Sondage inédit sur l’enracinement régional: EN PASSANT PAR OUEST-FRANCE AVEC MES GROS SABOTS BRETONS!

Elabe et l’Institut Montaigne, en partenariat avec France Info et de nombreux titres de presse quotidienne régionale*, publient « La France en morceaux », édition 2019 du Baromètre des Territoires.

*aucun média normand
 
Le résumé pour la Normandie est dans le titre: "douceur de vivre, dureté du quotidien".
On vous laisse observer cette enquête dans le détail mais il en ressort que c'est la Bretagne qui s'en sort le mieux, d'ailleurs le titre est éloquent "Richesse sociale et bon vivre sous le ciel de Bretagne". Avec toute la solicitude que L’État central parisien accorde aux Bretons de peur qu'une recette locale des impôts ne parte en fumée, il serait difficile de ne pas être premier de la classe....
Bien entendu, dans son édition diffusé dans tout "l'Ouest" (enfin presque...) la Pravda ligéro-bretonne se fait bruyamment l'écho que les Bretons se montrent, sans surprise, les plus fièrement attachés à leur région:

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Au delà de la symbolique phalique simpliste d'un menhir de fierté bretonne dressé dominant la lande rabougrie de l'idée régionale passée depuis des années au glyphosate du centralisme de l'Etat jacobino-parisien, il faut examiner la raison pour laquelle l'idée régionale et l'action publique régionale ne sont pas encore suffisamment perçues comme des alternatives positives pour changer le quotidien économique et social des Français.

Avec 60% de sympathie régionale les Normands font un score plutôt décevant au regard de l'évidence sinon du privilège du cas de la Normandie d'être la seule vraie région-province de France avec une histoire et un patrimoine prestigieux, mondialement connu et qui, dès qu'on a l'occasion et les moyens de s'y intéresser, procure un sentiment naturel de fierté.

Mais encore faudrait-il que les Normandes et les Normands en soient persuadés. Pire: qu'ils soient mis au courant de l'existence d'un patrimoine et d'un potentiel régionaux exceptionnels. Après 60 années de division régionale et d'effondrement des Normands dans la médiocrité localiste, l'ignorance nourrit la défiance, la méprise alimente le mépris. Le constat de fond posé par le philosophe normand Michel Onfray à l'occasion de la réunification demeure: "les Normands ne s'aiment pas" même si après trois années de réunification, la fierté normande se réveille.

La comparaison toujours un peu humiliante avec le cas breton est incontournable même si elle n'épuise pas le sujet: en dépit d'une Bretagne qui reste amputée de sa Loire Atlantique, les Bretons sont les plus fiers de leur région envers et contre tout au point qu'ils usent et abusent de cette position médiatique nationale (donc parisienne) favorable pour monopoliser l'idée d'identité régionale dans le sens qu'il n'y aurait de légitime que l'identité régionale au beurre breton alors que l'identité régionale à la crème normande est tout aussi pertinente sinon plus en proposant une identité régionale plus individualiste et existentialiste qui évite les périls idéologiques du communautarisme.

Certains avantages ne sont pas sans inconvénients (Bretons) ou vice-versa (Normands).

La question d'une information quotidienne régionale 100% normande ou "pro-active" normande, la question de mener un combat culturel normand pour se reconquérir soi-même, pour "normandiser" plus encore une société civile régionale qui avait su, des années durant, porter parfois à bout de bras dans le mépris institutionnel et officiel, l'idée régionale normande, sera le grand enjeu de la prochaine mandature régionale qui s'ouvrira en 2021.

L'enjeu est de faire prendre conscience que la Normandie peut être le BOUCLIER SOCIAL des Normands: il faudra donc renforcer tous les événements, les occasions, les supports médiatiques qui peuvent faciliter cette prise de conscience. A commencer par les jeunes Normands qui ne connaissent quasiment rien de leur région qui en ont encore une image déplorable et ringarde au point que cela peut contribuer au manque d'estime de soi que l'on observe parfois... Heureusement d'ailleurs que les jeunes Normands ne lisent pas Ouest-France car ce serait pire!

C'est la raison pour laquelle nous avons demandé à la région de prendre en charge la diffusion d'une information exhaustive sur la Normandie auprès de tous les lycéens entrant en classe de seconde.

L'actuelle majorité régionale emmenée par Hervé Morin a déjà un bon bilan normand: la tâche était colossale car il a fallu parer à de multiples urgences dans l'immense chantier de restauration et de reconstruction de l'unité normande. Des initiatives ont été prises pour stimuler le réveil de la fierté normande mais il faudra aller plus loin tout en évitant de singer le modèle 100% beurre breton car ce serait mépriser une seconde fois la richesse exceptionnelle d'une matière normande qui devrait nous remplir de fierté.

Nous l'avons déjà dit: vendre la Bretagne c'est plus facile que de vendre la Normandie pour la bonne et simple raison que la Normandie n'est pas à vendre. 

La Normandie est une matière à contempler à méditer pour être davantage soi-même plutôt qu'un objet de marketing à exploiter à dupliquer à simplifier à édulcorer pour faire jouir des masses imbéciles. La Normandie c'est une expérience aristocratique, un dandysme, un élitisme pour tous.

Par exemple: Le cidre normand ou le poiré du Domfrontais méthode champenoise sont des boissons d'exception qui peuvent rivaliser sur les plus grandes tables avec le vin. Personne n'est au courant ou presque. Et quand on relève le problème on s'entend encore dire: "un produit de qualité exceptionnelle n'a pas besoin de pub. La publicité c'est l'art des imbéciles pour convaincre des imbéciles" (dixit un distributeur de poiré rencontré récemment sur un marché forain de Caen).

On pourra partager totalement l'analyse même si elle n'incite pas à l'efficacité commerciale: laissons l'esprit de boutique aux Bretons qui sont nos Chinois à condition d'inventer autre chose, tout autre chose: ça tombe bien, la matière normande est dans l'air du temps!

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Mémorial de CAEN 28 février 2019: Comment faire que 1944 reste le sujet d’un PELERINAGE laïc?

Quel est, actuellement, le pire site touristique à visiter dans le Monde?

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Pour évoquer les 3ème Assises de la Normandie organisées par Ouest-France qui auront lieu à Caen au Mémorial le jeudi 28 février 2019 sur le thème sensible et essentiel pour l'identité contemporaine de notre région du "tourisme de la mémoire" lié aux sites militaires du débarquement de juin 1944, nous avons délibérément ouvert notre propos en montant directement au "point Godwin" de la discussion pour que les choses soient claires:

Nous n'aimons vraiment pas mais vraiment pas du tout cet oxymore: "tourisme de la mémoire" qui sent l'exploitation mercantile d'un filon qui risque de s'épuiser avec la mort du dernier vétéran des plages du Débarquement.

On sait que cette question morale fondamentale est au coeur du débat, notamment dans le processus de classement au patrimoine mondial de l'Humanité des sites des plages du Débarquement. Plus que le risque de pollution esthétique au large des côtes par un hypothétique projet de champ d'éoliennes marines, l'UNESCO a quelques scrupules à inscrire pour la première fois sur sa célèbre liste un site militaire et sa mémoire qui pourrait être exploitée à des fins strictement commerciales: les détrousseurs de cadavres rôdent longtemps sur les champs de bataille.

C'est une question fondamentale pour nous autres Normands que de réussir à éviter que le "tourisme de la Mémoire" ne soit pas qu'un... tourisme.

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C'est la raison pour laquelle nous préférons parler non pas de "tourisme de la Mémoire" mais plutôt de "pélerinage laïc" à placer en Normandie aux côtés de celui de Lisieux sur les traces de la vie de Sainte Thérèse ou de celui du Mont- Saint- Michel qui offrent aux visiteurs et randonneurs l'occasion de transcender dans leur spiritualité personnelle un effort physique, une curiosité pittoresque...

Pour éviter la dégradation de la Mémoire du débarquement de 1944 dans un simple tourisme de masse consumériste il faut impérativement veiller à un strict respect esthétique et éthique des lieux pour ne pas congédier le recueillement, la méditation voire la piété. C'est essentiel.

L'autre priorité est de proposer un but qualitatif à ce pélerinage laïc: la pédagogie, la réflexion politique, scientifique et philosophique, l'engagement éthique mais aussi les spiritualités qu'elles soient religieuses ou non doivent être convoqués à l'occasion de cérémonies, d'événements associant largement le public. C'est le rôle notamment assigné au Mémorial de Caen depuis sa création en 1986 et cela semble être la voie poursuivie par la région avec la création du forum mondial pour la Paix de Caen.

Maintenir cette exigence de qualité "humaniste" sans compromission autour des sites du débarquement de Normandie est la seule solution pour que nous ne perdions pas collectivement notre âme lorsque les derniers témoins de l'événement le plus important de l'histoire de notre Normandie millénaire nous auront définitivement quittés...


 Pour prendre connaissance du programme de ces 3ème Assises de la Normandie-Ouest France consacrées à l'avenir du tourisme de la Mémoire:

https://evenements.ouest-france.fr/assisesdelanormandie/programme-edition-2019/

NORMANDINAMIK s’arrête… Et les CCI normandes s’interrogent sur leur avenir!

On vient de l'apprendre: le magazine consulaire régional d'informations économiques "Normandinamik" qui offrait tous les deux mois depuis 2014 un panorama assez complet de l'activité des entreprises normandes, va cesser sa parution avec le 30ème et dernier numéro en cours (janvier / février 2019).

https://en.calameo.com/books/0003387459d2f862ce1cc

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Par principe, nous considérons que c'est une nouvelle funeste pour la Normandie et son rayonnement lorsqu'un titre de presse ou un média d'information régionale a des difficultés ou cesse de paraître. Ce magazine papier très agréable à lire et plutôt bien réalisé, permettait d'avoir accès à une information économique régionale normande qui est trop souvent survolée ou concentrée sur les urgences du moment dans les grands médias audio-visuels. La rédaction animée par François Colombier n'est pas sanctionnée pour la qualité du travail effectué: on dira que le journal est une victime collatérale des coupes budgétaires drastiques qui sont à l'oeuvre depuis quelques années dans les organismes consulaires puisque l'actuel gouvernement Macron-Philippe-Lemaire poursuit la même politique de restructuration des CCI que la majorité présidentielle précédente en exigeant de réaliser des économies de fonctionnement importantes...

Pourquoi tant de haine?

Deux raisons semble-t-il...

1) Les services rendus aux entreprises régionales par les CCI n'avaient pas l'air de correspondre, en terme de résultats, aux moyens financiers plutôt généreux alloués par l'Etat au réseau consulaire: ce dernier a donc décidé de passer un coup de rabot, la fusion restructuration des CCI a d'ailleurs anticipé la restructuration régionale de la loi NOTRe de 2015. Des rationalisations et des modernisations étaient nécessaires sur cet appareil consulaire dont la création remontait à ... Napoléon 1er. Mais on préfère plumer le canard plutôt que de raboter... le salaire d'un président!

2) Les conseils régionaux sont dotés depuis la loi NOTRe de compétences élargies en matière de développement économique et de soutien aux entreprises régionales: compte tenu des spécificités très particulières du cas de la réunification normande qui consiste avant tout à faire revivre pleinement une région qui existait déjà, la majorité régionale normande présidée par Hervé Morin s'est emparée de la question centrale sinon essentielle du développement économique en expérimentant une stratégique normande d'intelligence territoriale grâce à une agence dédiée qui couvre tous les sujets quitte à faire le travail que certains auraient dû faire alors qu'ils en étaient officiellement en charge: on pensera, bien évidemment, aux consulaires mais aussi aux banquiers et aux financiers.

Avec l'Agence de Développement de Normandie (ADN) créée en 2016 et qui engrange des résultats plutôt flatteurs au point que la réunification administrative et politique s'est doublée d'un choc positif sur l'économie normande, le conseil régional fait en partie (et plutôt bien) le travail que les consulaires ne font plus...

Le cidre nouveau ne se met pas dans de vieilles outres... On comprend la morosité voire la mauvaise humeur de certains!

Voir l'éclairage apporté par la Lettre Eco Normandie datée du 25 janvier 2019:

 

L’ANTISEMITISME est particulièrement incompatible avec l’histoire et les valeurs de la Normandie…

L'antisémitisme est une lèpre insupportable sur notre corps politique. Elle l'est tout particulièrement pour nous Normands car l'histoire prestigieuse de notre Normandie médiévale est aussi une belle histoire d'intégration et de tolérance religieuse notamment à l'égard de la communauté juive. On rappelle que c'est Guillaume le Conquérant qui autorise la création d'une synagogue à Londres que Rouen au XIIe siècle était un centre de culture et d'éducation juives ayant un rayonnement européen, avec la "maison sublime" un précieux témoignage archéologique que l'on peut toujours voir dans les sous-sols de l'actuel palais de Justice de Rouen, ancien parlement de Normandie... Tout un symbole!

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Evoquons aussi la tolérance religieuse imposée à tous par le roi Roger II dans le royaume normand de Naples et Sicile au XIIe siècle. On rappelle aussi que le droit normand offrait un cadre protecteur pour l'intégrité physique et matérielle des personnes qui concernait tous les justiciables sans aucune exception sociale ou religieuse. A ce titre, les Juifs étaient des justiciables normands comme les autres devant la coutume de Normandie. Ainsi en 1223 à Bernay deux passants furent condamnés par le juge royal appliquant le droit normand à de fortes amendes pécunières pour avoir ignoré la clameur de Haro poussée par un juif normand qui venait d'être physiquement agressé...

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http://normandie.canalblog.com/archives/2015/01/04/31254610.html

Après l'intégration de la Normandie dans le domaine royal français, les Normands ont jalousement préservé leurs lois et libertés pour limiter quelques "novelletés" indignes des traditions normandes telles que le recours à la torture dans la procédure d'enquête judiciaire ou l'introduction dans notre province de l'inquisition religieuse ce dont témoigne la Charte aux Normands accordée en 1315 par le roi de France Louis X le Hutin.

Le rappel de ces évidences historiques normandes qui nous sont chères suffira pour dénoncer l'antisémitisme avec des arguments normands après l'agression verbale subie par le philosophe Alain Finkielkraut à Paris, samedi 16 février 2019 en marge d'une manifestation des Gilets Jaunes qui annoncent un rassemblement le 19 février 2019 à 18h00 place de la République à Paris pour condamner clairement l'antisémitisme:

Manipuler des immondices est excécrable mais la manipulation politicienne des immondices l'est tout autant s'il s'agit de diaboliser à bon compte un mouvement social populaire qui irrite les élites politiques et médiatiques de notre pays depuis trois mois maintenant.

En Normandie, des appels à se rassembler contre l'antisémitisme ont été annoncés ce 18 février 2019:

https://www.paris-normandie.fr/region/face-a-l-antisemitisme-appel-a-la-mobilisation-mardi-19-fevrier-2019-au-havre-et-a-rouen-FC14618973

Avec la tolérance religieuse et les libertés politiques et juridiques garanties autrefois par notre coutume provinciale, la lucidité est une autre valeur normande: les gilets jaunes de Normandie doivent montrer l'exemple en faisant preuve d'une vigilance accrue sur toutes les tentatives de manipulation et de récupération de leur mouvement par des forces politiques qui n'en ont que faire...

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Le philosophe normand et caennais Michel Onfray nous invite dans sa dernière intervention à une saine mise en garde:

Par exemple, les enjeux idéologiques de l'islamo-gauchisme n'ont rien à faire ni à voir avec les revendications sociales et politiques légitimes des Gilets Jaunes tels qu'ils se sont mis en branle le 17 novembre 2018. Des gens bien mal intentionnés ont pris le train des GJ en route avec le but de plus en plus clair de le faire dérailler à leur profit sachant que celui qui capitalise sur la catastrophe à venir sera un Emmanuel Macron qui n'a plus que la peur et la diabolisation morale à proposer aux Français pour espérer arriver, comme en mai 2017, premier dans un concours de circonstances aux prochaines élections européennes...


 

LE JAUNE & LE VERT

   Lors du quatorzième acte de la manifestation des Gilets Jaunes, Alain Finkielkraut a été pris à parti dans la rue, puis invectivé de façon clairement antisémite. La presse, la classe politique, un grand nombre d’anonymes, mais également le président de la république, le ministre de l’intérieur,  tous se sont légitimement offusqués et ont manifesté leur soutien au philosophe. Je suis terriblement offusqué moi aussi et je manifeste mon soutien total à l’auteur de La défaite de la pensée. En voyant ces images et en entendant la bande son qui l’accompagne, j’ai eu un haut le cœur physique, j’ai ressenti un malaise corporel empathique. La vision du corps voûté du philosophe comme s’il cherchait en vain à se protéger corporellement des insultes, des cris, des vociférations, son visage sidéré, son regard hagard, tout cela m’a immédiatement rappelé ces photographies de Juifs à la silhouette abattue, accablée, écrasée en présence de soldats nazis. Je ne suis pas suspect de banaliser le nazisme et de l’utiliser mal à propos ! Dès lors, l’heure venue, et, hélas, elle est venue, je peux vraiment dire que, cette fois-ci, ces images m’ont fait penser aux Juifs du ghetto de Varsovie traqués par la soldatesque national-socialiste. Ma peine pour cet homme est grande.

   Peut-on penser ce qui est advenu ?


   J’ai la faiblesse de croire que oui et la certitude que, pour ce faire, il me faut dire un certain nombre de choses que la presse ne dit pas. Et dire ce que la presse ne dit pas en précisant, justement, qu’elle ne le dit pas, puis dire pourquoi elle ne le dit pas, c’est aller au devant d’un lynchage. Ce n’est pas bien grave, j’ai l’habitude, ce ne sera pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière non plus.

   Qu’est-ce que la presse n’a pas dit dans cette affaire ? Que le propos antisémite tenu par un vociférant dont j’espère que Castaner va être actif pour  le retrouver afin qu’on connaisse son identité et qu’on établisse son portrait politique et sociologique en bonne et due forme, l’a été par un musulman. Cela ne fait aucun doute. Pourquoi la chose n’a-t-elle pas été dite ? On a stigmatisé le propos antisémite, et on a eu raison, mais pas du tout l’origine islamique de ce propos. Et on a eu tort. Je vais dire pourquoi.

   Etablissons les faits : un paquet de gens qui portent le gilet jaune siffle, crie, vocifère, insulte, invective, hurle. Ils semblent une grosse dizaine. On y trouve les habituelles mentions scatologiques – « grosse merde », « enculé ».... Ou bien encore le désormais fameux « nique ta mère », une insulte née dans les banlieues, sûrement pas à Saint-Flour dans le Cantal. On y entend surtout : « Palestine » à plusieurs reprises. L’un des plus actifs porte le keffieh palestinien enroulé sur sa tête. L’autre arbore une barbe dans l’esprit salafiste – avec la lèvre supérieure rasée.

   Cette fameuse presse qui se tait sur l’origine de cet antisémitisme, notamment celle du service public, ne dira pas que c’est un musulman qui est en cause, pour la bonne et simple raison qu’en pareil cas, elle charge systématiquement ce qu’elle nomme  « l’extrême-droite », à savoir Marine Le Pen. Elle est tellement utile pour servir d’attraction au premier tour des présidentielles, puis de répulsion au second, afin que le candidat maastrichien soit largement élu pour faire barrage à un prétendu fascisme, qu’il faut politiquement, donc médiatement, en user sur le mode attraction-répulsion !

   Quand ce qui reste du Parti Socialiste prend l’initiative d’un rassemblement public contre l’augmentation vertigineuse des actes antisémites en France, il prend bien soin de ne pas inviter le Rassemblement national puis, en regard de son absence, il conclut … à la preuve de son antisémitisme ! La France insoumise, elle, a été invitée, mais la preuve qu’il existe une frange islamo-gauchiste active dans la FI est avérée[1]. Or cet islamo-gauchisme est clairement antisémite. Mais cela ne gêne pas le PS qui appelle à manifester contre l’antisémitisme…

   Qu’on se souvienne que, lors des présidentielles de 2012, Mohamed Mehra a tué des enfants juifs avec une arme à bout touchant. Sarkozy et Hollande avaient annulé leurs passages à la télévision au nom d’ une trêve de décence. A la demande de Marine Le Pen elle-même, une émission de télévision qui devait lui être consacrée sur le service public  a été annulée. Mélenchon, quant à lui, a continué sa campagne[2]. Qu’aurait-on dit s’il s’était agit de Marine Le Pen ?

   S’il existe une complaisance à l’endroit de la frange radicale de l’islam, ça n’est pas au RN qu’on la trouver mais à gauche, hélas. L’antisémitisme de droite a existé, c’est celui des catholiques pour lesquels les Juifs sont le peuple qui a tué Jésus au nom d’une foi dont ils prétendent que leur héraut l’aurait dépassée par la vérité de son message. L’Eglise catholique a fait amende honorable en 1965 avec le Concile Vatican II qui abolit la thèse du peuple déicide. On ne peut faire comme si la chose n’avait pas eu lieu. Quand il existe, cet antisémitisme de droite est résiduel, ponctuel, individuel. 

   L’antisémitisme de gauche a existé lui aussi. On le trouve chez nombre de penseurs socialistes du XIX° siècle, dont Marx qui était lui même juif. Qu’on lise La question juive (1843). A gauche, on estimait alors que le judaïsme, c’était l’argent, les banques, donc le capitalisme. Lutter contre le pouvoir de l’argent et du capital équivalait à lutter contre le pouvoir des juifs. Cet antisémitisme existe toujours, et dans les mêmes formes. Et il n’est, hélas, ni résiduel, ni ponctuel, ni individuel, mais structurel.

   Il prend notamment aujourd’hui la forme de l’antisionisme. Une équation simple qui réjouit les simplistes pose que Juifs = argent = capital = capitalisme = Etats-Unis= Israël = Sionisme… Cette équation qui désigne l’Ennemi se double d’une figure qui est celle de l’Ami : le « Palestinien ». Ce « personnage conceptuel », pour parler comme Deleuze,  autorise des variations sur des thèmes multiples : l’Arabe, le Maghrébin, le Musulman, le Djihadiste, le Migrant, jadis l’Immigrant ou l’Immigré. Cette série très hétérogène mériterait d’abondantes précisions sémantiques et philosophiques, mais elle devient un bloc homogène chez les antisémites qui posent une autre équation simple qui réjouit elle aussi les simplistes : Arabe = Maghrébin =   Musulman = Djihadiste =  Migrant, avec un mot pour homogénéiser cette série : « Palestine ».

   C’est justement ce mot-là qui a été utilisé contre Alain Finkielkraut par des Gilets Jaunes.

   Des photographies circulent sur le net qui montrent une femme de dos portant un foulard islamique et arborant un Gilet Jaune sur lequel est écrit le texte que voici : « Les banques nous enculent et l’Etat lubrifie. # Rothschild # Sachs # Attali » Puis ceci : «  A nos (sic) morts, à nos (sic) mutilés, à nos (sic) prisonniers, à nos (sic) blessés ». Enfin : «  Ni oubli, ni pardon ». Il existe également d’autres moments antisémites chez les GJ. C’est incontestable.  Les quenelles qui se disséminent témoignent.

   La multiplication des propos, des gestes, des actes antisémites est indéniable. Il y a peu Le Monde, journal emblématique du politiquement correct,  rendait compte de ce triste bilan [3] avec ce titre Les actes antisémites en hausse de 69% en France. Ce média parvenait à réaliser une performance  sophistique en ne faisant jamais référence à l’antisémitisme des banlieues fomenté par un islam belliqueux.  Avec ses gros sabots politiquement corrects, le Premier Ministre Edouard Philippe  commente ainsi ce chiffre : « Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal ». Bonne fille, la presse qui comprend l’allusion grosse comme un éléphant, c’est intellectuellement dans ses cordes, effectue des variations sur le thème : on renvoie à « la funeste Nuit de cristal et ses exactions nazies contre les juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938 ». Puis le premier des ministres de Macron ajoute : « Pourquoi rappeler, en 2018, un aussi pénible souvenir ? Parce que nous sommes très loin d’en avoir fini avec l’antisémitisme ».  Apparaissent alors les noms de « Pétain » et d’ « Elie Wiesel » dans les rôles respectifs d’une théâtralisation convenue qui empêche de penser, certes, mais surtout qui interdit d’évoquer, d’effleurer, de frôler la question qu’ il faudrait poser : quelle est la part d’un certain islam dans ces actes antisémites ?  Il est bien évident que, selon la formule consacrée, quiconque pose cette question fait le jeu de Marine Le PenLibération me mit un jour en Une avec ce sophisme,  Le Monde lui emboîta le pas trois jours plus tard…

   L’Islam antisémite s’appuie sur un grand nombre de versets du Coran qui invitent au massacre des Juifs. Il peut également invoquer quantité de propos tenus par le Prophète dans des Hadiths. Il peut également en appeler à la biographie de Mahomet qui a combattu les Juifs les armes à la main, qui a procédé à des assassinats et à des massacres de Juifs. Je m’appuie pour ce faire sur des textes que les musulmans eux-mêmes reconnaissent comme les leurs : le Coran, les Hadith et la Sîra. Est-ce que citer les textes que les musulmans  revendiquent c’est faire acte d’islamophobie ? [4]Il faut croire que, pour la gauche culturelle qui défend l’islamo gauchisme, la réponse est Oui. Je sais de quoi je parle…

   A cause de leur refus dommageable de s’organiser, les Gilets Jaunes  font l’objet de perpétuelles récupérations. On parle d’extrême-droite, c’est facile et attendu : tout ce qui met en cause d’Etat maastrichien et son ordre libéral fort avec les faibles et faible avec les forts, est systématiquement renvoyé du côté du pétainisme, du vichysme, du fascisme, du nazisme, le tout ramassé sous le syntagme simple d’ « extrême-droite » - avec de temps en temps des variations du genre : nationalise, raciste, xénophobe, homophobe… « Grossophobe » n’a pas encore été utilisé, mais son temps viendra.

   Or, il existe deux récupérations des GJ dont on parle peu : la récupération par la gauche et la récupération par les islamistes.  

 

   Commençons par la récupération de gauche.

   Je ne prends pas de notes quand je regarde les informations. J’ai tort. Car je me souviens de la véhémence médiatique des propos d’Eric Coquerel contre les Gilets Jaunes dans les jours qui ont suivi le 17 novembre. Il est l’un des hommes politiques les plus invités dans les médias[5]. On a du mal à croire qu’il se soit tu sur cette question pendant dix jours : c’est pourtant ce qui apparait quand on consulte le net et que, comme moi, on souhaite retrouver ce qu’on a vu et entendu une fois.... A la France insoumise, on a un bon community manager qui sait comment faire pour enterrer dans le plus sombre du net ce qu’on n’a pas intérêt à laisser trainer dans la lumière !

   Mais, tout de même. Qu’on se souvienne : la gauche toute entière a pincé du bec quand, mi-novembre, il a été question des premières revendications des GJ. Elle n’était pas loin de Macron sur le sujet…

   La France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste, le Nouveau parti anticapitaliste ont tous tergiversé en estimant qu’il n’était pas question de manifester avec des gens que soutenaient le Rassemblement national et Debout la France.

  Or, ceux qui refusent de se trouver aux côtés des Gilets Jaunes soutenus par RN et Debout La France se trouvent beaucoup  moins gênés de côtoyer telle ou telle figure de gauche dans des manifestations qui fleurent bon le parfum islamo-gauchiste.

   Jean-Luc Mélenchon n’a pas ces pudeurs de  gazelle quand il s’agit de maintenir dans son groupe la France Insoumise une Danielle Obono pour qui la laïcité à la française qui interdit le voile dans l’espace public est surtout une arme contre l’islam ; pour qui le racisme anti blanc n’existe pas puisque tout « racisé », du fait que lui ou ses ancêtres au dix-septième siècle ait fait l’objet de racisme, a le droit de pratiquer la discrimination raciale,  autrement dit : d’être raciste ; pour qui il faut comprendre ceux qui ne sont pas Charlie parce que ce journal les a insultés avec des caricatures ;  pour qui des réunions dites antiracistes peuvent exclure des blancs, des réunions féministes sont fondées à interdire des hommes, des réunions LGBT sont habilitées à refuser l’entrée à des hétérosexuels ; pour qui le compagnonnage avec Houria Bouteldja, photographiée près d’une pancarte qui dit « les sionistes au goulag », ne pose aucun problème ; pour qui la chanson Nique la France, qui fait du pays dont elle est député un pays « puant », mérite d’être défendue ; pour qui un musulman qui refuse de conduire un bus après qu’une femme l’ait elle même piloté ne présente aucun problème ; pour qui la censure contre Dieudonné n’est pas légitime. En effet, la France insoumise peut être légitimement invité par le PS à manifester contre l’augmentation des actes antisémites en France, qui se ressemble s’assemble.  

   Toute cette gauche plus ou moins complaisante à l’endroit des « antisionistes » se retrouve aujourd’hui à courir derrière les Gilets Jaunes qui ont fini par se faire rattraper.

   Or, seuls les GJ auraient pu, un temps hélas écoulé, fédérer un refus de l’Etat maastrichien sur une base souverainiste en économisant les Partis dont ils ne veulent plus, et ils ont raison – la France insoumise de Mélenchon, le Rassemblement national de Marine Le Pen et Debout la France de Dupont-Aignan.

 Mais, hélas, faute d’organisation, ils ont laissé les loups rentrer dans la bergerie. La haine dont Alain Finkielkraut a fait l’objet lors de ce quatorzième acte prend sa source dans cette gauche dont l’anticapitalisme, à des degrés divers, s’accompagne de près ou de loin d’un antisionisme qui s’avère un franc antisémitisme.

 

  Examinons donc la récupération par un certain islam.

   Le compagnonnage entre une gauche anticapitaliste, donc antisioniste, de fait antisémite, et un islam venu des banlieues, est avéré. Il signe la collusion entre l’anticapitalisme et l’islamisme. Ce mélange est explosif.  Il est en passe d’emporter le mouvement des Gilets Jaunes.

 Ceux qui s’en réjouissent, Macron et les siens, ont bien tort. Car, dans ses suites, pareille convergence des luttes n’emporterait pas seulement les GJ, elle ouvrirait également la voie à une libération de la violence dont le pouvoir déjà débordé par beaucoup moins ne saurait que faire…

   Ce compagnonnage du jaune et du vert était déjà visible le jour des dégradations effectuées à l’Arc de Triomphe.  Le film qui monte les ravages et la jubilation des vandales qui exhibent leurs trophées en atteste. Le pouvoir a utilisé ces images pour discréditer le mouvement des GJ. C’était rentable du point de vue de la petite politique politicienne   mais c’était mortel sur le terrain de l’avenir du pays.

Bien pour le journal de vingt-heures, mais nul pour la France.

   Dans la mouvance salafiste, du côté des Frères Musulmans, dans les pays comme le Qatar, le mouvement des GJ est perçu comme une occasion de faire tomber l’occident pensé comme judéo-chrétien, donc comme un adversaire rabique. Une fois tombé l’édifice, il ne resterait plus qu’à y installer une idéologie nouvelle.

   Dans une analyse fouillée et touffue de la récupération du mouvement par les salafistes intitulée Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves), Mohamed Louizi [6]cite ce propos de l’islamiste Elias Imzalène : « Il nous appartient donc à nous muslim   de réimpulser une contestation politique intégrale de l’American Way of Life. Il nous faut faire mentir Fukuyama  et prouver au monde que l’histoire n’est pas encore finie (…). A nous donc de donner un sens politique à cette révolte. Le but n’est donc plus de contester simplement cette hausse des taxes mais bien ce système politique qui l’induit. Et pour qui douterait encore, qui de plus légitime que le muslim politique assumant sa fonction de réveil des masses et de refus de l’oppression comme avant-garde de cette révolte ? Ne possédons-nous pas dans notre logiciel originel même (l’islam) cette contestation de la société de consommation basée sur l’exploitation des masses par un système financier reposant sur l’usure et la spéculation ? Ce n’est donc pas pour contrer l’extrême droite ou encore pour nous ranger derrière d’autres que nous nous devons de soutenir ce mouvement. Mais c’est bien pour accomplir en plein jour les objectifs primordiaux de notre logos (l’islamisme) que nous devons nous lever pour la justice sociale et contre ce système oppressif. (…) Cette révolte sera ce que l’on en fera … Alors oui il faut être des gilets jaunes ! ». En passant, Mohamed Louizi fournit des pistes intéressantes sur Alexandre Benalla…  

   La presse de « gauche » calomnie évidemment Mohamed Louizi. Les tribunaux le poursuivent. J’y verrai pour ma part bien plutôt une confirmation qu’il dit vrai…

   Quoi qu’il en soit, ce groupe qui attaque Alain Finkielkraut prouve que les Gilets Jaunes sont au moins infiltrés par ceux-là qui se sont montrés à visage découvert.

   Si les GJ ne s’organisent pas urgemment, s’ils ne font pas le nécessaire pour se démarquer et se dissocier clairement de cette pathologie sociale, politique et intellectuelle qu’est l’antisémitisme, s’ils ne surmontent pas leurs petites divergences afin d’éviter par la fédération de leurs forces girondines que de plus forts, de plus rusés, de plus malins qu’eux emportent la mise de leur mouvement, alors ils vont mourir, mangés tout cru par l’islamo gauchisme, quelle qu’en soit la forme : les partis ou les syndicats dits de gauche  dans une version light, les organisations salafistes dans la version hard. Le moment est historique : il a le choix entre s’organiser ou se faire absorber par les prédateurs aux aguets.

PS. A l’heure où je termine mon texte, dimanche 17 février 16h00, je découvre qu’à « gauche » des voix minimisent, voire justifient l’agression dont a été victime Alain Finkielkraut… On y retrouve comme par hasard la France Insoumise,   Le Media, et le Parti socialiste avec Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande et… Président du Comité d’Ethique (sic) de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron - prière de ne pas rire… Dans cette liste édifiante, on trouve également l’ « humoriste » Yassine Belattar, nommé par Emmanuel Macron au sein du Conseil présidentiel des villes.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/17/01016-20190217ARTFIG00072-des-voix-minimisent-l-agression-dont-a-ete-victime-alain-finkielkraut.php


[4] On trouvera le détail de ces textes, de ces citations, de ces faits et gestes, dans Penser l’islam, Grasset (2016). Je défends publiquement ces thèses depuis le Traité d’athéologie (2005)

6 http://mohamedlouizi.eu/2018/12/29/gilets-jaunes-et-alexandre-benalla-lours-islamiste-est-sorti-de-ses-banlieues-les-preuves/#_ftnref233

 Il est bien évident que Mohamed Louizi est puissamment controversé par ceux qu’il démasque. Je me contente de citer l’une de ces citations à l’appui de sa thèse : on ne pourra la lui reprocher…

MENSONGE d’ETAT sur l’avenir de la maternité de BERNAY

Alors qu'une récente étude de niveau européen vient de démontrer que la France serait le pays où l'inégalité de l'accès aux soins sur le territoire aurait le plus progresser, alors que la ministre de la Santé est attendue ce 18 février 2019 à la maternité de Bernay, son ministère, le gouvernement et la directrice de l'agence régionale de la Santé en Normandie (qui dépend de la préfète de région et donc d'un Premier "sinistre" ancien député-maire du Havre) continuent de proférer des mensonges quant à l'avenir de l'emblématique maternité de Bernay qu'il faudrait fermer sous prétexte que la baisse des actes pourrait générer une baisse de la sécurité médicale pratiquée sur place...

Personne n'est dupe de cette rouerie qui nous vient tout droit non pas du ministère de la Santé mais plutôt du Ministère du Rabot sis à Bercy car derrière l'argument culpabilisant de la sécurité médicale et de la qualité des soins se cache sournoisement le rabot du jacobinisme comptable contre le maillage des hôpitaux de proximité à ce point de proximité qu'il faudra expérimenter la médecine "ambulatoire" en ambulance sur nos départementales verglacées en hiver limitées à 80 km/h: il est assez simple de comprendre qu'un accouchement dans la maternité de la petite ville d'à côté présente moins de risque qu'un accouchement dans une ambulance à l'arrêt sur le bord de la route car il y avait encore 25 ou 30 bornes à faire avant de rejoindre le premier hôpital officiellement "certifié"...

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  • Le contentieux entre les élus de Bernay et le gouvernement jacobin raboteur et radoteur est devenu lourd:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/eure/agnes-buzyn-ministre-sante-attendue-ce-lundi-maternite-bernay-eure-1625701.html

  • Sur place, les habitants, les élus, les professionnels sont tous mobilisés:

https://actu.fr/normandie/bernay_27056/maternite-bernay-cest-acte-ne-ferma-pas-11-fevrier_20789447.html

  • LE MENSONGE D'ETAT de la ministre qui veut transformer la maternité de Bernay en centre de péri-natalité sur le thème de: "quand je veux tuer mon chien je l'accuse de la rage"...

https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/video-agnes-buzyn-on-ne-ferme-pas-les-maternites-nous-les-transformons-en-centre-de-perinatalite_3150861.html

  • La position de l'association Liberté Egalité Proximité mobilisée pour la défense de la maternité de Bernay qui dénonce ce mensonge d'Etat:

https://www.facebook.com/LiberteEgaliteProximite/

  • Enfin cette étude cartographique à découvrir ci-dessous confirme que la variation de l'intensité de l'accès à certaines spécialités médicales semble dépendre plus des pages de pub aperçues dans la presse hebdomadaire sur papier glacée que de la réalité: on ne demandera pas à un médecin d'être un cador en histoire-géographie même si cela donne envie de distribuer la "Normandie pour les Nuls" à la faculté de médecine ou à l'internat, mais la question d'encadrer la liberté d'installation des médecins généralistes et spécialistes se pose clairement...

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https://www.silvereco.fr/etude-disparites-de-pratiques-inegalites-dans-lacces-aux-soins-et-dans-lacces-aux-acteurs-de-sante/31101648


 Du côté politique normand:

  • Voir la position très claire d'Hervé Morin qui fait le lien entre le jacobinisme comptable de l'Etat central, le déménagement du territoire que ce dernier induit et la mouvement des gilets jaunes...

Hervé Morin sur la réforme de la santé : "Il faut construire des projets régionaux associant l'ensemble des acteurs."

Projet de loi santé, décentralisation de la politique de l'emploi, manifestations des gilets jaunes, retour éventuel de la taxe carbone... Hervé Morin, fondateur de Territoires!, président de la Région Normandie et de Régions de France, était l'invité de l'émission Les 4 vérités sur France 2.

https://www.territoires.org/herve_morin_inimaginable_que_la_reponse_aux_gilets_jaunes_soit_de_reintroduire_la_taxe_carbone

  • Voir les propositions des élus locaux sur les territoires pour lutter contre les déserts médicaux:

https://www.territoires.org/luttons_contre_la_desertification_medicale_1

  • Voir aussi la position des professionnels de la Santé qui dénoncent eux aussi un déménagement du territoire pour des raisons strictement comptables (tribune publiée le 11 février 2019):

La Fédération Hospitalière de France et les associations d'élus (AMF, ADF et Régions de France) dénoncent le manque de concertation sur le projet de loi santé.

Dénonçant un manque de concertation entre l'État et elles lors de l'élaboration du projet, la FHF et les associations d'élus exigent une implantation équitable des services de santé dans les territoires.

 

TRIBUNE :

« Alors que le gouvernement s’apprête à présenter le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé en Conseil des ministres, les représentants des collectivités territoriales et des établissements publics de santé s’unissent et prennent l’initiative d’une interpellation large du gouvernement sur la nécessaire prise en compte – dans la loi comme dans le cadre du grand débat national – de huit enjeux qu’ils ont identifiés comme majeurs pour notre système de santé.

L’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et l’Association des Régions de France (ARF), à l’initiative de la Fédération hospitalière de France (FHF), proposent à l’ensemble des collectivités et établissements publics de santé et médico-sociaux qu’un vœu soit débattu et adopté dans leurs instances délibératives, puis transmis au gouvernement.

En effet, à travers la réforme Ma Santé 2022, présentée en septembre 2018, le président de la République s’engageait à la mise en œuvre d’une réorganisation du système de santé privilégiant une approche par les territoires qui permette de sortir d’un système jacobin, uniformisé et suradministré.

Unanimement saluée comme allant dans le bon sens, cette approche permet de répondre au défi de l’émergence d’un nouveau modèle d’offre de soins mieux organisé, adapté et coordonné associant, au plus près du terrain et dans leur diversité, l’ensemble des acteurs du système de santé.

Cependant, les premières pistes connues de la loi qui sera présentée mercredi ne répondent que partiellement à la réforme annoncée par le Président.

Prenant acte d’une concertation insuffisante en amont, les associations des collectivités territoriales et de l’hospitalisation publique s’unissent pour faire entendre une parole forte et ambitieuse auprès du gouvernement.

Aussi, nous, représentants des collectivités locales et des hospitaliers, nous engageons dans une démarche de large sensibilisation sur les enjeux auxquels cette réforme doit répondre pour faire face à la situation d’urgence que nous connaissons.

Nous demandons donc que des mesures ambitieuses soient prises pour affirmer une lutte volontariste contre les “déserts médicaux”, une démarche en faveur d’une médecine de proximité pour la garantie d’accès à des soins de qualité pour tous et permettant de répondre aux enjeux d’attractivité médicale et paramédicale.

En effet, tous les jours nous mesurons les inquiétudes de nos concitoyens en matière de santé. Beaucoup d’entre eux renoncent à se faire soigner, soit pour des raisons économiques, soit pour des difficultés d’accès à une offre de soins. C’est d’ailleurs un des messages envoyé par nombre de Français, ces dernières semaines, dans le cadre du grand débat, témoignant d’un profond sentiment de relégation et d’inégalité.

La préservation d’un système de santé porteur des valeurs et des missions de service public est donc essentielle à un moment où la société française s’interroge.

C’est en ce sens que, soucieux de répondre aux problématiques de nos concitoyens, nous, représentants des collectivités locales et des hospitaliers, souhaitons aujourd’hui être les acteurs d’une réforme réussie et utile pour l’ensemble des usagers. C’est pour cette raison que nous proposons ce vœu relatif aux principes et valeurs devant guider les évolutions de notre système de santé. »

Présidents de l’Association des maires de France (AMF), de l’Assemblée des départements de France (ADF), de l’Association des Régions de France (ARF), de la Fédération hospitalière de France (FHF).

 
 
 

Désenclaver l’Estuaire de la SEINE: ET SI ON DEMANDAIT AUX NORVEGIENS?

Comme il n'y a plus de sous, que l'Etat central jacobino-parisien déblatère sur les modalités politiciennes de son impuissance ou de son incompétence, que les régions veulent prendre des initiatives et expérimenter, nous avons sur les bras irrésolu, un vieux problème dont personne ne savait que faire quand la Normandie n'était qu'une colonie parisienne coupée en deux de part et d'autre de l'Estuaire de la Seine: pendant cette longue période stérile pour l'intelligence régionale normande, il importait surtout que les bourgs à vaches normands de chaque rive soient le plus commodément reliés au Grosse Paris...

Sauf qu'avec le retour à l'unité de commandement et de vision d'une seule Normandie, tous les décideurs régionaux moins stupides que la moyenne s'aperçoivent que la mise en valeur du formidable potentiel de l'estuaire de la vallée de la Seine doit être LE projet de la réunification normande puisqu'il en constitue, en même temps, le coeur de la Normandie et l'intérêt national de notre région.

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La question des franchissements et des désenclavements d'une rive à l'autre est donc essentielle et elle va marquer notre région jusqu'au symbole avec les trois grands ponts construits sur la Seine entre 1959 et les années 2000 (Ponts de Tancarville, Bretonne et de Normandie).

Ponts routiers donc payants: autant parler de service minimum car le mode ferroviaire a été volontairement mis de côté.

Pourtant, le potentiel est là et il consiste à créer, de fait, la grande métropole régionale qui manque cruellement à la Normandie en mettant correctement en réseau les agglomérations de Caen, du Havre et de Rouen: cette mise en réseau serait idéale s'il existait un triangle ferroviaire continu entre les trois villes pour assurer le fret des marchandises et le transport des voyageurs indispensables au fonctionnement d'une aire métropolitaine régionale qui concentre plus d'un million d'habitants.

La question d'un nouveau franchissement de la Seine sera la grande question de l'aménagement du territoire normand au XXIe siècle et l'un des facteurs de la réussite du retour à l'unité normande: ce nouveau franchissement, compte tenu des opportunités géographiques encore disponibles et des technologies en présence mais aussi et surtout en fonction des finances disponibles ne pourrait être que sous-fluvial et ferroviaire. Il ne pourrait être que réalisé dans l'estuaire lui-même.

  • Nous défendons ici avec conviction LA solution technique:

Construire un tunnel par caissons de bétons immergés au fond de l'estuaire

  • Mais aussi LA solution financière:

Faire appel à un financement en partenariat avec l'Europe et un fonds souverain étranger qui, pour des raisons historiques et culturelles évidentes, pourrait être l'ami de l'avenir normand...

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  • Les Norvégiens sont en état de nous proposer les deux solutions en même temps avec tous les avantages possibles en évitant l'inconvénient majeur de nous vendre... aux Chinois comme le suggère le défaitisme officiel d'Etat qui fait actuellement le déshonneur des cabinets ministériels parisiens!

Un article récent paru dans Le Monde (17 février 2019) nous le démontre: lecture édifiante!

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GRAND PARIS: « La pompe à fynances » ne fonctionne pas très bien…

Le Grand Paris c'est surtout l'aspirateur des milliards que l'on n'a visiblement plus... Le Conseil d'Etat, cour souveraine de la justice administrative, met les pieds dans le plat en révélant le pot-aux-roses!  Les partenariats de financement Public/ Privé sont dans le colimateur de la justice:

Lire cet article paru dans Le Monde daté des 17 et 18 février 2019:

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 Commentaire de Florestan:

Ce mauvais exemple est à méditer. Quand on sait que le coût total des travaux programmés pour le Grand Paris dépasse les 30 milliards d'euros pour une mobilisation financière qui va durer des dizaines d'années.

La province va devoir se débrouiller autrement... Oui mais comment?

Les fonds structurels européens?

Les fonds souverains étrangers?

Les Chinois?

A moins de repenser entièrement les modalités de la fiscalité et de la dépense publique dans un Etat hypercentralisé autoritaire, discrétionnaire, opaque, injuste mais surtout... inefficace!

JANVIER 2019 EN NORMANDIE: la revue de presse du courrier de l’ODIN

Comme d'habitude, la rédaction de l'Etoile de Normandie vous fait partager la revue de presse normande mensuelle proposée par le courrier de l'Odin, du Mouvement Normand:

Sous les sabots de SLEIPNIR, le coursier d’ODIN…

 LE COURRIER DE L’O.D.I.N.

 Office de Documentation et d’Information de Normandie

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LES ACTUALITES NORMANDES DU MOIS DE JANVIER 2019

            L’événement le plus marquant de ce mois de janvier 2019 en Normandie est sans doute la venue du Président de la République, M. Emmanuel Macron, qui a commencé à Bourgtheroulde, le 15 de ce mois, son entreprise de reconquête de l’adhésion des maires à sa vision de la politique. Le « show » a surpris : 6 heures de quasi monologue non-stop… Les maires normands – nombreux – qui étaient présents ont été pertinents dans leurs questions et beaucoup ont été admiratifs devant la maestria du Chef de l’État. A-t-il convaincu ? C’est une autre affaire… Les « gilets jaunes », qui n’étaient pas conviés, en doutent, la presse est dans l’expectative, les responsables politiques plutôt ébahis, même si la sempiternelle approbation des partisans a rencontré la non moins traditionnelle critique acerbe des opposants. C’est, là, parait-il, le jeu démocratique…

            Bref, ce que nous retenons, c’est que le Président a choisi la Normandie pour commencer sa campagne de rabibochage – c’est flatteur pour Elle, et les médias nationaux l’ont remarqué -, que le Chef de l’État a inauguré une nouvelle forme de communication politique, qu’il a montré un indéniable talent et que… la crise des gilets jaunes continue.

            Nous n’en dirons pas plus puisque c’est un sujet de politique nationale : à chacun de se faire une opinion. Dans la suite de cet exercice, on ne compte plus les réunions du Grand Débat National qui a été lancé par l’Exécutif et qui, en Normandie comme ailleurs, mobilise un certain nombre de citoyens. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions. Y aura-t-il une spécificité normande à ce « remue-méninges » insolite ? Nous n’en savons rien.

            L’événement le plus normand du mois est d’une toute autre portée : on a accordé l’I.G.P. (Indication Géographique Protégée) au « Bulot de Granville » : voilà qui nous réjouit. Notre gastéropode marin rejoint ainsi les 13 A.O.C. normandes et nous attendons (avec impatience, mais aussi avec confiance) le Label « Vrai Boeuf Normand ». La quête de l’excellence est le graal de la notoriété de la Normandie.

 

LE MONDE AGRICOLE NORMAND SUR LA BRÊCHE

            Puisque nous évoquons la campagne pour la reconnaissance du « Vrai bœuf normand », restons sur ce chapitre des réussites et des déceptions ou des inquiétudes du secteur agricole et agro-alimentaire.

- Les liniculteurs, réunis à Yerville, ont dévoilé le Plan de la filière lin jusqu’en 2025. La Normandie reste la terre du très bon lin qui suscite l’engouement du monde entier pour cette fibre exceptionnelle. La filière cherche à maîtriser en Normandie toutes les étapes de l’aventure du lin (une nouvelle usine de teillage est programmée au Neubourg) et cette fibre végétale ne se cantonne plus dans la confection de tissus : c’est un matériau recherché…

- C’est maintenant qu’apparaît sur le marché le nouveau camembert A.O.C.. Il va sauver la race bovine normande. Sauvera-t-il l’élevage en Normandie ? De plus en plus d’agriculteurs emblavent les prairies. Alors, la Normandie va-t-elle perdre une partie de sa couverture verte ?

            L’hebdo agricole, L’Eure Agricole et Rurale, dans sa livraison du 24 janvier, s’interroge sur « la Normandie face aux défis de l’après-quotas laitiers » et, d’autre part, on évoque fréquemment les problèmes entre les éleveurs et Lactalis, le grand industriel du lait qui ne paie pas suffisamment les producteurs. Même le marché intertnational réserve des déboires : les Chinois viennent de rompre le contrat Synatra…

- L’emblématique carotte de Créances est menacée. D’abord par le ver parasite, le nématode, ensuite par l’interdiction radicale du fumigeant dichloropropène, seul efficace pour s’en protéger et classé "cancérigène possible, sinon probable", en tant que tel interdit depuis 2009 par l’ Union Européenne. Mille emplois sont en jeu. On ne voit pas clairement la solution à ce problème, surtout si l’interdiction de ce pesticide ne s’applique pas à l’égard des carottes d’importation.

- Que représentent à côté de ces graves difficultés ces petits succès que sont le projet d’abattoir mobile pour porcs, chèvres et moutons aux environs de Caen, l’intérêt nouveau pour la production de la spiruline ou la diversification de la gamme des sous-produits du Calvados comme le P’tit calva arrangé de la région de Cambremer ?

- Ce que nous préconisions mois après mois se réalise enfin : une mobilisation générale des collectivités dans la lutte contre le fléau du frelon asiatique. Sans doute faudrait-il, d’une part, qu’il y eût maintenant une coordination régionale des offensives anti-frelons et, d’autre part, un encouragement massif de l’apiculture normande…

- La filière bois est en pleine réflexion. L’O.N.F., qui gère les forêts publiques, est « au bord du gouffre » (cf. Ouest-France, 25 janvier)… alors que la France dispose du 4e massif forestier européen (derrière la Suède, la Finlande et l’Espagne). La croissance du manteau forestier est de 100 000 ha /an, « l’équivalent de la forêt landaise tous les dix ans ». La forêt occupe 36 % du territoire français, pourcentage moindre en Normandie, mais avec une production supérieure à la moyenne en bois de qualité. Malgré cela, la filière bois représente 10 % du déficit commercial français : c’est scandaleux, notre balance devrait être positive…

            Que faut-il faire ? La question est posée. A l’échelon national et à l’échelon régional. Sans doute faudrait-il mettre autour d’une même table acteurs publics et acteurs privés et toutes les branches de la filière : un « Grenelle de la filière bois » serait souhaitable. Et si la Région en prenait l’initiative en Normandie ?

- Seule la filière équine normande connaît un véritable triomphe. Les Normands font le grand chelem en Belgique et ce sont les trotteurs normands qui dominent le Prix d’Amérique : belle vitrine de l’élevage chevalin normand. Cela ne s’arrête pas là : on va créer à Caen la première bibliothèque mondiale du cheval et on va agrandir le Pôle International du Cheval à Deauville. Sans doute va-t-on trouver une solution quant à la destination du Haras national du Pin…

            Nous ne terminerons pas cette rubrique contrastée sur le monde agricole sans évoquer le prochain Salon de l’Agriculture (où la Normandie figurera encore en bonne place), dont le thème sera « L’agriculture vitrine de l’économie solidaire »… Peut-être que cette approche très consensuelle sur la réalité du secteur agricole contribuera-t-il à atténuer l’injuste « agri-bashing » qui sévit assez complaisamment dans une certaine presse très « bo-bo » et méprisante de ce qui reste un fleuron de l’activité française en général et normande en particulier.

 

L’ECONOMIE NORMANDE SE REVEILLE

            En grande partie parce qu’elle prend conscience d’elle-même depuis les impulsions données par l’Exécutif régional qui en embrasse la globalité grâce à la réunification de la Normandie.

            La présence des « start-up » normandes au Salon de Las Vegas illustre l’innovation normande, le dynamisme de la filière Normandie Aerospace (N.A.E.) ne se dément pas, 13 entreprises normandes seront au rendez-vous du S.I.M.A. de Villepinte, etc.

            C’est dans l’industrie touristique que l’on enregistre les succès les plus notables ou les plus remarqués.

            D’après le journal anglais The Guardian, la Normandie est au 9e rang dans le monde en terme de destination touristique pour 2019C’est la 4e destination selon Airbnb… Parmi les succès locaux, notons les 518 400 entrées dans les musées de Bayeux (il n’y a pas que le Mont-Saint-Michel ou Giverny…).

            Le tourisme normand se met en vedette à Lille, montrant ainsi tout l’intérêt d’un tourisme de proximité.

           Dans un domaine insolite, celui de notre image à l’étranger, félicitons Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, qui est à l’origine de la première semaine française en Ouzbékistan : l’économie ornaise ne sera pas oubliée.

            D’autre part, quatre « tiers-lieux » viennent d’obtenir le label « Tiers-lieux Normandie », qui sont l’amorce d’une cinquantaine de centres de ressources pour le numérique en Normandie d’ici 2020. La Région soutient financièrement cet effort d’innovation.

            Dans l’économie du sport (nous considérons depuis toujours l’activité sportive comme une branche de l’économie…), nous avons relevé l’installation prochaine à Lisieux du siège de la Ligue normande de football. La réunification footballistique de la Normandie est devenue enfin réalité : les résultats des clubs devraient en ressentir les effets.

            On sait d’ores et déjà que la Normandie connaît enfin une « inversion de la courbe du chômage » : nous en ferons l’analyse à partir des chiffres parus au début du mois de février.

 

LE MONDE MARITIME A LA VEILLE DU BREXIT

            Tous les acteurs portuaires se mobilisent dans la perspective d’un Brexit dur. Hervé Morin et des portuaires fréquentent assidûment Bruxelles et Londres dans l’idée de résoudre maints problèmes concernant le transit de fret vers les Iles britanniques. Les pêcheurs normands s’inquiètent à juste titre et ils attendent des autorités gouvernementales une intervention vigoureuse : seront-ils entendus ? Madame Fabienne Buccio, Préfète de Région, assure que tout est prévu et prêt : attendons de voir ! Pour ce qui ressort du secteur du trafic transmanche, c’est le branle-bas : Brittany Ferries anticipe. Cela concerne surtout les ports normands de P.N.A. (plus que Roscoff et Saint-Malo).

            Justement P.N.A. (Cherbourg, Caen-Ouistreham, Dieppe) vient de fusionner sous l’égide de la Région. Hervé Morin en assure la présidence et Philippe Deiss la direction. Los d’un point de presse, il a été fait remarquer que Ports Normands Associés constituait le 7è port français

            Le bilan de la pêche normande reste positif, mais pour combien de temps ? Les pêcheurs normands sont vent debout contre la pêche électrique pratiquée par les Néerlandais : ils attendent de la Commission européenne une mesure d’interdiction. Ils sont aussi hostiles à l’éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport, mais, là, jusqu’à présent, ils sont déboutés de leur demande moratoire.

            Le groupe Panhard choisit Le Havre et va construire de vastes entrepots au pied du Pont de Normandie. Senalia investit à Grand-Couronne dans les silos à grain et les croisières ont le vent en poupe à Honfleur.

Haropa prétend rester dans le Top 5 des ports de la Rangée Nord

 

LA VOCATION ENERGETIQUE DE LA NORMANDIE SE CONFIRME

            Alors que l’on s’interroge sur le bien-fondé de la fermeture prochaine de la centrale thermique du Havre, pourtant bien utile en cas de pics de consommation et qui le serait encore plus si l’on reconnaissait l’inconvénient de l’intermittence de production des énergies renouvelables  éoliennes et solaire (c’est le dilemme contradictoire des énergies renouvelables autres que l’hydroélectricité), on assiste à diverses avancées dans le domaine énergétique normand :

            La Région soutient la méthanisation.

            On investit dans l’hydrogène à Port – Jérôme.

            Le groupe Avril produit à Grand-Couronne un carburant 100 % végétal : l’Oléo 100

Quelques nuages cependant : l’avis favorable à l’off-shore éolien suscite encore bien des oppositions et, d’autre part, certaines communes (Gueutteville et Varneville) s’opposent énergiquement à la réalisation par AQUIND de la ligne électrique d’interconnexion avec le sud de l’Angleterre.

 

LE FERROVIAIRE RESTE LE PROBLEME N°1 DES MOBILITES EN NORMANDIE

             L’aéroportuaire est optimiste : Caen-Carpiquet et Deauville-Normandie enregistrent des performances inespérées et la Région investit sur Rouen-Boos – Vallée de Seine. Il semble que le rassemblement sous l’égide de la Région de tous les aéroports normands en matière de gestion dans le regroupement « Aéroports de Normandie » porte ses fruits. A confirmer sur le long terme.

            Réussite en Normandie comme ailleurs des cars Macron ; Une suggestion : il serait bon qu’à Rouen, notamment, la halte de ces cars interrégionaux se fît ailleurs que sur un trottoir en plein vent dans un quartier peu accueillant…

            Bien évidemment, c’est dans le ferroviaire que l’actualité apporte son lot d’interrogations.

            De nombreuses gares ferment : la Région se veut réaliste, mais les communes impactées ne l’entendent pas de cette oreille. Idem pour certaines fréquences de trains diminuées. Eternel conflit entre non-rentabilité et service au public, même lorsque ce dernier s’esbigne petit à petit. La Région sera injustement jugée là-dessus et le courage politique en la matière ne paie pas toujours…

            La S.N.C.F. essaie d’apurer sa dette envers la Normandie en consacrant, en 2019, 200 millions d’euros pour l’entretien et la modernisation des lignes normandes.

            On apprend, par ailleurs, que 3 des lignes normandes figurent parmi les 10 lignes les plus fréquentées de l’Hexagone. On mesure, là, l’erreur stratégique de l’État qui a laissé trop longtemps le réseau normand en déshérence.

            Et revoilà le Préfet Philizot : il vient d’être chargé par Matignon du devenir des petites lignes T.E.R. en France… Peut-être n’a-t-il plus beaucoup à faire pour la réalisation de la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.) ? Nous lui suggérons d’étudier l’éventualité d’une liaison fret Basse – Seine – Duisbourg, ne serait-ce que pour raccorder les ports normands à la route ferroviaire de la soie qui s’annonce comme l’un des principaux courants d’échanges du XXIè siècle…

 

L’ENVIRONNEMENT DES NORMANDS TOUJOURS EN QUESTION

            Il paraît que les Normands sont de bons trieurs de déchets (cf. Ouest-France du 9 janvier)… Certains – ce ne sont peut-être pas les mêmes – veulent sauver les moulins (cf. Ouest-France du 18 janvier). Dans le désir très idéologique de rendre les rivières à leurs cours naturels, on en arrive, disent les défenseurs des moulins, à des aberrations et, souvent, à une remise en cause de paysages rendus vénérables par leur pittoresque et l’ingéniosité de ceux qui les ont composés. Cela étant, une rivière (non ! Un fleuve puisqu’elle se jette dans la mer comme la Seine) voit son avenir dans l’aide que l’Europe doit apporter dans un remaniement de son profil.

            Dernier point : en Normandie, comme en d’autres régions, la question de l’interdiction du glyphosate suscite des controverses. 200 testeurs se sont portés volontaires pour que l’on étudie leurs urines afin de mettre en évidence l’imprégnation du fameux pesticide.

 

LA DEMOGRAPHIE ET L’ETAT DE SANTE DE LA POPULATION NORMANDE EN QUESTION

            Durant tout le mois de janvier, nos journaux quotidiens et hebdos régionaux ont fait état des statistiques démographiques concernant la Nbormandie en général, les départements en particulier, les villes et les bassins de vie de façon de plus en plus précise. Nous ne reviendrons pas sur le constat général, à savoir le marasme démographique normand. Les approches plus fines au plan quantitatif portent sur des chiffres faisant passer telle ou telle collectivité dans une catégorie les rendant éligibles ou non aux aides publiques de type D.G.F. (Dotations générales de fonctionnement).

Il faut aller plus avant pour aborder le qualitatif : combien de jeunes, combien de séniors, le rapport actifs / oisifs (jeunes, retraités, hors emplois…). C’est là que la situation devient inquiétante pour la Normandie. Quant aux causes, peu nombreuses sont les hypothèses émises… Parmi celles-ci, des remarques sont faites sur la remise en cause de la politique familiale, la politique d’accueil de l’enfant, la politique du logement

L’accompagnement des séniors, d’autre part, est plutôt éludé, même si, de plus en plus, chacun se persuade que la « sylver economy » - c’est-à-dire l’accueil et l’accompagnement des personnes âgées, du simple retraité encore dynamique au tenant du 4e âge aux problèmes plus graves ou plus médicamenteux ou de handicap -, que la « silver economy », donc est l’une des questions d’avenir qu’il faudra résoudre dans une concertation régionale tout comme la Région intervient dans l’accueil et la formation des jeunes. Il y va de l’équilibre de la société normande et cela assigne à la Région un rôle de bouclier social qu’il ne faut pas négliger.

            Des études récentes montrent des disparités régionales en matière de santé. Pas uniquement dues à l’encadrement différencié de la corporation médicale ou des équipements hospitaliers. Il y a des pathologies régionales particulières : la presse en a largement fait état en ce mois de janvier. On constate par exemple une surmortalité chez les femmes normandes, plus particulièrement touchées par les maladies de l’appareil circulatoire, les insuffisances cardiaques graves. L’espérance de vie chez les femmes normandes est de 84,8 ans contre 85,3 en France…

La Normandie est, avec les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, la Bretagne,  parmi les régions où le nombre de cas ou de décès liés à la consommation de tabac et d’alcool sont supérieurs à la moyenne nationale. La situation s’aggrave en Normandie dans la période 2007 – 2014 (elle talonne les Hauts-de-France) pour la mortalité due à toutes les formes de cancers confondus (cf Le Figaro)… Bref, il faut sonner l’alarme et inciter – fortement – les futurs médecins à venir s’installer … là où il y a des malades ! Sans doute faut-il aussi que les pouvoirs publics y investissent davantage dans les hôpitaux et autres maisons de santé.

 

LA CRISE DES GILETS JAUNES N’INTERROMPT PAS LES MANOEUVRES PRE-ELECTORALES LOCALES

            Parmi les leaders plus ou moins autoproclamés des Gilets Jaunes se distinguent Me François Boulo, du Barreau de Rouen, et Ingrid Levavasseur, aide-soignante originaire de Pont-de-l’Arche : sont-ce ou seront-ce de nouveaux venus sur la scène politique locale ?

            Quoi qu’il en soit, si l’on ne parle pas beaucoup des prochaines élerctions européennes, les futures élections municipales – dans plus d’un an ! - suscitent déjà des vocations, des polémiques et des manœuvres (que nous ne commenterons pas).

            Il y a crise entre la Métropole de Rouen – Normandie et la municipalité de Rouen : le P.S. organise un sondage. A droite, il n’y a pas de leader naturel ou incontesté : on organise un sondage… Ce ne sont pas les sondages qui déterminent les programmes et le choix des responsables chargés de les faire appliquer… Passons… Au Havre, le député communistre, J.P. Lecoq, se met sur les rangs, tandis que l’actuel maire de la Porte Océane – qui doit être intérimaire sans doute – se dit prêt à s’effacer si jamais le Premier ministre, lassé de Matignon, voulait bien revenir…

            On pourrait multiplier les exemples de veillées d’armes de ce genre bien que les élections municipales soient encore loin dans un avenir politique national incertain.

 

L’EXECUTIF REGIONAL SUR TOUS LES FRONTS

            Hervé Morin l’a annoncé : 2019 sera l’année de l’investissement en Normandie. La mandature est à mi-chemin de sa course et la politique régionale se développe dans toute son ampleur.

- La Région affirme sa politique agricole (cf L’Eure Agricole et Rurale du 10 janvier).

- La région contractualise avec les 4 Parcs naturels régionaux.

- La Région regroupe les Ports normands (hors Grands Ports Maritimes, hélas).

- Coups de pouce de la Région pour diverses entreprises (Calimat, à Auffay, Lisieux-Auto-Rétro…)

- La Région contracte avec la Communauté de Communes Lyons – Andelle.

- La Région soutient 7 projets du secteur des entreprises pratiquant l’économie circulaire.

- La Région a organisé le premier Colloque de la Fédération des associations de langue normande.

- La Région travaille de conserve avec les GRETA : David Margueritte, vice-président en charge de la formation, participe en ce sens à un colloque au CESI8 de Mont-Saint-Aignan.

- On annonce une Fête de l’Excellence normande, en avril, à Caen….

            La Normandie sort enfin de sa léthargie.

 

                                                                                  5 février 2019

                                                                                  GUILLAUME LENOIR

CAEN 1er MARS 2019: Qui était Guillaume? Une journée d’études consacrée au plus célèbre conquérant normand

A NE PAS MANQUER!

L'université de Caen par l'intermédiaire de sa Maison de la Recherche en Sciences Humaines organise un colloque consacré à Guillaume le Conquérant à l'occasion de la sortie d'une toute nouvelle biographie proposée par l'historien britannique David Bates (2016) et qui vient d'être traduite en français chez Flammarion: après les biographies déjà stimulantes déjà proposées par Philippe Maurice et Paul Zumthor, David Bates réinterprète les moments clefs de la vie extraordinaire du plus célèbre des Normands à la lumière d'une relecture précise et exhaustive des sources écrites de l'époque...

Qui était Guillaume ? Une biographie de Guillaume le Conquérant pour notre temps

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Lieu : Auditorium du château
Début : 01/03/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Pierre Bauduin
Conférence publique donnée à l’occasion de la parution de la traduction française de l’ouvrage de David Bates sur Guillaume le Conquérant chez Flammarion (éd. anglaise: William the Conqueror, New Haven - Londres, Yale University Press, 2016).
Cette présentation, faite à l’occasion de la parution de la traduction française de Guillaume le Conquérant (éd. Flammarion), propose une lecture de la vie du conquérant normand de l’Angleterre. Vers la fin du livre, j’ai écrit que « La vie de Guillaume est en définitive une parabole de l’éternel dilemme moral que pose la légitimité de la violence dont usent ceux qui l’exercent pour arriver à des fins qu’ils estiment justifiables ».

Cette approche, qui est partagée avec de nombreuses sources contemporaines, permet de positionner la biographie de Guillaume audelà des historiographies nationales et de réinterpréter de nombreux épisodes de sa vie, à la lumière d’un nouveau regard porté sur les sources, notamment les chartes et les études sur le Domesday Book.

David Bates est Professeur émérite à l’University of East Anglia et docteur honoris causa de l’Université de Caen Normandie. Ancien directeur et Honorary Fellow de l’Institute of Historical Research de Londres, c’est un spécialiste internationalement reconnu de l’Histoire des Normands et de Guillaume le Conquérant.

Lauréat d’une chaire d’excellence financée par la région Basse-Normandie (2009-2012), il a publié The Normans and Empire (Oxford, 2013), avec P. Bauduin, 911-2011 : Penser les mondes normands médiévaux: Actes du colloque international de Caen et Cerisy (29 septembre - 2 octobre 2011) (Caen, 2016) et William the Conqueror (New Haven - Londres, 2016) traduit en français en 2019 chez Flammarion.


 Cette conférence sera la clôture publique d'une journée d'études qui se déroulera la journée du 1er mars 2019 à la MRSH de Caen et qui sera consacrée au thème suivant:

"Bâtir un état normand aux XI et XIIe siècles, de la guerre à la paix"

  • Pour connaître le détail de cette journée d'étude:

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Cette journée d'études s'inscrit dans le cadre d'un programme de recherches scientifiques universitaires consacré à la place des Normands dans la première mondialisation médiévale. Un programme financé par la région Normandie...

  • Guillaume le Conquérant est aussi d'actualité à Valognes avec une conférence donnée dans le cadre du Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin:

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ENFIN TRES PROCHAINEMENT... A Caen, on vous parlera d'un projet de créer un monument public dédié à Guillaume et Mathide!

 

 

Les bobos parisiens s’en inquiètent… LE CAMEMBERT CHEF D’OEUVRE EN PERIL?

Un fidèle lecteur de l'Etoile de Normandie et du... Monde nous propose de partager l'article à lire ci-dessous:

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Commentaire de Florestan:

La fin de la guerre du camembert est actée. On espère que le pari qualitatif pour sauver toute la filière proposé et financé par la région Normandie sera gagné avec l'enjeu d'une renormandisation générale du troupeau laitier normand et du retour à l'herbe. L'objectif final sera atteint quand il sera possible de présenter un dossier de dépôt d'une AOP "lait de Normandie": ce sera là la réponse au très beau roman que vient d'écrire Michel Houellebecq qui sous le nom d'une molécule, la "sérontonine" a écrit une magnifique ode funèbre à la Normandie laitière et fromagère... Nous y reviendrons prochainement sur l'Etoile de Normandie.

Retour de la revue de presse normande proposée par POULE d’EAU

Après quelques mois d'absences sur notre webzine préférée, Poule d'Eau notre aimable correspondante caennaise nous propose, à nouveau, ses glanes dans la presse régionale normande:

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  • C'est le moins pire des promoteurs immobiliers caennais qui s'y colle...

https://actu.fr/normandie/caen_14118/en-2021-11-nouveaux-logements-vont-etre-realises-dans-quartier-vaugueux-caen_21466400.html

  • Sur la peau de léopard normand les taches de chômage sont persistantes!

https://actu.fr/normandie/vimoutiers_61508/a-vimoutiers-taux-chomage-represente-quart-la-population-active_21430213.html

  • Les parapluies de Cherbourg font pleurer: âmes trop sensibles, s'abstenir...

https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/cherbourg-restera-sans-commissaire-faute-candidats_21494928.html

  • Les péages de la Sangsue aux Normands seront-ils moins chers pour les co-voiturés?

https://actu.fr/normandie/ifs_14341/la-premiere-aire-covoiturage-officielle-caen-mer-se-situe-ifs_21432379.html

  • Après les Gilets jaunes, les stylos rouges:

https://actu.fr/normandie/louviers_27375/au-lycee-fontenelles-louviers-2020-administratif-tous-contre-reforme-lycee_21494038.html

  • Comment éviter la marchandisation du pélerinage de la mémoire de 1944?

https://www.ouest-france.fr/normandie/assises-de-la-normandie/comment-le-tourisme-s-empare-des-sites-de-memoire-et-de-guerre-6222614

  • La tapisserie de Bayeux n'a pas livré tous ses secrets...

https://www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-14400/bayeux-des-specialistes-racontent-l-invention-de-la-tapisserie-6222762

  • Quand le localisme de Jean-Léonce Dupont s'envoie en l'air...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/une-video-promotionnelle-du-calvados-diffusee-sur-les-vols-d-air-france-6223679

  • Morin ne doit pas rester l'A.R.M.E. au pied!

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/pres-de-caen-la-sucrerie-de-cagny-va-fermer-90-emplois-menaces-6223807

  • Nous ne sommes pas obligés de les croire...

https://www.ouest-france.fr/politique/entretien-la-reforme-de-la-fonction-publique-ne-se-fera-pas-au-detriment-des-territoires-6222486

  • Dernières nouvelles de la bave d'escargot en Normandie... Normal! On lit Ouest-France!

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/44266/reader/reader.html?t=1550078708075#!preferred/1/package/44266/pub/64129/page/13

  • Variations consternantes sur le thème de l'arroseur arrosé...

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

  • Les électeurs naturels d'Emmanuel Macron vont passer à la caisse... Ah ah ah!

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2019/02/13/31007-20190213ARTFIG00307-impots-pourquoi-les-classes-moyennes-superieures-ont-des-raisons-d-avoir-peur.php

  • A Toulouse et Nice, la métropolisation ne fait plus recette... Et à Rouen?

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/13/97001-20190213FILWWW00225-toulouse-et-nice-enterrent-le-projet-de-metropolisation.php

  • Une nouvelle école pratique ouvre au Havre: on espère qu'elle ne fermera pas aussitôt comme l'école pratique de marine ouverte et fermée en 1786...

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/pres-du-havre-un-mat-d-eolienne-pour-les-travaux-pratiques-dans-un-lycee-6221109

  • Le département de la Manche invite la niçoise centenaire Maryse Lancioni à venir visiter le Mont-St-Michel... en Normandie: et pan! sur le bec de Ouest-France!

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/la-manche-invite-la-centenaire-nicoise-venir-voir-le-mont-saint-michel-6221136

  • Brexit accomandant entre Normands: une simple carte d'identité suffira pour se rendre à Jersey et Guernesey...

https://actu.fr/normandie/barneville-carteret_50031/une-carte-didentite-suffira-visiter-iles-anglo-normandes_21311592.html

  • La Normandie définitivement à cheval sur le luxe...

https://www.ouest-france.fr/normandie/gouffern-en-auge-61474/hermes-les-selliers-de-louviers-eure-seront-formes-au-haras-du-pin-6219661

  • Hervé Morin pharmacien de la Normandie qui tousse...

https://actu.fr/economie/industrie-normandie-herve-morin-soigne-filiere-pharmaceutique_21407956.html

  • Doléances normandes de 1789: déjà le pouvoir d'achat et l'excès des taxes...

https://actu.fr/societe/histoire-voici-contenaient-cahiers-doleances-1789-normandie_21361390.html

  • Cherbourg: après l'affaire Karashi, le scandale de Maputo?

https://www.ouest-france.fr/economie/chantiers-navals/chantier-naval-cherbourg-le-contrat-du-siecle-avec-le-mozambique-cachait-une-vaste-fraude-6218092

  • Quelques nouvelles navrantes d'une ville normande toujours en ruines depuis... 1944! Et la ruine est surtout dans les têtes à Lisieux semble-t-il...

https://actu.fr/normandie/lisieux_14366/quel-avenir-palais-episcopal-lisieux-faudra-20-millions-remettre-etat_21376352.html

  • Rouen avant-guerre: la nostalgie "avant-guerre", c'est la saudade normande...

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/carte-1907-photographe-eugene-atget-immortalisait-rouen-petites-rues_21373114.html

  • La cathédrale Notre-Dame du Havre: restaurée, briquée, valorisée et entretenue comme un précieux reliquaire qui témoigne de toute l'histoire de la ville d'avant... 1944!

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/carte-1907-photographe-eugene-atget-immortalisait-rouen-petites-rues_21373114.html

  • Edouard Philippe tellement content de faire plaisir aux Bretons qu'il en réunifie d'avance la Bretagne à... Nantes!

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-la-gaffe-bretonne-d-edouard-philippe-6216236

Lors de sa visite à Nantes vendredi, au siège des Pays de la Loire, le Premier ministre Édouard Philippe a remercié la « présidente du conseil régional de Bretagne ». La bourde ne pouvait pas plus mal tomber.

Dès le début du discours, la grosse gaffe, ce vendredi 8 février. Accueilli par Christelle Morançais, la présidente des Pays de la Loire, le Premier ministre prend la parole devant un imposant parterre de notables régionaux assistant à la signature du contrat d’avenir Etat-Région. Édouard Philippe doit les rassurer sur les compensations qu’il a promises, après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Et là, dès la première phrase, il remercie « madame la présidente du conseil régional de Bretagne » .

Silence consterné, vite balayé par un grand éclat de rire. Édouard Philippe devient tout rouge. Il réalise l’ampleur de la bourde, vu le contexte local tendu que son collègue nantais et pro-breton François de Rugy n’a sûrement pas manqué de lui expliquer, dans le train venu de Paris.

La scène se passe à Nantes, capitale siège des Pays de la Loire, dont une partie de la population revendique son appartenance à la Bretagne « historique ». Récemment, une pétition signée par 100 000 habitants de Loire-Atlantique a demandé la réunification du département avec la région voisine. Autant dire, la mort des Pays de la Loire…

« Ça commence bien », sourit le Premier ministre, ironisant sur le début raté de son propre discours. Avant de lancer à une Christelle Morançais gênée: « Mettez ça sur le compte de l’émotion ! » Puis il est passé aux choses sérieuses.

  • Une appelation IGP pour le bulot de Granville: on attend de même pour protéger le Mont St Michel des manigances bretonnes...

https://www.ouest-france.fr/normandie/granville-50400/granville-le-bulot-labellise-indication-geographique-protegee-6213845

  • Flamanville: des anomalies sur des anomalies sur des anomalies... Etc ! Le tout pour près de 12 milliards! ça commence à faire cher les onamolies!

https://www.ouest-france.fr/normandie/flamanville-50340/epr-flamanville-des-anomalies-sur-le-systeme-de-sauvegarde-6212702

  • La sangsue aux Normands: pour se barrer en Bretagne c'est gratuit! Mais pour rester en Normandie ça coûte de plus en plus cher!

https://www.europe1.fr/economie/peages-les-societes-dautoroute-font-des-profits-colossaux-sur-le-dos-des-automobilistes-3849935

 

Pôles de compétitivité: le TRI SELECTIF du gouvernement déshabille la Normandie… MERCI MONSIEUR PHILIPPE!

Il y a quelques jours, le Premier ministre a fait connaître la liste de la quarantaine de pôles de compétitivité régionaux qui pourraient poursuivre l'aventure avec un nouveau plan de financement. Or certains pôles ont dû soit se regrouper pour fusionner entre eux, soit disparaître...

La Normandie, grande région industrielle est directement concernée avec un pôle sur la filière automobile (Movéo), la filière de la verrerie de luxe, de la pharmacie et des cosmétiques (Glass Valley et Cosmetic Valley), de la logistique (Novalog), du cheval (Hippolia), de la recherche en biologie et énergies marines (Pôle-mer)  et de la filière de la sécurité numérique (pôle TES).

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La carte ci-dessus nous donne l'état des lieux en 2016 et il était quelque peu préoccupant pour la Normandie au titre de la souveraineté économique ou de l'intelligence territoriale. Concrètement, la Normandie possède très peu de pôles à part entière symbolisés sur la carte par un petit cube:

Nous avions en propre Movéo à Rouen sur la filière automobile et des motorisations, une filière industrielle essentielle mais qui nous est disputée par la région parisienne.

Au Havre, nous avions Novalog le seul pôle en France consacré à la logistique (nous y reviendrons hélas...)

A Caen, nous avions le pôle TES sur les transactions numériques sécurisées, un pôle hautement stratégique d'intérêt national ainsi que le pôle Hippolia, le seul pôle de compétitivité français dédié à la filière équine.

Les autres pôles présents sur la carte sont des activités qui dépendent d'un pôle extra-normand notamment grand-parisiens et bretons (ce qui ne nous surprendra pas...): ces alliances concernaient des filières importantes pour l'économie normande telle que la filière agro-alimentaire qui dépend du pôle breton Valorial (Rennes), la filière de recherche en biologie et énergies marines (Brest) ou encore la filière cosmétique et pharmaceutique qui dépendent d'un pôle basé à ... Chartres!

Le bilan laissé par nos compères socialistes d'une Normandie coupée en deux n'était donc guère brillant si l'on devait raisonner, répétons-le, en terme de souveraineté économique normande.

Malheureusement, en dépit de la réunification et de la mise en oeuvre, justement, d'une politique d'action régionale normande volontariste sur les domaines essentiels et stratégiques du développement économique et de l'innovation par la majorité régionale emmenée par Hervé Morin, la situation s'est aggravée pour la Normandie en raison des choix d'un gouvernement présidé par un ancien député-maire du Havre puisque la Normandie perd deux des quatre pôles de compétitivité qu'elle avait en propre:

1) le pôle NOVALOG consacré à la logistique et basé au Havre... disparaît! Il faut vraiment que les logisticiens normands soient à ce point mauvais pour subir un tel arbitrage de la part d'un ancien député-maire du Havre devenu Premier ministre. A moins qu'il ne faille conclure définitivement que Monsieur Philippe n'a décidément qu'une vision ludique et esthétique, donc parisienne, de sa bonne ville portuaire du Havre. CONSTERNANT!

2) le pôle TES sur les transactions numériques basé à Caen confirme sa fusion avec les pôles numériques breton et ligérien comme nous l'avions déjà dénoncé ici-même:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/09/18/36714386.html

Voir l'article plutôt discret qui en faisait état dans l'édition du 13 février 2019 de Ouest-France (Caen):

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Gilets Jaunes VS Parti de l’Ordre et de la Peur, y compris et surtout en Normandie…

BILLET de FLORESTAN

On annonce un "acte XIV" des gilets jaunes samedi prochain.

Les tragédies classiques se limitaient à 5 actes sauf que leurs héros devaient mourir à la fin. Pas sûr que cela soit le désir de l'immense majorité de ce peuple réveillé en colère que de politiquement mourir. En outre, pour finir le tournoi, notamment en rugby il est préférable d'être à ... XV. Au delà, il devient urgent de réfléchir quant à savoir faire autrement sachant qu'un vote déterminant aura lieu le 26 mai 2019 (référendum en plus des élections européennes?) pour tenter de conclure une "séquence" Gilets Jaunes ouverte le 17 novembre dernier.

C'est ce que Macron espère tout en capitalisant sur son immodeste personne les suffrages qui permettent le grand retour historique du Parti de l'Ordre et de la Peur, une force politique que nous avions cru pouvoir jeter aux poubelles de l'Histoire depuis la fin du XIXe siècle: voilà qui en dira long sur la profondeur de la crise idéologique, sociale, culturelle et économique dans laquelle nous sommes plongés!

En effet, le carnaval hebdomadaire des gilets jaunes tous les samedis depuis novembre dernier dans les rues du centre ville de Caen et de Rouen et qui se termine, hélas, régulièrement par des provocations, des violences (tant de la part de certains Gilets Jaunes que d'une partie des forces de l'ordre) voire des dégradations de biens publics et privés agacent, de plus en plus, les habitants des villes concernées, notamment les commerçants qui voient les rues désertées par les chalands apeurés...

Le soutien de l'opinion public au mouvement des gilets jaunes n'est plus majoritaire depuis janvier dernier mais il reste majoritaire chez les classes populaires, c'est-à-dire ces 20 à 30% des Français qui sont largement sous la barre des 1600€ mensuels qui correspondent au revenu médian (50% des Français gagnent plus ou moins ce chiffre): les Français qui sont largement au-dessus de la barre des 1600€ considèrent au mieux que les Gilets Jaunes doivent cesser ou modifier leurs modes d'action. Au pire, ils soutiennent la répression policière qui s'abat sur une colère populaire redevenue minoritaire. Et c'est là qu'on retrouve la stratégie conservatrice sinon réactionnaire du parti de l'Ordre et de la Peur qui consiste à rassurer ceux qui possèdent et qui ont peur contre la violence de la classe populaire minoritaire mais dangereuse.

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Moralité:

Mettre le feu aux engins de chantier du tramway de Caen, avec à la clef, une plainte tout à fait légitime du maire de Caen c'est faire voter pour Emmanuel Macron des citoyens désormais agacés en colère ou apeurés qui ne l'auraient pas fait en novembre dernier.

Il est urgent que le mouvement des Gilets Jaunes se structure sur une base associative légale pour que le débat politique puisse se poursuivre en évitant les violences qui permettent et justifient toutes les mauvaises manoeuvres politiciennes du gouvernement à savoir:

1) Transformer les forces de l'ordre républicain en milices gouvernementales (car c'est à la Police que revient, de fait, de résoudre la crise politique des Gilets Jaunes)

2) Capitaliser la peur pour gagner les prochaines élections alors qu'il nous faudrait un vrai et grand débat national constituant pour sortir d'une République autoritaire qui abuse du découragement démocratique qu'elle génère.

3) Nous transformer en figurants d'une campagne électorale qui ne dit pas son nom sous prétexte de participer à un grand débat dont les modalités et les conclusions sont totalement à la discrétion de Monsieur Macron!

En Normandie, région particulièrement favorable aux Gilets Jaunes en raison de la sociologie de notre région à la fois populaire, rurale et industrielle, la question de l'avenir ou d'une mutation du mouvement se pose particulièrement:

1) Hervé MORIN le président de région ne peut plus politiquement se permettre de soutenir le mouvement comme il l'avait fait au tout début:

Il va jusqu'à demander l'interdiction de l'accès aux centre-villes de Caen et de Rouen pour le samedi 16 février 2019. Voilà qui est abusif au regard de la liberté constitutionnelle de manifester. Raison de plus pour que les manifestations prévues samedi prochain soient annoncées et les autorisations déposées en préfecture avec mise en place d'un service d'ordres pour éloigner les idiots utiles provocateurs et casseurs qui travaillent de fait pour MM. Castaner et Macron.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/herve-morin-souhaite-que-manifestations-gilets-jaunes-soient-bannies-centres-villes-caen-rouen-1623463.html?fbclid=IwAR2fikHV4IquebQ6tXgc_wio7PuDrI743hMaV6R3qk5WiEEDyoqd1ft9TOQ

2) Les Gilets Jaunes Normands dénoncent les atteintes graves à l'état de droit après le vote de loi "anti-casseurs":

https://actu.fr/normandie/bayeux_14047/bayeux-gilets-jaunes-ne-veulent-plus-avoir-affaire-depute-bertrand-bouyx_21467120.html?fbclid=IwAR3kCU2JhZnX04QSo5S6Tpzxd1gwf8Jh0IzcPBrL1RpqK4cqTuPH26t-nts

Bayeux. Les Gilets jaunes ne veulent plus avoir affaire au député Bertrand Bouyx

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Une trentaine de Gilets jaunes se sont réunis mardi 12 février 2019 à Bayeux (Calvados), pour dénoncer le vote du député Bertrand Bouyx en faveur de la loi "anti-casseurs".

Le groupe de Gilets jaunes qui se rassemble toujours, trois mois après le début du mouvement, au niveau du rond-point Eisenhower à Bayeux (Calvados), était jusqu’ici ouvert à la discussion avec le député LREM Bertrand Bouyx. Par deux fois ils sont allés s’entretenir avec l’élu du Bessin et de la Côte de Nacre à sa permanence bayeusaine. Certains d’entre eux envisageaient d’ailleurs de participer à l’un des échanges qu’il organise dans le cadre du Grand débat national.

A LIRE AUSSI : À Bayeux, les élus de l’opposition organisent un grand débat

Des manifestants remontés

Mais aujourd’hui, il n’en est plus question. Les Gilets jaunes ont décidé de rompre le dialogue. C’est le message sans appel qu’ils ont voulu faire passer mardi 12 février 2019 en fin de journée, en invitant les médias locaux devant l’arbre de la Liberté. Tout un symbole pour la trentaine de manifestants qui s’y étaient réunis, gilets jaunes par dessus les manteaux et drapeaux normands et français à la main.

« Honte à lui ! »

La raison de leur colère ? Le vote (par délégation d’ailleurs) du député Bertrand Bouyx en faveur de la loi dite « anti-casseurs » mardi 5 février 2019. L’Assemblée nationale, malgré les 50 abstentions remarquées d’élus de La République en Marche, a notamment voté un nouveau délit : celui de manifester le visage dissimulé, sous peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Les députés ont aussi voté par 387 voix pour, 92 voix contre et 74 abstentions, l’interdiction de manifester sur décision préfectorale. Pour être plus clair, le texte donne plus de pouvoir aux préfets, ce qui fait s’élever d’un peu partout des voix dénonçant une atteinte aux libertés individuelles. Comme celles des Gilets jaunes de Bayeux :

Il a voté en faveur de cette loi liberticide. Honte à lui ! À partir de ce jour, nous ne souhaitons plus avoir aucune discussion ni de « pseudo » débat avec M. Bouyx. Les masques sont tombés et nous voyons maintenant le vrai visage de la Macronie qui marche au pas et en cadence pour réprimer, mutiler, museler et enfermer son peuple […] À quelques mois des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement et de la victoire contre le fascisme, cette loi insulte une de nos libertés fondamentales ! Par leur manque de courage politique, certains députés ont pris le risque d’être complices d’une nouvelle forme de fascisme.

Des propos forts inscrits dans une nouvelle lettre écrite par l’un des leurs, Emile, partagés par tous les manifestants présents, et à nouveau lue par sa femme, Nathalie. Ils avaient en effet déjà procédé de la sorte mi janvier dernier, en lisant cette fois-là une lettre dénonçant le manque de réponse politique du gouvernement face à la crise, au député justement. Ce 14 janvier-là, ils avaient d’ailleurs chanté la Marseillaise tous ensemble. Presque un mois jour pour jour après, c’est loin de la permanence qu’ils l’ont reprise. Entre eux.

A LIRE AUSSI : Bayeux. Les Gilets jaunes ont rencontré le député LREM, Bertand Bouyx, pour la 2e fois

Attendre la décision du Sénat

A Bayeux, les Gilets jaunes n’espèrent désormais plus qu’une chose : que le Sénat ne vote pas la loi le 12 mars prochain…

EN VIDEO. Lecture de la lettre écrite par les Gilets jaunes de Bayeux pour dénoncer le vote des députés de la loi « anti-casseurs »

Une trentaine de Gilets jaunes se sont réunis mardi 12 février autour de l’arbre de la Liberté à Bayeux (Calvados), pour dénoncer le vote de la loi « anti-casseurs » par l’Assemblée nationale, et notamment par le député du Bessin et de la Côte de Nacre, Bertrand Bouyx, avec qui ils ont décidé de rompre le dialogue. (©La Renaissance le Bessin)

3) A Dives-sur-Mer, depuis décembre 2018 un groupe de Gilets Jaunes venus de toute la Normandie se réunit régulièrement pour débattre et discuter des statuts et du contenu d'une association politique des Gilets Jaunes dans le cadre de la loi 1901. La dernière réunion s'est déroulée lundi 11 février 2018 dans une salle polyvalente de Dives-sur-mer en présence d'une trentaine de personnes venues de toute la Normandie ou presque. La présentation des statuts et des objectifs de cette associations a été discutée.

Ce jeudi 14 février 2018 à 18h00 à Dives-sur-Mer une autre réunion publique devrait avoir lieu.

Pour mémoire:

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/12/09/36928775.html

CIDRE NORMAND: la qualité est au rendez-vous. Il faudrait seulement que les Normands s’en aperçoivent enfin!

Voici un article typiquement Ouest-France (édition caennaise datée du 13 février 2019):

On apprécie les titres de Ouest-France dès qu'il s'agit de parler en bien de notre Normandie...

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 Commentaire de Florestan:

D'accord avec l'analyse et le constat de cet article consacré à l'un de nos meilleurs maîtres cidriers.

Sauf sur un point: inutile de compter sur Ouest-France pour que les Normands soient plus fiers d'un cidre normand capable de rivaliser avec un champagne...

TEMOIGNAGES: Les Dieppois dans l’attente du BREXIT…

L'Etoile de Normandie vous donne à lire ce bel article proposé par Le Monde qui souligne l'inquiétude des Dieppois face aux incertitudes d'un Brexit sans accord. On rappelera que le port régional normand de Dieppe concerne aussi le port anglais de Newhaven qui avait été acheté il y a quelques années par le conseil départemental de la Seine-maritime.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/12/de-dieppe-a-newhaven-des-destins-suspendus-au-brexit_5422384_3210.html

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Brexit : de Dieppe à Newhaven, des destins suspendus

D’un rivage à l’autre, certains se préparent au retour d’une frontière dans la perspective d’une sortie britannique de l’UE sans accord, d’autres préfèrent l’oublier.

La ligne de ferry entre Dieppe et Newhaven passe pour la plus ancienne liaison régulière entre la France et le Royaume-Uni. Entre deux trajets directs en train, de Paris à la mer puis de la mer à Londres, elle formait le segment central d’un itinéraire rectiligne entre les deux capitales. Les historiens locaux aiment à rappeler son âge d’or, à évoquer des anecdotes insolites à son sujet, entre exil outre-Manche de têtes couronnées pour cause de révolutions et référence au temps où le leader nationaliste vietnamien Ho Chi Minh aurait exercé comme pâtissier sur la ligne.

Avec quatre heures de trajet entre deux ports devenus mineurs, la ligne ne joue plus un rôle central dans les échanges entre les deux rives de la Manche. Au rythme de deux traversées par jour en hiver et trois en été assurées par le Seven Sisters et le Côte d’Albatre, deux ferrys appartenant au conseil départemental de Seine-Maritime, la liaison se maintient grâce au transport de fret.

Avec la perspective d’un Brexitsans accord dans quelques semaines, dont on redoute des effets chaotiques dans les échanges entre le Royaume-Uni et le continent, les habitants des deux ports et les usagers de la ligne évoquent les relations singulières qu’ils entretiennent avec le côté opposé d’une frontière qui se confond avec l’horizon.

Daniel Lemaître, 62 ans : « Les Anglais nous ont toujours fait chier »

Daniel Lemaître n’aime pas l’Angleterre. Quand il était chauffeur routier, il ne s’y est rendu qu’une fois, quelques jours, dans les années 1980 pour un déménagement : « J’ai pas aimé la cuisine. » Le Dieppois n’aime pas non plus les Anglais. « Le Brexit ? Bon, ils nous ont toujours fait chier, alors… » M. Lemaître est fils et petit-fils de pêcheurs. Les conflits avec ceux d’en face au sujet des zones de pêche ont ici des racines anciennes. De mémoire d’homme, ses ancêtres ont toujours vécu à Dieppe, dans le quartier du Bout-du-Quai. M. Lemaître ne se rend jamais Au Coup de Roulis, le café du Pollet, quartier de pêcheurs rival, où des gens de mer de retour au port viennent encore prendre leur café-calva, au petit matin.

M. Lemaître n’aime donc ni le Pollet, ni l’Angleterre, ni les Anglais. Mais tous les jours vers 15 heures, il vient voir le bateau de Newhaven accoster en allant promener sa chienne, Fifi. Malgré le vent humide et salé, il n’est pas le seul le long de la jetée. « Tout le monde aime voir le bateau accoster, on le prend jamais mais c’est beau à regarder ! Même si ça a moins de cachet que quand le paquebot débarquait sur les quais du centre-ville. » C’était du temps de son adolescence et de ses amourettes estivales avec de jeunes vacancières anglaises.

Emilie Villeneuve, 35 ans : « Pas question de tirer dans le dos des Anglais »

Il est déjà 8 heures et, sur le quai Trudaine, Emilie Villeneuve tient le seul étal ouvert du marché aux poissons. Son époux, Pierre, capitaine de L’Equinoxe, a pris la merà la faveur d’une météo clémente pour aller pêcher la coquille Saint-Jacques en baie de Seine. « Nos représentants professionnels ne nous disent rien sur ce qui pourrait se passer s’il n’y avait aucun accord sur le Brexit. » Pour Mme Villeneuve, fille et femme de pêcheurs, il n’est en tout cas « pas question de tirer dans le dos des Anglais ».

Son père a une dette envers un pêcheur britannique qui l’a sauvé d’une panne il y a quatre décennies, du côté de Brighton. Des liens ont été conservés entre les deux familles. L’Anglais, de passage sur la rive normande pendant l’été 2018, est venu prendre l’apéritif chez les Villeneuve et, d’après Mme Villeneuve, il pense comme elle : la mer est à tout le monde et les uns doivent continuer à pêcher chez les autres. C’est une opinion peu commune chez les pêcheurs dieppois, mais elle relève pour elle du simple bon sens : « On ne peut pas imaginer que les eaux anglaises nous soient fermées d’un coup. Si c’est le cas, en l’absence d’accord, on pourrait perdre une part importante de notre chiffre d’affaires annuel. »

Nicolas Bellenchombre, 31 ans : « Il faudrait que Dieppe profite de cette proximité avec l’Angleterre pour s’ouvrir davantage »

Les projets et les rêves de Nicolas Bellenchombre sont suspendus au-dessus de la mer. Délégué général du Festival du film canadien de Dieppe, qui va connaître en mars sa sixième édition, il voudrait œuvrer à ce que son port d’origine prenne conscience de sa qualité de ville frontière et regarde davantage vers le large. « Historiquement, Dieppe est un trait d’union entre le Canada, la Grande-Bretagne et la France », rappelle M. Bellenchombre, évoquant les expéditions parties de Dieppe vers l’Amérique du Nord ou le raid meurtrier de 1942 lors duquel près de deux mille soldats canadiens ont perdu la vie : « Il faut entretenir cette mémoire mais surtout construire une relation d’avenir, positive pour les territoires. »

Nicolas Bellenchombre voudrait notamment voir Dieppe rejoindre l’orbite de la scène culturelle et artistique novatrice de Brighton, de l’autre côté de la Manche, à deux pas de Newhaven. « A 15 ans, j’ai pris le bateau pour la première fois pour l’Angleterre et je suis allé à Brighton. J’ai été marqué pour toujours par l’esprit de liberté qui y régnait. En tant qu’homosexuel venant d’un monde plutôt conservateur, c’était une vraie émancipation. Il faudrait que Dieppe profite de cette proximité. » Il y a un an, M. Bellenchombre a été victime dans sa ville d’une grave agression homophobe qui lui vaut des séquelles à vie. Les projets culturels qu’il mène de concert avec le Newhaven Regeneration Group, de l’autre côté de la Manche, auraient pu bénéficier du Fonds européen de développement régional. Avec le Brexit, il n’en est plus question.

Rosalind Noverraz, 62 ans : « Le Brexit fait baisser le prix des maisons en Dordogne »

Il fait nuit sur la Manche. Les hublots du restaurant du Seven Sisters reflètent la lueur des néons et les visages blafards des dîneurs isolés. Rosalind Noverraz, qui voyage en solitaire, termine son assiette de frites. Britannique eurosceptique installée dans le Sussex, le comté de Newhaven, elle a embarqué à Dieppe après une tournée de prospection immobilière en Dordogne. Elle espère que le Brexit, pour lequel elle a voté, va lui sourire : « Les retraités anglais qui vivent en France rentrent chez eux paniqués car ils ont peur de perdre leur couverture maladie et de voir la chute de la livre faire baisser leur pouvoir d’achat. Donc on peut avoir des maisons pour des prix très modiques. C’est le moment d’acheter. »

Paradoxal pour une partisane du Brexit de s’installer sur le continent au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) ? Mme Noverraz pense que non, que « rien ne va vraiment changer après le Brexit », et que, quoi qu’il arrive, elle a assez d’économies pour vivre sereinement en France. La raison pour laquelle Mme Noverraz a voté en faveur d’une sortie du Royame-Uni de l’Union européenne n’a de toute façon rien à voir avec l’Union européenne : « J’ai travaillé comme standardiste dans la police et j’ai été témoin de tous les problèmes que posent les immigrés turcs dans le Sussex. C’est pour ça que j’ai voté “Leave” [quitter l’UE]. »

Mike Shorer, 60 ans : « Nous devons garder exactement les mêmes relations avec l’Europe après le Brexit »

Mike Shorer est un bijoutier athlétique. Il porte des boutons de manchette en forme de tête de mort et, ce matin, le volumineux collier qu’il a le privilège de pouvoir arborer en qualité de président de la chambre de commerce de Newhaven. « Nous sommes une communauté de gens de mer, avec l’esprit d’aventure », dira-il devant les autres membres à l’occasion du petit déjeuner hebdomadaire qui réunit assureurs, agents immobiliers, artisans et petits commerçant de la ville dans le club-house modeste d’un terrain de golf brumeux. « On en a assez de ce Brexit, vivement que ce soit terminé ! », s’exclame M. Shorer. Les avis sont très tranchés parmi les membres ; relancer la polémique entre gens de bonne compagnie serait malséant.

Dans l’assistance, nombreux sont certains que le Royaume-Uni a de toute façon vu pire. On évoque les rudesses de la seconde guerre mondiale, surmontées par le Royaume-Uni triomphant sous les bombes allemandes, les fermetures d’usines de l’ère Thatcher (1979-1990) dont on a fini par se relever, et cette croyance absolue dans l’idée selon laquelle les Européens ont de toute façon trop besoin du marché britannique pour que les choses changent. L’optimisme et la confiance en soi frôlent parfois le déni de réalité. M. Shorer, qui a voté pour quitter l’UE, ne regrette pas son choix, car pour lui le projet européen n’est rien qu’une quête d’hégémonie allemande mal déguisée. Etrangement, il considère « qu’il faut vraiment qu’on garde exactement les mêmes relations entre le Royaume-Uni et l’Europe après le Brexit. La France est juste en face, ici on aime vraiment l’Europe ».

Irene Mynott, 66 ans : « Cette liaison, c’est une ouverture sur le monde »

Blanc, bleu, gris, mouettes, phares et galets. Le petit appartement qu’Irene Mynott partage avec son époux, Michael, 68 ans, est décoré dans un style résolument maritime, si ce n’est balnéaire. La baie vitrée du salon donne sur la rade du port du Newhaven, et quand le bateau de 10 heures appareille, de leur balcon, Irene et Michael saluent les voyageurs en partance pour la France. « C’est tellement agréable de voir ce bateau arriver et partir… Newhaven a beaucoup souffert depuis des décennies d’un point de vue économique. Cette liaison crée un peu d’emplois mais, surtout, ça donne une ouverture sur le monde », explique Mme Mynott, qui a voté pour rester dans l’Union européenne.

Au cours de sa vie, Mme Mynott a multiplié les petits boulots dans la vente. Son époux a toujours été contrôleur de train. Il a connu la privatisation du rail sous Margaret Thatcher et la vente du port de Newhaven – dont le repreneur a laissé pourrir les infrastructures, ajoutant à la morosité d’une ville qui ne s’en est pas relevée. La principale voie commerçante est sinistrée. Nombre de pubs ont fermé, leurs fenêtres aveuglées par des planches en contreplaqué. Irene Mynott est une habituée du bateau de Dieppe. Depuis sa retraite, elle vit six mois de l’année dans un mobile-home du Marais poitevin. Après le Brexit, elle craint de ne plus pouvoir y rester pour des périodes aussi longues. « On aurait dû apprendre le français, comme ça, on aurait pu demander la nationalité au moins… », regrette-t-elle.

BAISSE DU CHOMAGE: le bouclier social de l’unité normande protège l’EMPLOI NORMAND!

A lire dans la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce n°568 (4 février 2019):

L’inversion de la courbe du chômage se précise... Ne faisons pas la fine bouche.

Les chiffres de l’emploi s’améliorent en Normandie, encore trop lentement bien sûr, mais la tendance se confirme.

- Fin 2018, la région comptait 165 620 demandeurs d’emploi de catégorie A, un chiffre en baisse de 2,6% en un an. Toutes catégories confondues, le repli est un peu moins important (-1,7%) et le nombre de Normands ayant un problème d’emploi s’élève à 286 500.

À noter : pour la préfète Fabienne Buccio, ces résultats sont encourageants ; la Manche et la Seine Maritime, par exemple, font mieux que l’ensemble du pays ; le taux de chômage de la Normandie reste toutefois supérieur à celui de la France métropolitaine :  9% contre 8,8%.

• La carte des disparités territoriales:

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Pour lire l'intégralité du rapport de l'INSEE Normandie:

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3630750


La situation de la Manche est aujourd’hui très favorable. Elle s’est encore améliorée en 2018 avec une baisse de 4% des demandeurs d’emploi de catégorie A. 

La situation est plus difficile dans l’ex-Haute-Normandie, dans les bassins du Havre et de Bernay notamment. La Seine-Maritime est encore très touchée même si elle enregistre une baisse de 3% de ses “catégorie A”.

- Les responsables de la Direccte Normandie font aussi remarquer que l’emploi salarié continue d’augmenter, dans les secteurs du commerce et de la construction, dans l’industrie, son repli s’est arrêté.

Une autre bonne nouvelle : le nombre des licenciements économiques est en forte baisse.

Mon commentaire :

Oui, tout cela est encourageant. Mais n’oublions pas une autre réalité, sous-jacente au chômage, celle de la précarité : on estime à environ 480 000 le nombre des Normands qui vivent aujourd’hui dans la pauvreté.


Commentaire de Florestan:

Dans cette analyse il manque l'évidence essentielle comme le nez au milieu de la figure...

1° Le processus de réunification régional a réveillé la Normandie comme l'avait prévu les auteurs du fameux rapport INEUM-EDATER de 2007 commandé par le diviseur Alain LE VERN  qui croyait, avec ce rapport, enterrer toute idée de retour à l'unité normande...

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2° Le premier exécutif de l'unité régionale normande retrouvée présidé par Hervé Morin a mis en oeuvre une politique publique d'action régionale très originale et volontariste pour soutenir et dynamiser le développement économique régional selon une logique très innovante d'intelligence économique territoriale au point que l'on peut dire que la réunification de la Normandie est le bouclier social des Normands car cela protège et développe l'emploi normand.

LA NORMANDIE...

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Par exemple: le dispositif régional ARME mis en place dès la mise en oeuvre concrète de l'unité normande en 2016, a permis de sauver près de 11000 emplois normands et plus de 90% des entreprises normandes sauvées par la région sont encore en activité deux ans après le sauvetage.

https://aides.normandie.fr/dispositif-arme-anticipation-redressement-mutations-economiques-aide-au-conseil

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METROPOLE DE ROUEN: LE COMBAT DES CHEFS…

Lire cette brève, édifiante, tirée de la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (n°568 datée du 4 février 2019):

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Métropole Rouen Normandie Début d’une bronca contre la gouvernance verticale.

La proposition de Frédéric Sanchez de signer, pour la période 2020-2026, 71 contrats de co-développement avec chacune des communes de son agglomération provoque de nombreuses réactions.

- C'est d'abord la gouvernance "verticale et jupitérienne" qui est remise en cause. "J'ai été surpris, lui écrit, le 17 janvier, Yvon Robert (Rouen), par cette méthode consistant à faire des annonces publiques sur des sujets d'importance sans que nous, collègues maires, ayons pu en échanger en amont". Dans un autre courrier, Pascal Houbron (Bihorel) reprend le même argument et plaide pour une gouvernance horizontale et partagée: "la Métropole n'est pas une collectivité comme les autres. Par son statut, elle est l'émanation des communes et ce sont les maires qui doivent donner les grandes orientations et non l'inverse."

Beaucoup d’élus pensent la même chose, c’est le début d’une bronca. Une proposition prématurée et mal venue. C'est ensuite, le moment choisi par Frédéric Sanchez qui est critiqué. "Vous proposez d'approfondir la préparation des projets de la prochaine décennie alors même que les élections municipales ne sont pas passées”. Pareillement, ils estiment que la crise sociale d'aujourd'hui témoigne de la volonté des citoyens d'être associés à la décision publique et que la contractualisation proposée est en décalage avec cette volonté.

Mon commentaire:

Rappelons qu'Yvon Robert, 1er vice-président de la Métropole, est , en principe, un allié de Frédéric Sanchez, tandis que Pascal Houbron est l'un de ses opposants. Une chose est sûre, la contractualisation annoncée a déjà du plomb dans l'aile.


 Commentaire de Florestan:

Rappelons surtout que la Métropole de Rouen est celle qui rassemble le plus de communes membres en France: on voit avec quelle peine on ne gouverne plus l'Union européenne avec 28 états membres. La métropole de Rouen et ses 71 communes membres est quasiment ingouvernable en l'état. Autre problème: la métropole de Rouen dispose de la commune centrale, celle qui justifie l'intercommunalité tout autour, la plus faible en nombre d'habitants des métropoles françaises. L'idéal serait que la commune de Rouen puisse fusionner avec les communes adjacentes qui sont dans la continuité urbaine de la commune centrale rouennaise. L'idéal serait aussi que le maire de Rouen soit, de façon incontestable et incontesté le président de la métropole de Rouen: un combat des chefs autour d'un sous-chef ou de deux chefs au lieu d'un seul, cela ne peut pas marcher comme cela bien longtemps.

A moins d'inventer autre chose de totalement innovant et de radical et qui dans l'histoire institutionnelle urbaine a déjà existé, à savoir le grand conseil de ville avec de beaux et prestigieux exemples à méditer en Italie, du côté de Venise, Florence, Sienne mais aussi dans le Nord de l'Europe avec les villes de la Hanse.

Dans ce cas du conseil de ville doublé de conseils locaux de citoyens associés à l'élaboration des décisions, la présidence du conseil n'est qu'une sinécure "inter pares" honorifique à durée limitée dont le prestige n'est pas lié aux vertus personnelles d'un chef mais dépend de la légitimité de représenter dignement une souveraineté collective.

Nous suggérons donc à MM. Sanchez et Robert ainsi qu'aux maires de la métropole de Rouen de méditer ceci:

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https://www.google.com/search?q=fresque+du+bon+et+du+mauvais+gouvernement+sienne+palais+communal&client=firefox-b-d&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwib48DYwrjgAhUxxYUKHdRrAUsQ_AUIDigB&biw=1384&bih=736#imgrc=JM_0W3ZFHju56M:

 Voir aussi les analyses de l'historien Patrick Boucheron: en 1338, le gouvernement communal de Sienne craint la... tyrannie!

https://www.youtube.com/watch?v=EWmrvJipJKE

FUSIONS ACADEMIQUES REGIONALES: ils ont enfin compris!

Depuis 2015, le cas d'école normand a été éhontément instrumentalisé par la haute fonction publique des cabinets ministériels parisiens qui pratiquent un "jacobinisme comptable" sans vergogne sur le mode managérial du "cost killing" bien connu outre-atlantique mais pas seulement:

Fusionner pour faire des économies d'échelle et de structures en supprimant tous les doublons en espérant que cela sera plus efficace et moins coûteux.

La fusion n'est qu'un moyen mais si l'on pratique la fusion pour fusionner sans autre but que celui de faire des économies immédiates quitte à générer plus tard de nouvelles dépenses sociales (par exemple: souffrance des salariés et frustration des usagers liées à la dégradation du service), alors il s'agit de la mise en oeuvre d'un cynisme irresponsable que nous avons donc nommé ici sous l'expression de "jacobinisme comptable" lorsque le ministère du Rabot (alias Bercy) décide de mettre en coupe réglée le territoire national.

Depuis 2015 et la grande réforme territoriale par fusion régionale, Messieurs les Raboteurs se sont lâchés de façon d'autant plus scandaleuse qu'ils ont instrumentalisé la réunification de la Normandie pour vendre dans les autres territoires une soi-disant impérieuse nécessité de tout fusionner avec tout et n'importe quoi à l'échelle de la "nouvelle maille" de ces néo-machins régionaux géographiquement trop grands mais financièrement trop petits pour prétendre à tenir la dragée haute à un land allemand souvent plus petit (quelle connerie cette histoire de "standard européen"!).

Le cas normand est, hélas, l'exception qui confirme la règle: les fusions normandes entrent légitimement dans le processus de réunification d'une région qui existait déjà et qui n'aurait jamais dû être coupée en deux! On n'est donc pas dans le scabreux d'une création au forceps, à partir de rien ou presque, d'un monstre néo-régional type "Grand Est" qui, tel Frankenstein, ne fera pas de vieux os (surtout en Alsace...)

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Ouf! L'académie "Frankenstein" du Grand-Est n'existera jamais...

C'est ainsi que les technocrates raboteurs voulaient fusionner les académies métropolitaines de l'Education Nationale pour qu'elles coïncident avec la nouvelle carte régionale à 13 régions en prétextant de l'avancement de la fusion expérimentale en cours entre les académies de Caen et de Rouen: c'était oublier sournoisement que là encore le cas normand ne vaut que pour lui-même puisqu'il s'agit de reconstituer ce qui existait déjà autrefois lorsque le recteur d'académie de Caen rayonnait sur les cinq départements normands plus celui de la Sarthe. C'était avant 1965.

Mais les technocrates et les ministres qui arbitrent leurs décisions viennent, enfin, de découvrir l'existence du réel: ils ont changé d'avis!

La fusion académique régionale normande sera bel et bien la seule. Voilà qui est enfin raisonnable et qui va nous permettre de nous concentrer sans polémiques inutiles à construire le projet académique et éducatif normand qui fait cruellement défaut à une jeunesse normande qui reste sous diplômé par rapport à la moyenne nationale ou qui préfère fuir sa Normandie natale le bachot en poche!

A lire, cette brève dans la dernière édition de la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (n°569 11 février 2019):

Denis Rolland restera tout seul.

Contre toute attente, le gouvernement a donc décidé de ne pas fusionner, “à la maille régionale”, toutes les académies françaises comme il l’avait annoncé. Cette marche arrière ne concerne pas la Normandie qui, depuis 18 mois, s’est engagée dans le rapprochement-fusion de ses académies de Rouen et de Caen : “on est allé trop loin pour reculer”. Denis Rolland sera donc le seul recteur de région.

COMME D’HABITUDE: Le pouvoir parisien promet à la Bretagne ce qu’il refuse à la Normandie

Dans son entretien accordé à Paris-Normandie diffusé le 8 février 2018, Edouard Philippe répondait à une question pertinente du journaliste sur l'opposition girondine et normande d'Hervé Morin en déclarant qu'il préférait travailler avec les présidents de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire pour contractualiser et accorder des expérimentations de transferts de compétences comme l'appelle de ses voeux Hervé Morin quand il invoque un "pacte girondin" autrefois annoncé par un Macron en campagne.

Il se confirme que le pouvoir n'aime pas l'opposition fut-elle démocratique et préfère avoir à faire à des "partenaires" dociles: on constatera donc que pour compenser la fin du projet de Notre-Dame-des-Landes, les régions administrées depuis Rennes et Nantes obtiennent des "contrats cousus main" alors que la politique nationale des contrats de plan est au point mort, comme d'habitude, les Bretons et les Ligériens (ce qui revient quasiment au même) font exception. 

Dans ce pays marqué par un Etat central autoritaire (c'est-à-dire sans autorité respectée et respectable) il faut avoir la tête dure quitte à respirer parfois des gaz lacrymogènes pour obtenir quelque chose...

On constatera aussi que pour un président de région il semble plus facile de contractualiser avec un Premier ministre dit de "gauche" ou du moins appartenant à la boutique politique d'en face plutôt que d'avoir à le faire avec un Premier ministre proche de son camp et surtout originaire de la même région: il est évident qu'Edouard Philippe ne donnera jamais 1,4 milliards d'euros à la Normandie comme l'avait fait Manuel Valls en avril 2016. L'ancien député-maire du Havre réussit ainsi le tour de force de nous rendre le Catalan sympathique!

Enfin, on doit aussi constater que les transferts de compétences consenties à titre expérimental par le très jacobin Philippe aux Bretons concernent des sujets concrets tel que le logement (avec pour objectif d'augmenter plus encore l'attractivité des métropoles ligéro-bretonnes qui deviennent de véritables aspirateurs à jeunes dans tout l'Ouest de la France). Mais, en terme d'enjeux, ces transferts restent mineurs: le cas de la Normandie est tout autre puisque le président Morin demande la régionalisation du premier système portuaire du pays.

La Normandie est une région dont le potentiel industriel, économique et maritime est d'intérêt national et notre région est située dans le voisinage immédiat de l'Etat central jacobino-parisien avec un ancien député-maire du Havre comme Premier ministre:

La triple peine!

  • A lire dans les Echos (11 février 2019): Edouard Philippe couvre la Bretagne de promesses...

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  • Lire aussi la dernière réplique du Réseau citoyen du cercle Normand de l'Opinion au sujet du bricolage portuaire imaginé par un ancien député-maire du Havre semble-t-il plus à l'aise comme Premier ministre en Bretagne qu'en Normandie région foncièrement plus "industrialo-popu":
… Sed persevare diabolicum !

Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion


La fusion des ports de l’Axe Seine, qui n’aura pas lieu avant 2021 (les lenteurs des hautes structures administratives sont incompatibles avec le bouillonnement portuaire mondial actuel…), est l’occasion pour le Premier ministre de réaffirmer l’immobilisme conceptuel de la politique maritime de l’État français (cf. Paris-Normandie, 8 février 2019).
Que déclare Édouard Philippe ?
  1. Pour figurer dans le Top 5 des ports du Northern Range, il faut transformer le G.I.E. Haropa en un ensemble portuaire unique. L’antienne, défendable, n’est pas nouvelle. Encore faudrait-il que fussent respectées les spécificités – très différentes – des deux Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen et du Port Autonome – fluvial – de Paris. Ce n’est pas une tâche impossible, mais il faudrait que tous les acteurs (Région, collectivités locales riveraines, usagers, syndicats) fussent, avec le partenaire État, associés à la gouvernance de l’ensemble et qu’il y eût une direction pérenne pour mener une politique de développement à long terme, stratégique et anticipatrice.
  2. Le Premier ministre maintient le principe d’une autorité étatique sur les G.P.M. de Rouen et du Havre et le Port Autonome de Paris. Cela veut dire que ce seront encore des hauts fonctionnaires, nommés par le Gouvernement, interchangeables selon le déroulement de leur carrière, qui dirigeront nos ports. Édouard Philippe rejette donc l’idée ET d’une régionalisation des ports ET d’une véritable autonomie de gestion (qui fait en grande partie le succès des ports belges et hollandais). Le leitmotiv de la nouvelle politique maritime (sic !) est donc : « Tout change pour que rien ne change ». Les bureaux parisiens de Matignon et de Bercy, dont les compétences en matière de commerce maritime, sont… erratiques – et ce, depuis des décennies – géreront à la petite semaine et, disons-le carrément, politiquement le devenir maritime normand.
  3. La preuve ? On recycle dans un conseil de surveillance de l’ensemble de vieux chevaux ou haridelles de retour qui n’auront, d’ailleurs, qu’un rôle subalterne a posteriori de contrôle ou d’approbation.
  4. L’Axe Seine étant déjà sous la houlette de Matignon, l’État accentue ainsi la mise en tutelle de la « Normandie utile », tournant le dos à la politique de régionalisation et de mise en cohérence de l’ensemble régional normand.
  5. Rien n’est dit – et pour cause – sur les ardentes nécessités de la chatière au Havre, de la réalisation de lignes de fret ne se limitant pas au tronçon Serqueux – Gisors, vers le Sud-Est, vers l’Est (on parle actuellement des voies ferrées rapides de la Route de la Soie arrivant à Duisbourg), de la modernisation concomitante de la Seine et de l’Oise inférieure pour contrebalancer le fameux (et coûteux) Canal Seine – Nord – Europe.
  6. Sous prétexte de ne pas vouloir « encourager l’émergence de baronnies », l’ex-Maire du Havre n’ose pas se prononcer sur l’emplacement du siège de la future entité portuaire… C’est qu’il y a anguille sous roche et qu’on nous prépare, au nom des commodités de gestion interministérielles, le choix de Paris, encore Paris

Depuis Philippe IV le Bel, les « marchands de l’eau » parisiens guignent le contrôle du trafic sur la Seine… Le problème aujourd’hui n’est pas que fluvial. Paris, mentalement, est loin de la mer…

Le Havre, 10 février 2019
C.N.O

 

FUSION PORTUAIRE, AXE SEINE: COMMUNIQUE DU COLLECTIF BIENVENUE EN NORMANDIE

Le 7 février 2019, à l'occasion d'un énième colloque consacré à l'aménagement de la Vallée de la Seine qui se tenait à Paris, en l'absence d'Hervé Morin qui savait bien que c'était encore l'occasion d'épandre une logorrhée inutile, l'ancien député-maire du Havre à présent Premier ministre, a fait les annonces que vous savez au sujet de l'avenir de nos grands ports maritimes normands de l'Axe Seine (voir ici-même un billet précédent avec le texte de l'entretien d'Edouard Philippe accordé aux journalistes de Paris-Normandie).

Les décisions prises et le contexte politique dans lequel ces décisions ont été prises (ou, plutôt, ces annonces car il faut rester prudent tant il peut y avoir un océan entre le dire et le faire...) sont très inquiétants pour l'avenir de la Normandie et pour l'intérêt général national que notre région porte en son sein sinon en son coeur...

Le collectif "Bienvenue en Normandie" dénonce un projet de fusion portuaire des GPM du Havre, de Rouen et du port fluvial de Paris (cadre de l'actuel GIE HAROPA) dont la préfiguration EXCLUE TOTALEMENT ou presque les représentants des professionnels portuaires, des salariés, usagers et riverains normands des deux grands ports maritimes normands.

La présidence de la préfiguration confiée à la présidente actuelle du port de Paris associée à un comité de soi-disant experts peu au fait des réalités maritimes et logistiques lui-même présidé par une ancienne ministre des sports, autrefois députée-maire de Rouen n'incite vraiment pas à la confiance et suscite, d'ores-et-déjà, l'inquiétude des armateurs comme en témoigne la mise en garde de l'armement CMA-CGM qui menace de se retirer du  financement et du fonctionnement de la plateforme multimodale du Havre si son fonctionnement n'était pas sensiblement amélioré (L'Antenne, 8 février 2019).

Par ailleurs, le collectif "Bienvenue en Normandie" trouve assez peu élégant de la part de Monsieur Edouard Philippe d'exposer directement deux personnalités féminines passablement expérimentées à l'opposition des salariés portuaires, à commencer par celle des dockers, qui s'annonce frontale, pour ne pas dire plus, contre ce projet de fusion portuaire...

Le collectif "Bienvenue en Normandie" s'inquiète, en outre, de l'absence des grands élus Normands dans l'architecture de la préfiguration arbitrée par le Premier ministre à des fins politiciennes qui nous éloignent sensiblement des réalités portuaires, logistiques et territoriales qui constituent pourtant le coeur même de l'économie de notre région et qui lui donne son intérêt national:

Contrairement à ce qui s'observe pour la conduite du projet de Canal Seine Nord Europe, il y a la claire volonté d'écarter Monsieur Hervé Morin, le président élu de la Normandie, sous prétexte que ce dernier a pris des positions opposées à celle du gouvernement non sans proposer des solutions concrètes pour permettre une relance efficace de l'outil portuaire de la Basse Seine normande à l'instar de ce qui fait le succès insolent des grands ports de la Rangée Nord Européenne... Ce manque de pragmatisme politicien du Premier ministre contre celui qui est perçu, tant à Matignon à l'Elysée comme étant "l'emmerdeur girondin normand", porte en germe l'échec du projet de fusion portuaire voulu par un gouvernement néo-jacobin foncièrement recentralisateur.

La question du siège et de la gouvernance de la future autorité portuaire unique n'est pas clairement abordée: l'ancien député-maire du Havre refuse d'en parler afin de ne pas indisposer les soutiens politiques qu'il trouve encore dans ce qui reste de la Fabiusie rouennaise. Il est évident que si l'arbitrage final prévu pour 2021 consistait à fixer ce siège non pas en Normandie (afin de neutraliser les chiens de faïence havrais et rouennais) mais à Paris suivant la vieille lune de Paul Delouvrier poursuivie en 2009 et 2010 par MM. Antoine Rufenacht et Grumbach d'un Grand Paris étendu sur la Seine jusqu'à la porte océane havraise, ce serait alors comme signer l'arrêt de mort de la Normandie en pleine campagne des élections régionales avec, pour les électeurs Normands, un choix clair à faire au fond des urnes:

Continuer l'aventure normande avec Hervé Morin ou se suicider dans le Grand Paris avec le candidat que présentera la majorité gouvernementale présidée par Emmanuel Macron ce personnage qui parlait de "pacte girondin" quand il n'était que candidat à la présidence de la République!

Car il faut savoir que ce projet de fusion portuaire sur la vallée de la Seine entre Le Havre et la région parisienne se double de la construction d'un réseau politique "macronisant" littéralement l'Axe Seine depuis l'agglomération havraise jusqu'aux portes Ouest de Paris en passant par le département de l'Eure à fin d'isoler les élus normands qui, à droite, soutiennent encore Hervé Morin qui s'oppose avec d'autres grands élus nationaux à une conquête totale du Centre droit par la République en Marche tout en proposant une alternative "girondine" pour relancer l'économie et refonder le contrat social français à partir des territoires.

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Concrètement, cet Axe Seine politicien bricolé par Monsieur le Premier ministre coupe notre Normandie en deux tout en tentant de prendre le contrôle de ce qui en constitue le coeur battant puisque la vallée de la Seine normande abrite la moitié des 3,3 millions de Normands et concentre la moitié des emplois de notre région.

EN CONSEQUENCE:

  • Le collectif "Bienvenue en Normandie" appelle les salariés portuaires des grands ports maritimes de Rouen et du Havre à se mobiliser pour stopper ce projet de fusion portuaire pernicieux et politicien.
  • Le collectif "Bienvenue en Normandie" appelle les Normands à se mobiliser contre cette tentation récurrente de détruire notre Normandie sur la Seine aval sans l'aval des Normands afin d'en confier la meilleure part, si ce n'est la part la plus utile, au futur Grand Paris.
  • Le collectif "Bienvenue en Normandie" appelle les Normands à couler et à envoyer par le fond l'Armada de Messieurs Philippe et Macron en déclenchant dans les urnes le MASCARET ELECTORAL qu'il convient en 2019, 2020, 2021 et 2022 qui seul démontrera que notre Normandie millénaire est plus durable qu'un bricolage politicien!

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http://bacsdeseine.over-blog.com/article-le-mascaret-a-caudebec-en-caux-89378971.html


 Commentaire de Florestan:

La crise des Gilets Jaunes toujours en cours et dont la sociologie épouse largement la sociologie normande, aura forcément des conséquences électorales et l'on peut raisonnablement espérer que le comportement électoral des Normands ne sera pas aussi canalisé que ne l'est, désormais, la Seine au point que le mascaret, autrefois vague puissante, s'est trouvée réduite à n'être qu'un flot discret presqu'invisible...

ESCROQUERIE AU MONT ST MICHEL: OUEST-FRANCE ABUSE D’UNE VIEILLE DAME…

La filouterie règne semble-t-il à la rédaction rennaise de ce canard déchaîné jusqu'à l'indignité... Après les faux gendarmes, les faux agents EDF, les faux serruriers, les faux pompiers, après le député ou l'élu local en campagne électorale, voici un faux journaliste qui se fait passer pour un faux directeur d'agence de voyages ou de pélerinage!

Les petits vieux doivent plus que les autres faire preuve de vigilance: les escrocs de tout accabit s'acharnent sur nos vénérables têtes chenues alors qu'elles ont la sagesse de la vie si nos grand-pères ou nos grand-mères n'ont pas perdu hélas la tête.

Il est vrai que la vie se réduit à rien dans ces antichambres d'embarquement pour le dernier voyage qui se nomment d'un sigle barbare et incompréhensible pour n'avoir pas à nommer avec cruauté une réalité cruelle: la grand-mère centenaire du 2ème a de la visite... Bonjour! Ma brave petite dame! C'est Ouest-France qui vous propose du Mont Saint Michel... en Bretagne!

Bien entendu, il s'agit de proposer à une centenaire de la Côte d'Azur, le dernier voyage vivifiant vers l'océan, la Bretagne et... le Mont qu'elle n'a jamais encore vu. Bien entendu, le journaliste escroc de Ouest-France suggère, à la demande de son confrère de Nice-Matin (qui a flairé l'anguille sous la roche), aux Bretons et aux Normands (des voisins bien gentils et généreux) de lui envoyer une carte postale!

La filouterie est parfaite: Maryse Lancioni ne dit pas qu'elle souhaite aller en Bretagne. Elle dit vouloir voir le Mont Saint Michel avant de mourir.

Si le journaliste escroc de Ouest-France obnubilé par sa camelote bretonne avait davantage de culture chrétienne, il verrait l'évidence: Maryse  est âgée de 111 ans et Saint Michel est le protecteur des âmes qui s'apprêtent au grand voyage et ceci n'est pas une escroquerie!

Un comble pour un journal qui prétend nous refourguer quotidiennement quelques valeurs... chrétiennes!


 

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https://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/mont-saint-michel/111-ans-elle-reve-du-mont-saint-michel-envoyez-lui-une-carte-6217778

À 111 ans, elle rêve du Mont-Saint-Michel : envoyez-lui une carte postale

Maryse Lancioni est la doyenne des Alpes-Maritimes. Elle n’a jamais vu la Bretagne et le Mont. Après s'être confié dans une vidéo àsur Internat, elle a déjà reçu des messages. Et si vous lui envoyiez des cartes postales ?

À 111 ans, Maryse Lancioni est la doyenne des Alpes-Maritimes. « Il ne faut pas se laisser intimider par ce chiffre canonique. D’origine corse, elle a un tempérament bien trempé et conserve une indépendance farouche. Pas de maison de retraite. Pas de déambulateur. Une simple canne, depuis quelques semaines seulement. Ses yeux pétillent et ses souvenirs sont intacts», raconte Margot Mentha, journaliste à Nice-Matin qui l’a rencontrée chez elle, à Èze.

Née le 8 novembre 1907, Maryse a choisi de quitter sa Corse natale dès sa majorité obtenue. Elle s’est installée à Nice où elle a mené une vie dense et a beaucoup voyagé. « Elle s’est rendue aux États-Unis sur le France en 1964 », s’est mariée, a divorcé, a connu un amour passionnel pour un Corse, mort assassiné de « sept balles dans le corps » pour avoir défendu sa nièce.

« Je ne savais pas signer »

Maryse a traversé le siècle et en a connu les moindres soubresauts. Bien sûr, le regard dans le rétroviseur la rend nostalgique. À l’inévitable question : « Était-ce mieux avant ? », elle répond « oui ». Elle qui a connu les guerres reste très marquée par les récents attentats terroristes. « Aujourd’hui, on n’est sûr de rien. Regardez ce qui est arrivé le 14 juillet à Nice ! », se désole-t-elle.Quand on lui parle de regrets, elle évoque, en premier lieu, le fait de ne pas avoir appris très jeune à lire et à écrire. « C’est vrai, j’aurais dû apprendre à l’école. Comme j’étais malheureuse à la maison, je n’apprenais rien. Je ne savais même pas signer mon nom. » Maryse n’a commencé à lire qu’à 30 ans. Depuis, quand elle écrit, elle veille toujours à ne pas faire de fautes.

« Voir la mer qui se retire »

Et puis Maryse a un autre manque. Elle qui connaît la Méditerranée caresse le rêve d’aller en Bretagne « voir la mer qui se retire». Mais aussi celui de visiter le Mont-Saint-Michel. « J’aimerais y aller avant de mourir », confie la plus que centenaire avec un joli sourire et un accent chantant.

Ce souhait, elle l’a exprimé en vidéo sur le site de Nice-Matin. Depuis, la vidéo est likée, partagée, commentée… Certains proposent même de créer une cagnotte pour la faire venir en Bretagne !

En attendant, nos confrères font appel à la générosité des Bretons et des Normands pour envoyer une petite carte postale à cette sympathique doyenne. « Nous les lui apporterons toutes. Et qui sait, peut-être l’accompagnerons-nous… ? »

FAUTE D’INGENIERIE DEMOCRATIQUE, les éoliennes normandes sont en panne

Parce que dans les réunions publiques les officiels confondent débat démocratique et... moulin à vent. La panne du plan éolien français est pathétique tant elle illustre l'absence des ingénieurs en démocratie pour accompagner le développement des projets d'ingénieurs.

Les Maîtres d'oeuvre et d'ouvrage refusent de savoir que la maîtrise d'usage est la reine des maîtrises. Quand ils veulent naïvement imposer leurs projets à ceux qui vont les avoir sous le nez parce qu'ils vivent et travaillent là, contrairement aux encravattés qui de loin, de très loin, croient pouvoir gagner de l'argent en brassant de l'air, cela donne des résultats consternants...

Et quand ils veulent méchamment s'en prendre avec mépris et désespoir à ces "Nimbystes" (Not In My Back Yard) qui, faute d'être entendus, consultés et associés sérieusement à une véritable co-construction du projet qui les concernent directement, font des recours devant la justice administrative ou lorsque les lobbies industriels éoliens, au bord de la crise de nerf, en viennent à influencer les députés de la République en Marche (sic!) pour réduire le droit d'accès des citoyens et des associations à la justice, on ne peut penser, comme Bossuet que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Exemples:

A Courseulles lors du débat public sur les éoliennes, cette remarque désabusée et ironique d'un commercial parisien venu présenter le projet éolien: "En Normandie le schéma éolien terrestre sera très difficile à mettre en place. Il y a des monuments historiques partout! Les Américains n'ont pas fini le travail..." Charmant!

Au sujet du Tréport et de ses marins pêcheurs que les officiels refusent d'écouter, ce mot d'anthologie de Madame Fabienne Buccio, préfète de région: "Quand on consulte les citoyens, on prend le risque de perdre la face..." Edifiant!

Le cas du Tréport est le plus pathétique puisqu'il s'agit d'un projet qui s'impose sans l'avis des riverains et des usagers au nom d'une conception impériale romaine typiquement jacobino-bonapartiste à la française de l'intérêt général mais qui, en plus, les expulse du territoire qui leur permet de travailler: en effet, pour des raisons de sécurité, le préfet maritime veut interdire la navigation dans le futur champ d'éoliennes marines et la proposition des marins pêcheurs d'installer des récifs artificiels au pied des mâts pour le repos et la reproduction des poissons a été rejetée sous prétexte qu'elle serait trop coûteuse.

A Courseulles, tout le monde fait l'autruche sur le fait, probable que l'UNESCO pourrait demander l'arrêt du projet éolien au large du site historique des plages du Débarquement de 1944 si ces dernières sont classées comme prévues sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en juillet 2019.

Tant au Tréport qu'à Courseulles, la société civile locale consultée lors de débats publics ou d'enquêtes d'utilité publique qui, visiblement, ne servent à rien n'avait pas manqué d'alerter les officiels avec des "cahiers d'acteurs" (sic!) très précis, documentés et détaillés.

On rappelera que les synthèses des débats organisés par la commission nationale du débat public ne sont pas judiciairement prescriptives et qu'un préfet peut toujours s'asseoir, par arrêté, sur les conclusions d'une enquête d'utilité publique: l'ingénierie démocratique en France en est encore à l'âge du bronze...

Résultat: toujours aucune éolienne au large des côtes normandes!

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Quant à l'éolien terrestre, mission quasi impossible en Normandie à moins de massacrer définitivement ce paysage rural et ce patrimoine esthétique et architectural inestimable que l'on essaye de vendre tant bien que mal pour faire à nouveau de la Normandie la grande destination du tourisme culturel qu'elle fut: il est raisonnable de penser que le tourisme culturel rapporterait plus d'argent à l'économie normande que de couvrir notre province encore belle d'aérogénérateurs bien plus menacés par l'obsolescence technologique qu'une centrale nucléaire!

Les professionnels et les officiels de l'éolien, à force de s'obstiner à faire avancer leurs projets dans une brouette démocratique aux roues carrées, ont le blues et cela nous fait sourire...

Ergonomie


 

A lire dans la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (n°568 4 février 2019)

DIX ANS D'ATTENTE D'EOLIENNE

Depuis 10 ans, les Normands pensent que l’avenir industriel de leur région passe par la valorisation de ses atouts énergétiques. Et depuis 10 ans, tous les responsables régionaux se sont penchés sur l’éolien en mer, avec la volonté de se servir des projets de parcs de Fécamp, Courseulles et du Tréport, comme points d’appui à la structuration d’une grande filière française.

Mon commentaire : où en est-on 10 ans après ? Les projets de parcs sont toujours en projet, la grande filière est toujours une belle idée ; les éoliennes ne tournent pas rond au large de nos côtes : y’a comme un problème.

  • Le Tréport : la preuve par 3.

Soumis à trois enquêtes publiques, du 16 octobre au 29 novembre dernier, le projet de création du parc éolien du Tréport vient de recevoir trois avis favorables des trois commissions indépendantes mobilisées.

-  La première enquête concernait le projet EMDT à proprement parler, la seconde le projet de raccordement électrique de RTE, la troisième le projet de création de la base de maintenance du port de Dieppe.

-  La préfète Fabienne Buccio s’est félicitée de la qualité et l’importance du travail réalisé : 51 permanences et près de 4 000 contributions analysées.

Mon commentaire : ces avis favorables sont une étape importante pour ENGIE et ses partenaires, “c’est la preuve par 3” ; en revanche, ils sont une déception supplémentaire pour tous les opposants : “on ne nous écoute pas !” • Oui, mais...

Si tous les avis sont favorables, la Commission dédiée au parc a toutefois émis deux réserves :

-  La désignation collégiale d’un médiateur pour faciliter le dialogue entre EMDT et les  Comités régionaux des pêches de Normandie et des Hautsde-France.

-  Le rappel, dans l’arrêté d’autorisation, des 14 engagements pris par le maître d’ouvrage pour éviter leur oubli. Comme, par exemple, la création d’un groupement d’intérêt scientifique, la mise en place d’un fonds d’accompagnement à la pêche professionnelle, ou encore le suivi et l’évaluation des effets du parc sur les poissons et les oiseaux.

Les opposants sont-ils satisfaits ? Pas du tout. À leurs yeux, c’est de la poudre aux yeux. Dans Paris-Normandie, Laurent Jacques, le maire du Tréport, dénonce des “mini-réserves de principe”, de son côté, le député de la Somme, Emmanuel Maquet, dit que les enquêtes “servent seulement à donner l’impression aux citoyens d’être impliqués”, pour les pêcheurs, Olivier Becquet parle “d’un assassinat et d’une mascarade”. 

Et maintenant ? EMDT attend les arrêtés d’autorisation de la préfète. Avant la fin du mois ? C’est possible. Dès leur publication, le projet sera définitivement autorisé ; ses promoteurs pourront alors boucler le tour table ; l’ouverture des négociations avec les fournisseurs et prestataires sera programmée, dernière étape avant le démarrage du chantier.

Mon commentaire : mais ça ne se passera pas comme ça. Les opposants vont déposer des recours contre les arrêtés ; leur levée prendra plusieurs mois; les travaux ne commenceront pas avant longtemps. Rappel : le dossier du Tréport a été ouvert pour la première fois par la Compagnie du Vent, il y a 10 ans !

  • Trois ans de plus pour Fécamp et Courseulles.

Pendant ce temps-là, EDF-EN vient d’obtenir du ministère de la Transition écologique  une prolongation de 3 ans de la mise en service de ses parcs éoliens de Fécamp, de Courseulles et de Saint-Nazaire.

-  Attribués en 2012, ces projets devaient être couplés au réseau en 2022 ; l’arrêté du 17 janvier du ministre reporte donc l’échéance au 18 avril 2025.

-  Explication : selon le portail “Énergies de la Mer”, “EDF EN entend ainsi sécuriser le calendrier de réalisation” lequel, il est vrai, s’était déjà étiré sous l’effet des recours à répétition.

-  L’auteur de l’article, Claude Delahaye, indique aussi que ce report pourrait permettre à EDF EN de s’intéresser au nouveau modèle d’éolienne HaliadeX 12 MW, dont le prototype va être testé d’ici à  2021, à Rotterdam. Si les résultats sont bons, EDF EN pourrait envisager de changer d’éoliennes avec, à la clé, la réalisation de nouvelles études d’impact.

Mon commentaire : à Fécamp et à Courseulles, on a commencé à parler des parcs éoliens en 2007, il y a déjà 12 ans.

  • Et on attend toujours les usines de pales.

Pendant ce temps-là, les dirigeants d’HAROPA Port du Havre confirment leur volonté d’accueillir “l’éolien offshore sur le quai Joannès Couvert” dont les travaux d’aménagement ont commencé mi 2018. “Ils permettront à Siemens Gamesa de démarrer la construction d’usines de fabrication de pales et d’assemblage de nacelles (750 emplois) pour l’équipement du champ d’éoliennes de Dieppe”, disent-ils. Leur persévérance est une qualité.

Mon commentaire : c’est le 18 novembre 2010, au premier forum de l’énergie à l’INSA de Rouen, que Sébastien Hita Perona, directeur stratégique d’AREVA Wind a indiqué pour la première fois qu’il s’intéressait à la région pour construire une usine d’éoliennes. Ça va bientôt faire 9 ans ; AREVA Wind n’est plus là ; Siemens Gamesa a pris sa place.

L’ENTREPRISE QUI FAIT… 4400% d’AUGMENTATION de son chiffre d’affaires est NORMANDE et CAENNAISE!

En tête du palmarès national 2018 des meilleures performances entrepreneuriales en terme de progression du chiffre d'affaires on trouve une PME familiale normande basée à Caen avec ce chiffre étonnant de... 4400% d'augmentation!

Ceux qui connaissent la Normandie économique et industrielle, la vraie Normandie des entreprises ne seront pas surpris:

1) 90% du tissu entrepreneurial de notre pays est constitué de petites et moyennes entreprises ou artisanales: c'est particulièrement le cas en Normandie.

2) La Normandie est devenue la première région industrielle de France notamment en raison de la diffusion entrepreneuriale sur le territoire et dans la population où l'on trouve des taux d'emplois dans l'industrie, la fabrication, l'artisanat ou l'agroalimentaire supérieurs à la moyenne nationale

3) Les entreprises normandes sont redevenues dynamiques et conquérantes grâce à la réunification et une politique publique régionale très volontariste et innovante qui porte désormais ses fruits: malgré leur taille modeste, les entreprises normandes sont aussi en tête du palmarès national pour l'exportation

4) Les taux d'emploi et les offres d'emploi dans l'industrie normande sont supérieurs à la moyenne nationale et la Normandie est à la dernière place française pour le nombre de défaillances d'entreprises signalées devant les tribunaux de commerce: pour une fois qu'il est bon d'être dernier!

L'Etoile de Normandie salue donc cette entreprise caennaise et normande, BIS rénovation dont les résultats suscitent l'étonnement sinon l'admiration des médias nationaux parisiens...


 

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L'équipe Bis Rénovation de l'agence d'Evreux...

Le site officiel de la société Bis Rénovation dont le siège social est à Caen:

http://www.bis-renovation.com/

On précisera, cependant, que l'isolation par l'extérieur des bâtiments demande un grand savoir-faire et une grande connaissance des formes architecturales... En effet, compte tenu des enjeux financiers et écologiques sur la question de l'isolation thermique de l'habitat, le marché a explosé avec, hélas, des services et des propositions médiocres proche de l'arnaque avec pour conséquence, la destruction rapide du patrimoine esthétique et architectural des façades, des modénatures et du second oeuvre et une standardisation de la forme architecturale.

On rappelera que l'isolation par l'extérieur ne convient réellement qu'au bâti datant de l'après Seconde-Guerre Mondiale avec la généralisation de la dalle de béton armée qui créé les ponts thermiques et sonores avec l'extérieur: elle permet même de donner une qualité architecturale aux pavillons et immeubles des années 1960/2000 qui en manquent si cruellement avec l'utilisation de matériaux de bardage colorés ou non qui habillent les façades.

AVANT:

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APRES:

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Lire l'article proposé par le site de France INFO:

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/le-brief-eco-une-pme-en-tete-du-palmares-des-entreprises-les-plus-dynamiques-de-france-avec-4-400-de-croissance-de-chiffre-d-affaires_3160547.html

Il ne suffit pas d'être vedette de la bourse de Paris pour s'assurer une croissance. Le classement annuel des 500 entreprises les plus dynamiques de France, publié par Franceinfo et le magazine Les Échos Week-end, vendredi 8 février, le démontre. Malgré un environnement économique qui s'est avéré de plus en plus difficile au fil des mois, avec notamment les guerres commerciales et la montée des craintes liées au Brexit, des entreprises ont réussi à réaliser des performances exceptionnelles. Leur croissance annuelle moyenne atteint 44%, selon les chiffres de ce 3e palmarès. Inutile de dire qu’elles font des jaloux.  

La rénovation thermique, un secteur porteur

La société qui décroche la première place du classement a enregistré sur la période étudiée, de 2014 à 2017, 4 400% de croissance de son chiffre d’affaires. Son nom ne vous dira probablement rien, c’est la société Bis Rénovation Energie, spécialisée dans la rénovation thermique. Basée à Caen, dans le Calvados, elle emploie 80 salariés. Vive l’isolation qui profite à une foultitude d’autres start-up comme Monabee, qui emploie 22 salariés à Dardilly, dans le Rhône. Elle est spécialisée dans la gestion et l’optimisation de l’énergie. Son chiffre d'affaires a augmenté de 2 800%. C'est impressionnant.

De nombreuses entreprises surfent sur le boom de la rénovation thermique, un secteur qui répond aux préoccupations environnementales des Français et dispose d’un fort soutien de l’Etat. Illustration sur l\'isolation thermique de la façade d\'un immeuble.

De nombreuses entreprises surfent sur le boom de la rénovation thermique, un secteur qui répond aux préoccupations environnementales des Français et dispose d’un fort soutien de l’Etat. Illustration sur l'isolation thermique de la façade d'un immeuble. (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

 

LES ECHOS - STATISTA

LES ECHOS - STATISTA (LES ECHOS - STATISTA)

De l'entreprise familiale au géant industriel 

Ce palmarès est une excellente illustration du tissu entrepreneurial français. Il y a des start-up mais aussi des entreprises familiales et des industriels comme l’équipementier automobile Valéo, qui emploie 115 000 salariés. L'équipementier arrive 475e sur 500 dans notre classement, en partenariat avec Les Échos, avec une croissance du chiffre d’affaires de 46% entre 2014 et 2017. Nous sommes bien loin de la PME et ses 22 salariés qui occupe la première place avec ses 4 400% de performance. Cela dit, pour Valéo, c’est une belle progression dans un secteur auto saturé, très capitalistique, qui ne favorise pas l’innovation.  

Après l'énergie, le conseil et l'informatique  

L’informatique et le conseil sont deux grands talents français. À eux deux, ils occupent plus du tiers des 500 champions nationaux de la croissance. Ces deux secteurs porteurs enregistrent de belles progressions car ils sont d’actualité. Les entreprises de travail temporaire et de portage salarial sont de bons exemples, avec, là encore, des noms pas forcément connus du grand public comme Alphyr ou Didaxis.

Il y a une incroyable diversité d’entreprises. Mais encore trop peu de sociétés sont tournées vers l’export. C’est le gros problème français. Ce palmarès Franceinfo, Les Échos, avec le portail de statistiques Statista devrait faire réfléchir à Bercy, ministère de l'Économie. Il est urgent de tout mettre en œuvre pour permettre aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de tailles moyennes (ETI) d’exporter. C’est bon pour l’activité, excellent pour l’emploi.

Fusion des ports de l’axe Seine : les jeux sont faits, rien ne va plus… pour le port du Havre !

     Dans la version numérique de Paris Normandie en date du 7 février 2019, nous sommes gratifiés d'une interview en exclusivité d'un premier ministre très attaché au Havre qui évoque notamment le projet de fusion des trois ports de l'axe Seine :

Édouard Philippe s’exprime sur la fusion des ports... et sa possible candidature en 2020 au Havre

Paris-Normandie Publié le 07/02/2019 à 20:53 Mis à jour le 07/02/2019 à 20:53

Christophe PRETEUX - Stéphane SIRET

https://www.paris-normandie.fr/actualites/politique/edouard-philippe-s-exprime-sur-la-fusion-des-ports-et-sa-possible-candidature-en-2020-au-havre-AH14575063

Ports. Édouard Philippe veut fusionner les ports du Havre, de Rouen et de Paris avant 2021. Pour cela, il vient de nommer un comité d’experts. Municipales. Sera-t-il candidat en 2020 à la mairie du Havre ? Pour l’heure, Édouard Philippe laisse planer le doute...

Vous venez de nommer une préfiguratrice au projet de fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

« Comme je l’ai annoncé il y a douze mois, l’idée est d’aboutir à un système intégré sur l’axe Seine. Haropa a permis un grand pas en avant : le rapprochement des places portuaires. Aujourd’hui, cela ne suffit plus à répondre aux enjeux. Je considère qu’il faut aller plus loin. Je pense qu’un axe portuaire aussi important, qui va du Havre à Paris, doit relever de la responsabilité de l’État mais il doit être géré de manière plus intégrée. La mission que j’ai confiée à Mme Catherine Rivoallon, accompagnée d’un comité de préfiguration, est de préparer les conditions de fusion des trois ports au plus tard pour le 1er janvier 2021. J’aimerais qu’elle puisse intervenir avant cette date, mais je perçois la complexité du dossier. De nombreuses discussions sont à mener avec les places portuaires, avec les élus locaux, qui sont légitimement sensibles au sujet, avec les organisations syndicales, que ce soit les travailleurs portuaires ou les dockers. Ensuite, la solution trouvée devra permettre d’envisager un développement optimal du système portuaire intégré autour de l’axe Seine. L’objectif est d’être compétitif vis-à-vis des autres ports du ‘‘Range nord’’ et d’être inventif dans la manière d’organiser la logistique de demain. C’est un magnifique enjeu de politique publique et je suis certain que Catherine Rivoallon, qui connaît très bien la logistique et le monde portuaire, nous permettra de le mener à bien. »

Les syndicats des travailleurs portuaires et des dockers annoncent des « jours noirs » en cas de fusion des ports parce qu’ils craignent pour l’emploi. Que leur répondez-vous ?

« Je veux les rassurer. L’objectif de cette réforme est précisément de gagner des parts de marché, de faire en sorte que les trafics passent davantage par l’axe Seine que par l’axe Rhin, Anvers et Rotterdam. Nous aurons des discussions avec les organisations syndicales. Je crois profondément que ce n’est pas dans le statu quo qu’il y a le plus de sécurité ! »

Les recevrez-vous ?

« Ils seront évidemment reçus très vite par la préfiguratice qui va travailler avec eux. La ministre des Transports est mobilisée. Je ne sais pas si je les recevrai à Matignon - je ne suis pas sûr que ce soit le rôle du Premier ministre - mais en tout cas, il faut avancer. Avec eux et non pas contre eux. »

Le Havre sera-t-il le siège de cette future entité ?

« On verra. Ce n’est pas la question la plus importante. Chacun connaît mon attachement au Havre. Mais nous devons penser l’axe Seine en tant que système et non pas en termes de baronnies. »

Valérie Fourneyron préside le comité d’experts

Catherine Rivoallon, présidente du conseil d’administration du port de Paris, est chargée de mener la mission de préfiguration de la fusion des ports trois ports de l’axe Seine (Le Havre, Rouen et Paris). Elle sera assistée par un comité d’experts présidé par l’ancienne ministre PS Valérie Fourneyron, qui, en 2016, avait co-produit avec le sénateur LR Charles Revet un rapport sur l’attractivité des ports de l’axe Seine. « Outre le fait que je l’estime beaucoup, je pense qu’elle va apporter énormément », indique le Premier ministre. Le comité de préfiguration est également composé d’Emmanuèle Péron, la présidente du conseil de surveillance du port du Havre, et de Frédéric Henry, son homologue rouennais, ainsi que du spécialiste Thierry Tuot et de l’avocat Gilles Belier.

Il y a quelques mois, vous disiez devant la fenêtre de votre bureau que la mer et Le Havre vous manquent. Dans treize mois, ce sera l’élection municipale. Serez-vous candidat au Havre ?

« Je ne peux pas y répondre aujourd’hui. Je suis Premier ministre et je consacre la totalité de mon temps à gérer non pas les affaires de la ville que j’aime mais du pays que j’aime. Si la question est de savoir si j’aime Le Havre, la réponse est oui. Est-ce que Le Havre me manque ? La réponse est oui. Heureusement, j’y retourne le week-end et ça me fait du bien. Est-ce que je regarde avec attention ce qui s’y passe ? La réponse est encore oui. Je fournirai la réponse à cette question le moment venu. »

En 2014, vous aviez constitué une majorité municipale soudée. La situation a changé. Certains sont à La République en marche, d’autres, comme votre successeur ont quitté les Républicains. Il y a des ambitions dans leurs rangs. Qu’en dites-vous ?

« Je ne souhaite pas m’exprimer sur la vie politique havraise. Ceci étant, je n’ignore rien de ce qui se passe au Havre. »

Que pensez-vous du pacte girondin d’Hervé Morin, le président de la Région Normandie qui veut que l’État donne un peu plus de liberté aux territoires ?

« Demain, je signerai en Bretagne et dans les Pays de la Loire, dont les dirigeants ont une orientation politique différente, des contrats très complets sur les mobilités et sur la capacité à imaginer des solutions propres à chacun de ces territoires. C’est le fruit d’un travail intense et fructueux avec ces deux régions dont les présidents sont rarement dans la posture et souvent dans le travail. »

En mai 2018, vous nous disiez ici même à Matignon que vous étiez très heureux de ce que vous faites. Êtes-vous aujourd’hui dans le même état d’esprit ?

« Exactement. »

Il n’y a toujours pas d’enfer de Matignon ?

« Bien sûr que non. C’est exigeant, c’est intense, c’est un honneur d’exercer cette responsabilité au service de son pays et, précisément parce que les circonstances sont difficiles. Je le vis pleinement. J’essaie de faire de mon mieux. C’est ce qu’on attend d’un responsable. On n’attend pas que les responsables soient parfaits mais qu’ils fassent de leur mieux. »

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Commentaire :

     Les conditions sont réunies pour que le Grand Port MARITIME du Havre soit roulé dans la farine obtenue à partir des grains manutentionnés par le grand port FLUVIO-maritime de Rouen moulus par les bons soins du meunier parisien !

Zoom sur le "comité d'experts" :

A priori pour Le Havre :

. Emmanuèle Péron, la présidente du conseil de surveillance du port du Havre.

A priori contre Le Havre :

. Catherine Rivoallon, présidente du Conseil d'administration du port de Paris ;

. Valérie Fourneyron, défenseur notoire du port de Rouen, que le "Havrais" Edouard Philippe "estime beaucoup" ;

. Frédéric Henry, président du Conseil de surveillance du port de Rouen ;

. Thierry Tuot, Conseiller d'Etat, représentant le ministre chargé des Ports Maritimes, membre du Conseil de surveillance du port de Rouen.

En NORMANDIE, le BIO c’est BIAU et il faudrait le dire aux vieux croûtons de la SAFER…

Ah! la SAFER qui s'affaire et qui ne s'affaire... à rien ni à faire!

Bref! la SAFER comme de nombreuses institutions de notre République des Caciques est à côté de la plaque lorsque tout bouge à la base dans une société civile réelle, concrète, qui a, hélas, toujours tort d'avoir eu raison trop tôt...

Nouvel et bel exemple (courageux) trouvé dans une intercommunalité de l'Orne qui, de fait de sa localisation, s'est attribuée la responsabilité de ne pas polluer la nappe phréatique par des pratiques agricoles inadaptées...

L'intercommunalité des "Sources de l'Orne" non loin de Sées a bataillé contre la SAFER et a arraché 80 hectares qui seront réservés au développement de l'agriculture bio...

Un excellent et beau reportage à lire dans le dernier numéro de Normandie Magazine (janvier / février 2019):

bio orne 1

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Lire aussi ce billet d'humeur proposé dans la même publication par Stéphanie Maubé, la très médiatique bergère du havre de Saint- Germain-sur-Ay (Manche):

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RURALITE NORMANDE: réunification des CIVAM Normands

Le grand mouvement de réunification normande qui avait débuté, fort symboliquement en 2004, avec l'église catholique par  le retour à la millénaire province ecclésiastique de Rouen avait commencé dans la société civile régionale bien avant la réunification officielle de la Normandie politique et administrative survenue au 1er janvier 2016: il se poursuit encore trois ans après cette date avec un moment important attendu au 1er janvier 2020 avec le retour à l'académie de Caen telle qu'elle existait encore en 1965.

Par principe, nous saluons et encourageons toutes les réunifications normandes à condition de ne pas confondre réunification et fusion...

Ces temps-ci, c'est la Normandie rurale qui achève sa réunification avec la création d'un réseau normand des CIVAM suite à la fusion des CIVAM bas-normands avec les Défis ruraux haut-normands...

index

https://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/pour-defendre-l-agriculture-et-le-milieu-rural-le-reseau-des-civam-normands-est-lance-KF14556862

Pour défendre l’agriculture et le milieu rural, le réseau des Civam normands est lancé

Agriculture. La Fédération régionale des Civam Basse-Normandie et les Défis Ruraux ont fusionné pour donner naissance au réseau des Civam normands. Interview de sa présidente Sylvie Claes, agricultrice en Seine-Maritime.

Pourquoi cette fusion entre vos deux associations ?

Sylvie Claes : « Celle-ci s’inscrit évidemment dans le processus initié par la fusion des deux ex-régions. Mais elle est logique à d’autres égards : nos structures historiques (les Défis Ruraux ont été créés en 1993 et la Fédération régionale des Civam de Basse-Normandie en 2001) étaient adhérentes du réseau national des Civam*, qui date, lui, des années 1960. L’intérêt pour nous consiste à donner plus d’ampleur à nos actions fondées sur un socle commun de valeur : l’humanisme, l’écologie, l’engagement, l’autonomie, la créativité, la coopération et l’efficacité. Nos associations se sont additionnées et le réseau des Civam normands se structure désormais autour de deux antennes : l’une à Allouville-Bellefosse et l’autre à Vassy, dans le Calvados. Il emploie vingt salariés au total. »

Quelles sont les spécificités de vos actions dans le paysage des organisations agricoles ?

« Nous avons en commun avec l’équipe de Vassy de proposer un accompagnement des agriculteurs au moyen d’échanges entre pairs au sein de groupes thématiques (élevage bovin, ovin, grandes cultures, apiculture, etc.). Celui-ci entend favoriser l’autonomie de décision des adhérents. Autrement dit, les salariés de notre association agissent comme facilitateurs, dans l’esprit de l’éducation populaire : nous formons les agriculteurs, les agriculteurs se forment entre eux par l’échange de pratiques, afin que tous puissent décider leur stratégie en fonction du contexte de leur ferme et des objectifs qu’ils se donnent. D’autre part, notre association n’accueille pas que des agriculteurs. Parce que nous considérons que l’agriculture est une question de société, toute personne désireuse de contribuer au développement de son territoire et de l’agriculture peut nous rejoindre. Le travail collectif s’organise là aussi en groupe thématique : installation-transmission, bois, énergie, agriculture durable, apiculture, circuits courts, éducation à l’environnement... »

« Au service des agriculteurs et des citoyens »

Quelles grandes questions animent aujourd’hui vos travaux communs ?

« Pour les agriculteurs, notre action porte beaucoup sur l’autonomie et la mise en œuvre de systèmes de production viables économiquement et soutenables sur le plan environnemental et social. Les personnes souhaitant devenir agriculteur trouveront chez nous une écoute très attentive, avec une approche globale de leur projet en lien avec les besoins du territoire et leurs aspirations. En matière d’éducation à l’environnement et au développement durable, nous accompagnons les évolutions de comportement au quotidien de tout un chacun, que ce soit dans le cadre d’interventions dans les écoles ou lors de manifestations ouvertes au grand public dans le sens d’une meilleure préservation de nos biens communs : on ne préserve que ce que l’on considère comme un trésor. À l’échelle des territoires, nous souhaitons œuvrer à une agriculture au service des agriculteurs et des citoyens en leur faisant prendre conscience des champs des possibles. Nous accompagnons ainsi, par exemple, les collectivités qui souhaitent approvisionner leurs cantines en produits locaux et de qualité. Là aussi, en adoptant une approche globale, économique, environnementale et sociale. »

(*) - Civam : Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural

Pour connaître l'histoire du réseau des CIVAM:

http://www.civam.org/index.php/les-civam/histoire-des-civam


 Commentaire de Florestan:

L'union fait la force et ce d'autant plus que le principal partenaire des organisations agricoles normandes c'est le conseil régional de Normandie tout autant que la chambre régionale d'Agriculture normande qui n'a, d'ailleurs, jamais été coupée en deux ...

LISIEUX: Le spectacle de Nicolas Dubost met en valeur le « PATOIS NORMAND »

C'était à lire dans les pages en noir et blanc (forcément...) de l'édition caennaise de Ouest-France datée du 6 février 2019: on attend toujours le grand article d'un journaliste de la rédaction caennaise en pages "Normandie" rendant compte de la nouvelle politique culturelle régionale en faveur des parlers normands, patrimoine culturel immatériel de la Normandie qui est en grave danger de disparition selon l'UNESCO...

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CAEN 28 janvier 2018: les dernières décisions de la commission permanente du conseil régional de Normandie

Comme d'habitude, la rédaction de l'Etoile de Normandie publie l'intégralité du communiqué de presse de la région Normandie au sujet des décisions votées lors de la dernière réunion de la commission permanente le 28 janvier 2019 à Caen en l'abbaye-aux-dames, siège du conseil régional:

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https://www.normandie.fr/commission-permanente-du-lundi-28-janvier-2019?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=Normandirect%20n%C2%B0127

Commission permanente du lundi 28 janvier 2019

Le 29 Janvier 2019

La Commission Permanente de la Région Normandie s’est rassemblée lundi 28 janvier, à Caen, sous la présidence d’Hervé Morin, pour examiner plus de cent dossiers.

Développement économique

Dans le cadre de sa politique en faveur du développement économique, la Région a décidé :

  • d’attribuer des prêts à taux nul pour un montant total de 727 050 euros et des subventions pour un montant de 87 245 euros à 16 entreprises normandes en situation de fragilité au titre du dispositif ARME (Anticipation Redressement Mutations Economiques) permettant la sauvegarde de 596 emplois ;
  • Les élus régionaux ont décidé d’accorder plus d’1,38 million d’euros de subvention à 206 projets de création ou reprise d’entreprise au titre du dispositif Coup de Pouce.
  • La Région Normandie soutient 4 entreprises normandes à hauteur de près de 368 959 euros sous forme de prêts à taux nul au titre du dispositif régional Impulsion Innovation, permettant ainsi la création de 10 emplois. Elle accorde également près de 6,18 millions d’euros de prêt à taux nul et 110 879 euros de subvention à 31 entreprises, au titre du dispositif Impulsion Développement, permettant de créer 178 emplois.
  • Dans le cadre du dispositif « Une formation, un emploi », soutenu par la Région, les élus régionaux ont attribué des subventions à 10 organismes de formation pour un montant total de 126 081 euros, pour la création de 85 places de formation.

Economie Sociale et Solidaire

La Région Normandie accompagne les projets issus de l’Economie Sociale et Solidaire. A ce titre, elle attribue :

  • 40 000 euros à la Scoop Actif Garage de Fécamp (76), pour la création d'un garage en entreprise d'insertion,
  • 38 000 euros à l’Association Les Jardins d’Arlette de Falaise (14), pour l’implantation d'un chantier d'insertion de maraîchage sur la commune de Mondeville (14),
  • 15 750 euros à l’Association de Préfiguration La Ruche Ressourcerie du Pays de Falaise d’Olendon (14), pour la réalisation d'une étude pour la création d'une ressourcerie sur le territoire de la communauté de Falaise.

En outre, la Région a décidé d’attribuer 139 087 euros à la filière Normandie Maritime, afin de financer son programme d’actions pour l’année 2019. Son objectif est de représenter la filière de l’économie maritime Normande.

Dispositif « aide à la commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture »

Le dispositif « aide à la commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture », soutient les équipements et matériels informatiques de vente dont la vente à distance, les logiciels et réseaux d'interconnexion des informations et les systèmes de vente. A ce titre, la Région Normandie soutient la SARL La Criée de Fécamp à hauteur de 33 402 euros pour l’Evolution du système de vente informatisée en criée.

Soutien à l’agriculture

La Région soutient 7 jeunes agriculteurs dans leur projet d’installation, pour un montant total de 59 458 euros.

Au titre du dispositif « aide à la normandisation du cheptel » caprin, bovin ou équin, les élus régionaux ont accordé des subventions :

  • 4 760 euros à l’EARL de la Chaumerie (50)
  • 800 euros à l’EARL de la vallée des moulins (50)
  • 2 000 euros à la Ferme du Jardin (50)

Appel à projets « Information et Promotion en faveur des produits relevant d’un système de qualité »

La Région Normandie a retenu 2 dossiers à l’issue de l’appel à projets « Information et Promotion en faveur des produits relevant d’un système de qualité ». Les élus régionaux ont donc accordé :

  • 174 327 euros à l’ODG Laitiers Normands pour leur campagne collective d’information et de promotion des fromages sous Appellation d’Origine Protégée de Normandie,
  • 147 566 euros à l’IDAC pour la Promotion des Appellations d’Origine Contrôlée et Protégée Cidricoles.

Appel à candidatures « Soutien aux nouvelles participations aux régimes de qualité »

A l’issue de l’appel à candidatures « Soutien aux nouvelles participations aux régimes de qualité », la Région a retenu 50 dossiers, qui seront soutenus à hauteur d’un montant global de 78 217 euros. Cet appel à candidatures est destiné à encourager les agriculteurs à participer aux régimes de qualité alimentaire afin de :

  • fournir au consommateur des garanties quant à la qualité du produit ou du processus de production utilisé dans le cadre de ces régimes ;
  • accroître la valeur ajoutée des produits agricoles primaires ;
  • renforcer les débouchés commerciaux.

Développement de l’aéroport de Rouen Vallée de Seine

La Région Normandie attribue au Syndicat Mixte de Gestion de l’Aéroport Rouen Vallée de Seine près d’1,23 million d’euros pour le financementde son programme d’investissement 2019, notamment la réalisation de travaux de renforcement de la piste et des voies d’accès, ainsi que la mise aux normes du balisage. Pour mémoire, le SMGARVS est membre de l’association Aéroports de Normandie, créée en juin 2018, à l’issue d’une démarche de rapprochement des aéroports de Caen, Deauville, Le Havre et Rouen, pilotée par la Région Normandie. Cette association a pour objectif de faire la promotion de l’offre aéroportuaire normande et de développer la desserte du territoire.

Réhabilitation du Couvent des Franciscaines

La Région soutient à hauteur de 2,65 millions d’euros le projet de réhabilitation du couvent des Franciscaines, porté par la Ville de Deauville, transformé en équipement culturel à vocation de médiathèque et de musée. 

Soutien à l’EPF Normandie

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer à l’Etablissement Public Foncier de Normandie 19 subventions pour un montant total de près d’1,59 million d’euros pour les opérations :

  • 1,42 million d’euros pour le financement de 13 opérations de traitement des friches,
  • 65 500 euros pour le financement de 3 opérations de traitement de bâtiments publics et de logements sociaux amiantés,
  • 87 500 euros pour le financement d’une opération de régénération urbaine pour le développement des éco-quartiers,
  • 18 000 euros pour le financement de la réalisation d’études pour 2 opérations de revitalisation de centres-bourgs.

Soutien aux PNR normands

Dans le cadre de son soutien aux Parcs Naturels Régionaux, la Région attribue 500 000 euros d’aide au fonctionnement à chacun des PNR (PNR Boucles de la Seine Normande, PNR des Marais du Cotentin et du Bessin, PNR Normandie-Maine et PNR du Perche).

La Région soutient la rénovation énergétique

La Région a lancé en 2016 le plan « Normandie Bâtiments Durables » 2016-2021, et consacre près de 100 millions d’euros pour répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la construction durable et de la rénovation énergétique du parc bâti normand. A ce titre, les élus régionaux ont accordé les subventions suivantes :

  • 44 160 euros à Office Public de l'Habitat du Département de la Seine Maritime pour la construction de 20 logements sociaux durables à Sassetôt le Mauconduit,
  • 13 758 euros à Citya Lecourtois pour des travaux de rénovation énergétique de copropriétés au Havre,
  • 128 000 euros à Nexity Lamy pour des travaux de rénovation énergétique de copropriétés à Cherbourg-en-Cotentin.

Soutien à l’AREN et l’IRD2

Dans l’attente de leur intégration au GIP Agence normande de la biodiversité et du développement durable, la Région Normandie soutient l’Agence Régionale de l’Environnement Normandie (AREN)  à hauteur de 320 000 euros et l’Institut Régional du Développement Durable (IRD2) à hauteur de 80 000 euros, pour la mise en place de leur programme d’actions 2019.

Dispositifs IDEE

Au titre des dispositifs IDEE ACTION « Production d’énergies renouvelables », qui a pour objectif de développer les énergies renouvelables en Normandie, et du dispositif IDEE CONSEIL « Energies renouvelables », qui accompagnent les porteurs dans l’étude de faisabilité de leur projet, les élus régionaux ont accordé une enveloppe totale d’1,69 million d’euros pour la réalisation de 10 projets.

Soutien à l’acquisition de véhicules électriques

La Région Normandie soutient 100 dossiers de particuliers, micro-entreprises et associations, dans leur démarche d’acquisition de véhicules électriques et de bornes de recharge, pour la somme totale de 215 552 euros.

 

Convention avec Normandie Incubation

La Région Normandie et Normandie Incubation ont conclu le 1er janvier 2019 une convention de partenariat, de 2 ans, dont le but est de soutenir la création de 20 projets innovants.

Aide aux projets collaboratifs

Les élus régionaux ont accordé une subvention de 262 368 euros à l’Université de Caen Normandie pour le projet collaboratif NEPFLAX, et soutient le Centre Hospitalier Universitaire de Caen à hauteur de 98 500 euros pour la mise en œuvre du projet collaboratif PLANUCA (Plateforme numérique de pathologie pour la prise en charge des cancers).

Tiers-Lieux Normandie

Au titre de sa stratégie numérique, la Région met en place et coordonne un réseau d’Espaces Ressources pour le Numérique en Normandie. Les tiers-lieux sont une composante de ce réseau. Ils sont mis en place dans le cadre d’un maillage régional pour favoriser la diffusion d’une culture numérique et faire face aux défis liés à la transformation numérique de l’économie. La Région entend labelliser une cinquantaine de « Tiers-Lieux Normandie » d’ici fin 2020 sur l’ensemble du territoire régional.

Les élus régionaux ont donc décidé d'attribuer le label Tiers Lieux Normandie à :

  • HEY ! coworking, SAS (Caen)
  • La Hune, SARL (le Havre)
  •  Le Rack, association (Villedieu les Poêles)
  • SMART'UP Normandy connexion, de la CCI portes de Normandie (Evreux)

En outre, la Région soutient à hauteur de 20 121 euros deux Tiers-Lieux labellisés :

  • le Perroquet Bleu Cité Communication à Rouen pour l’achat d’équipements numériques additionnels pour conforter l’offre (logiciel d’exploitation et équipement nécessaires à la gestion des entrées et sorties).
  • Wip & Co, situé à Colombelles, pour son projet de réhabilitation d’une friche industrielle sur la commune de Colombelles et pour l’achat d’équipements informatiques de programmation (de serveurs pour les usages numériques) de logiciels (gestion des bornes,switch fibre…)

Les élus régionaux ont également attribué le label Espace Public Numérique Normandie à :

  • la Caisse d'allocations familiales (CAF) du Calvados pour ses 8 EPN ;
  • Centre d'animation les Unelles de Coutances pour la Salle Numérique de Cerisy la Salle et la Souris Verte de Gavray ;
  • Communauté Urbaine Caen la mer pour la bibliothèque de la Grâce de Dieu
  • l’EPN du Pays Bellemois de la Communauté de Communes des collines du Perche Normand ;
  • Maison des Jeunes et de la Culture La Brèche de Cherbourg-en-Cotentin ;
  • Médiathèque Municipale Jacques Prévert de la ville de Dives-sur-Mer ;
  • l’Espace Public du Littoral de la Communauté de Communes de la Côte d'Albâtre ;
  • Centre multimédia de la Commune de la Hague ;
  • l’Espace Public Numérique de la Mairie de Vire Normandie ;
  • l’Espace Public Numérique de la Commune de Fleury-sur-Orne ;
  • Centre social Croix Mercier d’Alençon ;
  • Centre social Edith Bonnem d’Alençon ;
  • l’association Syntax Informatique de Domfront en Poiraie ;
  • Bureau Information jeunesse de la Ville d’Evreux ;
  • l’EPN Courtomer de la Communauté de Communes Vallée de la Haute Sarthe.

5,2 millions d’euros pour soutenir les Missions locales

La Région Normandie attribue pour 2019 une subvention de 5,2 millions d’euros au titre du soutien aux Missions Locales Normandes et à l’Association Régionale des Missions Locales Normandie.

Soutien aux CFA normands

La Région soutient les CFA normands pour leurs dépenses de fonctionnement à hauteur de près de 73 millions d’euros. De plus, afin de faciliter les déplacements des apprentis et favoriser le recrutement des jeunes, la Région aide 2 CFA normands qui mettent en place un transport collectif, lorsque l’offre de transport sur leur territoire se révèle insuffisante, à hauteur de 485 138 euros.

Soutien à l’« Ecole de la 2ème Chance Normandie »

Les élus régionaux ont décidé d’accorder à l’« Ecole de la 2ème Chance Normandie » une subvention de 199 300 euros pour assurer ses dépenses de fonctionnement en 2019.

Plan Lycée Durable

Au titre du Plan Lycée durable, lancé en février 2018, la Région Normandie accompagne les initiatives et projets portés par les lycées normands en matière de développement durable.

Les élus régionaux ont donc décidé d’attribuer les subventions suivantes :

  • 2 800 euros au CFPPA de l’Eure pour la mise en place de ruchers,
  • 9 715 euros au LGT LEOPOLD SEDAR SENGHOR pour soutenir leur programme complet d’animations
  • 2 046 euros au LGT LES BRUYERES Plan Lycée Durable pour l’établissement de leur diagnostic déchets
  • 6 048 euros au LYCEE PROFESSIONNEL DES 4 CANTONS pour son projet de rucher connecté, de jardin hors sol et de tri des déchets 
  • 5 000 euros au LYCEE PROFESSIONNEL DES 4 CANTONS pour son projet de rucher connecté, de jardin hors sol et de tri des déchets
  • 9 000 euros au LP FERNAND LEGER pour accompagner son projet de réorganisation et d’équipement en moyens de collecte et de tri des déchets

En outre, la Région soutient la 8ième édition de « Mode in Normandie » à hauteur de 35 268 euros.

Aide aux manifestations sportives

La Région accompagne à hauteur de 265 000 euros l’organisation de 24 manifestations sportives nationales ou internationales dans 14 disciplines en Normandie pour contribuer à la promotion de la discipline, à l’attractivité des territoires ainsi qu’au rayonnement de la Normandie.

« Pass Monde » : 297 120 euros pour soutenir la mobilité internationale des jeunes normands

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer des aides individuelles pour un montant total de 297 120 euros à 377 jeunes au titre du dispositif « Pass Monde ».

Culture

Les élus régionaux ont décidé d’accorder des subventions :

  • 310 000 euros pour la réalisation de films en Normandie
  • 10 000 euros pour l'écriture et le développement de documentaire et web documentaire
  • 14 000 euros pour l'écriture de documentaire et web documentaire de création

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer à 29 compagnies culturelles normandes une enveloppe globale de 1,06 million d’euros, au titre de son soutien constant à l’ensemble de la filière du spectacle vivant.

Afin de les aider à poursuivre leurs activités culturelles, la Région Normandie attribue des subventions aux structures suivantes :

  • 1,74 million d’euros à l’Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine (IMEC) de St Germain la Blanche Herbe,
  • 1,14 million au Centre Dramatique National de Normandie-Rouen,
  • 605 000 euros à La Comédie de Caen, Centre Dramatique National de Normandie,
  • 525 000 euros au Théâtre du Préau, Centre Dramatique National de Vire.

Elle soutient également les réseaux et lieux de diffusion professionnels des musiques actuelles afin de favoriser la création et la circulation des oeuvres sur son territoire. Elle a ainsi accordé 471 500 euros au Tangram d’Evreux, et 369 000 euros au Volcan du Havre.

La chronique normande hebdomadaire de Rémi MAUGER (31 janvier 2019): LES GENDERMES ET LES GANNELETS…

Comme d'habitude, désormais, l'Etoile de Normandie publie la dernière chronique normande proposée par Gilles Mauger dans les pages de l'Eveil de Pont-Audemer (1er février 2019): cette semaine, la petite histoire nous parlera aussi des "gendermes et des gannelets", un jeu qui fait fureur dans les cours de récréation (mais pas seulement) ces derniers temps...

J’AIME A REVOIR MA NORMANDIE

Chronique de Gilles Mauger dans l'Eveil de Pont Audemer.

COMME DISAIT MA GRAND MERE
Cha y a fait couomme eun quien à la messe. Ca ne lui a rien fait du tout comme si un chien était allé à la messe pour prier pour lui. En français on dirait : "comme pisser dans un violon "

VOCABULAIRE NORMAND
Des flaons, des bavardages. Origine scandinave flana, s’agiter inutilement.

DO YOU SPEAK NORMAN ? Yes you do but you don’t know it.
Abuse, un abus, a bien sûr pour origine normande abus.

EUNE TITE HISTOUERE

Surpoids


_ Boujou Maît’Jean, cha va ti byin anhuit ?
_ Pin pus mal man Nono pis tei cha va ti couomme tu veus ?
_ Cha va couomme ch’est m’né. Pas ? Qui qu’cha dit z’évèn’ments à c’t’heu ?
_ Ryin d’bien affriolant. Que des futins. Hié, aveu ma copeine Jojo no avait messe promise aveuc eun jornaleu de Franche blue Normandie d’Arouen. En l’écoutant eudvant la médiathèque, qui que j’veye se racacher su’l’trotteu ? La file à Totor Maque cat. Eh ben, creis mei ou non, j’l’ai pin arconnue. T’eyerais l’morcé. Eune tour. J’en étais tout écahoui. All a des cuiches si tellement grasses qu’a peut pin joindre les pieds. A piète les gambes égasillées. No crérait qu’al a eu des fuites pis qu’all est toute vadelée et qu’all est cotrainte eud piéter les pattes égasillées. Cha li fait eune démarrée pin trop distinguée, j’te garantis. Eun vius marin qu’a trop bésaillé.
Pis all a eune falle, j’te dis pin. Y a d’quei fai du pot au fu pou la commeune. Des bras no deirait mes cuiches. Si ch’est pin malhureu d’veir cha. Alle qu’était si mignonne quanqu’al était petiote. All’tait grasse couomme eune écrelle.
_ Je m’remembre. Pis anhuit, all est obèse. Euh non ! All est en seurpeids, à c’t’heu, il faot di en seurpeids, cha fait mius. P’tit cat poli, correct. Pas ? Mais i faot veir itou çu qu’a maque. All est d’la goule couomme eun quien d’écorcheu. Eune entrecôte d’eune demi-live, baingnant dans l’burre, cha y fait pin peu. Pis a beit que des beichons à la chucrine. Aveuc çu qu’all quitte euddans sa gate, y a pin d’quei fouetter l’cat le jou d’amprès. J’vos garantis. Ch’est liqué.
Ches ados-là, en plache de souorti d’rors dans la freid pis d’saoter, d’couori, d’joster à la clémuchette. I sont l’cu su la banquette, à guetter la leucarne en brinotant, la jorneye durant, euddans des maisonnes avercaoffées.. Pis quanqu’i quittent la leucarne ch’est pou joster aveu leus carriabes. Est pin bouon pou la santé c’t’affai-là. Eudpusse j’ai pin l’sentiment qu’cha les rende pusse dégouginés que n’z aotes, ches bazars-là.
_ En plache eud cha, i porraient joster à des joueries modernes couomme les gendermes et les gannelets. Cha s’fait à c’t’heu. Pis j’te garantis qu’tu risques pin d’graissir. Aveuc çu qu’i s’torchent. Cha galope à l’opposé du sens cotraire. Veilà eune jouerie intéréchante. D’alieurs cha haite biaocoup à d’aucuns les cus d’semane.
_ All, a d’vrait fai du véloce. Cha s’rait bouon pou san coeu. Pis cha la f’rait amenuiser.
_ J’aïmerais pin ête le véloce. Pas ?
_ Mais à c’t’heu i z’ont des véloces éclectiques. Méime les trottinettes sont à l’atrocité. Queue vie qu’no vit. I deivent tracher meyen d’nos féchonner des rolleurs éclectiques. Vos allez vei si ch’est amain : « Oyou qu’est l’frein ? » Trop tard.
_ Allez boujou byin pis du mius pou tes yus


Qui qu’i dit ?

Futins : choses sans importance 

Messe promise : rendez-vous 

jornaleu : journaliste ;

Ecoutant : attendant 

Trotteu : trottoir 

T’eyerais l’morcé : tu verrais le morceau 

Ecahoui : éberlué 

Piéter : marcher 

Egasillées : écartées 

Vadelée : mouillée, trempée  

Démarrée : démarche 

Bésaillé : bu 

Falle : poitrine 

Ecrelle : crevette d’eau douce 

P’tit cat poli, correct : politically correct 

Ecorcheu : équarisseur 

Chucrine : sucrée 

Gate : assiette 

Fouetter le cat : faire un repas, le lendemain, avec les restes de la veille 

Leucarne : télé 

Brinotant : grignotant 

Avercaoffées : surchauffées 

Carriabes : portables 

Dégouginés : dégourdis 

Joueries : jeux 

Les gendermes et les gannelets : les gendarmes et les gilets jaunes 

A l’opposé du sens cotraire : dans tous les sens 

Haiter : plaire 

Ecléctiques : électriques 

Atrocité : électricité 

Tracher meyen : chercher à 

Féchonner : fabrique


 

Voir aussi la dernière une du Courrier cauchois (1/02/19) qui s'enthousiasme à l'idée de panneauter là où c'est pertinent le nom de la commune en langue normande (ici le cauchois):

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FERROVIAIRE: LE PLAN MORIN commence à produire ses effets positifs…

Que l'on se souvienne... Dès la réunification actée au 1er janvier 2016, Hervé Morin, premier président de la Normandie s'était mis au travail pour s'attaquer au dossier le plus urgent qui était de sauver, ni plus ni moins, l'avenir du service public ferroviaire normand. En avril 2016, il négociait avec le Premier ministre de l'époque, un certain Manuel Valls un plan global de renouvellement de la Normandie ferroviaire d'un montant total de 1,4 MILLIARDS d'euros pour une mise en oeuvre opérationnel dès 2020 puisqu'il était devenu clairement stupide sinon indécent de patienter avec la crise ferroviaire actuelle jusqu'à la mise en service d'une hypothétique LNPN à l'horizon 2030.

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Les futures rames porteront fièrement nos léopards et les trains porteront les noms des différents pays et villes de notre belle région...

 

Ce PLAN MORIN, appelons-le ainsi, se compose de trois parties:

1) Un renouvellement complet du matériel roulant circulant sur toutes les grandes lignes normandes (Paris-Cherbourg/ Paris- Le Havre/ Paris-Granville) avec de nouvelles rames à grande capacité offrant des options et un confort supérieurs ou équivalents au standard TGV avec une vitesse commerciale fixée à 200 km/h (contre 160 km/h actuellement avec les trains Corails poussifs tractés par des locomotives dont certaines ont l'âge de votre serviteur...). Sur le Paris-Cherbourg une traction à l'hydrogène sera même expérimentée...

2) Un renouvellement général du réseau et de la maintenance: entre 2016 et 2020 près de 70% des investissements effectués par SNCF Réseau sont concentrés sur la remise à niveau du réseau ferroviaire normand pour améliorer la sécurité notamment aux abords des passages à niveau, les communications et les signalisations, l'accessibilité des gares et surtout pour permettre le rapatriement de la maintenance des trains normands en Normandie sur les sites de Sotteville-les-Rouen, Caen, Cherbourg et Granville. A cela il faut ajouter le plan de "normandisation" de la gare Saint Lazare qui aura lieu après 2020 lorsque sera effectif le déménagement d'une grande partie du trafic ferroviaire de la banlieue Ouest de Paris vers la gare souterraine du parvis de la Défense. La construction de la LGV du Mantois pour séparer le trafic des grandes lignes normandes de celui de la banlieue Ouest que l'on espère entre 2025 et 2030 permettra aux trains normands déjà renouvelés depuis 2020 de regagner la précieuse demi-heure perdue dans le bouchon ferroviaire aux heures de pointe du matin et du soir...

3) Une prise de contrôle complète par la région Normandie du service public ferroviaire normand: en 2020, que cela plaise ou non, la SNCF va devenir chez nous la Société Normande des Chemins de Fer puisque la région, en contre partie du gros chèque de l'Etat a décidé d'expérimenter la prise en main totale de sa compétence transport en tant qu'autorité organisatrice de transports: la région ne se contentera plus seulement de payer un forfait kilométrique à la discrétion de la SNCF pour que cette dernière fasse rouler ses trains sur notre territoire avec le résultat que l'on sait hélas... Désormais, c'est la région Normandie qui va organiser le trafic en fonction des besoins réels des Normands pour établir les horaires, les cadencements, les correspondances, l'animation commerciale, l'innovation billetique mais aussi les convergences modales pour offrir aux Normands le maximum de mobilité en proposant une application numérique spécialisée. Les contreparties sont doubles: la maison cheminote nationale gardera la gestion de ses personnels normands et les finances de la région Normandie prendront totalement en charge l'actuel déficit d'exploitation des grandes lignes normandes avec le pari que ce dernier diminuera vers un retour à l'équilibre avec le retour des Normands dans des trains 100% Normands et de qualité!


 Lire sur Paris-Normandie, l'article suivant:

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/modernisation-des-lignes-trains-omneo--sncf-reseau-sur-les-bonnes-voies-en-normandie-KF14556693

Modernisation des lignes, trains Omneo : SNCF Réseau sur les bonnes voies en Normandie

Transports. Le niveau d’investissements atteindra 200 M€ sur réseau normand en 2019, avant la mise en service du fret sur Serqueux-Gisors et celle des trains Omneo.

Cette année, le rythme des investissements sur le réseau normand de la SNCF sera, promet sa directrice Emmanuelle Saura, « aussi soutenu » que l’an passé avec encore 200 M€ dévolus à l’amélioration des lignes et à la préparation des futures rames Omneo.

De cette enveloppe, sera puisée une large part pour la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors, en capacité d’accueillir quotidiennement 25 trains de fret, dès l’été 2020, en plus des convois de voyageurs. « C’est le plus gros chantier de toute la France pour le fret, avec 100 M€ investis en 2019 », souligne le vice-président de la Normandie en charge des transports, Jean-Baptiste Gastinne, évoquant lui aussi la confirmation du « changement de rythme » des investissements initié en 2018.

Année « de bascule », selon Emmanuelle Saura, 2019 sera aussi celle de la mobilisation des acteurs économiques du fret et de la logistique, pour accompagner le développement du port du Havre et ouvrir Serqueux-Gisors à d’autres marchés. Mais elle sera également celle de la préparation de la mise en service en 2020 des nouvelles rames Omneo, avec pour SNCF Réseau l’adaptation des quais de certaines gares, dont Rouen, Caen, Evreux, Bréauté-Beuzeville et Serquigny, des opérations de ripage et de relevage de la voie, les réglages de la caténaire ainsi que l’électrification des faisceaux de remisage sur le site de Sotteville-lès-Rouen, où s’élèvera le technicentre dédié aux rames Omnéo.

« Un point d’alerte »

Des rames, dont la fabrication dans les ateliers de Crespin de Bombardier sera examinée avec d’autant plus de vigilance que le même type de matériel, provenant du même atelier, vient de faire l’objet de sérieuses réserves par les exploitants du réseau francilien. « C’est un point d’alerte », reconnaît Jean-Baptiste Gastinne.

Autre chantier de taille, la poursuite des travaux d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, avec notamment la mise en place d’une passerelle à la gare de Lisieux.

La modernisation de la liaison Le Tréport-Abancourt, le renforcement du tunnel de Nétreville, puis encore le remplacement de traverses entre Brionne et Glos-Montfort, figurent aussi dans la batterie de travaux prévus en 2019 sur le réseau normand, et qui se dérouleront autant que de possible de nuit et le week-end afin de minimiser les retards et la gêne pour les usagers.

C’est du moins la promesse de SNCF Réseau.