Fait de société : Santé
Le syndrome des jambes sans repos
Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR), traduction littérale du « Restless legs syndrome » est appelé aussi Syndrome d'Impatiences des
Membres.
Le SJSR, dans sa forme primaire, est une maladie chronique. Son expression fluctue dans le temps, et les symptômes varient dans leur intensité, de façon
capricieuse, avec des périodes de rémission et d'exacerbation imprévisibles pour la plupart des patients.La connaissance du SJSR est relativement récente, et
sa véritable importance n’a été identifiée que très récemment, avec la mise en évidence des troubles du sommeil qui lui sont associés, et les grandes enquêtes épidémiologiques, qui en ont
démontré la fréquence.Si les symptômes surviennent toutes les nuits, ils peuvent causer une gêne importante avec des difficultés d'endormissement, et/ou des
éveils nocturnes répétés.
A terme, ceux-ci engendrent fatigue diurne, somnolence, troubles de la concentration et de la mémoire.
Ce syndrome se caractérise principalement par un besoin irrésistible à bouger les membres inférieurs, souvent associée à des sensations bizarres très diverses : fourmillements,
picotements, démangeaisons, brûlures, courant électrique, que l’on nomme dysesthésies. Ces sensations sont désagréables, parfois à la limite du supportable, mais sont rarement perçues comme
desdouleurs.
Cette gêne est maximale au repos, très souvent dans la position assise ou couchée, mais, elle est soulagée lors du mouvement. La marche est la plus efficace, mais des mouvements sur place
(étirement, massage) peuvent soulager.
Dernière caractéristique, ce syndrome se manifeste principalement le soir et la nuit, même si, au cours de l’évolution de la maladie, les symptômes peuvent
apparaître à toute heure.
Ces 4 caractéristiques : compulsion à bouger les jambes, survenue au repos, soulagement par le mouvement, renforcement le soir et la nuit doivent toutes
être présentes pour pouvoir parler de Syndrome des Jambes Sans Repos.
Parfois, des mouvements involontaires des jambes se produisent la nuit, au cours du sommeil, dont les patients ne sont en général pas conscients, mais qui peuvent être perçus par le conjoint. Et
le conjoint râle…
Le SJSR est aussi considéré comme un trouble du sommeil puisqu'il est souvent accompagné d'insomnie, et parfois de somnolence.
Sur la base d'un critère de symptômes au moins 5 fois par mois, la fréquence dans la population adulte se situe autour de 10%.
Il est plus fréquent chez la femme (14%) que chez l'homme (6%).
Cette fréquence peut atteindre plus de 60% lorsqu'un des parents du premier degré (mère/père, frère/soeur) en est atteint.
Sensations de fourmillement, picotement, brûlure, démangeaison, ruissellement, reptation, décharge électrique... nombreuses sont les manifestations du SJSR. Elles
touchent surtout les mollets, un peu les cuisses, et plus rarement les avant-bras, en général des deux côtés, parfois plus d’un côté que de l’autre, rarement d’un seul.
Ces sensations se produisent plus volontiers lorsque les patients les appréhendent, en particulier dans des situations où ils savent qu’il leur sera difficile de
bouger (cinéma, avion, train). Au contraire, elles peuvent s’estomper voire disparaître lorsque leur attention est captivée (jeu, spectacle, conversation).
Soulagement par le mouvement
Ce besoin impérieux de bouger, de taper du pied, de bouger les jambes ou de se retourner dans son lit, de se tenir debout ou de se masser les jambes va soulager la
gêne, parfois de façon prolongée.
Néanmoins, dans les cas les plus sévères, la gêne réapparaît dès la fin du mouvement. Ce sont ces patients qui sont obligés de déambuler tout ou partie de la nuit pour soulager leur gêne.
Ces mouvements, volontaires, qui soulagent la gêne, doivent être distingués des mouvements involontaires, qui se produisent le plus souvent au cours du sommeil, que l’on nomme Mouvements
Périodiques du Sommeil (MPS). Ils ne font pas partie intégrante du SJSR, mais sont présents dans environ 80% des cas.
Troubles du sommeil
Parfois, le SJSR se manifeste au moment du coucher, suffisamment important pour obliger le patient à se relever, et donc gêner
l’endormissement. Les patients sont alors conscients de la relation entre SJSR et insomnie.
Mais bien souvent, les impatiences s’estompent, et ne sont plus présentes au moment du coucher. Pourtant, l’endormissement est difficile, le sommeil entrecoupé d’éveils dont la cause n’est pas
évidente, si bien que très souvent ces patients insomniaques ne font pas la relation entre la mauvaise qualité de leur sommeil, et leur Syndrome des Jambes Sans Repos. Pourtant, le traitement du
SJSR va permettre l’amélioration de la qualité du sommeil.
Dans d’autres cas, en particulier lorsque les mouvements périodiques du sommeil sont nombreux, et fragmentent le sommeil, la gêne principale sera une fatigue et une somnolence durant la journée,
dont la relation avec les impatiences des jambes n’apparaît pas évidente a priori.
Gravité des symptômes
Mais tous les degrés de sévérité peuvent se voir, depuis une gêne très occasionnelle, dans certaines circonstances particulières jusqu’à des formes très sévères, avec des manifestations
quotidiennes, altérant gravement la qualité de vie et les performances sociales et professionnelles.
Difficulté du diagnostic
Il reste encore mal connu, et les symptômes sont volontiers attribués à d’autres causes, en particulier à des causes circulatoires, artérielles ou veineuses.
Evolution
Généralement, les symptômes tendent à augmenter avec l'âge. Leur évolution est modifiée par le traitement.
Aussi, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant, voir un neurologue. Il existe des médicaments efficaces pour atténuer, voir anihlé le syndrome des jambes sans repos, et cela
fonctionne.