Lutte contre la Covid-19 en région havraise : l’appel commun de Sophie Hervé, Alban Bruneau, Jean-Paul Lecoq et Christine Morel

Après l’annonce de nouvelles restrictions, dont le couvre-feu, qui vont toucher à partir de samedi 00h00 l’agglomération havraise, comme tout le département de Seine-Maritime, avec le Député Jean-Paul Lecoq et Christine Morel, Maire d’Harfleur, Sophie Hervé et Alban Bruneau ont tenu à réagir… et à lancer un appel.

Ils proposent notamment la constitution d’un Conseil de défense économique rassemblant les forces sociales et économiques de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole avec un objectif majeur, celui de préserver l’emploi et renforcer nos services publics.

Et ils demandent que le personnel soignant, qui fait face avec courage et dévouement au nouvel engorgement des hôpitaux qui se profile, puisse disposer prioritairement de tous les moyens pour se consacrer pleinement à l’accueil et au soin des patients (recrutement, équipements, matériels médical, paiement de leurs heures supplémentaires…).

« Après les annonces du Premier ministre, nous appelons à la mise en place d’un plan d’urgence sociale et d’un Conseil de défense économique à la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole pour amortir les effets de la crise et préserver l’emploi du territoire.

L’annonce de nouvelles restrictions par le Premier ministre frappe très durement et de plein fouet l’économie havraise, les salariés et les entreprises. Pour ne pas que cela se transforme en catastrophe pour notre territoire, l’Etat et la Communauté urbaine doivent sans délai agir pour Le Havre et les communes de l’agglomération et jouer le rôle d’amortisseur des conséquences de la crise.

Cette situation est la conséquence des choix politiques libéraux qui ont gravement porté atteinte aux services publics, à la santé en général et à l’Hôpital en particulier, et au manque de volontarisme gouvernemental depuis le début de la crise sanitaire : nous déplorons l’échec de la politique de tests réalisés en dépit du bon sens, l’absence de renfort de lits de réanimation dans les hôpitaux, le refus de distribuer massivement et gratuitement les masques à la population.

Nous voulons redire notre soutien au personnel soignant qui fait face avec courage et dévouement au nouvel engorgement des hôpitaux qui se profile. Bien plus que de notre soutien et nos remerciements, ils doivent disposer prioritairement de tous les moyens pour se consacrer pleinement à l’accueil et au soin des patients (recrutement, équipements, matériels médical, paiement de leurs heures supplémentaires,…).

Les nouvelles restrictions sanitaires imposées par le Gouvernement ont des conséquences immédiates qui appellent elles aussi des réponses immédiates, nationales et locales.

Les secteurs industriels, des services, du commerce, de l’événementiel, associatifs, culturels, sportifs, doivent recevoir un soutien infaillible et total de la part du Gouvernement, allant très au-delà des prêts garantis par l’Etat qui montrent déjà aujourd’hui leurs limites et leur inefficacité à moyen terme.

Notre territoire est très durement touché par la crise économique, davantage qu’ailleurs. Il doit en conséquence être davantage aidé et accompagné avec pour critère majeur le maintien des emplois industriels, des services, du commerce, et du monde associatif, culturel et sportif.

Nous appelons le territoire de l’agglomération à se rassembler très largement derrière cet objectif, et à mettre en place un plan d’urgence sociale et un Conseil de défense économique rassemblant les forces sociales et économiques de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole avec un objectif majeur, celui de préserver l’emploi et renforcer nos services publics.

Jean-Paul Lecoq, Député, Conseiller communautaire Le Havre Seine Métropole, Conseiller municipal du Havre

Christine Morel, Maire d’Harfleur, Vice-Présidente de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole

Alban Bruneau, Maire de Gonfreville l’Orcher, Vice-Président de la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, Conseiller départemental

Sophie Hervé, Conseillère départementale, Conseillère communautaire Le Havre Seine Métropole, Conseillère municipale du Havre

Pour télécharger le communiqué commun : Communiqué commun

Soutien au projet des salariés pour l’avenir du site UPM/Chapelle Darblay de Grand-Couronne

Lors du Conseil départemental du 1er octobre, Stéphane Barré a lancé un appel à la mobilisation pour que la puissance publique, donc les collectivités locales et l’Etat, vienne soutenir le projet des salariés du site UPM/Chapelle Darblay.

Les représentants des salariés proposent de créer une société d’économie mixte locale pour porter temporairement le projet de reconversion du site. Ils ont fait travailler un bureau d’études financé par le Conseil régional pour élaborer plusieurs scénario de reconversion.

Pour télécharger l’intervention prononcée par Stéphane Barré : Conseil du 1er octobre 2020

Le Député Hubert Wulfranc a quant à lui saisi la Ministre.

Pour télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Courrier à la Ministre

Enfin le, 16 octobre, les élus communistes de Seine-Maritime organisaient une conférence de presse pour pousser cette initiative et viennent de saisir les présidents de la Métropole Rouen Normandie, de la Région Normandie et du Département de Seine-Maritime.

(Cliquer sur les vignettes pour agrandir)

Pour télécharger l’article de « Paris-Normandie » sur la conférence de presse organisée et sur le projet : Paris-Normandie du 17 octobre 2020

Soutien au projet des salariés pour l’avenir du site UPM/Chapelle Darblay de Grand-Couronne

Lors du Conseil départemental du 1er octobre, Stéphane Barré a lancé un appel à la mobilisation pour que la puissance publique, donc les collectivités locales et l’Etat, vienne soutenir le projet des salariés du site UPM/Chapelle Darblay.

Les représentants des salariés proposent de créer une société d’économie mixte locale pour porter temporairement le projet de reconversion du site. Ils ont fait travailler un bureau d’études financé par le Conseil régional pour élaborer plusieurs scénario de reconversion.

Pour télécharger l’intervention prononcée par Stéphane Barré : Conseil du 1er octobre 2020

Le Député Hubert Wulfranc a quant à lui saisi la Ministre.

Pour télécharger le courrier d’Hubert Wulfranc : Courrier à la Ministre

Enfin le, 16 octobre, les élus communistes de Seine-Maritime organisaient une conférence de presse pour pousser cette initiative et viennent de saisir les présidents de la Métropole Rouen Normandie, de la Région Normandie et du Département de Seine-Maritime.

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Pour télécharger l’article de « Paris-Normandie » sur la conférence de presse organisée et sur le projet : Paris-Normandie du 17 octobre 2020

Reprise des démarches en vue de la suppression du péage d’Epretot sur l’A29

Comme développé à plusieurs reprises, la RD6015, et ponctuellement la RD34, sont exposées à de fortes concentrations de trafic en entrée et sortie de l’agglomération havraise, alors que l’autoroute A29 parallèle demeure particulièrement fluide.

Plusieurs collectivités relayées par Jean-Paul Lecoq puis par Alban Bruneau, imputent cette situation à l’existence d’une barrière de péage autoroutière, à hauteur d’Epretot, dont le coût pour les usagers les dissuade d’utiliser cet axe routier totalement adapté et sécurisé. Elles plaident donc pour le rachat du tronçon autoroutier couvert actuellement par ce péage.

Suite aux différentes démarches entreprises, le Département a accepté d’organiser deux tables rondes réunissant l’ensemble des acteurs concernés, le 23 juin 2016, puis le 11 septembre 2018.

L’une des conclusions de ces travaux consiste à financer une étude permettant la création d’une aire de covoiturage, une approche du trafic global sur ce secteur de l’est de l’agglomération havraise pour estimer le trafic reportable sur l’A29, une modification des formules d’abonnement sur l’autoroute en directeur des habitants des communes alentours, et les conditions d’interdiction des poids lourds en transit sur la RD6015.

Les données de cette étude permettant d’éclairer les collectivités sur l’éventualité d’un rachat de ce tronçon autoroutier.

Elle a été estimée à 80.000 € à financer par le Département, la Région, la SAPN et les intercommunalités concernées, à l’époque la CODAH et CAUX ESTUAIRE.

Or depuis cette date, nous sommes toujours dans l’attente de la confirmation de son plan de financement pour permettre son démarrage, les deux EPCI précédemment citées ayant désormais fusionné pour donner naissance à la Communauté Urbaine Le Havre Seine Métropole.

Pour sortir de ce sur-place, Alban Bruneau vient de saisir de nouveau le Département pour savoir où en sont les démarches engagées auprès des autres financeurs et obtenir des perspectives concrètes sur le lancement de cette étude très attendue.

Pour télécharger le courrier d’Alban BRUNEAU : Let Dépt étude péage EPRETOT

Collège Jacques-Monod : Alban Bruneau et Sophie Hervé alertent sur les conditions de pratique des cours d’EPS

Les conditions d’exercice des cours d’EPS n’en finissent pas de se dégrader pour les élèves du collège Jacques-Monod du Havre et pour leurs professeurs, un établissement pourtant situé en réseau d’éducation prioritaire… 

Le gymnase du collège est en effet régulièrement réquisitionné dans le cadre du plan « Grand froid » alors que d’autres infrastructures existent dans le quartier pour au moins permettre d’alterner les lieux d’accueil ; l’autre gymnase à proximité « George Sand » est en travaux ; et la Ville du Havre a refusé d’accorder des créneaux à la piscine Edouard-Thomas…

Malheureusement, en cette rentrée la situation s’est encore dégradée, puisque des cours d’EPS sont purement supprimés faute d’accès à des installations adéquates. Les autres cours étant organisés dans la cour de l’établissement dans des conditions spartiates puisque les vestiaires font aussi l’objet de travaux…

Alban Bruneau et Sophie Hervé, Conseillers départementaux du quartier, avaient alerté le Département début juillet. Une première réponse a été apportée mais elle n’est pas suffisante.

Considérant le préjudice subi par les élèves de ce collège, puisque des cours inscrits au programme de leur cursus ne peuvent pas se dérouler, ils alertent de nouveau et appellent à une intervention urgente pour que des solutions soient rapidement trouvées.

Pour télécharger l’intervention du mois de juillet : Monod-EPS 1

Pour télécharger la première réponse obtenue : Réponse Dépt Monod-EPS 1

Covid : c’est reparti !

61FE2058-5209-49D5-9F1B-D381238088BCSouvenez-vous ! Mars 2020 : pas de masques, la feuille à remplir pour pouvoir sortir de chez soi, les réanimations saturées dans certaines régions, les transferts de patients en TGV, la solidarité qui s'organisait. Il fallait étaler la première vague.

Puis il y eut le mois de mai, le déconfinement, les masques, les tests PCR, l'été, la réouverture des établissements scolaires et l'arrivée de la deuxième vague. Nous y sommes.

Deux questions aujourd'hui m'apparaissent essentielles.

D'abord comment notre système de santé va-t-il affronter covid-2 ? Nous disposons de matériel de protection, nos réserves médicamenteuses sont pleines, la maladie est mieux connue. Mais l'incertitude demeure : nos 20-40 ans ont diffusé très largement le virus. Va-t-il maintenant toucher les plus âgés et les plus fragiles ? Si oui, la situation va devenir rapidement hors de contrôle d'ici quelques semaines. Sinon, les mesures préventives auront joué leur rôle.

Deuxième question : comment concilier vie sociale et gestes barrières ? Nos jeunes n'ont pas trouvé la solution et ont été largement contaminés. C'est pourtant dans notre capacité à vivre en présence du virus que notre économie et notre mode de vie vont survivre.

Aujourd'hui, à Rouen, la foire Saint romain est sacrifiée pour la deuxième fois en 4 ans ainsi que la fête du ventre et tant de manifestations culturelles ou associatives... Les restaurants sont également menacés. Face à tout ceci, il nous faut sans doute réactiver nos solidarités avec, toujours, un esprit de responsabilité.

Les règles simples de distanciation et d'hygiène restent notre principal atout face au Covid !

Modification du budget sous l’effet de la crise de la Covid : Stéphane Barré alerte

Lors du Conseil départemental du 1er octobre, la présentation par la Vice-présidente Charlotte Masset de la seconde décision modificative du budget départemental 2020, sous l’effet des conséquences de la crise de la Covid-19, a donné lieu à une intervention d’alerte de Stéphane Barré, au nom des élus communistes…

« Une décision modificative qui en dit long sur les conséquences de la crise actuelle, et j’ai bien peur qu’il ne s’agisse ici que d’un premier volet dans l’attente du futur budget 2021.

Tant en investissements avec des baisses importantes des crédits (- 16,4 Millions), qu’en fonctionnement avec notamment une hausse spectaculaire de 5,7 % du nombre de foyers bénéficiaires du RSA à fin août.

Ainsi, cette DM enregistre une hausse des dépenses liées au RSA de près de 9 Millions et si, dans leur globalité, les dépenses de fonctionnement sont limitées à + 3,3 Millions, c’est parce que la période de crise, celle du confinement en particulier, occasionne des baisses importantes dans nos dépenses courantes (- 3,1 Millions), charges à caractère général (- 920.000 €) et dépenses imprévues (- 500.000 €).

Résultat, une DM de – 13 Millions en cette rentrée.

Sauf qu’il est à penser que si nos charges de fonctionnement reviennent progressivement à leur niveau habituel, l’augmentation constatée de nos dépenses sociales va durablement demeurer, voir croitre davantage…

Sans revenir dans le détail sur ce que j’ai développé ce matin dans mon propos sur le Plan de relance gouvernemental, il est à craindre que ses décisions viennent encore en rajouter en 2021, sur nos difficultés à soutenir un investissement public pourtant lui aussi nécessaire à la relance de l’économie.

Comme il est à craindre que nous ayons encore une fois à supporter tout le poids des réponses de première nécessité à apporter aux urgences sociales auxquelles sont confrontés nos concitoyens.

La faute à 20 années au cours desquelles les gouvernements libéraux n’ont cessé de baisser leur participation au financement des allocations de solidarité, dont ils fixent pourtant les montants.

Je ne m’étendrais pas sur le contenu de cette DM, mais je note cependant, comme nous l’avions exprimé lors de l’examen du budget primitif, que notre collectivité dispose de marges pour agir, tant en investissements qu’en fonctionnement.

Ce n’est pas une raison pour ne pas aller revendiquer fermement auprès du gouvernement un changement de trajectoire, comme l’on dit dans le jargon, à commencer par un réaménagement du financement de son plan de relance ou l’augmentation de sa participation sur le financement des allocations de solidarité.

Il n’est pas encore trop tard, l’examen du projet de loi de finance de l’Etat pour 2021 ne faisant que commencer.

Quant à notre collectivité et ce qui dépend uniquement de nous, j’en appelle une nouvelle fois, compte tenu du contexte et de l’adversité qui nous fait face, à un moratoire sur les suppressions de postes couplé, autant que nécessaire, au recrutement des ressources humaines dont nous avons besoin dans les secteurs sensibles, pour accompagner les seinomarins fragilisés ou carrément en détresse en raison de cette crise.

A défaut de quoi, en faisant supporter sur les effectifs actuels les plus exposés, tout le poids de cet accroissement des besoins, nous n’avons pas fini de constater une augmentation des arrêts de travail.

Une dernière remarque, relative au Fonds de solidarité logement dont, une fois encore, nous ne pouvons pas expliquer en période de crise, et compte tenu de la progression des allocations de solidarité, qu’il ne soit pas davantage sollicité.

Il y a à l’évidence un problème qui, pour nous, résulte des modifications opérées sur son règlement intérieur.

Nous souhaitons par conséquent lors du prochain Conseil, disposer d’un bilan précis sur l’évolution du FSL depuis la modification de son règlement intérieur que vous avez souhaité.

En conclusion, nous avons voté contre le budget primitif que vous nous avez proposé en décembre, puis contre votre budget supplémentaire, non pas par principe, mais bien parce que sur le fond nous ne partageons pas vos orientations :

  • sur les priorités à donner, non seulement sur les crédits de fonctionnement mais aussi sur les effectifs des secteurs les plus exposés aux urgences sociales et écologiques ;
  • sur une absence de visibilité de notre politique d’investissements qui joue au yoyo d’année en année, que complique l’absence d’un Plan pluriannuel d’investissements sur ce mandat, comme d’ailleurs l’a relevé la Chambre régionale des comptes, à l’exception notable nous l’avions souligné des collèges ;
  • sur une doctrine relative à l’endettement, dont nous nous efforçons chaque année de démontrer qu’elle relève de l’affichage, et de la captation inutile de crédits au détriment des secteurs les plus sensibles de notre collectivité, action sociale et éducation.

Nous avons conscience que la gestion de crise de la Covid-19 et ses conséquences viennent bouleverser beaucoup des orientations prises en décembre, cependant nous ne cernons pas à travers cette décision modificative un réel changement de cap.

C’est dommage, parce que la gestion de cette crise inédite aurait mérité que nous puissions tous nous associer à la réalisation puis au vote de cette DM. Cela aurait été un signe qui aurait eu de la gueule comme on dit, en cette période de crise.

Mais dans cette attente, nous ne prendrons pas part au vote sur cette décision modificative. »

Pour télécharger l’intervention complète de Stéphane Barré : DM2 – SBA

Dotation globale de fonctionnement pour les collèges : une légère hausse qui ne rattrape pas les baisses successives

La délibération annuelle fixant le montant de la Dotation globale de fonctionnement des collèges publics attribuée par le Département, a été présentée par le Vice-président Bertrand lors du Conseil départemental du 1er octobre.

Pour la première fois en hausse depuis l’arrivée de la Droite à la direction du Département en 2015, Sophie Hervé a démontré, au nom du groupe communiste, que le compte n’y était pas… loin de là…

« Voilà un rapport historique, je n’ai pas peur du mot, pour ce dernier rapport de la mandature fixant la Dotation Globale de fonctionnement annuelle de nos collèges publics. Car pour la première fois depuis 2015, l’enveloppe de cette Dotation ne diminue pas, mieux, elle augmente cette année ! Il est vrai modestement, de 1€ par élève, mais c’est suffisamment rare pour être salué ! Mieux vaut tard que jamais…

De deux choses l’une :

  • Ou vous nous avez enfin entendus à force de répéter, année après année, les mêmes arguments ;
  • Soit cette délibération sent bon l’approche des élections ! Histoire de ne pas finir sur une fausse note supplémentaire concernant le soutien au fonctionnement des établissements.

Vous allez me dire que je veux tout de même aller dénicher la petite bête qui dérange, mais ceci étant, c’est plus fort que vous, même quand vous voulez faire un bon geste budgétaire, il faut que vous alliez rogner ailleurs… Et en l’occurrence sur l’enveloppe de dotation complémentaire de fonctionnement (DCF) qui se trouve diminuée de moitié…

C’est ainsi que vous pouvez afficher un effort sur la DGF au sein d’un crédit global qui lui reste stable.

Je reconnais bien là votre art et manière des tours de passe-passe qui ont toujours accompagné la présentation de ce rapport annuel, pour tenter jusqu’à présent de masquer les baisses de DGF en agglomérant au sein de cette délibération d’autres dotations et dispositifs.

La preuve cette année encore, puisque la Dotation Complémentaire de Fonctionnement baisse comme une simple variable d’ajustement pour arriver à l’effet d’affichage souhaité.

Mais concrètement nous serions désireux de connaître la consommation exacte du crédit de DCF qui est amputé ainsi de moitié pour l’année 2021…

DCF qui souvenons-nous a été créée pour tenter de pallier aux conséquences de diminution de DGF pour certains collèges en difficulté…

Une enveloppe de secours pour corriger les conséquences de vos décisions sur la DGF en quelque sorte…

Et donc, tout en saluant ce gros effort pour vous j’imagine, de voir ainsi l’enveloppe de DGF augmenter pour 2021, inversant ainsi votre position dogmatique appliquée depuis 5 ans, il convient toutefois de ne pas céder à l’euphorie…

Depuis 2015 l’enveloppe de DGF a diminué de 13%, soit près de 2,2 Millions amputés sur le financement courant de nos collèges :

17.063.627 € en 2015 / 14.888.460 € proposé en 2021.

Et si vous comptiez utiliser l’argument de la baisse, d’ailleurs toute relative, des effectifs pour justifier cette saignée, j’ai fait, comme tous les ans, le calcul par élève…

Le ratio de DGF par élève est passé de 322 € en 2015 à 289 € pour 2021… Moins 33 € de dotation par élève depuis le début de ce mandat…

Deux autres considérations à la lecture de ce rapport si vous le voulez bien.

Tout d’abord, nous avons pris note de votre proposition, et nous y souscrivons, de ne pas prendre en compte les « non-dépenses de fonctionnement » liées à la crise du Covid et notamment au confinement, dans le calcul de la DGF 2021.

Mais nous vous rappelons également que les établissements ont dû faire face et font encore face en cette rentrée, à des dépenses obligatoires liées à cette gestion de crise (pose de plexiglas, achat de gel, de produits d’entretien virucides, voire de masques etc…) et au respect des protocoles édictés, dépenses que nous vous avions demandé de prendre en charge. Il ne faudrait pas l’oublier…

Une seconde remarque importante en marge de ce rapport, pour insister sur le maintien mais aussi sur le rattrapage nécessaire de certains projets portés par les établissements et financés sur le CRED, le dispositif dédié à la réussite éducative. »

En conclusion, le groupe communiste s’est abstenu.

Pour rappel :

  • 2021 : 109 col. / 51.505 élèves 2019-2020 / 14.888.460 € / 289 € par élève
  • 2020 : 109 col. / 51.022 élèves 2018-2019 / 14.679.581 € / 288 € par élève
  • 2019 : 109 col. / 50.995 élèves 2017-2018 / 14.980.722 € / 294 € par élève
  • 2018 : 109 col. / 51.869 élèves 2016-2017 / 16.053.911 € / 310 € par élève
  • 2017 : 110 col. / 52.577 élèves 2015-2016 / 16.329.474 € / 311 € par élève
  • 2016 : 110 col. / 52.991 élèves 2014-2015 / 16.990.568 € / 321 € par élève
  • Arrivée de la Droite à la direction du département
  • 2015 : 110 collèges / 17.063.627 € / 322 € par élève
  • Baisse de crédit entre 2015 et 2020 = 2.175.167 € (- 12,75 %)
  • Par élève : – 33 €

Pour télécharger l’intervention complète de Sophie Hervé : DGF 2021

La réparation et l’entretien des bacs de Seine doivent rester dans le giron public du GPMR

A l’occasion d’une délibération présentée par le Vice-président Bazille devant le Conseil départemental du 1er octobre, concernant la création d’une aire de réparation navale sur le port départemental de Fécamp, Stéphane Barré, pour le groupe des élus communistes, a questionné sur l’avenir du marché public d’entretien des bacs de Seine.

« Pour compléter les questions de mon camarade Alban Bruneau, comme j’imagine bien que nos bacs de Seine, fluviaux et maritimes, n’iront pas à Fécamp pour bénéficier de l’entretien et des réparations sur notre futur chantier naval départemental, j’aimerais m’assurer que le centre de réparation navale de Rouen, qui dépend du Grand Port Maritime de Rouen sera confirmé à cet effet.

Fort du savoir-faire de ses personnels, de son expérience, de ses infrastructures, de sa proximité et de sa réactivité, ce centre de réparation navale nous offre surtout la garantie d’interventions dans le cadre d’un établissement public.

Des infrastructures qui vont d’ailleurs être considérablement renforcées avec l’acquisition d’un dock flottant, un investissement public de 20 Millions d’€ pour lequel l’Etat participe à hauteur de 4 millions, la Région 3 millions et la Métropole 1 million.

Il faut noter que pour son équilibre, le prévisionnel d’exploitation de ce centre de réparation naval intègre l’actuel marché conclu avec notre collectivité pour les bacs de Seine.

Sans oublier les 7 Millions d’€ d’investissements actuellement en cours de réalisation sur les quais du centre de réparation naval du GPMR et les 400.000 € d’acquisition d’autres matériels, pour la modernisation et le développement de ce centre.

Si je me permets d’intervenir aujourd’hui, c’est que l’on entend des choses assez inquiétantes, sur une prétendue volonté de notre collectivité de faire appel au privé en lieu et place du service public, pour poursuivre ces missions d’entretien et de réparation.

Des sociétés privées qui fatalement utiliseraient les infrastructures du GPMR moyennant finances sur le dos de notre collectivité, puisqu’il n’y en a pas d’autres… à moins de tracter nos bacs jusqu’à Fécamp ! »

Une question qui a semblé surprendre le Président et son Vice-président et pour laquelle, aucune réponse n’a été apportée en séance…

Qu’à cela ne tienne, Stéphane Barré la posera de nouveau à travers la procédure des questions orales lors du prochain Conseil, une procédure qui selon le règlement intérieur du Conseil départemental obligera à une réponse…

Pour télécharger l’intervention complète de Stéphane Barré : Réparation et entretien des bacs SBA

Le port départemental de Fécamp au cœur des attentions du Département ?… et des questions d’Alban Bruneau !

Lors du Conseil départemental du 1er octobre, le Vice-président Bazille a proposé la création d’un chantier naval et d’une aire de réparation navale sur le port départemental de Fécamp, pour un montant de 2.754.000 €, rappelant que « le besoin et l’utilité d’un tel équipement a été identifié lors d’une enquête réalisée auprès des marins pêcheurs des ports du Havre et Fécamp ».

L’occasion pour Alban Bruneau, au nom des élus communistes, de soutenir ce projet, mais aussi de questionner…

« Monsieur le Président, chers collègues, aucune objection, mais simplement quelques questions à vocation constructive, concernant cette délibération. Car tout ce qui peut contribuer aux investissements publics sur nos ports, quels que soient leurs gestionnaires publics, rencontre notre soutien.

Toute activité maritime nécessite des infrastructures de proximité, et il paraît tellement évident de pouvoir disposer des équipements nécessaires à la réparation navale, que nous ne pouvons que saluer cette action volontariste de notre collectivité.

Simplement, nous considérons que de telles infrastructures devraient exister dans tous nos ports et que la problématique globale, non seulement de la réparation, mais de la construction et de la déconstruction, devrait faire l’objet d’une action concertée et non cloisonnée.

Le port de pêche du Havre abrite une flotte de pêche quasiment identique à celle de Fécamp, pour un tonnage de produits débarqués supérieur, et une forte capacité d’accueil pour la plaisance.

Plus au nord, le port de Dieppe est équipé en infrastructure, comme plus au sud en Normandie, certains ports bas normands.

Toute cette richesse maritime justifie à nos yeux une réflexion globale et partagée, notamment pour répondre aux enjeux de la transition écologique. La déconstruction navale faisant partie de ces enjeux.

Or nous avons une nouvelle fois l’impression que chacun travaille dans son coin et dans la limite de l’exercice de ses propres compétences.

Mon autre questionnement est relatif au financement de ce projet qui visiblement repose intégralement sur le budget de notre collectivité ?

Nous sommes surpris qu’aucun autre partenaire ne soit mobilisable pour prendre sa part de ce financement de 2,8 millions dans la phase une de ce projet.

Enfin, je souhaiterais profiter de cette délibération pour relayer le ras le bol exprimé avec force cette semaine par les travailleurs du port de Fécamp concernant la dégradation de leurs outils de travail puisque, pour ne prendre que cet exemple et pas des moindres, sur les 7 grues présentes sur le port, 6 sont en panne, certaines depuis des années.

Les engagements pris par le gestionnaire, la Chambre de Commerce, se font attendre.

En attendant l’activité du port se trouve gravement entravée avec des mécontentements qui se multiplient.

Je souhaiterais par conséquent savoir quelles démarches notre collectivité a engagé pour résoudre ces problèmes dans ce port départemental.

Enfin, je voudrais, sur un troisième sujet touchant ce port, celui de la création de la société d’économie mixte qui se monte actuellement pour poursuivre les activités de la criée, relayer la demande des salariés de la filière pêche locale d’être représentés en son sein. »

Le Vice-président Bazille a rappelé son attachement à « la cohésion des ports du littoral » en affirmant : « Nous travaillons sur cette cohésion, à partir d’une action concertée avec les autres collectivités concernées ».

Quant aux difficultés relevées par Alban Bruneau, il lui a répondu : « C’est la CCI qui est concessionnaire, ces questions sont de sa responsabilité. En ce qui nous concerne, nous avons acté ici un plan pluriannuel d’investissement de 2,8 Millions d’euros pour le port de Fécamp, qui laisse aujourd’hui une somme de 500.000 euros pour aider à l’outillage du port ».

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban BRUNEAU : Port de Fécamp AB

Tarifs 2021 des établissements et services médico-sociaux : le vote contre des élus communistes

La Vice-présidente Blandine Lefebvre a présenté devant le Conseil départemental du 1er octobre, la proposition de tarification 2021 des établissements et services médico-sociaux pour personnes âgées dépendantes, pour personnes en situation de handicap, pour l’enfance, la jeunesse et la famille relevant de la compétence départementale.

Elle en a profité pour saluer au passage « la sagacité et le travail scrupuleux de Sophie Hervé exprimé notamment en Commission et qui a permis de modifier le rapport présenté. »

Sophie Hervé a ensuite réagi sur la proposition présentée : « Cette délibération annuelle peut apparaître très technique, et elle l’est, mais pas que. Car au-delà de l’encadrement tarifaire des établissements et services médico-sociaux dans le domaine du handicap, de la protection de l’enfance ou encore de la perte d’autonomie dont c’est l’objet ici, cette délibération nous présente chaque année une cartographie des capacités d’accueil dans notre département pour répondre aux besoins des seinomarins concernés par ces besoins.

Mais commençons par l’encadrement des tarifs qui généralement fait consensus à l’exception de ceux proposés pour l’année 2019 où visiblement cet encadrement était placé sous le cadenas de la rigueur. L’année dernière ce fut corrigée pour cette année 2020, venant ainsi confirmer nos craintes exprimées, et pas seulement par notre groupe.

L’exercice est compliqué j’en conviens, car deux logiques se font face et il s’agit de trouver le bon équilibre entre d’une part les besoins des établissements pour développer des conditions d’accueil, d’accompagnement et de prise en charge adaptées et répondant aux besoins, souvent complexes.

Et d’autre part, les capacités financières de notre collectivité en sachant qu’une augmentation des tarifs trop importante peut avoir des conséquences sur les usagers et leurs familles.

Sur ce point, je vous avoue que nous avons du mal à situer la pertinence de l’équilibre proposé ici pour l’encadrement des tarifs 2021. Principalement pour ceux du secteur de l’autonomie qui nous semblent trop bas.

Plus globalement, vous favorisez la signature de CPOM, Contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, que vous entendez généraliser. Nous vous avons déjà exposé ici notre réticence envers cette généralisation.

Car si nous comprenons que cette planification, le mot est redevenu à la mode, des financements adossés à la définition d’objectifs communs entre l’établissement concerné et la collectivité, peut être un outil pertinent pour chacune des deux parties, en sécurisant les financements, en rendant lisibles les objectifs assignés, encore faut-il que cet outil soit pleinement admis.

En effet, dans le cas contraire, il peut être vécu comme une perte d’autonomie des associations. Donc, nous souhaiterions avoir confirmation que la signature d’un CPOM repose sur une obligation règlementaire et non sur une simple volonté de la collectivité.

Comme je vous le disais au début de mon propos, cette délibération annuelle nous présente un état des lieux des capacités d’accueil et de prise en charge dans notre Département.

Et là, nous restons dubitatifs.

En page 20 et 21, pour les établissements et services pour personnes en situation de handicap, il est fait état de plusieurs créations de places, or en introduction du chapitre la capacité d’accueil annoncée est la même que dans le rapport l’année dernière ? 4.166 places dont 2.995 en établissement et 1.171 places en services…Vous m’avez répondu en Commission qu’il s’agissait là d’une erreur, qu’elle allait être rectifiée, nous attendons confirmation des chiffres exacts mais visiblement, il y a bien eu un effort, peut mieux faire, mais il y a eu effort. Nous nous permettons d’insister parce que nous avons tous ici je pense des exemples concrets de difficultés éprouvées par des familles pour trouver une place dans un établissement adapté, pour des mineurs comme pour des majeurs en situation de handicap.

Même constant pour les EHPAD. Or, cela fait plusieurs années que ce rapport ne nous indique pas d’évolution sur le nombre de places créées. L’année dernière j’avais déjà posé cette question et je n’ai jamais eu de réponse. Donc je vous la pose de nouveau.Car si nous avons entendu notre ex-collègue Agnès Firmin Le Bodo nous affirmer que le problème n’était pas que « capacitaire », il n’empêche que nous entendons aussi régulièrement les familles en souffrance parce qu’elles n’arrivent pas à trouver une place en EHPAD pour leurs ainés…

Enfin, rebelote également cette année concernant les EHPAD privés. Dans les tableaux comparatifs en annexe B, aucune indication sur le prix journalier, le coût de revient et coût à la place pour les EHPAD privés ? Nous disposons en effet de ces données pour les établissements hospitaliers, publics autonomes, et associatifs mais pas pour les établissements commerciaux !Ce manque de transparence nous interpelle et nous souhaitons qu’il soit corrigé. C’est la moindre des choses. »

Plusieurs autres élus des différents groupes ont fait état d’alertes sur la situation d’établissements, notamment d’EHPAD, confrontés à un encadrement des tarifs en dessous de l’inflation. Il en résulte ainsi des pertes de capacité à agir.

Dans ses réponses, Blandine LEFEBVRE a confirmé le caractère obligatoire des CPOM depuis la loi d’adaptation de la société au vieillissement (dite « Loi ASV »), et affirmé que « tout le monde ne partage pas le constat d’une insuffisance de places en EHPAD. En effet, en proximité immédiate du lieu de domicile cela arrive, mais à l’échelle du département nous avons la capacité suffisante d’accueil. Donc nous n’ouvrons plus de place, mais nous restructurons l’offre à partir d’un territoire, quitte à opérer des transferts de places d’un établissement à un autre ». Avant de relever : « De plus, on rentre de plus en plus tard en EHPAD et on y reste moins longtemps. La priorité c’est l’aide au maintien à domicile. »

Concernant l’encadrement des tarifs proposé (+0,5%), elle a confirmé qu’il fallait « arrêter de regarder le verre à moitié vide… Depuis 2015, nous n’avons jamais été à zéro et souvent à + 1. Ce qui n’était pas toujours le cas sous l’ancienne majorité… En 5 ans nous avons fait plus qu’en 10 ans auparavant… Et cette année, cela représente est un effort budgétaire de 6 Millions d’euros… ». Avant de lancer aux élus de l’opposition qui se sont exprimés : « Vous êtes d’un pessimisme… ».

Stéphane Barré a tenu ensuite à dénoncer « l’absence totale de transparence du secteur privé alors qu’il bénéficie d’argent public ! ».

La proposition des tarifs présentée par la majorité des droites se situant cette année en dessous de l’inflation, le groupe socialiste et le groupe communiste ont voté contre. Le groupe des indépendants et le groupe « Agir pour l’écologie » se sont abstenus.

Pour télécharger l’intervention complète de Sophie Hervé : Tarifs 2021 SH

Plan de relance de l’économie : Stéphane Barré sonne la charge !

Les débats de politique départementale à l’initiative des groupes politiques, en ouverture du Conseil départemental du 1er octobre, tournaient tous autour des conséquences de la crise de la Covid-19 et du plan de relance de l’économie annoncé par le gouvernement.

Pour le groupe communiste du Front de Gauche, Stéphane Barré a tout d’abord souligné que cette crise « a une nouvelle fois souligné, que dis-je surligné en fluo, le rôle crucial des collectivités locales et des services publics dans notre pays : leur capacité à agir en proximité, leurs savoir-faire et leurs connaissances des réalités locales et des populations, leur réactivité, et j’en passe. Comment cette crise aurait-elle pu être gérée sans les départements menacés de disparition il n’y a pas si longtemps, par une doctrine politique qui cherchait à réduire le maillage territorial qui fait la force de notre pays ? Comment aurait-elle pu être gérée sans les communes que pourtant les gouvernements successifs affaiblissent d’année en année, en réduisant leur rôle et leurs moyens ? Comment aurait-elle pu être gérée sans nos services publics du quotidien qui, pourtant sont régulièrement démantelés ? ».

Mais il a également mis en avant que cette crise « a révélé combien nos vies dépendent des premiers de corvée, et non des premiers de cordée… Comment aurait-elle pu être gérée sans les petites mains, héros et héroïnes anonymes de la période du confinement, professions laborieuses au plus bas salaires, et qui ont pourtant agit de façon exemplaire, sans faille ? »

Et d’en venir à la prime attribuée aux aides à domicile par le Département :

« Nous tenons à nous féliciter collectivement pour avoir attribué une prime aux aides à domicile, comme l’ont fait de nombreux autres départements, ce qui a probablement poussé le Président de la République à annoncer à son tour sous cette pression, tout début août, une prime versée avant Noël. Cependant, nous aurions apprécié que cette décision puisse être prise et annoncée lors de notre Conseil du 22 juin comme nous vous l’aviez alors suggéré, avec d’autres collègues ici, plutôt que de la découvrir un mois plus tard dans la presse aux détours de votre visite médiatisée à l’ADMR monsieur le Président. Enfin, le principal c’est que vous ayez été convaincu finalement par nos arguments ».

Rappelant au passage qu’ « on ne peut pas toutefois réduire les inégalités salariales, à coup de primes ponctuelles. Ce qui est désormais posé c’est une refonte des rémunérations et une meilleure répartition des richesses au profit du monde qui travaille, et de toutes celles et de tous ceux qui veulent travailler mais qui en sont empêchés. Notamment par un abaissement de la durée du travail pour mieux le répartir. »

Puis Stéphane Barré a commenté le « Plan de relance de l’économie concocté par le gouvernement qui vise simplement à restaurer le monde d’avant avec une petite couche de vert en plus. Et on nous ressort les vieilles ficelles sous forme de cadeaux fiscaux, de baisse de charges comme s’il convenait d’abord de préserver les marges et les profits. Résultat, si les PME et TPE restent à la peine, et des grands groupes et leurs actionnaires se frottent déjà les mains avec de l’argent public et licencient. »

Ainsi, il a dénoncé : « L’enseigne AUCHAN appartenant au richissime groupe Mulliez qui s’est goinfrée de CICE avant la crise, annonce un plan social massif de 1.475 destructions d’emplois. La crise n’est pas encore terminée que celles et ceux qui ont permis l’approvisionnement de leurs concitoyens et ont été salués pour leur courage, sont aujourd’hui remerciés par un groupe pour lequel ils ont contribué à amasser ses profits. Au Havre, c’est le géant SIEMENS qui veut rayer de la carte l’usine DRESSER et ses 500 emplois en utilisant l’alibi de la transition écologique… ».

Rappelant au passage sur ce dernier point : « Vous vous souvenez, lors de l’examen en fin d’année du Pacte de transition écologique et industrielle du Havre Seine Métropole, nous avions prévenu : de pacte concocté à la va-vite avec l’ex ministre de l’écologie était en réalité destiné à couvrir des plans sociaux. A la centrale thermique du Havre hier, chez Dresser aujourd’hui. Les faits nous donnent raison et donnent raison à la moitié de cette assemblée qui s’était alors abstenu sur son adoption. »

Pour le groupe communiste, « cette trajectoire n’est pas la bonne. Nous devons nous mobiliser tous ensemble ici pour dire au gouvernement : pas d’argent public pour des licenciements. Ou encore la définition, en concertation avec les grands groupes et en échange de l’argent public attribué, de la transition écologique et industrielle. Une transition concertée et planifiée. »

Puis Stéphane Barré s’est arrêté sur plusieurs exemples concrets :

« Et lorsque ce n’est pas possible, l’Etat doit prendre ses responsabilités, comme pour le site UPM Chapelle Darblay à Grand-Couronne, qui employait 230 salariés, un fleuron de l’économie française dans le recyclage qui se trouve aujourd’hui menacé alors que son processus de fabrication de la pâte à papier recyclé est viable et respectueux de l’environnement… »

« Mobilisation également pour le soutien aux filières en difficultés, mais pas sans contrepartie, dans l’aéronautique, l’automobile et bien sur le transmanche. Notre collectivité est fortement intervenue et a pris des engagements pour soutenir la ligne Dieppe/Newhaven, nous devons aller plus loin pour que l’Etat à son tour intervienne… »

« Sans compter que concentrer les fonds publics, les 100 milliards, uniquement à la relance du secteur privé est une erreur stratégique, car nos services publics ont tout autant besoin d’un plan de relance, dans la santé, les transports, les services à la personne, la perte d’autonomie et plus globalement dans les solidarités… »

Enfin, il a développé sur le financement de ce Plan de relance gouvernemental : « Le gouvernement fait en effet peser sur les collectivités une bonne partie de la facture » qu’il a chiffré dans le détail à 20 Milliards d’Euros sur les 100 du Plan de relance.

« Le gouvernement prévoie une compensation annuelle des pertes de recettes pour le bloc communal de façon territorialisée à travers des dotations, et pour les régions sur une part de la TVA, mais l’Etat n’a jamais tenu ses engagements de maintien intégral des compensations consécutif à des baisses ou suppression de recettes fiscales, à l’image de la suppression de la Taxe Professionnelle. La baisse des dotations d’Etat aux communes et aux départements, puis leur stagnation en dessous du niveau annuel de l’inflation, a entrainé une perte importante de recettes. Il résulte une nouvelle fois de ces mesures une perte d’autonomie dans le financement des budgets des collectivités, puisque sous couvert de Plan de relance, le gouvernement a réactivé son ancien projet de remplacement des recettes fiscales locales par des dotations d’État pour compenser ces pertes de recettes fiscales. »

Stéphane Barré concluant : « En Macronie, le monde d’après ressemble furieusement à celui d’avant », il a annoncé les positions et propositions des élus communistes : « C’est dans ce contexte difficile que le Département va préparer son budget 2021. Nous interviendrons bien entendu pour qu’à votre tour vous ne veniez pas en rajouter, en reportant l’addition sur nos services publics de proximité, sur le nombre d’agents publics par exemple, dont nous avons tant besoin, et sur l’indispensable solidarité.

Quant à l’obsession de la dette qui s’est subitement évanouie, on verra ici, d’ici quelques semaines, ce qu’il en est dans les rangs de votre majorité à l’aube de la préparation du budget 2021.

Mais pour l’heure, nous souhaitons vivement que tous les groupes ici réagissent, à l’image de l’appel de l’Association des Maires de France pour demander à l’Etat de mettre fin à sa stratégie d’affaiblissement financier et fiscal des collectivités locales et de financer sur son propre budget les avantages fiscaux consentis aux entreprises dans le cadre de son Plan de relance de l’économie.

Nous en appelons pour notre part à un réinvestissement de la puissance publique qui doit s’accompagner d’outils nouveaux pour impulser une autre logique de production et de gestion dans les entreprises. Il s’agit de s’appuyer sur les savoir-faire et la créativité des salariés avec des droits nouveaux permettant la recherche de solutions concrètes et véritablement écologiques dans l’ensemble du système productif et de distribution.

Et nous en appelons à un Plan de relance des services publics, à tous les étages, des communes jusqu’aux services de l’Etat. Il s’agira d’un investissement utile et pérenne, bien plus sécurisé pour l’avenir de notre société que la volatilité des marchés et la cupidité des actionnaires ».

En réponse, pour la majorité des droites, Florence Thibaudeau-Rainot a regretté que si « comme souvent on peut être d’accord avec le début de vos constats, vous vous en éloignez en traitant de sujets nationaux qui ne relèvent pas des compétences départementales ». Elle a aussi regretté que les propos développés « opposent les petits, aux géants ». Avant de se lancer dans le service après-vente des politiques souhaitées par la majorité départementale et d’appeler à « retrouver la sérénité, indispensable à la démocratie ».

Concernant les services publics, Sophie Hervé, pour le groupe communiste, a illustré sur les pertes de services et d’emplois au sein du groupe La Poste et de la SNCF depuis que ces entreprises publiques ont pris un autre statut. Catherine Depitre, pour le groupe « Agir pour l’écologie au Département », regrettant pour sa part le démantèlement de l’Office Nationale des Forêts (ONF).

En conclusion des débats, Marine Caron, pour la majorité des droites, a affirmé que « nous sommes prêts pour accompagner la relance en Seine-Maritime ! ».

Pour télécharger l’intervention complète de Stéphane Barré : Dpd plan de relance SBA

Un médecin pour tous en Seine-Maritime : Stéphane Barré relance le Président qui finalement ne donne pas suite à la proposition des élus communistes

Lors du Conseil départemental du 22 juin, Stéphane Barré a relancé le Président du Département sur la proposition d’étude portée par les élus communistes, concernant un dispositif mis en place en Saône et Loire et qui a permis de résorber le déficit médical dans ce département. 

« Monsieur le Président,

A l’occasion du débat de politique départementale porté par notre groupe en séance plénière du 28 mars 2019, nous avions argumenté sur la nécessité de renforcer la couverture médicale de proximité en Seine-Maritime. Nécessité que nous avions alors qualifiée d’urgence vitale.

La crise du Covid-19 n’a fait que renforcer la pertinence des constats dressés à cette occasion, comme des propositions que nous formulions.

Nous invitions alors notre assemblée à faire preuve d’audace, convaincu qu’au-delà du contexte national et des décisions (ou absence de décisions) nationales qui s’imposent à nous, le propre d’une collectivité est de pouvoir agir, faire bouger les lignes et d’inventer les solutions adaptées.

Il ne s’agit donc pas d’une simple question de compétence, mais d’un devoir et d’une priorité, d’autant plus que la couverture sanitaire des seinomarins interagit avec les problématiques que nous avons à gérer dans nos secteurs des solidarités, de la petite enfance jusqu’au 3ème et 4ème  âge.

Parmi les propositions concrètes avancées, nous vous avions relayé celle travaillée par le Collectif « Un Médecin pour Tous » de Fécamp à partir d’un retour d’expérience du Conseil départemental de la Saône et Loire.

Un département qui a pris les choses en main en expérimentant un réseau départemental de centres de santé à partir de 30 médecins et 9 secrétaires recrutés. En un an seulement, 11.000 habitants ont retrouvé un médecin traitant référent et 23.000 consultations ont été assurées.

Un système qui a d’ailleurs permis au passage de systématiser le tiers payant pour les patients.

Il est également à souligner que contrairement aux idées reçues, les médecins recrutés sont de tout âge, praticien en début comme en fin de carrière par exemple.

Au cours de ce débat, votre prédécesseur Pascal MARTIN avait indiqué avoir demandé à nos collègues Blandine LEFEVRE et à Nathalie LECORDIER, « dans les semaines ou mois prochains, de se rendre sur place, accompagnées de collaborateurs du Conseil départemental, pour rencontrer nos collègues de Saône-et-Loire et pour regarder d’un peu plus près ce qui a été proposé dans ce département. »

Malgré nos relances depuis, mais surtout malgré l’urgence de la situation puisque des territoires en Seine-Maritime restent dramatiquement sous dotés en médecins, il semble que ce déplacement n’est pas eu lieu.

Aussi nous souhaiterions connaître l’état d’avancement de vos travaux concernant ce projet utile et les perspectives pour, le cas échéant, en délibérer.

En vous remerciant par avance pour vos réponses. »

Cette réponse est parvenue le 22 septembre sous forme d’une fin de non recevoir… La proposition des élus communistes n’est finalement pas retenue, la majorité départementale comptant principalement sur la télé-médecine pour permettre à chaque seinomarin d’avoir accès à un médecin…

Pour télécharger le courrier de réponse du Président du Département : Réponse Un médecin pour tous

L’avenir du quartier des Neiges doit être assuré : Alban Bruneau et Sophie Hervé saisissent le Préfet

Suite au travail d’identification et d’évaluation des risques pour les salariés et les habitants situés à proximité de zones de stockage et de stationnement de matières dangereuses, un porter à connaissance, assorti de préconisations à appliquer systématiquement par les maires concernés sur les documents d’urbanisme, a été notifié par le Préfet fin 2019. Au Havre, le quartier des Neiges est presque entièrement impacté.

Ainsi à ce jour, les habitants, artisans, commerçants du quartier se voient interdire tout travaux d’extension ou de modification substantielle de leur habitation ou commerce. De plus, ces mesures visent à empêcher un accroissement de la population. Il en résulte évidemment une forte émotion, un sentiment également d’incompréhension voire d’abandon dans un quartier où la population est déjà fragilisée par les effets de la crise économique.

Sans compter que ces mesures entrainent de facto une dépréciation des biens immobiliers.

Si l’objectif de sécurité qui a guidé les travaux de l’Etat et ce porter à connaissance ne sont évidemment pas contestables, et même souhaitables pour ne pas subir de drames liés au transport des matières dangereuses, la sérénité recherchée pour les habitants des Neiges à travers cette procédure est actuellement fortement contrariée par le sentiment que leur quartier va s’éteindre.

En cause notamment l’absence totale à ce jour de concertation et d’information grand public.

Complétant les démarches engagées par le Député Jean-Paul Lecoq, Alban Bruneau et Sophie Hervé, Conseillers départementaux, viennent de saisir le Préfet.

Ils lui écrivent notamment : « Nous sommes convaincus, parce que nous l’avons déjà vécu à Harfleur ou à Gonfreville l’Orcher, que la coexistence, dans la sécurité, des activités industrielles et de la vie quotidienne des populations est parfaitement conciliable, dès lors qu’un travail réel est engagé, à la fois pour réduire au maximum le risque à la source, et pour aider les riverains situés à proximité à réaliser des travaux adaptés pour renforcer le niveau de protection.

C’est ce travail de concertation que nous souhaitons voir s’engager par l’Etat, la nature du risque aux Neiges étant liée à l’activité du Grand Port Maritime du Havre.

Vous comprendrez notre inquiétude Monsieur le Préfet et le sens de cet appel afin que la voie du dialogue et du travail concerté puisse atténuer les inquiétudes et les tensions perceptibles dans ce quartier à la forte identité, puisque ses habitants y sont particulièrement attachés. »

Pour télécharger la carte des zones à risque sur lesquelles s’appliquent les restrictions d’urbanisme : Cartographie

Pour télécharger le courrier d’Alban Bruneau et Sophie Hervé : Courrier au Préfet

Pour télécharger la lettre d’information publiée par le Député Jean-Paul Lecoq : Lettre d’information JPL

Les suppressions d’emplois se poursuivent au Havre sur le dos de la transition écologique

Alban Bruneau, Conseiller départemental et Maire de Gonfreville l’Orcher, a réagi à l’annonce de la suppression de 300 emplois au sein de l’usine DRESSER RAND du Havre, propriété du géant allemand SIEMENS, au nom de la transition écologique.

« Et ça continue… après l’annonce de la fermeture de la centrale thermique du Havre et la suppression de ses 200 emplois directs (alors même que sa reconversion au service de la transition écologique était à portée de main), voilà que SIEMENS annonce la fin de l’unité de production des compresseurs à DRESSER RAND. 300 emplois directs vont ainsi disparaitre également…

A ce rythme, il ne va plus rester grand chose des 750 emplois directs annoncés par l’implantation des usines éoliennes du Havre !

Preuve une nouvelle fois que le « Pacte de transition industrielle et écologique du Havre » rédigé sous l’impulsion de l’ex Ministre de l’écologie De Rugy, dans la plus grande précipitation et un manque de sérieux évident peu de temps avant les élections, n’était destiné qu’à maquiller des suppressions d’emplois. Il ne répond en rien aux enjeux posés.

C’est ce que j’avais dénoncé en fin d’année 2019 au Conseil départemental et au Conseil de la Communauté Urbaine Le Havre Seine Métropole. Rappelons d’ailleurs que les doutes que j’avais alors exprimé dans mon intervention lors de son examen par le Conseil départemental étaient loin d’être isolés, puisque lors du vote qui a suivi près de la moitié des élus, et pas que dans les rangs de l’opposition, se sont abstenus…

Il est urgent de planifier la transition industrielle au Havre, poumon économique du pays, en sortant de ce « pacte gadget » pour travailler sérieusement avec tous les acteurs concernés et à ciel ouvert vis-à-vis des habitants. Car après tout, 32.000 familles sont directement concernées par l’avenir industriel du Havre et de son agglomération.

C’est pourquoi je m’associe pleinement à la proposition de table ronde de la transition industrielle et écologique du Havre portée par le Député Jean-Paul Lecoq »

Pour télécharger l’appel de Jean-Paul Lecoq : CP Dresser

Retrouvez mon intervention et l’extrait des débats portant sur le « Pacte de transition écologique du Havre » lors du Conseil départemental du 12 décembre 2019 :

Pacte de transition écologique du Havre, un simple pacte de communication dénoncé par de nombreux élus

La protection n’est pas une fourniture scolaire : appel pour la gratuité des masques !

Communiqué du Groupe des élus communistes et républicains du Front de Gauche au Conseil départemental de Seine-Maritime

Nous avons pris connaissance avec regret et incompréhension de la décision du gouvernement de ne pas procéder à la fourniture gratuite de masques de protection, à tous les élèves de plus de 11 ans alors même que, dans le cadre de la gestion de crise du Covid-19, le port du masque est rendu obligatoire dans les établissements scolaires et à leurs abords.

Outil de protection de la santé des élèves et mesure prise pour lutter contre la propagation du virus, le port du masque ne peut pas reposer sur la faculté contributive des familles, d’autant que le coût de cet équipement est sans commune mesure avec « la gomme ou le crayon » évoquée par le Ministre, un masque jetable devant être changé deux fois par jour.

Face à cette décision préjudiciable à la prévention de la santé et à la gratuité de l’enseignement pourtant garantie par la République, plusieurs régions et départements ont décidé d’assurer cette dotation de masques.

En Seine-Maritime, le Département va distribuer un masque lavable et réutilisable à chaque collégien. Une mesure que nous avions réclamé dès le mois de mai en sortie de confinement.

Nous saluons cette décision et souhaitons que notre collectivité intervienne auprès du gouvernement pour que ce dernier prenne enfin ses responsabilités dans ce domaine : gratuité des masques pour toutes et pour tous !

Les élus communistes et républicains au Conseil Départemental de Seine-Maritime.

Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau, Sophie Hervé

 

La protection n’est pas une fourniture scolaire : appel pour la gratuité des masques !

Communiqué du Groupe des élus communistes et républicains du Front de Gauche au Conseil départemental de Seine-Maritime

Nous avons pris connaissance avec regret et incompréhension de la décision du gouvernement de ne pas procéder à la fourniture gratuite de masques de protection, à tous les élèves de plus de 11 ans alors même que, dans le cadre de la gestion de crise du Covid-19, le port du masque est rendu obligatoire dans les établissements scolaires et à leurs abords.

Outil de protection de la santé des élèves et mesure prise pour lutter contre la propagation du virus, le port du masque ne peut pas reposer sur la faculté contributive des familles, d’autant que le coût de cet équipement est sans commune mesure avec « la gomme ou le crayon » évoquée par le Ministre, un masque jetable devant être changé deux fois par jour.

Face à cette décision préjudiciable à la prévention de la santé et à la gratuité de l’enseignement pourtant garantie par la République, plusieurs régions et départements ont décidé d’assurer cette dotation de masques.

En Seine-Maritime, le Département va distribuer un masque lavable et réutilisable à chaque collégien. Une mesure que nous avions réclamé dès le mois de mai en sortie de confinement.

Nous saluons cette décision et souhaitons que notre collectivité intervienne auprès du gouvernement pour que ce dernier prenne enfin ses responsabilités dans ce domaine : gratuité des masques pour toutes et pour tous !

Les élus communistes et républicains au Conseil Départemental de Seine-Maritime.

Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau, Sophie Hervé

 

Tribune du mois de septembre : Un médecin pour tous en Seine-Maritime

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

 Bulletin départemental du mois de septembre 2020

Un médecin pour tous en Seine-Maritime

En 2019, nous avions argumenté devant le Conseil départemental sur la nécessité de renforcer notre couverture médicale de proximité.

La crise sanitaire n’a fait que renforcer la pertinence des constats dressés alors, comme des propositions que nous formulions. Nous invitions le Département à faire preuve d’audace, convaincu que le propre d’une collectivité est de faire bouger les lignes et d’inventer des solutions adaptées.

Parmi nos propositions, nous vous avions relayé celle travaillée par le collectif Un Médecin pour Tous de Fécamp à partir de l’exemple du Conseil départemental de la Saône et Loire.

Un département qui a pris les choses en main en créant un réseau de centres de santé à partir de 30 médecins et 9 secrétaires recrutés par ses soins. Un an après, 11.000 habitants ont retrouvé un médecin traitant et 23.000 consultations assurées

Au cours de ce conseil, le Président de notre département avait donné son feu vert pour qu’une étude soit menée. Un an et demi après, elle n’a toujours pas été rendue alors que des territoires en Seine-Maritime restent sous dotés en médecins.

Il est temps d’agir pour porter ce projet utile. C’est ce que nous venons de lui rappeler. Comme pour la prime exceptionnelle des aides à domicile pour laquelle nous nous sommes mobilisés en juin, à travers ce projet nous agissons concrètement pour votre quotidien.

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de septembre

Demande d’ouverture de classe ULIS sur les circonscriptions de Rouen

Stéphane Barré et Séverine Botte viennent de saisir la direction départementale des services de l’Education Nationale pour lui demander d’ouvrir une classe ULIS à la rentrée sur les circonscriptions scolaires de Rouen.

Plus d’une centaine d’enfants ayant besoin d’une scolarisation en classe ULIS sont en effet actuellement dépourvus d’affectation.

Une démarche pertinente qui vient de recevoir le soutien du Vice-président du Département en charge de l’Education. Ce dernier sollicite également dans ce sens les services de l’Education Nationale en Seine-Maritime.

(Les élèves orientés en ULIS sont ceux qui, en plus des aménagements et adaptations pédagogiques et des mesures de compensation mis en oeuvre par les équipes éducatives, nécessitent un enseignement adapté dans le cadre de regroupements et dont le handicap ne permet pas d’envisager une scolarisation individuelle continue – Extrait du site : https://eduscol.education.fr/cid53163/les-unites-localisees-pour-l-inclusion-scolaire-ulis.html)

Pour télécharger le courrier du Département : Courrier ULIS Rouen

Une prime COVID immédiate pour les salariés du secteur de l’aide à domicile : la revendication des élus communistes

Lors du Conseil départemental du 22 juin 2020 et à l’occasion d’une délibération relative à la prime COVID que la majorité départementale propose de verser aux agents de la collectivité, les élus communistes et républicains sont montés au créneau pour réclamer un versement également aux salariés du secteur de l’aide à domicile.

Intervention de Stéphane Barré au nom du groupe :

« Les agents de la fonction publique sont la cible, depuis plus d’une décennie, de mesures attentatoires à leur pouvoir d’achat, passant notamment par la congélation de leur point d’indice qui sert de calcul à leur traitement.

Nous sommes convaincus, et cette crise est venue douloureusement le souligner, que les agents publics par le caractère essentiel des missions qu’ils assument, les obligations qui leur incombent et le dévouement dont ils font preuve, méritent des salaires à la hauteur de leur utilité pour la société.

Même chose d’ailleurs pour certaines catégories du secteur privé, leur crucial engagement dans cette crise étant inversement proportionnel au niveau de leur feuille de paye mensuelle. Je pense notamment aux caissières, aux agents d’entretien, aux chauffeurs, aux livreurs…

La prime c’est bien, ça fait plaisir mais cela ne remplace pas un salaire décent au regard de tous ces engagements.

Vous nous proposez ici d’appliquer cette prime défiscalisée en saisissant l’opportunité ouverte par la loi d’urgence.

Sans rien oublier de tout ce que je viens de rappeler, nous n’allons pas nous y opposer, conscient que par les temps qui courent et avec un pouvoir d’achat en berne, ces quelques centaines d’euros c’est toujours ça de pris.

Mais là où nous restons dubitatifs c’est sur son côté demi-mesure…

500 € pour les agents les plus engagés et les plus exposés dans la gestion de cette crise alors que la loi vous autorise à aller jusqu’à 1.000 €.

Par ailleurs, pour les agents qui ont été empêchés de prendre leur poste physiquement, nous regrettons une nouvelle fois l’application de retenues sur les congés et RTT. Cette pénalité, car il s’agit bien de cela, nous paraît totalement déplacée.

Enfin, nous voudrions savoir ce qu’il advient de la promesse présidentielle d’une prime les aides à domicile des associations, CCAS et autres structures lucratives dans le cadre de la gestion du COVID 19 ?

Bien entendu, nous ne cautionnons pas la décision prise par le gouvernement de laisser les départements faire leur affaire de cette promesse présidentielle. Un procédé tout simplement honteux s’agissant de faire des annonces et de laisser les collectivités se débrouiller avec leur bonne application.

Mais tout de même, que comptez-vous faire pour que les bénéficiaires potentielles de cette prime ne soient pas les dindons de la farce ?

Faut-il rappelé qu’au delà de leur indispensable présence auprès des personnes vulnérables, des risques qu’elles ont pris pour tout simplement faire leur métier, les aides à domicile sont confrontées à des salaires de misère, une bonne partie devant vivre en dessous du seuil de pauvreté. »

Pour télécharger l’intervention de Stéphane Barré : Prime COVID intervention SBA

Prolongation des Projets Sociaux de Territoire (PST) : le feu vert des élus communistes

A partir de diagnostics établis par grand bassin de vie et d’axes d’actions définies avec les partenaires de la collectivité spécifiques aux problématiques particulières de chacun de ces territoires, 8 Projets Sociaux de Territoire (PST) ont été créés en juin 2015 pour faire du « sur-mesure », en complément de l’action sociale du quotidien développée notamment à partir des Centres Médico-Sociaux départementaux (les CMS).

En juin 2018 ces PST ont été adaptés à la nouvelle cartographie de l’organisation sociale territoriale du Département, 3 unités territoriales sur 8 (les UTAS) ayant été supprimées.

La délibération étudiée par le Conseil départemental du 22 juin consistait à prolonger ces PST jusqu’en 2021, le temps de définir de nouveaux PST pour la période 2022/2024.

Une proposition soutenue par les élus communistes du Front de Gauche au Département, non sans avoir fait état de certaines revendications par la voix de Sophie Hervé.

« Comme nous avions eu l’occasion de l’exprimer lors de leur création en juin 2015, puis de leur adaptation trois ans plus tard pour tenir compte de la nouvelle organisation territoriale de l’action sociale que vous aviez alors souhaité, nous pensons que ces Projets Sociaux de Territoire vont dans le bon sens.

Car ils interviennent en complément des politiques de solidarité développées à l’échelle de tout le Département, à partir de diagnostics établis par grand territoire et d’axes d’actions définies avec les partenaires locaux de la collectivité, spécifiques aux problématiques particulières de chaque territoire.

Ce « sur-mesure » non pas à la place de mais en complément des dispositifs généraux constitue un atout, car nous savons bien que les problématiques sociales auxquels sont confrontés les seinomarins sont non seulement de plus en plus diverses et complexes, mais également différentes en fonction des bassins de vie et d’emplois.

Aujourd’hui, vous nous proposez de les prolonger et de reporter leur redéfinition sur l’année 2021. Cela nous semble en effet souhaitable. Il est légitime que la future majorité Départementale se saisisse de ce sujet et organise ce travail.

Deux raisons qui nous conduisent à voter cette délibération mais non sans insister de nouveaux sur deux aspects…

Tout d’abord, lors de la modification de l’organisation territoriale de l’action sociale, qui avait rayé de la carte 3 des 8 UTAS, unités chargées d’impulser nos politiques sociales et de coordonner nos moyens, comme les acteurs sur les différents grands bassins de vie, nous avions trouvé paradoxale le fait de vouloir renforcer la décentralisation d’une partie de nos politiques à travers les PST, tout en élargissant le maillage territorial par les UTAS en en réduisant le nombre.

Nous avions demandé qu’un bilan puisse être établi sur cette nouvelle organisation territoriale. Je pense que l’heure de ce bilan est arrivée, et nous souhaitons qu’il nous soit communiqué. La seule question qui compte étant de savoir si la nouvelle organisation que vous avez décidée est plus efficiente pour répondre aux besoins des usagers, pour faire reculer les problématiques auxquelles ils sont confrontés et si, pour nos agents, leurs conditions d’exercice de leurs missions se sont trouvées améliorées.

L’autre réserve concerne le montant des crédits mobilisés pour ces PST. 450.000 € d’enveloppe, cela nous laisse perplexe au regard des besoins et de la dégradation des conditions de vie de nos concitoyens. Dégradation relevée régulièrement dans nos rapports à commencer par celui-ci. Même si la consommation de ces crédits atteint désormais 95%, nous pensons que l’ambition affichée par ces PST n’est pas accompagnée par la même ambition en matière de crédits. »

Pour télécharger l’intervention complète de Sophie Hervé : Prolongation des PST

Tribune du mois de juillet : Combien de crises encore avant de changer de cap

Tribune du Groupe Communiste et Républicain, Front de Gauche de Seine-Maritime

Bulletin départemental du mois de juillet 2020

Combien de crises encore avant de changer de cap ?

Couleurs de l’été et sensations de liberté retrouvée nous font aussi mesurer à quel point les crises que nous affrontons peuvent affecter notre quotidien, notre bien être, notre avenir.

En ce début juin où nous écrivons ces lignes, le virus recule mais continue de circuler. Les consignes sanitaires restent de mise et les conséquences sur l’emploi, comme les conséquences sociales, avec une nouvelle progression de la pauvreté, de la précarité, se font déjà sentir.

A moins de considérer que tout cela ne serait que la faute à « pas de chance », il est grand temps de changer de modèle économique, de rompre avec les politiques libérales en vigueur, pour fonder une société basée sur l’humain et l’environnement, d’abord et avant tout.

Car qui est en première ligne de la gestion de cette crise et, à l’autre bout, qui en payent les conséquences ? Ceux qui figurent parmi les plus bas salaires. Pendant que d’autres, bien protégés, engrangent les profits.

Au Conseil départemental, nous continuerons pour notre part d’intervenir pour des embauches de médecins par le Département, la création de centres de santé, le renforcement des moyens de nos EHPAD, un soutien conséquent au secteur de l’aide à domicile, à l’Education, bref tout ce qui fonde nos services publics de proximité. Des services dont la crise a révélé une nouvelle fois l’impérieuse utilité !

Pour télécharger la tribune : Tribune mois de juillet

L’appel des élus communistes pour des services publics forts en Seine-Maritime comme ailleurs : « quoi qu’il en coûte »

A l’occasion des débats de politique départementale organisés au début du Conseil départemental du 22 juin, Stéphane Barré a lancé un appel, au nom du groupe communiste du Front de Gauche, pour renforcer les services publics, en Seine-Maritime comme ailleurs.

« Cette crise sanitaire inédite est venue souligner combien nos services publics et ses agents publics étaient précieux.

Elle est venue également nous enseigner combien les politiques libérales successives visant à les affaiblir, à les rationner, à les regrouper, à les détourner de leurs missions essentielles furent et demeurent irresponsables.

Enfin, pour ceux qui l’avaient oublié, elle est venue rappeler ce qu’était un service public : un service dont l’objectif est de satisfaire un besoin d’intérêt général, reposant sur la continuité, l’égalité d’accès des usagers et la mobilisation de moyens adaptés aux besoins à couvrir.

Depuis mars, chacun félicite les agents publics pour leur action cruciale, à l’hôpital bien sûr, dans les EHPAD, dans nos services de secours et de sécurité, dans nos communes et départements.

Comme pour apaiser une mauvaise conscience, on promet à toutes ces femmes et ces hommes en première ligne de front dans cette crise, qui ont dû exposer leur propre santé, adapter leur vie personnelle et familiale, des primes, des médailles, on ne tarit pas d’éloge à leur égard.

Mais peu nombreux sont les dirigeants politiques à procéder leur examen de conscience en leur affirmant : je vous ai compris. Demain ne ressemblera plus à hier.

Car depuis des années dans notre pays, nos services publics longtemps considérés comme les joyaux de notre République sociale, sont maltraités, démantelés, fusionnés ou privatisés au nom d’un dogme qui vise à favoriser le marché, à abaisser la dépense publique, à considérer le fonctionnaire comme un nanti.

Alors même que les fonctionnaires voient leur pouvoir d’achat régresser d’année en année en raison du gel durable du point d’indice servant au calcul de leur traitement.

Quant au « tout marché » et à ses promoteurs, j’espère qu’ils se seront aperçus que sans intervention publique, le marché n’est plus rien car il ne sert plus à rien.

Et que dire de nos services publics qui ont été détourné de leurs missions pour entrer au service des logiques de rentabilité financière ?

Nous l’avons vu avec le service public postal particulièrement à la peine pour maintenir ses missions. L’augmentation considérable du recours à l’intérim et des emplois précaires en lieu et place des emplois titulaires au cours de la dernière décennie expliquant en partie cette situation chaotique.

Depuis des années, les fonctionnaires doivent descendre dans les rues, se mobiliser, engager des mouvements sociaux pour obtenir les moyens de faire correctement leur travail et de bénéficier d’une rémunération à la juste hauteur de leur utilité, de leur engagement.

Cette crise n’est pas encore terminée, qu’ils doivent encore y retourner.

A moins de considérer que toute cette crise ne serait que la faute à « pas de chance », il est grand temps de changer de modèle économique, de rompre avec les politiques libérales en vigueur, pour fonder une société basée sur l’humain et l’environnement, d’abord et avant tout.

Car qui est en première ligne de la gestion de cette crise et, à l’autre bout, qui en payent les conséquences ? Ceux qui figurent parmi les plus bas salaires. Pendant que d’autres, bien protégés, engrangent les profits.

Au sein de notre Conseil départemental, nous vous alertons séance après séance, sur les justes revendications des fonctionnaires, sur la nécessité de conforter nos services publics, de préserver leur indispensable proximité.

Nous continuerons pour notre part d’intervenir pour des embauches de médecins par le Département, la création de centres de santé, le renforcement des moyens de nos EHPAD, un soutien conséquent au secteur de l’aide à domicile, à l’Education, bref tout ce qui fonde nos services publics de proximité. Des services dont la crise a révélé une nouvelle fois l’impérieuse utilité !

Et que l’on ne vienne plus nous parler de charge, de coût, d’optimisation, de rationalisation. Cette crise sanitaire dramatique a démontré que sans nos agents publics, rien de va plus.

Désormais l’objectif est une priorité absolue à donner, à tous les étages de notre organisation territoriale, aux services publics. « Quoi qu’il en coûte » pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron dans son appel général à la mobilisation contre le Covid-19.

Car avec des services publics forts, on s’en sort mieux.

Des services publics forts cela implique des moyens budgétaires à la hauteur des besoins à couvrir bien entendu. Mais cela implique également le respect de ce qu’est un service public pour cesser de faire ressembler nos services publics à ce qu’ils ne sont pas : des services réservés à certains publics.

Cela implique également de respecter le statut de la fonction publique et d’arrêter de vouloir au nom d’une prétendue équité, harmoniser par le bas, salariés du privé et agents publics.

De ce point de vue, les délibérations soumises tout à l’heure à notre examen pour ouvrir plus encore les vannes de la précarité et des recrutements à durée déterminée au sein de notre collectivité, nous font craindre que vous n’ayez pas encore tiré tous les enseignements de ce que venons de vivre.

Le système dans lequel vous vous inscrivez est pourtant à bout de souffle. Il craque de partout.

Pour conclure, nous saluons bien évidemment l’engagement sans faille des agents de notre collectivité, d’autant plus facilement que nous sommes à leurs côtés pour revendiquer depuis des années.

Que ce soit pour assurer leurs missions de première nécessité ou pour pallier aux carences de l’Etat, aux engagements sans acte concret d’un Gouvernement qui a trop souvent laissé les collectivités se débrouiller, aux prises avec des consignes contradictoires.

Ils ont fait honneur au service public, qu’ils en soient remerciés et autrement que par une simple prime.

Quant à notre Conseil et à sa majorité, nous regrettons que vous ayez cru bon d’appliquer en partie les retenues de congés et de RTT pendant la période de confinement à certains agents en autorisation spéciale d’absence.

Nous regrettons également votre refus de répondre à notre proposition de couvrir les frais engagés par les collèges pour tenir les protocoles sanitaires imposés pour la réouverture des établissements. Une goutte d’eau dans notre budget, d’autant qu’en cette période des dépenses n’ont pas été engagées.

Deux décisions qui auraient mérité une suite positive surtout dans cette période marquée par un engagement fort et de tous les instants des agents et services de notre collectivité. »

Pour télécharger l’intervention complète prononcée par Stéphane Barré : Appel pour des services publics forts

En avant pour le deuxième tour !

82321920 114443726743973 8972962081854717952 nA peine le déconfinement amorcé, malgré des centaines de patients covid encore hospitalisés en réanimation, il a fallu se retrousser les manches pour aller vers le deuxième tour des élections municipales à Rouen.

Sur nos messageries, sur les réseaux sociaux, certains se déchaînent. Je les lis avec tristesse.

Une partie des messages est sincère, venant de colistiers chauffés à blanc et qui ne comprennent pas la nécessité du compromis.

D'autres messages viennent de personnes qui ont renié leur parole à plusieurs reprises. Reniement quand on ne respecte pas son engagement pris lors du sondage pour choisir la tête de liste pour les municipales rouennaises, reniement quand la responsable locale LR investit localement le candidat soutenu par LREM alors que son parti s'y oppose au niveau national, reniement quand des élus municipaux abandonnent celui qui les a fait élire, reniement quand on affirme ne pas vouloir participer à une liste de rassemblement après avoir tout fait pour y rentrer, reniement quand on accepte une liste d'union dans le seul but de la faire capoter au moment de son dépôt en préfecture, reniement quand on met tant d'énergie pour aboutir à ce que seule la liste socialiste soit présente au deuxième tour !

Face à tant de reniements, je vois la liste d'union de la droite et du centre, émancipée des contingences partisanes, porteuse d'un programme ambitieux pour Rouen, proche des Rouennaises et des Rouennais dont elle partage le quotidien, portée par la loyauté et la confiance partagée, insufflant une dynamique nouvelle dans la vie politique rouennaise.

David a triomphé de Goliath. Nous étions les challengers, nous le restons aujourd'hui. A nous de convaincre nos concitoyens de la justesse de nos propositions face à un atelage bancal de socialistes et de verts qui n'ont guère d'estime entre eux.

100090073 163609408494071 3937578166742155264 oNotre équipe est fière de porter ses couleurs de la droite et du centre pour ce deuxième tour des municipales rouennaises. C'est l'heure du choix : entre le clientélisme socialiste et une alternance porteuse d'espoir, entre un liste issue du vieux monde de la politique et une autre qui a su s'en émanciper, entre une majorité sortante qui a lourdement pénalisé notre ville et une équipe renouvellée qui veut faire rayonner Rouen.

Nous avons jusqu'au 28 juin pour renverser la table ! Laissons les quelques aigris digérer leur mauvaise humeur et adressons nous plutôt aux Rouennaises et aux Rouennais qui veulent mieux vivre leur ville. Avec enthousiasme et confiance dans notre cité et ceux qui la font vivre !

Soutenons la liste "Au coeur de Rouen" portée par Jean-François BURES et Marine CARON, binôme de conseillers départementaux puissamment engagés au service de Rouen ! Plus que jamais, chaque voix comptera !

Première messe

39D03BAF-953B-4C55-9789-81D6FD205F40Après un très long temps de jeûne communautaire qui nous a privé du carême et de la fête de Pâques, les clochers nous ont enfin appelé ce soir aux offices religieux.

Masques obligatoires, soluté hydroalcoolique à l'entrée, chaises distantes : toutes les précautions sont prises. Pourtant, se retrouver en communauté a été un moment extraordinaire, avec le partage de la parole biblique et le sacrement de l'eucharistie. 

Après le retour des patients et des soignants dans les établissements hospitaliers, après les retrouvailles entre amis, voici une nouvelle étape de spiritualité longtemps attendue. Les prières ont su évoquer les épreuves traversées, les nouvelles solidarités, l'avenir à construire. 

De nouvelles étapes restent à franchir pour normaliser notre vie sociale. Puis il faudra regarder le prix économique et social de l'épidémie, évaluer les mesures prises depuis des mois. Ce soir, c'est l'hydroxychloroquine qui est vouée aux gémonies. En attendant la suite !

Les élus communistes demandent la prise en charge des frais occasionnés par les collèges pour tenir le protocole sanitaire

Les élus du groupe communiste du Front de Gauche au Département, Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau et Sophie Hervé, viennent de saisir le Président du Conseil départemental pour demander une mesure financière exceptionnelle en faveur des collèges de Seine-Maritime.

Les quatre Conseillers départementaux ont participé la semaine dernière aux différentes réunions des conseils d’administration des collèges situés sur leurs cantons, ainsi que celui du collège Pablo-Picasso d’Harfleur au sein duquel Sophie Hervé siège en qualité de personne qualifiée désignée par le Conseil départemental.

Ils ont tenu tout d’abord à saluer l’engagement des personnels de l’Education Nationale et ceux du Département, pour avoir su créer les conditions, dans ces circonstances exceptionnellement graves liées à la gestion de crise du Covid-19, pour permettre la réouverture des établissements à compter de ce jour.

Ils ont également eu confirmation que, conformément aux engagements pris, la plupart des contrats des personnels départementaux concernés ont bien été prolongés jusqu’au 2 juin, échéance fixée par l’organisation actuellement mise en place dans les collèges jusqu’au nouveau point d’étape de la crise annoncé par le Gouvernement. Un point d’étape qui s’accompagnera de nouvelles orientations et décisions.

En revanche, ils s’étonnent que certains contrats n’aient été renouvelés que jusqu’à fin mai. Une latence de quelques jours qui devra être sans conséquence sur la bonne occupation de tous les postes requis dans les collèges concernés. C’est du moins ce qu’ils ont demandé au Président.

Au cours de ces réunions, ils ont constaté que les collèges avaient dû engager des frais importants pour se conformer aux dispositions du protocole sanitaire qui s’impose avec cette reprise de l’accueil des élèves : produits désinfectants, lingettes, gel, distributeurs à savon dans les toilettes, pose de plexiglass, et même des masques de protection comme pour le collège Paul-Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray

Les sommes mobilisées pour ces achats indispensables sont conséquentes et pèsent sur l’équilibre budgétaire des établissements, en particulier pour ceux comme le collège Pablo-Picasso d’Harfleur ou Paul-Eluard de Saint-Etienne-du-Rouvray qui sont déjà en forte tension dans leur gestion.

Aussi les 4 Conseillers départementaux demandent qu’une dotation financière exceptionnelle de la collectivité pour couvrir la surcharge financière occasionnée par ces achats liés à la gestion de crise pour les collèges de Seine-Maritime soit décidée.

Pour télécharger le courrier envoyé : Mesure financière pour les collèges

Pas de masques fournis par l’Etat, pas d’ouverture des collèges

Communiqué des élus communistes au Département

Un masque gratuit pour chaque collégien, chaque enseignant et chaque personnel de nos collèges : que le Gouvernement tienne ses engagements !

« Nous l’avons dit, le port du masque sera obligatoire, pour les professeurs bien entendu quel que soit le niveau d’enseignement, et à partir de la sixième au moment de la rentrée des classes pour les collégiens… Bien entendu c’est l’Éducation nationale, donc l’État, qui fournira les masques », Edouard Philippe, Premier ministre, devant le Sénat le 29 avril.

A quelques jours de la réouverture des collèges de Seine-Maritime, nous demandons au Préfet de faire respecter cet engagement du gouvernement en veillant aux dotations nécessaires dans chaque établissement.

Et, à défaut, nous demandons au Conseil départemental de ne pas autoriser la réouverture des établissements jusqu’à la bonne satisfaction de cette nécessité sanitaire, d’autant qu’un grand nombre de collégiens doivent recourir aux transports collectifs pour se rendre dans leur collège et que le port du masque y est obligatoire.

  • C’est le Président de la République qui a fixé, seul, la date du 11 mai pour la sortie progressive du confinement ;
  • C’est le gouvernement qui a décidé, seul, de la reprise des classes pour les élèves des 6ème et des 5ème à partir du 18 mai ;
  • C’est le Ministre de l’Education Nationale qui exerce la responsabilité de veiller au respect strict des protections sanitaires et de la sécurité des enfants et des personnels qui sont amenés à reprendre le chemin des collèges ;
  • C’est l’Etat qui a le pouvoir de réquisitionner les masques et autres protections indispensables au respect des protocoles sanitaires ;

En conséquence, si chaque collégien et chaque personnel des n’est pas doté d’ici là, nos collèges doivent rester fermer. Pas de masque, pas de collège. C’est une question de sécurité, c’est aussi le bon respect de la parole publique.

Groupe des élus communistes du Front de Gauche au Département

Stéphane Barré, Séverine Botte, Alban Bruneau, Sophie HervéConseillers départementaux

Pour télécharger le communiqué : Pas de masques, pas de collège

Déconfinement : J0 !

0E8F9BFA-09AF-4A6D-A7F2-B2FF5C4A9F2DNous y voilà ! Après huit semaines de confinement, nous retrouvons une certaine normalité. Si celle-ci est toute relative (pas de restaurant ni de grand rassemblement, circulation limitée dans un périmètre de 100 km, maintien strict des mesures barrières), il flotte un sentiment de liberté retrouvée.

Cette épreuve nous aura permis de découvrir de nouvelles solidarités, de comprendre le rôle essentiel des professionnels qui nous permettent d'assurer notre quotidien, de nous retrouver dans un cadre familial. Notre système de santé a tenu bon malgré des couacs tant matériels qu'organisationnels. Nous ne saurions oublier ni les victimes de la covid, ni celles liées au retard de soins.

Dès aujourd'hui, à la clinique Saint-Hilaire, l'accueil des patients continue à se faire avec un passage par un contrôle sanitaire, les circuits de soins ont été modifiés, des mesures strictes d'hygiène et de distanciation sont appliquées. Les programmes opératoires ont été allégés afin de tenir compte des nouvelles contraintes.

Les masques et le lavage des mains vont continuer à s'imposer au quotidien mais le fait de pouvoir retrouver ses amis, ses collègues de travail, ses commerçants, va rendre nos vies plus belles. Alors, hauts les cœurs mais... sortons couverts !

Boulevard du vélo

C332A5DA-AF58-4A8D-A3C6-3AD7DE60B721Hier matin, une entreprise de travaux publics a installé sur plusieurs artères rouennaises des pistes cyclables prises sur les voies de circulation des voitures. C'est un nouvel effet "covid", accélérateur de projets dont nous avons pu mesurer l'impact sur nos organisations sanitaires, sociales et environnementales. Ce qui était compliqué ou impossible hier, est mis en œuvre du jour au lendemain.

J'ai pu tester ce matin la nouvelle piste cyclable entre le Boulingrin et la clinique Saint Hilaire. Au lieu d'utiliser la contre-allée pour venir à vélo, je suis resté sur la chaussée. Ce fut un trajet ultra rapide et sécurisé. Ce soir, je testerai le retour sur le Bd de Verdun dans l'autre sens.

Si, en tant que cycliste, j'apprécie totalement cet aménagement (provisoire d'après le marquage au sol de couleur jaune), je m'interroge sur la fluidité du trafic automobile et notamment pour les véhicules d'urgences (pompiers, ambulances et SAMU) qui empruntent quotidiennement cette voie de circulation. Vont-ils utiliser cette voie réservée au vélo, avec les risques inhérents ou vont-ils se trouver bloqués dans la circulation automobile ? Un aménagement clair pour les vélos sur la contre-allée du boulevard est une alternative sans doute plus durable (tant sur le Mont Riboudet que sur le Bd de Verdun).

Une dernière remarque concerne le bus T1 qui allait jusqu'au Boulingrin et qui est maintenant stoppé au niveau du CHU. Il aurait été pertinent de transformer la voie de circulation neutralisée en couloir de bus partagé avec les vélos, rétablissant ainsi une liaison Boulingrin-CHU réclamée en vain depuis plus de 20 ans ! On peut encore espérer !