Ils volent un scooter près de Rouen et se cachent dans une caravane : des mineurs interpellés

Trois hommes ont été interpellés, mardi 12 février 2019, après avoir dérobé un scooter près de Rouen (Seine-Maritime).

Trois hommes ont été interpellés, mardi 12 février 2019, après avoir dérobé un scooter près de Rouen (Seine-Maritime). (©AdobeStock/Illustration)

Ils décortiquaient les fils du scooter qu’ils venaient de voler à Darnétal (Seine-Maritime) quand des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) les ont surpris, mardi 12 février 2019. Trois hommes ont été interpellés dans un camp de gens du voyage, dont deux dans une caravane où ils avaient tenté de se cacher. 

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Ils fuient en voyant les policiers

Quand l’équipage de la Bac a été alerté vers 17h, les trois hommes avançaient rue Saint-Pierre, à Darnétal, en poussant le scooter dérobé à un habitant de la route de Rouen. Ayant reçu la description du trio, les policiers se sont divisés : deux agents sont restés en surveillance route de Lyons-la-Forêt, près d’un camp de gens du voyage. Le reste de l’équipage a continué sa patrouille, tombant sur le trio recherché, explique la police : 

Rue du Marais, ils ont vu les trois hommes en train de faire les fils du scooter. Ils ont fui à la vue des policiers, qui les ont poursuivis.

Direction route de Lyons-la-Forêt, d’où ils ont emprunté un sentier menant au camp, près duquel les policiers laissés en surveillance attendaient. La poursuite a tourné court pour l’un des poursuivis, qui a été interpellé.

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Trois interpellés, dont deux mineurs

Les deux autres ont continué leur course sur les rails du chemin de fer menant au camp. Là, ils se sont réfugiés dans une caravane. Ayant été autorisés à pénétrer dans le camp, les policiers sont entrés dans la caravane. Les deux hommes étaient bien cachés… L’un était « recroquevillé contre un mur, l’autre dissimulé sous une couette », raconte une source judiciaire. 

Les trois hommes, âgés de 14, 17 et 18 ans, ont été interpellés puis emmenés à l’hôtel de police.

Les reliques de Sainte Bernadette bientôt accueillies au petit Lourdes du Havre

Le "mini-Lourdes" du sanctuaire marial du Havre (Seine-Maritime) recevra les reliques de Sainte Bernadette du 18 au 24 mars 2019.

Le « mini-Lourdes » du sanctuaire marial du Havre (Seine-Maritime) recevra les reliques de Sainte Bernadette du 18 au 24 mars 2019. (©Archives / Aurélia Morvan)

Ce sera un moment fort pour les paroissiens du diocèse du Havre (Seine-Maritime) : du lundi 18 au dimanche 24 mars 2019, les reliques de Sainte Bernadette seront accueillies au sanctuaire marial où se trouve une réplique de la grotte de Lourdes, lieu où la Vierge Marie est justement apparue à Bernadette Soubirous.

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Un beau message dans un quartier populaire

« Ce sera une belle occasion de se réapproprier le message de Lourdes », se félicite l’abbé Philippe Hérondelle, prêtre en charge de la paroisse en question. Car si beaucoup de gens, croyants ou non, viennent chaque jour passer un moment dans ce petit sanctuaire, tous ne connaissent pas l’histoire de Bernadette.

Cette sainte, c’est une petite fille toute simple, qui a vécu dans la pauvreté. C’est un beau message dans un quartier comme celui où l’on se trouve.

Dans le quartier ouvrier de l’Eure, le sanctuaire fait en effet office de petit havre de paix. « C’est un espace de silence qui attire de plus en plus dans un monde de bruit », poursuit le père Hérondelle. Un lieu qui ne cesse de le surprendre et qui « rassemble des gens de tous les milieux ».

Faire découvrir le sanctuaire

Un public qui, pour l’homme d’Église, vit ici la même expérience spirituelle que la petite Bernadette a pu ressentir. « La dame m’a regardé comme une personne, disait-elle en parlant de Marie. Ici, les gens se sentent reconnus tels qu’ils sont. »

Qui est Bernadette Soubirous ?
Née à Lourdes en 1844, la jeune fille aurait vu la Vierge Marie à dix-huit reprises dans la grotte de Massabielle. Par la suite, elle se retirera dans la communauté des soeurs de la charité à Nevers. Elle meurt en 1879 et sera proclamée sainte en 1933.

La venue des reliques sera donc l’occasion de faire découvrir l’histoire de Bernadette à ceux qui fréquente le sanctuaire, et le sanctuaire à ceux qui viendront y voir les reliques de la sainte.

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Un riche programme a été établi pour l’occasion. Plusieurs conférences, mais aussi des ateliers pour les enfants et bien sûr différents temps de prière et de célébration seront organisés :

Informations pratiques : 
Accès aux reliques du mardi 19 au samedi 23 mars, de 11 heures à 20 heures. 
Messe d’ouverture lundi 18 à 18h30, messe de clôture dimanche 24 mars à 10h30.

Un automobiliste coupe la route au Teor à Rouen et prend la fuite : quatre passagers blessés

Un automobiliste a pris la fuite à Rouen, après une collision avec un Teor, mercredi 13 février 2019.

Un automobiliste a pris la fuite à Rouen, après une collision avec un Teor, mercredi 13 février 2019. (Archives ©76actu)

Un accident entre un Teor et une voiture a fait quatre blessés mercredi 13 février 2019. L’automobiliste a pris la fuite avant l’arrivée de la police.

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Il « coupe la route du Teor »

La collision a eu lieu peu avant 12h30, mercredi. Un automobiliste à bord d’une Polo noire circulait rue du Général-Leclerc en direction de la rue de la République. Lorsqu’il a souhaité tourner à gauche pour rejoindre la rue Julleville, le conducteur a « coupé la route du Teor » et provoqué l’accident, selon les Transports en commun de l’agglomération rouennaise (TCAR).

« Le conducteur a échangé quelques mots avec le chauffeur du bus et lorsqu’il a compris qu’il fallait appeler la police, il a pris la fuite », indique une source judiciaire qui ne s’est pas prononcée sur les responsabilités. Quatre passagers ont été blessés. Les victimes, dont on ignore la gravité des blessures, ont été évacués vers l’hôpital Charles-Nicolle.

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VIDÉOS. Vice, Alita : battle Angel, Deux fils… Les sorties cinéma du mercredi 13 février 2019

Alita : battle angel

Rosa Salazar à l'affiche d'« Alita : battle angel ».

Rosa Salazar à l’affiche d’« Alita : battle angel ». (©Twentieth Century Fox)

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que, derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé. Elle possède des capacités de combat uniques, enviées par les détenteurs du pouvoir. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer. Ce film de science-fiction est signé Robert Rodriguez. 

VIDÉO. La bande-annonce d’Alita : battle angel :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Vice

Amy Adams et Christian Bale, à l'affiche de « Vice », dans les salles le 13 février 2019.

Amy Adams et Christian Bale, à l’affiche de « Vice », dans les salles le 13 février 2019. (©Annapurna Pictures, LLC. All Rights Reserved/Universum Film)

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui… Un casting incroyable pour ce film réalisé par Adam McKay (The big short) : Christian Bale, Steve Carell et Amy Adams rejouent l’histoire américaine sur grand écran.

VIDÉO. La bande-annonce de Vice :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici),  Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Deux fils

« Deux fils », le nouveau film de Félix Moati.

« Deux fils », le film de Félix Moati, dans les salles, mercredi 13 février. (© Nord Ouest Films / Victor Moati)

Joseph (Benoît Poelvoorde) et ses deux fils, Joachim et Ivan (Vincent Lacoste et Mathieu Capella), formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, mettant en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé de troquer sa carrière réussie de médecin pour celle d’écrivain raté. Pourtant, ces trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l’amour…

VIDÉO. La bande-annonce de Deux fils :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

Ralph 2.0

Ralph 2.0 : voyage au pays d'internet.

Ralph 2.0 : voyage au pays d’internet. (©The Walt Disney Company)

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’internet. La toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Le dernier Disney sort sur les écrans pour les vacances de février.

VIDÉO. La bande-annonce de Ralph 2.0 :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Happy birthdead 2 you

Jessica Rothe est à l'affiche de « Happy Birthdead 2 you ».

Jessica Rothe est à l’affiche de « Happy Birthdead 2 you ». (©Michele K. Short)

Alors que Tree pensait s’être définitivement débarrassée de celle qui voulait sa mort et qu’elle file le parfait amour avec Carter, elle se retrouve projetée dans une dimension parallèle à notre monde. Elle doit désormais affronter des fantômes de son passé et de nouveaux ennemis…

VIDÉO. La bande-annonce de Happy birthdead 2 you :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici).

All inclusive

« All inclusive », le nouveau film de Fabien Onteniente, avec le Normand Franck Dubosc.

« All inclusive », le nouveau film de Fabien Onteniente, avec le Normand Franck Dubosc. (©DANIEL ANGELI / BESTIMAGE / WARNER BROS.)

Planté par sa fiancée à l’aéroport, Bruno s’envole seul pour une semaine dans un club de vacances All Inclusive aux Caraïbes. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, il va devoir partager sa chambre avec Jean-Paul Cisse, éternel célibataire très envahissant… Avec Lulu, retraitée et veuve très open, Caroline, Manon et Sonia, trois copines venues enterrer le divorce de la première et Édouard Laurent, le directeur du Club Caraïbes Princess, les deux vacanciers ne sont pas prêts d’oublier leur séjour sous le soleil des cocotiers.

VIDÉO. La bande-annonce de All inclusive :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Ivre, il percute un trottoir et sa voiture se retrouve sur le toit, à Rouen

Après un mauvais virage, la voiture d'un homme ivre s'est retournée, mardi 12 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime)

Après un mauvais virage, la voiture d’un homme ivre s’est retournée, mardi 12 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime) (©Illustration / Courrier de l’Echo)

Quand on a bu, tout ne tourne pas rond. Un automobiliste en a fait l’expérience, mardi 12 février 2019 sur les quais de Rouen (Seine-Maritime). Après avoir heurté un trottoir, sa voiture s’est retournée sur le toit.

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Le trottoir et les roues avant de la voiture arrachés

L’homme, âgé de 22 ans, venait de l’avenue Champlain quand il a bifurqué sur le quai Jean-Moulin, sur la rive gauche, vers 22h30. En tournant, il a percuté le trottoir avec sa Renault Laguna. Avec une certaine violence : sept mètres de bordures ont été arrachées lors de l’impact. Tout comme les deux roues avant de la voiture.

Suite au choc, la voiture s’est retournée. Quand les policiers alertés de l’accident sont arrivés, ils ont constaté que la voiture était immobilisée sur le toit, en plein milieu de la route. L’alcoolémie de l’homme de 22 ans a été mesurée par les policiers : il atteignait 1,5 gramme d’alcool par litre de sang. L’homme a été interpellé.

Par Gabin Louvet.

Ivre et sans permis, il essaie d’entrer… dans le tunnel du tramway, à Rouen

Un automobiliste âgé de 25 ans a tenté d'entrer en voiture dans le tunnel du tramway, mercredi 13 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime).

Un automobiliste âgé de 25 ans a tenté d’entrer en voiture dans le tunnel du tramway, mercredi 13 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime). (©JB / 76actu)

Tous les chemins peuvent mener à l’hôtel de police de Rouen (Seine-Maritime), mais surtout celui emprunté mercredi 13 février 2019 par un automobiliste âgé de 25 ans. Il s’est engagé dans le tunnel du tramway.

Lire aussi : Ivre à Rouen, l’automobiliste percute par l’arrière… la voiture de police banalisée

Contrôlé à deux grammes d’alcool dans le sang

Les policiers patrouillaient sur le pont Jeanne-d’Arc, vers 1h du matin, quand une voiture a attiré leur attention. Venant de la rive gauche, une Renault Clio circulait tous phares éteints, vers la rive droite. Mais ce n’est pas ça qui les a amenés à contrôler son conducteur, explique une source judiciaire : 

L’automobiliste a tenté de rentrer dans le tunnel du tramway, avant d’avoir un moment de lucidité et de reculer.

Avant ce moment de clairvoyance, l’automobiliste devait être dans le brouillard : « Il présentait les signes de l’ivresse », nous explique-t-on. Difficilement, l’homme âgé de 25 ans a expliqué aux policiers avoir emprunté la voiture à une amie et être titulaire du permis de conduire, sans l’avoir sur lui. 

Pour vérifier, il a été emmené au commissariat, où les policiers ont constaté que son permis était annulé. Ils ont aussi vérifié son taux d’alcoolémie, lequel s’élevait à 2 grammes par litre de sang. 

Avec Gabin Louvet.

Insolite. Jouez à Chifoumi pour gagner des places pour le prochain match du HAC

Pour tenter de gagner des places pour le prochain match du HAC, le club du Havre propose à ses fans de jouer à Chifoumi.

Pour tenter de gagner des places pour le prochain match du HAC, le club du Havre (Seine-Maritime) propose à ses fans de jouer à Chifoumi. (©Illustration / Pixabay)

Le Havre Athletic Club (Seine-Maritime)  ne manque décidément pas d’imagination ! Le club propose à ses fans de gagner des places pour le match du vendredi 15 février 2019… en jouant à Chifoumi !

Donnez le coup d’envoi !

Pierre, feuille, ciseaux ! Les fans de football sont invités à choisir leurs meilleurs armes pour tenter de décrocher leur place pour assister au prochain match du HAC contre Nancy, qui se déroulera au stade océane. En quelques clics, les supporters peuvent tenter leur chance dans un Chifoumi virtuel pour participer au tirage au sort final.

À la clé, des billets pour le match et même la possibilité de donner le coup d’envoi !

Tu veux assister à la rencontre HAC – ASNL- AS Nancy Lorraine et avoir la chance de donner le coup d'envoi du match…

Publiée par Havre Athletic Club FA sur Dimanche 10 février 2019

Une tribune famille inaugurée

Autre particularité de cette rencontre HAC – Nancy, elle marquera l’inauguration de « la tribune famille Ciel & Marine ». L’offre permettra notamment d’accéder à une buvette dédié et un menu « spécial kids » mais aussi à un tirage au sort pour participer à un quiz à la mi-temps pour gagner le jeu FIFA 2019 ou encore un accès à la « kidzone ».

Pour accéder à cette tribune, le prix d’entrée est de 16€ au lieu de 25€ pour un billet adulte et un billet enfant.

Lire aussi : Insolite. Le club de foot du HAC a désormais son pull de Noël !

Informations pratiques :
Pour participer au tirage au sort, rendez-vous directement sur ce lien.
Plus de détails sur le site officiel du HAC.

Au Havre, rencontre avec Julien Blanc-Gras, auteur de « Comme à la guerre », récit d’une paternité

La librairie Plein Ciel, au Havre, accueille l'écrivain Julien Blanc-Gras.

La librairie Plein Ciel, au Havre, accueille l’écrivain Julien Blanc-Gras. (©(© Corentin Fohlen/Divergence. Paris, France. 28 septembre 2018. )

Apéritif littéraire à la librairie Plein Ciel du Havre (Seine-Maritime), vendredi 15 février 2019 : Julien Blanc-Gras présentera son dernier roman, Comme à la guerre, paru chez Stock, en janvier 2019. Un récit tendre et drôle sur l’exploration d’une terre inconnue : la paternité.

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De la théorie à la pratique 

Après avoir tenu, dans In utero, le journal de la grossesse de sa compagne, Julien Blanc-Gras raconte, dans son dernier roman, ses débuts en tant que père.

Le premier livre était théorique et là, on passe à la pratique. J’explore le continent de la paternité : qu’est-ce que ça fait d’avoir un enfant dans un Paris post-attentat ? Quel monde léguer à nos enfants ? C’est le point de départ du livre, explique l’écrivain.

VIDÉO. Julien Blanc-Gras présente Comme à la guerre :

Auteur de récits de voyages, Julien Blanc-Gras nous invite à parcourir une ville qui a changé, Paris, en raison des funestes événements de 2015, mais il nous convie surtout à découvrir avec lui un nouveau territoire, sur lequel grandit son fils : « J’adopte la même approche que la démarche de voyageur pour parcourir ces terres inconnues. »

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Quel héritage transmettre ?

Parallèlement à ce récit, Julien Blanc-Gras raconte la destinée de ses deux grands-pères, en pleine Seconde Guerre mondiale.

Cette histoire familiale permet d’établir une échelle du tragique entre les générations passées et les nôtres. C’est aussi l’occasion de creuser dans le passé familial, de se questionner sur la transmission, poursuit l’auteur.

Ces histoires se croisent, se superposent, constituant le terreau commun d’une famille, le patrimoine et l’héritage que chacun doit transmettre aux générations futures.

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« Se positionner dans ce monde »

Dans son roman, Julien Blanc-Gras fait preuve d’optimisme et d’humour : « Être père, c’est se positionner dans ce monde et orienter ses perceptions pour ne pas devenir cinglé et suicidaire », précise l’écrivain-voyageur, qui livre un récit comique sur la paternité, avec une dimension thérapeutique ! 

On traverse parfois des moments pénibles avec un enfant. Les passages comiques permettent de dépasser les difficultés, de souffler un peu et de porter un autre regard sur les situations traversées.

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Atteindre l’universel

Comme à la guerre raconte le combat d’un père pour son fils qui, avec ses propres armes, essaie d’accompagner « l’enfant » dans ses premiers pas sur le chemin de la vie.

Si je désigne mon fils par le terme « l’enfant », c’est à la fois pour préserver une certaine intimité, mais aussi pour faire de cette personne un personnage. Je pars de l’intime pour atteindre l’universel, souligne Julien Blanc-Gras.

Un roman drôle, sincère et tendre sur la paternité, sur notre monde en mutation et la nécessité de garder espoir  : « C’est une hygiène quotidienne de voir le verre à moitié plein. »

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Infos pratiques :
Vendredi 15 février 2019, chez Plein Ciel, Docks Vauban, au Havre.
Entrée libre.
Comme à la guerre, aux éditions Stock. Prix : 19,50 euros.

Le (trop ?) discret Yvon Robert, maire de Rouen : « Je ne cherche aucune gloire, aucun profit »

Yvon Robert, maire de Rouen, fait de sa discrétion une signature politique : « Je ne cherche pas à me créer une aura en parlant tout le temps, je ne suis pas Christian Estrosi ».

Yvon Robert, maire de Rouen, fait de sa discrétion une signature politique : « Je ne cherche pas à me créer une aura en parlant tout le temps, je ne suis pas Christian Estrosi. » (©Julien Bouteiller/76actu)

Vous n’avez pas beaucoup entendu le maire de Rouen s’exprimer sur le mouvement des Gilets jaunes ? C’est normal. D’abord, il ne se sent pas tellement concerné : « Aucun Gilet jaune ne demande à me voir. Ce mouvement est adressé au gouvernement. »

Mais cela s’explique aussi par la nature profonde d’Yvon Robert, qui « ne cherche pas à se mettre en avant », comme il le confie à 76actu. Communication dépassée ou habileté politique ? Quand certains y voient une marque « d’humilité », d’autres acteurs de la vie rouennaise évoquent un épuisement au détriment de l’image de la ville.

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« Il ne mesure pas l’ampleur de la situation »

Concernant le mouvement social, Yvon Robert préfère dénoncer les « violences inacceptables ». Il a pris la parole publiquement pour la première fois en janvier. Le journal Paris-Normandie a réussi à obtenir une interview d’Yvon Robert sur le sujet, non sans mal. « Son cabinet nous a renvoyés vers la Métropole. Il a fallu insister pour qu’il s’exprime », confie un cadre du journal. Pour Manuel Labbé, maire-adjoint communiste, ce n’est pas parce que les revendications ne sont pas locales qu’Yvon Robert s’est fait tout petit, mais « parce qu’il ne mesure pas l’ampleur de la situation ».

Mais au-delà de ce fait d’actualité, cette prise de distance révèle en fait la personnalité même de l’élu socialiste. « Yvon a toujours travaillé davantage dans son bureau que sur le terrain, fait remarquer un autre élu de gauche. Est-ce que c’est un politicien technicien ou un technicien qui est devenu politicien ? » « Il est très chaleureux avec les gens, mais il a ce côté très gestionnaire qui lui fait prendre beaucoup de distance avec pas mal de situations politiques », commente Manuel Labbé.

« Oui, j’ai été discret, mais… »

Une « distance » comme constance. Sur d’autres sujets, Yvon Robert n’a pas souhaité « se mettre en avant ». « Il n’a jamais dénoncé les baisses de dotations de l’État, par solidarité vis-à-vis de François Hollande », représentant plusieurs dizaines de millions d’euros sur le mandat ; « pour la Garenne [ancienne maison de retraite investie par des associations d’aide aux migrants, ndlr], il a fallu le forcer à communiquer », liste Manuel Labbé.

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« Oui, j’ai été discret, concède Yvon Robert. Mais au final, des familles avec enfants sont logées grâce à la Ville. » De même, « je n’ai pas fait du grand cinéma concernant les quais : j’ai fait en sorte qu’ils se transforment. J’ai travaillé des heures pour faire partir les forains ».

Et si finalement, c’était ça Yvon Robert, « quelqu’un qui travaille beaucoup, sans volonté d’affichage », croit comprendre une élue de sa majorité. « Il ne s’exprime pas beaucoup, mais c’est un énorme bosseur », reconnaît un fonctionnaire de l’agglo de Rouen.

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Il serait un élu laborieux qui « ne cherche aucune gloire, aucun profit », comme il aime à le dire, n’ayant pour seule motivation que de « pouvoir transformer un territoire ». Dans une consultation lancée par la rédaction sur son groupe privé Facebook, à la question « Trouvez-vous Yvon Robert trop discret ? », 80 % des réponses* vont dans le même sens : « Oui ». Lui avoue ne pas avoir envie d’en faire des caisses :

Je ne suis pas quelqu’un qui cherche à passer dans la presse. Je ne cherche pas à créer une aura en parlant tout le temps. Je ne suis pas Christian Estrosi.

« J’ai un journal municipal distribué dans les boîtes aux lettres »

Et ce n’est pas sur les réseaux sociaux que ce proche de Laurent Fabius entretiendra son image. Yvon Robert ne possède qu’un compte Facebook public (limité à 5 000 « amis », il approche des 2500 au 12 février 2019), là où les maires de villes comparables choisissent de s’exprimer via des pages Facebook ou des comptes Twitter. La technologie numérique, ce n’est pas le dada de cet énarque. Il ne dit pas franchement qu’il s’en méfie, mais presque :

On ne voit pas à qui on s’adresse. Certains répondent à ce que d’autres disent. On est vite accusé de mensonges. Toutes les paroles se valent.

Foncièrement, il ne pense pas que sa place soit sur la toile. « Ma responsabilité est de faire fonctionner la ville et je le fais bien. Je l’ai redressée à deux reprises. » Pour le faire savoir, cet ancien conseiller de Michel Rocard se contente de son journal municipal « distribué dans toutes les boîtes aux lettres et les boulangeries et dedans, je réponds sur ce qui relève de ma responsabilité ».

Lire aussi : Yvon Robert réticent, Frédéric Sanchez met un coup de frein à son projet de passerelle à Rouen

Pas de « bagarre des chefs »

Son image politique ne sera pas non plus polie sur fond de guerre froide entre lui et le président PS de la Métropole. Même si ce « catho de gauche » concède que « c’est dur de travailler avec Frédéric Sanchez », il ne souhaite pas étaler ses divergences sur la place publique :

Les citoyens ne veulent pas d’une bagarre des chefs. La bataille Fillon-Sarkozy était une calamité absolue.

Pourtant, l’animal politique Robert a su montrer les crocs en décembre 2018 : il s’est opposé, dans la presse et en conseil métropolitain, au projet de passerelle franchissant la Seine de Frédéric Sanchez. « Il est allé trop loin », lâche Yvon Robert.

Et si monsieur le maire n’avait en réalité aucun intérêt à s’exposer, alors même qu’il a annoncé ne pas vouloir briguer un nouveau mandat ? Même le Sénat ne fait « pas envie » à celui qui va fêter ses 70 ans. Il veut maintenant pouvoir s’occuper de ses six petits-enfants, « reprendre le piano, lire, écrire et participer à des conférences ».

Lire aussi : Yvon Robert, maire de Rouen : « Après 2020, je participerai activement, mais d’une autre manière »

« Yvon est vraiment un gentil monsieur »

« Le Parti Socialiste est à terre. Yvon n’a plus la force politique et personnelle pour imposer sa vision pour demain », tranche un élu de la majorité. De son côté, l’omniprésent chef d’entreprises Jean-Louis Louvel dresse le même constat d’une fin de règne :

Quand on dit deux ans avant l’échéance qu’on ne se présentera pas, on perd mécaniquement la main.

Pour le président de Rouen Normandy invest (RNI), « le maire doit être le premier ambassadeur de sa ville ». Et Jean-Louis Louvel de théoriser : « Le développement de Bordeaux, c’est d’abord un homme, Alain Juppé. Le renouveau du Havre, c’est Antoine Rufenacht. Une ville connaît un fort développement quand le maire la fait rayonner. »

Lire aussi : PORTRAIT. Sport, presse, politique… Les ambitions du « roi de la palette » J-L. Louvel à Rouen

Celui qui est aussi président du Rouen Normandy rugby ne veut pas « polémiquer » sur le sujet, mais ose tout de même ce coup de crampons : « Yvon est vraiment un gentil monsieur… L’histoire s’écrira à compter de l’an prochain. On a besoin d’un nouveau souffle. »

La succession se prépare déjà

L’après Yvon Robert se prépare déjà. Les partis sont déjà à pied d’oeuvre. Hervé Morin, président de la Région, a commandé un sondage pour tester des noms pour représenter la droite et le centre. Même manœuvre au Parti Socialiste qui espère garder la mairie. Même le député LREM Damien Adam dévoile dans les cénacles son « envie » d’y aller.

Peut-être faudra-t-il aussi compter avec Jean-Louis Louvel, propriétaire du quotidien Paris-Normandie, auquel on prête souvent des ambitions plus politiques. Pour la première fois, il avance à peine masqué :

Je suis prêt à m’engager encore davantage au service des Rouennais.

Quelle forme cela pourrait prendre ? Le « Roi de la palette » n’en est pas encore à ce niveau de détail.

*50 personnes, membres de notre groupe Facebook, ont participé à notre consultation.

La République à l’assaut des Hauts de Rouen

Le 8 février, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a présenté les 32 quartiers de reconquête républicaine ciblés en 2019, sur tout le territoire français. Les Hauts de Rouen, déjà Zone de sécurité prioritaire, en fait partie. Cette « reconquête républicaine » signifie en fait l'arrivée des renforts policiers au travers du dispositif de la Police de la sécurité au quotidien (PSQ).

Le 30 septembre 2016, l'article Grillage et séparation était publié sur a-louest.info en réaction à de nouvelles barrières installées au milieu du quartier des Sapins, séparant la commune de Bihorel et les Hauts de Rouen.

On éloigne et on isole les pauvres, les indésirables, l'ennemi intérieur, et tous ceux qui finalement, ne rentrent pas dans le moule d'une classe moyenne pacifiée.Les techniques modernes de la « société de contrôle » n'opèrent plus dans un climat social tendu. On assiste donc au retour fulgurant de procédés archaïques tels que les murs et les clôtures au sein de la paranoïa sécuritaire. Ces procédés s'avèrent plus visibles, plus oppressants, plus violents.

Un exemple parmi d'autres du traitement réservé à ces zones dites violentes et maintenant « zones de reconquête républicaine ».

Ainsi, le quartier des Hauts de Rouen fait partie des quartiers « élus » sur lesquels l'Etat décide de concentrer des moyens policiers.

Un petit rappel historique s'impose.
En 1994, lors des émeutes liées à la mort d'Ibrahim Sy (à lire ici), un journaliste de L'Express décrivait le quartier ainsi :

A Rouen, il y a ceux d' « en bas » et ceux d' « en haut ». En bas, le centre-ville, au bord de la Seine : sa cathédrale, ses rues piétonnes et son métro en construction. En haut, sur les collines, les HLM des Sapins - une succession de barres alignées sur un plateau battu par les vents. Des arbres, des terrains de sport, une maison des jeunes, un centre commercial. Bref, ni Los Angeles ni les favelas de Rio. Juste l'un des 400 quartiers français classés « prioritaires » par l'ancien ministère de la Ville, bénéficiant du programme de « développement social des quartiers ».

 
C'est à la fin des année 50 que débute la construction des HLM dans un des derniers espaces disponibles dans la ville de Rouen, pour y entasser les travailleurs pauvres dont la France avait besoin pour son développement à l'extérieur de la ville.
Excentrer ces travailleurs pauvres, ça permettait également de polir le centre ville : plus de quartiers populaires en bas, on les rénove, on les peuple avec des habitants plus propres sur eux et la ville est d'un coup plus accueillante... C'est ce qui s'est passé par exemple pour le quartier de la Croix-de-Pierre (sans que le polissage fonctionne complètement...)

Aujourd'hui, les Hauts de Rouen comprennent les quartiers des Sapins, du Châtelet, de la Lombardie et la Grand'Mare. Quartiers sinistrés s'il y en a, un seul bus parcourt ces territoires qui continuent de faire peur aux habitants du centre ville. Un seul bus parce qu'il n'y a plus de contrôleurs dans ces quartiers, parce que plus personne ne paye le bus, mais qu'il ne s'agit pas non plus de se laisser taxer quand on nous a parqué aussi loin, sans nous donner aucun moyen.

La reconquête républicaine, c'est la colonisation moderne, c'est maintenir un semblant d'autorité sur la vie qui leur échappe malgré tout.

La nouvelle politique de la ville, qui ne veut pas accueillir les exilés qui affluent de partout, c'est de les placer à la Grand'Mare, de faire en sorte que les situations socialement précaires se multiplient, que les tensions s'accumulent entre ceux qui sont acculés de tous les côtés et rendre toute situation explosive.
Puisqu'il est vrai que ces quartiers sont multiculturels, ils ont déjà les clés pour gérer ces arrivées massives qui font tâche sur l'ardoise républicaine.
Et puisque tout est réuni pour que les vies soient difficiles, autant ajouter le maintien de la violence par l'Etat : sa police.
La reconquête républicaine, c'est la colonisation moderne, c'est maintenir un semblant d'autorité sur la vie qui leur échappe malgré tout.

En décembre, des lycéens de Mantes-La-Jolie étaient agenouillés tous au sol, mains derrière la tête, tenus en joue par des policiers, pour avoir voulu bloquer leur lycée.
Le message envoyé à ce moment-là à ces élèves déjà humiliés par le système social qui les entoure était qu'en plus, l'Etat les soumettra jusqu'au bout, sous n'importe quel prétexte.

On n'est plus très loin de l'Exposition universelle de 1931 où les Kanak étaient exposés au zoo.
Didier Daeninckx le raconte dans Cannibale :

Il ne faisait pas beau, le matin de l'inauguration. Le cortège officiel a effectué sa visite au pas de charge. Et comme le maréchal Lyautey s'était attardé au pavillon du Maroc, en souvenir de ses conquêtes, on a écourté la découverte du nouveau parc zoologique. Le président Doumergue avait un faible pour les pachydermes et les otaries. Il n'est même pas passé devant la fosse aux lions, le village des cannibales kanak et le marigot des crocodiles germains !
Nous avons juste eu droit à la fanfare de la Garde républicaine qui a fait le tour des allées à cheval.

Historiquement, la mise en place de plus de forces de l'ordre a produit des épisodes désastreux. On pense notamment à la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-bois en 2005, ou à celle d'Adama Traoré en 2016, ou plus récemment encore au viol de Théo. A chacun de ces événements, la police n'était pas en danger mais expérimentait la situation tragiquement banale de confrontations de mondes dont l'un a tout pouvoir sur l'autre et en abuse.

Coiffeur dans son pays, en attente de papiers au Havre, il relooke avant les entretiens d’embauche

Dominique Nzéza est coiffeur en République Démocratique du Congo, avec l'Armée du Salut au Havre (Seine-Maritime), il participe à l'atelier relooking pour préparer les personnes aux entretiens d'embauche.

Dominique Nzéza est coiffeur en République Démocratique du Congo. Avec l’Armée du Salut au Havre (Seine-Maritime), il participe à l’atelier relooking pour préparer les personnes aux entretiens d’embauche. (©M-B/76actu)

De la plomberie, de l’électricité, Dominique Nzéza a enchaîné les boulots au sein de l’Armée du Salut et aujourd’hui, le coiffeur professionnel dans son pays participe activement au relooking des bénéficiaires avant un entretien d’embauche au Havre (Seine-Maritime)

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Plein phare sur l’emploi

L’habit ne fait pas le moine… « Quand on est en attente de régularisation, c’est d’autant moins vrai ! » Krysten Barbier et Hafiane Abderrazag, forts de ce constat, ont donc créé au sein de l’Armée du Salut du Havre, un atelier de relooking. 

On l’a appelé : Plein phare sur l’emploi. Tout se passe au Phare, au centre d’accueil d’urgence. Un véritable parcours mêlant coiffure, esthétique, relooking vestimentaire et… faux entretien, vrai cadre et un seul objectif : être fin prêt le jour-J, explique Hafiane Abderrazag.

Parce qu’à l’Armée du Salut, les compétences des gens sont reconnues et utilisées à bon escient, rien de mieux que de faire appel à des professionnels. « On recherche des coiffeurs, des esthéticiennes et des cadres pour développer cet atelier, qui pourraient donner un peu de leur temps dans la semaine », indique Krysten Barbier, chef de service au centre d’hébergement et de réinsertion sociale au sein de l’Armée du Salut.

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En attendant ces bénévoles, c’est Dominique Nzéza, arrivé au Havre en 2015 qui s’active dans le salon.

« Je suis très heureux de faire ça, car la coiffure pour hommes c’est mon métier de base et fin février, une coiffeuse pour femmes va nous rejoindre. J’espère apprendre beaucoup avec elle, en même temps qu’elle s’occupera des gens ici », explique-t-il avec le sourire.

En attendant, il relooke parfois totalement les bénéficiaires avant un entretien.

« Ils ne l’ont pas reconnu »

« Je me souviens d’un ami qui venait lui aussi de la République Démocratique du Congo, il travaille dans le bâtiment et malgré ses compétences et le fait qu’il avait déposé de multiples CV, il n’arrivait pas à trouver un emploi. » Pas facile pour les chefs de service ou Dominique de lui dire que ses dreads et sa teinture blonde pouvaient être un frein pour trouver un emploi. 

Un jour, il est venu dans le salon, je lui ai coupé ses cheveux, refait une teinture naturelle, il est passé dans les mains de notre styliste : il était méconnaissable et… Il est retourné voir d’éventuels employeurs qui ne l’ont pas reconnu et ont accepté le CV qu’ils avaient auparavant refusé, explique Dominique. 

La preuve que le look joue dans le parcours de la réinsertion. 

« L’atelier de relooking a été mis en place il y a un mois, et déjà 22 rendez-vous ont été pris. Cet accompagnement selon nous est crucial pour les gens en attente de régularisation. » Krysten Barbier espère rapidement dans ce cadre mettre en place un partenariat avec des établissements havrais proposant des formations en esthétique ou en coiffure. 

Infos pratiques :
Si vous êtes intéressé pour devenir bénévole pour ces ateliers de relooking : 02 35 24 22 11.
Le Phare, 191 rue de la Vallée, au Havre.