Acte XV : Appel régional à manifester à Rouen

Mercredi 20 février, les Gilets Jaunes de l'agglomération de Rouen et au-delà (il y avait notamment des Havrais) se réunissaient en Assemblée Générale.
Nous étions plus de 150 présents, venus pour échanger, parler du mouvement, de la communication entre les groupes, des actions, des revendications, de la manière de rallier encore davantage de Gilets Jaunes.
Loin des AG militantes/syndicales que les mouvements sociaux connaissent d'habitude, ici la parole était peu politicienne, pas manipulatrice, mais on cherchait à avancer, trouver comment s'améliorer, s'organiser mieux, de manière horizontale.
A ceux qui disent que le mouvement des Gilets Jaunes tourne en rond, et ne construit pas : cette soirée est la preuve qu'ils sont bien loin de la réalité.

Ce n'est donc pas un hasard si l'appel est à concentrer les forces, samedi, et à converger de nouveau à Rouen, de toute la région.
Si le mouvement doit progresser, c'est bien en concentrant un maximum de force à un endroit précis. Il se pourrait que ce samedi marque un point de détermination à nouveau, trois mois après son début.

Rendez-vous à 10h place de l'Hôtel de Ville !

À Rouen, l’Armitière organise une soirée dédiée à la série Netflix « Stranger Things »

Mercredi 6 mars 2019, la librairie l'Armitière de Rouen (Seine-Maritime) organise une soirée dédiée à la série Stranger Things.

Mercredi 6 mars 2019, la librairie l’Armitière de Rouen (Seine-Maritime) organise une soirée dédiée à la série Netflix Stranger Things. (©Éditions Lumen)

Voilà un rendez-vous qui va attirer les amateurs de séries télé. Le mercredi 6 mars 2019, la librairie l’Armitière, en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) organise une soirée dédiée à Stranger Things, série fantastique diffusée sur Netflix.

Lire aussi : 1 000 fans pour McFly et Carlito à Rouen : pourquoi il n’y avait pas de place pour tout le monde

Des animations autour de Stranger Things

Cette soirée spéciale est organisée à l’occasion de la sortie du roman, le 7 mars, Stranger Things – Suspicious minds, premier volet d’une trilogie officielle d’ouvrages plongeant dans l’univers très 80’s de la série. Cette série de livres abordera des événements survenus avant ceux de la série, pour approfondir le passé de certains personnages emblématiques, comme Terry, la mère de la jeune Onze.

Lire aussi : Le saviez-vous ? La Normandie est au top de la recherche sur les séries télé en France

Pour cette soirée, l’Armitière organisera, en partenariat avec de nombreux établissements locaux, différentes animations comme un concours de déguisement, un espace retro gaming ou des tables de jeux. Et bien sûr, le livre sera disponible à l’achat, dès que minuit sera passé.

Rendez-vous donc à 21 heures pour profiter de cette soirée très spéciale. Attention toutefois, le nombre de places est limité ! Quant à la série elle-même, la saison 3 sera mise en ligne dès le 4 juillet sur Netflix.

Mercredi 6 mars 2019, la librairie l'Armitière de Rouen (Seine-Maritime) organise une soirée dédiée à la série Stranger Things.

Infos pratiques :
Soirée Stranger Things, mercredi 6 mars 2019 à partir de 21h à la librairie l’Armitière, 66 rue Jeanne-d’Arc à Rouen.
Événement limité à 200 participants, inscription par mail obligatoire à inscription@armitiere.com.
Gratuit pour les porteurs de la carte de fidélité l’Armitière, pré-commande obligatoire du livre sur le site de la librairie ou en magasin pour les non-porteurs de la carte.

L’IMAGE. Près de Rouen, une falaise sécurisée après deux ans de rebondissements

Des ouvriers sont chargés de sécuriser la falaise de Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime) qui borde la Seine, depuis lundi 18 février 2019.

Des ouvriers sont chargés de sécuriser la falaise de Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime) qui borde la Seine et surplombe une route très empruntée, depuis lundi 18 février 2019. (©SL / 76actu)

Sur quelques centaines de mètres, la route départementale 982 ne fonctionne que sur une voie, à Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime) depuis l’automne 2016. La faute à la chute d’un bloc de pierres de la falaise surplombant cet axe très emprunté. Depuis lundi 18 février 2019, des ouvriers sont à la tâche : ils doivent sécuriser la falaise pour permettre la réouverture de la route en avril. La fin d’un long chemin.

Lire aussi : GRAND FORMAT. Falaises qui reculent, éboulements… : comment la Normandie fait face à l’érosion 

400 000 euros pour protéger la « chaise de Gargantua »

Pierrette Canu ne peut être que soulagée du début des travaux. Jeudi 21 février, la maire est venue voir la mise en place du chantier. Sa commune finance à moitié les 400 000 euros des travaux de sécurisation. Le reste, c’est pour la Métropole de Rouen, qui gère la RD 982 sur laquelle « 10 000 véhicules passent chaque jour », explique Pascal Le Beller, directeur du pôle Austreberthe-Cailly, l’un des cinq de la Métropole. 

Il s’agit, pour les ouvriers de la société Ouest Acro, de forer la falaise à « une trentaine de points », explique le chef de chantier Techer Anderson. Ensuite, des clous seront scellés dans la roche calcaire, sur lesquels des plaques vont être fixées, afin d’empêcher les blocs sensibles de bouger. Pour éviter des chutes sur la route qui sera rouverte en avril, un écran va être fixé sur le talus végétal situé au milieu de la falaise et des grillages seront plaqués contre la base de la falaise qui surplombe la route, coincée entre elle et la Seine.

Des points oranges et bleus marquent les endroits où des clous et des plaques seront installés pour sécuriser la falaise.

Des points oranges et bleus marquent les endroits où des clous et des plaques seront installés pour sécuriser la falaise. (©SL / 76actu)

Cet axe, structurant pour les particuliers, les camions et les transports en commun, fonctionne en alternat depuis la chute d’un bloc de pierres sur la chaussée. La falaise haute de 65 mètres est appelée « chaise de Gargantua » depuis le XIe siècle en raison de sa forme, aurait été selon la légende le panorama favori du géant conté par François Rabelais. Un fauteuil dont la sécurisation a mis longtemps à être enclenchée.

Une fleur unique à l’endroit même des travaux

Après la chute du bloc de pierres en novembre 2016, des études ont été menées à la demande de la Ville, maître d’oeuvre de ce chantier. Pour ça, « il a fallu entrer sur le terrain appartenant à un propriétaire privé », explique Pierrette Canu. Lequel ne voulait pas de travaux sur sa parcelle. Pour pouvoir réaliser les études, la préfecture a dû être sollicitée. Une fois le diagnostic fait et les besoins établis, tout n’était pas réglé…

Car la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement a mis le holà à des travaux sur la falaise. Et pour cause : il y pousse une fleur unique, l’Iberis intermedia subspecies intermedia. Ce qui a rendu Pierrette Canu « folle », car elle a dû attendre le décompte du nombre de pieds et l’assurance pour la Dreal que les travaux ne les abîmeraient pas pour qu’elle puisse enfin les enclencher. Sans oublier les chasseurs qui voulaient attendre la fin de la saison de chasse, car la zone est un terrain prisé.

Une fois ces obstacles passés et les 1 500 pieds de cette fleur unique protégés, les travaux ont pu démarrer lundi 18 février. Après la réouverture de la route en avril, la falaise restera sous surveillance, par prudence.

Environ 10 000 véhicules empruntent chaque jour la route départementale 982, entre Le Trait, Duclair et Rouen.

Environ 10 000 véhicules empruntent chaque jour la route départementale 982, entre Le Trait, Duclair et Rouen. (©SL / 76actu)

Cantine, théâtre, tatoueurs… À Rouen, le collectif Lucien va lancer la Friche, un lieu alternatif

La Friche, véritable petit village éphémère associant artistes, créateurs, artisans et producteurs locaux, verra le jour le 19 avril 2019 à Rouen (Seine-Maritime).

La Friche, véritable petit village éphémère associant artistes, créateurs, artisans et producteurs locaux, verra le jour le 19 avril 2019 à Rouen (Seine-Maritime). (©Virgile Thersiquel/Collectif Lucien)

En lançant la Friche à Rouen (Seine-Maritime) le 19 avril 2019, le collectif Lucien s’apprête à réaliser un rêve de longue date. Dans la continuité du festival Parenthèse lancé il y a quatre ans et qui a réuni 21 000 personnes sur six samedis lors de sa dernière édition, ce lieu alternatif de 3 800m² associera créateurs, artisans, artistes et producteurs locaux pendant six mois. Avec ce projet entièrement bénévole, le collectif s’installe encore un peu plus dans le paysage culturel rouennais.

Vides dressings géants, vente de plantes, ateliers et concerts

« La Friche, on l’a voulue un peu comme un village avec différents quartiers et espaces », détaille Simon Ugolin, cofondateur et directeur artistique au sein du collectif. Le site accueillera une cantine avec des plats faits maison à partir de produits locaux, un troquet avec une bière locale brassée spécialement pour le lieu, un théâtre, une place, une agora, ainsi qu’un hameau des créateurs comprenant une dizaine de conteneurs.

Ce hameau sera habité notamment par la galerie Outsiders, le concept store Smile, la Belle sneaker ou encore les tatoueurs Warion (dark) Bonny et Vrombie teinturerie. « Toutes ces enseignes vont nous aider à animer le lieu. » Des événements ponctuels seront aussi organisés :

On va par exemple avoir des vides dressings géants. On fera aussi venir un collectif parisien, plantes pour tous, spécialiste de la vente de plantes à prix bas, avec des espaces assez extraordinaires. Tous les vendredis, il y aura des concerts un peu sur le modèle des terrasses du jeudi, mêlant groupes locaux et jeunes espoirs avec un gros potentiel.

Des ateliers d’initiation et de découverte, viendront renforcer le côté éclectique et expérimental de la Friche. Au programme : initiation à l’art urbain ; exploration de ruines, peinture et sculpture par le prisme d’un casque de réalité virtuel ; œnologie ; cours de cuisine, de danse et même de yoga. Tous les créneaux ne sont pas bloqués. Le projet est voué à évoluer au fil des mois. Des nouvelles annonces devraient avoir lieu d’ici avril.

Lire aussi : Adeptes des sneakers ? Ces jeunes Rouennais proposent de personnaliser vos vieilles paires

En quête de bénévoles

Avec une ouverture prévue du mercredi au dimanche, ce lieu alternatif aussi créatif que récréatif a été pensé pour être convivial et accessible gratuitement à tous. Pour nourrir leurs ambitions et garantir le fonctionnement bénévole, les cinq organisateurs sont en quête de toutes les bonnes volontés. « Nous aurons besoin de monde pour faire tourner la machine ! » D’autant que les Parenthèses seront toujours organisées le samedi.

Les Parenthèses, c’est peu notre signature. Elles deviendront une entité extérieure et resteront elles-aussi pluridisciplinaires. Nous inviteront des collectifs comme City matiné, de Budapest, afin de ramener un peu de leur esprit ici.

Pour l’instant, seul un dessin de la friche réalisé par un membre du collectif permet de se la représenter. « Il est très simplifié. En réalité, cela risque d’être un peu différent », tempère Simon Ugolin. Quoiqu’il en soit, il espère que les Rouennais arriveront à s’approprier ce site appartenant à la SNCF, situé place Carnot à proximité du quartier Saint-Sever. « Il s’agit d’un espace incroyable situé à seulement dix minutes à pied de la cathédrale. On souhaite y créer une bulle où les gens pourraient s’aérer, créer du lien. »

Au fil des années, le collectif a su faire évoluer le traitement de l’espace sur ce site qui accueillera la future gare de Rouen, avec l’idée de s’installer toujours un peu plus durablement. Les membres n’oublient pas l’étude menée par la SNCF sur l’utilisation de la halle de cette fameuse gare. « On est très en faveur de projets culturels. » En pleine concertation sur Rouen capitale de la culture européenne à laquelle Lucien participe, le projet fait écho aux aménagements qui ont été réalisés à Lille en 2004 dans la gare Saint-Sauveur à Lille, « copie de ce qu’on a à Rouen ». De quoi nourrir les espoirs.

Lire aussi : Rouen capitale européenne de la culture en 2028 ? « C’est plus impressionnant que des Jeux olympiques »

VIDÉO. Découvrez le court-métrage de ce Normand sélectionné pour le Prix Serge Daney 2019

Thomas Boutel a choisi de tourner son court métrage Belle de Nuit en Normandie.

Thomas Boutel a choisi de tourner son court-métrage Belle de Nuit en Normandie. (©Audrey Boutel)

Chaque année, le Prix Serge Daney récompense le meilleur court-métrage étudiant. Peuvent y concourir tous les étudiants ayant fait aboutir dans le cadre de leur cursus un projet cinématographique. C’est le cas de Thomas Boutel, jeune normand parti étudier le cinéma à Paris VIII.

Découvrez ci-dessous son court-métrage :

Pourquoi avoir choisi de tourner Belle de nuit à Rouen ?
Thomas Boutel : Je ne pense pas que j’aurais pu tourner ce film ailleurs. Il est très ancré dans la ville, et en écrivant le scénario, je voyais Rouen. 

J’ai étudié le cinéma à Paris, mais je viens de Franqueville-Saint-Pierre, et j’ai toujours tenu à revenir chaque week-end dans ma région. Rouen, c’est une ville pleine de calme et de sérénité, qui se prêtait bien à l’ambiance de mon film.

Zéro budget

Et question budget, acteurs, technique : comment vous êtes-vous débrouillé ?
C’est un projet que j’ai débuté il y a plus de deux ans. Le budget, c’est zéro : je ne suis pas très paperasse, je n’ai pas eu d’aides de la Région. Alors on s’est débrouillé ! J’ai tourné dans l’hôtel au sein duquel je travaille, avec pour acteurs des personnes de ma famille, et j’ai filmé avec une caméra prêtée par mon université.

Lire aussi : Cinéma. Les 10 meilleurs films de 2018 selon Jean-Marc Delacruz, programmateur de l’Omnia à Rouen

… mais votre film figure tout de même parmi la shortlist des prétendants au prix Serge Daney !
Oui, c’était une belle surprise. Ce court-métrage, c’est en quelque sorte un CV pour la suite de ma carrière, et être sélectionné pour ce prix, c’est déjà une belle victoire. Je ne serais pas traumatisé de ne pas remporter le Grand prix. Mon rêve, c’est qu’un jour le film soit projeté sur un grand écran.

La suite, pour vous, quelle est-elle ? Dans le cinéma ?
J’écris un long métrage, à partir de ce court. Dans son prolongement. Et évidemment, je prévois déjà de le tourner dans la région !

Mise en scène féministe de David Bobée, à Rouen : « Louées soient elles », les héroïnes de Haendel

Inaki Encina Oyon, Corinne Meyniel et David Bodée présentent « Louées soient elles », à la Chapelle Corneille, à Rouen, du 26 février au 20 mars 2019.

Inaki Encina Oyon, Corinne Meyniel et David Bobée présentent « Louées soient elles », à la Chapelle Corneille, à Rouen, du 26 février au 20 mars 2019. (©Catherine Dente)

En ouverture du Festival Spring, rendez-vous de nouvelles formes de cirque en Normandie jusqu’au 5 avril 2019, deux des établissements culturels majeurs normands – Opéra de Rouen (Seine-Maritime) et Centre dramatique national de Normandie Rouen – présentent une galerie de portraits des héroïnes de Haendel, femmes fortes, indépendantes, guerrières ou passionnées : Louées soient elles.

Lire aussi : Plus de 300 ans après sa construction, la chapelle Corneille à Rouen continue de se renouveler

25 œuvres de Haendel consultées

Inaki Encina Oyon assure la direction musicale de l’orchestre de l’Opéra. Il a composé le déroulé musical en consultant 25 œuvres de Haendel. Pas forcément les plus connues. Il a puisé dans les opéras, oratorios et cantates et fixé les cadences. Les mélomanes, fervents soutiens de ce musicien, reconnaîtront Agrippina, Tamerlano, Orlando, Riccardo, Amadigi, Rinaldo, Alcina, Lucrezia ou encore Scipione. Une grande variété de musiques baroques, chantées en italien par cinq interprètes féminines de cinq nationalités différentes. Cinq pièces par chanteuse. Un poème visuel et sensible mis en scène par David Bobée et Corinne Meyniel, assistés de Sophie Colleu. Performeuses, chanteuses, danseuses, circassienne… toutes les disciplines sont imbriquées pour restaurer les caractères féminins.

La distribution
Soprano : Yun Jung Choï – Mezzo Soprano : Aude Extremo – Artiste circassienne : Elise Bjerkelund Reine – Danseuses : Ella Ganga et Xiao Yi Liu – Continuo : Joao Rival – Théorbe : Giulio Quirici.

Lire aussi : Marie-Christine Barrault à la Chapelle Corneille, à Rouen, avec La Maison illuminée

Une scène circulaire

Ce spectacle lyrique se déroule à la Chapelle Corneille. Les metteurs en scène expliquent : « L’enjeu de la Chapelle est double. Il s’agit en effet d’investir cet espace prévu pour les concerts, pour lui donner l’ampleur d’une véritable scène d’une part, et de s’assurer que la visibilité pour les spectateurs est bonne même pour les passages au sol d’autre part. Nous avons installé une tournette qui vient se poser exactement sur la scène circulaire de la Chapelle. La hauteur finale de l’ensemble est d’un peu plus d’un mètre. La tournette, qui n’est pas une idée neuve ni inédite, prend en charge ici de nombreux éléments de sens et de sensations. Ce n’est pas d’hier que le cercle et le cycle sont associés au féminin ! »

De notre correspondant André Morelle

Infos pratiques :
À la Chapelle Corneille, rue Bourg l’Abbé, à Rouen, à 20h.
Représentations les mardi 26, jeudi 28 février 2019, vendredi 1er, mardi 19 et mercredi 20 mars. 
Répétition publique le vendredi 22 février 2019, à 19h, à la Chapelle Corneille.
Durée 1h30. Infos, réservations : 02 35 98 74 78. Tarifs : de 5 à 32 euros. 
Production Opéra de Rouen et CDN de Normandie Rouen.

« L’arbre en poche » ou le théâtre musical décalé de Claire Diterzi sur la scène du THV, au Havre

Claire Diterzi, attendue sur la scène du THV, au Havre, le 27 février 2019.

Claire Diterzi, attendue sur la scène du THV, au Havre, le 27 février 2019. (©Christophe Manquillet.)

Claire Diterzi abolit, dans L’arbre en poche, les frontières entre les différents univers artistiques. Son théâtre musical associe plusieurs répertoires musicaux et disciplines. Un spectacle tout public à découvrir, mercredi 27 février 2019, sur la scène du Théâtre de l’Hôtel de Ville, au Havre (Seine-Maritime).

Lire aussi : Avec « 7 au Carré », le THV du Havre propose des afterworks artistiques mensuels

Théâtre musical décalé

Inspiré du célèbre roman d’Italo Calvino, Le baron perché (le titre du spectacle en est l’anagramme), L’arbre en poche, est un hymne à la désobéissance civile :

Le livre de Calvino a beaucoup marqué les années 80. « L’arbre en poche » est un spectacle très perché, un spectacle qui démonte les esprits de chapelle. C’est un appel à la désobéissance. Le spectacle traite de sujets très chauds comme le féminisme, l’émancipation de la femme, mais aussi le réchauffement climatique, précise Claire Diterzi.

VIDÉO. Le teaser de L’arbre en poche

Croiser les disciplines et les répertoires

Mini-opéra contemporain, L’arbre en poche se veut transmusical et pluridisciplinaire :

On y croise un contre-ténor, un trampoliniste, un comédien, moi, la femme qui se mue en sorcière etc. De même, toutes les musiques s’y retrouvent. 

Le résultat : un spectacle pour tous les publics. Toutes les musiques et tous les âges sont convoqués dans cet OVNI musical.

VIDÉO. Claire Diterzi parle de L’arbre en poche :

Lire aussi : Christian Dalibert expose 50 ans de création artistique au Théâtre de l’Hôtel de Ville du Havre

Un hymne à la désobéissance

Avec L’arbre en poche, Claire Diterzi veut bousculer les codes et conventions. L’artiste appelle à l’émancipation, à la transgression :

Moi, je n’ai rien calculé. J’ai fait ce qui s’imposait à moi par rapport à ce livre. Je fais entendre des mots qui font du bien. Ma proposition est décalée car elle interroge et bouscule les idées préconçues. On vit une époque très consensuelle, très tiède, même si le climat se réchauffe, ajoute Claire Diterzi.

Lire aussi : INTERVIEW. Grand Corps Malade et son « Plan B » sur la scène du Carré des Docks, au Havre

Un cri d’alarme

Son spectacle est un manifeste contre les ravages que l’homme inflige à son environnement : c’est un cri d’alarme pour essayer de réveiller les consciences.

Il y a beaucoup de références aux Lumières. La transgression est totale. L’artiste est fait pour faire chier : il ne doit pas aller dans le sens des moutons. 

Transgressif, libéré, ce spectacle, accessible à tous, est un appel à agir car il y urgence ! 

Infos pratiques :
Mercredi 27 février 2019, au Théâtre de l’Hôtel de Ville, au Havre.
Réservations en ligne, ici.
Tarifs : de 10 à 20 euros.

Près de Rouen, un groupe de jeunes lance une bouteille enflammée sur une mère et ses bébés

Une bouteille enflammée a été lancée sur une poussette, mercredi 20 février 2019, à Darnétal, près de Rouen (Seine-Maritime).

Une bouteille enflammée a été lancée sur une poussette, mercredi 20 février 2019, à Darnétal, près de Rouen (Seine-Maritime). (©Adobe Stock/Illustration)

Les deux bébés l’ont échappé belle. Mercredi 20 février 2019, une mère et ses bambins ont reçu une bouteille enflammée qui a atterri sur la poussette, à Darnétal, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime).

Ils jettent une bouteille enflammée sur la poussette

Les faits se sont produits vers 17h30, dans le square Albert-Calmette. Selon une source policière, un groupe de jeunes « s’amusait » à brûler un arbuste avec une bouteille contenant un liquide inflammable.

Une mère qui passait par là avec la poussette où se trouvaient ses deux bébés, les apercevant, décide de traverser la route pour les contourner. Toujours selon la même source, l’un des jeunes s’est alors saisi de la bouteille enflammée et l’a lancée en direction de la femme âgée de 62 ans et de ses enfants.

Lire aussi : Incendie d’appartement au Havre : trois intoxiqués, dont deux enfants, la piste de l’accident privilégiée

Un témoin évite le drame

L’objet embrasé a alors atterri sur la poussette, couverte d’un plaid, qui a commencé à prendre feu. Un jeune qui passait là a alors eu le réflexe de retirer le plaid, épargnant de possibles brûlures aux bébés. « C’aurait pu très mal se finir », commente notre source policière.

La police a été avisée et un équipage de la Brigade spécialisée de terrain qui se trouvait dans le secteur s’est lancé à la recherche du groupe de jeunes. Ils sont repérés non loin de là, rue des Belges. À la vue des policiers, les suspects ont pris la fuite mais l’un d’eux a tout de même pu être appréhendé au niveau du city stade. Âgé de 16 ans, il a été interpellé et placé en garde à vue pour violences volontaires avec arme par destination.

Pollution de l’air aux particules fines en Seine-Maritime et dans l’Eure : les conseils à suivre

Une procédure

Une procédure d’information et de recommandation a été mise en place par la préfecture de Seine-Maritime pour la pollution de l’air, jeudi 21 février 2019. (©Illustration/Fotolia)

Une pollution de l’air par les particules fines en suspension a été détectée en Seine-Maritime et dans l’Eure, jeudi 21 février 2019. 

Une procédure d’information et de recommandation a été mise en place par les préfectures de Seine-Maritime et de l’Eure. C’est le seuil intermédiaire entre une situation normale et une procédure d’alerte.

Lire aussi : En Normandie, la pollution de l’air responsable de 2 600 décès prématurés chaque année

« Ces particules sont d’origine locale ou plus lointaine, leur composition peut être très variée : naturelle ou liée à l’activité humaine (chauffage, industrie, trafic…) », explique Atmo Normandie, l’association en charge de surveiller l’air de la région normande.

Abaissez votre vitesse de 20 km/h

Afin de contribuer à la réduction des émissions de particules en suspension, voici quelques conseils :

  • Aux usagers de la route, de privilégier le recours au covoiturage, de favoriser les déplacements en transports en commun, d’abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les routes départementales, les quatre voies et les autoroutes.
  • Aux particuliers, de limiter le recours aux feux de cheminée d’agrément et de maîtriser la température de chauffage des logements : « 1°C de plus, c’est 7% de consommation d’énergie en plus ! »
  • Aux entreprises de travaux publics, de mettre en place sur les chantiers des mesures visant à réduire les émissions de poussières; d’éviter d’utiliser de groupes électrogènes sauf raison de sécurité.
  • Aux industriels, de s’assurer du bon état et du bon fonctionnement des installations de combustion et des dispositifs antipollution; de reporter, si possible, les opérations qui pourraient être à l’origine d’émissions atmosphériques polluantes inhabituelles; de reporter le démarrage d’unités à l’arrêt à la fin de l’épisode de pollution.
  • Aux entreprises et administrations : d’adapter les modalités de travail de leurs agents. Si les moyens le permettent, le recours au télétravail, à l’audio conférence ou à la visioconférence est recommandé.
  • Aux agriculteurs : de reporter les opérations qui pourraient être à l’origine d’émissions atmosphériques polluantes

Lire aussi : Avec la forte chaleur, un nouveau pic de pollution à l’ozone en Normandie : les conseils à suivre

SORRY TO BOTHER YOU

Ça commence par un entretien d'embauche pour un boulot de vendeur en télémarketing qui se présente bien, puis très mal mais qui va fonctionner. Parce que c'est pour entrer dans un monde où l'intérêt n'est pas d'être qualifié, de correctement se vendre, mais juste d'être là et d'exécuter les tâches à exécuter. Où on fait le job ou on dégage.
Un travail symbole de l'époque, ça va vite, c'est humiliant, c'est abrutissant.
Ça part de l'idée de sortir de la misère quotidienne, d'abord comme on peut puis en grand, se laisser happer par le confort matériel, la sécurité de ne plus errer.
Jusqu'à se cacher le support macabre sur lequel on se fait de l'argent.
Le film va loin, parfois on se dit que non quand même, c'est s'engager sur un terrain glissant : on transforme les esclaves humains classiques en bête de somme pour un travail plus efficace. Littéralement. Mais en fait ça ne va jamais trop loin. Quand il caricature l'esclavage du monde moderne, c'est finalement assez fin. Parce que ces bêtes de sommes finissent aussi par s'organiser.

C'est une comédie pas si drôle, parce que les ressorts comiques sont justement dans ce que notre époque a de tragique : la misère, ce que chacun est prêt à faire/dire/donner pour en sortir. Ce que ceux qui ont le pouvoir mettent en place pour l'entretenir.
Mais on en ressort boosté, le sourire aux lèvres : il n'y a aucun renoncement, et le retournement est jubilatoire.