Quatre fonctionnaires mis en examen, soupçonnés d’avoir détourné l’argent des parkings du Havre

320 000 euros avaient été détournés de la régie du parking Vauban au Havre (Seine-Maritime).

Près de 320 000 euros avaient été détournés de la régie du parking Vauban au Havre (Seine-Maritime). Sur l’ensemble des régies, le trou est estimé à près de 360 000 euros. Quatre fonctionnaires ont été mis en examen. (©VG/76actu)

Plusieurs fonctionnaires de la régie des parkings du Havre (Seine-Maritime) ont été mis en examen pour détournement de fonds publics. Entre 2009 et 2014, ils auraient dérobé de la régie du parking Vauban, une somme estimée à 321 000 euros .

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Une vingtaine de fonctionnaires entendus

Un article du journal Le Parisien, fait état de six fonctionnaires mis en examen pour détournement de fonds publics. D’après nos informations, cinq individus ont été placés en garde à vue en novembre 2018. Trois d’entre eux ont, par la suite, été mis en examen pour « détournement de fonds par une personne chargée d’une mission de service public ». Un chiffre auquel doit s’ajouter une première mise en examen, plus ancienne, de l’ancien régisseur. Soit quatre hommes mis en examen dans ce dossier. Des informations confirmées auprès de 76actu par le procureur de la République du Havre, François Gosselin.

Au cours de cette enquête, ouverte en janvier 2015, « une vingtaine de fonctionnaires » des parkings du Havre ont été entendus, indique une source judiciaire. La procédure vise à comprendre comment, pendant cinq ans, des sommes d’argent provenant des caisses de plusieurs parkings de la ville, en particulier de celui de Vauban, ont pu être détournées.

Premières suspicions en 2011

Les premières investigations avaient même eu lieu dès 2011, lorsque la municipalité, alors dirigée par Édouard Philippe, est alertée de certaines irrégularités autour de la régie du parking Vauban. Un audit interne rendu en juin 2013, révélera le détournement d’environ 320 000 euros sur le parking Vauban. En août 2014, le municipalité a déposé plainte et le parquet du Havre avait alors saisi le service régional de police judiciaire de Rouen.

En janvier 2015, le régisseur, un homme âgé de 61 ans, a été entendu par les enquêteurs. Il a finalement été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. En novembre 2018, trois autres fonctionnaires ont donc eux aussi été mis en examen.

D’après un rapport de la Cour régionale des comptes, se sont près de 360 000 euros qui auraient disparu des régies des parkings Vauban, mais aussi Coty, Gare et Rousseau. Une affaire qui s’était produite en parallèle d’un autre détournement de fonds, sur la régie des cantines municipales cette fois-ci, qui s’élevaient quant à lui à 661 000 euros.

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VIDÉOS. Si Beale Street pouvait parler, Les estivants… Les sorties cinéma du mercredi 30 janvier 2019

 

KiKi Layne et Colman Domingo à l'affiche du film de Barry Jenkins.

KiKi Layne et Colman Domingo à l’affiche du film de Barry Jenkins. (©Tatum Mangus Annapurna Pictures DCM)

Si Beale Street pouvait parler

Harlem, dans les années 70. Tish et Fonny s’aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu’ils s’apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d’une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l’aide de sa famille, Tish s’engage dans un combat acharné pour prouver l’innocence de Fonny et le faire libérer… Un film signé Barry Jenkins.

VIDÉO. La bande-annonce de Si Beale Street pouvait parler :

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    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

Sorry to bother you

Jermaine Fowler à l'affiche de « Sorry to bother you », dans les salles, mercredi 30 janvier 2019.

Jermaine Fowler à l’affiche de « Sorry to bother you », dans les salles, mercredi 30 janvier 2019. (©Universal Pictures International France)

Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d’argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l’exploitation dont ils s’estiment victimes au sein de l’entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles… Le rappeur Boots Riley passe derrière la caméra.

VIDÉO. La bande-annonce de Sorry to bother you :

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    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

Les estivants

Double casquette pour Valeria Bruni-Tedeschi : avec « Les estivants », elle est à la fois réalisatrice et actrice.

Double casquette pour Valeria Bruni-Tedeschi : avec « Les estivants », elle est à la fois réalisatrice et actrice. (©Ad Vitam.)

Une grande et belle propriété sur la Côte d’Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l’écriture de son prochain film. Derrière les rires, les colères, les secrets, naissent des rapports de domination, des peurs et des désirs. Chacun se bouche les oreilles aux bruits du monde et doit se débrouiller avec le mystère de sa propre existence. La comédienne et réalisatrice Valeria Bruni-Tesdeschi livre une tragi-comédie, servie par une pléiade d’acteurs (Pierre Arditi, Valeria Golino, Laurent Stocker etc.)

VIDÉO. La bande-annonce du film Les estivants  :

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    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

Minuscule 2-Les mandibules du bout du monde 2

Chez les coccinelles, l'opération s'organise. Suivez les aventures des mandibules du bout du monde !

Chez les coccinelles, l’opération s’organise. Suivez les aventures des mandibules du bout du monde ! (©Futurikon Films.)

Quand tombent les premières neiges dans la vallée, il est urgent de préparer ses réserves pour l’hiver. Hélas, durant l’opération, une petite coccinelle se retrouve piégée dans un carton… à destination des Caraïbes ! Une seule solution : reformer l’équipe de choc ! La coccinelle, la fourmi et l’araignée reprennent du service à l’autre bout du monde. Nouveau monde, nouvelles rencontres, nouveaux dangers… Les secours arriveront-ils à temps ? Un film d’animation à inscrire au programme des vacances.

VIDÉO. La bande-annonce de Minuscule 2-Les mandibules du bout du monde 2 :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Sirius (les horaires, ici), Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici), Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

L’intervention

« L'intervention » ou la naissance du GIGN, racontée par le cinéaste Fred Grivois.

« L’intervention » ou la naissance du GIGN, racontée par le cinéaste Fred Grivois. (©SND.)

1976, à Djibouti, dernière colonie française. Des terroristes prennent en otage un bus d’enfants de militaires français et s’enlisent à une centaine de mètres de la frontière avec la Somalie. La France envoie sur place, pour débloquer la situation, une unité de tireurs d’élite de la Gendarmerie. Cette équipe, aussi hétéroclite qu’indisciplinée, va mener une opération à haut risque qui marquera la naissance du GIGN.

VIDÉO. La bande-annonce de L’intervention :

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    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici)

Le flou autour de l’avenir de la centrale à charbon du Havre sème le trouble

Le communiqué d'EDF en date du 28 janvier 2019 a divisé les élus du Havre sur son interprétation.

Le communiqué d’EDF en date du 28 janvier 2019, a divisé les élus du Havre sur son interprétation. (Archives©V-G/76actu)

Le projet Ecocombust, c’est la reconversion espérée pour les salariés de la centrale à charbon au Havre (Seine-Maritime) dont l’activité est amenée à disparaître. Sauf que… un communiqué de presse d’EDF paru lundi 28 janvier 2019, dans lequel il n’est fait aucune mention du site du Havre au sujet de cette alternative, pose question.

LIRE AUSSI : Au Havre, la fermeture de la centrale à charbon se précise

Rien sur Le Havre !

Le vœu à propos de la centrale thermique déposé par le groupe des élus communistes et républicains lors du conseil municipal du lundi 28 janvier 2019, est tombé pile le jour du communiqué publié par EDF concernant sa volonté de développer son projet Ecocombust. Une coïncidence ? Le maire Luc Lemonnier n’y croit pas.

Que dit le communiqué ? Rien sur Le Havre et c’est bien là que le bât blesse, car en revanche sur la volonté de requalification des centrales à charbon via l’Ecocombust, EDF a réaffirmé son ambition :

Le projet Ecocombust consiste à fabriquer un combustible innovant et écologique permettant le fonctionnement d’installations de chauffage ou de production électrique utilisant actuellement du charbon. La fabrication du combustible se ferait sur place et permettrait de lancer une nouvelle filière afin de valoriser des déchets de bois qui ne trouvent pas d’usage aujourd’hui et sont le plus souvent enfouis ou mis en décharge.

« Ecocombust est le fruit d’un travail engagé dès 2015 par les équipes d’EDF afin d’étudier la mise au point d’un nouveau type de combustible à base de biomasse initialement destiné à alimenter ses centrales au charbon », insiste encore EDF dans son communiqué.

Deux des quatre centrales thermiques en France – Cordemais (Bretagne) et Le Havre – sont engagées dans ce processus de transition verte. Mais devant l’insistance du ministre de la Transition écologique à vouloir fermer les quatre, des élus sont inquiets et veulent marquer les esprits.

Des élus veulent qu’Édouard Philippe tranche ! 

Jean-Louis Jegaden, élu de l’opposition et rapporteur du vœu déposé lundi, demande « à M. le Premier ministre de prendre position sur l’avenir de la centrale thermique du Havre comme l’a fait le 10 janvier 2019, le ministre de l’Écologie concernant la centrale de Cordemais, engagée dans un processus de reconversion industrielle lancée sur l’Ecocombust ».

Ironiquement l’élu soutient que s’il ne le faisait pas, « cela montrerait alors que le ministre de l’Écologie a plus de poids que le Premier ministre en France ! »

Luc Lemonnier et sa majorité ont refusé d’adopter ce vœu :

 Je préfère les avancées aux menaces. Les déclaration successives du ministre et d’EDF sont de bonnes nouvelles. C’est un projet qui continue d’avancer. J’ai rencontré récemment la direction de la centrale et je préfère laisser sa chance au produit plutôt que d’opter pour la polémique.

Décision dans un mois ?

N’obtenant pas gain de cause, l’élu de l’opposition a soutenu qu’il « ne souhaitai[t] pas être polémique », mais qu’il « pense vraiment que vu le contexte, à ne vouloir rien dire, rien faire, on risque un jour de s’en mordre les doigts ». 

Du côté de la centrale Frédéric Guérin, délégué CGT pense « qu’EDF essaie de faire croire que Le Havre peut continuer d’exister. Il se dit qu’Édouard Philippe demande à ce que l’on sauve notre centrale, mais je pense que la décision sera vraiment prise dans un mois. » Elle dépendrait selon lui du résultat du rapport de RTE  (Réseau de transport d’électricité) sur les besoins du grand ouest en production d’énergie. Un premier rapport a déjà été rendu, mais le ministre de la Transition énergétique aurait demandé une expertise complémentaire.

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L’élite mondiale du patinage artistique synchronisé s’installe à Rouen pendant deux jours

Les Rouennaises de la team Jeanne d'Arc, patineuses du Rouen Olympic Club, auront à cœur de briller devant leur public, à la patinoire Guy-Boissière.

Les Rouennaises de la team Jeanne d’Arc, patineuses du Rouen Olympic Club, auront à cœur de briller devant leur public, à la patinoire Guy-Boissière. (©Rouen Olympic Club)

L’élite mondiale du patinage synchronisé revient à Rouen (Seine-Maritime) les 1er et 2 février 2019, à l’occasion de la 25e édition de la French Cup, rendez-vous international de cette forme encore méconnue de patinage artistique, qui se pratique en équipe. 

La French Cup est organisée par le Rouen Olympic Club – lui-même dans la compétition avec la Team Jeanne d’Arc -, la Fédération française des Sports de glace (FFSG) et la Ligue normande des sports de Glace (LNSG). Une trentaine d’équipes sont en lice cette année (soit 800 sportifs au total), en provenance du monde entier. 

LIRE AUSSI : La patinoire Guy-Boissière à Rouen va (enfin) être rénovée : 17 mois de chantier vont débuter

Le programme

Jeudi 31 janvier 2019
• Défilé des équipes suivi du tirage au sort à la patinoire de Rouen à partir de 18h30 (entrée libre)

Vendredi 1er février 2019
• Programme novice A et Court Junior à partir de 14h30
• Podium novice A à partir de 17h45
• Cérémonie d’ouverture à 19h15
• Programme court senior à partir de 20 heures

Samedi 2 février 2019
• Programme libre juniors à partir de 15h00
• Podium junior à partir de 17h45
• Cérémonie d’ouverture à 19h15
• Programme libre seniors à partir de 20 heures
• Podium seniors à partir de 22h30

Dimanche 3 février 2019
• Ice Cup à partir de 13 heures 

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Une discipline qui monte en puissance

Si les sports de glace se développent dès le milieu du XVIIIe siècle, le patinage synchronisé sort de l’ombre à la fin du XIXe siècle. L’International Skating Union, fondée en 1892 aux Pays-Bas, reconnaît en effet cette discipline début 1900. Les équipes étaient alors constituées de quatre patineurs. Au milieu des années 1950, le patinage synchronisé va vivre un véritable tournant aux États-Unis. Passionné par ce sport, le Dr Richard Porter constitue des équipes à l’Université du Michigan. La popularité de la discipline atteint le Canada début 1970. Les deux pays, États-Unis et Canada, mettent en place les premiers règlements de la discipline, appelée à l’époque « Precision Team Skating ».

La première compétition officielle est organisée en 1976. À partir de 2016, le patinage synchronisé fait son entrée dans les grands prix internationaux de patinage, aux côtés de la danse sur glace, du couple et de l’individuel (informations fournies par le comité d’organisation de la French cup).

À Rouen, la French cup est née en 1994, sous le nom, alors, de « coupe internationale de patinage synchronisé ». Elle prend le nom de French cup en 2000. Le Rouen Olympic Club, lui, a plus de 40 ans.

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Infos pratiques : 
French Cup, compétition les 1er et 2 février 2019, à la patinoire de l’Île-Lacroix, à Rouen (Seine-Maritime). 
La billetterie en ligne

Travaux. Le chapiteau du Magic Mirrors se rapproche du centre-ville du Havre

Le Magic Mirrors devrait être remonté en face de l'École nationale supérieure de la marine en aou^t 2019.

Le Magic Mirrors devrait être remonté en face de l’École nationale supérieure maritime en août 2019. (©P.Bréard / Ville du Havre)

Il doit faire place au vaste chantier du renouvellement de la presqu’île Frissard au Havre (Seine-Maritime) : début février 2019, le chapiteau du Magic Mirrors sera démonté et prendra la direction de l’École nationale supérieure maritime à côté de laquelle il devrait être remonté.

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Plus proche du centre-ville

C’est donc sur les pelouses qui font face à l’ENSM que ce lieu de spectacle, devenu incontournable pour les Havrais, posera ses valises. Le montage sur ce nouvel emplacement devrait se faire fin août pour une ouverture début septembre.

« Le chapiteau du Magic Mirrors va se rapprocher du centre-ville sans s’éloigner du campus universitaire Le Havre-Normandie, avec des conditions d’accueil améliorées pour le public », souligne Sandrine Dunoyer, adjointe au maire en charge de la culture.

Un lieu unique en son genre :
Conçu comme une salle de bal avec une piste de danse centrale, le Magic Mirrors reçoit environ 60 000 personnes par an autour d’une programmation riche de 120 dates (concerts, rencontre, festivals, bals…)

Terrasse et nouvelle billetterie

La ville promet donc à cette occasion une amélioration des conditions d’accueil. L’espace billetterie devrait ainsi être installé en dehors du chapiteau, à l’entrée du nouveau site. Une terrasse avec vue sur le bassin Vauban, ainsi qu’un espace dédié à l’accueil de camions de restauration devraient également voir le jour.

Esquisse de la future implantation du Magic Mirrors.

Esquisse de la future implantation du Magic Mirrors. (©Ville du Havre)

À l’origine de ce déménagement, le projet « Réinventer la Seine », dont le permis de construire a été déposé fin 2018 et dans le cadre duquel un programme immobilier doit voir le jour quai des Antilles, sur la parcelle qu’occupe actuellement le chapiteau. C’est sur cette même presqu’île Frissard que la future Cité du numérique doit voir le jour d’ici la fin de l’année.

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Vote du budget de la ville de Rouen : la majorité fait front commun avec Yvon Robert

Le conseil municipal de Rouen (Seine-Maritime) s'est tenu le 28 janvier 2019.

Le conseil municipal de Rouen (Seine-Maritime) s’est tenu le 28 janvier 2019. Y a notamment été voté le budget primitif de l’année en cours. (©JBM / 76actu)

Premier conseil municipal de l’année oblige, il a longuement été question lundi 28 janvier 2019 à l’hôtel de ville de Rouen (Seine-Maritime) du vote du budget de l’année en cours. 

D’un point de vue comptable, le budget pour 2019 est chiffré à 185,37 millions d’euros (il était de 187,18 millions d’euros pour 2018). La dette continue de diminuer, de 11,4 millions d’euros, et les taux de fiscalité restent inchangés.

« Frénésie fiscale »

« C’était la dernière séquence », a chantonné Bruno Devaux (LR), en introduction du débat, pour rappeler qu’il s’agissait là de la dernière présentation de budget d’année pleine pour le maire Yvon Robert avant les élections de 2020, où l’homme a d’ores et déjà annoncé qu’il ne se présenterait pas.

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Passé cet interlude musical, le conseiller municipal d’opposition a montré les crocs, taxant la politique d’Yvon Robert de « frénésie fiscale », puis pointant « un budget peu sincère ». Selon Bruno Devaux, ledit budget « oublie » entre autres choses de faire mention d’une augmentation des revenus générés par les nouveaux forfaits post-stationnement (FPS), ces amendes de stationnement distribuées par les Lapi, des véhicules verbalisateurs

« À propos d’hystérie fiscale, se défend un Yvon Robert combatif, le taux de la taxe d’habitation est de 22,2%, contre une moyenne nationale de 22,08%. Je n’appelle pas ça de la sur-fiscalité. » Quant au FPS, l’élu en charge du stationnement Christophe Duboc assure que l’objectif de la ville n’est pas financier.

Règlement de comptes

Le maire de Rouen, à l’occasion de son intervention, a à son tour dénoncé, comme pour régler ses comptes avec l’élu LR, le « gaspillage d’argent en pure perte » de l’ère Albertini (2001-2008), lorsque Bruno Devaux avait la charge de la politique de la ville. Il cite notamment, en additionnant les sommes dépensées, la rénovation des immeubles verre et acier de la Grand mare quelques années avant leur destruction, ou encore les travaux qu’il juge hors de prix et peu visibles du parking du même quartier etc. « Je m’arrête là, je pourrais vous citer beaucoup d’autres exemples », conclut-il.

« On ne va pas se lancer dans une guerre de chiffres », évacue Bruno Devaux. « Notre politique n’était pas identique à la vôtre. Nous voulions mettre l’économie au cœur du quartier, pas vous. »

Du côté du Rassemblement national, Guillaume Pennelle dénonce quant à lui un « budget idéologique ». « Vous n’avez rien fait pour améliorer la ville, et notamment ses finances, pas plus d’ailleurs que vos prédécesseurs », martèle-t-il.

La majorité vote à l’unanimité

Si le budget n’a sans trop de surprise pas été voté du côté de LR, de l’UDI ou du Rassemblement national, il l’a en revanche cette année encore été par l’ensemble de la majorité.

C’est une réponse solidaire, écologique et démocratique à notre ville et à ses citoyens, s’est enthousiasmé, entre deux citations d’Hegel, Jean-Michel Bérégovoy, élu Europe écologie les verts.

Au vote, le dernier budget primitif pour une année pleine de l’ère Yvon Robert est finalement, à l’instar de celui de l’année passée, adopté par 41 voix contre 14.

Le budget prévisionnel 2019 en quelques chiffres :
185,37 millions d’euros : le montant du budget principal de la Ville de Rouen
25,02 millions d’euros : le montant des investissements d’équipement, en légère hausse par rapport à 2018
11,4 millions d’euros : le montant de dette remboursée entre 2018 et 2019
0% : Les taux de fiscalité resteront inchangés pour l’année 2019.

Consulter le dossier de presse du conseil municipal présentant notamment les grandes lignes du budget 2019 :

Un suspect interpellé après un vol par effraction dans un supermarché près d’Elbeuf, un autre en fuite

Les braqueurs, en fuite, sont activement recherchés par la police.

Un vol par effraction a été commis dans un supermarché de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), mercredi 30 janvier 2019. (©Fotolia/Illustration)

Le magasin Lidl de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) a été la cible d’un vol par effraction mercredi 30 janvier 2019 vers 4h25. Les voleurs se sont introduits à l’intérieur en soulevant le rideau métallique. Les policiers ont rapidement retrouvé la trace des deux auteurs présumés. L’un d’eux a réussi à prendre la fuite.

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De l’outillage et des bouteilles d’alcool

Le signalement du véhicule a permis de remonter la piste des voleurs. « Un témoin a appelé pour déclarer un vol en cours commis par cinq individus avec un Renault Kangoo », détaille une source judiciaire. Une fois les policiers arrivés sur place, rue de la République, il n’y avait plus personne.

Les agents ont retrouvé le véhicule dans l’agglomération d’Elbeuf un peu plus tard. Alors qu’ils s’apprêtaient à procéder au contrôle, le conducteur a pris la fuite. Le passager, lui, a pu être interpellé. Il avait seulement un tournevis sur lui. À l’intérieur du véhicule, les policiers ont découvert de l’outillage et des bouteilles d’alcool.

Le nombre exact de personnes impliquées et le préjudice total restent à déterminer. Une enquête a été ouverte. Le seul suspect interpellé, un homme originaire de Rouen sans domicile fixe et âgé de 26 ans, a été présenté à un officier de police judiciaire.

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Neige et verglas en Seine-Maritime : la voiture fait un tonneau, une femme tuée dans un accident

Les pompiers ont dû désincarcéréer le chauffeur de la voiture, retrouvée sur le toit.

Les pompiers ont dû désincarcéréer le chauffeur de la voiture, retrouvée sur le toit. (©Adobe-Stock)

Une femmes âgée de 87 ans a perdu la vie, mercredi 30 janvier 2019, sur une route de Seine-Maritime. L’accident, qui s’est produit sur la commune de Montville, serait lié aux conditions météorologiques.

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La voiture sur le toit

C’est plus précisément rue Baron Bigot, à la sortie de la commune, que les faits se sont produits. Alertés à 9h10, les pompiers ont découvert à leur arrivée sur place une voiture accidentée, restée sur le toit.

Deux personnes se trouvaient à bord du véhicule : le conducteur, un homme âgé de 80 ans, et sa passagère, âgée quant à elle de 87 ans. Cette dernière a été déclarée décédée.

Le conducteur désincarcéré

Le conducteur, légèrement blessé, a dû être désincarcéré par les secours. Il a ensuite été conduit au CHU de Rouen.

D’après les premiers éléments, la voiture aurait glissé sur la route enneigée et verglacée avant de faire un tonneau.

Municipales 2020 : à Rouen, le Parti Socialiste commande un sondage, comme « base de travail »

Comme il l'avait lors des scrutins de 2008 et 2014, la section de Rouen (Seine-Maritime) du parti socialiste a commandé un sondage, en vue de préparer les élections municipales, en 2020.

Comme elle l’avait fait lors des scrutins de 2008 et 2014, la section de Rouen (Seine-Maritime) du Parti Socialiste a commandé un sondage, en vue de préparer les élections municipales de 2020. (Illustration ©Adobe Stock )

À un peu plus d’un an des élections municipales, qui doivent se tenir au printemps 2020, le microcosme politique commence à s’organiser. À Rouen (Seine-Maritime), le Parti Socialiste a commandé un sondage à l‘Institut Ipsos, comme il l’avait déjà fait lors des scrutins de 2008 et 2014. 

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Évaluation des politiques auprès des citoyens

« L’idée est d’avoir des indicateurs qui nous serviront de base de travail, pour préparer la campagne », explique Caroline Dutarte, secrétaire de la section PS de Rouen, par ailleurs maire-adjointe aux solidarités et conseillère départementale. 

L’enquête comprend deux volets. L’un, thématique, vise à évaluer les politiques menées dans différents domaines, culturel, sportif, social etc., auprès des citoyens. L’autre a pour objet de « tester » la notoriété de personnalités, éventuelles futures têtes de liste à Rouen. Car bien évidemment, les socialistes (et leurs potentiels alliés) partent avec une donnée sûre : Yvon Robert, comme il l’a déjà annoncé à plusieurs reprises, ne briguera pas un nouveau mandat de maire en 2020. 

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« Nicolas Mayer-Rossignol présente un bon profil »

La militante précise qu’il s’agit là d’un sondage « interne », « n’ayant pas vocation à être rendu public ». À propos du volet notoriété, on ne saura ainsi pas quels profils se détachent, ni même quelles sont les personnalités « testées »… Toutefois, au sein de l’actuel conseil municipal, d’aucuns penseront à Sarah Balluet (sans étiquette), Nicolas Mayer-Rossignol (PS) ou à la secrétaire de section socialiste, ou encore, chez les alliés, à Manuel Labbé (PCF) et Jean-Michel Bérégovoy (EELV). Liste évidemment non exhaustive…

À la tête de la fédération socialiste de Seine-Maritime, Nicolas Rouly soutient cette initiative : « C’est la section de Rouen qui est à l’origine de ce sondage, et c’est elle qui l’exploitera. Mais bien sûr, je trouve que c’est une bonne idée. Personnellement, je considère que Nicolas Mayer-Rossignol présente un bon profil, mais à ma connaissance aujourd’hui, il n’est pas candidat. Sarah Balluet a aussi énormément de qualités, mais elle aussi n’est pas candidate, aujourd’hui. »

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À droite et au centre, un sondage devrait également être commandé pour octobre 2019, comme l’avait suggéré Hervé Morin, président de la Région Normandie, avec pour objectif, la désignation d’une tête de liste commune. Ce sondage ne sera pas non plus rendu public.