-
-
14:46
RLF - Rouen
(avec l'aide de Jacques Leclercq Dictionnaire de la mouvance droitiste... et de Jean-Paul Gautier Les extrêmes droites en France )
Lancé en 1971 et succédant au Mouvement de la jeunesse de Normandie, le Mouvement normand est un mouvement régionaliste où se côtoient différentes composantes.
Il milite pour pour la réunification de la Basse et la Haute-Normandie. Il diffuse deux revues, Haro et L'Unité normande, et entretien des liens avec l' Office de documentation et d' information de Normandie (ODIN) et la revue Culture normande, dirigée par Michèle Le Flem.
Le principal dirigeant du mouvement, Didier Patte (1), adhère en 1961 à la Fédération des étudiants de Rouen, classée à l' extrême droite, dont il devient président en 1965. Il entre ensuite à la direction nationale de la FNEF. Jusqu'en 1973, il collabore au mensuel étudiant normand, L'oeuf.
En 1969, il crée le Mouvement de la jeunesse de Normandie rejoint par l' Union de la région normande à laquelle appartient Jean Mabire qui se définissait comme Normand et Européen . Certains militants du Mouvement normand appartiennent aux frontières traditionnelles de la droite, alors que d'autres ont un passé extrémiste ordinaire (Europe-Action), parfois plus dur encore. Le Mouvement avait hérité aussi de militants de la mouvance néo-nazie avant qu'ils en soient écartés. La Nouvelle droite et Jean Mabire ont beaucoup influencé le groupe dont les reponsables auront été Paul German autrefois maire de falaise, Jean Fournée, Pilippe Wooland et Didier Patte. Autres fondateurs: René Gyomard, Yves Lessard, Jean-Guy Bernard. Certains sont aussi des militants à la CFTC. Au conseil d' administration du Mouvement figuraient, en 1999, Le Rachinel et Eric Pinel à l'époque militants du FN.
Dans les années 1980, apparaît le Norman Nationalist Party (NNP), fondé en novembre 1982 par Ch. Coutard (ex-FANE et directeur de Notre Europe combattante en 1989). Joël Tropée, ancien responsable du FN, est nommé secrétaire général en 1985. Mouvement à l'idéologie musclée, xénophobe et antisémite, le NNP a présenté des candidats aux cantonales en Normandie en 1985. Le NNP luttait pour la réunification de la Normandie, la création d'un parlement et d' un exécutif. Ses militants se définissent comme des socialistes nationaux ou des ethnicistes normands : Il va s'en dire que pour nous le socialisme est dans le sens de la justice sociale, de l'opposition au socialisme marxiste ethoncide que nous combattons et du socialisme à la française qui n'est autre qu'un socialisme franc-maçon, lié au lobby juif, cosmopolite et oppresseur(...). Nous nous opposons catégoriquement au métissage du peuple normand qui amène un apprauvissement du sang et une dégénérescence de la race blanche .
Le NNP est partisan d'une épuration de la classe politique normande : il existe parmi les élus normands des corps étrangers dont l' élimination politique est vitale (La Manche libre, 24 février 1985).
La revue Utlagi, sous titrée Pour un éveil culturel et identitaire , lancée à la fin des années 1990 et dirigée par Didier Mouezy, entend mener le combat dans le domaine de l' héritage culturel de la Normandie, du Maine et de la Bretagne: Avant de savoir où tu vas, apprends à savoir d' où tu viens .
Sans oublier, au milieu des années 1980, l'existence d'un fantomatique Parti ethiniciste normand européen dans la région de Caen, lié au PNFE: Pour l'ordre et la justice sociale normande, défendons-nous! .
(1) Un DVD réalisé par Didier Patte Guillaume le conquérant en procès est actuellement popularisé sur le site d' extrême droite du Bloc identitaire Novopress.
-
-
19:39
RLF - Rouen
Le 22 juin prochain, M. Patrick Devedjian ministre de la Relance (et non pas de la Santé) procédera à l' inauguration de la première pierre de la prison pour malades mentaux, plus prosaïquement appelée UMD, au sein du CHSR (hôpital psychiatrique) de Saint-Etienne-du-Rouvray.
Ce devrait être des retrouvailles pour Monsieur Devedjian avec la banlieue rouennaise.
En effet il semblerait qu'il y soit déjà venu le 12 janvier 1967, mais à l' époque sur la rive-droite à Mont-Saint-Aignan.
Que s'est-il passé, ce jour-là, si l'on en croit, Frédéric Charpier dans son livre Génération Occident paru au seuil en 2005 ?
Alors que des membres du comité Vietnam tiennent un stand devant le restau U:
...une vingtaine d'individus, blousons ou manteaux de cuir noir, a traversé le brouillard. ILs brandissent des barres de fer, l'un d' eux un trident. Le raid est ponctué de cris et de hurlements, quelques-uns, stridents, de douleur...Occident a importé sa violence sur le campus de la fac de Rouen. Un militant de la JCR, Serge Bolloch (1)a la boîte crânienne enfoncée...François Duprat (NDLR : militant néo-nazi) va fournir à la police la liste de ceux qui ont participé au raid...Le 8 février 1967 une vingtaine de militants d' Occident sont interpellés, gardés à vue, transférés à Rouen et écroués à la prison Bonne-Nouvelle...Patrick Devedjian, Patrice Gelinet ou Gérard Longuet en seront rapidement extraits. Alain Madelin, Patrick Souillard et Alain Robert n'en sortiront que plus tard...Les accusés comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Rouen le10 juillet 1967...
(1) Note de RLF : Seront également blessés lors de cette agression : Jean-marie Canu, Laurent Marx, Claude Déron et Anne-marie Gourvennec.
-
-
17:49
RLF - Rouen
Contre la conférence « naitre ou ne pas naitre » :défendons le droit à lavortement !
Lassociation anti-IVG « Alliance pour la vie » organise une série de conférence sur le thème « Naitre ou ne pas Naitre » partout en France. Ils seront lundi 31 mai à la Rouen Business School sur le campus de Mont-Saint-Aignan.
Sous couvert de débat sur les questions de bioéthique, il sagit en effet dune tribune aux idées « pro-vie » qui sopposent farouchement au droit à lavortement. En effet, seront présentes autour de la table de nombreuses associations confessionnelles connues pour leurs positions anti-IVG. Par exemple, lAlliance pour la Vie propose sur son site internet de signer une pétition pour « aider les femmes à éviter lIVG »
Le collectif Droits Des Femmes de Rouen et le collectif Normandie Action Anti-Fasciste appellent à un contre-rassemblement à 20h devant la conférence à la Rouen Business School pour réaffirmer notre attachement aux droits des femmes à disposer de leur corps et pour combattre partout ou ils sont les discours réactionnaires.
A Reims, le 26 mai dernier, la même conférence était prévue et a du être annulée sous la pression du Planning Familial et du collectif anti fasciste.
Collectif Droits Des Femmes de Rouen
Collectif Normandie Action Anti-Fasciste
droitsdesfemmes-rouen@voila.fr (mailto:droitsdesfemmes-rouen@voila.fr)
Dernières informations:
Devant la mobilisation les membres anti-Ivg Alliance pour la vie ont du renoncer à tenirleur conférence à cette école et ont trouvé refuge à l'Espace du Moineau, route de Neufchâtel, qui abrite les service du diocèse
-
-
11:19
RLF - Rouen
Réunion-débat organisée le 29 mai, 15h, à la librairie l' Insoumise rue Saint-Hilaire par la FA, AL, la CNT 76, Ras l'front Rouen et le NPA.
-
-
19:48
RLF - Rouen
Le film Hors-la-loi projeté au festival de Cannes le 21 mai est une fiction qui trace le parcours de trois frères et de leur mère, témoins de la répression sanglante des manifestations nationalistes algériennes de Sétif en mai 1945, prélude à la guerre de libération nationale.
Il n'en fallait pas plus pour déclencher l'ire des nostalgiques de l' Algérie française et du temps béni des colonies, de la fraction extrême de la droite, du ban et de l'arrière-ban de la crevure fasciste.
Initialement le film de Rachid Bouchareb aurait pu être présenté dans la sélection officielle français, mais c'était sans compter sur le militantisme de Lionnel Luca député UMP des Alpes-Maritimes qui s'était déjà fait remarqué lors des débats sur la loi du 23 février 2005 portant entre autres sur le rôle positif de la colonisation . Récemment, il avait même exhorté les supporters de l'équipe tunisienne de football qui sifflaient la Marseillaise à rentrer chez eux .
Dans un interview au journal d'extrême droite Minute le 28 avril 2010, Lucca déclarait qu'il n'a eu de cesse d'alerter le Centre national du cinéma et les ministres concernés-anciens combattants et premier ministre . Soutenu par son ami Bernard Brochand maire UMP de Cannes ils ont obtenu que Hors-le-loi (qu'ils n'ont bien entendu pas vu...) figure dans la sélection algérienne et non française.
Lucca et ses amis ont reçu le soutien immédiat de l' ex-OAS et responsable du cercle national des combattants du FN Roger Holeindre, ainsi que de Marine Le Pen déclarant à nationpresse-info ...honteusement financé par le ministère de la Culture et par nos chaines publiques à près de 60% (NDLR: en réalité à hauteur de 7%) ce film n'est pas une oeuvre cinématographique neutre mais une oeuvre de propagande... .
Tout ce beau monde, avec le soutien de quelques associations de harkis et de pied-noirs, appelait même à un dépôt de gerbes devant le monument aux morts de l' hôtel de ville de Cannes, le 21 mai... qui s'est tenu avec Lucca maître d' oeuvre et bien entendu de grands démocrates UMP: Jean Leonetti (Alpes-maritimes), Elie Aboud (président du groupe parlementaire sur les rapatriés), Richard Maillé (Bouches-du-Rhône) et Jacques Peyrat ancien maire de Nice et ancien FN...
Les démocrates et les anticolonialistes ne se laisseront pas faire et assureront le succès de ce film afin de montrer qu'ils ne permettront aucune attaque à la liberté de création, et qu'il est hors de question de se voir imposer une écriture d'une Histoire officielle émanant de ceux qui multiplient les stèles à la mémoire des terroristes et assassins de l' OAS.
-
-
19:51
RLF - Rouen
La section rouennaise du syndicat Unité SGP police FO ne laisse pas indifférent.
Fin avril cette section avait rédigé un tract qui fut affiché à la caserne de la CRS 31 de Darnétal, et dans lequel était dénoncé en des termes très virulents et avec une argumentation proche de l' extrême droite la présence de viande halal dans les menus du mess.
Citons-le : il faut mettre fin à des approvisonnements au rituel étranger à nos coutumes...les catholiques de notre unité (ne) doivent (pas) avaler toutes les couleuvres qu'on leur propose ...et les athées et agnostiques ne revêtiront pas la burka après avoir digéré...manger halal c'est payer l'impôt islamiste .
Nous ne souhaitons pas nous attarder sur la finesse d'analyse de ces propos, signalons toutefois que ce tract a été désavoué par la direction nationale de ce syndicat et notamment par ses porte-paroles Yannick Danio et Nicolas Comte : Notre organisation ne se reconnait pas dans cette affaire...les écrits syndicaux ne doivent pas avoir ce genre de connotations. Les propos tenus ne correspondent pas aux valeurs républicaines et de laïcité qui sont les nôtres. Nous nous désolidarisons des propos tenus dans ce courrier .
Ce syndicat local vient à nouveau de se manifester, rappelons les faits. Un concert de rap en soutien aux inculpés de Villiers-Le-Bel doit se tenir le 19 mai à la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers. Une campagne d'intimidations est actuellement orchestrée dans le journal Le Figaro, l'extrême droite locale et ce syndicat de policiers afin que le préfet interdise ce concert.
Ces policiers envisagent même d'organiser une contre-manifestation à proximité de la salle dans le but évident de forcer la main au préfet au nom bien sûr du maintien de l'ordre public.
Rappel des évênements, (source Bellaciao):
Le concert qui choque la police
POLEMIQUE. Le collectif « Respect-Vérité-Justice de Villiers-le-Bel » organise un concert à Rouen le 19 mai. Le syndicat Unité SGP-police dénonce un événement provocateur.
Novembre 2007. Après la mort de deux adolescents sur une mini-moto percutée par une voiture de police, des échauffourées éclatent à Villiers-le-Bel dans le Val dOise. Durant deux nuits consécutives, forces de lordre et jeunes saffrontent violemment. Des bâtiments publics et des commerces sont détruits, un commissaire est roué de coups, une centaine de policiers sont blessés, certains par arme à feu.
Deux ans et demi plus tard, quatre jeunes, soupçonnés davoir tiré sur la police, sont renvoyés devant la justice. Lundi 21 juin, ils comparaîtront devant la cour dassises du Val dOise pour « tentative dhomicide volontaire sur agents de la force publique ».
« Le procès de la banlieue tueuse de flics »
Pour les membres du collectif « Respect-Vérité-Justice de Villiers-le-Bel », le scénario est déjà écrit : « Ce sera le procès de la banlieue tueuse de flics, chargé de réconcilier le pouvoir avec lélectorat du Front national et tous les flippés de France. Ça ne se passera pas comme ça, nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel. » Jusquau premier jour de lété, ce collectif organise des concerts de soutien, un peu partout en France, afin de sensibiliser la population sur le sort des accusés, mais aussi pour récolter des dons. Une scène Rap (Demon One, DJ Plaiz, Abou2ner, Rdelite
) est programmée à Rouen, mercredi 19 mai à 19 h, à la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers, qui peut accueillir jusquà 490 personnes. « Cest une démarche provocatrice. Imaginez un comité de soutien à des policiers qui organiserait un concert sur le thème : comment kärcheriser les cités ?, commente Frédéric Desguerre, secrétaire générale dUnité SGP-police - majoritaire en Haute-Normandie. Ce comité appelle clairement à casser du flic, cela nest pas tolérable dans un Etat de droit. Peu importe sa forme, la liberté dexpression est fondamentale, mais elle doit exister dans le respect des uns et des autres. On ne peut pas appeler impunément à tuer un autre homme. Il faut regarder certains clips des artistes, qui doivent se produire, pour comprendre la haine quils ont envers la police. »
Cependant, le syndicat ne demande pas linterdiction de la tenue du concert. « Nous avons écrit à Mme le maire de Rouen et à M. le préfet pour les alerter. Il est clair que certains troubles à lordre peuvent exister avec la tenue de tels événements. Cest à eux de prendre leur responsabilité. LEtat est censé protéger les fonctionnaires de police », poursuit Olivier Marin, secrétaire départemental adjoint dUnité SGP-police en Seine-Maritime.
Une contre-manifestation envisagée
Contactée hier, la mairie de Rouen confirme que la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers est réservée, mais renvoie une éventuelle décision dannulation en préfecture. Le directeur de cabinet du préfet, Jean-Christophe Bouvier, affirme de son côté que ses services ont bien reçu « un courrier à ce sujet » et qu« un examen attentif est en cours ». « Pour lheure, je nai pas déléments susceptibles dêtre donnés ni dans un sens, ni dans lautre. Je pense quon y verra plus clair en début de semaine prochaine », précise-t-il.
Mercredi soir, Frédéric Desguerre et Olivier Marin nexcluent pas dorganiser « une contre-manifestation à proximité. Pour, nous aussi, sensibiliser la population et dialoguer avec elle. » Un dialogue impossible, lui, entre certains jeunes et policiers. Et réciproquement
http://www.paris-normandie.fr/article/faits-divers/le-concert-qui-choque-la-police
Reponse des organisateurs du concert de soutien de Rouen le 19 mai avec Demon One, Kommando Toxik, Abou2ner, DJ Plaiz, Dokou, Légendaire, Gueltou et DJ Smoke :
Le 11 mai dernier, alors que la campagne de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel était à peine lancée, nous découvrions simultanément dans le Figaro et sur le site dextrême droite Novopress.info que le syndicat de police Union Unité police/SGP FO se disait scandalisée par notre démarche et en appelait à son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, afin quil vienne mettre un coup darrêt à cet élan de solidarité quil ne semblait vouloir partager.
Aujourdhui, Samedi 15 mai, cest par voix de presse, dans lédition quotidienne du Paris-Normandie que nous découvrons la nouvelle tentative dintimidation des syndicats de police. Le syndicat Unité SGP Police, par la voix dOlivier Marin et de Frédéric Desguerre (sic) en appelle au préfet afin quil interdise le concert prévu le 19 mai à Rouen à la salle Sainte Croix des Pelletiers. Tentative de censure quils modèrent dans les pages du Paris-Normandie mais assument entièrement dans la-dite lettre au préfet. Larticle du journal se clôt par la menace dune manifestation des forces de lordre aux abords du Concert.
Nos deux scribouillards syndicaux qui avaient entre temps créé un groupe sur le réseau social facebook où les commentaires dinjures, de menaces et de diffamation la plus crasse sétalent à longueur de page justifient confusément leur tentative dintimidation et de censure de deux manières.
Tout dabord, le soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel nétant pas de leur gout, il devrait être interdit. Ou comment un simple syndicat de forces de lordre sessaie à jouer la police politique. Ne leur en déplaise, jusquà nouvel ordre, soutenir des personnes inculpées parce que lon conteste ce qui leur est reproché ou parce que lon est solidaire de leur cause nest ni un crime ni un délit. Lappel à la révolte contre le pouvoir que nous impute ce syndicat est au contraire, pour beaucoup un précieux héritage. Jusquà Eric Cantona qui déclarait il y a quelques mois que cétait là lidée quil se faisait de lidentité française.
Faut-il préciser ici quen insinuant quil serait délictueux de soutenir des inculpés pas encore jugés, ce syndicat porte ouvertement et directement atteinte à la présomption dinnocence.
La deuxième justification apportée par ces messieurs concerne le contenu des paroles de certains des artistes qui se produiront ce soir-là. Les textes leur paraissent trop peu chaleureux à leur endroit. Serait-il interdit de ne pas aimer la police? Nous ne rentrerons pas ici dans une explication de texte, nous nous contenterons dencourager ces fonctionnaires précautionneux à mener leur démarche jusquau bout et sans discrimination. Nous attendons donc de leur part quils réclament linterdiction de vendre et de diffuser les uvres de milliers de groupes de rap français, y compris de ceux qui ont reçu des victoires de la musique, ainsi que de toute luvre de Georges Brassens, de Renaud et que dune partie de celle de Johnny Halliday et pourquoi pas même le sketch nommé la police des Inconnus.
Concernant la tentative dintimidation qui nous parait la plus grave, à savoir la menace dune manifestation de policiers aux abords et contre le concert du 19 mai : il semblerait que lautorité du préfet dans son rôle de garant de lordre se trouve mise à lépreuve par ses propres forces de lordre. Cocasse. Mais nous ne laisserons pas notre concert être perturbé par une émeute de policiers. Nous ne laisserons pas la police faire du centre ville de Rouen son territoire, sa zone de non-droit. Et cela par tous les moyens qui nous paraîtrons nécessaires, y compris par le biais de nos avocats.
Nous appelons toutes les personnes solidaires des inculpés de Villiers-le-Bel ainsi que toutes celles et ceux qui trouvent intolérable que ce concert puisse être menacé, à venir, quoi quil arrive, le 19 mai à 19H à la Salle Ste Croix des Pelletiers de Rouen.
Merci de faire passer cette information à tous vos amis et réseaux. Plus que jamais, nous avons besoin de solidarité.
-
-
20:39
RLF - Rouen
Des dizaines d' affiches racistes ont été placardées dans la nuit de lundi à mardi aux Andelys, commune de l' Eure.
Courageusement anonymes, ces affiches bourrées de fautes d' orthographe, sont adressées au maire PS de la ville Madame Laure Daël.
Le contenu de ces affiches est sans équivoque (nous les reproduisons sans correction) : ...puisque tu aimes tant les nègres,dégage et emene les avec toi. Laisse les Andelys aux français ont ne veux plus de vous. Citoyens andelysiens ne nous laissons plus envahir. Donnons à notre ville une sécurité et une joie de vivre et c'est signé des Andelysiens en colère .
La teneur de ce message est bien révélateur du niveau d'abrutissement de ses rédacteurs.
Ces affiches ont été apposées sur la mairie, à la gare routière, à la sous préfecture et sur les vitrines des magasins.
Selon la maire, cette haine trouve son origine dans sa décision d'ouvrir une salle municipale pour en faire une salle de prière pour les musulmans. Elle explique : je trouvais normal dans une ville de 9000 habitants qui compte deux églises et un temple protestant de proposer un lieu de culte à la population musulmane .
Une plainte a été déposée, souhaitons que ces petites crapules racistes soient rapidement identifiées.
-
-
14:40
RLF - Rouen
Les différents groupes d' extrême droite appartenant à la mouvance dite Identitaire essaient de donner dans le social et tentent de récupérer le 1er mai, fête internationale des travailleurs.
A Landivisiau, le groupe intitulé Jeune Bretagne avait donc la prétention de manifester ce jour-là. Mal leur en a pris, malgrè le renfort de militants venus de différentes régions de France, ils n'ont guère pu manifester que sur une centaine de mètres en raison de la mobilisation importante d'antifascistes qui se trouvaient en face d'eux.
c'est avec le même mot d'ordre que leurs homologues bretons (Pour un 1er mai social et identitaire) que les militants de Caen et de Rouen de la Vague normande ont cherché aussi à se faire remarquer. Comme ils sont peu courageux, ils ont renoncé à venir à la manifestation syndicale et ouvrière rouennaise.
Ils se sont donc résignés à tendre une banderolle sur le viaduc de Barentin...et il s'y sont mis à 2 groupes pour réaliser ça !...
Un autre groupuscule connu sous le nom de Solidarité et progrès a effectué une distribution très discrète d'un tract lors de la manifestation de Rouen. Ce n'est pas la première fois que ce groupe apparait dans notre ville. Nous les avions déjà vu sur le marché du Clos Saint-Marc certains dimanches, et tenir également une table de littérature devant le théâtre des Arts.
Solidarité et progrès est la branche française du Parti Ouvrier Européen (POE), émanation d'un parti américain le National Democratic Policy Committee dont le fondateur un certain Lyndon Larouche dénonce le pouvoir du FMI, des banquiers juifs, le trafic de drogue international et les organismes financiers internationaux.
Le président de Solidarité et Progrès est Jacques Cheminade. L'ADFI, Association pour la Défense de la Famille et de l'Individu, organisme luttant contre les sectes,a évoqué à leur égard un système sectaire avec ses lavages de cerveaux, des liens avec la scientologie et l'extrême droite dure, voire antisémite, ce que bien sûr ce groupe réfute en bloc. Autre caractéristique, leur soutien inconditionnel à l'énergie nucléaire.
Il n'en demeure pas moins que Jacques Cheminade a souvent fait des conférences ou des articles pour le groupe d'extrême droite de Soral ( l'ami de Dieudonné..) Egalité et Réconciliation .
Et puis comme il faut bien se donner un peu de bon temps en ces périodes délétères, après le groupusculaire voyons le microscopique : voilà la mésaventure qui est arrivée aux rouges-bruns du Mouvement national-bolchévique français à Martigues, dans le sud de la France.
Comme c'est trop drôle, nous leur laissons la parole telle qu'elle figure sur leur site:
Le camarade Hubert Wolfon et le camarade Yann Rotke se sont rendus pacifiquement à la manifestation du premier mai à Martigues, vieux bastion du communiste français...peu après le discours des différents responsables syndicaux et après de nombreuses discussions amicales avec les gens présents, nos deux camarades ont commencé la marche quand ils furent attaqués par derrière par une horde d' antifas et de militants du NPA et de la CNT. Ils furent violemment éjectés du cortège, le drapeau du parti détruit...nos camarades ont du battre en retraite .
Qu'ils ne se plaignent pas, il y a quelques années après une telle altercation, ils auraient eu de mal à jouer au piano pendant de nombreuses semaines...
Quel dommage qu' il n'y ait pas d'antenne local du MNBF dans notre belle ville, nous aussi on aimerait bien les rencontrer.
-
-
21:12
RLF - Rouen
Bonne nouvelle pour les démocrates : le groupe FN au conseil régional s' affaiblit !
En effet l'une de ses élue, Chrystelle Saulière, vient de démissionner du groupe d'extrême droite et souhaite continuer de siéger à la Région comme élue non-inscrite.
Chrystelle Saulière, ex-militante trotskyste du POI, hôtesse de l'air exclue du syndicat SUD Aérien en raison de ses positions incompatibles avec les valeurs de ce syndicat, est secrétaire départementale du FN dans l' Eure.
Elle fut également candidate FN, sous son nom de jeune fille, Chrystelle Rot, lors des dernières élections européennes.
Les causes de sa démission ? Selon elle une incompatibilité d' humeur avec Nicolas Bay, mais aussi parce que dans la perspective du remplacement de JM Le Pen à la tête du FN elle soutiendrait Bruno Gollnish plutôt que Marine Le Pen.
Crime de lèse-majesté bien entendu au sein de ce parti que la démocratie n' étouffe pas, la direction du FN aurait donc exigé que Saulière démissionne de ses fonctions de secrétaire départementale.
Autre bonne nouvelle : le groupe FN verra donc ses moyens financiers diminuer car ils sont calculés en fonction du nombre d' élus.
Des infos comme ça, nous on ne s'en lasse pas...
-
-
21:19
RLF - Rouen
(source: Abel Mestre et Caroline Monnot)
Le phénomène est relativement récent. Depuis un an, nous contastons la réapparition dune extrême droite adolescente- lycéens et tout jeunes actifs ou inactifs- férue de look, de vêtements typés, nourrie de références interne.Ici, influencée par limagerie du Bloc Identitaire. Là, nourrie de références White Power plus radicales (suprémacistes blancs et néo-nazis), comme cest le cas à Chauny dans lAisne, petite ville située à une trentaine de kilomètres de Saint-Quentin, dont le principal employeur, lusine Nexans, qui fabriquait du fil de cuivre pour lélectroménager, a définitivement fermé ses portes le 31 décembre 2009, avec 222 destructions demploi à la clé.
Samedi 27 mars, une manifestation antiraciste et antifasciste est organisée dans les rues de cette commune à lappel de plusieurs associations, syndicats et organisations politiques réunies au sein dun collectif antifasciste axonais. La marche doit mener ses participants de la place de la gare à lusine Nexans.( voir le compte rendu du Courrier picard ici).
Cet hiver, lhebdomadaire Marianne avait consacré une série de trois papiers à la tension créée à Chauny, par lactivisme agressif de jeunes se réclamant du nationalisme, le tout sur fond de crise économique. Sen prenant verbalement et parfois physiquement à des collégiens et lycéens dorigine maghrébine, déclenchant des bagarres et affectant en retour de se poser en victime. Des sorties de lycée avaient ainsi du être protégées par des cordons de gendarmes.
Le problème posé par ces jeunes skins ( boneheads) de Chauny et de ses environs nest pas résolu. Ce sont plutôt des gamins de la classe ouvrière qui viennent des petits villages alentours. Ils sont très jeunes, de quatorze à vingt ans. Pour certains déscolarisés ou chômeurs, ils se réunissent sous labribus place de lhôtel de ville, explique aujourdhui Patrick Proisy, responsable de la Ligue des Droits de lhomme dans lAisne.Selon M. Proisy, ils sont une quinzaine, mais cest beaucoup pour une petite ville.Ils tagguent, provoquent, et tiennent un discours quils qualifient didentitaire.
Ca sest radicalisé
Une professeure de français au collège que nous avons contactée et qui souhaite garder lanonymat, juge la situation très inquiétante. Ce nest pas propre à Chauny mais plutôt à lensemble du département souligne-t-elle. Et de raconter: Cela a commencé lannée dernière. On a surpris des élèves de 6e/5e qui avaient des portraits dHitler sur leurs portables. On est intervenu. Et puis, on sest mis à voir arriver au collège certaines marques de blousons très caractéristiques. Immédiatement après, les gamins quon prenait en flagrant délit dans la cour ont changé dattitude. Ils ne sexcusaient pas mais revendiquaient sur le mode: je suis facho et alors? Du coup on a pris des mesures radicales. Cest ainsi que le port des fameux blousons a été, entre autres, interdit dans létablissement.
Cette année, poursuit-elle, cest pire. Cela sest radicalisé, cette fois sur un mode violent. Deux à trois fois par semaine on intervient dans la cour du collège pour stopper une bagarre à la suite de propos racistes. Et de conclure: il y a des jeunes adultes- grands frères, oncles, voire parents- derrière que les plus jeunes copient.
Clément, lui, est professeur de sciences naturelles dans les environs de Chauny. Son constat nest pas vraiment différent de celui de sa collègue. Parmi les jeunes skins de Chauny, jai des anciens élèves. Il y a un militant FNJ sur la ville mais qui na pas forcément une grande influence sur eux. Eux arborent des croix gammées stylisées, des croix celtiques. Lan passé je les ai vus à la gare routière- lendroit doù part chaque soir tous les cars desservant les villes environnantes- se livrer à des agressions racistes sur les gamins qui rentraient chez eux.
Lextrême droite est politiquement et culturellement prégnante dans lAisne. Le FN a réalisé un score de près de 20% au second tour des régionales dans ce département. Et dans les environs de Chauny, plusieurs villes affichent des pourcentages supérieurs à 24%, atteignant jusquà 42% (à Abbécourt). Par ailleurs, lune des figures frontistes du département nest autre que Michelle DallAra, ancienne du Parti national français européen (PNFE), formation néo-nazie active du milieu des années quatre vingt à la fin des années quatre vingt dix. Outre un FNJ qui sest réimplanté dans les environs depuis deux à trois ans, le phénomène a pris de lampleur avec louverture dune boutique spécialisée dans les marques de vêtement prisées par la mouvance nationaliste et skinhead néo-nazie à Chauny même.Sy ajoute désormais le projet de formation dune section picarde des Identitaires, aujourdhui en embryon, autour dun site intitulé le Réveil picard.
-
19:19
RLF - Rouen
(source: Abel Mestre et Caroline Monnot)
Le phénomène est relativement récent. Depuis un an, nous contastons la réapparition dune extrême droite adolescente- lycéens et tout jeunes actifs ou inactifs- férue de look, de vêtements typés, nourrie de références interne.Ici, influencée par limagerie du Bloc Identitaire. Là, nourrie de références White Power plus radicales (suprémacistes blancs et néo-nazis), comme cest le cas à Chauny dans lAisne, petite ville située à une trentaine de kilomètres de Saint-Quentin, dont le principal employeur, lusine Nexans, qui fabriquait du fil de cuivre pour lélectroménager, a définitivement fermé ses portes le 31 décembre 2009, avec 222 destructions demploi à la clé.
Samedi 27 mars, une manifestation antiraciste et antifasciste est organisée dans les rues de cette commune à lappel de plusieurs associations, syndicats et organisations politiques réunies au sein dun collectif antifasciste axonais. La marche doit mener ses participants de la place de la gare à lusine Nexans.( voir le compte rendu du Courrier picard ici).
Cet hiver, lhebdomadaire Marianne avait consacré une série de trois papiers à la tension créée à Chauny, par lactivisme agressif de jeunes se réclamant du nationalisme, le tout sur fond de crise économique. Sen prenant verbalement et parfois physiquement à des collégiens et lycéens dorigine maghrébine, déclenchant des bagarres et affectant en retour de se poser en victime. Des sorties de lycée avaient ainsi du être protégées par des cordons de gendarmes.
Le problème posé par ces jeunes skins ( boneheads) de Chauny et de ses environs nest pas résolu. Ce sont plutôt des gamins de la classe ouvrière qui viennent des petits villages alentours. Ils sont très jeunes, de quatorze à vingt ans. Pour certains déscolarisés ou chômeurs, ils se réunissent sous labribus place de lhôtel de ville, explique aujourdhui Patrick Proisy, responsable de la Ligue des Droits de lhomme dans lAisne.Selon M. Proisy, ils sont une quinzaine, mais cest beaucoup pour une petite ville.Ils tagguent, provoquent, et tiennent un discours quils qualifient didentitaire.
Ca sest radicalisé
Une professeure de français au collège que nous avons contactée et qui souhaite garder lanonymat, juge la situation très inquiétante. Ce nest pas propre à Chauny mais plutôt à lensemble du département souligne-t-elle. Et de raconter: Cela a commencé lannée dernière. On a surpris des élèves de 6e/5e qui avaient des portraits dHitler sur leurs portables. On est intervenu. Et puis, on sest mis à voir arriver au collège certaines marques de blousons très caractéristiques. Immédiatement après, les gamins quon prenait en flagrant délit dans la cour ont changé dattitude. Ils ne sexcusaient pas mais revendiquaient sur le mode: je suis facho et alors? Du coup on a pris des mesures radicales. Cest ainsi que le port des fameux blousons a été, entre autres, interdit dans létablissement.
Cette année, poursuit-elle, cest pire. Cela sest radicalisé, cette fois sur un mode violent. Deux à trois fois par semaine on intervient dans la cour du collège pour stopper une bagarre à la suite de propos racistes. Et de conclure: il y a des jeunes adultes- grands frères, oncles, voire parents- derrière que les plus jeunes copient.
Clément, lui, est professeur de sciences naturelles dans les environs de Chauny. Son constat nest pas vraiment différent de celui de sa collègue. Parmi les jeunes skins de Chauny, jai des anciens élèves. Il y a un militant FNJ sur la ville mais qui na pas forcément une grande influence sur eux. Eux arborent des croix gammées stylisées, des croix celtiques. Lan passé je les ai vus à la gare routière- lendroit doù part chaque soir tous les cars desservant les villes environnantes- se livrer à des agressions racistes sur les gamins qui rentraient chez eux.
Lextrême droite est politiquement et culturellement prégnante dans lAisne. Le FN a réalisé un score de près de 20% au second tour des régionales dans ce département. Et dans les environs de Chauny, plusieurs villes affichent des pourcentages supérieurs à 24%, atteignant jusquà 42% (à Abbécourt). Par ailleurs, lune des figures frontistes du département nest autre que Michelle DallAra, ancienne du Parti national français européen (PNFE), formation néo-nazie active du milieu des années quatre vingt à la fin des années quatre vingt dix. Outre un FNJ qui sest réimplanté dans les environs depuis deux à trois ans, le phénomène a pris de lampleur avec louverture dune boutique spécialisée dans les marques de vêtement prisées par la mouvance nationaliste et skinhead néo-nazie à Chauny même.Sy ajoute désormais le projet de formation dune section picarde des Identitaires, aujourdhui en embryon, autour dun site intitulé le Réveil picard.
-
-
17:03
RLF - Rouen
Il est toujours bon de repréciser ce que sont ces élus du FN au conseil régional de Haute-Normandie, qui pendant toute la campagne électorale n'avaient à la bouche ( dans leurs tracts, affiches, et professions de foi) que les slogans suivants : développer la Normandie, réunifier la Normandie, soutenir les paysans, les artisans, les ouvriers et tous les normands...
Il est vrai qu'ils connaissent bien les problèmes de la région puisqu'ils les ont découverts il y a deux mois à peine :
* Nicolas Bay, la tête de liste, ex-FNJ, ex-MNR, ami désormais de Marine Le Pen , est conseiller municipal sortant de Sartrouville dans les Yvelines.
* Thierry Légier, le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas foutu les pieds en Haute-Normandie pendant la campagne électorale car il accompagnait JM Le Pen en région PACA (voir à son sujet ,son portrait dans nos Actus régionales du 17/02) . Il y a fort à parier qu'on ne le verra pas beaucoup aux séances du conseil régional, à l'exception bien sûr, de la séance inaugurale, difficile de faire moins...
* Jean-Michel Dubois, élu d' Enghien-les-bains, conseiller général sortant d' Ile-de-France.
* Marie-Estelle Préjean doyenne de la nouvelle assemblée régionale est chargée d' en ouvrir la séance le 26 mars 2010. Elle est conseillère régionale sortante d' Ile-de-france. Elle fut également conseillère municipale de Bondy (93) mais dont l' élection fut invalidée en 2003 pour cause de rejet des comptes de campagne.
* Elisabeth Lalanne-de-Haut dont la notoriété fut d'être lieutenant de police du 4ème arrondissement de Paris.
* Christelle Saulière (ex Christelle Rot) est une ex-militante trotskyste du POI qui mena campagne pour Schivardi. Hôtesse de l'air elle fut déléguée PNC (navigante commerciale) sur les listes de SUD Aérien en 2007 après être passée par la CGT et FO. Elle a été exclue de SUD en 2009 en raison de ses positionnements ultra-réactionnaires sur les emplois (travaillons français...) et de la mise en avant de ses positions politiques, en contradiction avec les valeurs de SUD. Son compagnon Christophe Saulière a été également exclu du même syndicat SUD quelques mois plus tard en raison également de son appartenance au FN.
Elle fit campagne aux dernières européennnes pour le FN sous son nom de jeune fille Christelle Rot.
Nous ne le répéterons jamais assez : il s'agit incontestablement une très belle équipe.
-
16:03
RLF - Rouen
Il est toujours bon de repréciser ce que sont ces élus du FN au conseil régional de Haute-Normandie, qui pendant toute la campagne électorale n'avaient à la bouche ( dans leurs tracts, affiches, et professions de foi) que les slogans suivants : développer la Normandie, réunifier la Normandie, soutenir les paysans, les artisans, les ouvriers et tous les normands...
Il est vrai qu'ils connaissent bien les problèmes de la région puisqu'ils les ont découverts il y a deux mois à peine :
* Nicolas Bay, la tête de liste, ex-FNJ, ex-MNR, ami désormais de Marine Le Pen , est conseiller municipal sortant de Sartrouville dans les Yvelines.
* Thierry Légier, le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas foutu les pieds en Haute-Normandie pendant la campagne électorale car il accompagnait JM Le Pen en région PACA (voir à son sujet ,son portrait dans nos Actus régionales du 17/02) . Il y a fort à parier qu'on ne le verra pas beaucoup aux séances du conseil régional, à l'exception bien sûr, de la séance inaugurale, difficile de faire moins...
* Jean-Michel Dubois, élu d' Enghien-les-bains, conseiller général sortant d' Ile-de-France.
* Marie-Estelle Préjean doyenne de la nouvelle assemblée régionale est chargée d' en ouvrir la séance le 26 mars 2010. Elle est conseillère régionale sortante d' Ile-de-france. Elle fut également conseillère municipale de Bondy (93) mais dont l' élection fut invalidée en 2003 pour cause de rejet des comptes de campagne.
* Elisabeth Lalanne-de-Haut dont la notoriété fut d'être lieutenant de police du 4ème arrondissement de Paris.
* Christelle Saulière (ex Christelle Rot) est une ex-militante trotskyste du POI qui mena campagne pour Schivardi. Hôtesse de l'air elle fut déléguée PNC (navigante commerciale) sur les listes de SUD Aérien en 2007 après être passée par la CGT et FO. Elle a été exclue de SUD en 2009 en raison de ses positionnements ultra-réactionnaires sur les emplois (travaillons français...) et de la mise en avant de ses positions politiques, en contradiction avec les valeurs de SUD. Son compagnon Christophe Saulière a été également exclu du même syndicat SUD quelques mois plus tard en raison également de son appartenance au FN.
Elle fit campagne aux dernières européennnes pour le FN sous son nom de jeune fille Christelle Rot.
Nous ne le répéterons jamais assez : il s'agit incontestablement une très belle équipe.
-
-
10:41
RLF - Rouen
(source Bellaciao)
Et cest pas tout !
Ahhhhh... quil est beau le soi disant nouveau parti des travailleurs représenté par Nicolas Bay en Haute-Normandie à l'occasion des Régionales de 2010 !
Quand on vous dit que ce que le FHaine veut cest juste que des patrons FRANCAIS puissent exploiter tranquillement des TRAVAILLEURS FRANCAIS !
TRAVAILLEURS CHOMEURS ETUDIANTS RETRAITES... SOYEZ PAS CONS, PAS UN VOTE AU FN AUX REGIONALES !
(...)Au Front national : la retraite à 65 ans
Selon Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, il faudra en premier lieu savoir très exactement quelle est la situation, savoir si cest un problème transitoire, si cest lié en partie à larrivée à la retraite des personnes du baby boom . Mais sil faut faires des économies, une partie de leffort national doit servir au soutien des retraites et notamment au soutien des retraites les plus basses . Quant au financement, Marine Le Pen appelle nos élites à des économies de train de vie .
Dans son programme, le FN propose notamment de porter lâge légal de la retraite à 65 ans, de développer les régimes de retraite complémentaire par capitalisation, dencourager la natalité, et dinciter les travailleurs étrangers à prendre leur retraite dans leur pays dorigine.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20100217.OBS7265/retraites__ce_que_proposent_partis_et_syndicats.html
ET VOICI IN EXTENSO LE PROGRAMME DU FHAINE POUR LES RETRAITES
Disponible sur leur site, ici
Retraite
A) CONSTAT
Le système de retraite par répartition auquel les Français sont attachés connaît un déséquilibre financier qui ne fera que saggraver, malgré les deux réformes (1993 et 2003) que le régime général et le régime de la fonction publique ont connues. Il faut dailleurs noter que la France est lun des derniers pays développés à réformer, et encore partiellement, son système de retraites et à prendre en compte un problème démographique pourtant prévisible et prévu, depuis des décennies.
Car les causes réelles du déficit des retraites, qui mettent en danger le principe même de la répartition, sont :
La croissance économique faible et le chômage (le taux demploi des Français est parmi les plus faibles des pays industrialisés).
Les données démographiques : natalité insuffisante, vieillissement de la population, allongement de la durée de vie. Il ny a plus aujourdhui quun peu plus de 2 cotisants pour un retraité, contre 4 il y a 25 ans. En 2050, il ny aura plus que 1,3 à 1,4 actif pour un retraité.
Le mode de financement de la protection sociale, qui pèse essentiellement sur le travail, avec ses implications en termes demploi.
B) MESURES
Pour sauver notre système de retraite par répartition, il faut dabord et avant tout engager une véritable politique :
de retour au plein emploi pour les Français ;
dencouragement de la famille et de la natalité.
Il faut également en finir avec les inégalités et les injustices, en proposant aux Français :
Une harmonisation des régimes de retraite (entamée partiellement par la réforme de 2003), en regroupant les différents régimes de base en un seul régime national, géré directement par lÉtat et sous contrôle du Parlement.
- Le retour à 65 ans de lâge légal de la retraite, pour tenir compte de la réalité des parcours (entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage
) après 40 annuités de cotisation et la liberté donnée aux Français de travailler au-delà sils le désirent.
La proportionnalité de la retraite par rapport à la période effective de cotisation.
La prise en compte de la pénibilité du travail et des contraintes professionnelles dans le calcul des annuités (en particulier, droit pour lÉtat de maintenir des règles spécifiques pour ses personnels dits en service actif), sur base de négociations de branches.
Lamélioration et la simplification des pensions de reversion : 60 % de la retraite réelle du conjoint décédé, sans conditions de ressources, pour les veufs ou les veuves de retraités non remariés.
- Le développement de régimes de retraite complémentaire par capitalisation ouverts à tous et dont les versements, auprès dorganismes agréés par lÉtat, seront déductibles des revenus imposables.
La représentation des retraités, avec droit de regard au même titre que les organisations syndicales et patronales, sur la gestion de lorganisme national de retraite.
La revalorisation des retraites et du plafond de la Sécurité sociale selon lindice dévolution des salaires.
Le choix laissé aux régimes spéciaux qui nont été affectés par aucune des réformes de 1993 ou 2003 : soit ils sincluent avec les mêmes obligations et prestations dans le régime national et bénéficient de la solidarité nationale, soit ils prévoient un financement spécial, hors fonds publics, pour maintenir leurs spécificités.
Incitation à prendre leur retraite dans leur pays dorigine pour les travailleurs étrangers.
-
9:41
RLF - Rouen
(source Bellaciao)
Et cest pas tout !
Ahhhhh... quil est beau le soi disant nouveau parti des travailleurs représenté par Nicolas Bay en Haute-Normandie à l'occasion des Régionales de 2010 !
Quand on vous dit que ce que le FHaine veut cest juste que des patrons FRANCAIS puissent exploiter tranquillement des TRAVAILLEURS FRANCAIS !
TRAVAILLEURS CHOMEURS ETUDIANTS RETRAITES... SOYEZ PAS CONS, PAS UN VOTE AU FN AUX REGIONALES !
(...)Au Front national : la retraite à 65 ans
Selon Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, il faudra en premier lieu savoir très exactement quelle est la situation, savoir si cest un problème transitoire, si cest lié en partie à larrivée à la retraite des personnes du baby boom . Mais sil faut faires des économies, une partie de leffort national doit servir au soutien des retraites et notamment au soutien des retraites les plus basses . Quant au financement, Marine Le Pen appelle nos élites à des économies de train de vie .
Dans son programme, le FN propose notamment de porter lâge légal de la retraite à 65 ans, de développer les régimes de retraite complémentaire par capitalisation, dencourager la natalité, et dinciter les travailleurs étrangers à prendre leur retraite dans leur pays dorigine.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20100217.OBS7265/retraites__ce_que_proposent_partis_et_syndicats.html
ET VOICI IN EXTENSO LE PROGRAMME DU FHAINE POUR LES RETRAITES
Disponible sur leur site, ici
Retraite
A) CONSTAT
Le système de retraite par répartition auquel les Français sont attachés connaît un déséquilibre financier qui ne fera que saggraver, malgré les deux réformes (1993 et 2003) que le régime général et le régime de la fonction publique ont connues. Il faut dailleurs noter que la France est lun des derniers pays développés à réformer, et encore partiellement, son système de retraites et à prendre en compte un problème démographique pourtant prévisible et prévu, depuis des décennies.
Car les causes réelles du déficit des retraites, qui mettent en danger le principe même de la répartition, sont :
La croissance économique faible et le chômage (le taux demploi des Français est parmi les plus faibles des pays industrialisés).
Les données démographiques : natalité insuffisante, vieillissement de la population, allongement de la durée de vie. Il ny a plus aujourdhui quun peu plus de 2 cotisants pour un retraité, contre 4 il y a 25 ans. En 2050, il ny aura plus que 1,3 à 1,4 actif pour un retraité.
Le mode de financement de la protection sociale, qui pèse essentiellement sur le travail, avec ses implications en termes demploi.
B) MESURES
Pour sauver notre système de retraite par répartition, il faut dabord et avant tout engager une véritable politique :
de retour au plein emploi pour les Français ;
dencouragement de la famille et de la natalité.
Il faut également en finir avec les inégalités et les injustices, en proposant aux Français :
Une harmonisation des régimes de retraite (entamée partiellement par la réforme de 2003), en regroupant les différents régimes de base en un seul régime national, géré directement par lÉtat et sous contrôle du Parlement.
- Le retour à 65 ans de lâge légal de la retraite, pour tenir compte de la réalité des parcours (entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage
) après 40 annuités de cotisation et la liberté donnée aux Français de travailler au-delà sils le désirent.
La proportionnalité de la retraite par rapport à la période effective de cotisation.
La prise en compte de la pénibilité du travail et des contraintes professionnelles dans le calcul des annuités (en particulier, droit pour lÉtat de maintenir des règles spécifiques pour ses personnels dits en service actif), sur base de négociations de branches.
Lamélioration et la simplification des pensions de reversion : 60 % de la retraite réelle du conjoint décédé, sans conditions de ressources, pour les veufs ou les veuves de retraités non remariés.
- Le développement de régimes de retraite complémentaire par capitalisation ouverts à tous et dont les versements, auprès dorganismes agréés par lÉtat, seront déductibles des revenus imposables.
La représentation des retraités, avec droit de regard au même titre que les organisations syndicales et patronales, sur la gestion de lorganisme national de retraite.
La revalorisation des retraites et du plafond de la Sécurité sociale selon lindice dévolution des salaires.
Le choix laissé aux régimes spéciaux qui nont été affectés par aucune des réformes de 1993 ou 2003 : soit ils sincluent avec les mêmes obligations et prestations dans le régime national et bénéficient de la solidarité nationale, soit ils prévoient un financement spécial, hors fonds publics, pour maintenir leurs spécificités.
Incitation à prendre leur retraite dans leur pays dorigine pour les travailleurs étrangers.
-
-
0:01
RLF - Rouen
Numéro 3 sur la liste du FN en Seine-Maritime, à l'occasion des élections régionales de mars 2010, nous découvrons un certain Thierry Légier qui n'est autre que le garde du corps de Jean-Marie Le Pen.
Légier n'est pas un inconnu, il est même cité dans le rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur le DPS (Département Protection Sécurité... autrement dit le service d'ordre du FN) enregistré à la Présidence de l' Assemblée Nationale le 26 mai 1999.
Et que lit-on dans ce rapport, au paragraphe Le DPS, un service d'ordre qui a des moyens :
...le 23 mars 1999 à Bruxelles, la police belge a découvert dans le coffre de la voiture officielle de M. Jean-Marie Le Pen, un fusil à pompe avec trois balles en caoutchouc, 50 cartouches 38 spécial, deux gilets pare-balles, deux grenades lacrymogènes, un spray au poivre, une matraque télécospique et un détecteur de radar. Son garde du corps, M. Thierry Légier, portait sur lui un revolver Smith Wesson 357 magnum dont le permis était périmé. M. Jean-Marie Le Pen a reconnu, lors d'une conférence de presse, que ce matériel de protection appartenait à son équipe de sécurité...
Libération du 27 avril 2002 rappelait que Thierry Légier s'était vu refuser par le préfet des Hauts-de-Seine, en 1999, une demande de renouvellement d'autorisation de port d'arme.
Nous nous souvenons aussi des violents incidents survenus le 30 mai 1997 entre JM Le Pen, à l'occasion des législatives, à Mantes-la-Jolie, avec la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal.
Le 2 avril 1998, le tribunal correctionnel de Versailles avait condamné Le Pen à trois mois de prison avec sursis, 30500 euros d'amende et, deux ans de privatisation de ses droits civiques, civils et familiaux. Il fit appel.
Thierry Léger était bien entendu présent et actif lors de ces échauffourées, et le tribunal administratif de Paris, en juin 2001, avait alors cassé la décision du préfet des Hauts-de-Seine au motif qu'il n'aurait donné qu'un coup de pied mais n'aurait pas usage de son arme lors de ces incidents...
-
-
23:01
RLF - Rouen
Numéro 3 sur la liste du FN en Seine-Maritime, à l'occasion des élections régionales de mars 2010, nous découvrons un certain Thierry Légier qui n'est autre que le garde du corps de Jean-Marie Le Pen.
Légier n'est pas un inconnu, il est même cité dans le rapport de la Commission d'enquête parlementaire sur le DPS (Département Protection Sécurité... autrement dit le service d'ordre du FN) enregistré à la Présidence de l' Assemblée Nationale le 26 mai 1999.
Et que lit-on dans ce rapport, au paragraphe Le DPS, un service d'ordre qui a des moyens :
...le 23 mars 1999 à Bruxelles, la police belge a découvert dans le coffre de la voiture officielle de M. Jean-Marie Le Pen, un fusil à pompe avec trois balles en caoutchouc, 50 cartouches 38 spécial, deux gilets pare-balles, deux grenades lacrymogènes, un spray au poivre, une matraque télécospique et un détecteur de radar. Son garde du corps, M. Thierry Légier, portait sur lui un revolver Smith Wesson 357 magnum dont le permis était périmé. M. Jean-Marie Le Pen a reconnu, lors d'une conférence de presse, que ce matériel de protection appartenait à son équipe de sécurité...
Libération du 27 avril 2002 rappelait que Thierry Légier s'était vu refuser par le préfet des Hauts-de-Seine, en 1999, une demande de renouvellement d'autorisation de port d'arme.
Nous nous souvenons aussi des violents incidents survenus le 30 mai 1997 entre JM Le Pen, à l'occasion des législatives, à Mantes-la-Jolie, avec la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal.
Le 2 avril 1998, le tribunal correctionnel de Versailles avait condamné Le Pen à trois mois de prison avec sursis, 30500 euros d'amende et, deux ans de privatisation de ses droits civiques, civils et familiaux. Il fit appel.
Thierry Léger était bien entendu présent et actif lors de ces échauffourées, et le tribunal administratif de Paris, en juin 2001, avait alors cassé la décision du préfet des Hauts-de-Seine au motif qu'il n'aurait donné qu'un coup de pied mais n'aurait pas usage de son arme lors de ces incidents...