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Développement de l’Axe Seine: soyons enfin concrets!

Dans l’article qui suit, il ne sera pas question du fils d’Anne Hidalgo préparant sa descente de la Seine à la nage et encore moins des opinions brumeuses de sa mère sur l’éventuel fusion de la Normandie et de l’Ile-de-France pour former un méga-machin territorial parfaitement improbable…

Revenons donc sur le plancher des vaches: le développement de l’Axe Seine ne peut se faire que dans le cadre d’une coopération des politiques publiques les plus puissantes, à savoir celle de l’Etat central et celles des deux régions concernées: la Normandie et l’Ile-de-France.

Cela pose donc la question de la mise en oeuvre d’un contrat de coopération inter-régionale avec l’Etat sur le périmètre concerné: ce fameux « CPIER Vallée de la Seine » dont on nous rebat les oreilles depuis près de dix ans sans en voir les espèces sonnantes et trébuchantes et donc, sans en voir le moindre résultat concret, si ce n’est, peut-être, la mise en oeuvre prochaine (mars 2021) de la ligne de fret ferroviaire Serqueux-Gisors pour désenclaver le port du Havre.

Bref! assez de paroles. Des actes!

Et des actes puissants qui évitent le saupoudrage de l’action publique faute d’une coordination suffisante entre l’Etat central et les régions concernées qui portent aussi des projets déterminants et financés pour le développement de l’Axe Seine: depuis 2018, par exemple, la région Normandie propose de prendre à sa charge pour 300 millions d’euros les travaux de désenclavement du grand port maritime du Havre vers son fleuve. On attend toujours.


 

https://www.normandinamik.cci.fr/agnes-pannier-runacher-annonce-le-soutien-de-letat-a-trois-nouveaux-projets-dinvestissements-industriels-dans-le-territoire-dindustrie-de-laxe-seine/

Agnès Pannier-Runacher annonce le soutien de l’État à trois nouveaux projets d’investissements industriels dans le Territoire d’Industrie de l’Axe Seine

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Publié le  19/02/2021
Jacques-Olivier Gasly
Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, s’est rendue ce jeudi 18 février à Rouen (Seine-Maritime) afin de faire un point sur les enjeux industriels du territoire et la mise en œuvre du plan France Relance. A cette occasion, la ministre a annoncé trois nouvelles entreprises lauréates du « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires », doté de 400 millions d’euros d’ici à 2022 à l’échelle nationale

Ces trois nouveaux projets lauréats représentent plus de 1,5 million d’euros de subventions apportés par l’État dans le cadre de « France Relance », pour un total de plus de 13 millions d’euros d’investissements industriels sur le Territoire d’Industrie Axe Seine.

Sur le Territoire d’Industrie de l’Axe Seine, cette annonce porte à neuf le nombre de projets industriels désormais soutenus par le « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires ». Ces trois nouvelles entreprises lauréates s’ajoutent en effet aux six entreprises lauréates précédemment annoncées (ORIL INDUSTRIE, SOLCERA, FERME DES PEUPLIERS, SIEMENS GAMESA RENEWABLE ENERGY S.A.S., LUNEAU TECHNOLOGY OPERATIONS et IPODEC NORMANDIE). Ces investissements permettront aux entreprises concernées de diversifier leur activité, de moderniser leurs procédés de fabrication et d’accélérer la transition écologique du territoire. Ils permettront de conforter plus de 9 100 emplois (dont 7 000 pour Siemens) et d’en créer plus de 900 (dont 750 pour Siemens).

En tenant compte des 9 autres entreprises lauréates des fonds de modernisation des filières automobile et aéronautique qui ont été annoncées ces dernières semaines, ce sont donc un total de 18 entreprises soutenues à date par « France Relance » sur le Territoire d’Industrie d’Axe Seine. Tous projets confondus, cela représente près de 528 millions d’investissements industriels accélérés dans le territoire d’industrie et 13,9 millions d’euros de soutien apporté par l’État.

Le « Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires » livre donc dès aujourd’hui ses premiers effets et permet d’accélérer la réalisation d’investissements industriels importants pour le territoire. L’objectif est clair : favoriser la résilience de notre industrie en renforçant sa compétitivité, à travers un plan massif de modernisation des outils de production, de soutien à la transformation numérique et à l’amélioration de la performance environnementale.

Enfin, il a été décidé d’apporter un soutien supplémentaire aux territoires les plus impactés par la crise COVID. Les trois nouveaux projets soutenus s’inscrivent dans ce cadre et ont ainsi fait l’objet d’une décision du préfet de Région, prise en concertation avec le président du Conseil régional de Normandie.

Les 3 nouvelles entreprises lauréates

GEBETEX TRI NORMANDIE – Vernon, département de l’Eure

Le projet consiste en la mise en route d’une unité industrielle de tri de textiles usagés, avec un volume de traitement de 11 000 tonnes par an. Ce site permettra d’éliminer le goulot d’étranglement du tri dans la filière du recyclage textile, entre la collecte par les associations et de la demande nationale et internationale. L’achat de lignes de tri de pointe et l’intégration de nouvelles technologies vont permettre de de relocaliser des emplois par l’ajout de valeurs ajoutées supplémentaires par du tri plus fin et plus technique. Le projet représente un investissement industriel de 11 millions d’euros, 30 nouveaux emplois directs pourront être créés et 20 emplois préservés.

EPICERIE FINE COSMETIQUE – Andé, département de l’Eure

EPCIERIE FINE COSMETIQUE, entreprise de la cosmétique, crée un nouveau site industriel en réhabilitant un bâtiment en friche pour créer un laboratoire de conditionnement, des bureaux et un site logistique. L’investissement dans de nouvelles lignes de production permettra de sécuriser et développer l’emploi local sur le site normand en y concentrant toute l’activité industrielle et logistique. Le projet représente un investissement industriel de 800 000 euros, 7 nouveaux emplois directs pourront être créés d’ici 2022 et 17 emplois préservés.

SARL MAISON MAUGY – Iville, département de l’Eure

L’entreprise Maison Maugy est spécialisée dans la construction de maisons en ossatures bois, respectueuses de l’environnement. Le projet vise à créer un deuxième atelier de production ; il permettra l’installation de machines-outils pour assembler les murs de manière automatisée. Avec cet investissement, l’entreprise poursuit son développement dans la profession bois. Le projet représente un investissement industriel d’1 million d’euros sur un coût global de 2 millions d’euros, 10 nouveaux emplois directs à court terme pourront être créés et 43 emplois préservés.

« Ensemble pour la Normandie de demain, active, écologique, sociale et solidaire »

"Ensemble pour la Normandie de demain, active, écologique, sociale et solidaire"A l'initiative d'élus des listes unitaires et citoyennes "Le Havre citoyen" et "Ensemble pour Sotteville", des dernières élections municipales, un appel est lancé intitulé "Ensemble pour la Normandie de demain, active, écologique, sociale et solidaire".

Les premiers signataires rejoints par des citoyens, des syndicalistes, des militants associatifs affirment "ne pas se satisfaire d'une division de nos forces qui aboutirait à un échec" et "souhaitent qu'une réponse commune soit portée par nos formations", "pour répondre aux urgences sociales et écologiques".

Le double rendez-vous des prochaines élections départementales et régionales constitue pour les signataires une occasion à saisir. Une adresse mail a été créée pour collecter des signatures.



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Article original rédigé par Ensemble Le Havre et publié sur Ensemble ! Le Havre
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Avis à une journaliste de OF: un historien normand du Mont-Saint-Michel ne peut être que… Normand!

Mauricette Guittard journaliste à ouest-France, le journal breton qui a pris l’habitude de reluquer notre Mont-Saint-Michel bien Normand l’a peut-être enfin appris en écrivant l’article suivant consacré à une belle personnalité de notre tradition normande d’érudition historique: Henry Decaëns qui vient d’être fait chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres…

Les liens entre le Mont-Saint-Michel et la partie orientale de la duchée de Normandie à ce point proche de Paris qu’elle en devint « Haute » pour être distinguée d’une « Basse » (devant la Bretagne si l’on en croit la foi d’un journal breton…), ont toujours été très intimes puisque le diocèse d’Avranches a toujours fait partie de la province ecclésiastique de Rouen.

Mais avec l’honorable Henry Decaëns venu de Rouen, (cela aurait dû mettre la puce à l’oreille de Mauricette) nous savons que cette intimité entre la Haute et la Basse se noue dans l’architecture même du choeur de l’abbatiale du Mont-Saint-Michel dont le plan s’inspire du choeur de la cathédrale d’Evreux (département de l’Eure, ex-Haute-Normandie, on insiste pour que les journalistes bretons qui pourraient nous lire, comprennent enfin…) et dont les architectes et les ouvriers venaient de Rouen tout comme l’abbé de l’époque qui était aussi l’archevêque de Rouen comme Henry Decaëns le précise lui-même à la fin de l’article de Mauricette Ouest-France à lire ci-dessous…

Moralité:

Henry de Caen de Rouen n’est pas un historien « haut’-normand mais un historien… normand!


 

https://www.ouest-france.fr/normandie/manche/henry-decaens-le-chevalier-du-mont-saint-michel-7158111

Henry Decaëns, le « chevalier » du Mont-Saint-Michel

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Nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, Henry Decaëns, un historien haut-normand, est l’un des spécialistes du Mont-Saint-Michel et de son abbaye.

Henry Decaëns a été nommé chevalier dans l’ordre national des Arts et des Lettres. Cette distinction récompense son amour et sa grande connaissance du Mont-Saint-Michel (Manche). Ce Haut-Normand, bibliothécaire de la faculté de droit de Rouen, puis éditeur et directeur de la maison d’édition de l’université rouennaise, a étéguide conférencier à l’abbaye du Mont-Saint-Michel pendant 48 ans.

Conférencier à 23 ans

En juillet 1965, Henry Decaëns a 23 ans et vient d’être nommé guide conférencier à l’abbaye du Mont. « J’ai passé trois jours dans la bibliothèque de l’université de Caen et lu tout ce qui concernait l’abbaye. Je me suis fait des fiches. Le samedi soir, au Mont, j’ai dormi dans la Maison verte, là où loge aujourd’hui l’administrateur de l’abbaye. Le dimanche, j’ai repéré les lieux. Le lundi, j’ai commencé les visites. Sans mes fiches. »

« On ne sortait pas du Mont »

Été après été, Henry Decaëns a consacré un mois de ses grandes vacances « et quelques week-ends » à l’abbaye du Mont-Saint-Michel. « On restait un mois au Mont. Sans jour de repos. Deux visites un jour, trois visites le suivant et ainsi de suite. On ne sortait pas du Mont. À cette époque, des marchands ambulants se garaient près des remparts : boulanger, épicier, marchand de légumes, poissonnier. On avait tout sous la main. »

À Tombelaine à pied

Henry Decaëns se marie en 1967. « En 1970, à la naissance de notre second enfant, on nous a proposé un petit appartement au Fanil. Pendant mes visites, mon épouse allait à Tombelaine à pied avec les enfants. C’était possible à l’époque. La Sée et la Sélune coulaient au Nord de Tombelaine et le Couesnon plutôt à l’Ouest. C’était sans danger. » En 1972, le couple achète « une petite maison aux Pas. On l’a toujours et on y séjourne régulièrement ».

Citoyen d’honneur du Mont

En 48 années de guide conférencier, Henry Decaëns a tout vu et tout appris de l’abbaye. « J’ai même été marié dans l’église souterraine, Notre-Dame-sous-Terre, par l’abbé Hamel. Un privilège. En 2015, j’ai été nommé citoyen d’honneur de la commune du Mont. » Montois d’adoption et de cœur, Henry Decaëns se souvient d’un Mont-Saint-Michel « qui ne vivait que l’été. Tout était fermé l’hiver. De ce Mont endormi, mais qui respirait, je garde de magnifiques souvenirs ».

Une douzaine de livres

Henry Decaëns a lutout ce qui a été écrit sur le Mont. « J’ai chez moi près de 12 m linéaires de livres sur le sujet. » L’historien a rendu la politesse et publié « une douzaine de livres sur le Mont. Dont un Itinéraire, aux Éditions du Patrimoine, traduit en onze langues. J’ai aussi collaboré à de nombreux ouvrages collectifs. » À Rouen, il a été, pendant quarante ans, l’administrateur de l’église abbatiale Saint-Ouen bâtie, entre autres, par Guillaume d’Estouteville, archevêque de Rouen de 1454 à 1483. « Guillaume d’Estouteville a été le trente-quatrième abbé du Mont Saint-Michel, de 1444 à 1483. Je ne pouvais pas échapper au Mont-Saint-Michel ! »

Cherbourg-Bayonne: construction d’un Axe Plantagenêt pour le fret ferroviaire…

En période de crise, il faut investir en sachant regarder un peu plus loin que l’horizon assombri par la brume de la conjoncture. La géo-histoire peut nous y aider…

La géographie de la Normandie permet de doubler par l’Ouest, le corridor isthmique européen saturé « Amsterdam- Marseille » : c’est l’axe que nous appelons ici « axe Plantagenêt » parce que nous connaissons ici l’histoire normande ou anglo-normande.

Le Brexit a créé l’opportunité de faire du port normand de Cherbourg la porte d’entrée privilégiée de l’Irlande en Europe: c’est une opportunité qui doit être totalement prise en compte en Normandie.

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https://www.ouest-france.fr/economie/transports/cherbourg-bayonne-la-premiere-autoroute-ferroviaire-de-la-facade-atlantique-7155174

Cherbourg-Bayonne : la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique

Voilà plusieurs années que les gouvernements successifs cherchent à développer les autoroutes ferroviaires. En 2022, la première autoroute ferroviaire de la façade atlantique reliant Cherbourg à Bayonne pourrait entrer en service. Les travaux ont déjà commencé en Normandie et Pays de la Loire.

« Chaque camion chargé sur le train, c’est une tonne de CO2 économisée, se réjouit Maxime Boisson, représentant de la maîtrise d’ouvrage SNCF Réseau. L’autoroute ferroviaire, transition écologique dans le transport de marchandises, permet d’éviter la saturation des autoroutes et des routes. C’est le fret d’avenir ! » Six autoroutes ferroviaires ont déjà vu le jour dont l’une permet le passage en Espagne, l’autre en Italie. Une septième devrait entrer en service l’année prochaine et relier Cherbourg à Bayonne. « La part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises en France n’est actuellement que de 9 % mais l’offre devrait se développer davantage dans les années à venir : l’État entend doubler ce chiffre d’ici à 2030 », précise Laurent Fléchet, pilote maîtrise d’ouvrage des autoroutes ferroviaires à SNCF Réseau.

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Un projet soutenu par Brittany Ferries

Cet axe situé sur la façade Atlantique est stratégique pour de nombreux acteurs français comme Brittany Ferries. En 2018, la compagnie maritime bretonne interpelle SNCF Réseau via un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’État, car elle cherche à proposer à ses clients une solution alternative au transport maritime et faciliter les échanges commerciaux entre l’Angleterre et l’Espagne. Le principe est simple : acheminer des camions complets ou des semi-remorques sur des wagons spécialement aménagés, surbaissés pour franchir ponts et tunnels. Les ingénieurs se mettent au travail, imaginent un tracé permettant de traverser la France de nuit, à raison d’un aller-retour par jour, cinq jours par semaine.

Un mode de transport plus économique

Chaque wagon peut transporter deux semi-remorques : « Il suffit d’un terminal de départ avec une plateforme de chargement des camions, explique Laurent Fléchet, un terminal à l’arrivée et la définition d’un « sillon », le tracé de l’itinéraire du train calé dans le temps en vérifiant les disponibilités et fréquentations de la voie. » Les transporteurs optent davantage pour le transport de la remorque seule, afin d‘éviter la présence d’un conducteur durant tout le trajet. Il suffit d’organiser une récupération à l’arrivée par un autre conducteur : « L’autoroute ferroviaire est pertinente d’un point de vue économique à partir de 600 km et plutôt orientée sur les transports transfrontaliers, poursuit Laurent Fléchet. Elle est aussi intéressante pour franchir des obstacles comme des zones de montagnes. 

Trois ponts en Normandie et Pays de la Loire

En Normandie, ils repèrent deux ponts voûtés et maçonnés gênant la circulation. Le camion sur le wagon augmente en effet la hauteur standard habituelle. L’un est déconstruit, jugé inutile. Pour l’autre, il est décidé de creuser le sol afin d’abaisser la voie et permettre le passage des wagons chargés. Les travaux débutent.Un troisième pont est identifié à Écommoy dans la Sarthe : « Nous avons procédé à un abaissement de plateforme et donc, creusé le sol pour permettre le passage du train », explique Maxime Boisson. Les travaux ont eu lieu en septembre et octobre 2020 dans le respect du protocole sanitaire. Pendant dix jours, la circulation a été totalement interrompue, la double voie a été démontée et déposée. Les pelles mécaniques ont creusé le sol d’une trentaine de centimètres sur une longueur de 300 mètres. En même temps, la traversée de la voie piétonne de la gare d’Ecommoy a été sécurisée. Le montant des travaux s’élève à 1,18 million d’euros, intégralement financés, comme pour la Normandie, par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Lever les contraintes

Pour la partie sud, les études préliminaires se poursuivent, notamment pour franchir les quatre tunnels situés entre Poitiers et Bordeaux. Afin de permettre une mise en exploitation dans le calendrier souhaité, une méthode innovante est en cours de mise en œuvre. « Nous avançons sur une route que nous fabriquons en même temps, explique Laurent Fléchet. Nous tentons de résoudre les difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent. » Les réflexions devront aussi examiner les différentes contraintes d’exploitation, comme le risque de fermeture prolongée des passages à niveaux pour la traversée de Cherbourg et éviter les heures de pointe. Alors que les travaux réalisés en Normandie et Pays de la Loire s’élèvent à 3 millions d’euros, on évoque le chiffre très approximatif de 8 millions d’euros pour la partie sud. L’État prendra à sa charge la totalité des travaux concernant les infrastructures.

Le 22 février 2021 sur FR3 Normandie, la voix de Philippe Torreton sera celle de Rollon!

Preuve que la Normandie existe à nouveau dans l’imaginaire grâce à sa réunification depuis six ans… Retour aux origines avec l’épopée Viking avec Rollon qui s’installa avec ses hommes dans les boucles de la vallée de la Seine. Avant que Netflix (rêvons un peu) ne s’empare du grand sujet d’une biographie de Guillaume le Conquérant, ce docu-fiction consacré au fondateur de la Normandie qui sera diffusé le 22 février prochain sur France 3 Normandie avec la voix de l’acteur Philippe Torreton, est déjà un bon début!

https://www.ouest-france.fr/normandie/entretien-le-producteur-de-rollon-sur-les-traces-du-premier-normand-raconte-les-coulisses-du-film-7157977

Le producteur de « Rollon, sur les traces du premier Normand » raconte les coulisses du film

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Le premier film documentaire sur Rollon, le Viking qui a fondé la Normandie, sera diffusé le 22 février 2021 à 22 h 50, sur France 3 Normandie. Un docufiction historique tourné dans toute la Normandie, par et avec des intervenants exclusivement originaires de la région. Entretien avec Samuel Moutel, de Keren production, son producteur.

Rollon, fondateur de la Normandie, est à l’honneur dans un film documentaire de 52 minutes diffusé le 22 février 2021 à 22 h 50, sur France 3 Normandie, Rollon, sur les traces du premier Normand. Environ 120 artistes, techniciens, comédiens et bénévoles, tous originaires de la région, ont participé à sa production et Philippe Torreton, né à Rouen, en est le narrateur.

Comment a germé ce projet de docufiction sur Rollon ?

Alban Vian, réalisateur basé à Rouen, a commencé à me parler de ce projet en 2018. J’étais alors en train de produire un film documentaire sur Guillaume le Conquérant, qui sera diffusé lundi 12 avril, pour respecter la logique chronologique, également sur France 3 Normandie.

Je connaissais très peu Rollon, qui est le premier homme à avoir commencé à tracer les frontières de la Normandie.

La crise sanitaire a-t-elle influé sur le tournage ?

Après deux ans de travail, une durée assez classique pour un documentaire de cette ampleur-là, Rollon, sur les traces du premier Normand, est achevé.

l s’agit de l’un des films à avoir pu se faire, malgré la pandémie de Covid-19. Avec un tournage prévu en juin, juillet et septembre, nous avons eu la chance de passer entre les gouttes…

Avez-vous rapidement pensé à Philippe Torreton pour interpréter la voix narrative ?

Nous y avons pensé assez tôt car nous cherchions une voix qui ait « du coffre ». De plus, nous souhaitions faire appel à une personne qui revendique ses origines normandes, ce qui est le cas de Philippe Torreton, natif de Rouen.

Nous avons décidé de lui envoyer le film une fois qu’il était quasiment terminé, avec une voix témoin. Il a rappelé dans les deux heures qui ont suivi pour nous donner son accord !

Ce film documentaire est 100 % Normand…

En effet, environ 120 personnes ont participé à sa production, toutes originaires de la région. Les lieux de tournage sont aussi exclusivement normands : Rouen, Caen, Hérouville-Saint-Clair, Carentan, Bernay…

l y a également eu un grand enthousiasme de la part d’associations, qui nous ont accompagnés. Par exemple, Ornavik, un parc historique à Hérouville-Saint-Clair, nous a beaucoup aidés pour les décors, les gestes à effectuer, les armes manipulées…

Nous avons aussi pu utiliser un grand drakkar, une pièce unique, grâce à l’association Dreknor, située à Carentan (Manche).

Dans quel état d’esprit êtes-vous en attendant la diffusion ?

Nous sommes vraiment impatients de montrer ce film documentaire. Le fait qu’on s’intéresse enfin à Rollon a suscité un réel engouement. On sent une vraie attente de la part de téléspectateurs, qui se sont manifestés sur les réseaux sociaux, c’est gratifiant. Il s’agit de l’aboutissement de quelque chose.

Philippe Torreton a rapidement accepté de prêter sa voix au film

Le comédien confie : « Tout ce qui touche à la Normandie m’interpelle et j’ai trouvé courageux de se lancer dans un docufiction sur Rollon. Celui-ci est très intelligemment fait. Il est ludique et passionnant. »

L’avenir de la tapisserie de Bayeux est entre de bonnes mains… Des mains féminines!

La « tapisserie de la Reine Mathilide » a longtemps été, par un abus de langage qui n’en était finalement pas un, le nom par lequel était connu de plus grand nombre le « Telle du Conquest » qui est, assurément, le nom le plus historiquement authentique de cet admirable trésor de notre Normandie médiévale…

Car, depuis ses origines, la célèbre broderie racontant la mémorable conquête de la couronne d’Angleterre par le duc Guillaume de Normandie, fut une affaire de femmes: probablement d’abord celle de brodeuses moniales ou de leurs ouvrières issues d’un monastère du Sud de l’Angleterre pour le compte de l’évêque Odon de Bayeux demi-frère du Conquérant qui vivait fastueusement et que l’on doit considérer comme l’un des grands princes mécènes de l’art occidental…

Mais plus encore aujourd’hui pour la conservation et la restauration de cet insigne ouvrage de l’art humain qui est fait partie du patrimoine mondial de l’Humanité labellisé par l’UNESCO.


 

On lira, ci-après, tirée du site du ministère de la Culture, cette présentation exhaustive fort intéressante du vaste programme de restauration et de rénovation muséographique qui va commencer pour l’avenir de la tapisserie de Bayeux:

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Normandie/Actualites/Tapisserie-de-Bayeux-constat-d-etat-et-perspectives-de-conservation

Tapisserie de Bayeux : constat d’état et perspectives de conservation

Malgré les difficultés liées à la crise sanitaire et les fermetures à la visite des lieux culturels, la conservation et la restauration du patrimoine figurent au cœur des préoccupations de l’État.

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Dossier de presse

 En début d’année 2020, un constat d’état de la Tapisserie de Bayeux (maîtrise d’ouvrage de l’État) a été réalisé par une équipe de huit restauratrices spécialisées dans les textiles anciens, afin de mieux connaître son état de conservation. Cet examen est une base essentielle pour élaborer le protocole de restauration. Il doit également permettre d’étayer les réflexions autour de son futur mode de présentation, dans le respect des dernières préconisations en termes de conservation du textile. Ces différents travaux scientifiques font partie de l’élaboration du projet architectural et muséographique global (maîtrise d’ouvrage de la Ville de Bayeux) envisagé pour accueillir la broderie millénaire dans un nouvel écrin à Bayeux à l’horizon 2026.

 

Tapisserie de Bayeux

Classée Monument Historique depuis 1840 et inscrite depuis 2007 au registre « Mémoire du Monde » de l’UNESCO, la Tapisserie de Bayeux est une œuvre, propriété de l’État, confiée en dépôt à la ville de Bayeux par Bonaparte en 1804. Elle est considérée aujourd’hui comme le plus important monument des arts textiles de la période romane, mais aussi comme un témoignage capital sur la conquête de l’Angleterre par le duc Guillaume de Normandie en 1066 qu’elle relate.

Le constat d’état s’est déroulé durant le mois de janvier 2020, au moment de la fermeture annuelle du musée. L’examen direct de l’œuvre a nécessité sa manipulation afin que l’équipe des restauratrices puisse faire ses observations sans l’interface de la vitrine.

 

Objectif du constat d’état

L’objectif de l’étude préalable était de dresser un constat d’état précis des dégradations ou interventions survenues au cours des siècles pour améliorer la connaissance matérielle de l’œuvre et optimiser ses conditions de conservation.

Chaque altération repérée a été reportée directement sur un outil dédié (SIDS – système d’information documentaire spatialisé), via la saisie sur tablette numérique dont chacune des restauratrices était équipée. Le choix d’avoir privilégié l’usage de l’outil numérique pour réaliser un constat d’état a permis :

  • De mettre en place un vocabulaire métier commun permettant de définir les altérations et uniformiser les saisies.
  • De combiner pour chaque altération observée un diagnostic sur son origine, différents pronostics quant à son évolution selon les futurs modes de présentation envisagés mais aussi des préconisations en cas de restauration.
  • Des remontées statistiques immédiates sur les altérations observées aussi bien au niveau quantitatif que par leur localisation, ont grandement facilité le suivi des opérations de manière précise au jour le jour.

Durant toute la durée de l’opération, l’équipe a été accompagnée par l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage de la DRAC : le pôle conservation, restauration & imagerie scientifique de l’EPCC la Fabrique de patrimoines en Normandie, associé à la restauratrice Patricia Dal-Prà, ainsi que par les ingénieurs de l’Université de Caen Normandie du CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour les TIC) et du Pôle Document Numérique (PDN / MRSH).

Méthodologie du constat d’état

Le constat d’état s’est déroulé durant le mois de janvier 2020, au moment de la fermeture annuelle du musée. L’examen direct de l’œuvre a nécessité sa manipulation afin que l’équipe des restauratrices puisse faire ses observations sans l’interface de la vitrine.

Considérant les délais contraints pour réaliser l’examen de l’œuvre aux dimensions exceptionnelles (près de 70 mètres de long), la DRAC a donc recruté une équipe de huit restauratrices-conservatrices spécialisées en textiles, diplômées du Master de conservation restauration des biens culturels de l’Université Paris I ou de l’Institut National du Patrimoine :

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  • Aude Mansouri (mandataire),
  • Cécile Argenton,
  • Thalia Bajon-Bouzid,
  • Marie-Flore Levoir,
  • Valérie Marcelli,
  • Déborah Panaget,
  • Maëlle Toubert,
  • Agathe Strouk.

Les 68,38 mètres de longueur de la Tapisserie ont fait l’objet d’un examen attentif. Chaque jour, chaque restauratrice étudiait environ 1 mètre de la broderie et de son support en toile de lin pour en analyser les dégradations.

Chaque altération repérée a été reportée directement sur le SIDS, via la saisie sur tablette numérique dont chacune des restauratrices était équipée. Le choix d’avoir privilégié l’usage de l’outil numérique pour réaliser un constat d’état a permis :

  • De mettre en place un vocabulaire métier commun permettant de définir les altérations et uniformiser les saisies.
  • De combiner pour chaque altération observée un diagnostic sur son origine, différents pronostics quant à son évolution selon les futurs modes de présentation envisagés mais aussi des préconisations en cas de restauration.
  • Des remontées statistiques immédiates sur les altérations observées aussi bien au niveau quantitatif que par leur localisation, ont grandement facilité le suivi des opérations de manière précise au jour le jour.

Durant toute la durée de l’opération, l’équipe a été accompagnée par l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage de la DRAC : le pôle conservation, restauration & imagerie scientifique de l’EPCC la Fabrique de patrimoines en Normandie, associé à la restauratrice Patricia Dal-Prà, ainsi que par les ingénieurs de l’Université de Caen Normandie du CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour les TIC) et du Pôle Document Numérique (PDN / MRSH).

 

Une restauration prévue en 2024

Le constat d’état a permis de mieux connaître l’état de conservation de l’œuvre et de déterminer les prochaines opérations nécessaires au maintien de sa bonne conservation.

À l’issue de son étude, l’équipe des restauratrices a notamment relevé :

  • 24204 taches,
  • 16445 plis,
  • 9646 manques dans la toile ou les broderies,
  • 30 déchirures non stabilisées,
  • une fragilisation plus importantes des premiers mètres de l’œuvre.

Certaines altérations sont les témoins de l’Histoire de l’œuvre, elles seront donc conservées à moins qu’elles ne constituent un risque d’aggravation de son état. À titre d’exemple, la présence de trous de clous inhérents à d’anciens accrochages, des réparations de la toile réalisées dans le passé, ou encore des tâches de cire provoquées par l’éclairage à la bougie dans la cathédrale, ont pu être répertoriées.

Dans le cadre du projet de rénovation du musée, le comité scientifique en charge du suivi des opérations de conservation-restauration a estimé qu’une restauration de l’œuvre était nécessaire. Elle devrait être programmée à l’horizon 2024 quand l’établissement muséal actuel devra fermer ses portes au public pour entrer en phase de travaux. Le but de cette opération sera de stabiliser les altérations structurelles telles les déchirures, de procéder à un dépoussiérage précis de l’œuvre et surtout de limiter les tensions pesant aujourd’hui sur la toile de lin médiévale, causées notamment lors de restaurations anciennes.

Afin de résoudre ce dernier problème, plusieurs opérations sont programmées :

  • Le démontage du dosseret permettant aujourd’hui l’exposition de l’œuvre et installé en 1982-1983.
  • La dépose d’une doublure apposée au XVIIIe siècle, d’après les sources.
  • La dépose d’un galon dans la partie inférieure de l’œuvre et installé au XIXe siècle.

Dans le cadre de la rénovation du musée, la DRAC de Normandie est aujourd’hui engagée dans la commande d’une étude afin de déterminer :

  • Les modalités d’extraction de l’œuvre de son lieu actuel et les conditions de sa restauration,
  • Les caractéristiques d’une nouvelle vitrine de présentation pour l’œuvre. Cette nouvelle vitrine devra permettre d’optimiser les conditions de conservation et d’exposition de ce chef d’œuvre du Moyen Age.

L’utilisation du Système d’information documentaire spatialisé (SIDS):

Cette étude inédite dans l’histoire de la Tapisserie de Bayeux a pu être réalisée en un temps record grâce à l’utilisation du Système d’Information Documentaire Spatialisé (SIDS), développé sur-mesure pour la Tapisserie de Bayeux.

Porté par l’État et la Ville de Bayeux, ce SIDS a été conçu par l’Université de Caen-Normandie et le CNRS, notamment le CERTIC (Centre de Ressources Technologiques pour le TIC · DSI · UNICAEN) et le Pôle Document Numérique (PDN · MRSH · CNRS · UNICAEN). Il a consisté préalablement en une campagne de numérisation (janvier 2017), dont les clichés ont été exploités et assemblés sous forme de panorama grâce à l’expertise et aux travaux du laboratoire de recherche en informatique du GREYC (UNICAEN – ENSICAEN – CNRS) en vue du développement d’un outil innovant qui représente le volet numérique du projet de futur musée de la Tapisserie de Bayeux.

Destiné en premier lieu à servir de support au niveau restauration/conservation (constat d’état 2020 et future campagne de restauration · maîtrise d’ouvrage DRAC Normandie), cet outil sera également adapté à l’usage de la communauté scientifique spécialisée, au monde scolaire et enfin au grand public à travers la création d’outils de médiation spécifiques au sein du futur musée (maîtrise d’ouvrage Ville de Bayeux).

Durant le constat d’état, chaque restauratrice était équipée d’une tablette tactile connectée au SIDS et pouvait ainsi saisir ses observations directement sur le logiciel. L’outil leur a permis d’accéder simultanément aux images de l’endroit et du revers, facilitant la compréhension de certaines altérations (par exemple via la présence d’une pièce de tissu visible uniquement sur son revers), ainsi qu’aux images sous différents éclairages et spectres lumineux (UV, IR, fausses-couleurs, lumières rasantes…) toutes issues de la campagne d’imagerie scientifique réalisée en 2017 par la Fabrique de patrimoines en Normandie.

Le SIDS aura ainsi permis à l’équipe de restauratrices de réaliser en une quinzaine de jours un énorme travail avec plus de 6500 fiches d’annotation imagées par plus de 68000 formes géométriques représentant les altérations observées.

Le SIDS a vocation à constituer un fond de référence universel de la broderie millénaire. Il doit permettre une navigation dans les 70 mètres de l’œuvre, sur l’endroit comme sur le revers, avec un repérage précis et commun de zones d’intérêts, relatives à l’état matériel et iconographique de l’œuvre. Un grand nombre d’analyses, d’articles, de clichés photographiques, de bibliographies, et d’autres relevés graphiques y sont également indexés et viennent enrichir la connaissance de l’œuvre.

En attendant la réouverture du musée…

Dans le cadre des travaux engagés pour le développement du SIDS et dans l’attente de la réouverture du futur musée, la Tapisserie de Bayeux est entrée dans une nouvelle ère de médiation grâce à la mise en ligne du panorama numérique de référence de l’œuvre qui permet désormais son exploration dans toute sa longueur aussi facilement que sur une carte géographique.

Cette mise en ligne publique du panorama, construit à partir des clichés de la Fabrique de patrimoines en Normandie (maîtrise d’ouvrage DRAC Normandie) en 2017, et consolidés par les équipes de l’Université de Caen Normandie, de l’Ensicaen et du CNRS, a été proposée par l’ensemble des partenaires du projet au conseil scientifique qui a tout naturellement approuvé cette initiative. Cette décision fait encore plus sens aujourd’hui avec les difficultés d’accès au musée dues à la crise sanitaire.

Fort de son engagement dans la protection et la valorisation de cette œuvre millénaire, la Ville de Bayeux a été très logiquement choisie par l’ensemble des partenaires comme la plus appropriée pour devenir le diffuseur exclusif auprès du grand public de la représentation numérique officielle de la Tapisserie de Bayeux.

Lien vers le panorama numérique de la Tapisserie de Bayeux

Vidéo du déplacement : https://youtu.be/VeFhhDNaejg

restauratrices

La Normandie, en tête des régions françaises pour le surendettement des ménages

Et parmi les cinq départements normands, c’est la Seine-maritime qui est aussi le plus peuplé des départements normands où l’on trouvera le plus de ménages surendettés…

https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-normandie-dans-le-trio-de-tete-des-regions-qui-comptent-le-plus-de-menages-surendettes-1613496519

La Normandie dans le trio de tête des régions qui comptent le plus de ménages surendettés

Le nombre de dossiers de surendettement déposés à la Banque de France a baissé de 20% en 2020, mais la Normandie reste néanmoins l’une des régions qui comptent le plus de ménages surendettés, derrière les Hauts-de-France.

En 2020, 7521 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France, contre 9445 en 2019. Une baisse de 20%. En Seine-Maritime, on n’avait pas vu ça depuis le milieu des années 90, même si la diminution du nombre de dossiers déposés est une tendance constatée depuis plusieurs années. Moins 37,5% entre 2014 et 2019 en Normandie. Deux explications selon le directeur régional de la Banque de France. « Les particuliers ont sans doute rencontrer des difficultés dans leurs démarches pour préparer les dossiers » explique Marc Lantéri, même s’il a toujours été possible de faire une demande y compris pendant le confinement. « Les différentes mesures mises en place par le gouvernement, les collectivités locales, les acteurs privés ou publics, les bailleurs sociaux, et aussi les établissements de crédits qui ont pu se montrer bienveillants ».

Tout cela a permis sans doute de limiter la casse.

La part des dettes à la consommation a progressé de 37,7% en 2019 à 39,7% en 2020 en Normandie. Mais parmi les surendettés, 1 sur 4 n’a pas du tout de dettes liées à un crédit à la consommation. « Ce sont des gens qui ont des revenus si faibles qu’ils ne parviennent plus à faire face aux charges courantes » indique Annie Herriou, qui siège tout les mois à la commission de surendettement de la Seine-Maritime au nom de l’association « Que choisir« . En Normandie, plus de la moitié des personnes surendettées vivent en dessous du seuil de pauvreté. Et parmi les dossiers déposés, beaucoup concernent des personnes isolées, des femmes seules avec des enfants à charge, des ouvriers, des employés, des chômeurs (25,9%).

Notre région est ainsi la deuxième région de France la plus surendettée, derrière les Hauts-de-France, et devant la Bourgogne-Franche-Comté. La Seine-Maritime et l’Eure étant les départements les plus surendettés parmi les cinq départements normands.


 

Commentaire de Florestan:

L’actuelle crise sanitaire mondiale est peut-être en train de mettre en branle la plus grave crise économique et sociale depuis la Seconde Guerre mondiale et elle risque d’aggraver un profil socio-économique normand qui était déjà fragile avant cette crise puisque nous avions à combattre grâce au retour de l’unité normande et à la mise en place d’une action publique régionale normande enfin adaptée aux réalités et aux urgences normandes au passif de plus de 50 années passées dans la division régionale et dans la médiocrité localiste qui a généré un sous-investissement massif dans l’équipement du territoire régionale et dans les indispensables ambitions qui permettent à une société, notamment sa jeunesse, de s’élever au dessus de sa condition.

Prenons quelques exemples précis et particulièrement éloquents:

Sachant que la titulaire d’un CAP de coiffure est payée lors de sa première embauche 200 euros de plus en Bretagne qu’en Normandie, 

que le niveau de diplôme reste en Normandie inférieur à la moyenne nationale,

que le taux d’illettrisme en Normandie est supérieur à la moyenne nationale,

que 25% du PIB régional se fait dans l’industrie mais qu’un emploi industriel normand sur deux dépend d’un donneur d’ordres situé à l’extérieur de la région, voire à l’étranger,

on comprend que la Normandie soit particulièrement exposée aux effets sociaux négatifs d’une crise économique, avec un profil socio-scolaire fragile ou un caractère socio-économique dominé par des classes populaires laborieuses que cela soit dans l’industrie, dans l’agro-alimentaire ou les services vivant, notamment, dans les nombreuses petites villes de la Normandie rurale, avec un moteur métropolitain quasiment à l’arrêt (par exemple: à Rouen), avec des populations urbaines déclassées dont il faudrait revoir la formation pour qu’elles trouvent un emploi (par exemple: au Havre) ou encore, une base d’emplois métropolitains supérieurs (ingénieurs, chercheurs, scientifiques, cadres dirigeants) trop étroite pour tirer tout le reste du territoire vers le haut (par exemple: à Caen).

C’EST LE PASSIF DE LA DIVISION NORMANDE !

Et, pour lors, seul le conseil régional de Normandie qui met actuellement en oeuvre une authentique politique de « bouclier social » en direction des entreprises de la région en appliquant concrètement les principes de l’intelligence économique territoriale semble avoir pris la mesure de cet enjeu.

On aimerait que les présidents des cinq départements normands (qui sont en charge, es qualités, de la politique sociale) et que les présidents des trois premières agglomérations urbaines de Normandie (communauté urbaine de Caen, communauté urbaine du Havre et métropole de Rouen) s’en préoccupent davantage en ayant conscience que le LOCALISME risque d’être un facteur aggravant de la grave crise sociale qui s’annonce pour les plus fragiles des Normandes et des Normands.

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ROUEN, une métropole dans la brume du renoncement: la mélancolie de Nicolas PLANTROU

Rouen doit se préparer à être, pour reprendre la ritournelle d’un oiseau ambitieux, la capitale du monde d’Après… Mais ne demandez surtout pas à un être humain normal où diable pourrait se trouver ce « monde d’Après » qui permettrait à la ville qui fut, jadis, la seconde ville de France d’être enfin la capitale de quelque chose…

Pour notre part, avec bon sens, le « monde d’Après » nous évoque plutôt ceci:

800px-Porte_du_cimetiere_de_Taillecavat_datant_de_1860

https://www.facebook.com/public/Nicolas-Plantrou#

ROUEN , LE RENONCEMENT 

La Métropole de Rouen vient de décider de ne pas financer sa quotes-part du financement de son contournement est ,projet discuté depuis plusieurs décennies ayant fait l’objet de tous les recours possibles mais déclaré d’utilité publique.
Notre agglomération avait déjà renoncé à disposer d’un aéroport avec une piste de 2300 mètres permettant de recevoir les gros porteurs. Cela a alors profité à Beauvais qui est devenu, avant le contexte Covid, le 9eme aéroport français le reliant à de très nombreuses capitales européennes ,ce qui a été créateur de richesses pour le territoire et ses habitants. Rouen est ainsi la seule métropole sans aéroport !!
Notre agglomération avait un beau projet de construction d’une médiathèque. A la faveur d’un changement de majorité municipale,Rouen a renoncé à poursuivre la construction déjà bien entamée de ce bâtiment . Et maintenant Rouen veut devenir Capitale européenne de la culture sans avoir de médiathèque. Rouen est en effet la seule métropole sans médiathèque !!
Notre métropole vient de renoncer à participer au financement du contournement est ,contrairement à ce qui avait été voté cinq ans plus tôt,sans tenir compte de l’échec de tous les recours et de la déclaration d’utilité publique. Rouen est ainsi la seule métropole sans contournement routier !!
Je respecte bien évidemment cette décision prise par des élus responsables et légitimement élus malgré un taux d’abstention record du fait de la pandémie. Je ne peux cacher ma très grande déception et mon amertume.
J’ai eu la patience d’écouter les débats durant sept heures . Je n’ai guère été ébloui par la pertinence de nombreux propos qui ont été prononcés .
Une expression est revenue à maintes reprises dans la bouche de très nombreux intervenants:  » le monde d’après » . Mais aucun – je dis bien aucun- n’a pu expliquer clairement ce qu’il entendait par là.
Où les élus de la Métropole mènent- ils notre territoire ? Personne ne peut le dire vraiment .  Cela laisse le sentiment que, pour le moment, il s’agit d’un obscur brouillard.
Il serait grand temps de dire les objectifs poursuivis et les moyens de les atteindre.
J’aime Rouen et cela me fait souffrir,mais je veux garder espoir,


Lire aussi sur le même compte FB de Nicolas Plantrou:
SOTTEVILLE DOIT ÊTRE LA FUTURE GARE DE ROUEN
Les débats sur le contournement est de Rouen me paraissent surréalistes.
La majorité de la Métropole refuse d’investir 66 millions d’euros pour cette infrastructure déclarée d’utilité publique malgré tous les recours effectués .
Elle ferait mieux de réaliser ce projet et de revoir l’implantation de la future gare rive gauche à Saint Sever qui impose un tunnel important sous la Seine . Ce projet est pharaonique . Il coute plusieurs milliards d’euros et est une atteinte à l’environnement plus importante que le contournement routier.
La gare doit être implantée à Sotteville sur le site de Quatre mares en amont du pont aux Anglais . Il suffit de rénover le pont et de construire la gare . Il est nullement besoin de créer de nouvelles voies car celles ci existent déjà ni surtout de construire un coûteux tunnel .
En outre on pourrait au dessus de cette gare créer une dalle comme à La Défense et faire une belle zone tertiaire et d’habitations au cœur même de la Métropole.
On éviterait ainsi de manger des terres agricoles en périphérie de la métropole. On pourrait aussi faire de même jusqu’au rond point des vaches .
Faire le contournement routier et la gare à Sotteville, voilà les deux projets à mener de front pour assurer le meilleur compromis entre la préservation de
l’environnement et le développement économique et surtout en investissant de la manière la plus parcimonieuse pour les finances publiques (qui proviennent de l’argent des contribuables et des entreprises).

Commentaire de Florestan:
Les réflexions pertinentes et pleine de bon sens de Nicolas Plantrou vont dans le bon sens mais nous irons plus loin car c’est toute la rive gauche de Rouen à l’échelle de la métropole voire, au-delà, à l’échelle de la Normandie, qu’il faut repenser totalement en terme de réaménagement des infrastructures ferroviaires et routières.
Comme le souligne celui qui est le président du conseil d’orientation et de  surveillance de la Caisse d’Epargne de Normandie, le coût de la construction d’un tunnel ferroviaire sous la Seine à Rouen s’annonce pharaonique, c’est la raison pour laquelle il faut, à nouveau, étudier sérieusement la solution d’un franchissement ferroviaire sous-fluvial dans l’estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur à partir d’un réaménagement ferroviaire complet de la rive gauche de la métropole de Rouen et de la rive gauche de la Seine, en général. (cf. Scénario C lors du débat public sur la LNPN en 2011).
Enfin, on pourrait, hélas, ajouter une pierre supplémentaire dans la jachère brumeuse au-dessus laquelle un rossignol gazouille à tue-tête: si l’alternative routière Ouest (raccordement direct du pont Flaubert à la Sud III) au contournement routier Est si chère à l’actuelle majorité socialo-écolo de la métropole de Rouen est, actuellement, totalement bloquée c’est que cet aménagement routier dépend totalement du projet, lui aussi stoppé, de construction de l’ éco-quartier « Flaubert » dont on a découvert la proximité problématique avec le site industriel chimique… Lubrizol dont les fumées se sont ajoutées pour épaissir le brouillard rouennais!

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Elections régionales normandes 2021: une vidéo pour tout savoir ou presque sur… Nathalie GOULET

Nos amis de TVNC, la webtélé du Mouvement Normand et les membres du Cercle Normand de l’Opinion qui animent les « Répliques normandes » se sont associés pour la diffusion de vidéos plutôt pédagogiques et bien informées pour alerter les électeurs et les électrices de Normandie qui ont l’intention de voter aux prochaines élections régionales de juin 2021 parce qu’ils prennent la Normandie au sérieux.

Nous saluons cet exercice salutaire pour notre démocratie locale et régionale qui en a bien besoin car la crise sanitaire en cours a mis en suspens le peu de débat public régional qui pouvait authentiquement exister sur la question normande.

A toute seigneurie, tout honneur… Puisque la sénatrice centriste de l’Orne Nathalie Goulet fut la première a officialiser sa candidature, la première vidéo de cette série lui est donc consacrée:

https://www.tvnc.tv/Regionales-2021-la-liste-UDI-manque-de-saveur_a1460.html

 

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Régionales 2021 : la liste UDI manque de saveur…

Régionales 2021 : bienvenue au Far-West ! cette série d’émissions, consacrées aux têtes de liste qui prétendront occuper le siège de la Présidence à l’Abbaye aux Dames, pour les 5 prochaines années. Volontairement flingueuse et irrespectueuse, cette chronique ne s’en veut pas moins exacte, factuelle – les faits, rien que les faits ! – et uniquement focalisée sur la Normandie et ses intérêts. On peut être un bon élu à Paris, à Bruxelles ou même dans une mairie ou un département normand et être un très mauvais candidat pour notre région, voire un candidat nocif. Notre credo, c’est la Normandie. Nous sommes partisans, et à ce titre, on se régale dans les embuscades !

Nathalie Goulet est la première candidate déclarée pour les élections régionales de 2021 en Normandie, sous les couleurs blafardes de l’UDI. C’est donc elle qui inaugure cette série d’émissions, consacrées aux têtes de liste qui prétendront occuper le siège de la Présidence à l’Abbaye aux Dames, pour les 5 prochaines années.

La candidate

Nathalie Milsztein, épouse Goulet, est née en 1958 à Boulogne-Billancourt. Elle a deux enfants, qui vivent aux États-Unis. Elle confie s’habiller « en Prada, comme le diable », posséder un tapis persan et trois iPhone, « ses meilleurs amis pour rester connectée. » Sur l’écran de l’un d’eux, le chanteur Charles Aznavour : « Le grand amour de sa vie ».
Nathalie Goulet sait d’ailleurs cultiver son capital séduction, entre alimentation végétarienne, jeûne thérapeutique et pratique acharnée du sport.
Elle le confesse volontiers, « l’idée de vieillir l’insupporte ! »
C’est une battante. Depuis toujours.

Après des études de droit et un premier prix au concours général de droit civil, s’il vous plaît, Nathalie Milsztein devient avocate au barreau de Paris. Mais elle est radiée en janvier 2000 par le conseil de l’ordre de Paris pour des manquements graves à la déontologie du métier d’avocat, une décision confirmée en appel en 2006. Décision plutôt rare dans le monde feutré de la Justice. Qu’à cela ne tienne, elle dépose un pourvoi en cassation et elle est réinscrite au Barreau de Paris en 2011. C’est rarissime.

Compagne du sénateur RPR de l’Orne, Daniel Goulet, elle devient son assistante parlementaire en 1999, avant d’être sa suppléante à partir du 23 septembre 2001. Elle l’épouse en 2004.
Le 19 février 2007, au cours d’une mission parlementaire au Moyen-Orient, Daniel Goulet fait une attaque cérébrale et meurt le 25 à l’hôpital Cheikh-Khalifa d’Abou Dabi aux Émirats arabes unis. La rumeur enfle, on l’accuse plus ou moins à mots couverts, voire carrément à voix haute, de l’avoir assassiné pour récupérer son siège au sénat ! À la suite d’une plainte contre X, déposée en avril 2007 par les deux filles du Sénateur, l’enquête retient la mort naturelle par AVC et se conclut par un non-lieu en décembre 2008.

Elle a balayé toutes ces épreuves qui en auraient abattu plus d’un – ce n’est pas François Fillon, terrassé par une histoire de costume, qui nous contredira — et elle a fait condamner tous ses détracteurs ou obtenu des non-lieux. Le journal Le Point et Frantz-Olivier Giesbert s’en souviennent encore.
Plus récemment, elle a aussi obtenu de la justice que les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot soient condamnés pour leur livre Nos très chers émirs. Ils mettaient en avant, dans leur ouvrage, des demandes répétées de Nathalie Goulet aux pétromonarchies du Golfe pour obtenir des financements ou des cadeaux. Là aussi fait assez rare, outre les quatre chefs de diffamation retenus contre eux, ils ont eu l’obligation de retirer les passages incriminés, des rééditions éventuelles du livre.

C’est une femme, elle est déterminée, efficace et tenace : bref, elle emmerde du monde. Ses scores aux élections sénatoriales dans l’Orne la légitimisent sans l’ombre d’un concurrent, comme l’une des deux sénateurs de l’Orne… 60,37 % en 2011 au second tour, 58,20 % en 2017, dès le premier tour, s’il vous plaît !

Ce ne sont pas ses amitiés sulfureuses avec des pays qui font fi des droits de l’Homme et de la condition de la femme ou des minorités sexuelles, comme les Émirats Arabes Unis et l’Azerbaïdjan, que nous retiendrons de son activité parlementaire. On peut même dire que cela fait désordre. De plus, être la première, dès le premier jour et le premier obus tombé sur le Haut-Karabagh, à défendre mordicus, l’invasion sauvage de l’Arménie par l’armée azerbaïdjanaise et ses milices islamiques supplétives, n’est pas à son honneur.
Les scènes de décapitation de civils et de soldats arméniens vont faire tache au Forum Mondial de la Paix normand, si elle devenait présidente de la Région Normandie…

Non, ce que l’on peut retenir, c’est son action courageuse sur des sujets épineux, voire risqués, et parfois même au point de mettre son intégrité physique en danger.
Il en est ainsi de la lutte contre le terrorisme : elle est, depuis octobre 2014, présidente de la commission d’enquête « sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe ».
Fin 2015, Nathalie Goulet est à l’initiative d’une mission d’information du Sénat « sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France et de ses lieux de culte » dans laquelle elle est nommée rapporteur, en octobre de la même année. Elle est aussi membre de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales depuis 2012.
Elle est vice-présidente de la Commission d’enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers dans l’évasion des capitaux créée après à l’affaire Cahuzac en 2013.
En 2014, elle s’investit également dans une campagne dénonçant le sort réservé à l’enclave palestinienne de Gaza, dévoilant le blocus et la famine orchestrée par Israël. Ce qui lui vaudra bien sûr d’être accusé d’antisémitisme par tous les lobbys sionistes de la planète… alors qu’elle est, elle-même, fille d’un Français juif, raflé au Vel d’Hiv en 1942, déporté et survivant.

On le voit, Nathalie Goulet sait se choisir des ennemis puissants et dangereux, et mène des combats de longue haleine.
Revers de la médaille, si Nathalie Goulet est une sénatrice française de choc, c’est aussi, il faut bien le reconnaître, une sénatrice normande… fantôme.
Le bilan normand de Nathalie Goulet se limite à une défense plutôt malvenue de la réforme de l’AOC du camembert de Normandie qui est heureusement tombée à l’eau… puisque faut-il le rappeler, un vrai camembert doit être moulé à la louche et affiné en Normandie à partir du lait cru issu de vaches de race normande ayant brouté l’herbe ou le foin d’un pré situé en Normandie. Et il devrait en être de même des candidats aux élections régionales.
Car cette absence de centres d’intérêt normands au Sénat pose problème quand on sollicite les suffrages des Normands pour diriger la Normandie. 

Le programme : un régime minceur, tant il est léger !

Du programme de Nathalie Goulet, on ne sait pour l’instant que deux choses. Il tient dans une boîte de fromage et il est entièrement consacré à la sécurité… qui n’est en rien une compétence régionale !
Vouloir transposer son action du Sénat à la Région ne constitue pas un programme électoral ! On voit d’ailleurs transparaître sur le site de campagne de Nathalie Goulet, une méconnaissance totale de l’institution régionale
De la dizaine de CV qui y figurent – rappelons au passage qu’il faut quand même trouver près de 120 colistiers, et qu’il y aurait moins de 100 adhérents UDI en Normandie – de la dizaine de ces CV donc, aucun n’a l’expérience ne serait-ce que d’un mandat de Conseiller Régional. C’est très léger et quelque peu présomptueux…

La démarche est visiblement teintée du préjugé négatif localiste des partisans des départements et des communes qui ont le Sénat comme caisse de résonance naturelle puisque ces élus locaux sont les « grands électeurs » des sénateurs.
Nathalie Goulet est membre de cette institution, et de fait porte-parole de ces esprits chagrins qui se méfient de tout progrès de l’institution régionale.
Depuis le vote de la loi NOTRe de 2015 qui confie aux conseils régionaux l’essentiel des compétences permettant le développement territorial, économique ou l’attractivité, ces partisans « localistes » ne désarment pas. En Normandie, leur chef de file attitré est Jean-Léonce Dupont le président… UDI – ah tient, encore un ! – du département du Calvados.
Il paraît évident qu’en l’état du débat actuel, la candidature de Nathalie Goulet à la présidence de la Normandie peut s’apparenter à une candidature de neutralisation du conseil régional pour éviter de renforcer l’option régionale sinon régionaliste normande qui est actuellement poursuivi non sans succès par l’actuelle majorité emmenée par Hervé Morin.

Pour preuve, l’absence quasi-totale d’analyse de la politique régionale menée depuis 5 ans par l’équipe sortante. Pas un chiffre, pas un bilan, pas un mot des politiques régionales. Le programme tient en exactement 5 lignes sur son site de campagne ! Quid de l’aménagement du territoire, de la culture, du patrimoine, de l’identité normande, du tourisme, de la pêche, de l’agriculture, des forêts, du développement économique, de l’enseignement supérieur, des lycées, de la filière équine, du numérique, de la formation, de l’emploi, de la santé, du sport, des ports, des transports ?… 
Comme si depuis la réunification, strictement rien n’avait été fait. Comme si, de toute cette liste, aucune compétence n’était du ressort de la Région…
C’est trop facile, totalement faux, et on l’aura compris purement politicien…

Du coup, deux idées nous viennent à l’esprit.
La première, c’est que Nathalie Goulet aimerait se faire une place au soleil au sein de la future majorité régionale et qu’elle fait monter les enchères pour se vendre à qui pourrait lui confier un poste de vice-présidente. Il lui faut donc passer la barre des 5 % et trouver une liste avec qui fusionner au second tour. Pour cela, nul besoin d’un programme, mais d’une bonne campagne médiatique, domaine qu’elle maîtrise parfaitement. Il risque d’y avoir des colistiers fort déçus au lendemain du premier tour quand ils vont s’être couchés élus dans leur tête et se réveiller cocus sous leur couette…

La seconde, c’est que tout cela n’est qu’une pitoyable vengeance politique téléguidée par le Parisien Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.
Nulle part ailleurs, en France, l’UDI, ne présentera de liste autonome : elle négocie des strapontins auprès de LR ou de LREM, son poids politique étant quasi nul. C’était le jouet de Jean-Louis Borloo, qui l’a cassé en partant électrifier l’Afrique. Il n’y a que la Normandie pour susciter un tel intérêt de la part de l’UDI. La Normandie présidée par Hervé Morin, l’ennemi personnel du sieur Lagarde depuis la scission UDI – Nouveau Centre.
Lagarde, spécialiste des combines politiciennes, est connu des observateurs politiques et des journalistes pour instrumentaliser associations, candidats parasites, subventions et être peu regardant sur les personnes qui le servent. L’homme qui cite du Goebbels, ministre de la propagande du IIIe Reich, dans le texte, reconnaît sans souci mentir quand il en a besoin, et agir au mieux de ses intérêts… Il n’aurait donc aucun scrupule à téléguider une liste centriste pour priver la majorité sortante – de sensibilité centriste, rappelons-le – de 2 ou 3 points, et ainsi faire chuter Hervé Morin et lui interdire un second mandat nécessaire à la consolidation des fondations de la Normandie réunifiée.

Dans les deux cas, les intérêts de la Normandie et des Normands semblent bien secondaires aux yeux de l’UDI et de sa liste couleur violette, qui rappelle plus la vache Milka des montagnes suisses que la Normande de nos près herbeux.
Les Normands méritent quand même un peu plus de considération, et Nathalie Goulet mérite certainement mieux que ce rôle de fromagère flingueuse. Sa détermination, son courage, seraient bien plus profitable à la Normandie sous les ors du Sénat, qu’en tête d’une liste téléguidée.
Dans les faits, sa candidature ne peut ravir que les ennemis de la Normandie et les tyrosémiophiles. Pour les néophytes, un tyrosémiophile c’est un collectionneur d’étiquette de fromages, et un ennemi de la Normandie, c’est quelqu’un qui contribue à sa division, menace son avenir, et se la joue perso.

Dont acte !
CANDIDATURE REFUSÉE !

 
CNO – Central. Le 15 février 2021


 

Pour regarder la vidéo, suivre le lien suivant:

https://www.tvnc.tv/Regionales-2021-la-liste-UDI-manque-de-saveur_a1460.html

Contournement Est de Rouen: la crainte d’une ZAD pourrait faire reculer le préfet de région…

 Dans sa dernière enquête, les journalistes du site d’investigations rouennais et normand du « Poulpe » se proposent de faire un décryptage du dossier du contournement Est qui, il faut bien le dire, n’apporte pas plus d’informations et d’analyses que celles qui ont été partagées ici. Le propos de cette enquête soi-disant objective est même quelque peu biaisé car, contrairement à ce que nous avons fait ici, à savoir, dire clairement notre soutien à ce projet de contournement autoroutier Est de Rouen tout en expliquant les raisons, l’article du Poulpe n’assume pas clairement son opposition au projet…

Ceci étant, dit, nous vous proposons de lire un extrait de cet article à retrouver en intégralité sous le lien suivant car il pose clairement ce qui pourrait être mis en balance par l’Etat et son préfet de région pour confirmer définitivement la poursuite ou non de ce projet d’intérêt national…

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https://www.lepoulpe.info/presque-decapite-le-serpent-de-mer-du-contournement-autoroutier-de-rouen-bouge-encore/

Une ZAD à l’Est ?

Certains secteurs, logiquement ceux situés à l’est, y gagneraient, mais d’autres y perdraient, à l’ouest essentiellement. Le nombre de poids lourds diminuerait bel et bien sur certains axes, comme le pont Mathilde et le tunnel de la Grand-Mare. Sur les quais rouennais, en revanche, cet effet positif serait annulé par une surcharge de voitures. Or, ces véhicules légers représentent l’essentiel des trafics quotidiens internes à l’agglomération. Au total, cette liaison autoroutière accueillerait entre « 19 950 et 29 550 » véhicules, dont 10 à 30 % de poids lourds. Mais un exemple récent, et jamais évoqué par les promoteurs du projet, incite à la prudence. Comme détaillé par Le Poulpe, l’autoroute A 150, près de Rouen, dont une portion payante a été mise en service en 2015, montre un trafic bien en deçà des prévisions. 

Outre son vote négatif, la Métropole a présenté, en parallèle, une série d’alternatives afin de faire face à ces soucis de congestion, telle la création d’un simili-contournement par l’Ouest, qui nécessiterait de lourds aménagements, notamment au niveau du pont Flaubert. L’Etat estime que ces propositions « doivent être analysées en détail ». Mais Région et Département les balayent sans attendre.

A côté des recours prévisibles en cas de maintien du projet par l’Etat, reste la question, peu abordée, de l’éventuelle apparition d’une ZAD, ces « zones à défendre ». Elle a tout de même été posée aux deux présidents de Région et de Département et la perspective ne semble pas les effrayer. Les services de renseignement, en revanche, prennent ce scénario au sérieux. Début 2018, une enquête du Figaroa révélé que ces services ciblaient une « cinquantaine de foyers potentiels à travers le pays », dont le projet d’autoroute rouennais.

Le billet d’Eric VALIN: Riche ou pauvre en Normandie c’est un choix!

Pour son nouveau billet, Eric Valin, notre expert en intelligence économique territoriale revient sur la semaine passée dominée par une belle opération politico-médiatique d’esbroufe sur le thème de l’Axe Seine et d’une éventuelle fusion territoriale entre la Normandie et l’Ile-de-France…

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Riche ou pauvre en Normandie c’est un choix !

 Choix1 que feront les Normands selon le traitement qu’ils réserveront à l’injonction parisienne du « Grand-Paris axé Seine » à l’occasion des élections régionales de juin prochain.

 Pendant des siècles l’aménagement du territoire s’est résumé à l’entretien des voies commerciales entre les villes de foires. Au XIXème on constate concomitamment d’une part un essor de la production industrielle géo-concentrée d’où un accroissement des échanges et d’autre part un essor des sciences économiques.

L’invasion allemande de 1914 a imposé de concevoir un aménagement industriel du territoire pour compenser la perte des usines des zones occupées dans le Nord ou menacées autour de Paris.

Après les deux guerres mondiales, l’activité économique se concentre sur les villes ou zones à reconstruire et autour de la région parisienne qui, étant intacte, peut se consacrer à son développement selon un phénomène de polarisation naturel en économie. On peut choisir de subir ou compenser ce phénomène pour des raisons d’ordre politique, militaire, économique, sociale.

 Suite au cri d’alarme de Jean-François Gravier « Paris et le désert français », en 1947 mais toujours d’actualité, la planification de l’aménagement du territoire devient autant un besoin qu’une volonté traduite par la création de la Délégation à l’Aménagement du Territoire et l’Action Régionale (DATAR, 1963) dont la première publication choc reprend le tocsin de JF Gravier avec le scénario de l’inacceptable. Ce scénario part d’une évolution constatée dont le prolongement aboutirait à un développement économique de la France le long de la frontière nord et est, de la Seine, du Rhône; le reste étant désertique sauf l’oasis toulousain.

La nationalisation de l’essentiel de l’économie en 1945 et les « 30 glorieuses » ont permis l’intervention étatique pour une répartition autoritaire de l’activité dans les zones de dépression jusqu’à ce que le libéralisme, les crises pétrolières et la mondialisation conjuguent leurs impacts pour mettre un terme à cette facilité et nous fassent entrer dans la concurrence internationale des territoires, par le vagabondage des entreprises qui prend le relais de la division internationale du travail.

 Au milieu des années 1990 la DATAR préconise avec plus ou moins de réussite un polycentrisme maillé pour un aménagement équilibré du territoire déterminant six grandes régions économiques donc, par nature, informelles d’un point de vue institutionnel; au moins dans un premier temps parce que assez proches d’un projet de régionalisation dans les tiroirs de l’UE à Bruxelles. Ce scénario de prospective éviterait la désertification d’une grande part de l’hexagone mais laisserait une nette prédominance au bassin parisien qui est une autre dimension que la simple Île- de- France.

Acteurs et décideurs franciliens se sont évidemment emparés de ce scénario pour en faire un plan selon deux axes; d’une part Seine-Nord le canal liant la région parisienne à Anvers et à la banane bleue de l’Europe, d’autre part l’axe Seine ouest par le biais de la fusion des ports de Le Havre, Rouen, Paris (projet HAROPA)2 afin de donner à Paris un autre accès à la mer et surtout inclure pour son bénéfice la vaste zone industrielle implantée le long du fleuve.

 Si ce plan de vampirisation se réalise on constatera une polarisation de l’activité économique française dans le bassin parisien, toujours au détriment croissant du reste du pays en particulier dans la partie de la Normandie « inutile » qui n’aura que des retombées marginales assimilables au revenu minimum d’insertion. Le ruissellement atteindra péniblement d’abord Évreux et Dieppe, éventuellement Caen parce que préfecture au centre des bases de loisirs des parisiens le week-end, quant au reste (ouest Calvados, Manche, Orne, sud Eure, nord Seine Maritime) il ne pourra que regretter d’avoir raté un aménagement équilibré de la Normandie à partir d’une démarche régionaliste que permet l’histoire, la culture et la géographie économique ainsi que le réseau urbain de la Normandie.

 La promotion du bassin parisien au niveau d’un État-Région au sens mondialiste du concept aurait le même impact sur les autres parties de l’hexagone moins utiles pour cet ensemble et laisserait la verticale Strasbourg-Marseille fricoter avec ses voisins européens de l’est, laissant la diagonale du vide autour du massif central se développer au sud-ouest de la ligne Le Havre-Paris-Lyon-Marseille; sauf quelques grandes villes pompeusement baptisées métropoles d’équilibre…. Ce serait revenir au scénario de l’inacceptable édité en 1971 !!!

Les Normands, les Français en sont-ils conscients, le veulent-ils ?

 

1Synthèse d’un webinaire de Eric Valin pour les adhérents de Front Populaire de Normandie.

2Sur ce projet et le risque de fusion Normandie-Île de France voir la vidéo de Philippe Cléris sur le site de Front Populaire : https://frontpopulaire.fr/o/Content/co386473/alerte-a-la-fusion-normandie-ile-de-france

Saint-Senier-de-Beuvron: quand les puissants de ce monde croient pouvoir disposer de notre Normandie à leur guise…

Eh bien il faut leur démontrer par tous les moyens qu’ils se trompent et qu’ils ont intérêt à respecter ce que nous sommes!

On mettra donc dans le même sac Anne Hidalgo, Rolland Castro ou Antoine Grumbach qui veulent nous faire disparaître dans une grande région parisienne et… Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui croit pouvoir déposer sur Terre ses cochonneries électromagnétiques partout où il le souhaite.

Il croyait avoir la paix et passer inaperçu en jetant son dévolu sur la commune normande de Saint-Senier-de-Beuvron qui, comme son nom semble l’indiquer, est un trou perdu au fin fond de notre ploukistan de l’Avranchin. Les Américains ont confondu les 368 habitants de la commune et la famille des riverains de la future implantation d’antennes, avec leurs vaches, veaux, ânes, juments, cochons, poules, lapins, chiens et chats… qui, s’ils pouvaient, eux-aussi, donner leur avis n’en penseraient que du mal!

Pour lors, les humains, s’en chargent! Les gens d’ici sont discrets et n’aiment pas faire d’histoires. Mais ce n’est pas parce qu’on ne dit rien ou qu’on ne fait pas beaucoup de bruit que l’on n’existe pas… Et si le mépris s’en mêle, ces gens-là peuvent devenir têtus et opiniâtres pour lutter contre ce projet de pollution autant esthétique qu’électro-magnétique…

On souhaite bon courage à Monsieur… Musk!

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-02-15/un-village-normand-declare-la-guerre-au-milliardaire-americain-elon-musk-2b2817f7-40de-404b-be22-4fe7290c872f

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Un village normand déclare la guerre au milliardaire américain Elon Musk

Par Audrey VAIRÉ

​L’entreprise américaine SpaceX, du milliardaire américain Elon Musk, veut développer un réseau internet haut débit par satellites partout dans le monde. En France, elle a choisi le sud de la Manche ( Normandie) pour accueillir l’une de ses trois stations terrestres. Au grand désespoir des habitants, unis contre le projet.

« Quand on choisit de vivre dans un village de campagne, ce n’est pas pour vieillir à côté d’une station pour satellites. » Quand Anne-Laure et Dimitri Gesbert-Falguières ont posé leurs valises à Saint-Senier-de-Beuvron (Manche) il y a quinze ans, ils n’imaginaient pas avoir un jour Elon Musk, l’un des hommes les plus riches du monde, pour voisin.

Un projet reçu avec inquiétude

Sa société SpaceX convoite un terrain de trois hectares dans ce village de 356 habitants, situé juste à côté d’une installation de réseau longue distance de fibre optique. C’est là qu’elle veut installer sa troisième station française, après avoir choisi Gravelines (près de Dunkerque) et Villenave-d’Ornon (près de Bordeaux).

Dans la commune normande, ce projet est reçu avec inquiétude. Dès novembre, le conseil municipal s’est prononcé, à l’unanimité, contre. Un arrêté d’opposition à la déclaration préalable a été pris début décembre. Tous soutiennent le couple de quadragénaires, qui vit ici avec un garçon de douze ans et une fille de dix ans.

« Le maire nous a annoncé la mauvaise nouvelle le dimanche du week-end de Toussaint, en nous remettant toutes les informations dont il disposait. Depuis, nous n’avons cessé de nous renseigner sur Starlink. » Leur première crainte était visuelle : neuf antennes de 2,86 m de haut chacune, réparties sur 400 m² clôturés par des panneaux métalliques de deux mètres de haut… De quoi gâcher la belle vue sur la campagne normande dont la famille profite, avec leurs nombreux animaux.

Des antennes trop puissantes ?

Depuis, des craintes sanitaires et sonores se sont ajoutées. Ils ont reçu un dossier d’analyse des risques de rayonnement de la part de Sipartech, entreprise parisienne spécialisée dans le déploiement des réseaux de fibres et transmissions optiques en France et en Europe depuis 2008, missionnée pour mener à bien ce projet. Il affirme que « les passerelles des services SpaceX sont conformes et n’entraîneront pas des niveaux d’exposition dépassant les limites de risque de rayonnement applicables ».

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Le couple s’est rapproché de scientifiques et d’associations pour mieux comprendre les données fournies dans ce dossier. « Un ingénieur nous a rappelé paniqué pour nous, pensant déjà que nous vivions à côté de ces antennes, qu’il juge trop puissantes. Nous savons déjà que si le projet se concrétise, il nous faudra partir. »

Une perspective qui trouble leurs nuits ces derniers mois et les désole. Car à La Gralemois, dans ce petit hameau normand, ils se sont construit un vrai havre de paix, où deux ânes, un paon, trois chats, un chien, un cochon d’inde et des poissons rouges cohabitent joyeusement.

Sans oublier les volailles pour les œufs, les abeilles pour faire leur miel, le verger pour le jus de pomme et le potager. « Nous sommes à la campagne pour assurer notre autonomie et pour éduquer nos enfants avec nos valeurs. À quoi ça rimerait de limiter le temps de consoles et d’écran ou d’éteindre le Wifi la nuit si c’est pour être exposé aux ondes hautes fréquences à longueur de journée ? »

 

Pas engagés politiquement, ils ne veulent pas pour autant être traités de technophobes.

« Gros enjeu économique »

« Je passe mes journées à télétravailler ici, glisse Dimitri, dessinateur dans un cabinet d’architecte Breton. Nous ne sommes pas des Gaulois qui veulent stopper l’évolution technologique. Mais des parents inquiets d’un projet qui veut s’implanter sans même étudier les retombées possibles sur ses voisins. » Anne-Laure, guide dans la Baie du Mont-Saint-Michel, souligne : « Le principe de précaution devrait s’appliquer. On ne veut pas attendre quinze ans et tomber malade ou voir nos animaux mourir. »

Il y a un mois, le samedi 16 janvier, ils ont eu un appel de Sipartech, qui ont tenté de les convaincre. « Ils nous ont dit clairement que c’était un gros enjeu économique pour eux avant de nous répéter beaucoup d’éléments de marketing. »

Le couple a eu la surprise de voir arriver la semaine dernière un gros stock de fourreaux électriques en face de chez eux. Comme un pied de nez. Après tout, le 1er décembre, l’entreprise américaine a déjà obtenu une autorisation « d’utilisation de fréquences radioélectriques » à cet endroit auprès de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep).

Pour ce combat qui s’annonce compliqué, ils peuvent compter sur le soutien de François Dufour, conseiller régional EELV, préoccupé depuis longtemps par l’impact des ondes sur le vivant.

Né à Saint-Senier-de-Beuvron, il ne comprend pas comment « notre démocratie » laisse s’imposer ces multinationales. « Dans leur course à qui sera le plus riche du monde, ces milliardaires passent outre le temps du débat et le droit à l’information. C’est une vraie violence qu’ils font aux populations. »

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ROUEN, le 15 février 2021: Assemblée plénière d’un Conseil Régional de Normandie qui agit dans la réalité!

A Rouen, dans l’hémicycle Antoine Rufenacht de l’hôtel de région, se tenait l’assemblée plénière du conseil régional de Normandie: c’était l’occasion pour l’actuelle majorité régionale et pour le président de la Normandie de réaffirmer quelques évidences après la semaine d’esbroufe que nous venons de vivre sur les eaux de la Seine…

Les dures lois du réel ont été rappelées par Hervé Morin dans son propos liminaire: l’actualité principale ce n’est la chorégraphie de deux présidentiables au-dessus des eaux de la Seine mais les rigueurs d’une crise sanitaire, économique et sociale qui s’annonce longue et profonde qui provoque aussi une atteinte jamais vues à nos libertés fondamentales…

Le président de région a rappelé d’emblée le plus essentiel: le conseil régional s’est mobilisé pour venir en aide auprès  de 4500 entreprises normandes. Le dispositif « impulsion-résistance »  fonctionne dans toute la Normandie avec le soutien des intercommunalités: 2024 petites entreprises sont actuellement aidées notamment dans le domaine de l’événementiel, du sport, de la culture, du tourisme…

La région a, de même, distribué  40 millions d’euros au titre de prêts participatifs grâce à la mobilisation en Normandie d’une première tranche du plan de relance européen.

Dans le domaine du sport et de la culture, 200 établissements et 15 clubs sont actuellement aidés

Malgré l’urgence de la crise actuelle, il faut continuer à préparer l’avenir:

C’est ainsi que 6000 ordinateurs ont d’ores-et-déjà été achetés pour les lycéens normands à la rentrée de septembre 2021

Cet effort va coûter 20 millions d’euros par an à la Région suivant une convention signée avec le rectorat de l’académie de Normandie qui inclue la formation pour les enseignants chargés de déployer ces outils.

11 millions d’euros sont budgétés pour aider les jeunes normands à trouver un stage en entreprise ainsi que pour ceux qui n’arrivent pas à trouver leur premier emploi: 600 missions sont déjà pourvues.

Du côté des dentistes, Hervé Morin veut faire cesser un vrai scandale: la Normandie a la plus faible démographique médicale dentaire de toutes les régions de France faute de n’avoir toujours pas de facultés spécialisées ni à Caen, ni à Rouen. L’objectif est de pouvoir en ouvrir une à terme. En attendant, 1 million d’euros sont prévus pour l’ouverture de dix fauteuils dentaires à Evreux et à Cherbourg: l’objectif est de multiplier par deux le nombre d’étudiants dentistes normands.  800000 euros de crédits régionaux sont fléchés pour réaliser cet objectif.

La région s’inquiète des effets de la crise sanitaire sur la vie des étudiants normands: 1,5 millions sont débloqués pour financer les cours à distance à Caen Rouen, pour ouvrir des épiceries solidaires sur les campus. Pour la prolongation des bourses des doctorants,  463 mois supplémentaires seront pris en charge par la Région pour un coût de 1,2 millions.

La Région le CROUS et ses oeuvres sociales:  1800 étudiants infirmiers vont bénéficier d’un soutien exceptionnel pour un coût de 3 millions d’euros. La région Normandie veut ainsi saluer leur dévouement dans la crise sanitaire en cours. Enfin, mesure importante, tous les transports régionaux seront gratuits pour les étudiants normands.

Hervé Morin fait, ensuite, part de sa mauvaise humeur au sujet du futur Contrat de Plan Etat Région:

Sur le dossier essentiel du rattrapage du retard normand dans le domaine de l’enseignement supérieur et la recherche, le compte n’y est pas! Pourtant, il y a urgence car la Normandie est passée à côté de tous les grands appels d’offres nationaux.

Il y a de grands projets à Caen, Rouen et Le Havre mais c’est le technopôle du Madrillet près de Rouen qui est le projet le plus avancé…

Plus d’un milliard sur dix ans sont budgétés dans deux Contrats de plan sur 5 ans. Dans ces contrats, il faut financer le gros dossier de la rénovation d’un immobilier universitaire, un patrimoine qui appartient à l’Etat selon la clef de répartition suivante: 100 millions pour la région, 200 millions pour l’état et 200 millions pour le bloc communal et les départements concernés.

Mais l’Etat a décidé de n’accorder que… 46 millions pour rénover nos trois universités normandes! Soit deux fois moins qu’en Bretagne ou pour les Pays-de-la-Loire.

C’est à croire que dans certains bureaux parisiens ils ne savent toujours pas que la Normandie est réunifiée! Hervé Morin a mis en demeure Jean Castex de rectifier le tir sinon, pas de CPER! On attend donc les arbitrages: Matignon donnera sa réponse dans 15 jours.

 Comme d’habitude, il fut question de la question ferroviaire:

Hervé Morin a salué l’unité des principales collectivités territoriales normandes pour obtenir le financement des travaux pour réaliser le « saut-de-mouton » en aval de la gare de Saint-Lazare pour séparer le trafic des grandes lignes normandes de celui de la banlieue Ouest de Paris. On espère une réalisation opérationnelle pour 2027. La région met 50 millions pour ce projet.

Enfin, Hervé Morin revient sur la qualité du service ferroviaire en Normandie qui reste aléatoire: pas une semaine sans qu’il y ait sur les grandes lignes normandes un incident. A l’automne, le service rendu était à ce point lamentable qu’il a fallu assigner la Sncf devant la justice! Un plan d’urgence pour rétablir la qualité du service ferroviaire normand a été mis en oeuvre. Hervé Morin a rencontré récemment le Pdg de la Sncf pour dresser un premier bilan: la Sncf a déployé plus de personnels et de matériels sur les lignes normandes. 20 rames Omnéo sont, désormais, en circulation. Concernant la ponctualité, ça va mieux: on est passé de 88% seulement à l’automne dernier à 93% janvier 2021. On aimerait du … 100%!

Dans le débat qui a suivi la déclaration préliminaire d’Hervé Morin, la question du contournement Est de Rouen qui était à l’ordre du jour des votes de l’assemblée régionale a suscité de vifs débats aussi bien à l’intérieur de l’enceinte qu’à l’extérieur…

L’assemblée régionale normande a donc voté la ralonge de 48 millions qui permet de sauver le financement de ce projet après le retrait de la métropole de Rouen.

Lire le reportage proposé par Xavier Oriot pour Ouest-France:

https://www.ouest-france.fr/normandie/contournement-est-de-rouen-debat-acharne-a-la-region-7155243

Contournement est de Rouen. Débat acharné à la Région

La Région a voté une rallonge financière de 48 millions d’euros pour construire ce barreau autoroutier de 41,5 km après de vifs débats entre la gauche et les écologistes, qui sont contre, et la majorité de droite et du centre jusqu’au Rassemblement national, qui est pour.

A l’extérieur de l’hôtel de région de Rouen, des militants écrivent à la craie en grandes lettres sur les murs des grilles les slogans chantés par quelques dizaines de manifestants derrière une grande banderole : « la 133 on n’en veut pas. Le contournement c’est le monde d’avant. Déclarez l’urgence climatique. »

Après le refus de la métropole de financer ce contournement est de Rouen, la Région et le Département de la Seine-Maritime ont augmenté leur participation de 48 millions d’euros pour la Région (de 157 à 205) et de 18 pour le département (de 22 à 40). « Vous avez sorti le carnet de chèques et débloqué des dizaines de millions en quelques heures, » ironise Céline Brulin, présidente du groupe communistes et du Front de gauche. « J’espère que ce ne sera pas au détriment des besoins de la Région et au mépris des enjeux climatiques. Mais on verra que ce n’est qu’une opération de com, car ce projet sera abandonné. »

Les bobos seront satisfaits

Nicolas Bay, président du groupe Bleu marine (Rassemblement national), abonde : « bien sûr que c’est un enjeu régional. Mais de là à ce que la Région en supporte le coût le plus important !! Et vous nous mettez devant le fait accompli. » Mais s’en prend d’abord aux socialistes « qui veulent que Rouen reste la seule métropole française à ne pas disposer d’un contournement autoroutier maintenant une pollution visuelle, olfactive et sonore. Vous essayez de teinter votre volte-face d’écologie. Mais vos petits arrangements avec les écologistes sont une honte pour la démocratie. Peut-être que les bobos de Rouen seront satisfaits de votre décision, mais les classes populaires seront encore pénalisées. » S’il souhaite « un référendum sur le sujet » Nicolas Baye a indiqué qu’il voterait « pour le projet. »

Aucune résolution de la congestion

Laëtitia Sanchez présidente du groupe des Verts-EELV s’amuse que le RN « qui s’était abstenu sur ce projet se fait maintenant le soutien d’Hervé Morin. Sur 1,3 million de déplacements journaliers, 1,2 vont et viennent à Rouen et ne sont donc pas concernés par ce contournement obsolète. Ça n’apportera aucune résolution à la congestion rouennaise. En votant ce financement vous privilégiez les intérêts privés sur l’intérêt général. » Et de citer toutes les villes qui n’ont pas de contournement. Toujours pour les écologistes, Claude Taïeb évoque ses « tristesse, colère et inquiétude. »

« Vous êtes un bon cuisinier »

Joachim Moïse, maire communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, où un viaduc de 40 m serait construit, s’étonne « d’un tel niveau d’investissement de l’argent public. Vous parlez de tambouille politique à la métropole, mais vous êtes vous-même un bon cuisinier en passant de 157 millions à 205 millions. Avec 84 % de part de financement des collectivités, vous allez bientôt égaler celui de l’État. Cette autoroute c’est le monde d’avant, celui du capital. En tout cas, les lignes de clivages sur ce projet autoroutier à quatre mois des élections régionales sont nettes. »

Timour Veyri du groupe SRC et élu d’opposition d’Évreux parle « de calcul politicien saugrenu et insensé avec votre homologue du département citant Sébastien Lecornu, ancien président de l’Eure « on peut tolérer quelques désagréments, on ne va pas en plus les payer. »

Reniements

Pour Jean-Baptiste Gastinne, vice-président aux transports « c’est un projet d’intérêt général et d’utilité publique confirmé par le conseil d’État. » Pascal Houbron, maire LR de Bihorel et élu de la métropole, a réglé quelques comptes avec la majorité de gauche de la Métropole où, note-t-il, « 33 maires sur 71 ont voté pour le contournement. Il nous faut cette infrastructure, la Normandie en sera plus attractive. » Catherine Morin Dessaily (centre) : « vous dites que c’est un projet d’un autre temps mais 91 % des 18-24 ans sont favorables à ce projet qui dépasse largement Rouen et la métropole. » Et, s’adressant à Nicolas Mayer-Rossignol, tacle « votre reniement de vos prédécesseurs, Frédéric Sanchez à la métropole, et Yvon Robert, maire de Rouen, qui étaient favorables. »

« Pourquoi j’ai changé d’avis… »

Nicolas Mayer Rossignol, maire de Rouen, et président de la métropole qui a dit non, lundi dernier au contournement, estime qu’il « aboutirait à une augmentation de la pollution de 4 à 14 % selon les polluants. La part de transport par camion est supérieure à tous les ports qui nous taillent des croupières en Europe. Ils sont meilleurs que nous avec moins de camions et nous, nous devrions utiliser plus de camions ? » Quant au trafic voyageur « le trafic transit c’est 40 000 véhicules contre 1,2 million pour le trafic interne avec une moyenne de 1,2 personne par voiture ! » Sur son changement d’avis « j’ai changé d’avis parce que le monde change. J’avoue avoir sous estimé l’importance des enjeux écologique. Cinq ans après les accords de Paris, nous sommes sur une trajectoire qui n’est pas soutenable. »


 

Commentaire de Florestan:

Réponse à Nicolas Mayer-Rossignol: le contournement Est de Rouen c’est, avant tout, contribuer à achever le contournement Ouest de la région parisienne. Le report modal de la route au fluvial sur l’Axe Seine ne sera pas suffisant puisque la métropole de Rouen est surtout encombrée par un trafic routier de transit Nord Europe- Espagne.

Pour suivre l’intégralité des débats:

 https://www.youtube.com/watch?v=YNfTCgGKoOc

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Ordre du jour de cette assemblée plénière (modifié le 11 février 2021):

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Le coeur de Neufchâtel, c’est le fromage normand de la Saint-Valentin!

L’Etoile de Normandie fait de la réclame!

COUP DE COEUR DE L’ETOILE DE NORMANDIE

La fromagerie Villiers d’Illois en plein coeur du Pays-de-Bray a tout compris: le coeur de Neufchâtel c’est l’évidence même pour croquer un coeur ce jour avec sa Valentine et son Valentin!

Mais pourquoi donc ce fromage est le seul en France a être en forme de coeur?

Vous connaissez certainement la vérité, dumoins celle qui vous tient à coeur…

En tout cas, la famille Villiers aime son coeur de Neufchâtel depuis plusieurs générations!

https://www.neufchatel-villiers.net/fr/histoire

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76390  Illois

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A Granville, c’est jour de CARNAVAL… Malgré tout!

Le roi Covidus Horribilus 1er en a décidé ainsi: la 147ème édition du Caranval de Granville n’aura pas lieu cette année et c’est dans les rues froides et désertées du centre ville de la « Monaco du Nord » que quelques carnavaliers granvillais ont bravé avec grand courage l’interdit. Quoiqu’il arrive, il faut faire vivre une tradition sans la trahir ni sans l’interrompre… Avant cette cochonnerie de Covid venue de Chine, la dernière fois qu’il n’y eut pas de carnaval à Granville c’était pendant les sombres années de la Seconde Guerre mondiale: les Allemands de l’Occupation nazie n’ayant guère le sens de l’humour…

https://www.ouest-france.fr/normandie/granville-50400/granville-malgre-l-annulation-un-petit-air-de-carnaval-en-ville-7153773

EN IMAGES. Granville : malgré l’annulation, un petit air de carnaval en ville

Ils sont fous ces carnavaliers ! Malgré l’annulation de la 147e édition, beaucoup ont tenu à se déguiser ce week-end. Ambiance sur le marché, samedi matin

Beaucoup ont le carnaval dans la peau et n’entendent pas rester inactifs. Covidus Horribilus 1er, roi du 147eCarnaval de Granville, devait officiellement recevoir les clés de la ville ce samedi 13 février 2021. La crise du Covid-19 en a décidé autrement et le comité d’organisation a annulé l’événement, qui attire chaque année des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la Monaco du Nord, cinq jours durant.

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Une des traditions les plus sympathiques du Carnaval de Granville, à savoir la collecte pour le char des Pauvres sera respectée malgré tout cette année: la collecte aura lieu… en ligne!

https://www.ouest-france.fr/normandie/granville-50400/carnaval-de-granville-char-des-pauvres-une-collecte-en-ligne-mise-en-place-7154131

Carnaval de Granville. Char des pauvres : une collecte en ligne mise en place

Pas de carnaval ce week-end, donc pas de cavalcade, et donc pas de collecte pour le char des pauvres ! Les membres du char ont toutefois mis en ligne une collecte au profit de l’Épicerie sociale de Granville.

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Ce dimanche 14 février 2021, 47 chars auraient dû s’élancer en début d’après-midi du port, de la rue des Juifs et du casino, pour la Grande cavalcade du 147eCarnaval de Granville. Parmi eux, le Char des pauvres, qui collecte de l’argent. Si l’édition 2021 est annulée pour cause de pandémie, la collecte au profit de l’Épicerie sociale de Granville se fait en ligne. Elle est accessible pendant la durée de carnaval, jusqu’à mardi 16 février 2021.

« Les gens ont besoin de se rassembler, de s’entraider »

« Cette année, encore plus que d’habitude et à défaut de faire la fête, les gens ont besoin de se rassembler, de s’entraider, en attendant les jours meilleurs », expliquent les membres du Char des pauvres. Depuis 1875, « ce dernier joue son rôle de collecte de ces confettis de générosité : à distance, mais au plus près des besoins des Granvillais. Il n’y aura pas de petit ou de gros don. Le nombre de gestes de solidarité sera aussi important que la somme collectée. »

Collecte à retrouver sur www.leetchi.com en recherchant « Char des pauvres » dans « Granville ».

Un peu de la langue normande du Domfrontais avec Bernard Desgrippes…

Un correspondant patoisant de l’Etoile de Normandie nous envoie le texte suivant: la savoureuse langue normande du Domfrontais est capable de nous parler de sujets de notre époque…

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https://www.facebook.com/groups/languenormande/permalink/2827558534176967/

Texte du Domfrontais 2019/ Bernard Desgrippes
C’est ma grand-mére qui m’peuille les tatoueuges.
• Eh bin Manon, te v’là là ? J’penseus point t’rencontreu an’hui autour du pian d’iau !
• Non, j’seus do mes parents et des z’onques et tantes. Aprés l’fricot, i z’ont deucideu de s’deugourdi les pattes pour la digeussion. Faut bin sieuve. Si j’feus bande à part, ma mére va m’dire que j’feus core la téte. Faut pas que j’la braque. C’est lé qui c’mmande cheu nous et si j’vieux sorti l’sam’di souér, eh bin, tu vois, faut feure eul’tour du pian d’iau. Comme ça ol est contente. Si non, tu penses bin que j’s’reus dans ma chambe à teuleuphonneu à qui tu seus bin… Mais ta qu’é qu’tu feus là eutou ?
• Ma, c’est core pus pire ! Je seus comme tu l’vés do ma grand-mére ! J’eume pas m’feure vé do lé. Mais j’eu pas l’chouéx. C’est bintôt mon n’anniveursaire. Faut pas que j’la deutourbe. Ol est fiére de montreu qu’ça p’tite fille o s’occupe de lé. Si o saveut ! Mais c’est lé qui m’a peuyeu l’tatoueuge que j’eu là, sû la chuille de pieud. J’en vieux un aute c’t’année que j’meuttreus sû l’eupaule, là, ça f’ra bin ! Alors faut feure des sacrifices. Pace que ma, j’eu pas les moyens d’m’aj’teu des tatoueuges. Ça vaut la piau des fesses ces trucs-là. Mais mon bonn’ami, il eume bin ! Alors j’assure ! Tu comprends !
• T’as bin d’la chance ! Ma, do les parents qu’j’eu, eh bin j’seus pas prête d’aveu un tatoueuge. Faura qu’j’attende d’aveu 18 ans, et core….
Traduction en français scolaire normalisé jacobin:
• Eh bien Manon, que fais-tu ici ? Je ne m’attendais pas à te rencontrer aujourd’hui autour du plan d’eau !
• Non, je suis avec mes parents et des oncles et tantes. Ils ont décidé après le repas, de faire une promenade digestive autour du plan d’eau. Il faut bien suivre. Si je fais bande à part, ma mère va dire que je fais la tête. Il ne faut pas que je la contrarie. C’est elle qui commande à la maison. Si je veux sortir le samedi soir, je dois faire le tour du plan d’eau, comme cela elle est contente. Si non, je serais restée dans ma chambre à téléphoner à qui tu sais. Mais toi, qu’est-ce que tu fais là ?
• Moi, c’est encore pire parce que je suis avec ma grand-mère ! Je n’aime pas me faire voir avec elle. Mais comme c’est bientôt mon anniversaire, il ne faut pas que je la contrarie parce que tu vois, le tatouage que j’ai sur la cheville, c’est elle qui l’a payé. Alors je dois faire des sacrifices parce que je n’ai pas les moyens de m’offrir cette fantaisie. Cela coûte cher ! Et comme j’en veux un autre sur l’épaule et que mon copain aime bien ça, alors j’assure. Tu comprends !
• Tu as bien de la chance ! Mes parents ne veulent pas entendre parler de tatouages. Il faudra que j’attende mes 18 ans et encore…

Ni haine de soi, ni haine des autres: Jean-Pacal ZADI est fier d’être Normand!

Et cela nous fait rudement plaisir!

COUP DE COEUR DE L’ETOILE DE NORMANDIE!

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/jean-pascal-zadi-nomine-deux-fois-aux-cesars-une-bonne-visibilite-pour-les-noirs-et-les-normands-1951825.html

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Jean-Pascal Zadi nominé deux fois aux Césars :  » Une bonne visibilité pour les Noirs et les Normands ! « 

Le rêve de Jean-Pascal Zadi continue. Originaire de Ifs près de Caen, le réalisateur obtient deux nominations pour les Césars 2021 :  « Tout simplement Noir » concourt dans la catégorie meilleur premier film, et Jean-Pascal Zadi lui-même dans celle de meilleur espoir masculin. 

« Ces deux nominations aux Césars, comment dire… C’est du bonheur ! C’est inattendu ! » Au lendemain de l’annonce de la liste des nominés pour les Césars 2021, Jean-Pascal Zadi peine à trouver les mots. Et ceux qui lui viennent en premier sont finalement les mêmes que les réalisateurs emploient souvent dans ces moments-là.

« Quand on voit les autres réalisateurs dire je ne m’y attendais pas, on se dit c’est des mythos, il font semblant d’être surpris. Mais en fait non, c’est vrai ! Ça surprend vraiment,  je fais pas mon mytho du show-biz ! » s’excuse presque le réalisateur normand.

Depuis l’été dernier, et malgré la crise qui plombe tout le cinéma français, Jean-Pascal Zadi vit un véritable rêve éveillé. Sa comédie « Tout simplement noir » sortie le 8 juillet dernier a réuni plus de 800.000 spectateurs (chiffres du CNC) . Il a cartonné dès sa sortie en prenant tout de suite la tête du box-office français.

Son parcours ne le prédestinait pas à un tel succès. D’abord rappeur, Jean-Pascal Zadi s’essaie à la réalisation de clips de rap avant de se lancer dans le cinéma. Celui qui a réalisé « Tout simplement noir » avec lui a également suivi un parcours atypique. « Avec John Wax on n’est pas issus du sérail. » La joie de cette nomination aux Césars dans la catégorie meilleur premier film, il la savoure et la partage avec son ami John Wax.

« La nomination comme meilleur espoir masculin, elle est plus personnelle, ça fait plaisir à l’égo. Ça m’encourage aussi, ça veut dire que je ne me suis pas trompé. »

« Une bonne visibilité pour les Noirs et les Normands ! »

Dans sa comédie « Tout simplement noir », Jean-Pascal Zadi tourne en dérision les communautarismes. Lors de la sortie de son film en juillet, il  nous expliquait que « le Noir français n’est pas uniforme. Il ne vient pas obligatoirement de banlieue. Il y a des Noirs qui vivent dans la campagne. Il y a des Noirs qui vivent en Corse. Il y a des Noirs qui vivent en Normandie. » Et c’est son cas : Né en région parisienne de parents ivoiriens, Jean-Pascal Zadi a grandi à Ifs, près de Caen.

Ces nominations aux Césars pour son film sont pour le Normand « l’occasion de faire d’une pierre deux coups : une bonne visibilité pour les Noirs et pour les Normands ! » Et Jean-Pascal Zadi poursuit, en riant : « Je ne suis pas sûr qu’on ait été beaucoup représentés aux Césars jusqu’ici ! »


Commentaire de Florestan:

« Une bonne visibilité pour les Noirs et pour les Normands! »

Jean-Pascal Zadi a tout compris! Tout comme Léopold Sédar Senghor à la fois Sénégalais et Français, Africain ET Normand au point d’écrire, avec  » la Normandité » le plus beau texte jamais écrit sur l’identité normande…

Ni haine de soi, ni haine des autres… Sire de Sei!

Voilà notre ligne d’honneur sinon de fierté en tant que régionaliste normand car le mariage de la négritude à la normanditude nous paraît l’évidence même:

L’évidence d’un combat à mener contre la bêtise de soi et celle des autres lorsque les mots magnifiques de « Nègre » et de « Normand » ont pu être les mots du mépris raciste ou social.

Nous avions tenté d’expliquer cette belle trouvaille au metteur en scène de théâtre David Bobée qui sévissait grâce à nos impôts avant le Covid sur les planches de la Scène Nationale de Normandie à Rouen tout en nous assénant son catéchisme progressiste bien pensant: il n’a jamais rien compris à notre affaire!

Mont-Saint-Michel: les Bretons toujours aussi con-gelés!

Comme vous l’avez tous remarqué, il a fait très froid ces derniers jours. Comme vous l’avez remarqué c’est de saison car nous sommes en hiver et comme vous l’avez remarqué, les mêmes les marronniers perdent leurs feuilles en hiver. Comme vous l’avez remarqué, la neige est de couleur blanche et comme vous l’avez déjà remarqué, elle devrait fondre au prochain redoux. Comme vous l’avez remarqué, le Mont-Saint-Michel est situé en Normandie. Comme vous l’avez déjà remarqué, certains Bretons sont, décidément, cons gelés sur cette question verglacée sur laquelle ils chutent toujours quelle que soit la saison: dans le jargon imagé des journalistes on appelle ça un… marronnier!

https://www.20minutes.fr/rennes/2974755-20210211-superbes-images-bretagne-sous-neige-prises-depuis-espace

Les superbes images de la Bretagne sous la neige prises depuis l’espace

TOUT BLANC Jusqu’à 15 centimètres de neige sont tombés sur une bonne partie de la région dans la nuit de mardi à mercredi

Capture d’écran du 2021-02-13 16-27-46


 

Commentaire de Florestan:

Ce n’est pas parce qu’on vous interdit l’usage de votre belle auto bretonne qu’il faut voler le joli véhicule de votre voisin normand qui stationne juste à côté de chez vous!

Et à tout prendre, le Breton con-trarié en hiver peut con-centrer tous ses efforts con-certés sur la prise de possession d’un château sous la neige plutôt que d’une abbaye normande dominant la glace depuis son rocher!

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Voir aussi:

Le reportage photographique plus objectif proposé par Ouest-France (pour une fois…)

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/en-images-les-pres-sales-du-mont-version-hivernale-7152483

 

La « banquise » de 2021 sur les herbus du Mont-Saint-Michel n’a rien avoir avec celle de 1940 qui congela la Seine…

https://actu.fr/normandie/gaillon_27275/eure-hiver-1940-quand-la-seine-a-gele-pendant-tout-fevrier_39406932.html

dispositif petit déjeuné à l’école

Intervention de Claire Gueville sur la délibération portant sur l’expérimentation des petits déjeuners à l’école. Impossible de nier l’utilité de ce dispositif mais on ne peut que constater qu’il est finalement réservé qu’à un petit nombre d’élèves. On ne peut s’empêcher de penser que cela semble bien dérisoire au regard des besoins, particulièrement dans un contexte de paupérisation générale de la population. Une étude un …

Sauvetage du contournement autoroutier Est de Rouen par la Région Normandie et par la Seine-Maritime

Tandis que certains se pavanent sur les quais de Rouen en rêvant de péniches propulsées à l’hyrdogène, D’autres agissent, concrètement…

Pour reprendre une expression cauchoise reprise autrefois ad nauseam par celui qui fut le mentor de Nicolas Mayer-Rossignol, Alain Le Vern, de sinistre mémoire, on dira, une fois encore, qu’il y a « les diseux et les faiseux ».

Manifestement, Hervé Morin président de la Normandie et Bertrand Bellanger président de la Seine-maritime ont choisi d’être des faiseux responsables face à un diseux diviseur qui, d’ailleurs, ne dit plus rien depuis le désastre politique presque total du conseil métropolitain de Rouen du 8 février dernier: les tensions de cette soirée furent telles que l’on peut craindre que le fonctionnement même de la métropole de Rouen n’en soit durablement altéré…

Face à la présence de deux présidentiables invités à l’hôtel-de-ville par notre Néron rouennais, Hervé Morin et Bertrand Bellanger ont choisi la tactique de la diversion ou du contre feu en annonçant avoir compensé intégralement le retrait financier de la métropole de Rouen, soit 66 millions: par ce geste de sauvetage, ce projet d’intérêt général reconnu d’utilité publique à plusieurs échelles territoriales et que l’on attend depuis près de 50 ans, pourrait enfin se faire:

Les deux élus Normands attendent désormais, la réponse définitive du préfet de Région.

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/contournement-de-rouen-la-region-et-le-departement-remettent-au-pot-pour-sauver-le-projet-7151514


Contournement de Rouen. La Région et le Département remettent au pot pour sauver le projet

La Région et la Seine-Maritime apportent respectivement 48 et 18 millions d’euros de plus que prévu pour la réalisation du contournement Est de Rouen. Trois jours après le désengagement financier de 66 millions d’euros de la Métropole de Rouen.

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Hervé Morin, président de la Région, et Bertrand Bellanger, président de la Seine-Maritime, jeudi après-midi, à l’hôtel de région, à Rouen. | OUEST-FRANCE

Moins de trois jours après que la Métropole a voté, lundi soir, son désengagement financier au contournement Est de Rouen, la Région Normandie et le Département de Seine-Maritime, ont annoncé, ce jeudi 11 février 2021, qu’ils augmentaient d’autant leur participation. La Région, collectivité locale qui apportait la plus forte contribution (157 millions d’euros) l’augmente de 48 millions, apportant 205 millions d’euros. De son côté, la Seine-Maritime, plus petit contributeur avec 22 millions d’euros, apportera 40 millions d’euros au total.

48 millions de plus d’un côté, 18 de l’autre : les 66 millions d’euros que refuse d’engager la Métropole sont largement compensés. « L’intérêt général dépasse les tambouilles politiques », a critiqué Hervé Morin, président de la Normandie, faisant allusion à la volte-face du président de la Métropole, Nicolas Mayer-Rossignol, qui, « conseiller régional, a voté à deux reprises pour ce contournement ».

« Pas que rouenno-rouennais »

Hervé Morin et Bertrand Bellanger, président de la Seine-Maritime, veulent ainsi montrer que ce projet de barreau autoroutier de 41,5 km, à l’est de l’agglomération rouennaise, « n’était pas seulement un projet rouenno-rouennais mais départemental et régional, voire national ». L’État apporte 245 millions d’euros sur les 890 millions que coûtera le contournement. La moitié sera financée par le concessionnaire du barrage.

Les deux présidents ont rejeté les alternatives proposées par la Métropole. « Elles se chiffreraient à 200 millions d’euros et verraient les camions traverser des villages et déboucher du pont Flaubert au cœur du futur écoquartier Flaubert, et faire du boulevard industriel une autoroute qui déboucherait au pied de la cathédrale. »

Quelle position de l’État ?

Hervé Morin rappelle que « ce projet est l’un des quatre retenus par l’État dans la loi d’organisation des mobilités (LOM) et qu’il est crucial pour le désengorgement du cœur de Rouen et des quais et pour ceux qui viennent tous les jours du pays de Caux et du pays de Bray travailler à Rouen ».

Quant à l’idée d’installer un péage sur l’A28, le président a ironisé : « Ça ne s’est jamais vu. On place un péage pour payer une infrastructure pas sur une route qui existe déjà. » Hervé Morin et Bertrand Bellanger contestent les chiffres et les arguments de la Métropole pour justifier son retrait. « Elle n’est pas plus chère que d’autres autoroutes et la réduction du trafic en ville serait de 83 % sous le tunnel de la Grand-Mare, de 66 % sur le boulevard industriel et de 35 % sur les quais rive droite. »

La Région soumettra au vote une délibération augmentant sa participation, à la plénière de lundi à Rouen ; le Département à sa plénière du 8 avril. Reste à savoir quelle sera la position de l’État qui indiquait qu’il ne ferait pas cette route s’il n’y avait pas un consensus des collectivités locales. « Lorsque le Département de l’Eure et la Communauté d’agglomération Seine Eure se sont retirés, la Région, le Département et la Métropole avaient compensé. C’est donc la deuxième fois pour nos deux collectivités que nous pallions le retrait d’autres collectivités. »


Commentaire de Florestan:
L’intérêt général normand reste encore en Normandie une sorte de langue étrangère. Les analphabètes du localisme sont encore nombreux! En revanche,  le cas du Nouveau Maître de Rouen est particulier car il relève du cas plus grave de la cécité idéologique…

Reforme de la politique d’hébergement en Seine Maritime

Intervention de Chloé Argentin durant le conseil municipale en réponse à la motion « Non à la réforme de l’hébergement d’urgence de la préfecture de Seine-Maritime » présenté par le groupe Rouen l’Écologie en Actes soutenue par le groupe des élu.e.s communistes. 18 décembre 2006 « Je veux si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir …

Demande au Gouvernement de Renoncer au projet Hercule

Motion Commune des groupes Fier.e.s de Rouen et PCF adopté au conseil municipal du 11 février 2021. Le projet Hercule est le projet de restructuration du groupe EDF dont l’objectif est de scinder le groupeen trois entités distinctes : un EDF Bleu et un EDF Azur, 100 % publics, pour le nucléaire etl’hydraulique, et un EDF Vert, qui regrouperait les activités de l’actuelle Enedis en …

Non au projet Hercule

Intervention d’Anne-Marie Corroyer en soutiens de la motion commune des groupe Communistes et Fier de Rouen « Demande au Gouvernement de Renoncer au projet Hercule« . Hercule est le nom de code du projet de destruction d’un de nos derniers biens communs : l’énergie. L’énergie qui est au cœur de la transition écologique indispensable, du développement industriel du pays et de la réponse aux besoins vitaux des citoyen.ne.s. …

Non au contournement EST

intervention de Manuel Labbe lors du débat sur la motion « Soutien financier au contournement Est de Rouen » présenté par le groupe Au Cœur De Rouen. Nous sommes quelques jours après avoir voté à l’unanimité ce lundi, au conseil métropolitain, la déclaration d’État d’urgence climatiques et la déclaration de Paris nous invitant à rejoindre la campagne mondiale « Objectif zéro » pour notre territoire. Notre assemblée métropolitaine a …

Le Havre Seine Métropole : vers un  » contournement est « … du tramway… Et le TER, alors !

     En milieu d’année 2019, paraissait sur un blog spécialisé « ferroviaire » hébergé sur Canalblog, comme l’Etoile de Normandie, l’article qui suit :

Le Havre prépare la troisième ligne de tram

Transportrail 06 juillet 2019

http://transporturbain.canalblog.com/archives/2019/07/06/37481668.html

Déjà dotée de deux lignes de tramway en Y, la métropole havraise annonce la mise à l’étude d’une troisième ligne desservant les quartiers sud de la ville, pour la desserte du Campus Le Havre Normandie, dans l’ancien secteur des Docks, du nouveau stade Océane et de Graville. L’objectif est de capter une partie du trafic arrivant par l’est de l’agglomération où on enregistre en moyenne 70 000 véhicules / jour. Le tramway serait aussi le moyen de reconfigurer les accès quasi-autoroutiers dans ce secteur.

Mais surtout, cette nouvelle ligne devrait rejoindre – au moins – Montivilliers par l’hôpital Jacques Monod. Sans le dire, mais tout le monde l’aura compris, il est bel et bien question de transformer la navette ferroviaire Le Havre – Rolleville en tramway… solution que nous avions proposée dans les colonnes de transporturbain. Une étude vient de débuter, confiée à Transamo. La métropole espère une mise en service avant 2025. Pourquoi pas le 12 décembre 2024 (12.12.24) après l’inauguration des deux lignes actuelles le 12 décembre 2012 (12.12.12) ?

Le Havre – Place de l’Hôtel de Ville – 2 février 2013 – Le succès du tramway du Havre favorise le développement du réseau qui devrait, avec la reprise de la navette ferroviaire, prendre un tournant interurbain. © Ph. Nemery

Autre projet annoncé, l’étude d’une extension à l’ouest, entre l’actuel terminus de la Plage vers les hauteurs de Sainte Adresse, qui pourrait donner lieu à des sections intéressantes compte tenu du profil assez sévère du parcours pressenti.

Enfin, on notera l’arrivée de 3 autobus électriques Irizar i12e, acquis pour un montant de 2,16 M€, ce qui confirme la percée du constructeur basque sur le marché français. Néanmoins, à un coût moyen, installations de recharge incluses, de 700 000 € le véhicule, l’expérimentation a un coût…

Posté par : ortferroviaire

     L’affaire est revenue sur le devant de la scène en ce début d’année 2021, et le contenu du dossier n’a pas convaincu les Montivillons, au débouché prévu d’une ligne qui, pour relier Le Havre à Montivilliers, emprunterait un détour par les quartiers sud du Havre… Voir ci-après un aperçu :

 

     A ce stade d’évolution du débat, intervient une organisation syndicale, dont l’analyse mérite qu’on s’y attarde :

Futur tramway de l’agglomération du Havre : la CGT cheminots réagit

Paris-Normandie Eco Mis en ligne le 10/02/2021 à 21:27

https://www.paris-normandie.fr/id164412/article/2021-02-10/futur-tramway-de-lagglomeration-du-havre-la-cgt-cheminots-reagit

Transports. Le projet d’extension du tramway fait craindre l’abandon du Train Express Régional Le Havre-Montivilliers-Rolleville. Le syndicat CGT cheminots du Havre, pour qui ce prolongement serait « une aberration économique », propose une modernisation de la ligne.

« La ligne ferroviaire est satisfaisante, même si on peut améliorer encore ce service au public », estime la CGT.

Le projet de développement du réseau tramway dans l’agglomération du Havre, qui menace l’existence du Train express régional (TER) Le Havre-Montivilliers-Rolleville, fait réagir le syndicat CGT cheminots du Havre. Son secrétaire, Jean-Marie Mutel, explique avoir adressé le 5 février un courrier à Édouard Philippe, pour rencontrer le maire du Havre et président de la Communauté urbaine (CU). Cette dernière doit délibérer le jeudi 18 février sur le principe d’un prolongement du réseau dans les quartiers sud du Havre et dans la vallée de la Lézarde.

L’extension du tram jusqu’à Montivilliers serait « une aberration économique. La ligne ferroviaire est satisfaisante, même si on peut améliorer encore ce service au public », estime la CGT. « Pour autant, nous ne sommes pas contre une nouvelle ligne de tramway [au sud, NDLR] (…) Comme le train, ce moyen de transport va dans le sens d’un développement durable en matière d’environnement », formule le syndicat. Selon lequel tramway et train doivent être « complémentaires » dans le projet de mobilité de la CU. Il demande « l’abandon de l’extension du tram jusqu’à Montivilliers », prône une optimisation du cadencement du TER, « des investissements » et une « électrification » sur cette ligne Lézarde Express Régionale (LER) « pour un mode de transport propre ».

Le train à Montivilliers et jusqu’à Goderville

Le syndicat réclame « un prolongement de la LER au-delà de Montivilliers jusqu’à Goderville pour désengorger » le principal axe routier du secteur. La CGT, soulignant que des menaces « pèsent sur l’ensemble des agents SNCF de la gare du Havre, soit plus de 30 emplois », devait aussi s’adresser aux maires d’Harfleur, de Montivilliers, Goderville, au président du Conseil régional de Normandie et aux élus communautaires. Elle a préparé une pétition à destination des usagers du TER, de la SNCF, des cheminots, en faveur de la complémentarité tram-train.

La convention de financement entre la Région, la CU et la SNCF au sujet de la ligne LER court jusqu’en 2025. Mais beaucoup d’élus de l’agglomération craignent qu’elle ne soit pas renouvelée, à plus ou moins longue échéance, parce qu’elle est jugée très coûteuse par la collectivité régionale, vouée à devenir son seul financeur. Et parce qu’il sera question de libérer des sillons pour la Ligne nouvelle Paris-Normandie.

Arnaud ROUXEL

AXE SEINE: la contre-offensive des régions directement concernées… L’Ile-de-France ET la Normandie

Il était temps d’avoir une tribune des élus directement concernés dans… La Tribune, cet organe de presse pro-business devenu l’organe officiel de ces belles personnes qui veulent nous fusionner avec le Grand Paris au nom d’une conception fonctionnelle et abstraite d’un réel géographique enraciné dans l’Humanité et son histoire…

Après Grumbach, Castro, Hidalgo et compagnie qui veulent fondre et dissoudre notre Normandie dans le chaudron improbable d’une « vache-qui-rit » grand-parisienne, « La Tribune » ouvre enfin ses colonnes à Hervé Morin et Valérie Pécresse qui, au nom des régions Normandie et Ile-de-France, nous ramènent fort heureusement sur le plancher-des-vaches de la réalité:

1) En terme de compétences et de finances, pour mettre en oeuvre concrète l’enjeu portuaire de l’Axe Seine, rien ne pourra se faire sans les régions concernées!

2) Dans la réalité, celui qui paye en signant le plus gros chèque… doit commander!

La tribune à lire ci-dessous se concentre à dessein sur le dossier réel, technique, de la fusion portuaire en laissant certains, certaine à leurs rêveries irresponsables qui servent d’autres intérêts que ceux des territoires et des citoyens concernés.

A la veille de la rencontre du 11 février 2021 à Rouen entre Nicolas Mayer-Rossignol, Anne Hidalgo et Edouard Philippe le taciturne, voilà donc un premier et solide avertissement.

Nous attendons vivement le second après cette rencontre de Rouen entre ces trois maquignons en foire, semble-t-il, disposés à une vente de la Normandie à la découpe au profit de la région parisienne sous prétexte de « relancer l’Axe Seine » ou d’en discuter de l’avenir…

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 Sur le même sujet, et toujours dans La Tribune on prendra connaissance des propos « édredonesques » de François Philizot, le préfet interministériel en charge de l’Axe Seine auprès du Premier ministre depuis 2012: l’intéressé botte évidemment en touche sur LA question qui nous importe…

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 Commentaire de Florestan:

« La Tribune » qui est un organe de presse habitué à s’adresser aux hommes d’affaires et autres décideurs, traite, tout naturellement, de ces grandes affaires qui nous concernent…

La revue « Front Populaire » aussi.

En revanche, on attendra en vain un article ou une émission sur l’actualité d’une possible fusion entre l’Ile-de-France et la Normandie dans le cadre de l’Axe Seine dans Paris-Normandie, Ouest-France, France-3 Normandie ou France Bleu

Visiblement, il y a l’information pour ceux qui doivent être informés et l’information pour les… ploucs du grand public Normand!

RAS-LE-BOL! de ce mépris et, surtout, de ce manque de curiosité intellectuelle sur la véritable actualité de nos affaires régionales!

Contournement Est: les réactions après le désastre provoqué par notre Néron rouennais…

Par l’un de ses nombreux caprices sortis de son imagination l’empereur Néron a mis le feu à Rome.

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Par son approche idéologique refusant le réel et par ambition partisane, le Nouveau Maître de Rouen vient de mettre le feu dans notre métropole normande: Nicolas Mayer-Rossignol est un diviseur en refusant de rechercher la voie du compromis avec la réalité pour construire l’intérêt général. Ce faisant, il sabote le moteur rouennais qui est le moteur métropolitain normand!

Pour nous autres, amis de la Normandie, cette semaine de février 2021, restera comme l’une des pires pour l’intérêt général de la Normandie depuis sa réunification il y a, maintenant, six ans:

Lundi 8 février 2021: le conseil métropolitain de Rouen cornaqué par son nouveau maître votait contre le financement le projet d’utilité publique de contournement autoroutier qui aurait permis de débarasser la gangue de bitume, de béton et de camions qui enferme le centre ville de Rouen depuis plus de 50 ans…

Jeudi 11 février 2021: Le Nouveau Maître de Rouen invite à partir de 9 heures, dans son hôtel-de-ville, Edouard Philippe et Anne Hidalgo pour causer de l’avenir de l’Axe Seine dans le dos de la Normandie et des Normands avec, comme vous le savez, l’hypothèque d’une fusion entre l’Ile-de-France et la Normandie sous prétexte de doter le futur Grand-Paris d’une façade maritime intégrée…

Franchement! cela fait tout de même beaucoup pour un seul homme et pour une seule semaine: sachant que le dit NMR est sensé demeurer à son poste rouennais encore six ans, on peut craindre le pire pour l’avenir de Rouen et donc pour celui de la Normandie!

Après le vote de lundi soir qualifié d’historique par une presse quotidienne régionale sans grande imagination, les réactions sont nombreuses: mise à part la joie bruyante des opposants au projet prêts à sabler le champagne,  prédominent l’inquiétude et la colère…


 

Dans le dernier numéro de sa Chronique de Normandie (n°666… Cela ne s’invente pas!) Bertrand Tierce brosse les portraits parallèles de Nicolas Mayer Rossignol maire et président de la métropole de Rouen et de Joël Bruneau, maire et président de la communauté urbaine de Caen.

La peinture est réaliste mais… sévère!

Citation:

« A Rouen c’est différent…

Depuis qu’il a pris les choses en mains, NMR parle beaucoup de sa gouvernance (transparence, participation, modernité) et de sa volonté de préparer « le monde d’Après » (rendez-vous en 2050!) sans toutefois préciser les projets à réaliser pour la mettre en oeuvre. « Rouen, dit-il sera un modèle de métropole de futur »oui: mais le quel?

Aujourd’hui il dit surtout ce qu’il ne veut pas: Non au Contournement, non à Amazon, non au redémarrage de Lubrizol, non à l’extension du Madrillet, idem pour la Plaine de la Ronce… « Il faut savoir dire non pour préparer l’après ». Politique de rupture.

(…)

NMR s’affiche comme un élu socialiste qui gouverne avec les Verts et le PC: c’est l’union de la gauche contre la droite et ses alliés, cela facilite les clivages. NMR est écartelé, les Verts tirent d’un côté, les élus de la métropole des territoires tirent de l’autre. La CCI dénonce ses positions « anti-économie ». L’Etat, le département, la région expriment leur perplexité: oui, il est difficile d’exister quand on est écartelé.

Mon commentaire:

Chacun de ces refus est source de polémiques. Ses adversaires dénoncent son « dogmatisme partisan » et sa subordination aux Verts. Les milieux économiques, eux, s’inquiètent de ses « postures hostiles », ce qui provoque les réactions indignées des intéressés. C’est le temps des hauts cris et des fractures…

(…)

Rouen, rappelons-le est l’agglomération la plus riche sur le territoire le plus riche de Normandie. »

Et revenant pour conclure sur sa comparaison éclairante entre Caen et Rouen, Bertrand Tierce de conclure:

« Mais laquelle des deux est la mieux préparée pour l’avenir? La petite est forte de son unité. Tout le monde tire dans le même sens. La grande, au contraire, gâche ses atouts dans ses divisions internes. »

(…)

Pour terminer, ajoutons que NMR cherche à se faire remarquer au plan national comme un élu d’avant-garde, Joël Bruneau lui reste à Caen, son chez lui… »


 

Revue de presse du désastre:

https://www.francebleu.fr/infos/transports/contournement-est-de-rouen-le-retrait-du-financement-de-la-metropole-suscite-l-incomprehension-1612866721

Contournement Est de Rouen : le retrait du financement de la métropole suscite l’incompréhension

Mardi 9 février 2021 à 11:32
Après le vote ce lundi soir en conseil métropolitain, Nicolas Mayer Rossignol, maire de Rouen et président de la métropole et Pascal Houbron, maire de Bihorel, étaient les invités de France Bleu Normandie ce lundi matin.
La métropole de Rouen fait volte-face. Elle ne financera pas, finalement, le contournement Est de Rouen, cette portion à péage entre les autoroutes A 13 et A 28. C’est le résultat du vote organisé ce lundi soir en conseil métropolitain.
à lire aussi La Métropole Rouen Normandie ne financera pas le contournement-est de Rouen

La métropole s’était pourtant engagée, il y a plus de deux ans, à débloquer 66 millions d’euros, sur un budget global de près de 900 millions d’euros.

Nicolas Mayer Rossignol, maire de Rouen et président de la métropole, et Pascal Houbron, maire de Bihorel, étaient les invités de France Bleu Normandie ce lundi matin, le premier est désormais contre ce contournement, le deuxième est pour.

Dans un communiqué, Bertrand Bellanger, le président du conseil départemental de Seine-Maritime, fait part de sa « déception » et de sa « colère ».

Le département s’est de nouveau engagé à participer au financement du contournement Est mi janvier. La région Normandie doit se prononcer lundi prochain.


Lire ci-après, l’intégralité de l’intervention du maire de Bihorel au conseil métropolitain de Rouen: colère d’un élu de notre République…

 

Intervention Pascal HOUBRON Maire de Bihorel

Conseil de la Métropole Rouen Normandie

Lundi 8 février 2021

 

Monsieur le Président, chers Collègues,

 Je dois pour débuter mon intervention vous dire combien j’ai un sentiment de honte et de colère qui n’amine à cet instant.

 

Notre beau territoire n’a vraiment pas de chance !

Après les crises successives que nous venons de vivre dans notre pays, comme la crise des « gilets jaunes », et aujourd’hui la crise sanitaire ; après l’accident industriel autour de Lubrizol qui véhicule une image dégradée de notre Métropole Rouen Normandie, un autre événement dramatique est en train de nous arriver…

Depuis des décennies, Rouen souffre d’un trafic routier saturé qui étrangle l’activité économique et empêche les habitants des communes avoisinantes de la ville-centre de circuler en toute sécurité et sérénité.

Pour enfin améliorer le cadre de vie et la santé de toutes et tous, un projet de contournement est de Rouen, appelé aussi liaison A28-A13 est envisagé par l’Etat et les collectivités territoriales pour 2024.

Notre collectivité a déjà à maintes reprises débattue de cette question ; le Président de la Métropole nous a déjà engagés dans la voie de ce contournement.

 J’invite tous les élus à prendre connaissance de la lettre du Président de la Métropole de Rouen à Monsieur le Préfet, ainsi que la lettre des Présidents de la région, du département et de la Métropole au Premier ministre de la France, Edouard Philippe.

La délibération de la Métropole de 2016 n’est pas évoquée dans cette nouvelle délibération. Or, lors de sa séance du 12 décembre 2016, la Métropole a bien délibéré favorablement au projet, et Monsieur le Président a été autorisé  à signer tous les actes utiles à la mise en œuvre de cette décision.

 Ce débat, s’il était honnête et démocratique, devrait se porter sur les modalités d’implantation de cette infrastructure et non sur son utilité qui a déjà été retenu par une très grande majorité d’entre nous.

 Nous devrions en fait débattre ensemble pour obtenir toutes les compensations nécessaires pour parvenir à la neutralité carbone du contournement.

 Nous devrions ensemble exiger son intégration, agir pour obtenir plus de moyens encore pour contrôler sa construction et protéger l’environnement alentour.

 Nous devrions débattre des projets valorisants notre territoire pour contrebalancer les effets négatifs du projet sur les émissions carbone.

 Nous devrions discuter du périmètre d’une forêt urbaine à implanter sur le projet Seine-Sud à la place de friches industrielles qui existent en grand nombre dans notre Métropole.

 Et le Président de la région est prêt à dégager 20 millions d’euros pour y parvenir.

 Nous devrions débattre du développement de notre grand port pour encourager le développement du fluvial et du ferroutage…

 Au lieu, de ça, nous refusons d’écouter ceux qui font la richesse de notre Métropole à savoir les acteurs économiques ; nous refusons de suivre les études nombreuses qui ont été réalisées par notre administration, celle de l’agence d’urbanisme, celle de l’Etat, de ATMO, de l’ARS…

Il convient de remarquer le caractère extrêmement orienté, pour ne pas dire malhonnête, de la présentation de l’avis de la commission d’enquête publique.

A la lecture de la délibération de la Métropole, on ne comprend vraiment pas pourquoi toutes ces instances (Commission Mobilité 21, Commission d’enquête, Conseil d’orientation des infrastructures, Conseil d’Etat) ont validé ce projet.

Quel signal donnons-nous ? Celui de ne pas écouter, d’agir par idéologie politique sans discernement et surtout, ce qui vous fait défaut, sans aucun bon sens.

Je ne parle même pas d’attractivité ; quel investisseur voudra s’installer dans une Métropole qui ne les aime pas ! Mieux vaut investir dans les intercommunalités voisines, ou même au Havre ou à Caen où les élus leur ouvrent les bras et agissent avec eux pour lutter contre le réchauffement climatique.

Nous préférons nous tirer une balle dans le pied, nous pénalisant à jamais dans la concurrence que se livrent les territoires entre eux.

 Ici, on les fait fuir en leur parlant d’un monde d’après sans eux…

 Car votre « « monde d’après » c’est en fait celui d’avant, en pire !

Vous ne pensez que décroissance, décadence, abaissement, contraintes, pénalités, et surtout à un retour à un monde où seuls les nantis pouvaient voyager et s’offrir des biens et des services accessibles.

 Votre moralisme mal placé est à vomir quand il atteint ce niveau de cynisme et d’ironie.

 Mon monde d’après, me concernant, c’est celui qui répare, qui compense, qui corrige qui neutralise les impacts de nos activités humaines sur l’environnement.

 Mon monde d’après, c’est un monde où tous les habitants ont un accès égal à l’éducation, à la santé, au travail et au logement.

 Pour aller dans ce sens, il faut donc plus d’innovations, d’incitations, et réflexions pour limiter l’impact de nos vies et ne pas occulter celles des générations futures.

 C’est donné envie à nos jeunes, à nos entrepreneurs, à nos fonctionnaires de trouver les solutions optimales pour gérer nos ressources, encourager l’économie circulaire, améliorer la performance énergétique de nos bâtiments.

 Mon monde d’après c’est enfin, la possibilité pour tous de voyager, de partir en vacances, de bien vivre sur notre terre.

 Nous n’aurons pas dans l’avenir moins besoin de mobilité, mais au contraire de plus de mobilité… et le problème ne porte pas sur les infrastructures routières, mais sur ce qui roule sur ces routes !

 Toutes les études que vous citez, comme pour vous dédouanez de la décision que vous allez prendre, ne tiennent pas compte d’une chose : les véhicules de demain seront électriques, hydrogènes, et autres innovations, et ne rejetteront plus la pollution d’aujourd’hui.

 Mais ils seront encore plus nombreux dans les décennies qui viennent et vous allez rendre dingue tous ceux qui passeront des heures entières dans les bouchons.

Le développement du e-commerce que vous bannissez   est une tendance lourde qui implique le déplacement des marchandises jusqu’à chez vous, jusqu’au dernier kilomètre ; on appelle ça la logistique urbaine.

 Comment cela sera-t-il rendu possible sans infrastructure adéquate ?

 Aucune étude sérieuse n’existe dans cette métropole sur les flux de circulation des biens et marchandises.

 La délibération compare le coût au km du Contournement avec des coûts moyens d’autoroutes et de LGV. Ces comparaisons visent à  montrer le coût très élevé de cette infrastructure par rapport à des infrastructures comparables. Sauf que justement, elles ne le sont pas, et les chiffres utilisés sont probablement datés et en tous cas non pertinents.

Ainsi, le coût des LGV n’a cessé de croitre dans le temps, et les deux dernières LGV ont des coûts au km de 25,4 M€ pour Tours-Bordeaux, et 18,7 M€ pour Bretagne-Pays de Loire. La LGV PACA est estimée pour sa part à 57,7 M€/km.

Quant à la LNPN, dans sa partie Rouen-Yvetot, et sans compter la gare Rouen St Sever, son coût est estimé à 1,45 Md€ pour 36 km, soit 40,3 M€/km.

 Les réductions de trafic évoquées sont en partie juste (-83% de PL dans le tunnel de la Grand ’Mare, -64% de PL sur le pont Mathilde, -66% de PL sur le boulevard industriel), mais également erronées : alors que la délibération parle d’un effet nul sur les quais bas rive droite par exemple, -35% de PL.

 Contrairement à ce que la délibération indique, le Contournement aura bien un effet sur une partie du trafic d’échanges, en le limitant dans l’hyper centre, avec notamment une baisse de 50% du trafic d’échange sur les quais bas rive droite.

 La délibération insiste lourdement sur ce qui consisterait, selon elle, en une « fragilité majeure » du projet, à savoir le fait que les calculs supposent une interdiction (et le respect de celle-ci) du trafic de transit PL en centre-ville dès lors que le Contournement serait construit. Comme cela est rappelé tout de même, les modélisations ont pris un taux de non-respect de 15%, celui observé avec l’interdiction des quais hauts à Rouen.

 Mais surtout, la délibération indique que ces interdictions devront être mises en œuvre par les collectivités, qui n’ont pas les moyens de le faire. Pourtant, ce genre de chose existe en de nombreux endroits en France, y compris en Normandie (le long de l’A28 Sud par exemple). On pourrait en outre tout à fait imaginer des systèmes de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation pour détecter les PL en transit.

On peut également noter que la délibération semble regretter que le Contournement contraigne à requalifier la N28 et la RD18E pour contraindre le trafic. Or il s’agit au contraire là d’une belle opportunité pour rendre ces axes plus apaisés, aptes aux circulations douces, ce qui est pourtant un des intérêts du projet : rendre possible l’apaisement de la circulation au centre de Rouen.

D’ailleurs, la délibération le dit elle-même : « l’évaluation de l’impact de l’infrastructure sur la qualité de l’air dépendra fortement de la requalification des pénétrantes de Rouen pour favoriser la vie locale ainsi que les modes de déplacements actifs et les transports en commun. »

 Concernant les émissions de CO2 et de polluants, il convient de rappeler que le modèle utilisé pour calculer ces émissions ne prend pas suffisamment en compte la surconsommation et donc la surémission de CO2 et de polluants liée aux embouteillages quotidiens.

 En outre, les hypothèses d’émissions ne tiennent pas bien compte de l’amélioration continue des motorisations, et du développement de véhicules à faibles voire très faibles émissions (PL au biogaz ou à l’H2).

 Le paragraphe concernant la consommation des terres cite le projet de loi issu de la convention citoyenne sur le climat, qui, comme tout projet de loi, évoluera très significativement avant son adoption, et il en prend déjà le chemin.

En revanche, la délibération ne cite pas le SRADDET de la Normandie, qui lui est applicable, qui fixe lui aussi un objectif de réduction par deux du rythme de consommation des terres, mais en neutralisant l’effet de grands projets structurants, dont le Contournement fait partie, comme la LNPN. Dans le cas contraire, en effet, comment pourrait-on imaginer construire la LNPN que la Métropole appelle de ses vœux ?

 Par ailleurs, ce paragraphe place la Métropole dans une situation d’un «clandestin opportuniste», qui envisage de profiter des terres agricoles mises en réserve pour le Contournement Est par la SAFER.

 Après un passage lyrique et réconciliateur sur le fait qu’il faut aborder la question avec nuance (tout en ayant présenté les choses de manière totalement biaisées jusque-là), on en arrive à la partie la plus « intéressante » de la délibération : celle portant sur les alternatives au projet, qui fonde finalement une partie de la décision de ne pas financer cette infrastructure.

 On nous dit que la « Régulation des poids lourds aux heures de pointes, y compris pour la desserte locale par la réalisation de centres routiers au nord et à l’est de l’agglomération (A28, RN31), une réflexion sur l’avenir du centre routier du Grand-Quevilly (RN338) et la mise en place d’un système de contrôle strict ».

 C’est fort !

 Après avoir dit que les collectivités n’avaient pas les moyens de mettre en place des contrôles de flux de transit, voilà que la proposition consiste à mettre en place un système de régulation, et un contrôle strict, ainsi que des centres routiers (consommateurs d’espace pour des centaines de PL).

On ajoute ensuite une nouvelle proposition surprenante : la « Mise en place d’un péage à la hauteur du Pucheuil (A28) et régulation du tarif en fonction du trafic (modèle de l’A14). 

La mise en place d’un péage, a minima pour les Poids Lourds au Pucheuil sur l’A28, dont l’itinéraire est aujourd’hui totalement gratuit en direction de l’A13 jusqu’à Pont de l’Arche, avec régulation par variation du tarif péage en fonction des horaires (plus cher aux heures de pointe) comme cela se fait par exemple sur l’A14, et des aires de stationnement dédiées pour les Poids-Lourds »

 Après avoir critiqué la mise en place d’un péage, la « solution » consisterait à mettre en place un péage… sur une autoroute gratuite. Et la délibération n’aborde pas le fait qu’un tel péage semble juridiquement impossible :

L’article 122-4 du code de la voirie routière définit que l’usage des autoroutes est en principe gratuit.

 Toutefois, il peut être institué par décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité de régulation des transports, un péage pour l’usage d’une autoroute en vue d’assurer la couverture totale ou partielle des dépenses de toute nature liées à la construction, à l’exploitation, à l’entretien, à l’aménagement ou à l’extension de l’infrastructure. », ce qui est le cas du contournement.

 L’objectif de ce péage serait de dissuader les PL d’emprunter l’itinéraire N28-pont Mathilde-RD18E au profit de l’itinéraire N29-A150-Pont Flaubert-Sud III.

 L’Etat a examiné cette hypothèse, et l’analyse est disponible pour une bonne information aux élus.

Mais on peut déjà remarquer que ce « Contournement Ouest » n’en est pas un puisqu’il passe à proximité immédiate du centre-ville de Rouen (pont Flaubert) et ce d’autant plus que les développements urbains, notamment ceux portés par la Métropole, se situent dans ce secteur, à travers deux éco-quartiers, Luciline rive droite et Flaubert rive gauche, qui doivent accueillir des dizaines de milliers d’habitants et de travailleurs.

En outre, cet itinéraire conduit à augmenter le parcours des PL de 20 km, ce qui ne manquera pas d’augmenter les émissions de CO2 et de polluants.

 Enfin, l’itinéraire passe par l’A150 et le pont Flaubert, sujets à de très forts embouteillages aujourd’hui, et les aménagements prévus (têtes Nord et Sud) ne permettront pas d’accueillir du trafic supplémentaire.

La délibération pointe également fortement le sujet du péage, soulignant les incertitudes sur son niveau, qui sera lié à la négociation avec le concessionnaire. Elle oublie totalement d’évoquer ce que l’Etat a indiqué dans son mémoire de réponse à la Commission d’enquête :

 « Reconfiguration autoroutière de la tête sud du Pont Mathilde et transformation des principaux carrefours à feu de la RD18E en échangeurs autoroutiers avec une restitution de liaisons avec la RD18E via le chemin du Halage. »

 Ces propositions tendent à transformer le Boulevard industriel, pénétrante débouchant sur le pont Mathilde à 1km de la Cathédrale de Rouen, en une autoroute !

La Métropole ne veut pas d’une autoroute en périphérie, au motif notamment que cela nécessiterait de requalifier le Boulevard industriel, mais propose la transformation de cet axe en autoroute !

C’est d’autant plus surprenant que le Contournement Est de Rouen, en permettant un allègement de près de 70% du trafic PL sur cet axe, ouvrirait des possibilités de requalification en faveur des TC, modes doux, végétalisation, etc.

En outre, le réaménagement de la tête sud du pont Mathilde pour en faire un échangeur autoroutier plus complet aurait vraisemblablement une interférence forte avec la tranchée ferroviaire couverte rive gauche et viendrait perturber la configuration de la future gare St Sever.

Le montant de ce type de travaux peut être estimé, compte tenu du contexte urbain dans lequel ils s’insèreraient, à plusieurs centaines de M€.

On nous dit aussi dans la délibération que la Métropole favorise l’« appui sur les infrastructures départementales (RD12, RD85, RD13) avec la création de contournement des villages et bourg impactés »

Ce que propose la Métropole, c’est donc, au frais du Département de la Seine-Maritime, de construire un Contournement Est à base de routes départementales, passant par Morgny-la-Pommeraye, Martainville-Epreville, Fresne-le-Plan, La Neuville Chant-d’Oisel, Quévreville-la-Poterie, et d’y faire passer les milliers de PL que le Contournement Est devait accueillir.

 Puis, on nous explique qu’il y aurait une « meilleure articulation Sud III – Boulevard Maritime pour la circulation des poids lourds. 

Et, la mise en place d’un itinéraire obligatoire pour les poids lourds sur le boulevard maritime délestant la Sud III. »

 Cette proposition consiste en réalité à faire circuler les PL sur le boulevard maritime, soit en zone Seveso sur de longues portions, plutôt que sur la Sud III.

Il est écrit également : « La mise en place de voies réservées sur les principaux axes routiers structurants desservant la Métropole (Sud III, A150, RN28, RD18E, …), afin de favoriser un essor massif du covoiturage et d’envisager des lignes de transport en commun express et/ou à haut niveau de service ; une première étude sur l’A150 pourrait être conduite très prochainement. »

Des études ont déjà été menées sur ce sujet, notamment sur la Sud III.

Elles se heurtent toutes au niveau de trafic très élevé sur ces axes, qui ne permet pas, sauf à congestionner  totalement les voies de circulation de la Métropole, d’envisager réserver une voie pour le covoiturage/transport collectif.

Avec la réalisation du Contournement, qui abaisserait la pression routière sur ces voies, cela serait justement plus envisageable pour le boulevard industriel et la N28.

Encore, il est écrit dans la délibération la volonté d’une « mise en place d’une voie véhicules lents sur l’A150 dans le sens Rouen vers Barentin, en utilisant les délaissés de l’infrastructure, ainsi que l’installation de murs anti-bruit et l’étude de la mise en place d’un BHNS. »

La proposition consiste donc à ajouter 2 voies de circulations à cette autoroute dans le sens Rouen Barentin, et 1 voie dans l’autre. On passerait donc d’une infrastructure à 4 voies à une autoroute à 7 voies. Il n’est même pas acquis que cela soit techniquement possible compte tenu de l’insertion de cette autoroute, qui passe en outre en proximité forte de zones fortement urbanisées.

On continue avec la rédaction du paragraphe suivant : « Un engagement de l’État précis, chiffré, inscrit dans un calendrier pour une réalisation à moyen terme des aménagements de la tête nord du Pont Flaubert, permettant d’achever l’infrastructure autoroutière existante. »

 L’Etat ne demande que ça !

Et d’ailleurs les études pour l’aménagement de la tête Nord du pont Flaubert sont inscrites au CPER 15-20. Mais pour avancer, il faut avoir une connaissance détaillée de la trame viaire prévue sur le secteur par… la Métropole, ce qui n’est pas le cas à ce jour.

Il faut connaître les intentions de la Métropole sur l’évolution du TEOR dans ce secteur, des projets d’urbanisation, et le cas échéant de la mise en place ou non d’une halte ferroviaire à Fond du Val.

En clair, pour avance sur ce secteur, il faut que la Métropole avance elle-même sur ses projets.

 Par ailleurs, sur le fond, l’aménagement de la tête Nord, identifiée depuis la construction du pont comme étant un point de difficulté à régler, coutera vraisemblablement entre 200 et 300 M€.

L’aménagement de la tête Sud, inscrite au CPER 15-20 (et financée par l’Etat à 50%, la Région à 25%, le Département à 10% et la Métropole à 15%) va déjà couter 180 M€.

Comme vous pouvez enfin vous en rendre compte, cette rédaction de la délibération n’est pas sérieuse et est en réalité un « copié – collé » d’un  document produit par l’association « Effet de serre toi-même », présidée par Guillaume Grima.

 

On y retrouve toutes les « alternatives » proposées par la Métropole.

Il est assez clair que c’est cette association qui a rédigé cette délibération en grande partie ; l’administration qui a toujours travaillé le dossier favorablement, ne pouvait pas se dédire aussi facilement.

 Pour conclure, aujourd’hui, après un demi-siècle de tergiversations, il n’existe plus d’obstacles majeurs à l’exécution de ce projet, et les élus qui voudraient s’y opposer se trompent lourdement de combat, et nous tirent une balle dans le pied dans la concurrence que se livrent les territoires.

 

Dire NON maintenant, c’est refuser le progrès par idéologie décroissante.

 Dire NON au contournement, c’est renforcer les difficultés de l’ensemble du monde économique de notre territoire qui n’a pas besoin de cela pour sauvegarder les emplois.

 Dire NON encore, c’est faire fi des décennies de réflexions, de débats, de concertation des élus qui ont tellement réfléchis aux impacts d’un tel projet.

 Dire NON enfin, c’est abandonner à leur triste sort les habitants des Plateaux Nord et Est qui continueront à subir les milliers de camions qui passent sous leurs yeux sans alternative réelle.

 Les habitants des Hauts-de-Rouen valent-ils moins que les ceux qui habitent le cœur de Métropole ?

 Face à ces évidences et à ce projet de contournement qui se veut être une réponse adaptée aux enjeux de la métropole, on peut se demander pourquoi alors des élus s’y opposent égoïstement ?

 Les écologistes ont pour eux la cohérence et la clarté.

 Ils ont toujours été contre ce projet, même s’ils se trompent – une fois de plus – dans leur combat contre le progrès.

 Le nouveau président de la Métropole et Maire de Rouen, jusque-là défenseur du projet, a eu une « révélation » lors de la dernière campagne municipale.

 Si je veux bien croire à l’honnêteté et la sincérité de son virage à 180°, je ne peux imaginer la même conversion de l’ensemble des élus socialistes siégeant à la Métropole !

 Tous les maires qui ont toujours unanimement voté le financement de cette infrastructure, ne peuvent pas tenir un autre discours que celui de l’arrangement politicien, s’ils devaient confirmer la décision de stopper le financement du projet.

 Il faut alors la décence d’exprimer clairement que l’abandon d’un élément fort de notre contrat de territoire signé avec l’Etat et les autres collectivités a été « lâché » aux écologistes dans le but de conserver le pouvoir au sein de la Métropole…

 Ce serait la démonstration que ce renoncement est purement politique, pour ne pas dire politicard.

 Je veux croire pourtant que ces maires qui ont le sens de l’intérêt collectif, prendront leur décision sans pression de l’exécutif du Conseil Métropolitain.

 A vrai dire, si nous comptabilisions, non pas le nombre de voix dans cette instance, mais le nombre de Maire de la Métropole favorables au projet de contournement, nous serions majoritaires.

 A travers ma longue intervention, je veux exprimer une réelle angoisse car l’enjeu est fort de se voir pénaliser pendant des décennies et de donner un mauvais signal aux habitants.

 Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps le début des travaux de cette infrastructure tant attendu.

 Nous ne pouvons plus supporter les 5000 poids-lourds chaque jour qui passent sur l’axe du Tunnel sous la Grand ’Mare – Pont Mathilde.

 Nous ne pouvons plus accepter de voir transiter les transports de matières dangereuses via nos centres villes et risquer une nouvelle catastrophe chaque minute.

 Nous voulons au contraire, grâce au contournement-Est de Rouen, nous réapproprier l’espace public pour le partager d’une manière plus apaisée dans nos déplacements.

 Les efforts réalisés pour encourager l’insertion paysagère, pour limiter l’impact sur l’activité agricole, pour éviter les nuisances sonores, pour améliorer la qualité de l’air urbain, et pour compenser les impacts environnementaux ont été très élevés et ont fait l’objet de nombreuses études et engagements sérieux.

 La délibération ne mentionne nulle par l’existence d’une charte de valorisation réciproque de l’infrastructure et du territoire, signée de toutes les parties prenantes, dont l’Etat, la Métropole, la CASE, la Région, le Département de Seine-Maritime, et qui vise à formaliser les engagements des partenaires. Les questions de mobilité et d’aménagement y sont notamment largement abordées.

 Tout est prêt pour nous faire rentrer dans le « monde d’après », celui d’un meilleur cadre de vie, d’une plus forte attractivité, et d’une plus grande solidarité des territoires entre eux.

 Voilà la Métropole de Rouen que je veux pour demain, et le contournement permettra de mener tous les projets métropolitains qui sont bons pour tous les habitants sans oublier ceux qui subissent les affres de la société d’aujourd’hui.

 Alors oui, j’ai honte de siéger à vos côtés, vous qui n’avez pas conscience des ravages de votre politique sectaire et fanatique.

 De grâce, élus socialistes, retrouvez votre bon sens et votre lucidité.

 Je vous remercie de votre attention.

 Pascal HOUBRON

MAIRE DE BIHOREL


Le groupe d’opposition présidé par Laurent Bonnaterre a quitté la séance du conseil métropolitain de Rouen après le vote en dénonçant un simulacre de démocratie:

https://www.linkedin.com/posts/laurent-bonnaterre-011561163_conseil-de-la-m%C3%A9tropole-rouen-normandie-du-activity-6764782977764364288-99BJ/

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Vote du conseil métropolitain de Rouen: le témoignage de Marine Caron:

https://www.linkedin.com/posts/marine-caron-0770a8a8_contournementest-activity-6764690763012984832-Lo_0/

ll aura fallu attendre près de 5h de débat et de leçons à tout va pour que finalement la Metropole Rouen Normandie décide d’abandonner le projet de #ContournementEst.

L’histoire se souviendra de ce moment. Oui certains ont raison et jouissent déjà de l’écrire sur les réseaux sociaux avant même que le vote n’ait eu lieu, quand d’autres préparaient de leur côté des tribunes à paraître dans la presse avant que le débat n’ait commencé…

Mais, n’oubliez pas que ce soir s’est aussi joué l’avenir de notre territoire qui en payera le prix durant de très nombreuses années.

L’histoire se souviendra des noms et prises de positions de chacun.

L’avenir ne l’oubliera pas.

N.B. : la lecture des « pour » sur la photo correspond en réalité à ceux qui sont « contre » le contournement puisque la question était « la métropole décide de ne pas financer le projet ».

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La réaction de l’avocat rouennais et normand Gwenahel Thirel:

https://www.linkedin.com/posts/gwenahel-thirel-avocat-35ba11a8_bravo-aux-%C3%A9lus-qui-oublient-l-int%C3%A9r%C3%AAt-g%C3%A9n%C3%A9ral-activity-6764807757213274112-x-6r/

bravo aux élus qui oublient l intérêt général au profit de petits accords électoraux
Quand on oppose économie et développement durable voilà ce qui arrive
Rien
En tout cas un très mauvais signal pour les entreprises qui souhaitent investir à Rouen

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La colère du maire de Maromme…

https://www.linkedin.com/posts/david-lamiray-5ba25b75_david-lamiray-activity-6762309315702394880-3Fxa/

Ras-le-bol! Ce matin une jeune fille de 19 ans a perdu la vie dans la côte de la Vallette à #Maromme. Cette route est devenue le dévidoir de l’A150 qui est saturée et sur laquelle il y a eu pas moins de 19 accidents sur le l’axe Rouen-Maromme en 2 mois!

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Vidéo du débat tenu au conseil départemental de la Seine-Maritime sur le Contournement Est de Rouen.

Attention! contenu édifiant!

Bertrand Bellanger, le président de la Seine-maritime dénonce la volte-face des élus socialistes du département suite au revirement du Nouveau Maître de Rouen alors qu’ils avaient soutenus ce projet deux ans auparavant lorsqu’ils étaient à la tête du département…

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=118923180129970&id=735045696693279&m_entstream_source=video_home&player_suborigin=entry_point&player_format=permalink


La joie bruyante des opposants:

https://www.paris-normandie.fr/id164029/article/2021-02-09/pas-de-contournement-est-de-rouen-ces-maires-de-leure-sont-prets-sabrer-le?mediego_ruuid=df11daff-b6d6-4631-9b03-7b6adf9455e1_0&mediego_euid=b00E80C&mediego_campaign=20210210_7130de2d-5a37-44d3-8049-be54233d8046

Pas de contournement est de Rouen : ces maires de l’Eure sont prêts à « sabrer le champagne »

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Autoroute. Les maires de communes de l’Eure, vent debout contre le projet de contournement Est de Rouen depuis des années, applaudissaient hier le désengagement de la Métropole Rouen Normandie. Au Département de Seine-Maritime, la déception est vive.

Le contournement Est de Rouen est pour ces maires de l’Eure une épée de Damoclès au-dessus de leurs communes, de leurs terres agricoles. Alors quand la décision de la Métropole de Rouen de renoncer au financement est tombée, lundi soir peu avant minuit, ils n’ont eu qu’une envie : « Sabrer le champagne, même s’il était tard. »

Arnaud Levitre (PCF), maire d’Alizay, fait partie de ces élus vent debout contre le projet d’autoroute de 41,5 km reliant l’A28 et l’A13 et dont le tracé doit traverser sa commune. « Une dizaine de colonnes de péages qui seraient venues percuter notre stade de foot », illustre Arnaud Levitre. Et même si ce vote de la Métropole* ne signe, pour l’instant, pas l’abandon définitif du projet, Arnaud Levitre y croit. « Le Département de l’Eure s’était désengagé [en 2016, NDLR], maintenant la Métropole de Rouen… Ça commence à faire beaucoup d’argent en moins. »

Janick Léger, maire PS de Léry, a ressenti hier « une joie immense de voir le danger s’éloigner ». Mais reste vigilante… « La CCI pourrait en faire un projet totalement privé, ou la Région Normandie pourrait allonger les 66 millions manquants [sur 886 millions, NDLR] », redoute Janick Léger, mobilisée dans l’association « Non au contournement » bien avant d’être élue. Mais au moins, souffle-t-elle, « on aura gagné du temps, et c’est ce que je vais dire à tous ceux qui viennent en mairie demander le tracé pour des achats immobiliers. J’ai même une famille qui a renoncé à un coup de cœur à cause du contournement ! »

« On a gagné une bataille, mais pas encore la guerre », résume Marc-Antoine Jamet, maire PS de Val-de-Reuil, qui se dit prêt, avec ses avocats, à continuer « d’attaquer systématiquement » toutes les décisions qui seront prises en faveur de la réalisation du tronçon autoroutier.

Que va décider l’État ?

Contacté par l’AFP, le ministère des Transports a pris acte du vote de la Métropole de Rouen, sans trancher sur l’avenir du contournement Est. « L’État a toujours rappelé son intérêt pour le projet (…), mais n’imposera pas un projet qui ne fait pas consensus parmi les acteurs locaux », a expliqué un porte-parole du ministère des Transports. L’État « attend les retours officiels de chacun », mais va « analyser en détail » les « propositions alternatives » de la Métropole.

De son côté, le président de la Région Normandie Hervé Morin est resté silencieux. Les conseillers régionaux doivent se prononcer lundi sur le contournement.

 — Soixante-seize élus ont voté pour la délibération proposant de renoncer au financement décidé en 2016 sous l’ancienne majorité socialiste. Quarante-trois ont voté contre. Quatre se sont abstenus. Deux étaient absents, sans avoir donné de pouvoir.

La colère du Département 76

Le désengagement de la Métropole de Rouen dans le projet de contournement Est ne fait pas que des heureux. Le président du Département de la Seine-Maritime, Bertrand Bellanger a ainsi exprimé dans un communiqué sa déception et sa colère « vive face à cette décision du Conseil métropolitain, basée sur une délibération pleine de contre-vérités et d’inexactitudes ». Et rappelé que, le 14 janvier dernier, « à une très large majorité des suffrages exprimés, le Département de la Seine-Maritime a fait face à ses responsabilités en réitérant son engagement financier » pour ce projet crucial à plus d’un titre ajoute-t-il, que ce soit pour le port de Rouen ou pour le « décongestionnement de l’agglomération rouennaise ».


A la région Normandie, on assure que le projet n’est pas enterré: une fois encore, la région Normandie pour les élus de la métropole de Rouen n’est qu’un… carnet de chèques!

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/contournement-est-de-rouen-la-region-et-le-departement-n-ont-pas-dit-leur-dernier-mot-1612892944

Contournement est de Rouen : le projet n’est pas encore enterré pour la Région et le Département

La Métropole de Rouen a voté lundi 8 février contre le financement du contournement est, remettant en cause un projet de près de 50 ans. La Région Normandie et le Département de la Seine-Maritime ne décolèrent pas contre cette décision mais espèrent encore sauver le contournement.

La date restera-t-elle comme celle de l’enterrement du contournement est de Rouen? Lundi 8 février 2021, le conseil métropolitain a dit non au financement de ce projet autoroutier vieux de près de 50 ans, devant relier l’A13 à l’A28 dans le but de décongestionner l’agglomération. Pour la majorité PS/EELV, le contournement est de Rouen – chiffré à 886 millions d’euros – est aujourd’hui un contre-sens écologique

Le Département de la Seine-Maritime et la Région Normandie, qui financent aussi le projet, ne sont absolument pas de cet avis. « Tous les jours, on a des Rouennais, des Normands qui s’emmerdent avec des problèmes de bouchons ! On pouvait évacuer tout ça en faisant en sorte d’avoir une circulation beaucoup plus fluide et tout ça tombe à l’eau alors que ça fait près de 50 ans que Rouen attend ça« , s’exclame Hervé Morin, le président centriste de la Région Normandie.  

Bertrand Bellanger, le président divers droite du Département de la Seine-Maritime, tient un discours similaire : « Quand on interroge nos concitoyens coincés tous les matins dans les embouteillages aux entrées de la Métropole, on peut comprendre que la coupe est pleine. Il y en a qui nous expliquent qu’ils veulent sauver la planète, nous on veut simplement sauver notre territoire et ses habitants ! »

Mais les défenseurs du contournement est de Rouen ne s’avouent pas encore vaincus. Mardi matin, quelques heures après le vote de la Métropole, Pascal Houbron – maire de Bihorel et conseiller régional – lance cette idée sur France Bleu Normandie : « La Région pourrait peut-être financer une partie de ce que la Métropole ne veut pas faire en prenant notamment sur le contrat de territoire qui était dédié à la Métropole. Ainsi la Métropole récupérant ces 66 millions pourrait faire les projets à la place du financement de la Région. » 

Le contournement est en grand danger mais pas encore enterré – Bertrand Bellanger, président du Département de la Seine-Maritime

Interrogé sur ce projet de contournement pas encore enterré, Hervé Morin n’est d’un coup plus très bavard : « Rendez-vous dans quelques jours, c’est tout ce que je peux vous dire. » Le conseil régional doit justement se retrouver en séance plénière lundi 15 février pour décider à son tour de l’opportunité d’un contournement est de Rouen. 

De son côté, Bertrand Bellanger, le président du Département de la Seine-Maritime, déclare dans un communiqué à l’issue du vote de la Métropole : « le contournement est ce soir en grand danger mais pas encore enterré ». Sur une éventuelle reprise de financement, il reste là prudent : « Tout cela représente des sommes importantes d’argent public. Ce sont des décisions qui ne se prennent pas d’un coup de baguette magique. Tout cela s’étudie et je peux vous dire que les équipes, les élus du Département travaillent d’arrache-pied. »

Et l’Etat, qu’en pense-t-il ? Il devait apporter 245 millions d’euros pour le contournement est de Rouen, c’est le plus gros financeur du projet. Le préfet de la Seine-Maritime ne souhaite pas communiquer avant le vote de la Région lundi 15 février. Mais interrogé ce mardi par l’AFP, le ministère des Transports a une nouvelle fois affirmé que l’Etat n’imposera pas un projet qui ne fait pas consensus parmi les acteurs locaux.

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Pièces à conviction:

L’ordre du jour de la séance du 8 février 2021 du conseil métropolitain de Rouen:

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/documents/assemblees/2021-02/ODJ_Conseil%20du%208%20f%C3%A9vrier%202021.pdf

Lire sous le lien suivant le texte de la délibération proposée au vote du conseil métropolitain de Rouen le 8 février dernier (à partir de la page 21):

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/documents/assemblees/2021-02/Dossier_projets_de_deliberation_C.8.02.21.pdf

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