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Rue Saint-Victor – Le Havre

Rue Saint-Victor. La plus petite rue du Havre. Amusons-nous à formuler une hypothèse sur l’origine de ce nom. L’église Saint Vincent de Paul du Havre n’est pas très ancienne. Elle date du milieu du 19 e siècle. Elle tire son nom, à l’origine, de la vis…

Chanson du Dimanche : FIGHT THE VIRUS

Certains évacuent la tension provoquée par la pandémie de Covid-19 en créant des chansons humoristiques et souvent informatives sur base de célèbres tubes. C’est le […]

[Drama] Hana moyu

Titre japonais : 花燃ゆNombre d’épisodes : 50Diffusé en : 2015Chaîne de diffusion : NHKFiche : DramaWiki Après avoir adoré Ryomaden et aussi beuacoup aimé Gou, je n’allais bien sûr pas m’arrêter là avec les taiga, les dram…

Dire oui à la Nivaquine !!!

Pourquoi faut-il lire la presse italienne pour avoir des réponses plus cohérente que celles observées dans les médias français ? Et en quoi la Nivaquine permettrait de sauver des vies ou à apaiser les esprits …à mon modeste et inutile avis ? Cette cont…

Les jardins d’Étretat

Les jardins d’Étretat. Une multiplicité d’émotions, dans ces sculptures de Samuel Salcedo : Gouttes de pluie. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

C’est la plus étonnante des créations paysagères qui soit. Ancrée sur la ­­­falaise où Claude Monet aimait à planter son chevalet, elle domine de ses vertes ondulations la blancheur de la craie et les reflets changeants de la mer qui la baigne. Les jardins d’Étretat allient l’harmonie des formes à une aspiration revendiquée au néo-futurisme

 

un décor naturel de théâtre

Pour l’écrivain Hermine Lecomte de Noüy (1854-1915), qui possède une résidence à Étretat, le village est « un nid de verdure, entre deux falaises escarpées et découpées en décor d’opéra-comique ». Une référence aux planches qui ne se démentira pas. Un tiers des estivants de la station balnéaire appartiennent au monde des artistes.

À la Belle Époque, les villas la garnissent jusque sur les hauteurs de la valleuse. Celle de la comédienne Madame Thébault est juchée sur la falaise d’Amont, jouxtant la croix de fer, la chapelle Notre-Dame et son plateau. Elle est idéalement située à l’est, face au soleil couchant, à la falaise d’Aval, à la Manneporte et à l’Aiguille (creuse selon Maurice Leblanc) qui, après avoir jadis étonné les flottes vikings venues se ravitailler sur nos côtes, font rêver tellement de visiteurs de la côte d’Albâtre avides de pittoresque. Depuis, cet ensemble touristique a été complété par le monument dédié à Nungesser et Coli, qui le domine légè…

 

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Robert le Libéral – Héros de chanson de geste

Statue de Robert le Magnifique. (© Rodolphe Corbin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

Le sixième duc de Normandie est assurément le plus énigmatique de tous ceux qui se seront succédé entre 911 et 1204. Les conditions de son arrivée au pouvoir ont nourri les pires suppositions. La naissance de son fils stimulera pendant des siècles la verve poétique des écrivains. Sa fin de vie prématurée demeure nimbée de mystère.

Robert naît probablement à Rouen en 1009 ou 1010. Il est le second fils de Richard II le Bon et de son épouse légitime, Judith de Bretagne. À la mort de leur père en août 1026, c’est son frère aîné Richard, qui fort logiquement lui succède.

On aurait pu destiner son cadet à l’abbatiat ou à l’épiscopat, histoire d’ajouter une pièce maîtresse ducale au sein de l’Église normande, mais Robert ne se sent sans doute aucun goût pour entrer dans les ordres. Il faut croire que son père en avait conscience, tout comme de sa forte personnalité, puisqu’il l’a fieffé du vaste comté d’Hiesmois, dont la ville principale, autrefois Exmes, est désormais Falaise, au fier château surgi du schiste aux reflets ocre, perché au-dessus du cours de l’Ante, doté de l’un des premiers donjons de pierre construits en Normandie, indice de l’importance militaire de la place face aux potentielles menaces angevines ou bretonnes. Un geste de confiance en son second fils, eu égard à l’impor…
 

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1940-1945 : huis-clos à Jersey – Invasion, occupation et libération…

Tour radio au-dessus de la pointe de la Corbière. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

« Les îles de la Manche sont des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l’Angleterre », écrivait poétiquement – mais faussement – Victor Hugo dans son propos liminaire aux Travailleurs de la mer. Dans la foulée de la défaite française, en juin 1940, ces « morceaux de France » sont plus prosaïquement « ramassés »… par la Wehrmacht et tombent sous domination allemande. Débute alors une occupation qui durera jusqu’au… 9 mai 1945 ! À Jersey, on s’apprête donc à fêter le 75e anniversaire de la Libération.

Ces heures où l’Histoire paraît sombrer dans un gouffre sans fond, Bob Le Sueur les a bien connues. Âgé de 19 ans en juin 1940, il appartient à cette génération dont la jeunesse fut fauchée par l’ouragan soulevé au nom d’une idéologie aussi délirante que mortifère. L’œil vif du haut de ses 99 printemps, il nous reçoit chez lui, nous proposant thé, café et biscuits avec beaucoup de gentillesse dans sa petite maison de Jersey. Et nous sommes tout de même huit ! Selon ses propres mots, il y « attend de fêter son prochain anniversaire, un anniversaire avec deux zéros à la fin ! » Dans un français aussi impeccable qu’érudit, il rappelle d’abord qu’il est Normand et en aucun cas sujet de la reine d’Angleterre en tant que telle, mais comme « duc de Normandie. Mais à la fin, qui donc a gagné la bataille de Hastings ? », interroge-t-il avec une pointe de ma…
 

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L’héritage de Boudin et de Dubourg – Honfleur berceau de l’impressionnisme ?

L’église Sainte-Catherine, avec son clocher isolé, est l’un des monuments emblématiques de Honfleur. Johan-Barthold Jongkind, Honfleur, place Sainte-Catherine, le Marché, 1865 – Huile sur toile. (© Henri Brauner)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Patrie de l’historien Albert Sorel, des écrivains Henri de Régnier et Lucie Delarue-Mardrus, du génial auteur humoriste Alphonse Allais et du non moins génial musicien Erik Satie, Honfleur joua aussi un rôle crucial dans la naissance de l’impressionnisme, grâce à deux autres de ses enfants : Eugène Boudin et Louis-Alexandre Dubourg. À l’occasion de la quatrième édition du festival Normandie Impressionniste, direction la Côte de Grâce pour nous plonger dans le bouillonnement créatif et artistique honfleurais du XIXe siècle, en explorant les riches collections du musée Eugène-Boudin.

 

Après avoir fait trembler l’Europe pendant près d’un quart de siècle, la France vaincue redevient une nation paisible au lendemain de la signature du second traité de Paris (20 novembre 1815). Cette sérénité recouvrée favorise le développement des échanges internationaux et les allers-retours se multiplient entre les deux rives de la Manche.
 

do you speak english ?

Dès avant 1820, les premiers touristes et curieux anglais débarquent en Normandie, attirés tant par les trésors architecturaux de la région que par la beauté et la variété des paysages. Parmi ces visiteurs figurent de nombreux artistes maîtrisant les techniques de l’aquarelle, comme John Sell Cotman (1782-1842), Charles Stothard (1786-1821), John Gendall (1790-1865), Richard Parkes Bonington (1802-1828) ou encore les frères Copley (1787-1855) et Thales (1793-1837) Fielding. Leurs œuvres servent essentiellement de supports à des reproductions litho…

 

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De Coriallo à Cherbourg-en-Cotentin

Claude Félix Théodore Deligny (1798-1863). Vue de Cherbourg, 1831. (© ville de Cherbourg-en-Cotentin/musée Thomas-Henry)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

Son nom sonne comme un terminus de chemin de fer : Paris-Nice, Paris-Brest, Paris-Cherbourg… Une gare de fin de ligne, avant le néant terrestre, avant la mer et ses mystères. Un goût de bout du monde, de finis terræ. Cherbourg, tout le monde en a entendu parler, même hors la Normandie. Grâce au film de Jacques Demy. À cause de l’affaire des vedettes israéliennes, ou du débarquement de 1944. La tête de la presqu’île du Cotentin évoque tout cela, et bien d’autres choses encore : vingt siècles d’Histoire, d’art, de patrimoine, d’industrie, qui lui ont forgé une forte personnalité, à nulle autre semblable. Tout ce qui fait que Cherbourg est avant tout… cherbourgeois.

 

Des vestiges attestent l’occupation du site à l’ère gallo-romaine. Il est probable que les hommes du Néolithique y ont vécu, car les pierres dressées sont nombreuses tout autour, vers Saint-Pierre-Église, Valognes ou Bricquebec. Peut-être aussi des Néandertaliens, bien qu’aucun artefact ne vienne le confirmer ; le site paléolithique du Rozel n’est pas si loin.

Rio a son pain de sucre, Naples son volcan. Cherbourg a sa montagne du Roule ! Au nord du massif armoricain, du haut de ses 112 mètres, elle semble faire un pied de nez aux falaises calcaires des deux rives de la Manche. C’est de ses pentes que proviennent les plus anciennes traces d’occupation romaine de la ville, mises au jour au XVIIIe siècle : une statuette en bronze, une pièce d’or et un tom…
 

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Dossier « Cherbourg » (16 pages) :

  • De Coriallo à Cherbourg- en-Cotentin ;
  • Cherbourg et ses musée ;
  • Cherbourg et son patrimoine monumental.


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Un savoir-faire sauvegardé grâce aux Maisons paysannes

La maison est le témoin discret et bienveillant des destins qu’elle a abrités. (© Maisons paysannes de l’Eure)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Virginie Michelland.

Si les édifices majeurs de notre patrimoine fédèrent spontanément les énergies pour leur sauvegarde, le patrimoine vernaculaire, issu de l’architecture paysanne, possède aussi ses défenseurs. Ne témoigne-t-il pas, comme les autres, d’un art de bâtir, reflet de savoir-faire et de techniques transmises de génération en génération ?

 

Nous avons assisté à deux chantiers participatifs organisés entre Lieuvin et pays d’Auge par l’association Maisons paysannes de l’Eure. Une expérience intéressante, que nous avons souhaité partager…
 

à chaque pays son architecture

Il est d’usage d’assimiler la maison normande traditionnelle à une chaumière en colombages. Agrémentée de pommiers en fleurs, cette vision bucolique tient à l’évidence de l’image d’Épinal. Elle masque la diversité d’une architecture conditionnée par les matériaux disponibles sur place. C’est ainsi qu’une contrée pauvre en bois privilégiera la pierre ou la brique. Quant au toit, il se compose plus souvent d’ardoises ou de tuiles que de chaume. Le gros œuvre est réalisé, ici à partir de moellons de calcaire, là en pierre de taille, ailleurs avec des rognons de silex, ou encore du grès ou du grison. Si le colombage est presque un dénominateur commun, il se décline lui aussi en une multitude de combinaisons, entre trame lâche, trame étroite, croix de Saint-André ou colombage rayonnant. Du « Pays d’Ouche », cher à La Varende, au Roumois, de la campagne du Neubourg à celle de Saint-André et du Lieuvin au pays d’Auge, en passant par le Marais-Vernier ou le Vexin Normand, c’est à chaque pays son architecture et sa ma…

 

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Le manoir de Rétival à Caudebec-en-Caux

Ayant abandonné le droit à 24 ans pour s’adonner à sa passion de la cuisine, le chef allemand francophile David Goerne s’est imposé comme un maître dans l’art du feu… et l’art des mets. (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Jean-Luc Péchinot.

Tout y est ! La vue : sur la Seine, déjà maritime. L’histoire : de séculaires pierres précieuses. Le décor : des meubles, tableaux et objets d’atmosphère. La table : étoilée au toque-niveau. Et ici, « on mange dans la cuisine ». Ici ? En l’enchanteur manoir de Rétival, sur la corniche de Caudebec-en-Caux. Délices d’initiés…

Manoir avec vue. Celle des hauteurs panoramiques d’un charmant village des bords de Seine, entre Rouen et Le Havre, à 12 km d’Yvetot. Un promontoire qui rime avec histoire, puisque du temps des Romains, la rue Saint-Clair était une voie de commerce. Élevé sur les restes d’une maison de Templiers, ledit manoir néo-Renaissance est devenu un temple de l’art de vivre à la française… version allemande. « Il y a une quinzaine d’années, mes parents, comme moi natifs de Hambourg, ont eu un tel coup de cœur pour ce manoir d’exception qu’ils l’ont acheté et rénové pour en faire leur nouvelle résidence. Et quand j’ai eu envie de monter mon affaire, après avoir cuisiné chez des étoilés, notamment chez Ducasse, je me suis dit que Rétival ferait une belle table d’hôtes gastronomique. Ils ont donc émi…
 

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Le Havre-Graville – Il était une fois l’abbaye

Abbaye de Graville. L’ancien établissement religieux occupe une situation assez exceptionnelle, au sommet de la falaise morte dominant l’estuaire. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Avec sa Vierge noire dressée à proximité, ses jardins fleuris et son cimetière patrimonial, l’abbaye de Graville est un peu la « Bonne Mère » des Havrais. Depuis près de 1 500 ans probablement, perchées sur un promontoire vertigineux, les occupations religieuses se succèdent ici et paraissent veiller sur l’estuaire de la Seine. Dans leur cadre verdoyant, l’ancien sanctuaire, merveille de l’art roman normand, les salles basses voûtées et les bâtiments conventuels, forment un ensemble « so romantic »…

Élisabeth Leprêtre, conservatrice en chef des musées d’Art et d’histoire du Havre, est formelle : « Graville a brûlé en 1787 et la plupart des archives se sont volatilisées. Mais tous les indices encore en notre possession laissent entrevoir un établissement d’importance aux mains des génovéfains aux XVIIe et XVIIIe siècles, des chanoines réguliers réputés pour être de grands intellectuels. Si le site fut bien un prieuré au cours de son histoire, il est mentionné comme une abbaye sur de nombreux plans anciens et le vide de documentation laisse penser que l’appellation d’abbaye paraît justi…
 

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L’émigration percheronne en Nouvelle-France et les Muséales de Tourouvre

Vitrail commémorant le départ de Julien Mercier, émigrant originaire de Tourouvre, pour la Nouvelle-France en 1647. Église de Tourouvre, 1891. (© M. Ganivett).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Michaël Herbulot.

Au XVIIe siècle, plusieurs centaines de Percherons quittent leur province natale et bravent l’inconnu pour gagner la Nouvelle-France, avec l’espoir d’une vie meilleure. Le musée de l’Émigration française au Canada, à Tourouvre, retrace leur épopée extraordinaire et nous replonge aux premières heures de l’implantation d’une colonie française en Amérique du Nord.

Le 8 mai 1532, François Ier est en pèlerinage au mont Saint-Michel. Avec l’abbé Le Veneur, il évoque le « Nouveau Monde ». Le continent américain est encore en grande partie terra incognita (« une terre inconnue »). Le souverain est à la recherche d’un navigateur pour poursuivre la quête d’un passage par le nord-ouest qui permettrait de rejoindre l’Inde et la Chine. L’abbé connaît justement un marin de Saint-Malo qui a l’âme d’un explorateur, un certain Jacques Cartier, et il le présente au roi. Leur rencontre est le point de départ de la colonisation française de l’Amé…
 

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La Maison du Biscuit – Des financiers qui font recette…

La Maison du Biscuit, à la Haye-du-Puits (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Jean-Luc Péchinot.

« Toutes les bonnes choses ont une faim »… et en l’occurrence aussi, une histoire ! Depuis cinq générations, les Burnouf font recette avec leurs financiers et autres biscuits « tout au beurre », leur maison attirant un demi-million de gourmands en leur coin de Cotentin.

Cette histoire de famille se perpétue depuis plus d’un siècle. Depuis ce Paul Burnouf qui, en 1903, ouvrit sa boulangerie à La Haye-du-Puits, petite commune de la Manche. Ses brioches se vendaient comme des petits pains, mais il fallut attendre la quatrième génération, celle de Marc, pour que la boulangerie-pâtisserie s’enrichisse d’une biscuiterie. Ayant racheté dans les années quatre-vingt-dix une ancienne laiterie à Sortosville-en-Beaumont, le « biscuithologue » fit vite prospérer sa Maison du Biscuit, certes située à l’écart des grands axes touristiques, à 30 km au sud de Cherbourg, mais bien visible au bord de la route menant de Barneville-Carteret à Brique…
 

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Le château d’Omonville – Siège de la Rose-Croix

Château d’Omonville, à Tremblay-Omonville. Vue d’ensemble du domaine avec la cour d’honneur. Remarquer le lavoir sur la droite du cliché. (© A.M.O.R.C.)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Laurent Corbin.

1754. Il était une fois, au royaume de France, au cœur du verdoyant ancien duché de Normandie, un beau château du nom d’Osmonville, appelé de nos jours château d’Omonville. Situé dans le village du Tremblay-Omonville, dans le département de l’Eure, à vingt kilomètres de sa préfecture Évreux, il est depuis décembre 1969 la propriété de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (A.M.O.R.C.)

 

une longue histoire

L’histoire du château d’Omonville, classé monument historique depuis 1948, comporte de nombreux points d’interrogation que les recherches historiques en cours ne résoudront peut-être jamais. Il est cependant intéressant de noter que la tradition locale, de même que certaines archives, font mention de « maisons défensives » successivement construites à cet emplacement à une époque très reculée, vraisemblablement au temps des premiers châteaux forts qui, avant d’être en pierre, étaient édifiés en bois. Ainsi, une liste militaire dressée au XIIIe siècle mentionne déjà l’existence de la « forteresse d’Osmundivilla », tan…

 

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John Law – L’aventurier écossais qui devint connétable de Normandie

Portrait de John Law, contrôleur général des finances en 1720 (1671-1729), par Casimir Victor Alexandre de Balthasar (1811-1875) – huile-sur-toile, 1843. (© Musée de la Compagnie des Indes).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Serge Van Den Broucke.

John Law, plus connu en France sous le pseudonyme de Lass, est resté célèbre dans l’histoire du XVIIIe siècle pour son fameux système financier qui, par la création du papier-monnaie, révolutionna la banque. Mais on sait moins qu’il investit massivement à titre personnel dans des propriétés et des projets spectaculaires en Normandie.

Tout a commencé le lundi 9 avril de l’an 1694 à Londres, vers une heure de l’après-midi. Ce jour-là, à Southampton Square, un tout jeune homme de vingt-trois ans, vigoureux et bien fait de sa personne, armé d’une épée achetée cinq shillings, porte un coup direct à un adversaire fortuné et de figure tout aussi plaisante, Edward Wilson. La lame frappe un peu au-dessous de l’estomac, et s’y enfonce, ouvrant une plaie de deux pouces de large. Le coup est instantanément fatal. Aussitôt, on crie, on s’insurge, on se saisit du coupable, on exige de lui son identité : il s’appelle John Law, il est écossais et il est le fils d’un riche orfèvre d’Édimbourg devenu banquier, propriétaire du domaine et du château de Lauriston depuis 1683. Quant à Wilson, on dirait aujourd’hui qu’il est un jetsetter, un oisif fréquentant les salons mondains, étalant une richesse qui semble inépuisable dont l’origine demeure mysté…
 

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La Fondation du patrimoine au chevet du patrimoine mobilier

Le voile de mariée en dentelle d’Alençon (© Fondation du patrimoine).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Maxime Morlaine.

C’est un fait : la Fondation du patrimoine est surtout reconnue pour son action en faveur de la sauvegarde d’éléments bâtis. Peu savent en revanche qu’elle soutient également de nombreuses opérations en faveur du patrimoine mobilier.

 

de multiples dénominations

La notion de « patrimoine mobilier » recouvre de nombreuses catégories, identifiées au niveau européen dans le cadre de la législation relative à l’exportation des biens culturels.

Ainsi, aux côtés des œuvres d’art classiques (peintures, sculptures, dessins, gravures, etc.), on retrouve aujourd’hui des éléments très variés tels que des objets archéologiques issus de fouilles, des fragments de monuments historiques démembrés, des photographies, des manuscrits et livres anciens, des cartes géographiques, des archives histo…

 

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La Chanson de Roland et la Normandie

Probable représentation du combat de Roland contre Marsile. Vitrail de la cathédrale de Chartres, XIIIesiècle. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Les origines du premier chef-d’œuvre de la littérature épique en langue romane restent particulièrement obscures et ont suscité maintes hypothèses par le passé, continuant de nos jours à déchaîner les passions dans les milieux érudits. Parmi celles-ci, la « piste normande » est assurément l’une des plus sérieuses.

Tout débute par un événement historique avéré, relaté par le clerc Éginhard, ami et biographe de l’empereur Charlemagne, dans sa Vita Karoli (Vie de Charles), ainsi que dans les Annales royales : le 15 août 778 semble-t-il, les Francs reviennent d’Espagne après une campagne contre les musulmans ciblant les villes de Pampelune et de Saragosse. En traversant les Pyrénées au col de Roncevaux, l’arrière-garde de l’armée, placée sous le commandement de plusieurs nobles parmi lesquels le « préfet de la marche de Bretagne », Roland, est attaquée et écrasée par des montagnards, probablement des Basques. Voilà pour l’His…
 

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Confinement poétique

Faut-il tuer le temps pour éviter qu’il nous rattrape ? L’expérience du confinement nous plonge dans l’abime du temps. Un ennui indescriptible qui nous renvoie à nous même et à notre aveuglement sur les conditions d’existence que nous faisons vivre à…..

[CDLS #434] Rie fu – 5 minutes

Après avoir fait tourner la nouvelle sur les réseaux sociaux, je pensais pouvoir parler ici de la tournée européenne de Rie fu qui devait avoir lieu ce mois-ci mais sans surprise elle a été annulée. […]
Cet article [CDLS #434] Rie fu – 5 minute…

Covid-19 : Les dernières infos

Depuis mardi la France est passée au confinement pour essayer dans un premier temps de ralentir l’épidémie de Covid-19, cette nouvelle forme de Coronavirus qui se repend depuis quelques temps
déjà et sème la maladie et de plus en plus souvent malheureusement la mort. Nous vous en parlons régulièrement avec des informations confirmées et loin de toute polémique, simplement dans le but
de vous informer, aujourd’hui nous allons voir ensemble ce qui a changé depuis le dernier article datant du passage au stade 3 : vie quotidienne chamboulée, augmentation des risques pour de
nombreuses personnes, début des cours à la maison pour tous les jeunes, respect ou non des consignes, amendes, appel de l’intersyndicale nationale des internes en médecine etc… sans oublier de
remercier celles et ceux qui sont mobilisés d’une manière ou d’une autre. Un grand dossier en une seule page, mais en sept parties indispensables.

Les numéros  indispensables  :

– En cas d’inquiétude et si vous pensez avoir des symptômes du coronavirus : Il faudra  désormais composer le 116 117 (plateforme de l’ARS Normandie), gratuitement,
24h/24, plutôt que son médecin généraliste ou le SAMU « Il ne faut surtout pas appeler le 15, c’est pour les urgences vitales« , rappelle Christine Gardel. 

 

– Si vous souhaitez simplement des informations c’est un autre numéro gratuit qu’il vous faudra composer : le 0 800 130 000

 

– Pour les personnes sourdes, malentendantes, aveugles et aphasiques, une plateforme d’échange est
disponible 24h/24, 7j/7 :

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/espace-handicap

Ce que change le confinement :

Les règles de base :

L’interdiction absolu de se rassembler est sans doute ce qui est le plus dur à accepter et à vivre pour beaucoup, pourtant il s’agit la de la première mesure indispensable pour
essayer de ralentir la propagation et à terme la stopper. Cette interdiction est à la fois soumise à des contrôles lorsqu’il s’agit de l’espace public, mais également et surtout au civisme des
uns et des autres, car bien sur il n’y aura pas un policier derrière chaque porte pour vérifier si vous appliquez la mesure avec sérieux, et si une large majorité de gens respecte dès à présent
cette mesure, certains croient encore jouer aux héros en se réunissant, mais voila ce qu’ils provoquent : Une contamination qui s’accentue avec tous les risques engendrés; un climat délétère avec
celles et ceux qui eux respectent la mesure, alors qu’il faudrait que chacun soit solidaire et essaye de garder le moral et des pensées positives; et enfin nous rappellerons qu’ils mettent aussi
leur propre vie en danger…

 

Autre interdiction importante, celle des déplacements inutiles, en effet, maintenant seuls sont autorisés les déplacements :

– Pour aller travailler, « lorsque ces déplacements sont indispensables pour des activités ne pouvant être interrompues ni organisées sous forme de télétravail ».
– Pour faire des courses en respectant les mesures d’hygiène et les distances de sécurité.
– Pour aller à la pharmacie ou chez le médecin.
– Pour porter assistance à une personne vulnérable (venir en aide à un proche dépendant par exemple).
– Pour sortir son chien ou faire une activité physique sans « se retrouver en groupe ».

Une infraction à ces justifications a fait  l’objet d’une amende de 38 euros qui est maintenant portée à 135 euros. Rappelons également qu’il vous faudra absolument une attestation sur
l’honneur imprimée ou manuscrite, dont nous vous proposons un exemplaire en bas de cette page, et que les attestations par smartphone ne sont pas valables.

 

La aussi, il convient de respecter scrupuleusement les consignes et d’avoir une conscience collective : non les balades le long de la plage avec des amis (plages qui sont de plus
en plus souvent purement et simplement interdites, la faute à des inconscients confondant confinement et vacances) ou les parties de pétanque au pied de votre immeuble ne sont pas des
déplacements et sorties indispensables, tout comme il n’est pas utile d’emmener toute sa famille faire  les courses, on y va un par un en respectant les gestes barrières…

 

Pour ce qui est du sport, un footing proche de chez soi, et la encore, seul ou en couple, est autorisé, mais pas un sport collectif, d’autant que lors de la pratique sportive, le
souffle est plus fort et les distances à respecter pour éviter toute contamination sont de fait plus importantes (minimum 2 mètres au lieu d’1 !), la pratique du vélo qu’elle soit loisir ou
sportive est elle aussi interdite.

 

Autre point important si vous portez assistance à une personne vulnérable, il va de soi que la aussi vous devrez, et même plus que jamais, respecter les gestes barrières, et ne
le faire qui si vous même ne présentez aucun symptôme !

 

Dernier point qu’il parait important de rappeler : Il est très dangereux et absurde de changer de lieu de  confinement, nous voyons des citadins partir dans leurs résidences
secondaires pour « vivre mieux le confinement », mais même s’ils n’ont pas de symptômes au moment du départ, il se peut que ceux-ci ne soient pas encore déclarés ou qu’il soient porteurs sains, et
donc ils font courir de grands risques aux populations locales, car nous allons encore le rappeler encore une fois, Covid-19 peut engendrer des séquelles importantes voir la mort, sans parler du
fait que les zones de campagne,  ont souvent moins d’infrastructures médicales et de moyens  pour gérer cet afflux de population. 

Notre rapport à la culture :

Être en confinement ne signifie pas se priver de culture, ni même que les acteurs culturels (artistes en tout genre, musées…) sont à rayer de notre vie, bien au contraire !

Pour ce qui est de la musique, nombreux sont les musiciens à proposer des concerts depuis chez eux sur Facebook et YouTube, le monde du cinéma et des documentaires  propose sur de nombreuses
plateformes un accès libre et gratuit à la plupart des films, dessins animés, séries et reportages.  Même le théâtre et l’opéra nous permettent de profiter de grands moments, que peut-être
certains n’auraient jamais découvert en temps normal, pour ce qui est du monde littéraire, si la plupart des écrivains voient une sortie repoussée de leurs œuvres, il est la aussi possible de
trouver plusieurs plateformes où se procurer de quoi étancher sa soif de lecture ( par contre, s’il vous plait, ne succombez pas à la tentation de commander sur Amazon par exemple, vous ne ferez
que détruire un peu plus le monde déjà en danger des librairies indépendantes et vous ferez prendre de grands risques aux livreurs…).

Dans tous les cas, vous pourrez profitez de moments forts sympathiques en famille ( du moins celle qui habite sous votre toit !).

Les productions à l’arrêt et celles qui sont augmentées :

De nombreux secteurs sont touchés par l’arrêt parfois brutal de leur production ou du moins leur forte diminution , comme   l’industrie du livre et celles de nombreux produits « non
indispensables », à l’inverse, d’autres sont obligées d’augmenter le rythme pour pallier aux manques, comme pour les masques ffp2 et les solutions hydroalcooliques par exemple, tout ceci
engendrant pour certains un chômage partiel, pour d’autre une surcharge importante de travail. De nombreux industriels ont d’ailleurs modifié leurs lignes de production pour participer à l’effort
de fabrication des produits indispensables.

Les élections municipales :

Le deuxième tour des élections municipales est reporté, avec de grands doutes quand à sa tenue d’ici le mois de juin, de même que l’élection des maires élus au premier tour le 15 mars qui
est-elle aussi reportée au même moment, donc sans certitude de date.

C’était une demande forte et importante concernant la santé publique, d’ailleurs très nombreux furent les abstentionnistes au premier tour, et nous avons pu remarquer que les conditions minimales
de sécurité n’ont pu être appliquées dans de nombreux bureaux de vote !

La situation des auto-entrepreneurs, indépendants … :

La situation actuelle met de fait en péril l’activité de nombreux travailleurs indépendants. « Si les grandes entreprises et la fonction publique ont des trésoreries et des garanties, il en va
autrement pour nous autres indépendants », déplorait Pierre Morel, de l’Union des photographes professionnels.  Voyons les mesures prises pour aider ces centaines de milliers de personnes :

 

– L’Urssaf a suspendu le prélèvement des cotisations sociales qui devaient avoir lieu le 20 mars. Dans l’attente des mesures à venir, la somme sera lissée sur les échéances
ultérieures, d’avril à décembre. En complément, il est possible de solliciter :

  • l’octroi de délais de paiement, y compris par anticipation. Il n’y aura ni majoration de retard, ni pénalité ;
  • un ajustement de votre échéancier de cotisations pour tenir compte d’ores et déjà d’une baisse de revenus, sans attendre la déclaration annuelle ;
  • l’intervention de l’action sociale pour la prise en charge partielle ou totale de vos cotisations ou pour l’attribution d’une aide financière exceptionnelle.

– Des délais de paiement des impôts pour les mois à venir

Les travailleurs indépendants soumis à l’impôt sur le revenu peuvent moduler à tout moment leur taux et leurs acomptes de prélèvement à la source. Ils peuvent également reporter le paiement de
leurs acomptes de prélèvement à la source sur leurs revenus professionnels d’un mois sur l’autre jusqu’à trois fois si leurs acomptes sont mensuels, ou d’un trimestre sur l’autre si leurs
acomptes sont trimestriels.

 

– Factures et loyers suspendus pour les TPE

Les factures d’eau, de gaz, d’électricité ainsi que les loyers pourront être suspendus pour les plus petites entreprises qui font face à des difficultés. Le médiateur des entreprises sera chargé
d’étudier « les cas litigieux en matière de baux commerciaux et de loyers ».

 

– Une aide forfaitaire de 1 500 € pour le mois de mars

Pour aider les indépendants, les micro-entrepreneurs et les très petites entreprises, l’État est en train de mettre en place un fonds de solidarité. Installé pour un mois minimum, il est doté de
deux milliards d’euros. En pratique, il permettra le versement d’une indemnité forfaitaire de 1 500 € à toute entreprise de moins d’un million de chiffres d’affaires fermée ou dont le chiffre
d’affaires a baissé d’au moins 70 % entre mars 2019 et mars 2020.

 

 – Octroi ou maintien de crédits bancaires

L’État débloque 300 milliards d’euros pour garantie les prêts bancaires des entreprises.

 

– Le chômage partiel est renforcé

Toutes les entreprises dont l’activité est réduite du fait du coronavirus et notamment celles (restaurants, cafés, magasins, etc.) qui font l’objet d’une obligation de fermeture en application de
l’arrêté du 14 mars 2020 sont éligibles au dispositif d’activité partielle.

 

Les interlocuteurs pour être accompagné dans vos démarches :

► Le référent unique des Chambres du commerce et de l’industrie (CCI) et des Chambres des métiers et de l’artisanat (CMA) :

CCI France

entreprises-coronavirus@ccifrance.fr

01 44 45 38 62

CMA France

InfoCovid19@cma-france.fr

01 44 43 43 85

► Le médiateur des entreprises

Le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet, et son réseau d’une trentaine de médiateurs implantés en région sont mobilisés pour résoudre gratuitement à l’amiable les conflits entre clients et
fournisseurs en lien avec l’épidémie.

Pour saisir la médiation des entreprises : https://www.economie.gouv.fr/mediateur-des-entreprises.

Pollution et nature :

Aspect positif, qui devrait nous faire réagir quand à l’après confinement, la nature reprend ses droits dans de nombreux endroits, grâce à une baisse drastique de la pollution. Nous avons tous vu
sur les réseaux sociaux les images des eaux de Venise à nouveaux transparentes et remplies de poissons, les cartes des émissions de gaz à effet de serre nous montrant une nette amélioration en
Chine et dans les autres pays touchés par le confinement. Il convient donc de garder en tête qu’une fois le confinement terminé, il faudra continuer à faire attention et ne surtout pas retomber
dans les travers consuméristes qui étaient les nôtres et qui détruisent la planète !

Les gestes de solidarité :

Partout dans le pays, et donc en Seine-Maritime, nous voyons apparaitre de beaux gestes de solidarité, comme par exemple des restaurateurs qui donnent leurs surplus ou qui préparent des repas
pour le personnel médical, des hôteliers qui offrent des  chambres aux sans-abris, des particuliers qui se mettent à la couture pour fabriquer des masques pour celles et ceux qui doivent
encore travailler etc.. Des groupes facebook ou chacun peut conseiller, aider et proposer, comme Les parents solidaires voient le jour.

Concernant le virus en lui-même :

Nous vous avons déjà expliqué de nombreuses choses lors de précédents articles, nous allons donc simplement revenir ici sur ce qui a changé, les informations nouvelles et les avancées médicales :

La durée de vie du virus :

Plus le temps passe, plus les professionnels de la santé remarquent que le virus peut survivre bien plus longtemps que ce nous pensions comme nous l’explique clairement l’image  
ci-dessous :

Le principe à appliquer est de désinfecter une surface que vous pensez contaminée surtout si c’est une surface fréquemment utilisée (poignée de portes, table, télécommande, clavier d’ordinateur,
smartphone…). Pour se faire de la javel, de l’alcool à 70ºC (attention aux vapeurs gênantes en cas de surdose), de l’eau savonneuse, ou un chiffon humide pour vos appareils numériques sont de
bons alliés.

La durée d’incubation :

« La durée de l’incubation est en moyenne de 5 jours, avec des extrêmes de 2 à 12 jours. L’installation des symptômes se fait progressivement sur plusieurs jours, contrairement à la
grippe qui débute brutalement »,
peut-on lire sur le site de l’Institut Pasteur

Pendant combien de temps une personne contaminée est contagieuse ?

Les données doivent encore être affinées mais certaines études indiquent que le patient contaminé peut être contagieux avant même l’apparition des symptômes. Ce qui pourrait
expliquer que le coronavirus soit si contagieux.

Le phénomène de contagion serait plus important chez les personnes ayant de la toux, explique l’Institut Pasteur. Si les scientifiques s’accordaient plus ou moins pour établir la période
de contagion à 14 jours, il semblerait que ce délai puisse être plus long et porté jusqu’à 20 jours
.

Transmission par les animaux domestiques ?

« À ce jour, rien ne prouve que les animaux de compagnie puissent propager la maladie. Il n’est donc pas justifié de prendre des mesures à l’encontre des animaux de compagnie qui
pourraient compromettre leur bien-être »,
explique sur son site l’Organisation mondiale de la
santé animale
(OIE).

Chez les femmes enceintes le covid-19 représente-t-il un risque pour le bébé ?

Les femmes enceintes à partir du troisième trimestre sont considérées comme des personnes fragiles face au covid-19 et doivent veiller à appliquer les gestes barrière et à ne pas prendre de
risque de contamination inutile en multipliant les contacts.

Mais est-ce que ce nouveau coronavirus est dangereux pour les enfants à naître et leurs mères ? Actuellement (au 18 mars 2020), aucun cas de transmission du covid-19 au foetus n’a été
observé dans le monde. «  Ni les foetus, ni les enfants ne sont contaminées pendant la grossesse ou à l’accouchement », affirme le Pr Yves Ville, chef du service d’obstétrique
et de médecine foetale de l’hôpital Necker-enfants malades

Les symptômes du Covid-19 :

Les symptômes du nouveau coronavirus sont multiples  et nous vous les avons déjà présentés, toutefois un rappel est toujours utile :

fièvre ou sensation de fièvre, maux de tête, fatigue, toux, maux de gorge, courbatures, gêne respiratoire, essoufflement.

Le profil des personnes touchées:

Contrairement à ce que nous pensions au début de l’épidémie, toutes les catégories d’ages sont susceptibles d’être concernées plus ou moins dans les mêmes proportions, mais  les personnes
ayant le plus de risques  de décéder son les personnes âgées :

  • Les femmes et les hommes sont quasiment égaux face à la contamination.
  • Les quinquagénaires sont les plus touchés.
  • 10  personnes contaminées sur 12  ont entre 30  et 79 ans.

Lors de son point presse du 10 mars, le Pr Jérôme Salomon a précisé que « les personnes atteintes par le coronavirus ne sont pas celles qui sont classiquement atteintes par la grippe ».

 

• Dans les faits, parmi les décès recensés en France au 10 mars :

Les 3/4  des personnes décédées ont plus de 75 ans alors qu’elles ne représentent que 19 % des cas.

Par ailleurs 38 % des passages en réanimation concernent des personnes âgées de moins de 65 ans.

La présence de maladies cardiovasculaires augmenterait le risque de mortalité de 10,5%, un diabète de 7,3%, une maladie respiratoire chronique
(comme la BPCO) de 6,3%, une hypertension
de 6%, un cancer de 5,6%. Le taux de mortalité chez les personnes atteintes de ces maladies est presque trois fois plus important que
dans la population totale. On peut conclure de ces chiffres que les hommes âgés de plus de 70 ans et déjà malades sont les plus vulnérables au Covid-19, et doivent
redoubler de vigilance pour s’en prémunir.

Le dernier bilan :

En France au total, les autorités recensent 372 morts, soit 108 de plus qu’hier, ainsi que 4 761 hospitalisations et 10 955 cas confirmés.

« Il y a un doublement des cas tous les jours, l’épidémie s’étend sur le territoire national et s’aggrave rapidement » a confirmé encore ce jeudi  19  mars le Pr
Jérome Salomon, directeur général de la Santé lors du point de situation quotidien.  Il précise également que « 3 700 lits sont disponibles en France dans les établissements de santé
publics et privés, dont 1 300 en réanimation adulte, 1 600 en soins continus, 754 en soins intensifs
« , on se rend donc compte du manque criant de lits  et donc de l’insoluble casse-tête
morbide  des services hospitaliers…

 

Le bilan normand s’établit désormais ainsi :

 

– 44 cas dans la Manche, dont deux nouveaux cas sur la dernière journée.

 

– 76 cas dans le Calvados, dont cinq nouveaux cas sur la dernière journée.

 

77 cas en Seine-Maritime, dont 20 nouveaux cas sur la dernière journée !

 

– 35 cas dans l’Eure, six nouveaux cas sur la dernière journée.

– Neuf cas dans l’Orne, aucun nouveau cas.

Le nombre total de décès depuis le début de l’épidémie est de cinq en Normandie.

 

L’appel de l’intersyndicale nationale des internes en médecine :

Un bilan de plus en plus lourd comme nous l’avons vu ci-dessus, et qui ne fera qu’empirer  prochainement sans un  un confinement total et un dépistage massif de la population
selon l’intersyndicale nationale des internes en médecine (ISNI) qui a lancée un appel au Président de la République :

 

Vous devez cesser les demi-mesures et les discours équivoques ». Dans un courrier adressé à la presse ce jeudi, l’Intersyndicale nationale des internes en médecine (ISNI) lance un appel
au président de la République pour que l’Etat organise un dépistage massif de la population. Le syndicat réclame également « un confinement total et absolu ». « A la lecture de
la situation dans le Grand Est, des modélisations épidémiologiques et du manque de matériel de l’ensemble du territoire, la situation s’annonce catastrophique dans les hôpitaux »
, prévient le
syndicat.

 

« C’est un confinement total et absolu de l’ensemble de la population dont nous avons besoin, à l’instar des mesures déployées en Chine : _aucune sortie, aucun contact
interpersonnel extérieur au foyer, arrêt strict de toutes les entreprises non vitales
_, des transports en commun, ravitaillement des familles au domicile par des personnels protégés
intégralement et avec des masques FFP2 (…) Nous exhortons le gouvernement à appliquer les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et donc à investir dans des moyens pour mener un
dépistage massif de toute la population ! »

« Nous tenons à alerter la population du fait qu’il n’y aura pas de places en réanimation pour tous les patients graves quel que soit leur âge : les médecins devront faire des choix
humainement très difficiles. Les jeunes en bonne santé présentent des formes mortelles. A l’heure où nous écrivons, plus de 900 personnes dépistées positives au Covid-19 occupent des lits de
réanimation alors qu’il n’y en a que 5.000 dans tout le pays »
, insiste l’INSI.

« Les cadres de santé refusent que les personnels paramédicaux soient testés en masse par crainte de manquer de bras dans les services, les soignants sont contraints de travailler alors
qu’ils ou elles présentent tous les signes objectifs d’une infection à coronavirus. Les internes de médecine sont sur-mobilisés et ont accepté de faire des sacrifices importants sur leur vie et
leur formation pour se mettre en ordre de marche face à l’épidémie »
, explique le syndicat.

« Les masques sont manquants ou rationnés conduisant les soignants à utiliser parfois des masques en tissu cousu main, des masques chirurgicaux non protecteurs, de ne les changer qu’au
plus deux ou trois fois par jour ce qui est propice à l’auto-contamination. Le matériel de dépistage (écouvillon, machine de test) n’est pas disponible pour tester tous les cas et les personnels
afin de pouvoir mener des stratégies correctes de prise en charge ».

 

« Les personnels soignants sont déterminés à sauver la population, mais la colère est à son apogée contre les politiques qui ont dégradé depuis dix ans, d’année en année, les capacités de
notre système de santé et installé, aux fonctions hiérarchiques sanitaires des technocrates incompétents et assidus à l’application des restrictions budgétaires ».

« Depuis novembre 2019, les internes se sont ralliés à tous les corps professionnels hospitaliers pour alerter sur le manque de moyens, le manque de personnel, le management délétère qui se
sont instaurés à l’hôpital public depuis des années. Tous ces problèmes sont exacerbés par la crise sanitaire actuelle ».

Les dernières mesures :

– La mobilisation des taxis et des hôtels aux profits des professionnels de la santé, gratuitement, dès mardi 17 mars.

 

– Toutes les réformes en cours sont suspendues, y compris la réforme des retraites

 

– Les tribunaux en France sont fermés depuis le lundi 16 mars en raison du coronavirus, sauf pour le traitement des « contentieux essentiels »

 

Tous les examens de permis de conduire, pratiques et théoriques, qui devaient se tenir à compter de lundi sont reportés.

 

100 000 policiers et gendarmes sont déployés sur le territoire français pour vérifier que chaque personne (piéton et automobiliste) est en possession de son attestation, si
elle décide de se déplacer hors de chez elle.

 

– Dans un communiqué, Olivier Véran a tenu à rassurer les femmes qui se trouvent en possession d’une ordonnance de pilule contraceptive périmée : « Les pharmaciens sont
autorisés à délivrer la pilule contraceptive aux femmes
dans l’impossibilité de faire renouveler leur ordonnance, sur simple présentation de leur ancienne ordonnance
« , a-t-il
détaillé. C’est d’ailleurs le cas pour tous les médicaments sur prescription médicale : « les Français peuvent se voir délivrer leurs médicaments jusqu’au 31 mai, et
ce sans renouvellement d’ordonnance
« .

 

– Le conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes a ordonné la fermeture des cabinets de kinésithérapie. Les soins à domicile (dans le respect des règles d’hygiène
et des gestes barrières) et le suivi à distance sont maintenus.

Et pour finir un grand merci à :

Cette période ou le quotidien de la majorité est ce fameux confinement, ne doit pas nous faire oublier toutes celles et ceux qui pour l’intérêt collectif continuent de travailler et prendre de
grands risques sanitaires, merci donc :

 

– A tout le personnel médical qui lutte plus que jamais avec parfois de bien faibles moyens pour faire éviter le pire aux malades, tout en étant les plus exposés au virus.

 

– Aux forces de l’ordre qui doivent gérer le respect des règles en vigueur dues au confinement, tout cela alors qu’eux même se voient refuser pour le moment le port du masque et des gants,
mettant donc en péril leur propre santé.

 

– A celles et ceux qui travaillent dans des commerces alimentaires, des pharmacies et tous les autres lieux encore ouverts, et qui nous permettent la aussi de survivre.

 

– Aux routiers et agents des trains de fret qui permettent l’approvisionnement du pays.

 

– Aux agents des transports public qui sont eux aussi en première ligne concernant les risques, et qui font que tous les autres acteurs encore actifs de la vie, puissent se déplacer pour
travailler.

 

– Aux agents postaux et aux livreurs qui manipulent et livrent  nos lettres et livraisons diverses.

 

– Aux assistant(e)s maternel(le)s qui s’occupent avec amour des enfants de ceux qui n’ont d’autre choix que de travailler, avec la aussi des risques de contact avec le virus accrus.

 

– Aux instituteurs et professeurs qui parfois doivent être toujours dans les établissement scolaires pour accueillir les enfants du personnel médical, et qui dans tous les cas ne chôment pas pour
permettre à nos enfants de continuer à s’instruire, et qui avant le confinement font partie avec les animateurs du périscolaire des gens qui ont été le plus en contact avec les enfants qui sont
potentiellement la catégorie de population comprenant le plus de porteurs sains du virus…

 

– Au personnel des ehpad qui s’occupe de nos anciens, avec des moyens insuffisants dans bien des cas, et qui au delà du médical est le seul lien social réel de tous les résidents, puisque pour
des raisons de sécurité face à la propagation, les visites des familles sont interdites.

 

-Aux agents de la propreté (éboueurs, femmes de ménages…) qui continuent leurs difficiles missions.

 

–  A celles et ceux qui travaillent dans le bâtiment, couvreurs, plombiers, électriciens etc.. mais également aux informaticiens et tant d’autres qui sont indispensables !

 

– A celles et ceux qui travaillent dans la production alimentaire ou dans la production des indispensables de cette crise comme les masques, les produits désinfectants etc…

 

– A celles et ceux qui s’occupent d’animaux (fermes, refuges, associations etc…).

 

– A toutes celles et ceux que nous avons oublié ci-dessus, mais qui sont encore au front d’une manière ou d’une autre, et qui de fait prennent des risques et se mobilisent au delà de
l’imaginable  pour nous toutes et tous ! 


[Drama] Wakaba

Titre japonais : わかば Nombre d’épisodes : 151 de 15 minutesPériode de diffusion : Automne 2004/Hiver 2005Chaîne de diffusion : NHKFiche : DramaWiki En 2018, après avoir terminé le génial Churasan, il m’a fallu trouver un nouvel […..

Coronavirus : passage au stade 3, ce qui change

ce qui change & ce que nous savons

Ce qui change avec le stade 3 :

Le passage au stade 3 était annoncé comme inévitable depuis le 06 mars par notre président, et sa mise en application est effective depuis hier soir minuit et ce pour une durée de huit à douze
semaines. Ce nouveau stade dans la gestion de l’épidémie implique de nombreux changements dans notre quotidien :

 

Au niveau médical :

Ce stade impose « la pleine mobilisation du système de santé dans toutes ses composantes », c’est à dire : les médecins indépendants ( réservistes compris), les hôpitaux (dans lesquels le plan
blanc est actif depuis le 6 mars), cliniques et établissements médico-sociaux.

Toutes les  opérations non urgentes et qui ne sont pas liées au coronavirus, sont annulées.

 

Au niveau scolaire :

Comme annoncé dès jeudi, les crèches, écoles, collèges, lycées et universités sont fermées. Une exception toutefois : les enfants du personnel médical sont accueillis jusqu’à 16 ans, pour
permettre au système de santé de fonctionner normalement.  Les élèves pourront suivre leur programme par internet et seront toujours en lien par mail ou téléphone avec leurs établissements,
il est d’ailleurs à noter que les enseignants et responsables du périscolaire seront toujours présents dans les établissements.

 

Dans les entreprises et administrations :

Le recourt au télétravail est vivement conseillé, lorsqu’il est possible et le cas échéant les salariés pourront bénéficier du chômage partiel.

Les parents salariés eux, peuvent demander un arrêt de travail indemnisé pour pouvoir gérer les enfants confinés.

 

Dans les transports en commun :

Les transports en commun fonctionnent toujours pour le moment, mais de façon réduite : en gros le même fonctionnement des bus et métros qu’en période de vacances scolaires pour de nombreuses
villes, et en ce qui concerne la SNCF une importante réduction du trafic aura également lieu dès ce lundi. Il y a deux raisons évidentes à cette baisse de l’offre de transport : D’une part il
faut limiter les déplacements au strict nécessaire, d’autre part et c’est très logique, les personnels des transports publics sont eux aussi confrontés au fait de devoir garder leurs enfants à la
maison, et sont donc nombreux à ne pouvoir travailler.

 

Dans l’hôtellerie et la restauration :

Les hôtels restent ouverts mais ne peuvent plus assurer de service petit-déjeuner en salle, seul les petits-déjeuners en chambre sont possibles. En ce qui concerne les restaurants, même principe,
ils ne pourront plus servir de clients en salle, mais pourront assurer des ventes à emporter et des livraisons.  Les bars, qu’ils soient simples débits de boissons ou lieux culturels doivent
fermer.

 

Au niveau des commerces :

Tous les commerces considérés comme non-essentiels ont l’obligation de fermer, seul restent ouverts les commerces alimentaires ( y compris ceux pour animaux bien-sur), les banques, les
pharmacies, les stations services, les  points presse et les bureaux de tabac restent ouverts. Concernant les bureaux de tabac, certains s’étonnent de leur caractère « essentiel » mais il faut
savoir qu’ils sont aussi pour beaucoup, dont moi, une banque, un lieu ou régler le trésor public, l’endroit ou acheter son journal etc…

 

En ce qui concerne les lieux culturels et sportifs :

Tous les lieux clos ont obligation de fermer, que ce soit les musées, les salles de concert, les salles de sport etc… Seuls restent ouverts certains jardins et stades extérieurs.

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Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
Arrêté_du_14_mars_2020_version_initiale.
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Ce que l’on sait concernant le Coronavirus :

Nous avons déjà fait un article complet il y a quelques jours, sur le Coronavirus sous sa forme qui nous préoccupe en ce moment c’est à dire le Covid-19, mais il y a de nouvelles informations
très importantes que chacun doit connaitre :

 

Contamination par les objets :

Au départ tous les spécialistes indiquaient une durée de vie du virus sur les matières non vivantes d’environ 4 heures, il s’avère en fait que suite à son évolution, le virus peut survivre sur
ces matières entre 6 et 24 heures.

 

Les moyens de se protéger et de protéger les autres :

Il est toujours et même plus que jamais, indispensable de se laver très fréquemment les mains au savon ou gel hydroalcoolique, de tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne
pas se serrer la main ou se faire la bise, prendre deux fois par jour sa température ( sous le bras, pas dans la bouche, sauf à avoir un thermomètre par habitant de votre domicile).  Évitez
également les face à face de plus de dix minutes avec toutes les personnes que vous voyez , car il y aura forcément des projections involontaires.

Lors de vos achats dans les commerces encore ouverts, pensez, si vous le pouvez à régler vos achats par carte bancaire et de préférence en mode sans contact. Prévoyez également  une cuisson
complète de la viande et des œufs pour éviter tout risque.

Si par contre vous  pensez  avoir des symptômes ou si vous êtes un professionnel de la santé, il faut : porter un masque, appliquer les gestes barrières cités plus haut et bien sur
prévoir très rapidement un dépistage au moindre doute.

 

Les symptômes :

 Les signes courants d’infection sont les symptômes respiratoires, la fièvre, la toux, l’essoufflement, les courbatures et la dyspnée.

Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort. Il est a noté qu’un bon moyen de différencier le
Covid-19 de nombreuses autres maladies est  l’absence de nez qui coule.

 

Concernant les anti-inflammatoires :

Nous avons tous entendu le fait que la consommation d’anti-inflammatoires pouvait être un facteur aggravant des risques, il convient de nuancer ces propos, car voila ce qu’explique le médecin
urgentiste Gérald Kierzek :  « Message important aux patients qui ont un traitement chronique avec des corticoïdes (asthmatiques,…) ou anti-inflammatoires IL NE FAUT PAS LES ARRÊTER! C’est
juste qu’en cas de fièvre ou de signes respiratoires, on ne se traite pas par ces médicaments! »

Nouveau bilan sanitaire  ( au 14 mars 20h00) :

Nombres de cas au niveau national :

Le virus est présent sur le territoire national, avec notamment plusieurs zones de regroupement de cas appelés « clusters ».

Depuis le 24 janvier 2020, la France compte 4 500 cas de Coronavirus COVID-19 confirmés.

91 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie.

En Normandie nous avons 127 cas, et la région la plus touchée est le Grand-Est avec plus de 1000 cas.

Il faut noter une une augmentation des cas graves de 20 % à 30 % par jour, ce qui est plus que ce qui était prévu il y a peu.

 

Profil des personnes touchées :

Si les personnes qui ont le plus de risque d’êtres touchées et avec les symptômes les plus graves, sont toujours les personnes âgées, les personnes immunodéficientes  et autres 
personnes avec des problèmes de santé importants, il est a noté que depuis quelques jours, plusieurs médecins et épidémiologistes informent que les formes sévères du virus sont observées dans
plusieurs classes d’âge à partir de 30 ans et parfois sur des patients de présentant aucun problème de santé.