais voilà maintenant qu'elle est invitée à s'accommoder d'un chiffre d'élèves « perdus ». En vaillant chef de guerre Blanquer prévoit une fourchette de perte : en quelque sorte des victimes collatérales, civiles. On peut prendre le pari que la publication plus ou moins officielle du pourcentage d'élèves « perdus » aggravera le cas des établissements qui rencontrent le plus de difficultés, dans les « classements » des écoles, collèges et lycées, et diminuera d'autant leurs chances de voir les Rectorats « investir » en leur faveur. Ce sera bien sûr accompagné de regrets et de lamentations, sans compter les conseils et contrôles de rigueur. A contrario les chefs d'établissements de pointe ne manqueront pas d'afficher les « innovations » dont leurs équipes auront fait preuve !
Ces chiffres ont donc pour fonction majeure de lancer une … bataille de chiffres dans le but d'éviter, autant que possible, d'avoir à répondre des problèmes de fond que soulève « l'école à la maison ». Cette formule dont la paresse ne prétend même pas à l'oxymore, est un pur slogan publicitaire, en vérité absurde, honteux. Le ministre Blanquer et ses communicants n'ont pas pu résister aux vieux fantasmes : le précepteur, toujours soumis, à la maison et les séjours linguistiques à l'étranger pour les futurs décideurs, et la « communale » pour les autres, en attendant les « colonies de vacances éducatives », et, à terme, les centres d'apprentissage aux filières dictées par les bassins d'emploi … S'il peut à la rigueur y avoir l'école à l'hôpital, ou en prison, il n'y a, en principe, « à la maison », ni professeurs ni élèves, et il n'y a, à proprement parler, de cours, qu'en classe, c'est-à-dire à l'école. Et si l'école n'est pas, également, pour tous, et de tous, elle n'est, tout simplement, pas l'école.

- C'est que ce dispositif doit aussi être réfléchi quant au fond : quels en sont le contenu, les principes, les enjeux, les objectifs, les effets ? Dans les mesures prises et les consignes données au nom de « l'école à la maison » l'enseignement est organisé autour de la transmission de savoirs et de l'acquisition de compétences, et cela conformément à ce que prévoient les programmes officiels. Or, contrairement à ce que ressassent à longueur de discours et de « formations » tant d'experts « autorisés » de l'Education Nationale, le « cours », la « classe » et « l'école » ne se réduisent ni à transmettre des savoirs ni à évaluer des compétences. Ce qui est partagé dans le cours, c'est aussi et peut-être surtout, la réflexion sur ces savoirs : l'histoire de leur découverte, les conditions de leur légitimité, leurs effets, les questions qu'ils résolvent et celles qu'ils soulèvent … Le cours vise à être une expérience commune de pensée, d'interrogation et d'imagination. Une expérience composée, comme une pièce musicale, de mouvements qualitativement distincts : l'exposé d'une difficulté, ou la rencontre d'un texte, la proposition d'une hypothèse de résolution ou d'une interprétation, l'exploration des questionnements ou objections possibles ... Cette expérience est orchestralement permise, produite, créée, par le collectif spécifique, singulier, que constitue la classe, élèves et professeur. Le cours n'est réductible ni à l'écrit ni à l'oral : il suppose non seulement l'articulation des deux, mais aussi l'échange, la mise à l'épreuve et la reprise incessante de propositions de formulations, à l'écrit comme à l'oral, ce qui suppose, pour tous, l'écoute des propos et interventions, l'observation échangée des regards, des froncements de sourcils ou de la distraction, le risque et l'écoute des soupirs, du rire, du murmure, le brouhaha même de la répétition ou de l'atelier, le silence, l'attention, la concentration de chacune et chacun, tout comme les défis, les effort renouvelés, les cris de déception ou de victoire, au gymnase ... C'est ainsi, à ces conditions, que le cours, toutes disciplines et tous niveaux confondus, est une sorte de grand brouillon collectif et vivant où tous s'éveillent à la pensée en répondant à l'interpellation de grands objets de savoir, en découvrant et faisant résonner leur sens profond : un moment de « connaissance », au sens étymologique du terme.

Il est déjà arrivé, et il arrive aujourd'hui, dans des moments de grandes catastrophes historiques, auxquelles les sociétés et leurs gouvernements ne sont jamais étrangers, que cette expérience ne soit pas possible, pas tenable. C'est même peut-être un des critères qui permettent de mesurer la gravité d'une catastrophe. Et on peut poser l'hypothèse que le renoncement organisé à la liberté et à l'exigence du cours, à tous les niveaux de l'école, au profit de l'utilité et de son « évaluation », est sans doute, depuis des décennies … catastrophique. C'est pourquoi il est, en ce cas, à la fois insensé et scandaleux de prétendre, une fois de plus, que la seule mobilisation des outils numériques peut s'y substituer.

La mobilisation de ces outils ne réalise en effet aucune des conditions essentielles d'un cours, au sens strict du terme. La contrainte chronophage du message écrit, toujours à la fois trop définitif et trop éphémère, pèse lourdement sur l'interlocution et la dimension subjective du cours. La vidéo n'y change rien quant à l'essentiel : elle privilégie les portraits et monologues. Malgré le « côte à côte » et « chacun à son tour », le collectif est à la fois atomisé et figé, comme une photo de classe à laquelle on aurait associé une série d'enregistrements. Le problème n'est évidemment pas que ce dispositif permette la transmission de savoirs et l'acquisition de compétences, mais de prétendre réduire le cours à ces « résultats » en les isolant des conditions vivantes, c'est-à-dire de l'intelligence, de leur production et de leur exposition. Contrairement à ce que ressassent tous ceux, à commencer par le ministre Blanquer, son « conseil scientifique », ses consultants et ses relais, qui gouvernent à coup de propagande, de mensonges et de censure, chaque cours est, comme son nom l'indique, en acte, pour chaque classe, et pour chacun de ceux qui font ensemble, à ce moment là, « la classe » : il ne peut, par principe, relever du « virtuel », ni se « mettre en ligne ». C'est sans doute que le travail au moyen des outils numériques ne consiste pas et ne vise pas à « faire cours ».

- Le problème est en effet plus profond encore. Comme on le sait, après la manie du power point, pratique trop souvent stupide et abrutissante de redoublement du discours par la projection d'images le réduisant à une série de slogans écrits, le télétravail et la visioconférence sont devenus les outils fétiches du « manager » et des « décideurs » de tous poils. Tout porte à penser que « l'école à la maison » tend dangereusement à transformer l'expérience unique du cours … en entreprise de distribution de produits. « L'école à la maison », ce serait l'école en un clic, l'école à l'époque et à la façon d'Amazon … On comprend alors à quel point la propagande sur « l'école à la maison » est homogène à la « réforme », c'est-à-dire l'offensive de destruction, que le ministre Blanquer prétend imposer violemment à l'école, depuis le début de ce quinquennat, en bon exécutant de toutes les réformes auxquelles il a déjà prêté main forte sous les gouvernement précédents. L'offensive Macron/Blanquer sur l'école prétend définitivement transformer la scolarité en « carrière ». Individualisation à outrance des parcours à la carte, mise en concurrence des établissements, des disciplines, des professeurs et des élèves : l'école, la classe, les cours, en principe également destinés à tous, sont dévastés, pour devenir une chaîne, un marché consacré à la distribution de « formations », et au dressage de futurs managers, explicitement soumis à la seule loi de « la réussite » sociale. C'est un choix de modèle qui ne nous étonne pas, venant de l'ancien « D.G. » de l'ESSEC école supérieure » réputée et convoitée, où se forment nos managers) et de son complice, Pierre Mathiot, Directeur de l'IEP de Lille (Institut d'Etudes Politiques : l'un des viviers de notre brillant personnel parlementaire et médiatique).

Les outils numériques ne sont pas, strictement, essentiellement, des outils pédagogiques. On ne peut bien sûr contester l'usage ponctuel, purement technique, « au besoin », de ces outils dans le cadre du cours et de la classe, pas plus qu'on ne peut contester l'usage de l'imprimerie, des transports en communs, de l'électricité, du téléphone, de l'ordinateur et du courrier électronique, mais cela n'a évidemment rien à voir avec ce dont le ministre Blanquer se gargarise en psalmodiant les bienfaits de « l'école à la maison ». Les propagandistes du ministère vont inévitablement se répandre en remerciements, félicitations et congratulations sur l'usage qui en a été fait, dans l'épreuve du confinement, et inviter professeurs, élèves et familles à poursuivre et développer les progrès déjà accomplis dans la voie de cette « école du futur ». Il faut déjà réfléchir au danger que représente ce refrain qui ne manquera pas d'être repris en choeur par tous les agitateurs d'images et d'opinions. Outre la mise en concurrence des établissements, des disciplines et des professeurs, qui vont être invités à vanter le volume et l'efficacité de leurs produits sur le grand marché aux formations, on peut imaginer la façon dont le commerce va se précipiter pour en tirer profit : logiciels, modules, séquences, packs et kits vont rapidement être proposés à grand renfort de publicité. Logisticiens, gestionnaires de stocks et de données en tous genres, commerciaux et startuppers ne vont bien sûr pas tarder à s'en mêler. On sait que les éditeurs de manuels sont à ce point « réactifs » aux réformes et changements de programmes, qu'il leur arrive de les devancer, au risque de se tromper … Les administrations, à tous les niveaux, ne seront pas en reste. L'intérêt des technologies massivement mobilisées pour « l'école à la maison », c'est qu'elles sont appelées à progresser rapidement et permettent de calculer, attendre et bientôt exiger des « gains de productivité ». Les autorités pourront ainsi, par exemple, multiplier les « banques de formations » et, au passage, demander, plus ou moins instamment, aux professeurs d'anticiper leurs éventuelles absences, afin que les cours puissent être utilement remplacés par un « lien » vers des « séquences en ligne ».

Au total, l'agitation ministérielle et administrative autour de « l'école à la maison » invite à tirer quelques leçons concernant la situation de l'école et à l'école aujourd'hui.

1) L'offensive Blanquer contre l'école doit décidément être abandonnée. La dernière conférence de presse (3/04/2020) du ministre Blanquer le montre clairement : cette réforme présentée à grand renforts de communication comme une « simplification » des dernières années de l'enseignement secondaire et du Baccalauréat était décidément une usine à gaz qui vient d'exploser sous nos yeux, à l'épreuve de la pandémie due au Covid 19. Le choix d'organiser le Baccalauréat sur le seul mode du contrôle continu prouve que tels sont bien le but et la logique de la « réforme » Blanquer. Les quelques épreuves terminales communes, qui étaient censées garantir l'égalité des candidats n'étaient bien qu'un grossier camouflage. Leur poids symbolique dans l'ensemble des épreuves l'indiquait déjà. Sur la question de l'examen comme sur celle de l'enseignement « à distance », le ministre Blanquer instrumentalise donc cyniquement la crise sanitaire pour tenter de franchir une étape supplémentaire dans son offensive contre l'école. Raison de plus pour prendre clairement position sur ce que la propagande gouvernementale ose désigner comme des mesures de « continuité pédagogique ».

2) S'opposer à cette offensive ne relève pas de l'alternative : retrait immédiat de la réforme ... ou rien. S'opposer à l'offensive Blanquer contre l'école, suppose par exemple de s'opposer à toute tentative et toute proposition d'inscrire au coeur de l'école les principes, les intentions et les procédures de « l'école à la maison ». Si chaque professeur reste évidemment libre de recourir aux outils numériques, quand il le juge utile à son travail et celui des élèves, en cours et en classe, on peut imaginer que l'usage des « espaces numériques » de toutes sortes, dans lesquels l'administration tend à, littéralement, enterrer l'école, et qui sont le plus souvent consacrés à d'abrutissantes fonctions de contrôle, soit rigoureusement réduit à ce qui est réglementairement exigé, quitte d'ailleurs à examiner la légitimité pédagogique, sociale, juridique et éthique de ce qui est ainsi exigé.

3) On comprend à quel point la choix revendiqué, déclaré, de ne pas appliquer les principes qui animent indissociablement le recours mensonger à « l'école à la maison » et la « réforme » Blanquer du lycée et du Baccalauréat est un mode de résistance non seulement possible, mais puissant. Comme j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de le dire, cela consiste d'abord à choisir de « faire cours », résolument, quoi qu'il arrive, au sens où j'en parle ici, et à débattre explicitement et publiquement entre professeurs avec les élèves et leurs familles de ce que cela signifie. Il ne s'agit aujourd'hui évidemment pas d'abandonner les élèves dans la situation catastrophique actuelle de la pandémie et du confinement, mais d'indiquer, honnêtement, toutes les fois que possible et par tous les moyens possibles qu'il n'y a cependant actuellement malheureusement pas de cours et que, dès que la situation le permettra, le professeur pourra à nouveau proposer à ses élèves de partager son propre engagement dans cette expérience absolument singulière que l'on appelle le cours et la classe. Quitte à consacrer du temps à s'entendre sur ce que ces termes désignent d'effectivement essentiel.

L’homéopathie pour soigner du covid-19 ? Surtout pas !

Ce dimanche, Paris Normandie a donné la parole à un homéopathe, en pleine pandémie de covid-19. Un choix pour le moins discutable.

téléchargement (14).jpgC'est un choix plus que discutable. Rappelons que le laboratoire Boiron, leader de l'homéopathie, a indiqué au sujet de ses produits ce qui suit : « Nous ne les recommandons pas pour le traitement ou la prévention des symptômes du coronavirus ». A France Info, Sur l'Oscillococcinum en particulier, Boiron affirme par ailleurs "qu'on ne peut en cautionner l'usage pour le traitement des infections respiratoires liées au coronavirus".

Qu'est-ce que l'homéopathie ?

Il s'agit d'une pseudo-médecine, basée sur l'idée que "le semblable guérit le semblable", que l'on retrouve dans son nom, du grec «homoion» (semblable) et «pathos» (maladie). Il s'agit donc de prélever un élément généralement malade d'un organisme et de le diluer à l'infini pour n'en retenir qu'une goutte, que l'on mélange à du sucre.

La dilution est simple. Une goutte d'un foi de canard est par exemple mise dans un litre d'eau. Après mélange, l'eau est jetée. Un litre d'eau est alors mise dans le récipient, on mélange à nouveau et on jette l'eau. Le même processus est réalisé plusieurs dizaines de fois (voir centaines de fois, un produit ainsi vendu est dilué 1000 fois). Pour finir, on remplit à nouveau le contenant et on mélange encore, afin de ne conserver qu'une goutte ultime d'eau, que l'on place dans du sucre et que l'on met dans une gélule. Le créateur de cette croyance disait ce qui suit : «Si l’on fait tomber une goutte de médicament dans un grand lac, le mélange n’en fera pas un médicament, car la force serait absorbée. Mais en secouant fortement le liquide et en frottant la poudre en petites doses, ses vertus sont intensifiées».

L'idée unique sur laquelle est basée l'homéopathie est que l'eau conserve la mémoire du principe actif par lequel est passé le contenant. La notion même que "la dilution dynamiserait le médicament tout en lui conférant un pouvoir spirituel repose sur des conceptions magiques." (C'est le concepteur de l'homéopathie qui le dit.)

Il ne s'agit en fait que de cela : de la magie et de l'occultisme. Ce n'est pas pour rien si le laboratoire Weleda, qui produit des "cosmétiques naturels", basés sur l'homéopathie, suit les doctrines propres à l'anthroposophie, une secte multimilliardaire (à qui l'on doit également les théories fumeuses sur les dangers des vaccins ou le fait qu'il faut planter des cornes de vaches emplies d’excréments pour faire pousser de la vigne "biodynamique". Les cornes de vaches étant des "antennes" qui reçoivent "les forces cosmiques").

Arnaque et sectarisme : est-ce un bon choix ?

Je vous renvoie vers la vidéo de Jérémy Ferrari, qui explique par le rire mais de manière factuelle ce qu'est l'homéopathie :

Alexandre Cauchois.

Crise du CORONAVIRUS: maintenir le port du Havre à flot…

Le grand port maritime du Havre se trouve plongé au coeur de la crise mondiale du coronavirus. Par principe. Puisque les grands ports maritimes sont des rouages essentiels d'une mondialisation des échanges mise en crise par une épidémie virale venue de Chine qui est le partenaire commercial principal du GPM du Havre.

En attendant des réorganisations et des restructurations nécessaires car la crise qui s'ouvre sera longue et structurelle, il faut maintenir à flot l'équipement du grand port normand...

On lira, avec intérêt, l'article suivant:

https://www.lejournaldesentreprises.com/normandie/article/un-choc-de-relance-pour-le-port-du-havre-485003

Photo conteneurs port du Havre

Un choc de relance pour le port du Havre

Par Robert Querret, le 01 avril 2020

Au Havre, les mouvements sociaux liés à la réforme nationale des retraites ont très fortement perturbé le trafic conteneurisé et l’activité des chaînes logistiques entre le 5 décembre et le 31 janvier provoquant une véritable « déflagration commerciale » pour la place portuaire. 

Deux-cent vingt sept escales de navires annulées ou retardées,  110 trains et 21 barges fluviales impactés : les mois de décembre et de janvier ont été terribles pour le port du Havre. En réaction à la réforme des retraites,  les « journées port mort » lancées par la Fédération Nationale des Ports et Docks, affiliée à la CGT, ont été très suivies. D’autres actions syndicales ont aussi affecté le remorquage, un rouage essentiel dans l’activité du port normand. Le trafic conteneurisé, extrêmement volatil aux aléas économiques et sociaux, en a été la cible principale. 

3 millions d’euros pris en charge

Conscients des atteintes à l’image de leur port auprès des acteurs mondiaux de la logistique, le Grand Port Maritime du Havre (GPMH) et les acteurs de la place ont collectivement entrepris une démarche d’une ampleur sans précédent afin d’indemniser leurs clients armateurs et chargeurs. Objectif  : créer « un véritable choc de relance », souligne Baptiste Maurand, président du directoire du GPMH, qui salue « la réaction de commerçants » des acteurs portuaires havrais lors de la signature d’un accord le 2 mars.

L’établissement public et les entreprises locales de manutention concernées ont en effet décidé de prendre à leur charge, à hauteur de 3 millions d’euros, les frais de stationnement des conteneurs supportés par les commissionnaires de transport et les chargeurs import sur les terminaux spécialisés havrais, durant les 14 jours d’inactivité totale constatés au cours de ces deux mois de troubles sociaux. Un montant équivalent à un flux de 100 000 conteneurs, à raison de 30 euros par unité et par jour. La contribution du Port est de 18 euros par boîte, celle des manutentionnaires de 12 euros. La première tranche est financée par l’établissement public sur ses fonds propres, la seconde par les entreprises concernées (Terminaux de Normandie, Générale de Manutention Portuaire et Compagnie Nouvelle des Manutentions Portuaires) sous forme de ristourne directe sur les factures de stationnement des conteneurs.

Signature de l'accord de place le 5 mars 2020. (de gauche à droite : Florent Noblet (TLF Overseas), Baptiste Maurand (Haropa-Port du Havre), Jean-Louis Le Yondre (STH), Christian de Tinguy (Terminaux de Normandie).

Signature de l'accord de place le 5 mars 2020. (de gauche à droite : Florent Noblet (TLF Overseas), Baptiste Maurand (Haropa-Port du Havre), Jean-Louis Le Yondre (STH), Christian de Tinguy (Terminaux de Normandie). - Photo : R.Q

Ce dispositif destiné aux chargeurs (importateurs et exportateurs propriétaires, ou pas, de la marchandise à charge) est venu compléter les mesures annoncées début février pour indemniser les armements à hauteur de 3 millions d’euros également, notamment sous forme de réduction de droits de port. D’autres enveloppes devaient être ultérieurement annoncées concernant les préjudices subis par les chargeurs à l’exportation et par les opérateurs de trafic roulier (navires de transport de véhicules).

De leur côté, les prestataires de services portuaires - pilotage, remorquage et lamanage – ont décidé d’appliquer une remise de 10 % à toute nouvelle ligne maritime conteneurisée ou Ro/Ro (navires dotés d’une rampe d’accès mobile permettant un chargement/déchargement de la marchandise) entre le 1er avril et le 31 décembre 2020.

Le trafic conteneurs à la peine

En 2019, Haropa - port du Havre a traité 64 millions de tonnes de fret maritime dont 27,3 millions de tonnes conteneurisées. Avec 2,8 millions d’EVP (équivalent vingt pieds, une unité de mesure des terminaux et navires porte-conteneurs) manutentionnés, l’établissement normand a conforté sa première place dans l’Hexagone pour ce trafic hautement symbolique de la mondialisation des échanges qui avec l’épidémie de coronavirus risque de moins avoir le vent en poupe.

C’est dans le contexte d’une conjoncture mondiale défavorable que les mouvements sociaux dans le port ont démarré en décembre. Ils ont fait perdre 50 000 EVP à la filière et expliquent pour une bonne moitié sa baisse de 3,5 % sur l’exercice 2019. Le trafic des conteneurs pleins est resté stable à 1,7 million d’EVP, la faille se situant au niveau des transbordements en recul 72 000 EVP (- 9,5 %).

En signant un accord pour atténuer les pertes financières causées à ses clients armateurs et chargeurs, la communauté portuaire havraise a voulu sortir par le haut d’une crise sociale dont elle n’avait pas les clés. Reste maintenant à rebondir le plus vite possible. « Il est urgent de retrouver des volumes de travail sur le port et de renouer avec les bons indicateurs antérieurs du Havre », soulignait début mars Christian de Tinguy, le président de Terminaux de Normandie et du Groupement des employeurs de la main-d’œuvre portuaire (Gemo). « Il n’y a pas de changement par rapport à nos ambitions. Nous serons au rendez-vous des investissements programmés à hauteur d’un demi-milliard d’euros »? insiste Baptiste Maurand, le patron du GPMH. Ce qui concerne notamment deux ultimes postes à quai pour Port 2000, la chatière pour son accès fluvial direct et l’extension du terminal roulier.

La menace "coronavirus"

Baptiste Maurand, directeur général du Port du Havre

Baptiste Maurand, directeur général du Port du Havre - Photo : © Haropa

Un rebond ne sera pas aisé avec pour toile de fond une économie mondiale grippée par la pandémie de coronavirus. Au-delà des conséquences directes de l'épidémie sur le trafic du port, cette crise sanitaire pourrait avoir avoir un impact plus structurel sur les ports européens. Car elle met au grand jour l'une des grandes faiblesses de l'économie européenne, trop dépendante des produits manufacturés chinois. « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner à d'autres est une folie », a ainsi indiqué le président de la République Emmanuel Macron.

Médicaments, batteries électriques dans l'automobile, électronique : les voix qui appellent à la relocalisation se font de plus en plus entendre. Or, l’Asie est aujourd'hui le principal marché de la filière conteneurs au Havre avec « 53 % des échanges dont plus de la moitié avec la Chine, soit 500 000 EVP par an », indique Laurent Foloppe, directeur commercial de Haropa. Reste à savoir si, au-delà des mots, la crise du coronavirus est susceptible de changer considérablement la donne pour Le Havre et les autres ports tricolores. 

L’Asie est le principal marché de la filière conteneurs au Havre ave 53 % des échanges dont plus de la moitié avec la Chine. Une situation fragile avec la menace du Coronavirus.

L’Asie est le principal marché de la filière conteneurs au Havre ave 53 % des échanges dont plus de la moitié avec la Chine. Une situation fragile avec la menace du Coronavirus. - Photo : Vincent Rustuel

Rester dans « la cour des grands » du conteneur

Avec un trafic conteneurisé atteignant 2,8 millions d’EVP (équivalent vingt pieds) en 2019, Le Havre figure toujours dans « la cour des grands » du trafic conteneurisé de l’Europe du Nord-Ouest où le port normand assure avoir regagné 11 % de part de marché depuis 2011. Entre l’estuaire de la Seine et celui de l’Elbe, s'érige l’une des rangées portuaires les plus actives du monde. Quelque 41 millions d’EVP y ont transité l’an passé au sein d’une masse globale considérable de produits en vrac liquide ou solide et de marchandises diversement conditionnées dépassant allègrement le milliard de tonnes. La compétition y est féroce. Anvers et Rotterdam sont de redoutables concurrents du Havre sur son hinterland français. Avec 90 millions de tonnes l’an passé, l’ensemble portuaire Haropa - qui consolide les trafics du Havre (64 Mt), de Rouen (23,5 Mt) et de Paris – y a pesé quatre fois moins que le géant Rotterdam (469,4 Mt) qui affiche 14,8 millions d’EVP (+1,7 %).

De son côté, le port d’Anvers a vu transiter 238,2 Mt de marchandises (+1,2 %) et inscrit 14,81 millions d’EVP au compteur (+ 2,1 %), nouveau record ! Plus modeste, le trafic de Zeebrugge son proche voisin belge a tout de même rebondi à 45,8 Mt (+14,2 %) et affiché 1,7 million d’EVP (+ 4,8 %). L’établissement figure au premier rang européen pour le trafic des automobiles neuves avec près de 3 millions d’unités (+ 4,6 %). Autre membre éminent de ce club des ports d’Europe du Nord millionnaires en conteneurs, Hambourg n’est pas un concurrent du Havre. Il a traité 136,6 Mt (+1,1 %) dont 9,3 millions d’EVP (+ 6,1 %).

Le port du Havre assure avoir regagné 11 % de part de marché depuis 2011.

Le port du Havre assure avoir regagné 11 % de part de marché depuis 2011. - Photo : R.Q

La grève des loyers comme nécessité

Annoncée depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, la #GreveDesLoyers (#RentStrike) avait au premier abord toutes les caractéristiques d’une énième lubie gauchiste, un vœu pieu n’ayant quasiment aucune chance de se concrétiser. Mais la réalité brutale de la situation économique et sociale aux États-Unis – et dans une moindre mesure au Canada – indique qu’il …

Échos de la réanimation

D0EF2D13-9477-4F92-88AF-2EE0A65D68E7Pendant ces premiers moments passés en réanimation à la clinique Ambroise Paré, nous avons été propulsés dans un univers incroyable. Plusieurs services se sont métamorphosés en réanimation avec un niveau technique et d'engagement des soignants exceptionnel. La contagiosité extrême des malades oblige à tout redimensionner. Les portes de chambre sont recouvertes à l'extérieur des derniers examens tels électrocardiogramme et les prises de sang mesurant l'oxygénation. Un récipient accueille au pied de celles-ci les prélèvements biologiques réalisés dans la chambre ou les médicaments attendant d'y rentrer afin de limiter les déplacements. Dans les couloirs, les soignants se recouvrent de toute le nécessaire qui les protège. Ce matériel, supporté pendant les longues périodes nécessaires aux soins auprès du malade, est aussi source d'inconfort. Il ne peut être question d'entrer et de sortir de la chambre sans réaliser le long protocole de désinfection.

Les patients disposent de toute une technologie sophistiquée pour assurer leur survie malgré les poumons massacrés par le virus. Respirateurs, gaz dilatant les alvéoles, médicaments favorisant l'oxygénation, retournement ventral permettant la mobilisation de lobes pulmonaires, dialyse rénale au pied du lit parfois même : la prise en charge est complexe et réévaluée sans cesse. 

Hier, pour la deuxième fois depuis le début de l'épidémie, une patiente a pu quitter la réanimation pour un service d'hospitalisation, presque tirée d'affaire. J'ai vu la fierté des soignants qui voyaient leurs efforts enfin récompensés. Dans le même temps, mon collègue réanimateur espérait sevrer le soir même trois autres personnes de la ventilation artificielle.

Avec méthode, lucidité et enthousiasme, ils avancent jour après jour dans la compréhension de la maladie et dans leurs protocoles de prise en charge. Avec leur expérience, avec celle des autres étudiée quotidiennement, notamment venant des pays ayant été touchés avant le nôtre, ils donnent toutes ses chances à chaque malade.

Les visites étant interdites, le médecin appelle tous les jours un membre de la famille pour l'informer de l'évolution de leur proche. Dialogue attendu avec fébrilité et espoir. Hier soir, la fille d'un patient que j'avais pris en charge me demandait de lui transmettre toute leur affection, que toute visite leur était interdite mais qu'ils ne l'abandonnaient pas...

La photo en haut de cet article a été réalisée à l'arrivée de notre équipe rouennaise. Regardez bien toutes nos infirmiers et infirmières qui, en ce moment, s'engagent auprès des malades de réanimation et qui ramèneront avec eux un savoir faire et une expertise précieuse. Un grand merci à tous ces soignants.

CRISE du CORONAVIRUS: la Normandie doit faire face. Communiqué du Mouvement Normand.

L'Etoile de Normandie a reçu le communiqué suivant que nous publions compte tenu de la gravité de la crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés...

 

Communiqué du Mouvement Normand n°269, 4 avril 2020

 

Face à la crise du coronavirus, la Normandie doit faire face

 

La Normandie comme le reste de la France, et de l’Europe fait face à une épidémie virale telle que nous n’en avions pas connu, pour la plupart de notre vivant. En effet, la dernière épidémie de même ampleur nous ramène à celle du virus de la grippe espagnole en 1918.

Nous sommes entrés dans la période la plus dure de l’épidémie pour notre pays et notre région.

La situation en Europe…

 Alors que l'Italie a dépassé les 257.000 malades et les 14.000 morts, en Espagne, il faut désormais compter plus de 900 morts par jour et 10.900 morts au total. De même, au Royaume-Uni 563 décès supplémentaires ont été enregistrés selon les chiffres officiels publiés mercredi portant le bilan à plus de 2.352 décès. L’Allemagne quant à elle a 1.017 morts du virus, pour 79.696 cas recensés. L’épidémie de Covid-19 a fait 52 morts en 24 heures en Suisse, où le bilan s’élève désormais à 484 décès, a annoncé vendredi le ministère de la Santé publique. Le nombre de cas est quant à lui passé de 18 267 à 19 303.

… et en France

Depuis le 24 janvier 2020, la France compte 64.338 cas confirmés de coronavirus COVID-19.

6.507 personnes sont décédées à l'hôpital depuis le 1er mars. Auxquelles il faut ajouter les 884 résidents d'Ehpad qui sont morts du Covid-19 depuis le début de l'épidémie, a annoncé jeudi 02 avril, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, ce chiffre est porté à 1.416 le samedi 04 avril.

Il faut aussi compter les 12.488 personnes qui sont sorties guéries de l'hôpital depuis le 1er mars.

En Normandie, la situation évolue vite également

 En Normandie, la situation est en pleine évolution. Ainsi, le 04 avril 650 personnes sont hospitalisées en Normandie, soit une augmentation de 21,5 % en 72h, depuis le mardi 31/03, où 535 personnes étaient hospitalisées. A noter que les premiers transferts d’Île-de-France sont comptabilisés dans ce total :

-  131 personnes dans le Calvados ;

-  63 dans l’Eure ;

-  59 dans la Manche ;

-  59 dans l’Orne ;

-  338 dans la Seine-Maritime.

Parmi elles, 197 sont en réanimation, soit une augmentation de 22,5 % en 72h, depuis le mardi 31/03, où 161 personnes étaient en réanimation. A noter également que les premiers transferts d’Île-de-France sont comptabilisés dans ce total.

Notons aussi que 258 personnes sont retournées à domicile.

Le nombre total de décès à l’hôpital depuis le début de l’épidémie est donc de 93 en Normandie.

 Pour rappel, le 30 mars, 487 personnes étaient hospitalisées en Normandie (98 personnes dans le Calvados ; 41 dans l’Eure ; 46 dans la Manche ; 28 dans l’Orne ; 274 dans la Seine-Maritime), soit une augmentation de 55 % en 72h, depuis le vendredi 27 mars. 

La Normandie insulaire compte 86 cas et deux décès au 1er avril à Jersey et 4 à Guernesey.

 

Nécessaire solidarité nationale

 Depuis mercredi, 52 patients ont été répartis entre les CHU de Caen et de Rouen, les centres hospitaliers de Bayeux, Cherbourg, Flers, Le Havre, Dieppe, Elbeuf, la clinique Saint-Martin (Caen) et la polyclinique du Parc (Caen).

De même, d’après Hervé Morin 300 parisiens gagnent la Normandie chaque jour (Le Point du 27/03/2020).

Nous nous devons de les accueillir correctement, mais ils se doivent de respecter les règles et d ene pas mettre la santé publique des Normands en danger.

 

Le normand est comme ses ancêtres, discipliné et pragmatique

 Face à cette situation, il faut que les Normands, de façon pragmatique, suivent les recommandations de la réaction adoptée par le gouvernement. 

A savoir respecter les règles de confinement et de distance. 

Mais aussi, se laver les mains soigneusement avec du savon après avoir toussé, éternué, avant et après avoir préparé à manger, avant de manger, après être allé aux toilettes, après avoir manipulé des animaux, en rentrant chez soi. 

Portez un masque afin de protéger vos concitoyens comme le recommande le bon sens et l’Académie de médecine (03 avril 2020), si vous en avez la possibilité.

Et enfin restons nous-mêmes, calmes et disciplinés.

La Normandie doit être exemplaire dans sa lutte, car les lendemains exigeront une région avec toutes ses capacités pour se relever.

 

 La commission exécutive du Mouvement normand. 

 

Mouvement normand

BP06 – 27290 Pont-Authou mouvement.normand@wanadoo.fr www.mouvement-normand.fr

 

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Nuit de garde

964E4631-C1F0-4B3D-BD62-9E202034F69ALa soirée (et la nuit !) m'ont permis de faire la connaissance de collègues anesthésistes-réanimateurs et des équipes soignantes. Issues de différents services et établissements, elles ont développé une expertise précieuse.

Les malades atteints du covid ont des caractéristiques spécifiques et communes qui me font réaliser un apprentissage accéléré grâce à tous les soignants qui apportent leur expérience. La mienne a permis de gérer les appareils ventilatoires et les différents problèmes qui se sont présentés. Il a fallu s'habituer au logiciel de prescription mais la révolution informatique "zéro papier" (ou presque) réalisée l'an dernier à Saint Hilaire nous avait rodé à l'exercice.

Nos infirmiers et infirmières ont terminé leur quart bien fatigués mais heureux de leur compagnonnage avec leurs collègues et des conditions de sécurité. 

Nous avons fait le point avec l'équipe de réanimation et la baisse importante de nouveaux patients à la clinique Ambroise Paré va permettre de nous libérer rapidement. Par contre nos infirmiers et infirmières vont continuer à soulager leurs collègues et à développer leur expertise.