Samedi dernier, il y avait foule aux abords de La Frenaye, petit village de 1700 âmes dans la canton de Lillebonne. L’effervescence était dûe à l’inauguration d’une nouvelle place en l’honneur des anciens combattants d’Afrique du nord, inauguration par le Ministre de la Défense, Hervé Morin. Dominique Annetta, le maire de la commune m’avait convié à cette manifestation sur laquelle il a beaucoup travaillé ces derniers jours. Les anciens combattants de tout le département et les porte-drapeaux étaient nombreux à ce rendez-vous. Cette présence ministérielle était avant tout une manière de féliciter la commune dans son implication sur la fonction de correspondant défense qui existe dans chaque ville de France. Ainsi, à La Frenaye, c’est Christophe Tétrel qui endosse ce rôle au sein du conseil municipal.
Ce dernier avait été à l’initiative d’une cérémonie de reconnaissance pour un jeune militaire du village, afin de mettre en avant son engagement dans l’armée depuis deux ans. Cette cérémonie avait été remarquée par le délégué militaire du département et la commune de La Frénaye, avec 49 autres, avait été mise en avant lors d’une manifestation au ministère pour cette initative. Samedi, c’était une belle cérémonie, empreinte de solenité et de recueillement, qui s’est déroulée en présence de nombreux élus du canton, notamment Nicolas Beaussart, conseiller général de Lillebonne, Jean-Paul Lecoq, un de mes collègues à l’Assemblée ou encore Catherine Morin-Desailly, sénatrice. Au-delà de cette inauguration, le symbole et l’hommage rendu à nos combattants est une belle illustration d’un nécessaire signe de reconnaissance à ceux qui ont défendu notre Nation, la République et oeuvré pour la paix.
Hier matin, j’ai rejoins la rive gauche de rouen, à l’angle de l’hôtel du département pour la manifestation contre la réforme injuste des retraites dont la discussion allait s’ouvrir l’après-midi à l’Assemblée.
Petit à petit on a vu la foule grossir, les rues alentours s’animant gentiment au fur et à mesure que les rangs se resseraient. Laurent Fabius, Valérie Fourneyron, Didier Marie, mais aussi Alain Le Vern, Luce Pane, sont venus marquer leur soutien à ce mouvement, aux côtés de nombreux militants du Parti socialiste. Je suis allé à la rencontre des différents syndicats avant que le mouvement ne se mette en marche.
J’y ai croisé de nombreux salariés inquiets déjà aujourd’hui de la morosité économique et de la situation de leur entreprise, notamment les Gardy de Barentin, les ouvriers de Renault, de La Chapelle-Darblay, de Thalès, ou encore de Schneider et de Mory, mais pas seulement. Leur inquiétude d’aujourd’hui, est d’autant plus forte quand on évoque la retraite avec eux. En fin de matinée, alors que nombreux dans le cortège n’étaient pas encore en marche, j’ai pris la route avec Valérie Fourneyron pour gagner l’Assemblée nationale. Séance de questions d’actualité houleuse en cette rentrée majeure vu les enjeux de société très lourds dont la discussion commençait en séance ce mardi soir.
Ce matin pour le grand retour de la course à pieds “les 10 km de Houppeville” cent soixante sept coureurs étaient sur la ligne du départ. Une belle satisfaction pour la municipalité représentée par Emmanuel Rivalan et pour l’association sportive des sapeurs pompiers de Rouen à qui avait été confiée l’organisation de l’épreuve.
Après avoir donné le départ, j’ai découvert une partie du parcours avec Didier Marre, sapeur pompier et véritable cheville ouvrière de la course. Sur la route plusieurs habitants s’étaient amassés pour encourager les coureurs. Partout des pompiers, bénévoles, prêtaient main forte. Ils fermaient la route derrière les derniers coureurs, assuraient la sécurité aux croisements, participaient au ravitaillement, tenaient le chronomètre pour le classement et même s’occupaient de l’animation avec une sono des plus efficace. Houppeville pouvait compter sur une équipe nombreuse, soudée et efficace. Rien ne semblait laisser au hasard. Avant de partir j’ai félicité les élus présents pour avoir remis au goût du jour cette épreuve. Ils peuvent être rassurés. Les participants reviendront à coup sûr l’année prochaine. Un tel accueil donne envie de revenir.
Hier, l’heure de la rentrée avait sonné dans les écoles, collèges et lycées au quatre coins du pays. Quoi de plus symbolique, que cette date pour lancer un chantier d’envergure qu’est la construction d’un collège. C’est ainsi que j’ai retrouvé en fin d’après-midi Didier Marie, Président du Département, pour la pose de la première pierre du futur collège de Pavilly, qui ouvrira ses portes rue Maurice Genevoix en janvier 2012. Les acteurs de l’Education étaient là, parents d’élèves, enseignants, la nouvelle principale, Madame Sophie Perrat, mais aussi Monsieur Philippe Carrière, le nouvel Inspecteur d’Académie, qui faisait lui aussi sa première rentrée, venant en effet de prendre ses fonctions. Dans l’assistance, il y avait également André Lefrançois, Maire de Fresquiennes, Joël Cois, maire de Limésy, Rémi Patin, maire de Mesnil-Panneville et Michel Cortinovis Président du Syndicat Mixte du Bassin Versant de l’Austreberthe et du Saffimbec. Ce futur établissement remplacera l’actuel collège Val-Saint-Denis, qui vit aujourd’hui une de ses dernières rentrées.
Ce projet a été conçu pour répondre aux exigences de l’enseignement moderne et des normes environnementales en vigueur. Le nouvel établissement, d’une capacité d’accueil de 550 élèves, permettra l’accès des personnes à mobilité réduite et sera labellisé haute qualité environnementale : installation de chaudières gaz à condensation, mise en place d’une ventilation de l’ensemble des locaux, recours à un éclairage basse consommation, pose de panneaux photovoltaïques, production d’eau chaude sanitaire solaire pour chaque logement, récupération des eaux de pluie… Autant de travaux spécifiques qui permettront de limiter l’impact de la construction et du fonctionnement du bâtiment sur l’environnement. Aux côtés du président, Pascal Marchal, Conseiller général du canton de Pavilly et Claude Lemesle, Maire de la commune, ne cachaient pas leur satisfaction de voir ce chantier démarrer, signe d’un nouveau dynamisme pour le territoire. Pascal Marchal a d’ailleurs lors des discours eu des mots très émouvants. Il a rappelé combien il avait travaillé sur ce dossier et la joie qui était la sienne de voir la phase opérationnelle enfin lancée. Mais surtout, il s’est rapellé son père, qui n’avait pas eu la chance de suivre un enseignement et ses difficultés, étant analphabète. D’où sont espoir de voir ses filles un jour fréquenter ce nouveau collège.
La fin du mois d’août correspond dans notre région aux commémorations de la libération de 1944. Pendant plusieurs jours, dans différentes communes, les élus et les anciens combattants participent au devoir de mémoire. Devant les Monuments aux Morts, fleuris pour l’occasion et où figurent les noms de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre notre pays et les valeurs de la République, les autorités prononcent des discours écrits à l’encre du souvenir. A chaque fois transpirent le “plus jamais ça” et le refus de la haine de l’autre. Inutile d’avoir fait une thèse d’histoire pour comprendre que cette guerre est née d’une idéologie de la haine et du racisme. Ne plus voir renaître les crimes commis au nom de cette idéologie c’est avant tout combattre sans relâche ceux qui s’emploient à diffuser des thèmes que cimentent la haine de l’autre et parfois le racisme. Lundi j’ai assisté aux commémorations de Canteleu et Duclair.
Mardi c’était au tour de Pavilly en même temps que Barentin. Joseph Macé et Dominique Ponty, respectivement maire et premier adjoint de Duclair, ont tenu des propos émouvants. Devant la petite fille de Monsieur Guyomard, le maire a rappelé un fait d’arme d’un homme ordinaire habité du courage qui en a fait un héros. Monsieur Guyomard, qui avait pourtant déjà perdu un bras, a coulé le bac de Duclair pour empêcher la progression des troupes d’occupation. Son geste a été décisif. A Pavilly, Claude Lemesle, le maire, a également construit son intervention autour du devoir de mémoire et des gestes de bravoure d’hommes et de femmes qui ont constitué un front du refus en s’engageant dans la Résistance notamment dans le maquis de Bouville dont un hommage particulier est rendu tous les ans en juillet. De son discours, j’ai également retenu cette expression “un petit bout de France se libérait faisant croire à tous que c’était la France qui se libérait”. L’arrivée des blindés alliés, les drapeaux tricolores ressortis et qui pavoisaient les rues, les larmes de joie, la musique qui retentie, La Marseillaise chantée à gorges déployées sans crainte d’être arrêté, les embrassades qui se succèdent, dans chaque village ces mêmes gestes et aujourd’hui dans la tête des derniers témoins les mêmes images couleur sépia. A nous de faire que ces images ne disparaissent pas enfouies dans un monde où tout va vite et où les héros “télévisuels” n’ont pas la trempe de ces héros ordinaires à qui nous devons notre libération.
Aujourd’hui, je suis revenu de La Rochelle pour assister à une manifestation à Barentin. De la foule des militants aux foulées du Viaduc, célébre épreuve pédestre de la région. J’ai passé quatre jours dans cette ville, il y a encore quelques mois sinistrée par une terrible tempête et redevenue aujourd’hui une cité prisée par les touristes et recherchée pour son charme et sa qualité de vie. J’y suis arrivé dès mercredi pour les journées des élus socialistes et républicains. Pendant deux jours, plus de six cents élus venus de toute la France ont participé à des ateliers centrés autour des enjeux des collectivités locales. Il a beaucoup été question de la régression territoriale que vise le gouvernement à travers les différentes remises en cause en cours au Parlement sur le financement et les compétences des collectivités. Puis vendredi, ont commencé les universités d’été du Parti Socialiste et du MJS, grand temps fort de la formation politique à laquelle j’appartiens. Ambiance studieuse et conviviale garantie. Il est bon de voir son parti remis au travail et tournant le dos aux divisions du passé. Martine Aubry en a profité pour dessiner une autre France que celle qu’abîme sans vergogne le président de la République. Elle n’a esquivé aucun sujet. Elle a notamment évoqué le thème de la sécurité sans détour avec responsabilité et en déclinant des propositions sérieuses et concrêtes à partir de l’expérience de nombreux maires. Un ton offensif et une approche humaine. On voit se dessiner un véritable projet pour les Français qui disent très majoritairement ne plus vouloir du pouvoir en place. La Rochelle n’est qu’une étape. Mais une étape réussie. On sent bien que le président de la République fait du sur-place. Sa gesticulation permanente n’efface pas un bilan calamiteux et des échecs latents. Le joggeur patine.
C’est donc à Malaunay, que j’ai terminé la série de cinq débats sur la réforme des retraites. Une cinquantaine de personnes étaient présentes dans l’espace Pierre Néhoult en ce 12 juillet. Stéphane Deschamps, maire de la commune, et David Lamiray, Conseiller général et maire de Maromme, étaient à mes côtés pour cette réunion à l’échelle de la Vallée du cailly. Là encore, le débat fut très riche, avec de nombreux échanges avec la salle. Mais aussi, et c’est ce que j’apprécie lors de telles rencontres, un débat entre les personnes de l’assistance. Echanges de point de vue sur le public et le privé, question autour de la situation des postes de travail pénibles, mais aussi sur la nécessité d’élaborer une politique de l’emploi dynamique, pour augmenter le nombre de cotisant. Alors que le Président de la République allait peu après s’exprimer à la télévision, de nombreuses interventions ont dénoncé la décalage entre le pouvoir et la réalité sur le terrain. Tous partageaient aussi leur étonnement voire leur agacement de la promptitude du gouvernement à aider les banques lors de la crise financière, et aujourd’hui le même pouvoir qui traîne des pieds à taxer les bénéfices records de ces mêmes banques, alors qu’il y aurait là une source de financement juste pour les retraites. Bref, une réunion des plus intéressantes.
La salle Juliobona accueillait à Lillebonne la 4ème réunion de la série de cinq que j’ai souhaité mener sur les retraites. Nicolas Beaussart, maire de la commune, et Conseiller général du canton de Lillebonne m’avait fait l’amitié de me rejoindre pour cette soirée de débat, qu’il a bien voulu introduire. Après quelques éléments de décor, j’ai eu à coeur de présenter les propositions portées par la Parti socialiste. Trop souvent, on nous dit vous à Gauche, vous critiquez mais vous proposez quoi. C’est donc cet exercice qui a été le mien à Lillebonne, car à la différence des autres réunions, c’était surtout sur cela que j’ai senti une attente de la cinquantaine de personnes présentes. J’ai notamment insité sur la priorité pour moi de poser un certain nombre de choses en préalable à toute réforme : la nécessité de justice et l’impératif de durabilité de la réforme. Sur la justice, l’élément central à mes yeux est la notion d’espérance de vie; On nous dit à la va-vite, on vit plus longtemps donc on peut travailler plus longtemps, et du coup porter à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite. C’est faux et absurde de poser les choses ainsi. Pour moi, il faut prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé. Car ce n’est pas tout de vivre plus vieux, il faut pouvoir profiter de ces années de repos méritées. Or, l’espérance de vie en bonne santé est loin d’être la même entre un cadre et un ouvrier du bâtiment, il ne faut pas que tout le monde soit logé à la même enseigne en la matière. Sur la durabilité, il faut que les pouvoirs publics soient davantage crédibles, car on ne peut pas tous les quatre ou cinq ans, remettre l’ouvrage sur le métier. On se doit de donner des gages et prendre nos responsabilités en travaillant une réforme durable. Le risque sinon est que les Français, notamment les jeunes, perdent totalement confiance. Le projet du gouvernement n’a pour horizon que 2018 et fait l’impasse sur 15 milliards d’euros. Bref, ce fut une soirée riche et constructive dont j’ai apprécié la teneur et la forte participation de l’assemblée.
Le 25 juin dernier, alors que la session ordinaire de nos travaux parlementaires s’achevait, j’avais invité pour une visite de l’Assemblée les ainés de Quevillon, en présence de Jean-Pierre PETIT, maire de la commune et de Anne DAËLE, l’élue chargée d’organiser cette escapade dans la capitale. Ce fût là l’occasion pour les participants de nourrir leur curiosité concernant le fonctionnement de l’institution et le rôle du député, car j’ai eu plaisir à répondre à de nombreuses questions.

C’est à la salle de la base de loisirs, en bord de seine, que plus de 60 personnes avaient sacrifié un début de soirée ensoleillé pour venir discuter des retraites à Caudebec-en-caux. Bastien Coriton, le maire de la commune, mais aussi Nicolas Beaussart, Conseiller général du canton voisin de Lillebonne, étaient eux aussi présents. Après quelques propos introductifs, le débat s’est vite installé car le sujet intéresse semble-t-il fortement. La pénibilité, a été au coeur de nombreux propos. L’amalgame du projet du gouvernement entre pénibilité et invalidité est fortement rejeté. De nombreuses interventions ont porté aussi sur le stress au travail, mais aussi sur la nécessité de relancer une politique active en matière de création d’emploi, ou encore sur la recherche de nouveaux financements comme la taxation des profits des banques, dont les bénéfices ont été une nouvelle fois en hausse.
C’est dans la salle des Halettes, à Duclair, que j’ai lancé une série de cinq rencontres pour parler retraites. Le débat qui s’est engagé voici quelques semaines sur la réforme de notre système de retraite représente un enjeu majeur de société. Le Gouvernement avait annoncé l’examen en conseil des ministres le 13 juillet de son projet définitif qu’il aura élaboré sans concertation ni pragmatisme. Je crois en la qualité de notre système de retraite par répartition, juste et solidaire, qui garantit à chacun une retraite bien méritée après de longues années de travail. Je sais néanmoins que celui-ci est perfectible et ne prend pas en compte des enjeux aussi important que la pénibilité ou les inégalités hommes/femmes. Avant de me prononcer au sein de l’Assemblée Nationale sur cet enjeu majeur pour les années à venir,j’ai souhaité allé à la rencontre des habitants pour confronter mon point de vue et mes idées avec toutes celles et ceux qui le souhaitent. A Duclair, avec à mes côtés Bernard Léger, Conseiller général du canton, plus de 50 personnes étaient là pour échanger.
C’est important d’avoir des amis. A Louvetot, les amis ont leur association. Présidée par Lucien Diome, l’association “les amis de Louvetot” rassemble les aînés du village. Elle propose des animations et des sorties. Le maître-mot est de se divertir ensemble. Briser l’isolement et partager de bons moments guident leurs pas. Chasser l’ennui et vivre une retraite méritée les motivent. Comme j’en est pris l’habitude, je les ai retrouver pour leur repas annuel entouré de Alain Legrand, le maire de la commune, et Martine Blondel, la conseillère générale de Caudebec-en-Caux. C’est agréable de voir des visages radieux même travaillés par le temps et d’entendre des rires sincères couvrir par intermittence le bruit des discussions animées. Ceux-là ne s’ennuient pas. L’association porte bien son nom. On lui souhaite de prospérer. En amitié bien sûr.
C’est une tradition à Barentin, chaque année la fin de l’année scolaire est marquée par un grand rassemblement des écoles publiques dans une fête populaire. Cette année encore le succès de cette manifestation n’a pas été démenti, plusieurs milliers de personnes sont venues à ce rendez-vous traditionnel.
Les parents, les personnels de l’Education nationale, et les enfants costumés, se retrouvent le dimanche pour marquer la fin d’une semaine de rencontres sportives et de préparation des animations. Kermesse, défilé, rythmes de l’Harmonie municipale de Barentin, et le groupe Caldéra ont permis aux petits et grands de passer un très bon moment. C’est un rendez-vous que j’apprécie car tout le monde est détendu, profite pour discuter, se retrouver. Bref un bel exemple de lien social à faire perdurer, et auquel je participe chaque année.

La Seine Maritime n’est pas ce qu’on pourrait appeler une terre de rugby. Le ballon rond domine. Et le ballon ovale a parfois du mal à se faire sa place. Il y a eu bien sûr l’engouement de la coupe du monde de rugby il y a deux ans. Mais le soufflet est vite retombé. C’est bien dommage. Il faut donc la foi du charbonnier pour animer et diriger un club de rugby dans notre région. Cette passion, je l’ai découverte chez Stéphane Groult, le président du RCB, le Rugby Club de Barentin. Tous les ans, le club organise une journée au stade Guillemot agrémentée de rencontres amicales et de démonstrations pour les plus jeunes. Les clubs des environs viennent disputer quelques matchs. Yvetot notamment. L’assemblée générale du club et une soirée festive viennent clôturer la journée. L’ambiance est détendue. On a l’habitude de dire que le rugby est un sport de voyou fait pour des gentlemen. J’ai vraiment eu ce sentiment de croiser des gentlemen. Sous une armure de muscles, tout en force, transperce le fair-play. Le respect règne. Les joueurs sont sereins. Même déterminés. On sent la force maîtrisée et contenue. Le rugby mériterait d’être plus connu dans notre région.
Nous sommes le 20 juillet. C’est aujourd’hui que le projet de loi sur les retraites sera soumis à l’examen de la commission des affaires sociales à l’Assemblée Nationale. Le 20 juillet, c’est-à-dire à peine dix jours avant la fin de la session extraordinaire. Un fin calcul politique de la part du gouvernement qui a engagé la procédure accélérée pour faire passer cette réforme quand le souffle de la mobilisation sera en partie ramolli par la torpeur estivale. On se souvient que la réforme Balladur est passée par décret en plein mois d’août en 1993 et que plus généralement la période estivale est choisie pour les mauvais coups comme par exemple les déremboursements répétés des médicaments. Le calendrier des débats se superpose en effet avec les vacances scolaires et coupe en deux les discussions qui reprendront à la rentrée, 7 septembre. En tout, cinquante petites heures de discussions sont octroyées pour un débat extrêmement large et, faut-il le préciser, qui ne fait pas l’objet d’un consensus.
Il y a quelques jours, je me suis rendu à Notre-Dame de Bondeville, où j’y ai retrouvé Yvon Robert, 1er Vice-président du département de Seine-Maritime en charge des Solidarités pour une grande occasion. Nous avons en effet procédé avec le Maire de la commune, Jean-Yves Merle,à la plantation du premier arbre du parc de la nouvelle bibliothèque départementale. C’est outil met gratuitement à la disposition des seinomarins, par le biais de 200 bibliothèques communales ou intercommunales partenaires, un fonds de 300 000 documents. Ce nouveau lieu participera à favoriser davantage les initiatives en faveur de la lecture publique. Le bâtiment dont nous avons lancé par cette manifestation la construction sera doté de plus de 3000 mètres carrés. Entièrement conçue sous la certification HQE, cette nouvelle bibliothèque deviendra un pôle majeur de la lecture et des acteurs du livre.
Le jour même où Chavanel enfilait le maillot jaune, le cyclo club de Maromme, présidé par Jean-Paul Malet, organisait sous l’égide de l’Ufolep (Union Française des Oeuvres Laïques d’Education Physique) trois courses cyclistes entre La Vaupalière et Montigny. Plusieurs compétiteurs avaient répondu présents. Pour un parcours où il fallait être à la fois bon rouleur et bon grimpeur. Les coureurs ont malgré tout avalé les kilomètres avec gourmandise mais écrasés par un soleil de plomb. J’ai rejoint Daniel Delalonde, le maire du village, au moment de la remise des prix. Nous avons félicité les organisateurs bénévoles et les cyclistes qui ont offert un beau spectacle sportif. Comme tous les ans, la commune en profite le soir pour organiser un repas ouvert à la population et un feu d’artifice quelques jours avant le 14 juillet. Quelques compétiteurs restent partager le repas. C’est sans doute plus facile d’avaler la paella que les kilomètres.
Le patron à Fréville, ce n’est pas le maire, Sylvain Garand, ni le président du comité des fêtes, Jean-François Blondel, même si chacun connaît leurs qualités respectives et respecte leurs compétences reconnues, non le patron c’est Saint Martin. Et tous les ans depuis des lustres on le fête début juillet. Deux jours de festivités, riches en animations variées, concours de dominos, corso fleuri, soirée festive, défilés, fête foraine, dépôt de gerbe devant le monument aux Morts. La population est invitée à y participer. La joie et la bonne humeur sont de saison. Avec Pascal Marchal, conseiller général du canton de Pavilly, nous avons félicité au moment du vin d’honneur le dimanche midi dans le foyer Antoine Corneille les organisateurs bénévoles qui perpétuent la tradition et donnent de leur temps pour animer le village. Leur motivation force le respect. Ils ne ménagent pas leur énergie pour trouver ici de quoi organiser le corso fleuri, là trouver les forains. Sylvain Garand a profité de l’occasion pour mettre à l’honneur l’un de ses administrés, par ailleurs élu municipal et pilier du comité des fêtes. Jacques Duramé a reçu la médaille grand or du travail pour son parcours professionnel remarquable. Elève de Charles Carré, grande figure de Duclair, il a d’abord arpenté les routes pour se rendre dans les fermes de la région. De la machine agricole au contrôle laitier, il a appris sur le tas et a su se faire une réputation faite de compétence et de gentillesse. Puis il est rentré chez Mamie Nova à Maromme. En parallèle il participe sans relâche à la vie de sa commune. Il faut le voir encourager l’équipe de Fréville au moment des intervillages l’opposant à Ecalles Alix et Mesnil-Panneville pour comprendre son attachement presque viscéral à son village. Il ne rate jamais un évènement local. Il en est souvent l’un des acteurs. L’émotion se lisait sur son visage au moment de se voir accrocher la médaille. Mais il n’en tire aucune fierté. Son humilité est connue. J’ai vraiment apprécié partager cet hommage pour un homme dont le maître mot semble servir.
Deux jours de fête ont animé Maulévrier-Sainte-Gertrude, sous la houlette de l’Amicale Laïque de Maulévrier, de la Jeunesse Sportive de Maulévrier et des écoles . Spectacle de l’école, feu d’artifice, retraite aux flambeaux, kermesse, animations diverses et jeux d’eau se sont en effet succédés pendant deux jours.
Le dimanche après-midi j’ai rejoint Jean-Louis Manéro , le maire du village, pour faire le tour des
stands après avoir assister aux jeux inter-villages qui mettaient en compétition une équipe de Maulévrier et une équipe d’une entreprise implantée localement. Tir à la corde, bataille de polochons sur une poutre au dessus d’un bassin d’eau, pêche de truites à mains nues ont permis de départager les participants. Maulévrier a remporté haut la main l’épreuve. J’ai félicité Monsieur Prévost, l’un des organisateurs pour l’ambiance et l’originalité des animations proposées.
Cela fait de nombreuses semaines maintenant que les salariés de Gardy à Barentin sont mobilisés. Mobilisés pour sauvegarder leur emploi sur ce site industriel historique de la commune, appartenant au Groupe Schneider Electric, et dont 76 postes doivent être délocalisés et 20 supprimés, vidant peu à peu l’usine barentinoise.
Hier, je suis allé à nouveau à la rencontre des salariés, accompagné de Pascal Marchal, Conseiller Général du canton de Pavilly, de Laurent Fabius, député de Seine Maritime et ancien premier ministre et qui était déjà venu soutenir les salariés en 2003, et de Guillaume Bachelay, vice-président de la Région et maire-adjoint de Cléon . Après avoir été accueillis par Nelly El Harradi, représentante du personnel, nous avons échangé pendant plus d’une heure avec les salariés présents pour faire un point de situation. Nous avons convenu de ré-interpeller la direction de Schneider Electric pour avoir des assurances et des réponses aux nombreuses questions soulevées. Nous demandons à la direction du groupe d’assurer la pérennité du site par l’apport d’activités nouvelles ou de productions supplémentaires.