BREXIT: mettre en oeuvre le « PLAN HUGO » pour l’avenir de la pêche dans le golfe anglo-normand!

L'autonomie des îles anglo-normandes en matière de pêche remise en cause par un amendement du gouvernement britannique devant le parlement de Westminster...

Voilà qui doit être pour tous les Normands...

INACCEPTABLE!

C'est mon dreit et j'y ti!

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Lire cet article proposé par Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/normandie/brexit-le-comite-regional-des-peches-s-inquiete-d-un-amendement-britannique-7032828

Brexit. Le comité régional des pêches s’inquiète d’un amendement britannique

Le Comité régional des pêches de Normandie réagit dans un communiqué à un projet d’amendement britannique, qui serait plus permissif vis-à-vis des îles anglo-normandes en termes de pêche

Dans le cadre du Brexit, le gouvernement britannique prépare un projet de loi pour encadrer la pêche dans ses eaux. L’étude de la loi par la chambre des communes a abouti à un certain nombre d’amendements dont un proposé par le gouvernement le 13 octobre concernant les dépendances de la Couronne britannique.

Dans un communiqué, le Comité régional des pêches de Normandie (CRP) s’émeut d’un de ces amendements « visant à mettre en place une clause de mesure permissive vis-à-vis des dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey, île de Man). Ainsi, le gouvernement se laisse la possibilité d’étendre la législation aux dépendances de la Couronne afin de respecter leurs obligations internationales si les dépendances ne le font pas ».

Cela interroge le CRP, « puisque les bailliages ont fait savoir leur opposition à l’introduction de cette clause depuis cet été. En effet, les modalités actuelles d’accès aux eaux pour la pêche dans les îles anglo-normandes sont le fruit des longues relations entre les bailliages et leurs voisins normands et bretons ».

Le CRP dénonce « une menace pour le Traité de la Baie de Granville au moment où le gouvernement jersiais en a réaffirmé son attachement. À la lecture de la presse britannique il semblerait que la concertation ait été réduite au minimum. Cet amendement nous interpelle quant à la possibilité offerte à Londres d’introduire, sous couvert d’accords internationaux, de grands navires de pêche. »

Le CRP rappelle également : « Le traité de la Baie de Granville limite les accès aux bateaux riverains avec un contingent et le Comité régional des pêches de Normandie a accepté de réduire ce contingent dans les eaux de Jersey à hauteur des pratiques réelles des bateaux français. »

Et soutient: « la volonté des bailliages de Guernesey et de Jersey de maintenir de bonnes relations de voisinage. Nous souhaitons poursuivre la gestion conjointe des eaux du golfe normand-breton indépendamment d’un potentiel accord plus global entre Londres et Bruxelles qui ne prendrait pas en compte les enjeux locaux ».


 

Commentaire de Florestan:

Nous nous réjouissons que le Comité Régional des Pêches de Normandie défende enfin les positions que nous avons toujours su défendre ne varietur sur l'Etoile de Normandie, à savoir:

La défense d'un intérêt régional normand au sens large qui s'étend donc à celui de nos cousins des bailliages et états de Jersey, Guernesey, Aurigny et dépendances (Seigneurie de Sercq).

Concrètement, il s'agit d'éviter de mettre de l'huile sur le feu notamment au niveau médiatique en évitant le spectre de la bataille navale entre pêcheurs qui pratiquent le même type de pêche: une pêche artisanale et écologiquement respectueuse de la ressource halieutique avec des marins passionnés et amoureux d'un magnifique terroir maritime.

Ce sont nos "travailleurs de la mer" qui ont été magnifiquement chantés par Victor Hugo dans l'un de ses plus célèbres romans écrit alors qu'il était en exil à Guernesey:

D'où cette suggestion faite à tous les acteurs et parties prenantes de ce dossier, à savoir, tous les pêcheurs et les collectivités territoriales concernées par l'avenir de la pêche dans le golfe "normano-breton" ou "anglo-normand":

Ouvrir une grande négociation générale ayant pour objectif d'étendre et de renforcer les clauses des accords de la baie de Granville (2000) des îles Chausey et de la baie du Mont-Saint-Michel au Sud jusqu'aux Casquets au Nord pour englober dans une zone maritime unifiée l'ensemble des usagers, l'ensemble des pêcheurs.

On pourrait appeler cette ambition, cette vision partagée par tous sur les rives de notre Méditerrannée anglo-normande:

LE PLAN HUGO

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Environnement: création de l’agence régionale normande pour l’environnement. Elle siègera à Rouen.

ANBDD...

Un sigle de plus mais il revêt une grande importance puisqu'il s'agit de la toute nouvelle agence normande de la biodiversité et du développement durable qui arbore, jusqu'à présent, les couleurs officielles de "l'île Verte", à savoir... l'Irlande et on se demandera, d'ailleurs, bien pourquoi: à gauche voire à l'extrême gauche, on a peut-être un peu trop usé ou abusé du code couleur "rouge et or" qui est pourtant celui de notre Normandie.

Car il faut, une fois encore, cette évidence:

L'urgence écologique est une urgence d'intérêt générale: on a donc pas de temps à perdre dans des combats idéologiques aussi inutiles que vain! Il faut être pragmatique et ne rejeter aucune solution sous prétexte de respecter les dogmes de la toute nouvelle religion écologiste qui commence à prospérer sur les ruines de la civilisation occidentale judéo-chrétienne!

Tant pis pour les zélateurs (plutôt jeunes) de la secte de l'Eglise Universelle de la Paix Verte (traduire: "Greenpeace" dans le sabir de la mondialisation), tant pis si cela choque nos nouveaux Cathares mais le fait est là:

S'il y a, déjà, une solution industrielle et énergétique qui existe déjà, qui a fait ses preuves pour nous proposer une production électrique de base et bon marché sans émettre la moindre particule de CO² dans l'atmosphère et qui permettrait la décarbonation rapide et générale par le basculement vers la propulsion à l'hydrogène de notre système de transports qui est, sous nos latitudes, la principale cause de l'effet de serre ET de pollution atmosphérique dans nos villes, c'est...

L'ENERGIE ELECTRO-NUCLEAIRE... Que cela plaise ou non!


 

Voir le site de cette nouvelle agence normande qui aura donc, en charge, une part essentielle de notre intérêt général régional:

https://www.anbdd.fr/

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Installation de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable (ANBDD)

 

Pierre-André DURAND, Préfet de la région Normandie, Préfet de la Seine-Maritime, Hervé MORIN, Président de la Région Normandie, Thierry BURLOT, Président de l’Office Français de la Biodiversité, Innocent MUTABAZI, Administrateur provisoire de Normandie Université, Pierre DUBREUIL, Directeur Général de l’Office français de la biodiversité, Didier PERALTA, Président de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable et Hubert DEJEAN DE LA BATIE, Vice-président de la Région Normandie chargé de l’environnement, du littoral et de l’énergie ont présenté, jeudi 22 octobre 2020,au Conseil régional de Normandie, à Rouen, les actions et services mis en place par l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable lors de son installation officielle, reportée à cet automne du fait de la crise sanitaire. Etaient aussi présents les membres et partenaires associés de l’ANBDD,

 

Les missions de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable

La biodiversité est l’une des richesses de la Normandie. Son bocage, ses milieux littoraux, son tissu dense de cours d’eau et de zones humides, la vallée et l’estuaire de la Seine… sont emblématiques de la région.

La nouvelle Agence accompagne les acteurs normands qui s’engagent dans la préservation et la reconquête de la biodiversité dans les domaines suivants :

- elle anime différents réseaux (de collectivités, de gestionnaires d’espaces naturels …) et groupes de travail qui produisent des outils partagés utiles pour chacun pour approfondir son action ;

- elle organise des rencontres entre chercheurs et décideurs locaux, des ateliers de formation, des visites de terrain…

- elle mène des actions de communication en direction de la population normande, et publie des documents de référence et outils d’aide à la décision…

4 exemples concrets d’actions menées par l’ANBDD :

  • Mise à disposition d’outils d’aide à la décision via des indicateurs de biodiversité

  • Création d’outils d’accompagnement dans le domaine de la Santé-Environnement avec le soutien de l’Agence régionale de Santé, la Dreal, la Région Normandie (interviews de chercheurs, fiches-actions…).

  • Les « DD’Tour » : aller à la découverte des initiatives normandes et de ceux qui les ont mises en place et s’en inspirer pour agir sur son territoire

  • Changement climatique : connaitre les attentes du terrain et faire connaître les ressources et connaissances de la recherche normande

La création de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement

La Région est dotée de compétences propres à la fois en matière d’aménagement, de développement durable et de préservation de la biodiversité (parcs naturels régionaux et réserves naturelles régionales, schémas définissant la trame verte et bleue régionale…). Elle assure un rôle de chef de file des collectivités dans ces domaines.

La création de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable est le fruit d’une volonté partagée depuis l’été 2016 de la Région Normandie, de l’Office Français de la Biodiversité et de l’Etat, sur la base des dispositions de la loi du 8 août 2016 relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui a créé la possibilité de mettre en place des Agences régionales de la Biodiversité.

La Région Normandie a souhaité que cette agence intègre les acteurs intéressés à la démarche de conception, au premier rang desquels les cinq Départements et a proposé à ses partenaires d’accueillir au sein de la structure la double thématique de la biodiversité et du développement durable.

Le Préfet de Normandie a approuvé, par arrêté, en décembre 2019, la création officielle du GIP ANBDD. Il comprend les 22 membres suivants :

- La Région Normandie

    • L’Etat et ses opérateurs : Office Français de la Biodiversité, Office National des Forêts

    • Les Départements du Calvados, de l’Eure, de la Manche, de l’Orne et de la Seine-Maritime

    • La COMUE « Normandie Université »

    • La Métropole Rouen Normandie, la Communauté urbaine Caen la Mer, la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, la Communauté d’agglomération Le Cotentin

    • Le Parc Naturel Régional Boucles de la Seine Normande (représentant les 4 PNR normands)

    • La Chambre régionale d’Agriculture

    • Le Conservatoire d’espaces naturels de Normandie

    • La Fédération régionale des chasseurs de Normandie

    • L’UNICEM Normandie,

    • GRT Gaz, le groupe SAUR, Cerfrance Normandie-Maine

    • Et prochainement la SAFER de Normandie.

Le GIP compte également une centaine de partenaires associées (communes et communautés de communes, associations, établissements d’enseignement, entreprises…) qui sont activement impliqués dans la vie de la structure.

 Informations pratiques :

Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable

Atrium - 115 Bd de l’Europe, 76100 Rouen - 02 31 06 78 89

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Commentaire de Florestan:

On notera la présence des chasseurs dans le tour de table de l'agence. Voilà qui risque de rendre nos "Verts" encore plus... radioactifs!

On attend, bien entendu, cette nouvelle agence normande aux deux tournants qui importent et qui ne tournent vraiment pas rond dès lors qu'il s'agit de mettre en oeuvre de façon sérieuse et concrète un début de commencement de transition énergétique normande pour commencer chez nous la lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique:

1) Quid des éoliennes qu'elles soient terrestres ou marines?

On prend de plus en plus connaissance du monumental scandale financier, politique et démocratique que le déploiement des éoliennes génère avec une efficacité énergétique plus qu'incertaine. Sans parler de l'atteinte à l'intégrité de nos paysages, de notre patrimoine historique si dense sur le territoire normand ou à la richesse halieutique de notre littoral.

2) Quid de l'EPR de Flamanville?

L'autre grand scandale financier et industriel national avec les éoliennes: 11 milliards balancés dans ce chaudron du diable au bout d'un Nord-Cotentin déjà sur-équipé pour donner la lumière aux... écologistes Bretons qui ont refusé la centrale de Plogoff dans les années 1980.

Et pourtant, de cet EPR et de son électricité parfaitement décarbonnée nous en aurions tous besoin...

3) Question subsidiaire: quid des déchets nucléaires que l'on concentre dans les piscines de notre usine de La Hague faute de vouloir ouvrir un site de stockage de très grande profondeur à Bures (Haute-Marne) dans des argiles stables depuis des millions d'années?

Elle est bien belle la solidarité nationale...

AVEC LA PREMIERE REGION DE FRANCE POUR LA PRODUCTION ELECTRIQUE DECARBONNEE!

Gouverner c’est prévoir… Vers un second confinement! La situation de l’épidémie de Covid 19 en Normandie…

Billet de Florestan:

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On s'en doutait depuis plusieurs jours déjà...

Nous allons devoir nous reconfiner pour une période qui risque de durer plus longtemps que celle qui nous a été annoncée la veille au soir par le président de la République.

D'emblée, le problème qui se pose est de savoir si nous pouvions faire autrement. Car visiblement, ce gouvernement ne sait faire qu'une seule chose:

confiner le pays et dépenser des sommes folles pour éviter une hécatombe générale dans la partie non protégée de l'économie nationale.

C'est donc partie pour un second confinement qu'on nous annonce, néanmoins, rude que le premier...

Faute d'avoir eu les moyens, ou la volonté ou encore la possibilité de faire autrement en anticipant les urgences à venir: par exemple, en juillet dernier, en équipant les lycées d'ordinateurs et de tablettes pour mettre les élèves à l'abri avec le télé-enseignement et anticipant l'organisation de la vie scolaire en conséquence (par ex: classes divisées, accès graduel à la cantine, modification des emplois du temps et des modalités d'évaluation pour certaines certifications car les stages en entreprises pour les lycéens du professionnel ne seront pas possible. Tous ces changements demandent du temps et de la concertation...)

En recrutant, cet été, des personnels de santé quitte à accélérer la formation des étudiants ou les promotions internes pour être en mesure d'ouvrir non pas un peu plus de 6000 lits de réanimation au niveau national mais deux ou trois fois plus pour que notre système hospitalier soit en mesure d'absorber le choc d'une seconde vague virale du Covid sans être lui-même être mis en péril avec le risque de générer un second choc sanitaire dans la population en raison de la déprogrammation des autres urgences médicales.

En mettant en oeuvre un plan spécifique de lutte contre le Covid avec le concours de la Santé militaire: une cellule logistique d'urgence sanitaire existait autrefois entre le ministère des Armées et celui de la Santé. Elle a été démantelée sous le mandat Hollande.

Ou encore: en imposant un moratoire sur les politiques d'économies budgétaires désormais inadmissibles consistant à fermer des lits dans les hôpitaux de proximité, voire en engageant la réforme et la refonte totale des Agences Régionales de la Santé, en supprimant la "T2A" (tarification à l'acte) qui a généré, ces quinze dernières années, une auto-destruction de l'hôpital public...

Mais aussi: un plan de prévention dans les EPHAD voire un projet de loi pour réformer et discipliner ce secteur dans un sens plus respectueux de l'éthique humaine.

Et par charité chrétienne, on n'évoquera pas ici les tests qui mettent plusieurs jours à vous dire ce qu'ils savent, le pataquès des masques au printemps dernier, le débat sur son efficacité réelle lorsqu'on le porte à l'extérieur dans une rue déserte.

Mais aussi: le manque de responsabilité et de discipline de certains (les étudiants, hélas!) qui ont trop souvent organisé des beuveries "pyjama" à plusieurs dizaines dans des appartements exigus. Etc, etc...

Comme le disait l'autre (Colbert?):

"Gouverner c'est aussi prévoir."

Sur sa page Facebook, Hervé Morin, le président de la Normandie a posté le message suivant (27/10/20):

"Échanges aujourd’hui avec Jean CASTEX : la présentation apocalyptique de la situation au 11 novembre montre que l’on va vers des décisions dures pour le pays. (...)
J’ai demandé pourquoi les engagements sur l’augmentation des lits de réanimation (12.000) au printemps n’ont pas été tenus puisque le gouvernement annonce moins de 6400 lits disponibles à ce jour pour 8000 cas Covid prévus au 11 novembre alors qu’il faut au moins 4000 lits pour les autres urgences. (...)
J’ai demandé également du distanciel pour au moins une partie de l’enseignement mais je regrette que cela n’ait pas été anticipé comme je l’avais demandé dès le mois d’août. (...)
J’ai demandé qu’enfin sorte la déclinaison des mesures de soutien à l’économie pour les entreprises en difficulté et que les petites entreprises soient exonérées du paiement des charges sociales."
Et, repérée sur le compte Twitter de l'intéressé, cette morinade parfaitement justifiée:
"Le gouvernement laisse les cimetières ouverts pour le week-end de la Toussaint mais fait fermer les fleuristes..."

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Une fois de plus, les conseils régionaux vont se retrouver en première ligne pour venir en aide à des secteurs économiques entiers qui sont, désormais, structurellement menacés (avec 20, 30 voire 40% de risque de dépôts de bilan ou de fermeture définitive à la fin de ce cycle infernal du Covid).
Ces secteurs économiques menacés, nous les connaissons bien en Normandie puisqu'ils constituent l'un des piliers de notre économie régionale:
1) Le tourisme, l'hôtellerie-restauration.
2) La culture.
3) L'artisanat, le petit commerce indépendant.
4) Les petites et moyennes entreprises industrielles sous-traitantes de grands donneurs d'ordres eux-mêmes en difficulté (par ex: l'aéronautique).
Une fois encore, la région Normandie jouera pleinement son rôle de "bouclier social des Normands".
Bien entendu, on ne discutera pas de la justification morale fondamentale de la politique choisie et présentée, la veille au soir, par le président de la République qui consiste, "quoiqu'il en coûte" à préserver la vie humaine avant toute autre considération: c'est la raison pour laquelle la stratégie de l'immunité collective en laissant faire Dame Nature qui, rappelons-le, est cruelle, a été rejetée.
Il n'en reste pas moins que le confinement est "la pire des solutions" mais certainement pas: "à l'exclusion de toutes les autres!"
LA SITUATION EN NORMANDIE: revue de presse...

INFOGRAPHIE. Covid-19 : Le nombre d’hospitalisations en Normandie dépasse le record de la première vague

Au mardi 27 octobre 2020, l'Agence régionale de santé comptabilise 884 décès dans la région Normandie et 794 personnes hospitalisées, soit le chiffre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. 133 clusters ont été identifiés.

Nouveau bilan pour l'Agence régionale de santé (ARS), au mardi 27 octobre 2020, sur les chiffres du

en Normandie. 884 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie dans la région.

Le nombre des hospitalisations (conventionnelle et réanimation) atteint 794 et dépasse le niveau le plus haut observé lors de la 1ère vague (743 le 10 avril). Tous les départements affichent une hausse significative du nombre de nouvelles hospitalisations avec 133 entrées enregistrées en 24h. L’ARS Normandie maintient son action auprès des hôpitaux afin d’anticiper l’afflux de patients Covid. La déprogrammation de 30% de l’activité des hôpitaux publics et privés engagée la semaine passée se poursuit afin de préparer des lits supplémentaires de réanimation en matériel et personnel. Au regard de l’évolution de la situation, l’ARS pourra renforcer ces mesures.

Un niveau très élevé de circulation virale est observé dans tous les départements : tous affichent un taux d’incidence supérieur à 150, y compris la Manche et l’Orne.

Le taux d’incidence chez les + de 65 ans progresse rapidement en Normandie pour atteindre 235,3 (contre 168,4 le 23 octobre) : l’ensemble des départements est concerné par cette progression rapide de l’épidémie et en particulier le Calvados et la Seine-Maritime, supérieurs à 250.

794 hospitalisations

Au 27 octobre 2020, 794 personnes sont hospitalisées en Normandie, dont 105 personnes en réanimation. 2 708 personnes sont retournées à leur domicile depuis le début de l'épidémie.

133 clusters

L'ARS précise que 133 clusters en cours d'investigation dont 55 en Seine-Maritime, 36 dans le Calvados, 15 dans l'Orne, 10 dans la Manche et 17 dans l’Eure.

INFOGRAPHIE. Coronavirus : suivez l'évolution de la situation en Normandie

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  • Ce qui change ou non après le 30 octobre 2020 au matin:

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/reconfinement-ecoles-ouvertes-bars-fermes-ce-qui-change-et-ne-change-pas-a-partir-de-vendredi-30-octobre-LM17398641?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=7b65029da2&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email&mediego_ruuid=16ac7603-975d-4fc8-a45d-857caabb6c45_0&mediego_campaign=20201029_news_actu&utm_content=20201029

  • Le docteur Knock décide de ce qui devra rester ouvert ou non...

https://www.lefigaro.fr/conso/reconfinement-voici-les-commerces-qui-resteront-ouverts-et-ceux-qui-devront-fermer-20201028

  • La réaction officielle du président du département de la Seine-maritime après les propos du président de la République:

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Futur port de l’AXE SEINE: Le siège sera au Havre. Mais le port risque d’être parisien faute de volonté normande commune!

Billet de Florestan:

Ce que nous vous annoncions ici même il y a quelques semaines est confirmé officiellement: le siège du futur port de la vallée de la Seine fusionnant les actuels grands ports maritimes du Havre et de Rouen ainsi que le port fluvial de Gennevilliers-Paris, sera au Havre car tel est le bon plaisir d'un ancien Premier ministre redevenu maire du Havre.

Par principe, on s'en réjouira: la Normandie récupère, enfin, une place de commandement d'intérêt national sur un sujet essentiel pour son économie régionale. Mais notre joie sera prudente et ce pour deux raisons sinon deux inquiétudes majeures:

1) Il ne faudrait pas qu'une coquille vide havraise et normande soit remplie à Paris: qu'importe le contenant ou le conteneur, ce qui compte c'est le contenu et le pouvoir réel. Pour lors, nous restons dans le cadre d'un grand port maritime d'intérêt national qui reste la chasse gardée de la haute-administration publique: la réalité restera reléguée à l'extérieur de la salle du conseil d'administration du futur grand port de l'Axe Seine avec voix consultative...

2) Dans ce dossier essentiel sinon vital pour l'avenir de notre Normandie, qui justifie l'intérêt national de la réunification de la Normandie, on aurait dû avoir et ce, depuis longtemps, un pilotage normand au plus haut niveau, à savoir: une réunion de travail et de cadrage entre Hervé Morin (conseil régional), Edouard Philippe (communauté urbaine du Havre) et Nicolas Mayer-Rossignol (métropole de Rouen). Malheureusement, il n'en est rien. Il n'y a pas d'équipe normande chez les grands élus de notre région. Edouard Philippe et surtout Nicolas Mayer-Rossignol considèrent qu'ils peuvent gérer cette importante affaire sans avoir affaire à la région Normandie que tous ignorent (y compris l'Etat quand il joue au mécano avec nos ports sans nous demander notre avis) pour ce qui est de définir les enjeux et le projet mais qu'ils ne manqueront pas de solliciter pour tous les financements du développement concret du futur port de l'Axe Seine:

Celui qui finance devrait commander...

S'il y a plus de 300 millions sur la table pour financer la "chatière" qui permettra, enfin, une communication correcte entre la darse de Port 2000 à la Seine via le port intérieur du Havre, on ne le doit pas à l'Etat central parisien, ni à un ancien Premier ministre redevenu maire du Havre et encore moins au petit oiseau de Rouen: c'est la région Normandie qui propose ce financement et qui attend encore le feu vert.

Redisons-le encore: en dix ans de bavardages et de postures sur l'Axe Seine, la seule nouveauté positive et concrète dans ce dossier, c'est la réunification de la Normandie avec l'émergence d'une autorité d'action publique régionale qui devrait, en toute légitimité, prendre la direction de ce projet puisqu'elle en sera, de fait, le principal financeur!

Pour tous ceux qui suivent avec intérêt et passion nos affaires normandes, notamment les lecteurs de l'Etoile de Normandie, ce dossier de l'Axe Seine que nous savons ici essentiel pour notre Normandie est une source d'inquiétude et d'irritation: l'intérêt général normand n'est pas perçu ni porté par les grands élus en cause, notamment du côté de la métropole de Rouen et son maire-président actuel qui croit pouvoir diriger une métropole aussi bien en Normandie que sur la face cachée de la lune...

Il y a un lobby breton. Inutile d'insister. Mais il y a aussi un lobby nordiste qui a obtenu de haute lutte, à la fois la construction du canal Seine-Nord et la direction de son développement futur.

Mais pour obtenir le développement et la direction d'un axe Seine portuaire et logistique pourtant d'intérêt national, il n'y a toujours pas de lobby normand.


Lire ci-après:

  • Le communiqué de presse officiel du gouvernement:

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  • La réaction sur Twitter d'Hervé Morin, président de la Normandie: elle est claire sinon logique comme un problème qui réclame sa solution... logique! A savoir que la région Normandie qui sera, à n'en pas douter, le premier partenaire financier d'un futur port d'intérêt national installé au coeur même de la Normandie, ne souhaite pas n'être qu'un robinet à argent public!

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  • La réaction sur Twitter de Jean-Baptiste Gastinne, vice-président du conseil régional de Normandie et maire adjoint du Havre: sans surprise!

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  • La réaction sur Twitter de Marine Caron, conseillère centriste à la Métropole de Rouen qui, hélas, ne voit pas plus loin que les horizons bornés par les hauteurs forestières qui enserrent le méandre rouennais...

C’est donc #LeHavre qui a été choisie (sans grande surprise) pour accueillir le futur siège d’#HAROPA face à Rouen et Paris. Félicitations à LH pour cette belle opportunité dynamique qui s’ouvre à eux.

#Rouen, ville de l’entre-deux & de l’équilibre avait pourtant tous les arguments pour convaincre. Mais elle avait aussi et surtout besoin de ce nouvel élan pour relancer l’attractivité du territoire. Une nouvelle bataille de perdue.
Dont acte. 🚢
Espérons maintenant que nous ne laisserons pas passer les opportunités pour valoriser le GPRM dans cette fusion portuaire...
⤵️
https://lnkd.in/dNy9pn4

  • La réaction de Nicolas Mayer-Rossignol maire de Rouen et président de la Métropole de Rouen est doublement irritante, on s'en doutera... Irritante car, sur le fond, le bougre a raison. Mais sur la forme et la stratégie qu'il faudrait mener pour que ce projet portuaire soit réellement une réussite au service de l'intérêt général de Rouen et, partant, de la Normandie, le bougre a tout faux! Comme d'habitude! Et cela devient lassant...

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/actualite/2020/reforme-portuaire-rouen-doit-etre-respectee-pour-nicolas-mayer-rossignol-10002

Réforme portuaire : "Rouen doit être respectée", pour Nicolas Mayer-Rossignol

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Suite aux annonces diffusées ce 28 octobre 2020 à la presse par le Ministère de la mer sur la réforme portuaire et la fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris, voici une déclaration de Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie.

« J’apprends ce matin par voie de presse, que le siège du futur établissement réunissant les ports du Havre, de Rouen et de Paris (HAROPA), ainsi que son futur directeur général auraient été choisis et annoncés par le Gouvernement. Ceci alors qu’aucun projet précis d’organisation, de gouvernance et de répartition des emplois de ce futur établissement n’ait été communiqué. Ceci alors qu’aucune ambition réelle en matière d’investissements, notamment pour la transition écologique, le report modal et la compétitivité qui en découle, n’ait été décidée.

Il n’est pas question ici de s’engager dans une querelle fratricide entre Le Havre et Rouen ; bien au contraire, je considère que l’avenir du développement durable de la Vallée de la Seine passe par ce couple, ce moteur à deux chambres que constituent la métropole rouennaise et l’agglomération havraise. Mais je le dis clairement et solennellement : Rouen doit être respectée. Sans Rouen et sa Métropole, il n’y a pas d’Axe Seine possible.

Je demande des engagements fermes et concrets du Gouvernement sur quatre points :

  1. La présidence du futur établissement qui doit revenir à un Rouennais ;
  2. Les emplois qui doivent être préservés, confortés et développés sur le site rouennais ;
  3. Un plan d’investissements massif pour les infrastructures portuaires rouennaises, en particulier pour favoriser le report modal et la transition écologique ;
  4. Une gouvernance suffisamment souple qui inclut les collectivités locales et les acteurs économiques locaux.

Comme Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie, je ne soutiendrai ce projet que si ces quatre conditions précises sont remplies.

J'ai appelé Madame la Ministre de la Mer Annick Girardin, à qui j’ai exposé ma position (sic!).

J’ai proposé qu'une réunion se tienne prochainement à Rouen (ou en visioconférence selon la situation sanitaire) avec le Premier Ministre, les Ministres concernés et les trois Maires du Havre, de Rouen et Paris, pour échanger sur cet enjeu stratégique, non seulement pour Rouen et sa métropole mais pour notre pays.»


Commentaire de Florestan:
Au cabinet de la ministre de la Mer, ils ont dû rigoler comme des baleines en prếtant l'oreille à notre rossignol arrogant en train de se faire passer pour un goéland, un albatros ou un fou de Bassan qui sont de grands planeurs solitaires au dessus des eaux...
Une fois de plus, NMR joue en solitaire et réussit toujours le tour de force de ne jamais évoquer la Normandie. On suppose donc que le futur port de l'Axe Seine et son développement national et mondial sera pris en charge totalement par la métropole de Rouen...
Quant à sa proposition de réunion genre Yalta sans le Général de Gaulle sur l'avenir de l'Axe Seine, elle est tout simplement ridicule!
Nous le répétons: s'il devait y avoir une réunion au sommet sur ce dossier, elle devrait d'abord être normande!
Pourtant les quatre exigences présentées ici sont légitimes voire indispensables, notamment la quatrième.
La troisième nous laissera, néanmoins, perplexe: comment, en effet, améliorer le report modal et la logistique desservant le port de Rouen si on n'achève pas le contournement autoroutier complet de la métropole normande? On se souvient que ledit Rossignol nous chantait une autre chanson autrefois, sur ce sujet...
On laissera, en revanche, méditer non sans raison, la communauté portuaire rouennaise sur le fait que le gouvernement ait choisi celui qui a développé le port de Dunkerque, port directement concurrent de celui de Rouen pour les céréales, pour achever le projet de fusion portuaire de la vallée de la Seine...

CAEN, Abbaye-aux-dames, 15 octobre 2020: réunion de la commission permanente du conseil régional.

Le 15 octobre 2020, la commission permanente du conseil régional de Normandie a tenu sa réunion mensuelle à l'Abbaye-aux-dames de Caen, siège de la région pour décider du financement de plus de 150 demandes de subvention émanant de la société civile régionale. Plus que jamais, dans cette période de crise et d'incertitudes, l'institution régionale normande est devenue un facteur important de confiance et d'espérance...

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Commission Permanente de la Région Normandie

Depuis le siège de la Région à Caen, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a réuni, jeudi 15 octobre, la commission permanente de la Région Normandie, par visio conférence, pour examiner près de 150 dossiers. On peut notamment retenir :

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Les élus régionaux ont accordé :

- des prêts à taux nul à 4 entreprises normandes pour un montant de 285 000 euros au titre du dispositif Prêt COVID 19-Trésorerie,

- 200 000 euros à France Active pour abonder le fonds « Prêt Relève Solidaire (PRS) », s’adressant aux entrepreneurs de l’ESS faisant face à des difficultés liées à la crise sanitaire COVID-19, et proposant des prêts à taux nul pouvant s’élever jusqu’à 100 000 euros sur une durée de 12 à 18 mois, leur permettant de reconstituer leur trésorerie, combler des pertes non couvertes par des aides exceptionnelles et de préparer la relance de leur activité,

- 392 639 euros pour 77 projets de création ou reprise de commerces ou de petites entreprises au titre du dispositif Coup de pouce,

- 208 000 euros pour soutenir 11 porteurs de projet de création/reprise d’entreprises au titre du dispositif prêt d’honneur DEFI – Prêt d’Honneur Normandie,

- 518 464 euros de subventions au titre du dispositif Impulsion Innovation à 2 entreprises, permettant la création de 15 emplois,

- 843 000 euros sous forme de prêts à taux nul, à 10 entreprises au titre du dispositif ARME, permettant la sauvegarde de 518 emplois,

- des subventions pour un montant total de 133 289 euros pour soutenir 3 projets issus de l’Economie Sociale et Solidaire,

- 300 000 euros à l’Université Rouen Normandie pour la première phase du projet de recherche CopHERL – « Incendie des usines Lubrizol et Normandie Logistique : COnséquences Potentielles pour l’Homme et l’Environnement »,

- une enveloppe globale de 254 233 euros à l’Université de Caen Normandie, Fastpoint et Momenttech pour la mise en place de 3 projets collaboratifs innovants, dont le projet NucleoT.

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

- 180 000 euros pour renforcer l'enseignement supérieur

Les élus régionaux attribuent 180 000 euros à l’Université de Caen Normandie pour l’étude de faisabilité et de pré-programmation portant sur la rédaction d’un schéma directeur immobilier du volet ESR et la réhabilitation et l’aménagement du Campus 2.

 

- Un campus connecté à Saint-Lô

Dans le cadre de l'appel à projets campus connecté lancé par le ministère de l'enseignement

supérieur, Saint-Lô Agglo vient d'être retenue pour accueillir un campus connecté à Saint-Lô dès la rentrée 2020. Ce dispositif d’accompagnement des étudiants est soutenu par la Région Normandie à hauteur de 150 000 euros.

NUMERIQUE

- Prix de la médiation numérique en Normandie

La Région a lancé la réédition du Prix annuel de la médiation numérique en Normandie. A ce titre, les lauréats suivants sélectionnés recevront pour la réalisation de leur projet une dotation de 4 000 euros :

- l’EPN de la Mairie d’Hermanville/mer (14) : Un petit grain de sable dans l’EPN,

- les EPN du Centre d’animation Les Unelles (50): Espace Public Numérique Mobile,

- l’EPN de la Communauté de communes Val ès Dunes : Digital Café,

- l’EPN de la Ville de Ouistreham Riva-Bella (14) : Radio temporaire citoyenne « Radio des arts »,

- les EPN du Bureau Information Jeunesse de l’Orne (61) : @h…Social une nouvelle version,

- l’EPN La Fabrique Numérique de la Maison de l’Enfant et des Découvertes d’Evreux (27) : A la Rencontre des métiers du numérique,

- les EPN de la Ville de Cherbourg en Cotentin (50) : Retour vers le Pixel,

- l’EPN Lillebonne de Caux Seine Agglo (76) : Fabriquer un ballon solaire connecté

 

- 46 520 euros pour soutenir les espaces de co-working

Dans le cadre de l’Appel à projets « Fabrique d’Initiatives », les élus régionaux ont décidé d’attribuer 46 520 euros au Tiers-lieu Hey ! Coworking, à Caen, pour l’élaboration d’une COWLIB' Badgeuse, en collaboration avec le Dôme et le Tiers-lieux Rive Droite. Ce dispositif de pointage léger est adapté aux besoins des tiers lieux et espaces de coworking de taille modeste.

La Région Normandie a en outre attribué une enveloppe globale de 55 000 euros à 15 Espaces Publics Numériques (EPN) pour l’acquisition de matériels informatiques.

 

- Projets lauréats de l’Appel à Projets Booster IA

Au titre de sa Stratégie Régionale Numérique, la Région a décidé de faciliter le recours aux solutions numériques basées sur l’intelligence artificielle en lançant l’appel à projet « Booster IA : pour un numérique durable et innovant ».Les élus régionaux ont donc décidé de soutenir 6 projets pour un montant global de 107 356 euros, dont 18 500 euros à la Communauté de communes Côte Fleurie pour le projet de création d’ un modèle prédictif de collecte de déchets pour optimiser la tournée et la valorisation en fonction de l'occupation.

 

ORIENTATION ET FORMATION

- Dispositif « Qualif Individuel »

Au titre de sa politique en faveur de la formation, la Région accorde 574 192 euros pour la prise en charge de 95 parcours de formation de demandeurs d’emploi, au titre du dispositif « Qualif Individuel ».

 

- Dispositif exceptionnel de soutien aux élèves aides-soignants et étudiants infirmiers

Les élus régionaux ont décidé d’attribuer une aide exceptionnelle de 143 000 euros à 120 élèves aides-soignants et étudiants infirmiers impliqués dans la lutte contre le Covid 19.

 

- Labellisation au Service Public Régional de l’Orientation (SPRO) Conseil en Normandie

Les structures suivantes ont reçu la labellisation au Service Public Régional de l’Orientation (SPRO) Conseil en Normandie :

- Centre Régional Information Jeunesse Normandie (CRIJ) / Réseau Information Jeunesse (RIJ) de Normandie,

- Agglomération Evreux Porte de Normandie,

- Caux Seine Développement, Maison des Compétences, à Lillebonne,

- Maison de l’Emploi et de la Formation (MEF) du Cotentin, à Cherbourg-en-Cotentin,

- Transitions Pro Normandie, à Hérouville-Saint-Clair,

- Communauté de Communes Val ès Dunes, à Argences

- Agence Régionale de l’Orientation et des Métiers, à Rouen

 

- Mobilité internationale des jeunes Normands

Le dispositif Pass Monde permet de soutenir la mobilité internationale des jeunes normands (lycéens, étudiants, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle…) dans le cadre de leur cursus de formation ou de projets personnels. Les élus régionaux ont décidé d’attribuer des bourses à 241 jeunes normands pour un montant total de 271 760 euros.

 

SPORT :

- Plus de 1,2 million d’euros pour soutenir les clubs sportifs normands

Dans le cadre de sa politique en faveur du développement des pratiques sportives sur tout le territoire, la Région a attribué les subventions suivantes :

  • 692 000 euros pour accompagner 6 clubs sportifs de haut niveau ;

  • 523 000 euros pour accompagner 35 clubs évoluant au niveau national.

 

AGRICULTURE ET PECHE

- Impulsion Installation

Les élus régionaux accordent une enveloppe de 33 500 euros à 3 jeunes agriculteurs au titre du dispositif Impulsion Installation, dont 2 projets de maraîchage.

 

- Normandisation du cheptel bovin, ovin, porcin, équin

Les élus régionaux ont attribué une enveloppe globale de 61 620 euros à 10 exploitations, pour augmenter la proportion d’animaux de race normande dans leur troupeau.

 

- 157 130 euros pour la valorisation et la promotion des produits agricoles normands

La Région Normandie soutient les démarches collectives des filières agricoles valorisant les produits agricoles normands. A ce titre, les élus régionaux attribuent :

  • 57 570 euros à «SILEBAN» pour le financement d’actions ayant pour objectif la promotion de la carotte de la baie du mont Saint Michel et du poireau de Normandie.

  • 49 560 euros à «MARIE SAUCE CONSEIL» pour le financement de 1ère édition du Trophée des Léopards, dont l’objectif est de valoriser les produits d’exception de la Région.

  • 50 000 euros à LEGGO Légumineuses à Graines Grand Ouest» pour le financement du projet en inter régions « Construire des filières pérennes de légumineuses à graines dans le Grand Ouest », dont l’objectif est de structurer des filières des protéines végétales à destination de l’alimentation humaine en Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.

 

- Développement de la pêche et de l’aquaculture normande

La Région Normandie finance 3 projets de rénovation et de modernisation des bateaux et des infrastructures de pêche normandes, à hauteur de 118 137 euros, dont la remotorisation du navire PIRAHNA.

 

En outre, dans le but de soutenir les investissements productifs en aquaculture, les élus régionaux accordent une enveloppe globale de 93 817 euros à 2 projets : l’acquisition d'un système d'élevage innovant SEAPA et l’achat d'une calibreuse avec alimentation automatique.

 

- La Région s’engage pour une agriculture normande performante

Au titre de l’appel à projets 2020 « Investissements dans les exploitations agricoles pour une agriculture normande performante», la Région Normandie va financer 83 projets pour l’ensemble du territoire normand pour plus de 1,58 million d’euros.

 

De plus, 4 projets, d’un montant total de 815 297 euros, seront financés au titre du dispositif "Investissements physiques en transformation-commercialisation dans le secteur agroalimentaire et agro-industriel".

 

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

- Plus de 1,61 million d’euros pour le développement de projets structurants pour le territoire

Dans le cadre de la contractualisation avec les territoires, les élus régionaux ont décidé d’accorder :

- 914 732 euros à la Ville de Caen pour la construction d'une halle sportive dans le quartier Saint Jean Eudes à Caen visant notamment à accueillir le pôle Espoir de la Ligue de Handball de Normandie et l'équipe élite du Caen Tennis de Table pour ses matchs à domicile ;

- 12 274 euros à l’Association ATELIERS INSITU, située sur l’Intercom Bernay Terres de Normandie, pour la création de « MobiLab, demain à deux mains, analogique et numérique » ;

- 240 000 euros à la Commune d’Etoutteville (76), pour la création d'un espace public à vocation multiple ;

- 177 667 euros à la Commune de Nonancourt (27), pour la restructuration du gymnase ;

- 266 555 euros à la Commune de Valmont pour la rénovation de la salle de la Concorde.

 

- Plus de 3,61 million d’euros pour soutenir les politiques urbaines

Au titre de son soutien aux politiques urbaines des territoires, la Région Normandie alloue :

- plus de 1,38 million d’euros en faveur de la Métropole Rouen Normandie, pour les travaux du prolongement de la ligne T4 jusqu’au CHU Charles Nicolle » à Rouen

- plus de 2,23 millions d’euros en faveur de la Commune de Vernon pour les travaux d’aménagement des berges de Seine Amont à Vernon, et la reconversion de la friche de l’ancienne fonderie en parc urbain.

 

DEVELOPPEMENT DURABLE

- près de 3 millions d’euros pour la rénovation énergétique de 386 logements sociaux

- 250 000 euros à la SOCIETE ANONYME D'ECONOMIE MIXTE IMMOBILIERE DE NORMANDIE (SEMINOR), pour la construction BBC de 90 logements locatifs à Gournay en Bray (76),

- 969 600 euros à CAEN LA MER HABITAT pour la réhabilitation thermique BBC de 96 logements sociaux (66 collectifs et 30 pavillons) du Groupe Frêres Lumière à Caen,

- 806 868 euros à CDC HABITAT SOCIAL, pour la réhabilitation thermique BBC de 96 logements sociaux à Hérouville Saint Clair,

- 937 399 euros pour LES FOYERS NORMANDS, pour la réhabilitation thermique BBC de 104 logements sociaux à Colombelles

 

- 274 210 euros pour encourager la rénovation énergétique de bâtiments publics

Dans le cadre du « Plan Normandie Bâtiments Durables », les élus régionaux ont décidé d’attribuer :

- 59 572 euros à la Commune de Tessy Bocage pour la rénovation du chauffage et de l’étanchéité de l'école maternelle Jacques Bulot et le raccordement au réseau de chaleur,

- 214 638 euros à la Commune de Beaumont le Roger pour la réhabilitation énergétique de la Salle Robert Fort

 

- La Région soutient les initiatives en faveur du développement durable

Dans le cadre de sa politique en faveur du développement durable, la Région accorde :

- plus de 1,51 million d’euros à 41 projets de production d’énergies renouvelables (panneaux voltaïques, unité de méthanisation, chaudières à granulés…)

- 175 000 euros pour l’acquisition de 80 véhicules électriques par des particuliers au titre du dispositif « IDÉE ACTION – Mobilité durable »,

- 201 chèques « Eco-énergie » pour un montant total de 444 400 euros.

 

- Favoriser les projets de protection et de restauration des milieux naturels

Au titre de l’Appel à projets multifonds Région-FEDER-FEADER 2020-2021 « Etudes et programmes d’intérêt régional en faveur de la biodiversité », 23 projets ont été retenus, et seront soutenus par la Région à hauteur de plus de 2,54 millions d’euros.

 

TOURISME :

- Soutien au projet « The Explorers » du Comité régional du Tourisme (CRT)

La Région accompagne à hauteur de 250 000 euros le Comité régional du tourisme pour son projet d'achats de visuels « Normandie Explorers » et la mise en œuvre d'un programme de communication qui consiste en la réalisation, la diffusion et la distribution internationale d'un film documentaire de 52 mn français et en anglais, d'un film documentaire de 26 mn d'images aériennes en français et en anglais, de 33 formats courts de 1 à 6 mn, de 4 000 photos dont 1 500 aériennes et de 50 dessins.

 

- 237 760 euros pour permettre la création d’un centre d’hébergement touristique social à Dieppe (76)

Les élus régionaux ont décidé de soutenir à hauteur de 237 760 euros le projet porté par l’Association Dieppe An’Go Hostel qui consiste en la création d’un centre d’hébergement touristique permettant l’accueil de publics ayant difficilement accès aux vacances. Ce projet vise à développer au Domaine des Roches le tourisme social dans l'esprit du réseau Ethic Etapes (tourisme responsable, basé sur l’accueil et les échanges internationaux, l’action éducative, l’ouverture culturelle, la mixité sociale, l’accessibilité économique).

 

CULTURE :

- Crise du Covid-19 : 1,27 million d’euros pour soutenir les structures culturelles

La Région se mobilise pour accompagner et anticiper les conséquences de l’épidémie de Covid-19 qui frappe le secteur culturel. Dans le cadre des fonds d’urgence culture n°1 et 2, les élus ont ainsi attribué des subventions pour un montant total de plus de 1,27 million d’euros à 33 structures et entreprises culturelles du territoire.

 

- Soutien à 8 projets en faveur des droits culturels

La Région a inscrit les droits culturels au cœur de sa politique culturelle. Dans ce cadre, elle soutient pour un montant de 175 028 euros les projets suivants :

  • la mise en œuvre du Projet Avatars par le réseau ESPAACE de Rouen (76)

  • la création d'une plateforme d'expositions et de médiations en ligne « New Look » portée par l’association RN13 Bis de Caen (14)

  • le projet "Idoles" porté par la commune d’Eu (76)

  • le Groupement d’Insertion des personnes Handicapées Physiques (GIHP) de Normandie qui accompagnera les équipes de Flaubert 21 sur l'accessibilité de 4 projets

le projet sur 3 ans

  • le projet de médiation "Au fil de l'eau" mené du 1er septembre au 31 décembre 2020 par la compagnie Créa auprès de différents publics d'Hérouville-Saint-Clair (14)

  • la coordination et la mise en place de la saison Regards en 2020 par l’association CEMEA de Normandie

  • le parcours culturel « ML KING 306 (LORRAINE MOTEL) » proposé par la Compagnie Caliband Théâtre, en association avec l'Archipel de Granville et le Théâtre de l'Hôtel de Ville du Havre, pour le lycée Maurice Marland de Granville (50) et le lycée Augustin Boismard de Brionne (27)

 

- 392 000 euros pour accompagner les territoires dans leurs actions de diffusion culturelle

La Région accompagne pour un montant total de 392 000 euros les actions de diffusion culturelle de la commune de Blangy sur Bresle, de la Communauté de Communauté de communes de Lyons Andelles, de l’Intercom Bernay terres de Normandie ainsi que des trois relais culturels suivants : Art et Design en Normandie de Tessy Bocage, Musique Expérience de Ducey les Cheris et l’association 2angles de Flers.

 

- Soutien à la réhabilitation du beffroi de Dives-sur-Mer en lieu culturel destiné au Sablier

La commune de Dives-sur-Mer porte un projet de pôle culturel sur l’ancien site du bâtiment du beffroi qui accueillera, après travaux, le Sablier, pôle des arts de la marionnette en Normandie. La Région accompagne à hauteur de 430 000 euros cette opération de réhabilitation qui prévoit la création d’un atelier de construction adossé à une salle de création de 130 places, d’une loge, d’un espace de stockage, de bureaux ainsi qu’un accueil public et d’une cuisine/salle de réunion mutualisée avec l’école de musique intercommunale qui sera aussi installée sur le site rénové.

 

- Soutien à l’économie du livre

Dans le cadre de sa politique de soutien au développement de l’économie de livre en Normandie, la Région a décidé d’attribuer les subventions suivantes :

  • 66 736 euros d’aides de fonctionnement à 14 structures (aide à l’acquisition de stocks de livres, aide à la création, publication et diffusion d’ouvrages…)

  • 18 904 euros de soutien aux investissements dans sept librairies normandes

  • 67 000 euros pour accompagner l’organisation de trois festivals littéraires (Festival du livre "Lire à Pont L'évêque", Festival littéraire "Le goût des autres" au Havre et Festival du livre de jeunesse de Rouen)

 

- 186 000 euros pour accompagner la réalisation de 18 films et productions audiovisuelles en Normandie

Les élus régionaux ont attribué des subventions pour un montant total de 186 000 euros pour soutenir la réalisation en Normandie de 18 films et productions audiovisuelles (longs et courts métrages, documentaires…).

 

Humiliation ferroviaire: des TGV « Atlantique » sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre pour suppléer les trains normands fatigués!

En attendant l'arrivée des rames OMNEO Bombardier commandées par la région Normandie qui doivent nous tirer enfin du "moyen-âge" ferroviaire mais qui se font désirer en raison de l'actuelle crise sanitaire et pour palier les pannes à répétition d'un matériel roulant normand à bout de souffle (certaines motrices de nos trains Corail ont le même âge que notre président de région...) il a fallu se résigner à une décision pragmatique:

Hervé Morin et Jean-Pierre Farandou, le patron de la maison cheminote ont signé le 22 octobre 2020 à Rouen un accord mettant à la disposition de la région Normandie, un lot de rames et motrices du TGV "Atlantique"!

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Bien évidemment, Ouest-France s'en est fait l'écho..

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-des-rames-de-tgv-atlantique-circuleront-sur-la-ligne-paris-rouen-le-havre-7025389

Lire le communiqué de presse officiel diffusé par la région Normandie:

des actionS ET DES MESURES concrÈtes

 

pour RETROUVER DES CONDITIONS DE TRANSPORT SATISFAISANTES

SUR LES LIGNES NORMANDES

A la suite de nombreux dysfonctionnements subis ces derniers mois sur les lignes normandes, Jean-Pierre Farandou, Président-Directeur général de SNCF, s’est rendu ce matin au Conseil régional à Rouen pour présenter à Hervé Morin, Président de la Région Normandie, le plan d’action SNCF visant à redresser rapidement la qualité du service ferroviaire, proposer aux voyageurs des conditions de transport au niveau de leurs attentes et mieux les informer.

 L’échange entre les deux présidents a notamment été l’occasion pour Jean-Pierre Farandou de présenter Pierre Boutier, nouvellement missionné par le groupe SNCF pour redresser la performance du système ferroviaire en Normandie, en particulier sur les axes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg, en support des entités opérationnelles locales. Cette mission fait suite à la demande formulée par Hervé Morin fin août.

 Pour mémoire, à l’occasion d’une réunion d’urgence qui s’est tenue le 24 août dernier, Hervé Morin avait demandé à Jean Pierre Farandou, Président de la SNCF, d’établir un plan d’action afin que cessent les dysfonctionnements subis par les voyageurs entre la Normandie et Paris.

 Un point d’étape est d’ores et déjà programmé en novembre pour dresser un bilan des différentes actions mises en place et effectuer si besoin les ajustements nécessaires.

I / AMÉLIORER LA DISPONIBILITÉ DU MATÉRIEL ET LES CONDITIONS D’EXPLOITATION

 Depuis plusieurs semaines, le parc matériel normand est fortement en tension, en raison notamment des retards de livraison des rames Omneo par le constructeur Bombardier Transport (9 livrées sur les 25 attendues mi-octobre). Cette situation s’est trouvée aggravée par les impacts de la crise sanitaire ainsi que par plusieurs événements externes (tempête Alex, heurts d’animaux, autres incidents...) immobilisant 7 rames fortement capacitaires et entraînant des sous-compositions et des suppressions de trains.

Le plan de transport sur les lignes normandes s’en est trouvé lourdement affecté et les conditions de voyage se sont considérablement dégradées.

  1. Trois rames TGV en renfort pour les lignes normandes

SNCF Voyageurs met à disposition de la Région Normandie 3 rames de son parc TGV pour renforcer, pendant plusieurs mois, les liaisons sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre.

Une première rame TGV circulera dès le début du mois de novembre, complétée de 2 rames TGV à partir de mi-décembre. Cette mise à disposition durera 7 mois, jusqu’à fin mai 2021. Chaque rame, issue du parc TGV Atlantique, assurera 3 trajets par jour sur cet axe. C’est la 1ère fois en France que SNCF met à disposition sur une période de longue durée des rames TGV pour assurer l’exploitation de lignes régionales.


 

Commentaire de Florestan furieux:

C'est la première fois que la SNCF s'aperçoit que les grandes lignes ferroviaires normandes sont

AUSSI des grandes lignes NATIONALES!


 

  1. Mobilisation spécifique des équipes de maintenance

Pour compenser le retard de livraison des rames Omneo, la SNCF a été contrainte de maintenir en circulation 41 voitures Corail et 5 locomotives au-delà des délais prévus. Dans ce nouveau contexte, la SNCF a mobilisé 50 agents supplémentaires au plan de marche initial dans les Technicentres de Normandie et de Clichy. Elle a également sollicité le soutien de 4 experts de l’ingénierie du Matériel de Saint-Pierre-des-Corps.

 Par ailleurs, la mobilisation des équipes de maintenance de Sotteville et Caen a permis de réduire de 50 % les délais de préparation des rames Omneo entre la livraison par Bombardier Transport et la mise en service commercial. 3 nouvelles rames Omneo ont ainsi pu être mises en service le 16 octobre.

II/ FOURNIR AUX VOYAGEURS UNE INFORMATION DIRECTE ET PLUS RÉACTIVE

  1. Garantir une information en temps réel et de meilleure qualité grâce à de nouveaux outils innovants

  • À partir de novembre 2020, le Centre Opérationnel régional sera placé en contact direct avec les conducteurs de train sur l’axe Paris-Rouen-Le Havre pour partager l’information en temps réel. Par ailleurs, le centre sera équipé en 2021 d’un mur d’images reprenant toutes les indications indispensables à la prise de décisions permettant une information voyageurs plus réactive et plus fiable.

  • Les informations sur la composition en temps réel des trains sont rendues disponibles sur l’Assistant SNCF sur iPhone, et le seront sur Android au premier trimestre 2021.

  • À partir de décembre, les explications sur les motifs des retards seront rendues plus explicites et plus précises pour les voyageurs, afin de permettre une meilleure compréhension de la situation (mise à quai tardive, difficulté dans la préparation du train…).

  • De nouvelles applications internes sont développées pour assurer une saisie plus rapide des informations liées à une perturbation et ainsi informer les voyageurs dans de meilleurs délais, de façon fiable et cohérente.

  1. Déployer des moyens humains supplémentaires dédiés à l’information voyageurs

  • Un directeur de production dédié aux trains NOMAD a été nommé en octobre en gare de Paris Saint-Lazare pour mieux coordonner les mises à quai et le départ des trains, permettant une information plus anticipée pour les voyageurs en cas d’aléas.

  • 3 agents supplémentaires renforceront le Centre Opérationnel Escale (COE) de la gare de Paris Saint-Lazare en novembre 2020, dédiés spécifiquement aux annonces des trains NOMAD, en situation normale comme perturbée.

Le COE est en charge 24h/24h et 7j/7du pilotage de l’information voyageurs en gare de Paris Saint-Lazare : gestion de l’affichage des trains au départ et à l’arrivée de Paris Saint-Lazare, des annonces sonores, coordination et gestion des agents sur le terrain (escale, sécurité, nettoyage…).

  • Un coordinateur de l’information voyageurs intègrera, en décembre 2020, le Centre Opérationnel Régional à Rouen pour assurer la cohérence et la réactivité des messages à bord de l’ensemble des trains NOMAD, ainsi que sur les réseaux sociaux (@train_nomad). Le Centre Opérationnel Régional est la tour de contrôle en charge de la gestion opérationnelle et de l’information voyageurs des trains NOMAD en situation normale et perturbée.

  1. Renforcer la culture de l’information voyageurs à tous les niveaux

  • Des actions de sensibilisation auprès des agents des gares, des trains et des centres opérationnels sont lancées dès octobre 2020 ainsi que des formations complémentaires pour prendre la parole et garantir la cohérence entre les messages. Ces actions se poursuivront toute l’année 2021.

  • La prise en compte des attentes des voyageurs sera renforcée afin d’adapter l’information voyageurs en temps réel grâce aux signalements faits sur les réseaux sociaux.

  • En lien avec les associations, dès novembre 2020, les plus gros incidents ou anomalies feront l’objet d’un retour d’expérience précis, afin d’apporter des pistes de progrès concrètes et partagées.

L’ensemble des moyens humains supplémentaires et ces nouveaux outils vont permettre une meilleure information pour les voyageurs. En cas de perturbations, ils seront notamment mieux orientés vers des solutions alternatives, en particulier à Paris Saint-Lazare :

  • Information réactive à bord en cas de retard au départ d’un train,

  • Orientation vers le premier train utile au départ,

  • Accès facilité aux portiques Transilien en cas de changement de voie vers cette plateforme.

 

III/ AMELIORER LA PERFORMANCE DU RÉSEAU

Depuis cet été, les équipes de SNCF Réseau sont engagées dans la mise en œuvre d’un plan d’action visant à améliorer la performance du réseau et la ponctualité des trains normands. De grandes mesures sont actuellement déployées à tous les niveaux de l’entreprise, en Normandie et en Île-de-France, afin de répondre aux attentes de la Région Normandie et des voyageurs.

Parmi les mesures les plus notables :

  1. Une régularité accrue  

Une « taskforce ponctualité » à Paris-Saint-Lazare est opérationnelle depuis le 19 octobre (sa mise en place, initialement prévue en décembre, a été accélérée). Elle aura pour mission d’améliorer la ponctualité au départ des trains normands en gare de Paris-Saint-Lazare, et in fine la régularité.

  1. Une meilleure gestion des travaux

Un ensemble d’actions est mis en place pour assurer le bon déroulement des travaux de nuit et donc une reprise des circulations voyageurs à l’heure chaque matin. L’ensemble des travaux prévus en Normandie pour les six prochains mois va faire l’objet d’une analyse fine. Des actions pour sécuriser les chantiers les plus critiques seront mises en place (réaffectation de moyens, restitution du chantier en anticipation, renoncements …). Par ailleurs, pour chaque chantier complexe en Île-de-France et en Normandie, une organisation dédiée est mise en œuvre, avec notamment la désignation d’un chef de projet senior pour accompagner le pilotage de l’opération.

  1. La maîtrise de la végétation

L’équipe en charge de la végétation en Normandie a été renforcée dès cet été. La priorité pour l’équipe est de traiter dès novembre les zones les plus critiques de l’axe Paris–Caen–Cherbourg. L’objectif est de diminuer les incidents liés à la végétation sur le réseau (ex : chute d’arbres) et donc d’améliorer la régularité.

En outre, un contrat de performance est en cours de préparation pour signature entre SNCF Réseau et la Région Normandie dans les prochaines semaines.


Quant aux nouvelles rames OMNEO et à leur déploiement sur les grandes ferroviaires normandes, il va encore falloir s'armer de patience...

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-nouveaux-trains-livres-en-retard-bombardier-se-defend-7030880

 

FUSION PORTUAIRE: « Nous sommes prêts! » Oui mais pour quoi faire? Ignorer le réel? Ignorer l’évidence normande?

 Fusion portuaire de la vallée de la Seine: Catherine Rivoallon, la préfiguratrice choisie par l'ex-futur maire du Havre dit qu'elle est prête alors que courait le bruit depuis quelques semaines (source: la lettre A) que la fusion portuaire envisagée pourrait être reportée bien après le 1er janvier 2021... Communication de crise habituelle qui n'abusera ici personne.

Car la question évidemment est moins celle de la forme que celle du fond et si l'on fusionne un contenant sans contenu, qu'importe le jour ou l'heure!

On rappellera donc ce qui pour nous importe:

1) Le siège du futur port de l'Axe Seine doit se trouver au Havre avec un partage des rôles avec Rouen voire Caen dans une logique de réseau métropolitain normand.

2) Ports de Normandie (ports de Cherbourg, Caen et Dieppe gérés par le conseil régional de Normandie) doivent être associés au futur grand port maritime de l'Axe Seine.

3) La gouvernance de ce futur port doit être ouverte aux collectivités territoriales directement concernées par le financement du projet portuaire à savoir: la région Normandie, la région Ile-de-France, la métropole de Rouen et la communauté urbaine du Havre. Mais aussi aux entreprises qui ont l'usage des ports: les UMP du Havre, de Rouen et du port fluvial de Gennevilliers.

Concrèrement, il n'est pas souhaitable pour l'efficacité réelle future de ce grand machin que tous les acteurs du réel (collectivités territoriales et les unions maritimes portuaires) soient relégués dans un conseil territorial qui n'aura qu'une voix consultative auprès d'un conseil d'administration entièrement peuplé ou presque de haut-fonctionnaires nommés par un Etat central parisien qui n'a jamais fait preuve dans une histoire passée ou récente d'un intérêt soutenu et prolongé pour les réalités maritimes ou logistiques.

4) Les pouvoirs parisiens doivent s'apercevoir que s'il y a enfin quelque chose de nouveau et de positif sur ce dossier de l'Axe Seine sur lequel on bavarde doctement depuis dix ans, c'est l'arrivée dans le réel avec la réunification régionale normande d'une autorité d'action publique qui a toute légitimité pour agir sur cet enjeu d'intérêt national en expérimentant la subsidiarité régionale:

Il est donc URGENT que le conseil régional de Normandie fasse une communication puissante sur le fait que le développement de la vallée de la Seine est d'abord l'affaire des Normands!

C'est aux Normands d'apporter les affaires maritimes au Grand Paris et non l'inverse!

Tel est le grand pari de la réunification normande...

Pour la Normandie et son avenir c'est une question de vie ou de mort!

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https://m.lantenne.com/Catherine-Rivoallon-Nous-sommes-prets_a53926.html

Nommée en février 2019 par Édouard Philippe, Premier ministre, comme préfiguratrice de la fusion des ports de l’axe Seine, Catherine Rivoallon rendra bientôt sa copie. Reste l’arbitrage de l’État.

Le rapprochement des ports d’Haropa (Le Havre-Rouen-Paris) était prévu au plus tard en janvier 2021. Après les mouvements sociaux contre la réforme des retraites, puis la crise sanitaire, pourra-t-il être mené à son terme dans les délais ?
Le défi était difficile, le délai très court avec dix-huit mois pour réaliser ce travail mais toutes les équipes se sont mobilisées comme les directeurs des ports et je vais arriver au terme de cette mission, qui vise à la création de ce nouvel établissement, au plus tard le 1er janvier prochain. Nous avons hâte de mettre en œuvre la fusion des trois ports, qui s’inscrit parfaitement dans le plan de relance économique annoncé.

Quelles sont les prochaines étapes ?
Après une large concertation sur le terrain, menée auprès des territoires, des clients et des salariés des trois ports, le plan stratégique a été présenté avec des propositions portant aussi bien sur le modèle économique, l’organisation, la gouvernance, les aspects juridiques et financiers. Le futur établissement unique étant sous la tutelle de l’État, c’est à l’État maintenant de le valider et nous en attendons les retours.
Depuis, le Premier ministre a changé et le ministère de la Mer a été créé, mais tout va se mettre en ordre de marche pour obtenir des arbitrages, des ministères de la Mer, des Transports et de Bercy. Le Premier ministre aura peut-être son mot à dire aussi. La nouvelle gouvernance devra ensuite approuver ce plan stratégique, dont le volet environnemental doit aussi être validé par le Conseil scientifique de l’estuaire de la Seine, avant de l'être par l’Autorité environnementale.

Votre mission comportait aussi un volet social…
La première étape a consisté à expliquer les apports de la fusion des trois ports de l’axe Seine, ce qui a été validé en 2019 par toutes les organisations syndicales. La deuxième étape consiste en un accord cadre unique interentreprises, à l’échelle des trois ports. Les négociations ont porté sur la finalisation de cet accord cadre, les réunions ont été momentanément suspendues par les grèves contre la réforme des retraites puis par la crise sanitaire, mais elles vont reprendre très prochainement pour une signature attendue dans les semaines qui viennent.
Tout le monde est convaincu, dans le contexte de la Covid-19 et particulièrement celui du plan de relance, que cet établissement unique permettra à l’axe Seine d’être en capacité d’apporter des réponses et des solutions logistiques, foncières et écologiques beaucoup plus performantes et visibles. La crise actuelle montre que chaque port aurait du mal à y faire face en restant indépendant. Ils ne pourront qu’être plus forts, à trois, pour rebondir.

Les ports maritimes du GIE Haropa garderont-ils le statut juridique d’établissements publics de l’État ?
La question du juridique induit le sujet de l’ordonnance et du décret. Les premiers textes ont été rédigés avec les services de l’État mais nous attendons les réponses de ce dernier en termes d’arbitrages. Avant d’en finaliser le contenu définitif, que nous espérons en octobre, nous poursuivons également les rencontres et les concertations avec les territoires, les élus, les organisations syndicales et les communautés portuaires.
Nous sommes dans le cadre d’une fusion et non pas d’une holding et ce sera bien un établissement public d’État, unique. Il sera sous le contrôle de l’État mais avec une structure d’entreprise, qui aura une logique commune d’investissements comme de politique commerciale : les trois ports, chacun de son côté, étaient jusqu'ici des aménageurs d’infrastructures, avec une vision plutôt technicienne. Demain, ils devraient se développer différemment, avec un nouveau modèle économique d’entrepreneurs.

Où en sont la localisation du siège de cette future entité et la nomination de son dirigeant ?
Il est important que l’État communique rapidement ses arbitrages et confirme la date de création de cet établissement unique, car c’est un sujet d’inquiétude important dans les écosystèmes des ports, des métropoles, des villes, comme des salariés. L’humain a horreur du vide et tout le monde attend les annonces.

La localisation du siège devra être judicieuse et avoir du sens pour donner toute la force souhaitée à cette fusion des trois ports. À la tête de cet établissement, il faudra une personne qui aime le terrain, sache écouter les attentes du privé tout en travaillant de concert avec le public, et soit force de propositions d’idées nouvelles dans les domaines de l’international, de la transition énergétique et de l’innovation. En quelque sorte, un mouton à cinq pattes.

La réaction des unions portuaires concernées (UMP du Havre, Rouen, Gennevilliers et Paris) ne s'est pas fait attendre: la relégation du conseil d'administration avec voix consultative ne passe pas:
"Comment imaginer un port entreprenant sans ses entrepreneurs?"
Poser la question, c'est, effectivement y répondre!

 

Capture d’écran du 2020-10-27 17-39-27

Les vacances de M. Hulot: un automobiliste breton laisse choir son bateau sur la rocade d’Avranches…

Voici une anecdote autoroutière plutôt amusante, voire symbolique:

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/en-normandie-il-perd-son-bateau-sur-la-nationale-175-mais-ne-se-rend-compte-de-rien-7030533

En Normandie, il perd son bateau sur une route nationale et ne se rend compte de rien

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Lundi 26 octobre 2020, sur le contournement d’Avranches (Manche), route nationale 175, un automobiliste a perdu remorque et bateau. Il ne s’est rendu compte de rien !

Lundi 26 octobre 2020, vers 18 h 30, les gendarmes sont informés par des usagers de la route que sur la nationale 175, à hauteur d’Avranches (Manche), un véhicule a « manifestement perdu la remorque et le bateau qu’il tractait ». Avec les services de la Dirno (Direction interdépartementale des routes Nord-Ouest) et l’Équipe rapide d’intervention (ERI) de la gendarmerie, ils se rendent rapidement sur place.

Le propriétaire ne s’était rendu compte de rien

Les lieux sont sécurisés et la remorque et le bateau évacués. Leur propriétaire, qui demeure en Bretagne et qui était venu dans la Manche acheter le bateau, ne s’était rendu compte de rien. Une infraction lui sera relevée.

Moralité de l’histoire, écrite par la gendarmerie de la Manche sur sa page Facebook : « Tracter une remorque, une caravane ou un bateau n’est pas anodin et demande avant tout un minimum de précaution, de sécurité et d’attention ! »


 

Toujours, à propos de bateaux bretons en lien avec la Normandie, voici une autre... anecdote qui n'est ni symbolique (250 millions d'euros!) ni amusante!

https://www.ouest-france.fr/mer/les-aides-publiques-a-la-brittany-ferries-atteignent-258-millions-d-euros-7030959

Les aides publiques à la Brittany Ferries atteignent 258 millions d’euros

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Le sauvetage du premier employeur de marins français se traduit par des montants records d’aides publiques : déjà 173,2 millions pour l’État et 85 millions pour les Régions.

La crise sanitaire du Covid-19 est un événement sans précédent pour les compagnies de ferries, comme pour les pouvoirs publics. Alors que le premier employeur de marins français a dû fermer quatre de ses cinq lignes au départ de France (Cherbourg, Saint-Malo, Roscoff et Le Havre) et ne tourne plus actuellement qu’avec six navires sur 12, le soutien public à Brittany Ferries culmine déjà à 258,2 millions d’euros.

Le décompte a été établi par le ministère de l’Économie, en réponse à la mauvaise humeur affichée par le président du conseil de surveillance de la compagnie, Jean-Marc Roué, qui voudrait  des exonérations de charges pérennes et un prêt garanti par l’État adapté aux industries du tourisme au lieu d’une dette financière qu’on va devoir traîner comme un boulet .

75 % du trafic perdu

Cette somme de 258,2 millions d’euros intègre toutes les mesures prises à la fois par l’État et les Régions Normandie et Bretagne depuis mars alors que la compagnie a perdu 75 % de son trafic de passagers et escompte un chiffre d’affaires réduit de moitié à la fin son exercice financier.

Les deux Régions, déjà actionnaires dans les deux sociétés mixtes Somanor et Somabret finançant les navires loués à la compagnie, ont toutes les deux voté un plan de soutien exceptionnel de 85 millions d’euros : 45 millions pour la première, 40 pour la seconde. Cette somme se décompose en un allongement de cinq ans de la durée d’amortissement des navires (20 millions) et une prise en charge des grosses réparations durant cinq ans, soit 7 millions d’euros par an pour la Normandie, 6 pour la Bretagne.

Les aides d’État sont plus diverses. On y retrouve d’abord une ligne de crédit de 117 millions avec une garantie d’État de 105,3 millions d’euros. L’État est aussi intervenu pour 8,3 millions d’euros pour prendre à sa charge les mesures de chômage partiel. Une somme qui ne couvre que la période s’achevant à la fin août. Le chômage partiel a été prolongé depuis.

Une goutte d’eau

Enfin, à titre exceptionnel et pour la seule année 2021, la compagnie bénéficiera de 15 millions d’euros d’exonération de la part salariale des cotisations sociales des marins. Sachant que la Brittany Ferries, comme l’ensemble des compagnies maritimes françaises, bénéficie déjà de l’exonération de part patronale pour ces mêmes cotisations, Bercy ajoute donc une somme de 44,6 millions pour la période 2017-mi 2020.

258 millions d’euros, cela fait beaucoup, mais c’est encore une goutte d’eau par rapport à d’autres secteurs. La compagnie marseillaise CMA CGM, n°4 mondial des porte-conteneurs, a obtenu un Prêt Garanti par l’État de 1,05 milliard, et Air France un prêt de 4 milliards.


 

Commentaire de Florestan:

Une goutte d'eau salée d'amertume normande!

Jean- Marc... Roué: encore un qui porte bien son nom!

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/rou%C3%A9/69992

Car, une fois encore, une coopération interrégionale entre la Bretagne et la Normandie tourne encore à notre désavantage! Dans cette histoire de gros sous d'une indispensable solidarité financière (qu'on ne remet évidemment pas en cause), on constate, une fois de plus, que la Normandie finance plus qu'il ne le faudrait les intérêts de la Bretagne: pourquoi un million de plus pour la Normandie pour l'entretien des navires d'une compagnie bretonne?

Question subsidiaire...

Qui va s'occuper de l'entretien de ce navire- là?

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PATRIMOINE NORMAND EN PERIL /12: Fermeture de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen… Un symbole catastrophique!

Billet de Florestan:

Sans pour autant faire un procès d'intention systématique, on est en droit de se poser la question de savoir si quelques arguties idéologiques ne se glissent pas toujours dans les cerveaux de l'actuelle majorité municipale rouennaise (comme la précédente, du reste) lorsqu'il s'agit de prendre des décisions concernant le patrimoine historique de Rouen qui a besoin d'être entretenu, valorisé et défendu...

Après le déboulonnage que l'actuel maire souhaite définitif de la statue équestre de Napoléon 1er présente depuis 1853 devant l'hôtel-de-ville sous prétexte d'une restauration urgente, voici qu'on apprend que le second plus grand monument historique rouennais après la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, en l'occurrence, l'abbatiale Saint-Ouen, chef d'oeuvre absolu de l'art gothique des XIV et XVe siècles et qui possède le plus bel ensemble de vitraux de la fin du XIVe siècle de toute l'Europe, va fermer ses portes pour une durée indéterminée: là encore, on prétexte des travaux urgents à faire pour des raisons de sécurité (menace de chute de pierres).

Cette décision qui est grave dans ses conséquences pour le tourisme normand et rouennais et pour, tout simplement, l'exercice de nos libertés individuelles les plus fondamentales (liberté d'aller et venir dans l'espace public, liberté de se cultiver et de contempler, liberté de conscience d'aller prier et de recueillir dans un lieu consacré au culte chrétien catholique depuis plus de mille ans...), pose quelques questions:

1) Une fois encore, faut-il attendre que tout ou partie d'un monument historique soit en situation de péril pour y faire des travaux? Une nouvelle fois, se pose la question des budgets accordés pour l'entretien régulier et quotidien des monuments historiques qui sont, dans une ville patrimoniale comme Rouen, des facteurs d'attractivité majeurs pour l'économie locale...

2) Sait-on quels travaux sont à faire et leur durée? Y -a-t-il une programmation? Y-a-t-il une autorité référente tant à la municipalité rouennaise qu'à la DRAC de Normandie pour prendre en charge de façon régulière, la gestion, la restauration et l'entretien de la plus grande abbatiale de notre Normandie?

On craint d'avoir à répondre NON à cette question.

Enfin, compte tenu du contexte idéologique difficile actuel de conflit de civilisation entre ce que nous sommes et ce que certains nous reprochent d'être en utilisant, parfois, souvent, la pire des violences, la fermeture de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen, désormais confinée pour de longs mois, est un symbole plutôt catastrophique!

Car certains ne manqueront pas de remarquer qu'il est plus facile dans ce pays de fermer une église abbatiale patrimoniale plutôt que la mosquée d'un Islam édilitaire frériste qu'on a laissé se développer ici pour des raisons de clientélisme électoral...


 

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/pour-des-raisons-de-securite-l-abbatiale-saint-ouen-fermee-au-public-a-rouen_37045361.html

Pour des raisons de sécurité, l'abbatiale Saint-Ouen fermée au public à Rouen

L'abbatiale Saint-Ouen, près de l'hôtel de ville à Rouen, va fermer ses portes pour d'importants travaux de rénovation. Des détériorations menacent la sécurité du public

abbatiale-saint-ouen-rouen-1

Elle constitue peut-être, après la cathédrale, l’édifice le plus admiré de la ville de Rouen (Seine-Maritime). Elle ne sera plus l’un des plus visités, en tout cas, du moins pendant une période déterminée : l’abbatiale Saint-Ouen, dans le quartier de l’hôtel de ville, va temporairement fermer ses portes pour subir d’importants travaux de rénovation, a annoncé la mairie, lundi 26 octobre 2020.

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Des risques de chute de pierres à l’intérieur

« Par précaution et en accord avec l’État (la Direction régionale des affaires culturelles) », est-il précisé, et notamment suite « à de récentes études effectuées [qui] ont laissé apparaître des détériorations pouvant menacer la sécurité des visiteurs », l’accès au site sera dorénavant interdit. Pour rappel, un périmètre de sécurité avait déjà été établi pour éviter la chute de pierres. Des risques similaires ont depuis été évalués à l’intérieur de la nef. 

Le chantier devrait être lancé sous peu, dans le cadre d’une étroite collaboration avec les services de l’État, toujours selon la Ville de Rouen, et, pourquoi pas, avec d’autres collectivités. Entre 2005 et 2018, année où sa réhabilitation a été annoncée, l’abbatiale a connu plus de 5 millions d’euros d’investissements pour panser ses « blessures » les plus alarmantes. Rien qu’en 2017, le « joyau » de la capitale normande avait reçu une dizaine d’« opérations », dont l’installation de colonnes sèches, la reprise d’étanchéité d’une fissure dans la toiture et la restauration de la charpente du transept sud. 

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En pour conclure sur la charpente, la sienne est remarquable : elle « est aujourd’hui l’une des toutes dernières conçue en France sur le même modèle que celle de Notre-Dame de Paris », apprend-on de la mairie. De quoi convaincre les amateurs d’architecture, d’ici et d’ailleurs, de prendre leur mal en patience.


 

Voir, par ailleurs, sur les murs de l'ancienne abbaye bénédictine du  Mont-Saint-Michel:

L'Etat central prend soin de sa... Tour Eiffel du Moyen-âge en investissant dans la restauration et l'entretien de sa poule aux oeufs d'or (comme la  Mère Poulard, d'ailleurs!)

https://www.ouest-france.fr/normandie/grands-travaux-a-l-abbaye-du-mont-saint-michel-7030584

CAEN, Abbaye- aux- dames, 26 octobre 2020: inauguration de l’auditorium Armand FREMONT

Lundi 26 octobre 2020 vers 18h00 à Caen, à l'abbaye-aux-dames, siège du conseil régional de Normandie, en présence du président de région Hervé Morin mais aussi de Philippe Duron ancien député -maire de Caen et président de la région de Basse-Normandie, de la famille, des amis et représentants de l'université normande, a eu lieu l'inauguration de l'auditorium "Armand Frémont":

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Une plaque en l'honneur du grand géographe et écrivain normand que l'on peut considérer comme l'un des pères intellectuels de notre unité normande recouvrée a été dévoilée par Madame Frémont, Antoine Frémont (l'un des trois fils d'Armand) et par le président Morin.

La plaque en cuivre, sobrement, indique:

"Armand Frémont, géographe, acteur de la réunification de la Normandie."

Cette plaque sera apposée à l'entrée de l'auditorium jusque là dit "des charpentes" qui se trouve installé sous les combles des anciens bâtiments conventuels du XVIIIe siècle du monastère bénédictin féminin jadis fondé par la duchesse et reine Mathilde de Flandre dont le corps toujours inhumé, à proximité, dans le choeur de l'église abbatiale adjacente, continue de veiller sur notre destinée normande.

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C'est précisément sur ce point que le président Morin a commencé puis conclu son allocution en soulignant que la réunification normande permettait enfin, à nouveau, une communauté de destin au niveau régional, une fierté régionale normande qui s'enchâsse naturellement dans celle que nous devons à la France mais aussi à l'Europe.

Hervé Morin a fait allusion au combat politique pour obtenir la réunification (il en fut) et a précisé que l'hémicycle régional de Rouen portait, désormais, le nom d'Antoine Rufenacht qui fut, lui aussi, un précurseur de l'unité normande dans les années 1970.

Si le président de région, a bien entendu, déploré le déclin normand engendré par la division régionale et qui a aggravé notamment dans les années 1990 la désindustrialisation d'une Normandie qui demeure encore aujourd'hui la première région industrielle française en part de PIB (avec 22%) c'est pour mieux se réjouir du retour à l'unité et mettre en exergue tout ce que cette unité normande retrouvée permettait de faire en terme d'investissements (et ce d'autant plus que la division normande avait provoqué un sous-investissement chronique et un faible endettement...) mais aussi en terme de dynamisme et de fierté régionale retrouvée: "faire enfin comme les Bretons!" a répété Hervé Morin pour provoquer ses invités...

Cependant, avant de saluer une dernière fois la mémoire d'Armand Frémont qui fut l'un des inspirateurs de l'unité normande avec le collectif des quinze géographes universitaires normands, Hervé Morin n'a pas manqué de dire aux amis universitaires d'Armand Frémont présents à cette inauguration qu'il déplorait l'absence d'unité universitaire normande avec pour conséquence, le départ vers des cieux plus attractifs et plus stimulants de quelques 3000 jeunes normands post-bac: "une vraie saignée !" s'est emporté, non sans raison, Hervé Morin même si nous pensons que la solution à cette triste situation qui est un passif de nos années passées dans la division normande et la médiocrité régionale n'est pas dans la fusion des trois universités normandes en une seule mais dans l'amélioration et le renforcement d'un authentique fédéralisme universitaire normand qui est, déjà, concrètement, un espace vécu métropolitain normand partagé entre nos trois principales villes: c'est, d'ailleurs, le seul qui existe actuellement alors que les démons du clochemerle normand rodent plus que jamais!

Mais revenons à Armand Frémont.

Antoine Frémont, a évoqué librement avec une pointe d'humour la mémoire de son père qui n'est surtout pas la mémoire lourde et encombrante de la statue du commandeur: il a évoqué, plutôt un chemin d'éducation à la liberté, à la lucidité et à la sensibilité quant à notre rapport individuel au réel, au monde, au territoire. Une vision qui renvoie, il faut le dire, à une certaine mentalité normande... Même si l'expression n'a été citée par personne tant elle nous semble évidente, il s'agissait, à nouveau, d'évoquer la notion d'espace-vécu qui nous fait tous géographes et acteurs d'une géographie humaine.

Antoine Frémont a souhaité, ensuite, nous montrer une archive télévisée de l'INA:

Armand Frémont a 44 ans. Il enseigne la géographie à l'université de Caen et vient de publier la première grande synthèse géographique contemporaine consacrée à la Normandie: pour ce livre très novateur dans son approche, Armand Frémont fait l'objet d'un reportage de la télévision publique régionale et expose au téléspectateur sa géographie normande du haut des remparts du château de Caen. Nous sommes en 1977: la querelle politique qui faisait rage depuis 1969 sur la question de savoir s'il fallait une ou deux régions normandes était à peine refroidie...

Voici, en quelques mots, la leçon de géographie normande du professeur Frémont:

Il y a aujourd'hui, objectivement, deux Normandie: la Haute et la Basse...

Mais, de toute évidence du point de vue de l'Histoire, il n'y en a qu'une seule: de la Bresle au Couesnon...

Mais, du point de vue de la géographie, il y en aurait plutôt... quatre! La Normandie de la vallée de la Seine. La Haute-Normandie des plateaux ruraux de part et d'autre de la vallée de la Seine. La Normandie des plaines centrales. La Normandie des bocages occidentaux.

Mais si l'on devait considérer plus finement la Normandie des "pays" ou des espaces-vécus, il y en, au moins... trente!

(Cotentin, Avranchin, Bessin, Bocage virois, Domfrontais, Plaine de Caen et de Falaise, Cinglais-Suisse normande, Houlme, Passais, plaine d'Alençon, Hiesmois, Pays-d'Auge, Pays-d'Ouche, Marche, Perche normand, Lieuvin, Roumois, plaine d'Evreux et de Saint-André, Vexin, Pays-de-Caux, Pays-de-Bray, Talou... En aurait-on oublié?)

La Normandie est "sensible" comme le disait Armand Frémont, c'est l'évidence d'une unité mais dans la diversité la plus subtile.

Il y a douze ans de cela, nous avions ouvert notre séminaire de l'université populaire de Caen consacré à la Normandie (à la demande de Michel Onfray) par une conférence qu'Armand Frémont nous avait généreusement offerte sur le thème, déjà, de la nécessité d'unifier la direction régionale de la Normandie pour faire vivre et tenir ensemble toute cette diversité normande afin d'en faire, à nouveau, un grand potentiel d'intérêt national pour la France en évoquant, notamment, la vallée de la Seine en aval de Paris avec la création d'un réseau métropolitain régional avec Rouen, Le Havre et Caen.

C'était en novembre 2008 dans cet auditorium de l'abbaye-aux-dames de Caen qui porte, désormais, son nom.


 

Sur Armand Frémont, encore:

Un projet de film long-métrage est à actuellement à l'étude à partir du très beau livre d'Armand Frémont écrit sur sa famille, sur son père et sur la ville et le port du Havre: un livre qui a passionné le cinéaste américain Roy Lekus.

"Moi, Armand Frémont, enfant du Havre"

https://vimeo.com/313692454

Sur le combat politique pour la réunification de la Normandie, on verra aussi cette archive très édifiante de FR3 (INA) datée du 17 septembre 2000 à propos d'une assemblée générale de l'association pour la réunification de la Normandie tenue à Deauville:

https://www.ina.fr/video/CN00001312763/deauville-journee-de-la-reunification-de-la-normandie-video.html

La vie et l'oeuvre intellectuelle et politique d'Armand Frémont, père intellectuel (avec François Gay) de l'unité contemporaine de la Normandie fera l'objet d'un colloque universitaire qui est programmé pour mars 2021 à l'université de Caen. Nous vous tiendrons informés sur l'Etoile de Normandie.

19 octobre 2020: 16ème congrès des régions de France à Paris et par gros temps…

Le 16ème congrès des régions de France organisé par l'association des régions de France s'est tenu le 19 octobre dernier à Paris au siège du conseil régional d'Ile de France.

Plus que jamais, les conseils régionaux veulent être des auxilliaires de proximité pour une efficacité concrète et immédiate de l'action publique, loin des complexités interministérielles gouvernementales mais aussi loin d'une certaine inertie liée au corporatisme de la haute fonction publique d'état.

Certes, du côté des régions tout n'est pas simple, tout n'est pas rose: nous continuons à penser que le découpage territorial des nouvelles régions de la réforme de 2015 n'est pas bon et que des néo-régions trop vastes, trop artificielles ne sont pas efficaces car elles doivent investir dans la construction ex-nihilo de solidarités et d'identités territoriales qui n'ont jamais existé avant 2015 alors qu'il faudrait se concentrer sur les urgences.

En revanche, dans les régions clairement identifiées et qui, comme dans le cas unique de la Normandie (avec la Corse), ont la chance de bénéficier d'une parfaite superposition entre la région fonctionnelle et la région géo-historique (mémoire provinciale), la prise de relais local de l'action publique par le conseil régional en coordination étroite avec la préfecture de région fonctionne très bien et a permis, dans la première partie de la crise sanitaire et économique de l'année 2020, d'éviter le pire!

Voir, ci-après, le programme de ce 16ème congrès des régions de France:

https://regions-france.org/16eme-congres-regions-regions-qg-de-reconstruction/

16ème Congrès des Régions en ligne le 19 octobre: les Régions, QG de la reconstruction

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La crise sanitaire et les nouvelles mesures annoncées à Paris nous ont conduit à revoir le format du 16e Congrès des Régions.
Ce 19 octobre, notre évènement annuel se tiendra en ligne, depuis l’hémicycle Simone Veil au siège de la Région Île-de-France à Saint-Ouen.
Durant toute la journée, il sera suivi en visioconférence par nos collègues des Régions de métropole et d’Outre-mer.

Les « Régions, QG de la reconstruction » vont notamment partager avec des personnalités européennes, membres du Gouvernement, experts, partenaires sociaux. Le débat est fondamental et les Régions souhaitent que cette journée vous éclaire sur la place qu’elles occupaient, occupent et devront occuper dans le paysage institutionnel.

Vous pourrez suivre toute la journée cet évènement en ligne sur le site de Régions de France, et consulter le programme complet ici.

Nous comptons sur votre participation le lundi 19 octobre prochain !

Renaud Muselier, Président de Régions de France

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France

Vidéo de Renaud Muselier

Programme-PDF

 

Déroulé de la journée

Journaliste-animatrice : Virginie Oks

Avant l’ouverture : diffusion des vidéos de nos partenaires  « Ensemble au plus près des territoires »

9h30 : Ouverture du Congrès par Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, et Renaud Muselier, Président de Régions de France.

9h40 : Diffusion des paroles des Présidents de Région « Le pouvoir d’agir dans l’urgence » (vidéo).

9h45: Présentation par Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos, de son enquête d’opinion exclusive pour Régions de France sur la perception par les Français de l’action des Régions.

10h: 1ère séquence en plénière « Le pouvoir d’agir dans l’urgence »

Débat autour de Jean Rottner, Président de la Région Grand Est et les intervenants:

  • Sylvie Briand, Directrice du département de Gestion des risques infectieux, OMS
  • Boris Chong-Sit,  Conseiller territorial de Guyane
  • Roland Theis, Secrétaire d’État du Land de Sarre
  • Frédéric Valletoux, Président du conseil d’administration, Fédération Hospitalière de France

11h : diffusion des paroles des Présidents de Région « Le pouvoir des Régions dans la relance » (vidéo)

11h052eséquence en plénière « 2020-2027, le pouvoir des Régions dans la relance industrielle, sociale et environnementale »

Débat autour de Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie et les intervenants:

  • Clément Beaune, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes
  • Lamia Kamal-Chaoui, Directrice du Centre de l’OCDE pour l’entrepreneuriat, les PME, les Régions et les villes
  • Geoffroy Roux de Bézieux, Président du MEDEF
  • Apostolos Tzitzikostas, Président du Comité européen des Régions

12h15 : clôture de la matinée par François Bonneau, Président délégué de Régions de France

12h30 : diffusion des vidéos de nos partenaires  «Ensemble au plus près des territoires”

 

14h : introduction de l’après-midi

14h05: séquence Territoires Unis avec Gérard Larcher, Président du Sénat, François Baroin, Président de l’AMF, Dominique Bussereau, Président de l’ADF, et Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

14h40 : séquence « les Régions au cœur de l’Europe »

  • Christine Lagarde, Présidente de la Banque Centrale Européenne

15h10 : accueil du Premier ministre, diffusion « Paroles de Présidents : quelle décentralisation pour les Régions? (vidéo)

15h15-17h : séance de clôture

  • la Présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse
  • le Président de Régions de France Renaud Muselier
  • l’invité d’honneur : le Premier ministre Jean Castex

17h : conférence de presse des Présidents


 

Voir aussi l'entretien donné par le président de la Normandie à la journaliste de Public Sénat:

Capture d’écran du 2020-10-26 10-39-36

http://www.les-centristes.fr/terrorisme-il-y-eu-trop-de-renoncement-trop-de-l%C3%A2chet%C3%A9-trop-de-petits-arrangements-avec-nos-valeurs

Voir aussi:

https://actu.orange.fr/politique/videos/herve-morin-on-est-en-train-d-aller-vers-l-apocalypse-pour-une-partie-de-l-economie-francaise-CNT000001um5TO.html


Quand l'outil régional est parfaitement opérationnel comme dans le cas unique de la Normandie, le pouvoir régional est apte à prendre de nouvelles responsabilités en expérimentant un approfondissement de la décentralisation lorsque la situation et les urgences l'exigent.

En Normandie, il va de l'intérêt national de la France que d'expérimenter une certaine forme de "subsidiarité régionale" qui consisterait à confier au conseil régional le développement et le pilotage d'un projet ou d'un enjeu régional qui a un intérêt national.

Par exemple, pour la Normandie, l'enjeu de l'Axe Seine qui consiste à organiser concrètement la connexion de la mégalopole parisienne avec le grand commerce maritime international.

C'est urgent car certains, certaines ont sur ce sujet, comme vous le savez, des fausses bonnes idées qui pourraient avoir un  effet catastrophique pour l'avenir même de la Normandie si elles devaient être mises en application...

Suite à des déclarations politiques maladroites récentes et à certaines tribunes fumeuses publiées dans la presse nationale la plus autorisée, il convient de rappeler les trois évidences suivantes:

1) Le Grand Paris est terrien. La Normandie est maritime ET fluviale: c'est aux Normands d'apporter la mer à Paris et non l'inverse!

2) Le développement logistique de la vallée de la Seine concerne, avant toute chose, les conseils régionaux concernés et l'Etat: il faut donc obtenir de l'Etat central parisien, un véritable contrat de plan de long terme, à la fois équilibré et financé avec une gouvernance expérimentale, celle d'une subsidiarité régionale assumée:  la région des Hauts-de-France a obtenu le droit de développer et de piloter le futur canal Seine-Nord (cadeau empoisonné de l'Etat à Xavier Bertrand?). La région Normandie a donc toute légitimité pour obtenir ce même droit pour développer la vallée de la Seine en aval du Grand Paris.

3) Depuis dix ans que l'on bavarde sur le sujet de l'Axe Seine, pendant que certains grands esprits se perdent dans les brumes planant au dessus des eaux de la Seine, rappelons fermement l'évidence:

La SEULE nouveauté positive dans ce dossier, c'est la... réunification de la Normandie qui a permis, avec le conseil régional de Normandie, la création d'une autorité publique d'action et de financement pour une mise en oeuvre concrète des projets d'aménagement du territoire et de développement de la vallée de la Seine.

Au moment où certains cerveaux dirigeants qui se croient intelligents croient utile de nous faire disparaître dans un grand euro-machin néo-territorial sous prétexte de faire Paris Plage jusqu'au Havre ou de nous proposer une descente de la Seine en pédalo de la tour Eiffel jusqu'aux galets de la Porte Océane, il est temps de faire enfin preuve de sérieux sur ce sujet!

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http://normandie.canalblog.com/archives/2020/10/02/38567133.html

Rappelons à Elisabeth de Fontenay que la vraie Normandie va de la Bresle au Couesnon!

Billet de Florestan:

Samedi 24 octobre 2020, nous étions à l'écoute d'une nouvelle diffusion de "Répliques" assurément la plus belle et la plus stimulante conversation hebdomadaire de toute la radio française...

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/la-revolution-francaise-et-la-vendee

Ce samedi, le sujet de la discusion était subtil sinon délicat puisqu'il s'agissait de relire la mémoire blessée de la révolte de la Vendée pendant la Terreur révolutionnaire, un sujet qui n'a pas manqué d'intéresser les lecteurs de l'Etoile de Normandie et tous ceux qui se passionnent pour la question essentielle de l'enracinement dans un territoire qu'il soit national ou régional, question sensible en France puisque l'héritage révolutionnaire et républicain a fait de la France une Nation "une et indivisible" et universelle au risque d'une totale... abstraction donc, d'un certain déracinement: cette question remplissait d'inquiétude Simone Weil, la philosophe de la résistance à l'oppression nazie pendant la Seconde guerre mondiale.

Mais durant l'émission, il s'agissait d'écouter les réflexions d'une autre philosophe de la résistance, Elisabeth de Fontenay venue nous proposer sa vision de la tragédie vendéenne...

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Mais au détour de la conversation avec Alain Finkielkraut, il fut question aussi d'identité normande par l'intermédiaire des souvenirs d'enfance d'Elisabeth de Fontenay qui témoignait ainsi d'un espace vécu normand, pour reprendre la formule chère au géographe et écrivain Armand Frémont.

Comme tous les amateurs d'histoire normande devraient le savoir, Elisabeth de Fontenay est la fille de Henri Bourdeau de Fontenay qui s'engagea dans la Résistance pendant l'occupation nazie et à qui le Général de Gaulle confia la délicate mission d'organiser administrativement la libération des... cinq départements normands à partir de Rouen dans le but d'épargner à la France libérée sa mise sous tutelle administrative par les Alliés.

Après le débarquement du 6 juin 1944, Henry Bourdeau de Fontenay fut nommé commissaire régional de la République pour la Normandie mais, les bombardements et la violence des combats l'empêchèrent de se rendre dans la partie de la Normandie qui fut libérée à la suite du Jour-J.  Cette situation fut pour Bourdeau de Fontenay la cause d'une grande frustration doublée de la peine d'assister à la tragédie d'une Libération terrifiante pour les Normands et la Normandie...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Bourdeau_de_Fontenay

L'espace vécu normand dont témoigne la fille d'Henry Bourdeau de Fontenay est quelque peu amputé comme nous allons pouvoir le constater: est-ce la conséquence de ce traumatisme vécu par son père?

Voici donc les propos tenus par Elisabeth de Fontenay pendant cette émission, au sujet de la Normandie, d'abord par l'intermédiaire du souvenir du chef de l'armée de l'Anjou, Charles de Bonchamps:

"....Parce que d'abord c'est un homme de l'Ouest et que je suis très je ne veux pas dire enracinée parce que je suis juive d'Odessa par ma mère mais je suis très attachée à l'Ouest, à ses provinces, j'ai de la famille en Mayenne par exemple, ...j'ai vécu à Rouen, hélas, c'est pas très reluisant  (surprise d'Alain Finkielkraut)non parce que ce n'est pas vraiment la Normandie, pour moi ce n'est pas vraiment la Normandie, la vraie Normandie c'est la Manche, c'est l'Eure et le Calvados" (et réplique d'Alain Finkielkraut : Enfin! c'est la ville de Flaubert quand même!)

Plus loin dans l'émission, il sera question, bien entendu, d'Alexis de Tocqueville quelque peu égratigné par Elisabeth de Fontenay qui lui reproche sa grille de lecture de la Révolution française mais défendu par Alain Finkielkraut et par nous aussi ici -même car le grand politiste normand avait compris avant tout le monde que la Révolution française avait aboli le meilleur de l'Ancien régime (par ex: les libertés provinciales) et gardé le pire en le renforçant à savoir: l'hyper-centralisation parisienne...

Elisabeth de Fontenay, citation:

.... d'abord j'ai beaucoup de tendresse pour Tocqueville, c'est un pays comme on dit en argot et c'est un homme de Valognes, il était député de Valognes, c'était la ville de Barbey d'Aurevilly, voyez j'ai beaucoup d'accointance avec tout ça......".

Sur le plan littéraire, artistique, mais aussi sur le terrain de la sociologie politique et religieuse, il serait idiot de nier l'existence d'au moins deux Normandie, celles qu'André Siegfried avait identifiées selon une typologie devenue célèbre mais qui est, aujourd'hui, périmée, à savoir:

Une Normandie de l'Ouest, correspondant, effectivement, grosso modo à l'ex-Basse-Normandie et une Normandie séquanienne reliée naturellement à Paris: on voit, hélas, quelles conséquences politiques sinon politiciennes ont été tirées de ce constat pour le plus grand malheur de l'intérêt général normand. N'insistons pas!

Mais nous devons dire que la réalité sociologique, culturelle et politique de cette division normande est, aujourd'hui, en train de s'effacer sous nos yeux car le susbtrat de cette différence entre l'Ouest et l'Est normand est en train de disparaître:

En effet, si Elisabeth de Fontenay pouvait croire à une Normandie de l'Ouest n'ayant pas grand chose à avoir avec Rouen (où semble-t-il elle n'a pas gardé de bons souvenirs...) c'est qu'à l'Ouest de la France, le catholicisime offrait encore une belle résistance à la sécularisation générale qui avait débuté dès le règne de Louis XV à Paris et dans le bassin parisien: dans les départements bas-normands et plus particulièrement dans celui de la Manche, le catholicisme se maintenait encore comme fait social important jusque dans les années 1990.

Ce n'est plus guère le cas aujourd'hui même si les "messalisants" (ceux qui vont au moins une fois par mois à la messe) restent encore plus nombreux que la moyenne nationale dans l'Ouest de la France (mais aussi en Alsace et Lorraine ou dans le Velay).

En conséquence, on rappelera à Elisabeth de Fontenay, que la Normandie est aujourd'hui unifiée dans une certaine forme de sécularisation générale et que si l'on devait, hélas, diviser à nouveau notre belle province enfin réunifiée depuis 2015 ce ne serait plus entre la Haute et la Basse mais plutôt entre un littoral urbanisé et une vallée de la Seine métropolisée et branchée sur la région parisienne et des arrières-pays ruraux du Sud et de l'Est qui se sentent largués, à commencer par le département de l'Orne qui n'est même pas cité par Elisabeth de Fontenay pour faire partie de sa "vraie" Normandie!

Et ce n'est hélas plus Tocqueville, Barbey, Siegfried ou Flaubert qu'il faudrait lire mais plutôt... Christophe Guilluy!

 

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Une Métropole de ROUEN trop… idéologique: les trois premiers mois de NMR jugés par Laurent Bonnaterre…

Quand on est, à la fois, à la tête de la plus grande ville normande et de notre seule métropole régionale, il faut être au service de l'intérêt général normand et ne plus avoir la tentation d'imposer aux autres certaines coquetteries idéologiques: la Normandie, les Normands, Rouen et les Rouennais attendent que la locomotive régionale rouennaise se remette, enfin, en marche!

https://actu.fr/normandie/caudebec-les-elbeuf_76165/laurent-bonnaterre-la-majorite-qui-gouverne-la-metropole-se-trompe-en-voulant-la-politiser_36918674.html

Laurent Bonnaterre : « La majorité qui gouverne la Métropole se trompe en voulant la politiser »

Laurent Bonnaterre, le maire de Caudebec est aussi le responsable du groupe d’opposition à la Métropole. Il revient sur les premiers mois d'exercice.

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Laurent Bonnaterre n’exclut pas de se présenter aux prochaines échéances électorales. Départementales ou régionales. (©Le Journal d’Elbeuf – archive)

Laurent Bonnaterre a été au cœur du jeu politique local ces dernières semaines. Le maire de Caudebec-lès-Elbeuf revient sur les discussions animées de qui ont eu lieu à la Métropole mais aussi sur son départ de l’office du tourisme ainsi que sur son rapprochement avec Édouard Philippe.

Actu : Comment jugez-vous, à ce jour, l’action et vos relations avec le groupe majoritaire de la Métropole Rouen Normandie ?

Laurent Bonnaterre : Il y a deux sujets. Il y a le débat politique à l’intérieur de l’instance de gouvernance de la Métropole et il y a le travail entre la Métropole et les communes. Aujourd’hui, le travail du quotidien entre la ville de Caudebec et la Métropole, se passe très bien. Et c’est important. Le président Nicolas Mayer-Rossignol est venu le dire à Caudebec car il a réservé sa première sortie publique pour Caudebec-lès-Elbeuf lors d’une première pierre. Il avait dit qu’il n’y aurait pas de différence de traitement quelle que soit leur différence de sensibilité dans le conseil métropolitain. Pour le moment, c’est le cas. J’y suis très attentif. Le débat public que les uns et les autres peuvent entretenir n’a pas d’influences sur la qualité du travail et de la relation entre la ville et la Métropole. Les dossiers avancent.

Où est le problème alors ?

LB : En tant que président de groupe, j’ai voulu faire entendre mon indépendance d’esprit et de vote. On a un groupe qui vit bien. Dans l’ensemble des conseils, nous sommes ceux qui animons le plus les débats. On a vocation à poser des questions, on vote 95 % des délibérations qui nous sont proposées. On ne se perçoit pas comme un groupe d’opposition. D’ailleurs, on avait postulé pour occuper des postes à responsabilité pour travailler. Comme ça se passe dans toutes les EPCI [Établissement public de coopération intercommunale - la Métropole, donc] de France à quelques exceptions près. Les EPCI sont des outils de travail techniques d’aménagement du territoire qui devraient être moins politisés dans leur fonctionnement. À Rouen, c’est très politisé. Et c’est là qu’on a une divergence de fond. Je l’ai dit à Nicolas Mayer-Rossignol : il y a des délibérations qui posent problème.

Vous pensez à quoi, par exemple ?

LB : On nous a proposé d’adhérer à une association d’accueil des migrants dont les statuts sont « accueil et régularisation inconditionnelle de tous les migrants ». Déjà l’intitulé peut interroger. Vous savez, je suis un élu totalement humaniste, totalement engagé sur la question des migrants. Caudebec a largement pris sa part en la matière. Mais, est-ce que c’est le rôle des EPCI de se substituer aux communes dans la politique d’accueil des migrants ? Car c’est une compétence de l’État et des communes, mais absolument pas des métropoles. Les élus de la majorité ont l’air d’avoir oublié qu’ils ont voté cette délibération lundi 5 octobre dans le cadre d’un outil métropolitain qui n’est pas fait pour ça. On a reçu à cette occasion des leçons de morale et d’humanisme de l’adjointe aux affaires sociales de la ville de Rouen. Qui ne connaît clairement pas la composition de la métropole. Elle a osé dire devant les élus métropolitains, « si chacun d’entre vous prenait un logement pour accueillir des migrants on progresserait ». Mais enfin, à Caudebec, il n’y en a pas un, il y en a beaucoup plus, comme à Elbeuf ou Cléon.

Que reprochez-vous concrètement à la majorité ?

LB : La majorité qui gouverne la Métropole se trompe d’objet en voulant politiser l’EPCI. Il y a toujours des appartenances politiques, mais la Métropole n’a jamais été le lieu de combat politique, de dogme politique.

C’est par exemple ce que vous reprochez à la majorité concernant le dossier d’Amazon.

LB : Des rapports de pompier, il y en a tout le temps [rapport qui a nourri, en partie, l’argumentaire des opposants à l’implantation d’Amazon] ! Celui-là a l’air plus alarmant que d’autres. Mais quand vous recevez un dossier d’installation, il y a un travail énorme. Si vous ressortez le premier document de travail et vous dites « c’est horrible » évidemment vous arrêtez tout. Vous ne faites rien.

Office de tourisme. « Il souhaitait absolument que quelqu’un de sa majorité soit président »

Laurent Bonnaterre qui était le président de l’Office de tourisme de la Métropole a dû quitter son poste. D’après lui, il ne rentrait pas dans les cases prévues par le nouveau président de la Métropole, Nicolas Mayer-Rossignol. Christine de Cintré, a été élue nouvelle présidente le 18 septembre dernier.
« Le président de la Métropole, qui est le principal financeur de l’office de tourisme, a fait savoir qu’il souhaitait absolument que ce soit quelqu’un de sa majorité qui soit président. Ce à quoi, moi-même et des professionnels et la quasi-totalité du conseil d’administration ont répondu qu’ils n’étaient pas d’accord car ils considèrent que ça fonctionnait bien. J’ai l’immodestie de croire qu’on a bien travaillé ces deux dernières années. Mais, on a convenu qu’il n’était pas urgent pour l’office d’ouvrir une guerre avec la Métropole. Je mène les combats qui valent la peine d’être menés. Combattre pour garder un titre en mettant en difficulté l’office de tourisme et ses salariés et la relation avec la métropole ça aurait été une erreur. Je voulais que les choses soient apaisées. »

Mais Amazon détruit aussi des emplois, dans les librairies, par exemple.

LB : Mais peut-être ! Mais c’est le modèle Amazon ! Pas le fait qu’il s’implante à Rouen. S’ils ne vont pas à Rouen, ils vont s’installer ailleurs. Alors, on n’aura non seulement la nuisance d’Amazon mais on n’aura ni les emplois, ni les taxes. C’est perdant - perdant. Mais moi, je n’aime pas le modèle Amazon mais quand un investisseur international vient vous dire que je veux investir des millions d’euros chez vous et créer possiblement 1 500 emplois… D’ailleurs quand la ville de Rouen installe Primark à Saint-Sever personne ne crie au scandale.

Primark c’est quand même une marque horrible. C’est de la fringue à bas coût fabriqué dans des conditions sociales horribles et vendue à des prix défiant toutes concurrence. À mon avis Primark fera plus de mal aux commerces de centre-ville de Rouen qu’Amazon.

Sortons de la Métropole. Vous connaissez Édouard Philippe ?

LB : Ça fait quelques années qu’on se suit de loin en loin. On s’était vu en Chine notamment il y a longtemps…

Politiquement, vous vous sentez proche de lui ?

LB : Je me sens assez proche de l’homme. À la fois dans la loyauté qu’il incarne envers le président de la République mais aussi sa grande indépendance vis-à-vis des partis politiques qui est aussi la mienne. Il fait la même analyse du parti Les républicains que moi sur le Parti socialiste. On partage le sentiment qu’il faut construire autre chose […], en dehors des appareils politiques.

Pensez-vous vous engager lors des futures élections. Les départementales ou les régionales ?

LB : Je n’exclus pas de m’engager. La décision n’est pas prise, que ce soit pour les départementales ou les régionales. Ce qui me motive, ce n’est pas de courir des mandats. C’est le projet et les perspectives à la fois, d’implication personnelle et de ce que cela peut apporter à Caudebec-lès-Elbeuf. J’ai toujours fait de mon carnet d’adresses et de mon réseau personnel un outil et un atout pour Caudebec.

Port du Havre, sauve qui peut !…

     Un média numérique spécialisé, L'Antenne, nous informe avec assiduité de l'évolution de l'activité portuaire. C'est ainsi que votre serviteur exploite fréquemment les informations recueillies grâce à ce média pour alimenter ses articles relatifs, notamment, aux piètres performances des grands ports français comparés aux ports néerlandais, belges et allemands.

     Courant octobre, plusieurs articles de L'Antenne ont évoqué le trafic des ports du Havre, de Zeebrugge, d'Anvers et de Rotterdam, inégalement affectés par les retombées de la crise " Covid-19 "...

     Comme d'habitude, la gouvernance portuaire havraise continue à essayer de sauver les apparences : le 20 octobre dernier, c'est Baptiste Maurand qui " s'y est collé " :

Le Havre : "2020, l’année de tous les contrastes" pour Baptiste Maurand

L’Antenne Mardi 20 Octobre 2020

https://www.lantenne.com/Le-Havre-2020-l-annee-de-tous-les-contrastes-pour-Baptiste-Maurand_a53868.html

Les mouvements sociaux puis la pandémie ont fortement impacté le trafic maritime 2020 du Havre, qui affiche une baisse de 27 % à fin août, souligne Baptiste Maurand, le président du Directoire du Grand Port maritime du Havre. Mais 2020 est aussi l’année qui voit le début d’importants travaux et le maintien des programmes d'investissements prévus.

© Éric Houri

Comment analysez-vous la création d’un ministère chargé des questions maritimes ?

C’est un message de soutien et un signal encourageant pour l’ensemble des professions maritimes et portuaires : la mer fait partie intégrante de la relance économique. Car les questions économiques, industrielles, énergétiques, écologiques se retrouvent toutes dans un même carrefour que sont les ports.

De plus, le plan de relance annoncé début septembre comprend la transition écologique et énergétique. Or, les ports français sont les moteurs de la croissance verte au cœur de cette transition. Et au Havre, ce plan nous permettra d’assumer ce rôle de fer de lance que nous voulons tenir : nous accueillons l’usine d’éoliennes offshore et travaillons à développer la filière d’hydrogène vert, la décarbonation des transports maritimes, l’électrification des quais de nos terminaux et de l’axe Seine ou encore, bien sûr, le fret ferroviaire.

Après les grèves puis la crise sanitaire du coronavirus, quelle est la situation économique et financière du port du Havre ?

Le port a souffert des mouvements sociaux de décembre 2019 et janvier 2020, qui répondaient à des mots d'ordre nationaux mais ont eu un impact très local. L’année a donc commencé avec un réel handicap et une tendance baissière qui s’est poursuivie mi-mars avec la crise de la Covid-19 quand, territoire après territoire, les confinements se sont succédé. Or, un port comme Le Havre est extrêmement connecté à l’économie mondiale par le secteur du conteneur très lié à la demande. Moins de trafic signifie forcément moins de droits de port et nous prévoyons une perte d'environ 20 %, soit 40 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 190 millions.

"Nous avons traversé la crise sans rupture de continuité de service"

Baptiste Maurand, président du Directoire du GPMH © Éric Houri

Allez-vous poursuivre les mesures commerciales mises en place en début d’année ?

Toute la place portuaire s’est mobilisée. Dès février, nous avons proposé des mesures commerciales pour relancer l’activité, avec un premier dispositif de remises sur les droits de ports des armements maritimes dans le secteur du conteneur. Le 2 mars, un accord de place exceptionnel a été signé, avec la mobilisation de tous les acteurs économiques de la place, des services aux navires jusqu’à la manutention. De nouvelles mesures commerciales ont été proposées pour le conteneur et le roulier, comme la prise en charge de surcoûts de stationnement prolongé de conteneurs et des remises pour les services aux navires. Cet effort financier s’est élevé à une dizaine de millions d’euros.

Haropa a aussi été le précurseur de mesures comme le report des loyers et charges de nos clients : les échéances prévues avant le 31 mars ont été reportées à juillet, ce qui a permis à la place portuaire de passer le cap de la crise en comptant sur la trésorerie du port, soit plus de 25 millions d’euros ainsi mis à la disposition de nos clients. Et tout le monde a tenu bon, le port est resté opérationnel 24 heures sur 24, toute la chaîne d’approvisionnement a fonctionné et nous avons traversé la crise sans rupture de continuité de service, alors que la France était à l’arrêt.
Nous restons bien sûr à l’écoute de nos clients, poursuivons nos tournées commerciales, maintenons le dispositif de soutien Push, centre d’informations et d’expertises permettant d’accompagner les entreprises. Et en 2021, nous aurons un axe Seine unique, avec la fusion de ports complémentaires et de nouvelles conditions de compétitivité.

La crise va-t-elle remettre en cause les grands chantiers prévus et leurs investissements ?

2020 a été l’année d’une conjonction d’événements jamais connue : les mouvements sociaux, l'épidémie du coronavirus comme l’arrêt technique de la raffinerie Total de Normandie ont pour conséquence une mauvaise année en termes de trafic. Mais 2020 est aussi l’année de tous les contrastes, avec le démarrage du chantier de l’éolien offshore, la signature du contrat de concession pour les 700 mètres de quai supplémentaires à Port 2000, le démarrage de sites logistiques importants, la signature d’un contrat de concession de service public pour l'exploitation du terminal multimodal qui affermit notre capacité à développer des trains et des barges pour l’avenir.

Nous sommes en capacité de maintenir nos programmes d’investissements grâce à une saine gestion des finances du port et une perspective de reprise en 2021 dans le secteur du conteneur mais aussi du pétrole brut qui devrait redémarrer.

"Nous achèverons mi-2022 les travaux d’aménagement des postes 11 et 12"

Port 2000, la chatière, l’éolien, le roulier… Comment ces chantiers vont-ils s'échelonner ?

Nous achèverons mi-2022 les travaux d’aménagement des postes 11 et 12, avec 700 mètres de linéaires de quai supplémentaires sur 42 hectares de terre-plein, ainsi que les travaux de dragage, soit 154,5 millions d’euros d’investissement. Le terminal devrait être mis en service par GMP fin 2023. Quant à l'accès fluvial direct à Port 2000, les études environnementales se termineront fin 2020. L’enquête publique devrait se dérouler en 2021 et les travaux débuter en 2022 pour une mise en service fin 2023.

Concernant l’éolien, l’emprise de 36 hectares de la future usine a été libérée et livrée à Siemens Gamesa. Nos travaux se poursuivront d’ici fin 2022, avec la création d’une rampe ro-ro quai Hermann du Pasquier et le renforcement du quai Johannes Couvert. Depuis un an, nous optimisons l’espace du terminal roulier avec 2000 places supplémentaires et nous travaillons pour son extension sur 40 hectares d’ici 2024. Un autre projet qui avance est le nouvel échangeur de l’A29-route industrielle, sous la maîtrise d’ouvrage de SAPN, qui vise à fluidifier le trafic sur la zone industrialo-portuaire.

Quelles sont aujourd’hui vos priorités ?

Nous devons approfondir l’hinterland par le ferroviaire, élément de compétitivité indispensable, via la demande de sillons, la recherche de marchés, la mobilisation de crédits ; développer la décarbonation du transport avec notamment l’hydrogène. Et dans le mouvement d’intégration des ports de l’axe Seine, faire vivre cette boîte à outils de solutions qu'offrent ces trois ports complémentaires, pour une meilleure qualité de services.

Natallie Castez

Mardi 20 Octobre 2020

Commentaires :

   Dans L'Antenne du 14 octobre dernier, figure le trafic des trois premiers trimestres 2020 du port d'Anvers (Belgique), donc à fin septembre : 171,1 MT, soit 8,6 douzièmes du trafic 2019 qui était de 238,18 MT ;

   Dans L'Antenne du 16 octobre dernier, figure le trafic des trois premiers trimestres 2020 du port de Zeebrugge (Belgique), donc à fin septembre : 35,2 MT, soit 9,2 douzièmes du trafic 2019 qui était de 45,801 MT ;

   Dans L'Antenne du 22 octobre dernier, figure le trafic des trois premiers trimestres 2020 du port de Rotterdam (Pays-Bas, premier port européen), donc à fin septembre : 322,3 MT, soit 8,2 douzièmes du trafic 2019 qui était de 469,402 MT ;

   Dans l'article de L'Antenne du 20 octobre dernier repris ci-dessus, nous chercherons vainement une mention du trafic des trois premiers trimestres 2020 du port du Havre... Nous ne disposons que d'une allusion à une baisse de 27 % à fin... août... Il faudra se référer à un article de L'Antenne en date du 9 octobre dernier pour apprendre que le trafic des 8 premiers mois de l'année 2020 du port du Havre, donc à fin août, s'élevait à 34,1 MT, soit 6,2 douzièmes du trafic 2019 qui était de 65,83 MT...

     Résumons :

   Zeebrugge : croissance du trafic ;

   Anvers : baisse du trafic inférieure à l'équivalent de 15 jours ;

   Rotterdam : baisse de trafic inférieure à l'équivalent d'un mois ;

   Le Havre : baisse de trafic proche de l'équivalent de 2 mois, mais sur des données statistiques en retard d'un mois par rapport aux trois autres ports évoqués...

 

Guerre du camembert: la dénomination commerciale fallacieuse « fabriqué en Normandie » est désormais interdite!

Périco Légasse, notre plus grand critique gastronomique est heureux de nous l'apprendre:

https://www.marianne.net/societe/alimentation/il-ny-a-quun-seul-authentique-camembert-de-normandie

Il n'y a qu'un seul authentique Camembert de Normandie

Victoire pour l'appellation d'origine

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"Nous comptons bien entendu sur Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, sur lequel se fondent bien des espoirs, pour honorer à la fois son patronyme et la parole de la République française."

© RIEGER Bertrand / hemis.fr
 
Par

Publié le 23/10/2020 à 22:12

C’est enfin au "Journal officiel". Les industriels accrochés au « fabriqué en Normandie » vont devoir lâcher prise. La mention qui induit volontairement le consommateur en erreur devra disparaître des étiquettes le 1er janvier 2021. D’ici là, le lobby va tout tenter pour faire plier le ministre.

Il est des clins d’œil du destin qui ne s’inventent pas, et celui-là vaut son pesant de beurre. Le ministre de l’Agriculture, sous l’autorité duquel va être mis un terme au scandale qui dure depuis plus de vingt ans, et fait prendre au consommateur un fromage industriel au lait pasteurisé pour du camembert normand, s’appelle… Denormandie. Bien qu’ancienne, souvent décryptée dans ces pages, l’affaire va connaître son épilogue grâce à une décision politique exigeant enfin l’application de la loi. Celle-ci interdit en effet à un produit industriel d’user d’une dénomination géographique déjà associée à une appellation d’origine protégée. Le terme de « protégée » prend ici tout son sens et implique que le terme « Normandie », en tant qu’origine territoriale définie dans un cahier des charges officiel, est réservé au seul camembert au lait cru provenant de vaches élevées sur l’aire d’appellation concernée.

Cette loi repose sur plusieurs textes, notamment l’article 13 du règlement (UE) n° 1151/2012 du 21 novembre 2012 relatif aux systèmes de qualité applicables aux produits agricoles et aux denrées alimentaires, lui-même appuyé par le règlement (UE) n° 1169/2011 du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, autant de dispositions validées par le Conseil des ministres de l’Union européenne et par le Parlement européen. Longtemps tolérée par commodité, la formule « fabriqué en Normandie » contrevient en effet aux principes de l’appellation d’origine en ce sens qu’elle indique le lieu de fabrication du produit sans jamais garantir la provenance des éléments le composant.

Combat de longue date

Que l’usine où est fabriqué le fromage soit installée dans le Calvados, l’Orne ou la Manche ne prouve en rien que le lait servant à son élaboration provient de ces territoires-là. Et c’est là que le bât blesse, puisque, en faisant figurer sur l’étiquette d’un camembert au lait pasteurisé de provenance indéfinie le label "fabriqué en Normandie", les industriels veulent faire croire que ce camembert est normand...

(Lire la suite sur le site de l'hebdomadaire Marianne)

Camembert, Pêche et Brexit: l’actualité régionale sous le prisme de l’évidence… anglo-normande!

Honi soit qui mal y pense!

Depuis Guillaume Le Conquérant, nous avons tant de choses en commun!

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Face au Brexit, les acteurs Normands ont un avantage qu'on trouvera exotique à Paris où les bureaucrates pédalent dans la semoule lorsqu'il s'agit de trouver un biais, un levier, un moyen d'en finir avec les conséquences négatives du Brexit: l'histoire et la géographie nous ont fait voisins sinon cousins des Anglais nos autres Normands et, comme nous l'avons déjà écrit ici, notamment au sujet des îles anglo-normandes, nous estimons qu'il faut utiliser, sans vergogne et avec pragmatisme, l'atout de l'héritage historique et culturel anglo-normand pour enfin négocier un bon accord entre le Royaume-uni et la France:

Michel Barnier a un double défaut:

1) C'est un homme politique au service de la bureaucratie bruxelloise de l'Union européenne.

2) C'est un Savoyard.

Attention! il ne s'agit pas de nous en prendre à la personne de Michel Barnier. Il s'agit simplement de relever la possibilité d'un éloignement intellectuel ou mental de certaines réalités qui nous sont évidentes pour nous autres Normands qui avons en face de nous, non pas le Mont-Blanc ou la Tour Eiffel, mais la mer et les falaises blanches de la "Perfide albion" avec, entre les deux, sur ce canal commun de la Manche, des ferries et des bateaux de pêche...

Dans les dernières éditions disponibles de Ouest-France (Caen) et des Echos, nous avons relevé ces deux articles qui témoignent de l'évidence d'une approche "anglo-normande" de cette question essentielle pour l'avenir de notre région:

Camembert AOP de Normandie 17 18102020 001

La pêche normande et le Brexit mi Octobre 2020 001

COVID: l’ombre du couvre-feu s’étend, peu à peu, sur la Normandie…

Après les 71 communes (qu'elles soient urbaines ou rurales) de la métropole de Rouen à être placées sous couvre-feu (une invention, paraît-il de Guillaume Le Conquérant pour assurer l'ordre et la sécurité civile dans les villes en bois du Moyen-âge...) voici que nous apprenons que c'est le tour de la communauté urbaine de Caen et de l'ensemble du département du Calvados, à partir du samedi 24 octobre 2020... histoire de ne pas faire de jaloux!

Moralité: samedi 24 octobre 2020, deux départements normands sur cinq seront placés sous couvre-feu, à savoir, la Seine-maritime et le Calvados.

https://actu.fr/normandie/caen_14118/covid-19-tout-le-calvados-passe-sous-couvre-feu_36962291.html

Covid-19. Tout le Calvados passe sous couvre-feu

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Ce jeudi 22 octobre 2020, le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures pour enrayer la Covid-19. Le Calvados est soumis au couvre-feu.

Le Premier ministre, Jean Castex, a pris la parole à 17 heures ce jeudi 22 octobre 2020 pour annoncer de nouvelles mesures et restrictions pour essayer de ralentir l’avancée de la Covid-19 sur le territoire français. 

Caen et le Calvados sous couvre-feu

Le Calvados passe sous couvre-feu dès vendredi à minuit. À partir du samedi 24 octobre, les sorties sont donc interdites de 21 heures à 6 heures pour une durée six semaines (soit jusqu’au 7 décembre). 

À lire aussi

Le virus ne cesse d'augmenter dans le Calvados

Lors d'une conférence de presse, mercredi 21 octobre, le directeur de l'ARS de Normandie a rappelé que la contamination ne cesse d'augmenter dans la région, en particulier dans le Calvados. En une semaine, le taux d'incidence (nombre de cas positifs pour 100 000 habitants sur 7 jours) atteint les 200. La ville de Caen se rapproche, voire atteint, les 250. 

Le préfet du Calvados, le maire de Caen et le président de l’Union amicale des maires du Calvados donneront vendredi dans la matinée plus de précisions quant aux modalités d’application de ce couvre-feu dans les différentes communes. 

À lire aussi

Qu’est-ce qui change avec le couvre-feu ? 

Dans les villes et départements qui sont sous couvre-feu : les bars, les établissements sportifs, les salles de jeux, les foires et salons sont fermés toute la journée. Les fêtes foraines sont interdites. 

Les établissements d’enseignement supérieur ne peuvent accueillir plus de 50 % des étudiants en présentiel.

Les établissements recevant du public (ERP) de plein air comme les stades sont soumis à une jauge de 1000 personnes.

Y-a-t-il des dérogations ?

Oui mais elles sont peu nombreuses. Comme pendant le confinement, une feuille d’attestation est à remplir et à avoir sur vous au moment de sortir. Elle est téléchargeable ici

La dérogation concerne : les motifs professionnels, motifs familiaux/urgences impérieux, les rendez-vous/urgences médicaux ou achats de médicaments. Pour les besoins des animaux, les sorties sont autorisées (avec la dérogation à avoir sur soi) dans la limite de 1km autour du domicile.


 Voir la carte des départements français concernés par le couvre-feu à la date du 23 octobre 2020:

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/carte-covid-19-decouvrez-quels-sont-les-54-departements-concernes-par-le-couvre-feu_4152065.html

Voir aussi cette intéressante carte de France du taux d'incidence Covid à l'échelle communale: la Normandie se trouve dans une position intermédiaire relativement épargnée si l'on compare avec la région parisienne ou la région lyonnaise...

https://www.sudouest.fr/2020/10/22/covid-19-quel-est-le-taux-d-incidence-dans-votre-commune-une-carte-ville-par-ville-devoilee-7991856-11000.php

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 Enfin, l'hypothèse d'un confinement localisé n'en est plus une!

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-un-confinement-local-fait-partie-des-options-alerte-un-membre-du-conseil-scientifique-7026611

Vers un report des élections régionales… après les présidentielles de 2022. (Tout le monde s’en fout ou presque!)

Autour des élections régionales et des questions régionales que ces élections qui sont les plus démocratiquement représentatives de note République sont censées trancher (pour mémoire: depuis 1986, scrutin universel à deux tours avec une dose de proportionnelle) nous sommes plongés dans une brume automnale épaisse...

Seule certitude:

Des questions régionales, et de la Normandie en particulier...

TOUT LE MONDE S'EN FOUT!!!

... Ou presque!

Au mieux, les élections régionales sont considérées comme un marche-pied des élections présidentielles, voire comme une primaire: c'est le sens de la candidature de Xavier Bertrand président de la région dite des "Hauts-de-France" non pas aux régionales mais aux présidentielles: si Emmanuel Macron qui nous vient, rappelons-le, d'Amiens ou du Touquet, a probablement l'envie qui le démange fortement de reporter les régionales après les présidentielles de 2022 c'est qu'il aimerait couper l'herbe sous le pied d'un ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy qui prétend revêtir, à nouveau, le costume du gaullisme social, un habit peut-être un peu trop large pour cet impétrant...

Le Covid a bon dos et on craint de répéter le fiasco sanitaire et démocratique des élections municipales. Craint-on l'abstention? On y est, hélas, habitué pour les élections régionales qui mobilisent le moins les électeurs avec les élections européennes car la culture politique française est, soit  localiste, soit nationale: l'héritage jacobin reste pesant et le fait d'avoir à voter pour des projets régionaux dans le cadre de territoires artificiels n'arrangent rien.

Restent quelques cas particuliers où les réalités régionales peuvent s'approcher des électeurs soit parcequ'elles sont bien incarnées par l'histoire et la géographie mais aussi par un homme politique, soit parce qu'elles sont portées par un substrat d'identité ethno-linguistique régionale encore fort: ce dernier point concerne, évidemment, la Corse et la Bretagne (et concernera probablement, à nouveau, l'Alsace après 2022) tandis que le premier, cas unique, concerne la Normandie, seule région-province en France (avec la Corse) au point que son président, Hervé Morin, pour ne pas le nommer, fait partie des présidents de région dont le nom est le plus connu des citoyens...

L'évidence normande devrait être un atout pour que les réalités et les questions régionales soient appropriées par les gens mais un sondage récent nous a montré que les Normands sont, en même temps, très heureux et satisfaits de l'être mais ils n'ont toujours pas bien compris que la Normandie était désormais une institution publique qui pouvait agir directement sur le réel et leur quotidien pour nous garantir un avenir commun.

Pour le dire simplement: la Normandie n'est pas qu'une carte postale estivale et n'est pas qu'un souvenir patrimonial et historique aussi prestigieux soit-il.

La pédagogie en profondeur de la Normandie en tant qu'action publique régionale n'est pas assez faite et il ne faut pas compter sur les médias dits "régionaux" pour la faire en tant que telle: au- delà de telle ou telle émission dédiée à la télévision ou sur telle ou telle radio, au- delà de la publication de tel ou tel article paraissant parfois dans nos quotidiens et hebdomadaires, nous n'avons toujours pas de médias grand public qui pourrait nous faire la pédagogie permanente de la Normandie.

Bien entendu, l'Etoile de Normandie et notre séminaire de l'université populaire de Caen existent ainsi que nos confrères régionalistes normands de TVNC, mais cela fait bien peu au regard de la taille du corps électoral normand qu'il faudrait toucher et informer, soit peut-être un peu plus de deux millions de personnes...

On dit "peut-être" car il est paradoxalement très difficile d'avoir accès à cette information sur Internet: visiblement, savoir combien il y a de Normandes et de Normands inscrits sur les listes électorales des cinq départements normands, ça n'intéresse pas grand monde. En tout cas pas le journaliste de Paris-Normandie:

https://www.paris-normandie.fr/breves/l-essentiel/elections-2017-pres-de-47-millions-d-inscrits-sur-les-listes-electorales-FH8832546

L'information est "muchie" et on finit par la trouver en fouinant au fin fond du site l'INSEE, en ouvrant, avec patience, un fichier EXCEL et en faisant, pour finir, un peu de calcul pour additionner le croît de 2017 au chiffre de l'année précédente (pourquoi faire simple alors que l'on peut faire... compliqué!):

D'après l'INSEE, il y aurait, en Normandie, au 1er janvier 2017, 2 402 000 électeurs inscrits pour une population de 3,3 millions d'habitants.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2499456

Bref!

TOUT LE MONDE S'EN FOUT!


 Sur le report des élections régionales après les présidentielles on lira ceci:

https://www.midilibre.fr/2020/10/16/coronavirus-vers-un-report-des-elections-regionales-apres-la-presidentielle-9142304.php

Coronavirus : vers un report des élections régionales après la présidentielle ?

Une commission indépendante va réfléchir sur la faisabilité d’un scrutin prévu en mars prochain. La tendance est plutôt à un report en 2022.

Depuis plusieurs jours, la question était évoquée, sous le manteau, entre responsables politiques. Pas un déjeuner entre élus sans cette interrogation à mi-voix : Emmanuel Macron va-t-il reporter les élections régionales ? Au sein de la majorité, mercredi, la barre penchait clairement pour le report.

Mise en place d'une commission

"Même Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui ne sont pas dans des positions favorables, y auraient intérêt", explique un cadre de LREM. Finalement, l’Élysée a confirmé, jeudi 15 octobre, la mise en place d’une commission indépendante pour réfléchir à la faisabilité des élections de mars. "On a décidé de mettre en place une commission qui va associer l’ensemble des forces politiques, avec un éclairage sanitaire pour regarder quand est-ce qu’on peut tenir ces élections" régionales et départementales, a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ajoutant : "Il faut que la décision soit prise avant que la campagne officielle commence, d’ici à la fin de l’année, début de l’année 2021".

Ne pas reproduire le cafouillage des municipales

L’idée première est de ne pas reproduire le cafouillage des municipales dont le maintien, juste avant le confinement, a pu accélérer la propagation du virus. Un premier tour qui a été suivi, en juin, d’un second tour sans réelle campagne électorale. La manœuvre serait possible car le mandat des conseillers régionaux dure six ans. Or, en 2015, les élections ayant eu lieu décembre, celui-ci devait normalement s’achever en décembre 2021. Mais en 2015, le législateur a décidé exceptionnellement de le raccourcir et de fixer la date des régionales suivantes en mars 2021 afin que le scrutin n’ait pas lieu trop près de la présidentielle prévue au printemps 2022.

Une campagne qui ne pourra pas se dérouler normalement

Aujourd’hui, avec la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, les choses ont changé. Ce jeudi, François Patriat assurait : "Je ne vois pas, dans les conditions actuelles, comment une campagne pourrait se tenir dans des conditions normales. Il faut repousser les élections départementales et régionales après la présidentielle, c’est clair. Surtout si le virus est encore là dans un an." Et d’ajouter : "L’heure est à protéger les Français. Les préoccupations électorales peuvent céder le pas à l’exigence sanitaire. Il faut se concentrer sur l’essentiel. Les Français ont déjà connu les municipales", a affirmé le sénateur LREM de la Côte-d’Or.

Objectifs politiques

Mais au-delà des légitimes préoccupations sanitaires, la manœuvre pourrait servir des objectifs plus politiques en compliquant la stratégie de deux candidats aux régionales, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui n’excluent pas de défier le chef de l’État à la présidentielle.

Tous les deux espéraient sortir victorieux des régionales pour aborder sous de bons auspices la campagne de 2022.

Christelle Bertrand
Commentaire de Florestan:
On sait qu'Hervé Morin, le président de la Normandie et candidat à sa propre succesion s'est déclaré opposé à ce report des élections régionales après les présidentielles.
Le problème est de savoir s'il est possible de faire vivre authentiquement un débat politique de qualité sur les questions régionales avant ou après le trou noir national jacobin des présidentielles qui aspire à lui toutes les attentions, toutes les énergies.
On craint d'avoir à penser qu'il n'y a aucune réponse satisfaisante à ce problème...

 Voir aussi:

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/22/jean-castex-lance-les-consultations-pour-un-report-des-elections-territoriales-de-mars-2021_6056903_823448.html

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-mardi-29-septembre-2020

Voir enfin:

https://www.tendanceouest.com/amp-372345-normandie-elections-regionales-quel-candidat-pour-la-gauche-en-2021.html

Élections régionales : quel candidat pour la gauche en 2021 ?

La gauche partira-t-elle rassemblée pour les régionales de mars 2021 ? Rien n'est moins sûr. Tour d'horizon des forces en présence.

Vers un report des élections régionales… après les présidentielles de 2022. (Tout le monde s’en fout ou presque!)

Autour des élections régionales et des questions régionales que ces élections qui sont les plus démocratiquement représentatives de note République sont censées trancher (pour mémoire: depuis 1986, scrutin universel à deux tours avec une dose de proportionnelle) nous sommes plongés dans une brume automnale épaisse...

Seule certitude:

Des questions régionales, et de la Normandie en particulier...

TOUT LE MONDE S'EN FOUT!!!

... Ou presque!

Au mieux, les élections régionales sont considérées comme un marche-pied des élections présidentielles, voire comme une primaire: c'est le sens de la candidature de Xavier Bertrand président de la région dite des "Hauts-de-France" non pas aux régionales mais aux présidentielles: si Emmanuel Macron qui nous vient, rappelons-le, d'Amiens ou du Touquet, a probablement l'envie qui le démange fortement de reporter les régionales après les présidentielles de 2022 c'est qu'il aimerait couper l'herbe sous le pied d'un ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy qui prétend revêtir, à nouveau, le costume du gaullisme social, un habit peut-être un peu trop large pour cet impétrant...

Le Covid a bon dos et on craint de répéter le fiasco sanitaire et démocratique des élections municipales. Craint-on l'abstention? On y est, hélas, habitué pour les élections régionales qui mobilisent le moins les électeurs avec les élections européennes car la culture politique française est, soit  localiste, soit nationale: l'héritage jacobin reste pesant et le fait d'avoir à voter pour des projets régionaux dans le cadre de territoires artificiels n'arrangent rien.

Restent quelques cas particuliers où les réalités régionales peuvent s'approcher des électeurs soit parcequ'elles sont bien incarnées par l'histoire et la géographie mais aussi par un homme politique, soit parce qu'elles sont portées par un substrat d'identité ethno-linguistique régionale encore fort: ce dernier point concerne, évidemment, la Corse et la Bretagne (et concernera probablement, à nouveau, l'Alsace après 2022) tandis que le premier, cas unique, concerne la Normandie, seule région-province en France (avec la Corse) au point que son président, Hervé Morin, pour ne pas le nommer, fait partie des présidents de région dont le nom est le plus connu des citoyens...

L'évidence normande devrait être un atout pour que les réalités et les questions régionales soient appropriées par les gens mais un sondage récent nous a montré que les Normands sont, en même temps, très heureux et satisfaits de l'être mais ils n'ont toujours pas bien compris que la Normandie était désormais une institution publique qui pouvait agir directement sur le réel et leur quotidien pour nous garantir un avenir commun.

Pour le dire simplement: la Normandie n'est pas qu'une carte postale estivale et n'est pas qu'un souvenir patrimonial et historique aussi prestigieux soit-il.

La pédagogie en profondeur de la Normandie en tant qu'action publique régionale n'est pas assez faite et il ne faut pas compter sur les médias dits "régionaux" pour la faire en tant que telle: au- delà de telle ou telle émission dédiée à la télévision ou sur telle ou telle radio, au- delà de la publication de tel ou tel article paraissant parfois dans nos quotidiens et hebdomadaires, nous n'avons toujours pas de médias grand public qui pourrait nous faire la pédagogie permanente de la Normandie.

Bien entendu, l'Etoile de Normandie et notre séminaire de l'université populaire de Caen existent ainsi que nos confrères régionalistes normands de TVNC, mais cela fait bien peu au regard de la taille du corps électoral normand qu'il faudrait toucher et informer, soit peut-être un peu plus de deux millions de personnes...

On dit "peut-être" car il est paradoxalement très difficile d'avoir accès à cette information sur Internet: visiblement, savoir combien il y a de Normandes et de Normands inscrits sur les listes électorales des cinq départements normands, ça n'intéresse pas grand monde. En tout cas pas le journaliste de Paris-Normandie:

https://www.paris-normandie.fr/breves/l-essentiel/elections-2017-pres-de-47-millions-d-inscrits-sur-les-listes-electorales-FH8832546

L'information est "muchie" et on finit par la trouver en fouinant au fin fond du site l'INSEE, en ouvrant, avec patience, un fichier EXCEL et en faisant, pour finir, un peu de calcul pour additionner le croît de 2017 au chiffre de l'année précédente (pourquoi faire simple alors que l'on peut faire... compliqué!):

D'après l'INSEE, il y aurait, en Normandie, au 1er janvier 2017, 2 402 000 électeurs inscrits pour une population de 3,3 millions d'habitants.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2499456

Bref!

TOUT LE MONDE S'EN FOUT!


 Sur le report des élections régionales après les présidentielles on lira ceci:

https://www.midilibre.fr/2020/10/16/coronavirus-vers-un-report-des-elections-regionales-apres-la-presidentielle-9142304.php

Coronavirus : vers un report des élections régionales après la présidentielle ?

Une commission indépendante va réfléchir sur la faisabilité d’un scrutin prévu en mars prochain. La tendance est plutôt à un report en 2022.

Depuis plusieurs jours, la question était évoquée, sous le manteau, entre responsables politiques. Pas un déjeuner entre élus sans cette interrogation à mi-voix : Emmanuel Macron va-t-il reporter les élections régionales ? Au sein de la majorité, mercredi, la barre penchait clairement pour le report.

Mise en place d'une commission

"Même Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui ne sont pas dans des positions favorables, y auraient intérêt", explique un cadre de LREM. Finalement, l’Élysée a confirmé, jeudi 15 octobre, la mise en place d’une commission indépendante pour réfléchir à la faisabilité des élections de mars. "On a décidé de mettre en place une commission qui va associer l’ensemble des forces politiques, avec un éclairage sanitaire pour regarder quand est-ce qu’on peut tenir ces élections" régionales et départementales, a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ajoutant : "Il faut que la décision soit prise avant que la campagne officielle commence, d’ici à la fin de l’année, début de l’année 2021".

Ne pas reproduire le cafouillage des municipales

L’idée première est de ne pas reproduire le cafouillage des municipales dont le maintien, juste avant le confinement, a pu accélérer la propagation du virus. Un premier tour qui a été suivi, en juin, d’un second tour sans réelle campagne électorale. La manœuvre serait possible car le mandat des conseillers régionaux dure six ans. Or, en 2015, les élections ayant eu lieu décembre, celui-ci devait normalement s’achever en décembre 2021. Mais en 2015, le législateur a décidé exceptionnellement de le raccourcir et de fixer la date des régionales suivantes en mars 2021 afin que le scrutin n’ait pas lieu trop près de la présidentielle prévue au printemps 2022.

Une campagne qui ne pourra pas se dérouler normalement

Aujourd’hui, avec la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, les choses ont changé. Ce jeudi, François Patriat assurait : "Je ne vois pas, dans les conditions actuelles, comment une campagne pourrait se tenir dans des conditions normales. Il faut repousser les élections départementales et régionales après la présidentielle, c’est clair. Surtout si le virus est encore là dans un an." Et d’ajouter : "L’heure est à protéger les Français. Les préoccupations électorales peuvent céder le pas à l’exigence sanitaire. Il faut se concentrer sur l’essentiel. Les Français ont déjà connu les municipales", a affirmé le sénateur LREM de la Côte-d’Or.

Objectifs politiques

Mais au-delà des légitimes préoccupations sanitaires, la manœuvre pourrait servir des objectifs plus politiques en compliquant la stratégie de deux candidats aux régionales, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui n’excluent pas de défier le chef de l’État à la présidentielle.

Tous les deux espéraient sortir victorieux des régionales pour aborder sous de bons auspices la campagne de 2022.

Christelle Bertrand
Commentaire de Florestan:
On sait qu'Hervé Morin, le président de la Normandie et candidat à sa propre succesion s'est déclaré opposé à ce report des élections régionales après les présidentielles.
Le problème est de savoir s'il est possible de faire vivre authentiquement un débat politique de qualité sur les questions régionales avant ou après le trou noir national jacobin des présidentielles qui aspire à lui toutes les attentions, toutes les énergies.
On craint d'avoir à penser qu'il n'y a aucune réponse satisfaisante à ce problème...

 Voir aussi:

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/22/jean-castex-lance-les-consultations-pour-un-report-des-elections-territoriales-de-mars-2021_6056903_823448.html

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-mardi-29-septembre-2020

Voir enfin:

https://www.tendanceouest.com/amp-372345-normandie-elections-regionales-quel-candidat-pour-la-gauche-en-2021.html

Élections régionales : quel candidat pour la gauche en 2021 ?

La gauche partira-t-elle rassemblée pour les régionales de mars 2021 ? Rien n'est moins sûr. Tour d'horizon des forces en présence.

4ème parc éolien marin: Les Normands n’en veulent pas… A moins de trente kilomètres de leurs côtes.

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’évidence de l’utilité d’un quatrième parc éolien en mer Normandie ne fait pas l’unanimité. Francis Beaucire, président de la commission particulière du débat public* ne mâche  pas ses mots. Professeur d’histoire-géographie à la retraite, il a reçu la lourde tâche d’écouter en toute impartialité, pendant de longs mois, experts, usagers de la mer et Normands au sujet de ce projet et d’établir ensuite une synthèse à destination du maître d’ouvrage : l’État. 

À lire aussi

« On a parfois entendu : ‘C’est bon, la mer est pleine’ »

Actu : À la lecture du rapport, on sent bien que les réticences face à ce projet de quatrième parc éolien en Normandie ont entraîné des débats mouvementés...

Francis Beaucire : Lorsque l'on a commencé en décembre 2019 et après, il y a eu beaucoup de récriminations. Les gens ne comprenaient pas pourquoi on venait leur parler d'un quatrième projet d'éolien en mer alors que les trois autres (ndlr Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Dieppe/Le Tréport) ne sont même pas encore visibles. Il y avait beaucoup d'agacement et même d'hostilité.

Pourtant, 5 600 personnes ont pris part aux réunions ou questionnaire en ligne. L'intérêt est donc là ?

FB : Oui et les questionnements aussi. On avait un public très varié mais voulant contribuer au débat. Certains, comme les pêcheurs par exemple, nous disaient : « C'est bon la mer est pleine ! » Et on sentait bien qu'au delà des réticences, il y avait d'autres enjeux liés notamment pour les pêcheurs au Brexit. En gros, on les questionnait sur un nouveau parc éolien alors qu'eux ne savent toujours pas ce que sera leur profession dans quelques semaines.

Plus de transparence et une planification à long terme

Comment résumeriez-vous les attentes de tous ces publics rencontrés ?

FB : Il y a deux unanimités. Une liée d'abord à une vraie planification des projets en mer. Et cela concerne aussi bien les pêcheurs du Tréport que les industriels à Rouen. En gros il faut arrêter d'avoir une vision à court terme et de multiplier les projets en mer. Et puis il y a une autre demande : celle liée à la recherche sur ces projets. Les gens veulent plus de transparence du côté des expertises scientifiques et sur les conséquences pour les usagers de la mer. Il y a beaucoup de controverses et les gens veulent de la clarté.

Les gens ne veulent plus voir les éoliennes

Et sur l'emplacement, que disent les publics interrogés ?

FB : Deux grands emplacements ressortent pour ceux qui sont pour, au large de Barfleur et au large de Fécamp. Mais contrairement aux trois autres parcs éoliens en Normandie, les gens sont unanimes sur le fait qu'il faudrait que ce soit au moins à 30 km des côtes. Les gens ne veulent plus voir les éoliennes.

Le rapport est remis, que va-t-il se passer maintenant ?

FB : L'État, qui est maître d'ouvrage, a trois mois pour rendre ses conclusions et répondre donc aux interrogations que nous avons émis dans ce rapport. Ensuite, en janvier, nous donnerons notre avis sur les réponses formulées. L'État sera seul à décider de l'emplacement de ce parc. Nous, nous ne sommes que des citoyens à l'écoute d'autres citoyens.

*Cette commission assure l’animation du débat public et son organisation localement, sous l’autorité de la Commission nationale du débat public (CNDP),autorité administrative indépendante qui a rendu son rapport lundi 19 octobre 2020.

Pour lire ce compte-rendu, cliquez ici.

COVID: Les léopards normands ont toujours été en… zone ROUGE (Emmanuel Chaunu)

Par les tristes moments que nous vivons, un peu d'humour à la sauce normande nous fera du bien!

 

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Les léopards normands (feuilleton traité avec humour sur l’histoire de la Normandie) sur France 3 le dimanche 18 Octobre 2020 JT de 19h (fin du JT)

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/emissions/jt-1920-basse-normandie

Chaunu : « mais pourquoi toujours il faut que vous me sapiez le moral, Jean-Baptiste ? »

J-B P : « et c’est pas fini, Chaunu ! De l’histoire d’amour de Geoffroy et de Mathilde va naître Henri II Plantagenêt, c’est lui qui épousa Aliénor d’Aquitaine, il fut roi d’Angleterre mais aussi Comte d’Anjou et il rajoute un deuxième léopard et ils auront un fils, Richard Cœur de Lion qui, lui aussi, ajoute un troisième léopard. Donc ils sont un peu angevins, un peu anglais, un peu normand ! »

Chaunu : « comme quoi ils sont bâtards un peu, comme était Guillaume ! »

J-B P : »Vous n’êtes pas si bête, Chaunu ! »

Chaunu : « je ne suis pas si bête mais vous, vous êtes miro ! Pour l’instant je ne vois pas trois léopards ! J’en vois deux ! »

J-B P : »faut-il trois léopards, deux léopards sur le blason ? On ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs ! Un léopard a disparu, certains disent c’est parce qu’on a perdu l’Angleterre, donc on a perdu un léopard aussi. Depuis la Normandie réunifiée en 2016, nos léopards sont l’emblème de la région Normandie ! »

Chaunu : « bon, je vous annonce une bonne nouvelle puisque finalement ils vont pas toucher à nos léopards ! « 

J-B P : «  pourquoi ? »

Chaunu : « parce qu’ils sont en zone rouge ! Ils vont pas prendre le risque de lâcher des bêtes contaminées dans la nature ! »

 

Liberté d’expression: une initiative courageuse des régions françaises.

Les régions ayant en charge l'administration des lycées, ont décidé de distribuer à partir de la rentrée de janvier 2021 un livre illustré retraçant l'histoire de la caricature politique en France, des origines à nos jours qui pourra servir de support pédagogique au cours d'éducation civique sur la liberté d'expression...

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https://www.lefigaro.fr/flash-actu/les-regions-diffuseront-un-livre-de-caricatures-dans-les-lycees-20201019

Les régions diffuseront un livre de caricatures dans les lycées

Les 13 régions de France ont pris l'initiative de publier un livre de caricatures politiques et religieuses pour le diffuser dans les lycées, en réaction à l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, a annoncé lundi 19 octobre leur président Renaud Muselier.

«Nous, présidents des régions de France, prenons aujourd'hui l'initiative de préparer la publication d'un ouvrage rassemblant les caricatures religieuses et politiques les plus marquantes parues dans la presse régionale aux côtés de celles parues dans la presse nationale», a-t-il dit à l'occasion du congrès des Régions de France à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). «Nous allons demander à un collège d'historiens d'y remettre en perspective le droit à la caricature dans l'histoire politique de notre pays», a-t-il ajouté, après avoir condamné cet «assassinat ignoble et lâche». Le président des Régions de France a précisé que le ministère de l'Éducation nationale serait associé «à cette initiative pour que cet ouvrage puisse être mis à disposition de tous les lycéens et lycéennes de France».

À VOIR AUSSI - Caricatures de Mahomet: «Un certain nombre d'enseignants n'osent plus aborder ces questions», précise Marie-Estelle Pech

«Par ce geste, dans le respect de nos compétences, nous voulons témoigner de nos engagements à défendre les valeurs de la République et le droit fondamental de chacun et chacune de nos concitoyens à vivre en paix et dans la liberté», a souligné Renaud Muselier, avant une minute de silence à la mémoire de l'enseignant Samuel Paty.

En tant qu'invité, le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a salué cette initiative «de diffuser à grande échelle auprès de tous les lycées de France l'une des expressions de la liberté». Dans son intervention, il a également exigé qu'un «ordre républicain (...) s'établisse sur la totalité du territoire».

Samuel Paty a été décapité vendredi vers 17H00 près du collège où il enseignait l'histoire-géographie dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine. Son assaillant, Abdoullakh Anzorov, a été tué par la police.

A nouveau la tentation de reporter les élections régionales…

Mais quel est donc ce jeu de société dont les règles changent en permanence selon l'humeur et le confort du principal joueur?

Quel mépris pour les réalités régionales de considérer les élections pour les conseils régionaux comme des primaires pour les prochaines présidentielles!

Les élections régionales sont prévues pour le printemps prochain: pourquoi encore changer la date? Il y a suffisamment d'incertitudes pour ne pas en rajouter!

http://www.les-centristes.fr/r%C3%A9gionales-2021-%C2%AB-ce-n%E2%80%99est-pas-le-moment-de-jouer%C2%A0avec-la-date-des-%C3%A9lections-%C2%BB

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Régionales 2021 « ce n’est pas le moment de jouer avec la date des élections ».

Le débat s’annonce houleux: bon nombre de présidents sortants s’opposent à une modification du calendrier.

L’éventuel report des élections régionales évoqué par l’exécutif peine à convaincre les principaux concernés. Ils auront l’occasion de faire part de leur scepticisme lundi au premier ministre, qui assistera au congrès des Régions de France, à Saint-Ouen, au siège du conseil régional d’Île- de-France.

Valérie Pécresse est elle-même opposée à un report du scrutin, qui doit normalement se tenir en mars 2021. «Il faut prendre toutes les précautions mais n’arrêtons pas la démocratie, ça serait injustifiable», répète son entourage. L’ex-ministre ne veut pas faire l’impasse sur cette étape stratégique avant 2027. Même approche pour Xavier Bertrand, qui a fait d’une victoire dans les Hauts-de-France un préalable à une candidature à l’Élysée. Il aura l’occasion de s’exprimer dimanche lors du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro». «Je suis de nature très ouverte pour ne jamais fermer des perspectives», note Renaud Muselier, le président de l’Association des régions de France et patron de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Toutefois, «je n’aime pas qu’on touche au calendrier ni au mode de scrutin, car on peut y trouver des arrière-pensées qui dénaturent la décision», dit-il. Surtout, il peine à trouver une date pertinente. Toutes les options évoquées (juin 2021, décembre 2021 ou au second semestre 2022) présentent des inconvénients.

On doit tous prendre nos responsabilités et ne pas partir tête baissée. Une proche de Bruno Retailleau

En retrait dans sa région d’Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez veut prouver à travers cette élection qu’il n’est pas marginalisé. Alors, pas question de perdre du temps! «C’est bien que tout le monde s’occupe des élections. Nous, aujourd’hui, nous avons une seule obsession, protéger nos habitants, faire le maximum pour agir pour la santé et l’emploi», balaie son entourage. À LR, il n’y a que Christelle Morançais, la présidente des Pays de la Loire, qui trouve «légitime» que, «compte tenu du contexte sanitaire, la question d’un report se pose». «Je n’ai pas encore d’avis sur le maintien ou non de la date initiale, mais, oui, il faut un temps de réflexion pour ne pas reproduire les erreurs commises lors des élections municipales», explique-t-elle en craignant un nouveau record d’abstention. «On doit tous prendre nos responsabilités et ne pas partir tête baissée», argue cette proche de Bruno Retailleau, lui-même un présidentiable qui pourrait voir d’un bon œil l’absence de tremplin pour ses concurrents d’Île-de-France et des Hauts-de-France... Dans le Grand Est, Jean Rottner n’est pas adepte du changement de calendrier mais il convient que la participation au scrutin peut être influencée par le virus.«J’observe aussi que les régionales, ce n’est pas le sujet des gens en ce moment. Néanmoins, nous sommes en réserve électorale depuis le 1er septembre. Si une décision doit être prise, il ne faut pas traîner», avance-t-il.

«Pas le moment de jouer»

À la tête de la Normandie, Hervé Morin estime lui aussi que «ce n’est pas le moment de jouer» avec la date des élections. «On verra la situation en décembre», dit-il, alors que le gouvernement a jusqu’à la fin de l’année pour signer le décret qui fixe la date des élections. «La situation actuelle n’empêche pas de faire campagne. Il est encore possible de frapper à la porte des gens. On peut se passer des grands meetings», estime-t-il alors que l’exécutif s’interroge sur la possibilité de mener une campagne satisfaisante.

En Bretagne, Loïg Chesnais-Girard est lui aussi ouvert à une concertation avec le gouvernement. «Le sujet des dates de scrutin est toujours sensible et doit être manipulé avec beaucoup de précaution. La solution d’une commission large et pluraliste s’appuyant sur des faits scientifiques est la bonne voie», salue le socialiste - proche du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian - qui a lancé une plateforme de campagne vendredi soir.

La socialiste Carole Delga, qui vise sa réélection en Occitanie, est contre: «J’aimerais surtout que se crée une commission sur la façon dont le plan de relance va être territorialisé, une commission pour travailler sur la possibilité de donner plus de moyens à nos soignants, aux commerçants, acteurs de la culture, des sports et de l’événementiel qui sont fortement impactés» par la crise sanitaire. «Je trouve aberrant qu’on parle aujourd’hui d’élections qui auront lieu dans cinq mois, alors que nous ne connaissons absolument pas les conditions sanitaires de mars prochain», ajoute-t-elle.  Dans les rangs de la majorité, on accuse surtout les présidents de région d’être dans une posture, et de ne pas assumer de réclamer un report qui leur offrirait un peu de répit tout en permettantà LREM d’éviter des défaites.

Séparatisme, couvre-feu… L’actualité à la lumière normande!

Billet de Florestan:

Il est beaucoup question de "séparatisme" ces temps-ci et ce pour de justes raisons qui confinent au tragique!

Il est aussi question du couvre-feu, une mesure que l'on croyait définitivement remisée au fin fond de notre brocante historique...

Ces deux réalités font, actuellement, l'objet de débats passionnés sinon polémiques.

Il nous est paru utile de les éclairer à la lumière de notre héritage normand...

1) Sur le séparatisme: comment ne pas oublier que la "Normandie" porte en son nom propre la mémoire du contraire du séparatisme?

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A savoir: l'intégration parfaite, totale et réussie d'une nation étrangère sur notre sol.

Le pays des Hommes du Nord, d'abord circonscrit au "missaticum" de Rouen (Basse-vallée de la Seine) à partir du début du Xème siècle puis étendu pratiquement à la totalité du périmètre de l'ancienne province ecclésiastique de Rouen, héritière directe de l'antique Seconde Lyonnaise du IVe siècle, est devenue l'une des entités politiques les plus puissantes de notre civilisation française occidentale au tournant des XIe et XIIe siècles avant de devenir  l'une des pièces maîtresses du grand patchwork provincial qui fait l'unité et l'identité de la France.

Rollon, ce chef norvégien meneur d'une troupe d'aventuriers et de guerriers danois a parfaitement compris que le maintien d'un séparatisme territorial et culturel viking sur le sol d'une civilisation gallo-romano-franque chrétienne quelque peu affaiblie mais puissante n'était pas viable: il était instruit par l'échec de ses collègues viking de la Loire qui n'ont fait que répandre la terreur depuis Nantes. L'échec du Danelaw sur la côte est de l'Angleterre lui a donné aussi raison et c'est le refus d'un séparatisme norvégien dominateur qui a permis cet unique miracle de l'histoire contrariée de l'Irlande: une unité nationale des roitelets celtes de l'île Verte contre ces intrus "iro-norvégiens" insupportables qui se virent contraints de déguerpir vers notre Cotentin... Avec pour conséquence d'être confrontés directement avec d'autres Vikings, les Danois de Rouen qui avaient fait le choix résolument inverse en se convertissant au catholicisme romain, en se mariant aux princesses de l'aristocratie gallo-franque et en abandonnant la langue de Thor, d'Odin et de tous les autres...

La bataille de Val-es-Dune trancha définitivement la question en 1047 en faveur du jeune duc Guillaume qui installa définitivement l'unité normande dans le catholicisme romain...

La naissance de la Normandie démontre l'évidence: il ne saurait y avoir deux peuples, deux civilisations sur le même territoire. L'intégration et l'assimilation totale de la minorité étrangère aussi influente soit-elle dans la civilisation d'accueil est donc le processus normal. Les Vikings sont devenus des catholiques romains Normands qui deviendront, ensuite, Français. Mais de ce processus d'assimilation il nous reste tous les noms propres et les noms de lieux de ces étrangers qui arrivèrent et s'installèrent ici au point que ce processus d'assimilation et d'intégration réussi d'une minorité étrangère est au coeur de l'identité normande.

D'où cette maxime: c'est la Normandie qui fait le Normand. A condition de le vouloir sinon de le désirer.

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2) Sur le couvre-feu:

Ecoutant, l'autre jour, sur France-info, le sociologue Jean Viard commentant la mesure exceptionnelle d'un couvre-feu étendu pendant quatre semaines et concernant 20 millions de Français, on apprenait que le duc Guillaume de Normandie fut l'une des premières autorités publiques dans notre Histoire à instaurer cette mesure...

Plus de précisions à lire ci-après:

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/du-moyen-age-a-la-crise-sanitaire-l-histoire-des-couvre-feux-a-rouen_36804949.html

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Du Moyen Âge à la crise sanitaire : l'histoire des couvre-feux à Rouen

La ville de Rouen s'apprête à vivre au moins quatre semaines sous le coup d'un couvre-feu, à partir de samedi 17 avril 2020. Mais la ville a-t-elle déjà connu pareille mesure ?

Après les annonces d’Emmanuel Macron, mercredi 14 octobre 2020, Rouen sera soumise à un couvre-feu dès samedi. À travers son histoire, la capitale normande a déjà connu ce type de restriction, comme le détaillent Guy Pessiot et Jacques Tanguy, deux spécialistes de la ville.

Une cloche spéciale dans le Gros-Horloge

Certains historiens, comme Georges Dubosc, lient l’origine du couvre-feu à la Normandie. Guillaume-Le-Conquérant l’aurait instauré vers 1061, afin de limiter les incendies — d’où son nom — et de contrôler certains méfaits. Il s’agissait d’éteindre les feux du soir jusqu’au petit matin. Pour d’autres spécialistes, ce procédé aurait existé bien avant et serait une pratique généralisée depuis longtemps dans d’autres régions.

Toujours est-il que le couvre-feu était pratiqué à Rouen à cette époque. « On a des traces de couvre-feux tous les soirs à Rouen durant le Moyen Âge, confirme Jacques Tanguy. Pour une raison de sécurité. » Rouen comprenait de nombreuses rues étroites et tortueuses, sans éclairage public. « Elles étaient fermées, avec de nombreux contrôles », précise Guy Pessiot.

Une cloche installée dans le Gros-Horloge signifiait le début et la fin du couvre-feu quotidiennement : la cache-ribaud. « Dans les actes d’emploi, on disait que les gens étaient employés de la cache-ribaud du matin à la cache-ribaud du soir », raconte Jacques Tanguy.

Un couvre-feu pour les mineurs en 2005

Le couvre-feu a plus tard été lié à la pratique de la guerre, « en 1870, en 1914 et dès 1940 », précise Guy Pessiot. « La Wehrmacht l’a imposé dans la France occupée, de 21 heures à 6 heures du matin d’abord, puis de 22 heures à 6 heures à partir de 1942. »

Après ces heures sombres, Rouen a longtemps été préservée du retour du couvre-feu. En 2005, lors des émeutes qui ont suivi la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un couvre-feu avait été décrété dans plusieurs grandes villes, dont Rouen, dans le même temps que l’état d’urgence. Il ne concernait cependant que les mineurs

Il aura fallu l’épidémie de Covid-19 pour imposer une nouvelle fois cette interdiction à l’ensemble des habitants. Il s’agit selon Guy Pessiot, d’une première pour raison sanitaire. « Les épidémies de varioles, de choléra de typhoïde n’avaient pas entraîné de couvre-feu, à ma connaissance », indique-t-il avec prudence, le sujet étant assez mal renseigné.

Il n’y aura pas de fusion des universités de Caen et de Rouen. Place au fédéralisme universitaire normand!

Billet de Florestan:

Changement à venir à la présidence de l'université de Caen avec le départ de Pierre Denise qui avait le projet, avec son collègue de Rouen de fusionner les deux principales universités normandes en laissant de côté celle du Havre.

Nous sommes ici des partisans historiques de l'unité normande qui s'est enfin concrétisée en 2015 par la fusion des régions de Haute et de Basse Normandie: la méthode fusionnelle a parfaitement fonctionnée pour la région Normandie car il s'agissait de réparer une erreur commise en 1960 par un haut-fonctionnaire, Serge Antoine pour ne pas le nommer qui avait avoué dans un entretien accordé au magazine l'Express en 2004 que s'il devait refaire le découpage régional de la France, il n'aurait fait qu'une seule Normandie.

La fusion ce n'est donc pas la confusion car dans le cadre du périmètre régional normand enfin reconstruit, réunifié, la tentation est de tout fusionner sous prétexte d'être 100% normand, d'être à la bonne échelle: là encore, tout dépend de la pertinence de l'objectif poursuivi et des réalités que l'on souhaite fusionner. Il faut avoir un peu de bon sens et préférer renforcer ce qui concrètement fonctionne plutôt que de faire, à l'échelle normande, des grands mécanos compliqués, lointains et inefficaces que l'on dénonce, par ailleurs, dans les grandes néo-régions issues de la réforme de 2015.

Le cas normand, à ce sujet, est unique car la fusion territoriale normande permet la quasi parfaite adéquation entre région fonctionnelle et région géo-historique: le périmètre normand fait donc l'objet d'un fort consensus qui génère, à nouveau, de l'identité et de la fierté, du dynamisme pour tous les projets normands. A condition, donc, de ne pas confondre fusion normande et confusion de tout ce qui peut se faire en Normandie. Il y a donc un équilibre à trouver pour ne pas tomber de l'autre côté du cheval normand que l'on monte enfin après l'avoir tant méprisé des années durant...

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Concrètement, la fusion des universités de Caen et de Rouen était typique de la fausse bonne idée alors qu'il faudrait, au contraire, renforcer ce qui marche plutôt bien, à savoir un authentique fédéralisme universitaire normand qui fut même précurseur d'unité normande avec la création du Pôle Universitaire Normand (PUN) dans les années 1990 et la création d'écoles doctorales communes aux trois universités normandes.

Ce fédéralisme universitaire normand était d'ailleurs à ce point innovant au tournant des années 2000 qu'il servit de modèle aux gouvernements successifs  pour créer ailleurs en France des coopérations entre les établissements d'enseignement supérieurs: on pensera, par exemple, à la création des PRES sous le gouvernement Sarkozy avec cet autre paradoxe normand à savoir que, perturbé par les pressions politiciennes d'Alain Le Vern aux ordres de Laurent Fabius qui souhaitait de faire de Rouen le siège du PRES normand, l'expérience du fédéralisme universitaire normand a fait du sur place pendant de trop longues années.

Depuis, de réforme en réforme, le PRES est devenu la COMUE "Normandie universités" et avec la réunification normande enfin acquise certains ont cru bon qu'une fusion universitaire en bonne et due forme serait plus efficace qu'un approfondisssement et une stabilisation de l'actuel fédéralisme universitaire normand: probablement mal conseillé par un gourou national spécialiste des organisations bien connu dans les milieux dirigeants universitaires, notre président normand a cru, de bonne foi, qu'une fusion universitaire normande, permettrait enfin, par effet d'échelle, d'atteindre à la performance et à la visibilité nationale et internationale de la Normandie universitaire et de la recherche scientifique qui cumule, en même temps, la plus haute excellence mondiale sur quelques têtes d'épingle (l'étude fondamentale des ions et la recherche appliquée afférente à Caen avec le GANIL et l'étude des motorisations du futur avec le pôle du Madrillet à Rouen) et un certain retard du secteur de la science et de la recherche dans l'économie régionale et la société civile normande.

On se réjouira donc que cette lubie d'une fusion universitaire entre Caen et Rouen puisse être enfin abandonnée à la fois pour les raisons rappelées plus haut mais aussi pour une autre, essentielle!

Le fédéralisme universitaire est, actuellement, la seule réalité qui fonctionne correctement dans le réseau métropolitain normand Caen, Rouen, Le Havre: alors qu'il n'y a quasiment aucune relation de travail, aucun projet de développement commun, aucune vision commune partagée entre Messieurs Bruneau (Caen); Philippe (Le Havre) et Mayer-Rossignol (Rouen) que le crétinisme localiste clochemerle affleure à la moindre occasion, il faut se féliciter que les universitaires normands ont développé des partenariats, des coopérations, des enseignements et des projets de recherche commun entre Caen, Rouen et Le Havre: ce fédéralisme normand est fragile il est même précieux, toujours à la merci d'un prurit localiste de clocher!

Dans l'idéal, Messieurs Bruneau, Philippe, Mayer-Rossignol avec Hervé Morin, président de la Normandie auraient déjà dû se réunir et se concerter avec les trois présidents des universités normandes pour réfléchir ensemble aux grands enjeux d'avenir et au soutien, notamment financier et logistique, du fédéralisme universitaire normand...

Il n'est pas interdit d'être naïf sinon de rêver un peu!

(Ouest-France, édition caennaise, 16 octobre 2020)

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Voir la fiche Wikipédia consacré à "Normandie Universités":

https://fr.wikipedia.org/wiki/Normandie_Universit%C3%A9

 

Notre point de vue sur le PLAN DE RELANCE DE L’ECONOMIE REGIONALE NORMANDE

Le plan de relance régional baptisé "Normandie Relance" a été présenté à la préfecture de Rouen, en présence du préfet de Région Pierre-André Durand et du président de la Normandie, Hervé Morin dans une logique de coopération et de coordination étroite entre l'Etat central et le conseil régional qui avait montré toute son efficacité pendant la première phase de la crise au printemps dernier avec une cellule de crise unique entre la préfecture et la région.

Hervé Morin n'a pas manqué de de redire que les meilleurs défenseurs des préfets de région étaient les présidents de région car il s'agit de travailler ensemble à l'intérêt général régional: une réalité qui fera, bien évidemment, mentir les assertions du donneur de leçons que nous savons, Nicolas Mayer-Rossignol, pour ne pas le nommer, maire et président de la métropole de Rouen qui, lors de la dernière plénière du conseil régional au Havre, conseillait vivement au président Morin de travailler davantage avec l'Etat puisque "nous ne sommes pas dans un état fédéral"...

Notre oiseau préféré devrait, en effet, s'abstenir de chanter à tue-tête le contraire de ce qu'il fait réellement puisque, selon nos informations, le préfet de région n'était pas au courant du lancement d'un conseil de défense économique local de la métropole de Rouen le jour même où le plan de relance régional normand était présenté officiellement à la préfecture régionale: en terme de coopération et d'efficacité, on peut faire quand même beaucoup mieux!

Passons sur cette polémique pour nous intéresser à l'essentiel, à savoir le contenu de ce plan de relance régional et ses mécanismes de financement, ce dernier point étant, évidemment essentiel pour assurer une souveraineté économique régionale efficace...

L'objectif principal est de provoquer un "choc d'investissement" sur le tissu économique régional à partir d'un diagnostic des forces et faiblesses de la Normandie. Durant l'été 2020, ce sont 1000 entreprises normandes qui ont été auditionnées et dix réunions de travail organisées avec l'ensemble des filières sur tout le territoire normand. Plusieurs centaines de chefs d'entreprise normands ont participé à ces réunions.

Le diagnostic confirme que la Normandie demeure la 1ère région de France pour l'industrie en par de PIB (22,9% en 2020). Une industrie bien organisée autour de filières d'excellence (l'agro-alimentaire, l'aéronautique, l'automobile, l'énergie, la pharmacie, la logistique maritime, la construction navale, la filière équine...)

Le tissu industriel normand est, cependant, paradoxal: d'un côté de grands donneurs d'ordres souvent internationaux et, de l'autre, une myriade de petites entreprises qui sous-traitent pour les grands groupes. Entre les deux, un écart parfois important en terme d'innovation, de financement et d'accès aux marchés internationaux.

Le plan de relance normand, complémentaire de celui de l'Etat va donc cibler le tissu des TPE normandes qui consiste l'essentiel des entreprises normandes.

Le confinement du printemps 2020 a frappé tous les secteurs d'activité avec l'impact le plus fort pour l'aéronautique et le plus faible pour l'alimentaire et les télécoms.

La chute de l'emploi normand est, hélas, d'autant plus spectaculaire que l'année 2020 vient interrompre une belle reprise de l'emploi normand commencée avec la réunification de notre région (2015 -2019). Les créations d'entreprises ont, bien entendu, chuté: -8,4% au 1er trimestre 2020.

Les chômeurs normands de la catégorie A sont, au second trimestre 2020, sont 200 620 selon Pôle Emploi:

La Manche serait le département le plus touché par la hausse subite du chômage. L'Eure et la Seine-maritime le seraient beaucoup moins.

https://www.pole-emploi.fr/region/normandie/les-publications-statistiques/la-demande-demploi/la-demande-demploi.html

L'augmentation du chômage en Normandie (catégorie A) en 2020:

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https://www.pole-emploi.fr/files/live/sites/normandie/files/normandie/plus-dinfos/statistiques/demande%20d'emploi/DEFM_Note_mensuelle_Juillet_2020

Le taux de chômage en Normandie au 1er trimestre 2020:

Capture d’écran du 2020-10-18 23-02-51

https://www.pole-emploi.fr/files/live/sites/normandie/files/normandie/plus-dinfos/statistiques/demande%20d'emploi/Taux_ch%C3%B4mage_publi%20trim

65% des entreprises normandes qui exportent ont pu continuer à le faire pendant ce premier trimestre 2020 de crise. Enfin, les comptes d'exploitation des entreprises normandes ont été durement éprouvés. Les aides financières conjoncturelles de l'Etat et de la région ont été efficaces en évitant le pire, à savoir, une hécatombe de faillites et de dépôt de bilan. Mais elles ne sauraient durer. Il faudra donc prendre des mesures pour restaurer la solvabilité des entreprises. Le recours à l'emprunt (PGE) a été massif: 2,6 milliards d'euros ont été ainsi distribués aux entreprises normandes ce qui accroît dangereusement le risque d'insolvabilité de ces entreprises si la crise devait encore durer... Ce sont les secteurs du commerce et de la restauration qui ont eu le plus recours aux prêts garantis par l'Etat.

Le plan de relance normand se propose donc de mettre en oeuvre 39 mesures pour faire face à l'urgence, notamment, l'urgence financière, pour créer les conditions de la reprise en renforçant le lien social et, à plus long terme, accélérer l'entrée de la Normandie dans le "monde d'après".

C'est sur ce dernier point que nous nous permettrons une objection ou, plutôt, une suggestion...

L'une des mesures les plus importantes est celle qui porte le numéro 11, à savoir la création au dernier trimestre 2020 d'un fonds d'investissement régional nommé "Normandie Rebond" doté de 30 millions d'euros avec la région Normandie comme principal souscripteur par l'intermédiaire du fonds qu'elle contrôle déjà (Normandie Participations) et la participation de deux grandes banques privées régionales: le Crédit agricole Normandie Seine (Rouen) et la Caisse d'Epargne de Normandie (fusionnée à l'échelle normande depuis 2008).

La participation de ces deux établissements bancaires au fonds "Normandie Rebond" est d'autant plus remarquable que notre région pourtant réunifiée et qui garde la première base industrielle régionale de France n'a toujours pas de véritable place bancaire pour assurer la solvabilité des entreprises normandes: à l'exception des deux banques citées, les banquiers en Normandie sont plutôt décevants. La métropole rouennaise qui est pourtant dotée de services aux entreprises, qui dispose d'un pôle important au niveau de l'assurance (Matmut et Axa) et de services financiers en lien avec le trafic portuaire, n'est toujours pas cette place bancaire qui fait cruellement défaut à nos entreprises...

Par ailleurs, les banquiers normands se payent le luxe d'avoir toujours deux comités régionaux alors que la Normandie est réunifiée depuis cinq ans! On espère donc que l'expérience de ce fonds "Normandie Rebond" fera enfin progresser les choses!

Au numéro 26, les mesures pour soutenir les infrastructures de transports sont présentées, à commencer par le plan d'aide conjointement décidé avec la Bretagne pour sauver la Brittany Ferries qui opère dans tous les grands ports normands sauf à... Dieppe qui dispose d'une ligne ferry qui est la propriété du conseil départemental de la Seine-maritime qui possède, également, le port anglais de Newhaven: cette ligne exploitée par une compagnie de navigation danoise connaît, elle aussi, de graves difficultés financières mais nous sommes désolés d'observer que ce qui fonctionne entre les régions Normandie et Bretagne pour les Bretons de la Brittany Ferries ne semblent pas fonctionner entre collectivités territoriales normandes: 50 années de division normande auraient dû apprendre à nos élus cette évidence... Bretons et Parisiens ont toujours su faire prospérer leurs intérêts en exploitant les divisions entre Normands!

A partir de la mesure 28, sont listées les mesures qui doivent préparer l'avenir de l'économie normande. Nous n'en discuterons pas la pertinence. Elles ont certainement toutes une utilité au service de l'intérêt général normand dans une logique d'intelligence économique en anticipant les évolutions en cours...

On saluera, notamment, la mesure 38 visant à développer une filière régionale complète autour de l'hydrogène, l'énergie qui va permettre de décarboner massivement notre système de transport pour faire face aux effets du changement climatique...

Mais nous déplorons l'absence d'une mesure visant à valoriser un atout essentiel sinon stratégique du territoire normand dans l'idée de développer une économie résidentielle non délocalisable sur l'ensemble du territoire normand:

Le plan de relance normand oublie l'évidence suivante:

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Le patrimoine architectural historique est le pétrole du territoire normand: avec une ancienne abbaye tous les 20 km, au moins un manoir, un château ou une église quasiment dans chaque commune, une densité exceptionnelle de bâtiments et sites classés au titre des MH mais aussi des paysages, des littoraux et des richesses culturelles matérielles et immatérielles dont certaines sont sur la liste de l'UNESCO, la Normandie est la région française du patrimoine par excellence!

Ce patrimoine a besoin d'être valorisé voire sauvé tant sa conservation s'est dégradée ces dernières années avec le retrait de l'Etat de ses responsabilités. (Voir, ici-même, notre série sur le Patrimoine normand en péril...)

Il manque une mesure du plan de relance consacré au patrimoine à valoriser en tant que ressource stratégique essentielle du territoire normand: les propriétaires de sites et bâtiments classés pourraient être aidés. Les bâtiments en péril devraient recensés pour des restaurations urgentes. Les projets portés par les collectivités locales devraient être aidés par la région: on pensera, par exemple au dossier de l'achat du château et domaine de Martinvast (Manche). Une réflexion doit être mené avec l'ensemble des acteurs et parties prenantes du patrimoine normand pour structurer une filière économique régionale à part entière qui pourrait être LA filière de l'économie résidentielle normande.

Le "cluster" Normandie médiévale existe déjà et la région a passé, en septembre dernier, une convention avec l'association sites et cités remarquables de France présidée par Martin Malvy  dans le but de sensibiliser les élus locaux normands au potentiel patrimonial de leur commune afin d'en faire un levier important sinon essentiel du développement économique local. Mais il faudrait aller beaucoup plus loin!

En conséquence, nous allons écrire prochainement au président de région Hervé Morin pour lui suggérer de réparer au mieux et au plus vite cet oubli qui serait bien regrettable pour la Normandie qui est aussi la première région patrimoniale de France !

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Pour prendre connaissance de l'intégralité des mesures du plan de relance régional:

https://www.normandie.fr/sites/default/files/2020-10/Plan%20de%20relance%20en%20Normandie_Octobre%202020.pdf


 

Voir aussi:

De nombreuses entreprises normandes ont obtenu le précieux label "entreprise du patrimoine vivant". Elles détiennent des savoir-faire exceptionnels qu'il convient d'entretenir, de transmettre et de valoriser. Ces entreprises font souvent la réputation du savoir-faire normand à l'international.

https://www.normandie.fr/les-entreprises-du-patrimoine-vivant-pepites-du-savoir-faire-normand?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=Normandirect%20n%C2%B0176

Voir enfin:

POLEPHARMA: refaire les médicaments des Normands en Normandie !

https://actu.fr/normandie/giverny_27285/eure-588-000-de-la-region-normandie-pour-la-filiere-pharmacetique_36763686.html

Jean-Paul LACAZE: l’expérience difficile des villes nouvelles dans la vallée de la Seine normande (1960/1970)

Alors que l'urbaniste Antoine Grumbach fait, à nouveau, son rêve fumeux de nous englober dans la région parisienne, il nous est paru judicieux de redescendre sur le plancher des vaches normandes en faisant plus concrètement l'histoire de la création, plutôt difficile, de la seule ville nouvelle à l'Ouest de Mantes-la-Jolie, à savoir Le Vaudreuil qui va devenir l'actuelle Val-de-Reuil: objet de nombreux enjeux politiciens, pomme de discorde entre Rouennais (Lecanuet) et élus de l'Eure, sur fond de querelle générale autour de la réunification de la Normandie qui a fait rage de 1969 à 1976, la ville nouvelle aura bien du mal à sortir de terre...

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https://www.persee.fr/doc/etnor_0014-2158_2004_num_53_2_1543

Le témoignage d'un père fondateur

Interview de Jean-Paul Lacaze par Loïc Vadelorge

Etudes Normandes n° 2, année 2004, pp. 19-32

Ce texte reprend les extraits les plus significatifs d'un entretien, effectué au domicile de Jean-Paul Lacaze, le 9 janvier 2004 par Loïc Vadelorge. La transcription de cet entretien, l'appareil critique sont de Loïc Vadelorge. Ce texte a été relu et corrigé par Jean-Paul Lacaze. Né en 1930 à Cahors, Jean-Paul Lacaze effectue ses études à Paris, au lycée Carnot puis à l'Ecole Polytechnique.

Grand commis de l'Etat, sa carrière l'associe à bon nombre de projets d'aménagement du territoire. On le trouve en effet successivement, ingénieur des Ponts et Chaussées dans le département de la Seine (1954-1965), directeur de l'Organisme régional d'études et d'aménagement de la Basse vallée de la Seine (1965-1969), directeur général de l'Etablissement public du Vaudreuil (1969-1976), secrétaire général de la Mission interministérielle pour l'aménagement touristique de la côte du Languedoc-Roussillon (1976-1979), directeur général de l'Etablissement public de l'aménagement de la Défense (1979-1984) et directeur général de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (1984-1992). De 1969 à 1985, il est de surcroît professeur d'urbanisme à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées et auteur de bons nombres d'ouvrages de référence sur la planification, l'urbanisme ou le logement.


 

LV : Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a conduit, en 1965, à quitter le département de la Seine où vous aviez été nommé en 1960, pour rejoindre la Mission d'Etudes de la Basse-Seine ?

JPL :

J'ai décidé de quitter la Seine quand le découpage de ce département a été engagé. J'ai eu peur que, pendant trois ans, les services de l'Etat ne fassent que de la paperasse, des dossiers de transfert... ce qui ne m'intéressait pas.

En 1960, j'avais été chargé des liaisons entre le service des Ponts de la Seine et l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région parisienne 2 (IAURP), notamment sur la question des transports. Je rencontre alors Delouvrier, Millier, Lagneau et ma première initiation à l'urbanisme se fera en discutant avec les architectes de l’IAURP que je rencontre une fois par semaine et à qui je donne des informations sur les projets en cours. Un travail en commun s'établit assez vite, qui me permet de m'acculturer à l'urbanisme et me donne envie de continuer dans cette direction. Quand on annonce le grand chambardement administratif, je vais trouver le chargé de mission qui s'occupe de préparer les nouvelles affectations à la direction du Personnel du ministère -c'est un de mes camarades de promotion de l'X et de l'Ecole nationale des Ponts, Pierre Delaporte -qui me dit : « écoute Jean-Paul, il y a un coup qui se monte et qui a l'air intéressant ». Il faut savoir que précédemment Pierre Delaporte était en service en Haute-Normandie, avec un poste à mi-temps au port de Dieppe et à mi-temps en mission régionale, donc auprès du préfet Pierre Chaussade.

2 Créé vers 1960, c'est-à dire avant l'arrivée de Paul Delouvrier, l'Institut d'Urbanisme et d'Aménagement de la région parisienne est un organisme d'études et de prospectives, mis à la disposition du District de la région parisienne et dirigé comme lui par Paul Delouvrier. De l’IAURP sortiront non seulement le fameux Schéma directeur d'aménagement de la région parisienne (1965) et les villes nouvelles, mais aussi bon nombre des futurs responsables des missions d'études et des établissements publics d'aménagement.

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Delaporte me dit : « la publication du fameux Schéma directeur de la région parisienne a fait beaucoup de bruit en Normandie et Chaussade joue très bien le coup. L 'IAURP est allé faire une offre de service là-bas et il les a envoyés sur les roses et puis il est allé faire la tournée des ministres ; il a obtenu qu'on crée un organisme à Rouen pour étudier la suite du Schéma ». Ce sera la Mission d'Etudes Basse-Seine, une équipe pluridisciplinaire composée de fonctionnaires et de contractuels, mise à la disposition du préfet de région pour faire une étude, uniquement une étude. Voilà vraiment le point de départ et comme il y a trois ministères concernés, Urbanisme, Travaux Publics et DATAR, il est décidé que chacun désigne un membre pour la mission. Ce sera Getti pour la Construction, moi-même comme chef d'équipe et Gérard Thurnauer, ami personnel de Serge Antoine pour la DATAR. Serge Antoine est un créatif bourré d'idées, c'est lui qui plus tard va introduire en France la préoccupation de l'environnement et nous suggérer le thème de la ville pilote pour la prévention des nuisances avec une coopération scientifique France-USA à la clef.

 LV : En arrivant en Haute-Normandie, avez-vous eu conscience qu'il s'agissait d'une région pilote 3, tant dans le domaine de l'aménagement que de la décentralisation ?

 3 Le décret du 20 juillet 1963 lance en Haute-Normandie et en Bourgogne, deux expériences pilotes de « décentralisation ». Il s'agit d'aménager les services de l'Etat dans des circonscriptions d'action régionale, sous l'autorité d'un préfet coordonnateur.

JPL :

Tout ceci est complètement lié. Chaussade était le meilleur préfet de France à l'époque, très grand Monsieur, directeur de cabinet à Matignon pendant des années. Extrêmement calme, réservé, il quittait son bureau tous les jours à cinq heures, et emportait les gros dossiers. Le lendemain à huit heures et demie, le téléphone sonnait : « Dites-moi Lacaze pour tel rapport, moi je le verrais un peu autrement », et il avait toujours raison. Et il avait été chargé par Debré, qui était premier ministre à l'époque, d'une mission de réflexion et de préfiguration de la réforme régionale qui va échouer avec le référendum de 1969. Donc la Haute-Normandie est région pilote. Une des raisons, c'est qu'elle a une très bonne réputation dans l'administration française comme la région la plus disciplinée. L'administration s'occupe de tout, les élus suivent. En plus Chaussade était extraordinaire, il avait tous les élus dans sa poche, qui venaient le voir pour lui demander conseil. Un grand sage, mais du coup, en ayant localement une stature qui l'identifiait assez fortement à cette future région. Il était un peu ce qu'a été Delouvrier pour l'Ile-de-France. Quand Delouvrier est parti en 1969, on a été très inquiet pour les villes nouvelles, mais les nouveaux élus régionaux ont dit aussitôt : « c'est un enjeu formidable pour nous Ile-de-France », et ils ont assumé le relais. Mais par contre les choses ne vont pas se passer ainsi en Haute-Normandie.

LV : Compte tenu de l'importance nationale des enjeux qui président à la création de la Mission d'études Basse-Seine, n'y avait-il pas une ambivalence entre les centres de décisions parisiens (District de la région parisienne et surtout IAURP) et les instances haut-normandes ? Le dossier est-il géré à Paris ou à Rouen ?

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 Périmètre administratif de la ville nouvelle (F. Le Louarn, Le Vaudreuil, ville nouvelle, 1983) et Schéma d'organisation du site, prévoyant le germe de ville (Une ville pilote, 1973, p. 90)

JPL :

Il est complètement géré à Rouen ! Chaussade est un homme qui va tout de suite à l'essentiel. Il nous a invité à déjeuner à Bois-Guillaume, Thurnauer, Getti et moi, et nous a posé une seule question : « êtes-vous décidé à vous installer à Rouen ? ». Ce qu'il voulait, c'est que la réflexion soit menée sur place. Les Normands avaient de quoi être inquiets à voir les schémas esquissés par le ministère de l'Urbanisme et par la DATAR avant la création de la MEBS. L'expansion de l'agglomération parisienne débordant dans la Basse-Seine, -une étude y prévoyait 5 millions d'habitants -c'était un peu comme les invasions vikings à l'envers.

Nous avons insisté pour que nos études aient une grande publicité. Et nous avons organisé une vaste consultation avec des bilans réguliers. [...] Il n'y avait qu'une seule chose dont on était sûr, c'est que l'urbanisme de la période précédente était obsolète, qu'il était inadapté. Une ville nouvelle était encore considérée comme un projet dont on dessine un plan détaillé avant de la construire, une démarche « en marches d'escaliers », il y a un avant et un après, et on ne s'occupe pas du comment. Et c'est là où l'apport intellectuel de Delouvrier est absolument décisif. Le projet de Schéma directeur de 1965 est un texte fondateur, à l'échelle mondiale ! C'est la première fois au monde, qu'on va dire ceci : faire de l'urbanisme ne se résume pas à dessiner des plans -il ne donne aucune définition précise des villes nouvelles -mais un exercice de prospective pour identifier des problèmes, rendre compte des dynamiques économiques et sociales qui sont derrière et proposer des démarches d'étude et d'action pragmatiques et évolutives.

C'est pour cela qu'on a créé l'Agence foncière et technique de la région parisienne 4, que nous avons copiée en fondant l'Etablissement public de la Basse-Seine. Il y a aussi une anecdote qui m'est revenue en mémoire, en préparant cet entretien. Avant d'accepter le poste de directeur de la MEBS, j'avais interrogé Pierre Delaporte en lui disant : « Il y a quelque chose de bizarre dans ce poste. Il s'agit d'aller faire un schéma régional d 'aménagement, mais ça n'existe pas dans le code de l 'urbanisme ! Et il n'y a donc pas de support juridique ». Il a éclaté de rire et m'a dit : «Ce sera à toi de te démerder, mais la seule chose sûre c'est qu'on en fera un ». Tout le monde est conscient qu'on n'a pas les outils d'urbanisme adaptés à une période de très forte croissance -c'est le point de départ de Delouvrier 5 -et qu'il faut innover.

4 L'Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) est créée en 1962. Elle se chargera de préempter des terrains, en utilisant la loi sur les zones d'aménagement différé (ZAD), terrains qui permettront la réalisation des cinq villes nouvelles de la région parisienne.

5 Jusqu'au Livre blanc sur la région parisienne (1963), l'idéologie d'aménagement dominante était qu'il fallait contenir au maximum l'expansion démographique en Ile-de-France. Paul Delouvrier et les équipes de l'IAURP, en réalisant des projections démographiques jusqu'à l'an 2000, expliquent aux responsables politiques qu'il est nécessaire d'abandonner la doctrine de la décentralisation et d'encadrer un développement inévitable de l'urbanisation dans la région parisienne. Cette révolution copernicienne de l'urbanisme francilien est le point de départ des villes nouvelles.

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Chaussade va adopter tout de suite cette idée de schéma régional, car c'était un moyen de consolider l'esprit régional, de montrer que les deux départements ont des choses à faire ensemble, alors que les élus de l'Eure ont toujours été en arrière de la main vis-à-vis de ceux de la Seine-Maritime. Quelqu'un va jouer un rôle important là, c'est Du Pouget, un industriel d'Evreux, président de la CODER, qui préfigure le Conseil économique et social des régions d'aujourd'hui. Delouvrier aussi va nous aider, en me prêtant deux de ses meilleurs collaborateurs de l'IAURP, c'est-à-dire Alain Saliez pour les études générales et Bertrand Warnier, qui va nous quitter assez vite, car il a trop d'envergure pour rester dans l'ombre de Thurnauer et qui sera l'urbaniste de Cergy.

LV : Vous semblez dire qu'il y a eu des soutiens en Haute-Normandie sur ce projet d'aménagement régional. Était-ce le cas avec l'un des acteurs politiques majeurs de cette période, le maire de Rouen Jean Lecanuet ?

JPL :

En bon Normand, Jean Lecanuet était très prudent. A titre personnel, nous avions de bons rapports avec lui. Les choses se passaient souvent entre Rouen et Paris, dans le wagon de première classe, on rencontrait tout le monde. Plusieurs fois je suis tombé sur lui. Ce sont des moments qu'il fallait saisir parce que les gens étaient disponibles. Nous avions des discussions très ouvertes, il était assez philosophe, il aimait bien les idées générales... Mais sur la stratégie spatiale à mener, il va très vite nous contrer. Pourquoi ? Quand nous avons commencé à nous promener pour étudier le terrain avec Thurnauer, l'autoroute de Normandie était encore en construction et allait créer une entrée nouvelle du site de Rouen tout à fait majestueuse, au niveau du Madrillet. Il y avait des réserves foncières départementales considérables à cet endroit. La première idée que nous proposons, c'est qu'on peut très facilement y attirer les investisseurs parisiens et y faire, non pas une ville nouvelle mais un quartier nouveau qui serait à l'échelle de Rouen ce que sont les villes nouvelles de la région parisienne pour Paris. Mais Lecanuet va bloquer tout de suite. Lecanuet et la SORETUR aussi, parce qu'ils veulent donner la priorité à la petite opération de restructuration de Saint-Sever sur la rive gauche, et surtout parce qu'il y a un accord tacite que l'on appelle Yalta dans les couloirs, entre les deux personnalités d'envergure nationale qui dominent le paysage politique local : Roland Leroy, député communiste, rédacteur en chef de l’Humanité contrôle la rive gauche et Jean Lecanuet la rive droite. Et il y a un accord tacite entre les deux pour ne pas aller chasser sur les terres de l'autre.

LV : Comment alors en est-on arrivé au Vaudreuil ?

JPL :

Avant d'en arriver là, il y a une autre histoire à raconter. En 1966, je reçois un coup de téléphone d'un autre de mes camarades de promotion, Jacques Block, à l'époque directeur des études générales de l'Aéroport de Paris, qui me dit : « Nous sommes en plein chantier de construction de Roissy et nous pouvons le construire aussi près de Paris parce que le site a été réservé dès que l'on a commencé Orly, je me dis qu'il faut songer à l'avenir et envisager de protéger un site pour un troisième aéroport parisien ».

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 Leur hypothèse de travail est alors Etrepagny. On monte un petit groupe de travail avec l'IAURP, qui arrive à la conclusion que c'est une hypothèse qui ne tient pas la route car elle impliquait la création de 80 000 emplois donc d'une ville de 300 000 habitants, donc une ville nouvelle ! Mais il aurait été trop incohérent de la localiser en plein milieu de la coupure verte qui s'imposait pour éviter une urbanisation linéaire de la vallée. Tout ceci pour vous dire qu'il y avait des liens entre les équipes d'études. Nous étions beaucoup plus complémentaires que concurrents 6. Le problème de l'époque ce sont les pénuries. On manque de tout partout, de logements, d'équipements, d'infrastructures. Au fond, Paris aurait été très intéressé qu'on leur prenne un peu de la croissance prévue en Ile-de-France. Delouvrier en était très conscient. Je l'ai entendu dire plusieurs fois : « je suis dans la seringue, je suis le dos au mur, je ne peux pas ne pas réussir les villes nouvelles, sinon la situation va être dramatique », car pendant ce temps, il bloquait les initiatives plus ou moins spéculatives des promoteurs immobiliers.

6 Paul Delouvrier avait souhaité implanter une ville nouvelle à côté de Mantes-la-Jolie, site qu'il jugeait préférable à Val-de-Reuil, trop éloigné pour lui de la région parisienne. Neuf villes nouvelles avaient été prévues en 1965. En 1969, le site de Mantes -comme ceux de Montmorency, Trappes-Est et Tigery-Lieussaint -sont abandonnés. Il ne reste en région parisienne que cinq villes nouvelles : Evry, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines, Marne-la-Vallée et Melun-Sénart.

LV : Revenons-en au Schéma de la Basse-Seine et aux projets de villes nouvelles en Haute-Normandie, on en avait prévu une à Barentin, je crois ?

JPL :

Non, à Barentin, ce n'était qu'une petite opération annexe. Non, l'idée principale du Schéma Basse-Seine, c'est qu'il faut éviter une urbanisation linéaire et continue en protégeant des grandes coupures vertes. A cette échelle, l'hypothèse est d'installer un million et demi d'habitants supplémentaires. Le problème numéro 1, c'est que Rouen est un site difficile. François Gay dit que cela résulte du fait que les ducs de Normandie avaient un droit de la chasse beaucoup plus sévère que les rois de France et que donc ils ont su mieux protéger leurs forêts. Rouen en a reçu l'héritage de cette superbe couronne de forêts domaniales, qui nous a obligé nous à chercher plus loin. Mais où, les plateaux Nord ? C'est compliqué du point de vue des accès qui sont au sud, il y a toutes ces ruptures de relief, la circulation interne à Rouen a toujours été difficile. Les plateaux du Sud ? On sent que le pavillonnaire se développe déjà du côté de Bourg-Achard, mais il n'y a pas de voie ferrée. Quand on creuse un peu, on ne peut pas ne pas tomber sur le site du Vaudreuil, site de carrefour géographique exceptionnel, la vallée de l'Andelle et la vallée de l'Eure, un des rares axes tangentiels du Bassin parisien (Chartres/Orléans), c'est un site où les vagues d'urbanisation diffuse qui partent de Paris et de Rouen commencent à miter le paysage. De plus, une des idées essentielles qui nous a guidés avec Thurnauer était qu'il ne fallait pas renouveler l'erreur manifeste des ZUP de plateaux coupées des centres des villes, qui deviennent des cités à problème.

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Le Vaudreuil offre la dernière opportunité de construire une ville dans un site de vallée. Le site est superbe avec la forêt de Bord, les falaises, la proximité de Louviers qui peut jouer un rôle d'appui pour les équipementsL'étape décisive est la rédaction du Livre blanc de la Basse-Seine, le premier document officiel, approuvé par la CODER 7, qui reprend les thèmes testés lors de la consultation et précise les objectifs démographiques. Le comité interministériel d'aménagement du territoire l'approuve, ce qui implique deux décisions : celle concernant la ville nouvelle et la création immédiate de l'Etablissement public de la Basse-Seine (EPBS), établissement public d'un genre inédit avec un statut « d'aménageur » pour des raisons pragmatiques, parce que pour créer une catégorie d'établissement public, il faut une loi. Mais quand la catégorie existe, il suffit d'un décret en Conseil d'Etat pour créer un établissement public. C'est beaucoup plus rapide et on évite un débat parlementaire. Et il faudra attendre la loi Delebarre d'orientation sur la ville 8 pour qu'on créée la catégorie des établissements publics fonciers de statut régional. Le Code de l'Urbanisme précise que les établissements publics sont créés à l'initiative et sous la responsabilité de l'Etat, alors que les sociétés d'économie mixte sont créées par des collectivités territoriales.

7 Commission de développement économique régional, organisme consultatif composé d'élus locaux et de représentants des chambres consulaires, institué partout en France par le décret du 14 mars 1964.

8 La loi d'orientation sur la ville (LOV) de mai 1991.

La taxe d'équipement qui alimente l'EPBS sera créée par un article de la loi de Finances. L'autre grande décision, c'est le principe d'une ville nouvelle au Vaudreuil sur l'argumentation suivante, tout à fait claire et explicite : si les perspectives démographiques telles qu'elles sont définies au niveau national obligent à prévoir la construction d'une ville nouvelle quelque part entre Paris et Rouen, nous demandons que cette ville soit localisée non pas à Mantes-Sud mais au Vaudreuil. Pourquoi ? A Mantes-Sud ce serait nécessairement une vraie ville nouvelle qui influencerait tout l'est de l'Eure, donc qui déconsoliderait l'armature urbaine de la Basse-Seine et renforcerait celle de l'Ile-de-France. Le Vaudreuil lui, s'inscrit dans l'axe Dieppe/Rouen/Elbeuf/Louviers/Evreux, axe urbain central de la Haute Normandie. Donc il était tout à fait logique d'aller renforcer cet axe. Cette argumentation, personne ne va la contester sur le moment. Delouvrier l'accepte, et il continuera à nous aider même après avoir quitté son poste d'Ile-de-France.

Quelques petits incidents vont cependant compromettre d'emblée le projet. Le premier, c'est que le jour même où le comité se réunit, un chargé de mission à la DATAR commet la bourde d'annoncer dans le journal télévisé du soir, qu'une ville nouvelle va être créée « à Vaudreuil ». Le préfet avait prévu d'envoyer des lettres aux élus pour qu'ils soient les premiers informés, mais elles arriveront après l'annonce à la télévision. Les élus du coin apprennent donc la nouvelle par les médias. Petite maladresse qui a pesé, parce que la ville a été vécue comme imposée depuis Paris et non comme un projet d'initiative régionale de la Haute-Normandie.

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Le second c'est que les moyens ne vont pas suivre tout de suite. Avant qu'on ouvre les crédits suffisants pour créer une deuxième mission, la Mission d'études du Vaudreuil, il va se dérouler un an, pendant lequel nous continuons des études à l'échelle de l'EPBS. Nous continuons néanmoins à préparer l'opération, notamment en prévoyant -avec l'aide des deux préfets -la création d'un Syndicat mixte du Vaudreuil qui devait associer les deux départements de l'Eure et de la Seine-Maritime, les communes directement concernées, l'EPBS, plus des représentants des chambres consulaires (commerce, agriculture et métiers), et qui devait être le tuteur politique de l'Etablissement public du Vaudreuil. Tout marchait bien jusqu'au moment où Lecanuet décide de retourner sa veste, au nom de l'argument suivant, qui marche toujours en Normandie : « si la Seine-Maritime met son doigt là-dedans, ça va lui coûter de l 'argent, et l 'argent va aller dans l'Eure ». Ça a été le premier coup de poignard dans le dos, il y en aura d'autres par la suite [...]

La création d'un établissement public d'aménagement est une procédure très lourde qui nécessite deux décrets en Conseil d'Etat successifs pris après consultation formelle des collectivités locales concernées, département et communes. Le premier pour fixer le périmètre, le second pour arrêter la composition du conseil d'administration. Cela prend deux ans, pendant lesquels on peut préparer le terrain par des études, en lançant la procédure foncière, grâce à l'EPBS. Mais on ne dispose pas encore pas encore de l'outil « à caractère industriel et commercial » qu'est l'Etablissement public. Or le syndicat mixte, lui, peut se créer beaucoup plus vite, en fait dès qu'on a la décision formelle de l'Etat nommant un directeur sur la Mission. Je dis décision formelle car la lettre de mission du premier ministre me désignant ne fait que 16 lignes 9 ! Les conditions de l'urbanisme opérationnel étaient très floues à l'époque. Il faut ici faire un parallèle avec l'Angleterre. Les Anglais, pendant la guerre, ont créé les cadres juridiques, défini les modèles urbanistiques de leurs villes nouvelles puis vont en lancer 30 en quelques années 10. Si on avait essayé de faire cela en France on ne les aurait jamais lancées. Nous sommes tellement habitués à fabriquer des procédures compliquées qu'on se serait enlisés dans des discussions interminables. La force de Paul Delouvrier et de Jean-Eudes Roullier 11 c'est qu'ils furent de grands pragmatiques. Ils furent très habiles, ménageant les susceptibilités locales et n'usant de l'autorité directe de de Gaulle qu'au compte-goutte. Mais ils surent mettre les choses en marche.

9 Voir le contenu de cette lettre en annexe.

10 Les plus célèbres étant Peterborough, Northampton, Irvine, Redditch. Milton Keynes, lancée plus tardivement, adoptera un schéma d'aménagement souple avec une grille de voirie orthogonale qui présente une parenté évidente avec le projet du Vaudreuil.

11 Inspecteur des Finances et énarque, Jean-Eudes Roullier fut l'une des principales chevilles ouvrières des villes nouvelles françaises. Collaborateur de Paul Delouvrier à partir de 1962, il devient secrétaire général du Groupe central des villes nouvelles, qui se chargera de coordonner les projets à l'échelle nationale.

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Delouvrier se moquait finalement éperdument de l'approbation de son Schéma, qui n'interviendra qu'en 1976. Il savait que plus il y aurait de schémas, moins il y aurait de villes nouvelles. Or dans leur esprit, il fallait avant tout « faire »...

LV : Comment votre équipe est-elle parvenue à faire ce que vos prédécesseurs (Jacques Greber notamment dans les années 1940) ne sont jamais parvenus à faire ?

JPL :

Y sommes-nous vraiment parvenus ? Il faut une fois encore revenir à l'histoire événementielle et aux obstacles rencontrés. Une fois la décision et la lettre de mission arrivées, on dit aux collectivités locales : maintenant, il faut que vous délibériez sur l'organisation qui vous est proposée. Et Lecanuet ne suit pas. C'est la cause fondamentale de la rupture qui se produit alors entre l'Eure et la Seine-Maritime. Les élus de l'Eure vont cesser de participer aux instances régionales pendant trois ans. Ils vont demander à être rattachés à la Basse-Normandie et vont développer vis-à-vis du Vaudreuil ce que nous appelions entre nous « le complexe de la fille-mère ». « On s 'est fait faire une ville nouvelle régionale parce qu'on cohabitait avec la Seine-Maritime, mais quand il s 'agit de pourvoir à sa réalisation, ils nous laissent tomber ». Il y avait aussi des susceptibilités de personnes, qu'on n'a pas réussi à atténuer, par exemple entre le président du conseil général de l'Eure et André Marie. Il y a un autre homme important de l'époque, Pierre-Jean Poinsignon, un ancien officier parachutiste qui, revenu de Dien Bien Phu, avait quitté l'armée pour passer le concours d'entrée à l'ENA. Devenu chef de la mission régionale auprès de Chaussade, il fut d'une loyauté parfaite à mon égard, et facilita le travail avec les deux préfectures. Mais malgré l'appui de Chaussade et de Poinsignon, le divorce entre la Seine-Maritime et l'Eure sur la question de la ville nouvelle était une vraie difficulté. D'autant qu'il y a une tuile qui arrive à ce moment-là. Le ministre de l'Intérieur nomme Chaussade en Lorraine. C'est une décision maladroite que Georges Pompidou va néanmoins entériner, en promettant à Chaussade la région parisienne dans deux ans, en compensation. Pierre Chaussade proteste et démissionne de la préfectorale, pour rejoindre la Lyonnaise des Eaux où Jérôme Monod lui propose un poste de président d'une filiale du groupe.

LV : Peut-on considérer que Jean Lecanuet était derrière cette manœuvre de déplacement du principal artisan de Val-de-Reuil ?

JPL :

Non, c'était une initiative purement ministérielle. Arrive alors le préfet Tomasi, qui dans sa jeunesse avait été sous-préfet à Oloron Sainte-Marie et se trouvait être un ami de mes beaux-parents. C'était un homme âgé, fatigué mais très lucide. C'est à cette époque que les élus de l'Eure sont allés en délégation voir le délégué à l'Aménagement et au Territoire et le ministre de l'Equipement pour réclamer l'arrêt du projet de ville nouvelle. Le ministre, Olivier Guichard, leur promet de ne pas lancer de travaux importants mais leur déclare qu'on ne peut arrêter le projet comme cela. Il propose de refaire une étude de faisabilité, pour répondre en particulier à la fameuse question mythique du caractère inondable du site.

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 Cet incident nous a finalement porté chance en nous donnant le temps de réfléchir avant d'engager l'action. J'ai réparti mes collaborateurs en deux équipes. L'une, pilotée par Alain Saliez a travaillé sur la faisabilité ; l'autre, animée par Thurnauer et nos deux jeunes sociologues, Gérard Héliot et Anne Hublin, va prendre le temps de réfléchir à la manière dont on doit s'y prendre pour réaliser une ville nouvelle. Nous ne voulions pas faire un plan complet et détaillé qui s'imposerait à tous. Ce temps de réflexion va nous permettre d'élaborer cette fameuse théorie du « germe de ville » 12. Quant au dossier de faisabilité, on l'a défendu devant les élus locaux et les conseils généraux et, en bons Normands, ils n'ont pas osé dire non ! Ils ont finalement accepté du bout des lèvres, et la procédure de création de l'Etablissement public du Vaudreuil a pu aboutir.

LV : Le vote de la loi Boscher 13, précisant les modalités de participation des communes à la réalisation des villes nouvelles, a-t-elle modifié la donne au Vaudreuil ?

JPL :

Par des relations informelles, nous avons eu accès à la première version du texte de la loi Boscher.

12 Sur ce point, voir notre introduction à ce numéro, ainsi que la contribution de Catherine Blain.

13 La loi du 10 juillet 1970, dite loi Boscher du nom de son initiateur, le député-maire d'Evry, Michel Boscher, définit le cadre politico-administratif pour la réalisation des villes nouvelles. La loi laisse aux élus locaux concernés le choix entre trois formules de coopération : l'ensemble urbain, le syndicat communautaire d'agglomération et la communauté urbaine. La plupart des sites choisirent la formule du syndicat communautaire d'agglomération qui préservait à long terme l'unité des communes.

Avec Thurnauer et Héliot, nous nous sommes convaincus que la problématique du germe de ville ne prendrait tout son sens que si la ville nouvelle accédait vite à un statut municipal de droit commun. Or la seule formule prévue par la loi Boscher pour ce cas de figure, celle de l'ensemble urbain, était présentée comme une solution punitive imposée aux méchantes communes qui refusent d'adhérer à un syndicat communautaire d'aménagement. Je négocie alors rapidement avec le cabinet du ministre et avec le sénateur de l'Eure, Héon, pour obtenir qu'il dépose lors du débat au Sénat un amendement pour modifier la rédaction de cet article et présenter à égalité les deux statuts, l'ensemble urbain et le syndicat communautaire. La manœuvre marche. Localement, Bernard Chédeville réussit à convaincre ses collègues que c'est la meilleure solution, notamment parce que les budgets municipaux ne seront pas mis à contribution.

LV : Bernard Chédeville a été le premier soutien local de la ville nouvelle ?

JPL :

Oui. Géographe de formation et directeur du collège de Pont-de-L'Arche à l'époque, il est maire de Notre-Dame du Vaudreuil. Je suis allé le voir comme tous les autres maires, et c'est de loin celui qui m'a accueilli le mieux. Il va convaincre un par un ses collègues. Pendant ce temps, nous ne restons pas inactifs. Une première zone industrielle, celle de Louviers-Incarville est créée par un syndicat intercommunal avec acquisitions foncières par l'EPBS. Nous avons en plus la chance que la première usine du site soit l'Institut Pasteur.

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LV : Au niveau du foncier justement, qui s'occupe de l'acquisition des terrains ? L'EPBS ou l'AFTRP ?

JPL :

C'était l'EPBS.

LV : J'aurais aimé aborder avec vous la question des obstacles politiques locaux, une fois lancée la ville nouvelle. Lors de colloques ou de journées d'études, vous vous êtes exprimé plusieurs fois sur cette question, par bribes. Pensez-vous qu'on puisse, désormais aborder cette question ?

JPL :

Il y effectivement suffisamment de distance désormais pour qu'on puisse essayer de dire les choses calmement, sans polémiques mais sans rien cacher non plus 14. Il y en eu deux. Le plus dangereux c'est Tomasini, qui va partir en guerre avec son petit journal, qui s'appelle en plus l'Impartial des Andelys et qui verse carrément dans la partialité ! Il titre un jour : « la ville-cuvette mythologique (sic) du Vaudreuil deviendra-t-elle une coûteuse et artificielle réalité ? ». Tomasini était alors député-maire gaulliste des Andelys. Très influent, tant à l'échelle locale et départementale qu'à l'échelle nationale, il n'hésitait pas à utiliser ses réseaux pour mettre au pas les services départementaux. L'idée même qu'une Mission d'études puisse échapper à son contrôle lui était insupportable. Était-il remonté par les « Sabliers » ? Était-il remonté par les résidents secondaires de Tournedos et de Porte-Joie ? C'est probable.

14 Les propos qui suivent n'engagent que leur auteur et non la revue Etudes normandes. On les reproduit ici au titre du témoignage historique. (NDLR)

 Certes, nous avions l'idée de bloquer l'extension des sablières, notamment parce qu'on voulait laisser la possibilité de développer la ville autour de la gare. Mais les Sabliers vont trouver le moyen de contourner la ZAD avec des contrats de foretage.

LV : Contrats de foretage ?

JPL :

Ce sont des contrats de droit privé par lesquels des propriétaires fonciers vendent le droit d'extraire le sable, moyennant une redevance au mètre cube. Ils ne font pas l'objet de déclaration d'intention d'aliéner, puisqu'il n'y a pas de transfert de propriété, et le contrôle de la ZAD se trouve ainsi contourné. Sur cette question et d'autres, Tomasini va mener des attaques au vitriol, dès le lancement de la ville nouvelle. Le préfet Tomasi a tenté une médiation, en nous invitant à dîner Tomasini et moi, à la résidence préfectorale de Bois-Guillaume. A la fin du repas, on se retrouve autour du feu et le préfet déclare alors qu'il faut trouver une solution pour la ville nouvelle. Tomasini sort alors une boîte d'allumettes et crayonne au dos un vague dessin du site. Il déclare alors : « Ecoutez Lacaze, moi je vous fous la paix si vous ne dépassez pas cette ligne », c'est-à-dire la voie ferrée. Je réponds qu'on ne peut pas prendre des décisions aussi brutales et aussi rapides. Il a alors répondu : « puisque c'est comme çà, ce sera la guerre ». J'ai alors reçu deux contrôles de la Cour des comptes et puis finalement cela s'est tassé....

LV : Et les autres problèmes ?

JPL :

Il y eut malheureusement Chaussade lui-même. Il a envie de se lancer dans la politique et commence à travailler une circonscription en Seine-Maritime, en laissant entendre que le choix de la ville nouvelle du Vaudreuil était une erreur.

p.29

Je lui ai écrit une belle lettre pour lui demander de ne pas « nous savonner la planche », et il a fini par renoncer et aller se faire élire en Dordogne.

LV : Il y eut aussi le problème Montagne ?

JPL :

Ce fut le plus important et celui qui a contribué à bloquer la ville nouvelle. Rémy Montagne était un avocat parisien, catholique pratiquant, marié à une fille Michelin et spécialisé dans les arbitrages d'affaires, métier très rémunérateur. A la surprise générale, Rémy Montagne bat aux élections législatives Pierre Mendès-France dans la circonscription de Louviers. Entre les élus de l'Eure, il va y avoir un partage des tâches. Héon prend la présidence du syndicat mixte, Montagne la présidence de l'Etablissement public, le sénateur Legouez une vice-présidence du syndicat avec la maîtrise d'ouvrage de la base de plein air et de loisirs, Chédeville prendra la présidence de l'ensemble urbain. Montagne va en fait très peu s'occuper du Vaudreuil, malgré mes demandes, au point que je n'ai jamais pu préparer sérieusement un conseil d'administration avec lui, comme je le ferai par la suite à l'EPAD avec les présidents successifs. Il est normal de présenter au président, huit jours à l'avance les rapports soumis au conseil, même si c'est le directeur qui les signe.

Dans le statut des établissements publics, les présidents ont très peu de pouvoir. Ils en ont deux en fait, convoquer le conseil et certifier ses délibérations, mais ils peuvent jouer un rôle très utile de représentation et de relations avec les instances politiques. Le directeur, qui est nommé par le ministre et non par le conseil d'administration, est maître de l'ordre du jour, il recrute le personnel et possède le pouvoir d'exécution. Montagne, pour mon malheur, va se mettre en tête de reprendre la mairie de Louviers, et donc de partir en guerre contre le docteur Martin. La tension est tellement forte et les manœuvres irrégulières si patentes que les élections sont invalidées trois fois de suite en cinq ans par le Conseil d'Etat. Le premier grief de Montagne c'était : « vos hommes sont des supporters de Martin ! ». Le seul fait précis qu'il ait pu invoquer, c'est que l'un de mes collaborateurs était membre d'une association de consommateurs à Louviers où il résidait. Il était aussi obsédé par l'idée qu'un des salariés de l'établissement public informait les Renseignements Généraux sur ses projets ! Par contre, il n'avait jamais le temps d'approfondir les aspects urbanistiques et financiers de notre travail. Les relations deviennent donc de plus en plus difficiles...

LV : Mais concrètement, en quoi cela bloque-t-il le développement du Vaudreuil ?

JPL :

Je vais y venir... Au départ la création d'activités industrielles démarre très fort à la satisfaction générale. Par contre, le projet du germe de ville n'a jamais réussi à intéresser en quoi que ce soit les élus. Les choses vont se gâter sérieusement sur le problème de l'animation. Dans toutes les villes nouvelles, il est évident que pour ne pas recommencer l'erreur des grands ensembles, il faut s'occuper des gens, monter des associations, au départ assez formelles, auxquelles on va donner quelques moyens de subsistance et puis essayer de faire toute ce qu'il faut pour que le lien social se créée entre les gens.

p.30

 C'est l'une des données du travail théorique que nous avons publié dans les Cahiers de l'IAURP 15. Nous avions prévu la création d'un poste d'animateur. Et Montagne a tenté d'imposer à ce poste une personne qui n'avait absolument pas le profil, ce que je ne pouvais accepter. Il a alors refusé de soutenir le projet d'animation de l'équipe. Après en avoir discuté avec Gérard Thurnauer, nous avons décidé de ne pas lâcher sur ce point, capital selon nous pour l'avenir du Vaudreuil. Là-dessus un autre incident se produit. Vibert-Guigue patron de l'OCIL, plus gros organisme de gestion du 1 % de la région parisienne, montait des opérations de promotion immobilières innovantes, notamment dans les villes nouvelles. Nous avons étudié ensemble un projet très intéressant pour Le Vaudreuil. Avant de le soumettre au conseil d'administration, je lui ai demandé d'aller le présenter au président Montagne. Montagne lui a répondu qu'il était tout à fait exclu que l'OCIL investisse au Vaudreuil.

LV : Comment sort-on de cette crise ?

JPL :

Je suis allé en parler à Jean-Eudes Roullier, qui m'a dit que c'était fort ennuyeux. Il m'a fait recevoir par le ministre de l'Equipement, Robert Galley. Ce dernier m'a fait raconter ce qui se passait. Il m'a dit qu'il était satisfait de moi et qu'il souhaitait me faire sortir par le haut de cette situation qui bloquait l'opération.

15 Cahiers de l'IAURP, volume 30, février 1973.

 Il a organisé un mouvement de personnel en plein mois d'août et m'a fait nommer par la DATAR à la tête de la Mission d'aménagement touristique du littoral Languedoc-Roussillon. Je ne pouvais pas dire non. Je lui ai dit néanmoins que les problèmes avec Montagne allaient subsister. Et je lui ai suggéré le nom d'un remplaçant, Troude, Normand de souche et homme de culture. Il lui a confié une mission préalable consistant à recueillir l'avis des élus de l'Eure sur la poursuite de l'opération. C'est comme cela que l'Etat a rattrapé le coup.

LV : Pourquoi le ministre ne s'est-il pas davantage engagé en vous soutenant contre Rémy Montagne ?

JPL :

Quand un couple ne fonctionne pas, il faut organiser le divorce ! Comme le ministre ne pouvait rien contre le député, il fallait bien changer l'aménageur.

LV : L'histoire classique des villes nouvelles a pourtant tendance à présenter les directeurs des premiers EPA comme de véritables « proconsuls » sur lesquels les élus locaux n'avaient aucune prise…

JPL :

Oui, mais précisément pour cette raison, le directeur est forcément le témoin de tous les coups tordus, et devient facilement un témoin gênant à éliminer. Bernard Hirsch connaîtra le même sort à Cergy. Ce poste offre des possibilités d'action rares dans la fonction publique. Il faut accepter l'inconvénient corrélatif d'être révocable « ad nutum », c'est-à-dire sans délai et sans motif, comme tous les fonctionnaires d'exécution. Mon attitude personnelle reposait sur le principe, inspiré de nos réflexions sur le germe de ville, que ce n'est pas parce qu'on est dans une position technocratique qu'il est légitime d'agir de manière technocratique.

p.31

 Je devais tout faire pour que le Vaudreuil devienne le plus vite possible une vraie ville. Cela supposait qu'on en tire les conclusions et qu'on sache transiger quand il le faut... Si Serge Goldberg 16 pouvait apparaître comme un proconsul à Saint-Quentin-en-Yvelines, c'était aussi parce qu'il avait accepté de différer le projet de centre pour contourner l'opposition des milieux versaillais. Au Vaudreuil, je ne pouvais faire sans l'accord des élus. Cela tient aussi à mon attitude face aux enjeux de la politique. Issu d'une famille comptant plusieurs élus radicaux-socialistes dans le sud-ouest, j'ai toujours adopté une attitude de neutralité politique. J'ai aussi acquis auprès des grands patrons que j'ai servis un sens aigu du service public. . .

LV : Le Vaudreuil a-t-il été pour vous une expérience parmi d'autres ou l'expérience de votre vie, à l'instar de ce que les villes nouvelles ont pu être pour un Bernard Hirsch, un Michel Mottez ou un Yves Draussin 17 ?

JPL :

Elle est restée à part. Pour deux raisons. D'abord parce que dans l'Aménagement du Languedoc puis à La Défense, j'ai eu à gérer deux des réalisations les plus fonctionnalistes de l'époque. Quel contraste entre une cité touristique comme La Grande Motte et l'ampleur conceptuelle du Vaudreuil ! Ensuite parce qu'à la différence d'autres projets que j'ai accompagnés comme celui de la Défense, au Vaudreuil nous avons été à l'origine de la ville. Je revendique -mais c'était aussi une aventure collective -la paternité du Vaudreuil. On a vraiment voulu inventer une autre façon de faire la ville. L'histoire n'a pas permis que l'expérience aille jusqu'au bout, néanmoins, je n'en ai pas gardé un mauvais souvenir, parce que Val-de-Reuil est aujourd'hui une vraie petite ville, maîtresse de son avenir dans un site bien protégé.

16 Ancien collaborateur de l'IAURP, Serge Goldberg dirigea la Mission d'études de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines puis l'établissement public du même nom de 1970 à 1979. Considéré comme le « père de la ville nouvelle », il fut présenté par l'ancien maire communiste de Trappes, Bernard Hugo comme un « proconsul » lors d'une table-ronde, organisée le 15 décembre 2001 à Saint-Quentin-en-Yvelines.

17 Successivement urbanistes à Cergy, Evry et Saint-Quentin-en-Yvelines.

 


 Voir aussi:

http://www.slate.fr/story/53749/presidentielle-val-de-reuil-louviers-tf1

Il venait d’Evreux en Normandie… Non! De Tchétchénie!

Billet de Florestan

"Mon âme est triste jusqu'à la mort "

                                                   (Matthieu, 26/38)

 

Sera-ce la goutte de sans de trop qui va faire déborder le vase d'amertume?

Le vase d'amertume et de colère que certains se verront contraints de boire jusqu'à la lie aux prochaines élections présidentielles?

Ce sang de trop versé de ce professeur faisant dignement et honnêtement son travail au service de nos valeurs fondamentales, qui aurait eu le malheur d'être à ce point maladroit, en l'ayant bien cherché avec un cours expliquant la liberté de conscience ou la liberté d'expression, en étant coupable d'avoir provoqué la main adroite qui l'a égorgé et décapité.

Le vrai blasphème, à nouveau: le sang d'un être humain sacrifié au nom de Dieu.

Notre tristesse est incommensurable. Notre colère l'est, hélas, tout autant!

Une colère qui n'est pas tournée contre nos concitoyens ayant des racines culturelles et spirituelles arabo-musulmanes.

Non.

Mais une vive colère contre toute cette lamentable et pathétique engeance d'idiots utiles de l'idéologie de l'Islamisme qui ne vont pas manquer de se moucher commes des hypocrites dans le grand choeur institutionnel et médiatique des pleureures après avoir armé par leur terrorisme intellectuel, la lame d'un vrai terroriste!

Celles et ceux qui ont diffusé autour de nous, la culture de l'excuse victimaire, l'impératif de notre repentance et de notre culpabilité, qui voudrait imposer la limitation de notre liberté de penser et d'expression (auto-censure) sous prétexte de tolérance; ceux qui osent invoquer un "racisme d'Etat", qui croient mener une croisade de "décolonisation de notre société et de notre culture" et qui la mettent en scène avec l'argent de nos impôts sur les planches des théâtres,qui acceptent l'expression inacceptable d'un racisme anti-blanc sous prétexte de lutter contre le racisme, qui pratiquent le séparatisme des genres et des identités sous prétexte d'émancipation, qui font de la défense de notre laïcité républicaine une haine contre l'Islam, cette religion intouchable, ou qui défilent dans la rue aux côtés de militants islamistes sous prétexte que l'Islam serait la religion des nouveaux damnés de la Terre,

... ONT LE SANG D'UN PROFESSEUR sur les mains et sur leur conscience!

Capture d’écran du 2020-10-17 18-31-05

Prendre connaissance des éléments factuels suivants:

https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/professeur-decapite-a-conflans-le-procureur-antiterroriste-revele-que-le-college-avait-recu-des-appels-menacants

Citation de l'article de Marianne (Paul Conge)

Nom du terroriste : Abdoulakh Anzorov. Né le 12 mars 2002 à Moscou. D’origine tchétchène. Détenteur d’un titre de séjour délivré le 4 mars 2020 et valable dix ans, il demeurait à Evreux (Eure). Inconnu des services de renseignement, il était néanmoins connu pour des affaires de dégradation et de violence en réunion alors qu’il était mineur.

Selon les premiers témoignages, le meurtrier qui employait en ligne le pseudonyme Tchetchene_270 guettait sa victime devant le collège du Bois-d'Aulne de Conflans-Saint-Honorine depuis l’après-midi. « Il avait demandé aux élèves de leur désigner la future victime », affirme le magistrat.

Sa cible, Samuel Paty, 47 ans, enseignant en Histoire-géographie, dans cet établissement, « se trouvait sur le chemin le menant de son lieu de travail vers son domicile, situé à proximité, lorsqu’il a été attaqué avec une arme blanche. Il présente de multiples plaies à la tête, aux membres supérieurs et à l’abdomen. Il avait été décapité. » Un second couteau de 35 cm, ensanglanté, a été découvert à une trentaine de mètres des lieux du crime.

Le téléphone de l’assassin comportait un texte de revendication, pré-enregistré sur un bloc-notes dès 12 h 17 et une photo du cadavre horodatée à 16 h 57.

La tragédie s'est enclenchée le 7 octobre. Ce jour-là, sur une vidéo massivement relayée en ligne depuis, un parent d’élève exhorte à se mobiliser contre cet enseignant qui avait montré en classe de 4e des caricatures du prophète Mahomet. Le 8 octobre au matin, ce même homme se présentait devant ce collège francilien, en compagnie d'une tierce personne. « Ils exigeaient avec virulence le renvoi du professeur sous peine de mobilisation », souligne Jean-François Ricard. Le soir même, n’ayant pas eu gain de cause, le parent d’élève rediffuse un message haineux sur Facebook, en désignant cette fois nommément le professeur et en précisant l'adresse du collège. Il se dirigeait ensuite au commissariat local, avec sa fille, pour déposer plainte pour « diffusion d’images pornographiques ».

Auditionné par les policiers, Samuel Paty « contestait énergiquement avoir demandé aux élèves musulmans de s’identifier et de sortir de classe », souligne M. Ricard, contrairement à ce qui avait été rapporté dans un premier temps par une élève. Il aurait toutefois suggéré, à l’égard de ceux qui pourraient se sentir heurtés, de ne pas regarder. Deux photos sont diffusées : la célèbre Une de Charlie Hebdo où Mahomet déploie une pancarte floquée de ces mots : « Tout est pardonné » et un dessin le montrant nu et dans une pose humoristique et suggestive.

Après quoi une autre vidéo est tournée par cette même « tierce personne », en l’occurrence le prédicateur Adbelhakim Sefrioui, membre du conseil d’administration du Conseil des Imams de France, un groupuscule islamique, connu des services de renseignement. Il demandait également son exclusion. « La principale fait état de nombreux appels menaçants après cette publication », révèle Jean-François Ricard.

Ce militant islamiste a été placé en garde à vue samedi au matin. Neuf personnes en tout son en garde à vue.


 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/professeur-decapite-le-point-sur-l-enquete-et-le-profil-du-terroriste-20201017

Citation:

A Chanteloup-les-Vignes, les enquêteurs ont cueilli en douceur le père de la fille élève en classe de 4e qui a diffusé la vidéo fustigeant le professeur décapité, ainsi qu’un ami qui se trouvait sur place au moment de l’intervention. La demi-soeur du père «avait rejoint l’organisation Etat islamique en 2014 en Syrie et elle fait, à ce titre, l’objet d’un mandat de recherche par un juge d’instruction antiterroriste», a précisé le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard.

Trois autres suspects ont été appréhendés en région parisienne.

Ces neuf personnes, placées en garde à vue, devaient être entendues à Levallois-Perret, au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (Dgsi) et de la Sous-direction antiterroriste (Sdat), saisies des investigations, avec l’appui de la PJ de Versailles. Dans le cadre de la procédure antiterroriste, les auditions de suspects peuvent durer jusqu’à 96 heures.

Déchainement de haine

Une source judiciaire confirme au Figaro que l’auteur de cet assassinat, Abadoullakh Abouyezidvitch A., 18 ans, est bien un Russe tchétchène. Présentant des antécédents de droits commun, il n’était pas fiché pour radicalisation. De confession musulmane, il est né à Moscou en 2002.

Le terroriste vivait donc à Evreux avec sa famille. Selon une source proche de l’enquête, «il était refugié, avec une carte de séjour de dix ans délivrée il y a six mois environ». Il aurait réagi à la campagne sur les réseaux sociaux contre le professeur de Conflans. Très en colère, il en aurait parlé à des proches (famille, amis). Certaines des gardes à vue en cours visent à établir si ces personnes sont complices ou si elles n’ont pas réagi à ces propos ou n’ont pas compris.

Le message de revendication publié sur Twitter avec la photo du professeur décapité a été publié sur un compte lui appartenant. La première exploitation de son téléphone «a permis de retrouver dans le bloc-notes le texte de la revendication, enregistré à 12h17 ainsi que la photographie de la victime décédée horodatée à 16h57», selon le procureur national antiterroriste. «Une étape a été franchie, juge un haut fonctionnaire. Un déchainement de haine sur les réseaux sociaux et l’irresponsabilité de certains individus ont conduit à cette horreur.»

Les enquêteurs se demandent également qui aurait éventuellement conduit l’assassin vendredi à Eragny depuis Evreux en voiture.

Liberté d’expression

Sur les faits eux-mêmes, il est établi que le professeur d’histoire quittait l’établissement scolaire à 17 heures, lorsqu‘il a été agressé à l’arme blanche. L’assaillant a tranché la tête de sa victime. Il a ensuite pris la fuite à pied en direction de la commune d’Eragny, toute proche, mais il a été rattrappé par un équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de Conflans-Sainte-Honorine. Il a refusé de se rendre aux injonctions de la police, a fait feu sur les policiers puis a été abattu par les fonctionnaires avec leurs armes de service. l’agresseur est atteint de «9 impacts». Une arme de poing a été retrouvé à ses côtés, ainsi qu’un couteau de type poignard. Un second couteau ensanglanté, avec une lame de 35 cm, est découvert à une trentaine de mètres de la victime.

La victime avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet, lors d’un cours sur la liberté d’expression. Le professeur avait été menacé par des parents et avait même déposé plainte au commissariat.

Hommage national

Noredine, père d’un élève de 13 ans, interrogé sur France info, ce samedi, assurait que, selon les dires de son enfant, témoin de la scène en classe, le professeur d’histoire avait demandé aux élèves de confession musulmane qui suivaient son cours de quitter momentanément la salle, s’ils le désiraient, car il allait présenter des caricatures de Mahomet. «C’était pour qu’ils ne soient pas choqués. (...) il n’a pas voulu manquer de respect», a déclaré ce parent d’élève de confession musulmane.

La semaine passée, des notes du Service départemental de renseignement territorial (Sdrt, ex-RG) ont évoqué l’émoi sucité par l’initiative de l’enseignant chez certains parents issus de la communauté mulsumane. Certains parents voulaient même organiser une manifestation devant l’établissement scolaire.

Le professeur d’histoire-géographie, vivement pris à partie et se sentant en danger, avait des raisons légitimes d’être inquiet pour sa sécurité. Il avait déposé plainte au commissariat, accompagné de sa principale de collège. L’Elysée a fait savoir qu’un hommage national sera rendu.

Vendredi soir, dans la nuit qui enveloppait le collège du bois d’Aulne, l’attentat réveillait le cauchemar et le malaise de janvier 2015. Et pas seulement par son horreur. Alertés par les réseaux sociaux, une poignée d’adolescents s’était rendue sur place. Nul n’approuvait la décapitation, mais les réactions de certains, déclarant être de confession musulmane, semblaient bien éloignées du «Je suis Charlie» ou «Je suis Samuel». Se présentant comme une élève du professeur d’histoire-géographie, une jeune fille assurait «qu’il avait une réputation de raciste», sa copine à ses côtés notant «c’est une offense [contre Mahomet]» en ajoutant aussitôt «mourir pour une caricature, c’est fou». «Ça va trop loin», lâchait quant à lui un autre ado, ancien élève de Samuel Paty. «Il a insulté notre prophète, notait un autre collègien, on en parlait en cour de récréation». Cette étrange veillée nocturne dégageait ainsi une ambiance surréaliste entre condamnation molle et ambiance potache, certains adolescents ne pouvant s’empêcher de faire les idiots devant une caméra. Avec même un certain détachement. «Vous voulez-voir sa tête ?, demandait ainsi une jeune fille, la photo est sur Twitter». Et la collégienne de montrer sans grande émotion la tête coupée et ensanglantée de son professeur.

https://www.20minutes.fr/societe/2887455-20201017-attentat-conflans-enseignants-face-risque-autocensure-proteger-contestations-cours

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/des-centaines-de-personnes-rassemblees-a-rouen-en-hommage-a-l-enseignant-assassine-a-conflans_36864665.html

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-professeur-decapite-appel-a-un-rassemblement-dimanche-a-caen-7018968

https://actu.fr/normandie/les-andelys_27016/eure-aux-andelys-les-drapeaux-sont-en-berne_36861048.html

https://actu.fr/normandie/evreux_27229/conflans-saint-honorine-la-famille-du-suspect-interpellee-a-evreux-eure_36862010.html

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/un-professeur-d-histoire-decapite-pres-de-paris-le-parquet-antiterroriste-saisi-20201016

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-professeur-decapite-a-conflans-aurait-il-du-etre-protege-20201017

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/professeur-decapite-l-etat-sera-aux-cotes-des-enseignants-pour-les-proteger-affirme-jean-michel-blanquer-20201017

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/professeur-decapite-dans-le-val-d-oise-des-enseignants-eux-aussi-sont-desormais-en-danger-20201016

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/professeur-decapite-un-hommage-national-sera-rendu-20201017

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/ces-faits-qui-font-craindre-de-nouveaux-attentats-islamistes-en-france-20200924

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pascal-bruckner-c-est-une-declaration-de-guerre-qui-doit-etre-traitee-en-consequence-20201016

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/professeur-decapite-la-communaute-tchetchene-horrifiee-20201017

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/islamisme-a-l-ecole-nous-avons-perdu-vingt-ans-20201012

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/la-liberte-contre-les-barbares-20201016


Dernière citation, pour finir:

https://www.causeur.fr/samuel-paty-caricatures-eragny-terrorisme-185333

Samuel Paty, récit de la chasse à l’homme d’un hussard noir

Si pour l’heure nous manquons d’informations complètes sur le terroriste islamiste à l’origine de l’attentat survenu devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, nous pouvons d’ores et déjà affirmer qu’il n’est pas le seul coupable de ce crime, car Samuel Paty a été la victime d’une campagne massive, mensongère et haineuse au nom de la lutte contre « l’islamophobie », cette même lutte qui vise à instaurer le délit de blasphème pour l’islam en France.


Ce vendredi, Samuel Paty, 47 ans, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois-d’Aulne a été égorgé à Conflans-Sainte-Honorine. L’assaillant est un homme de 18 ans né à Moscou qui aurait hurlé « allah akbar » avant d’assassiner sa victime. Il a été abattu par la police quelques rues plus loin du lieu du crime, à Éragny-sur-Oise, un couteau à la main.

Comment cet enseignant s’est-il retrouvé dans le viseur des islamistes ? 

C’est sur les réseaux sociaux que le lynchage aurait commencé…

À travers une vidéo publiée sur Facebook, le père d’une élève de 4ème, Brahim C., appelle tous les parents des camarades de sa fille à se mobiliser contre un enseignant d’histoire-géographie qui aurait montré pendant son cours « la photo d’un homme tout nu » pour le désigner comme étant le « prophète des musulmans ».

« Quel est le message qu’il a voulu passer à ces enfants ? Quelle est la haine ? Pourquoi cette haine ? » se demande Brahim C.. Il explique que lors de l’un de ses cours, l’enseignant aurait demandé aux élèves musulmans de lever la main puis de quitter la salle de classe. Sa fille de 13 ans aurait refusé de sortir et a été choquée suite à la diffusion de la fameuse « photo ». Toujours dans la même vidéo, le père explique que sa fille aurait été sanctionnée, exclue du cours pendant deux jours, car elle avait refusé de quitter la salle de classe à la demande du professeur.

« Si vous pensez comme moi que l’on doit dire STOP, ne touchez pas à nos enfants, envoyez-moi un Smessage au 06 XX XX XX XX », c’est la conclusion que le père adresse aux parents d’élèves des 4ème du collège… Il fait vœu d’une action collective contre ce professeur qu’il qualifie de « voyou qui doit aller s’éduquer lui même », un homme visiblement nuisible pour les élèves et qu’il soupçonne, toujours selon ses dires, d’agir de « cette façon » à l’école depuis des années.

Dans une autre vidéo, la fille de Brahim C. et élève de la victime prend la parole à son tour. Elle y relate sa version de l’incident qui l’a opposée à son enseignant. Avant qu’elle ne puisse s’exprimer, l’homme qui tient la caméra, Abdelhakim Sefrioui, un islamiste qui sévit sur le territoire français depuis les années 80, connu pour son soutien au Hamas et membre du Conseil des imams de France, déclare que « L’abject a encore eu lieu. Nous avons assisté cette semaine à la réponse d’un voyou, qui est enseignant, à cet appel du président de la République qui est un appel à haïr les musulmans, à combattre les musulmans, à stigmatiser les musulmans ». Interrogée par Sefrioui, la version de Zaina est légèrement différente de celle de son père:

« On était en train de faire un cours sur l’islam et le prof a dit aux musulmans de lever la main (…) et qu’il va montrer une image qui va peut-être choquer, que si on voulait, on pouvait sortir du cours » raconte-t-elle. La jeune fille ajoute que l’image en question était celle du « prophète Mahomet sans vêtements et que le professeur l’avait montrée comme ça ». Elle exprime son choc et insiste sur le fait que « même les élèves non-musulmans » avaient été à leur tour choqués à la vue de l’image. « Ils ne nous respectent pas, pour eux nous ne sommes pas leurs égaux alors que nous sommes des humains comme eux » dit-elle, indignée.

L’enseignant aurait fait savoir à cette élève qu’elle dérangeait son cours et l’aurait exclue parce qu’elle aurait « exprimé » son ressenti, qu’elle était offensée. « Pourquoi s’en prend-il à notre religion ? Je ne vais plus aller à son cours », témoigne cette élève qui considère que ces images n’avaient pas leur place dans un cours d’histoire-géographie, que l’intention du professeur était de cibler l’islam dans le but de « rabaisser les élèves musulmans » de sa classe.

Campagne diffamatoire 

Le professeur aurait donc laissé le choix à ses élèves et pris en compte leur sensibilité avant de procéder à la diffusion des images. Il avait anticipé l’émoi que cela aurait pu provoquer chez certains de ces élèves musulmans. Il n’a donc pas juste exclu des élèves de son cours en raison de leur confession.


 

La réaction, ferme, d'Hervé Morin, président de la Normandie:

https://www.ouest-france.fr/normandie/herve-morin-a-travers-l-ecole-c-est-nous-tous-qui-sommes-attaques-7018969

Hervé Morin : « À travers l’école, c’est nous tous qui sommes attaqués »

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Le Président de la Région Normandie, Hervé Morin, a fait part de son indignation après l’assassinat d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine. Il appelle à « des réactions législatives extrêmement fermes ».

En déplacement dans la Manche pour assister à l’assemblée générale de l’association des maires du département, ce samedi 17 octobre 2020, le président de la Région, Hervé Morin, a vivement réagi à l’attentat qui a visé un professeur, vendredi, à Conflans-Sainte-Honorine. « Les maires, comme les professeurs, font partie des piliers de la République. Cet événement est extrêmement grave. À travers l’école, c’est nous tous qui sommes attaqués. Avec cet acte terroriste, c’est une terreur que l’on veut imposer au pays. »

Et de conclure : « J’appelle à une réaction collective. C’est un lourd moment pour notre pays. J’ai demandé aux parlementaires des réactions législatives extrêmement fermes, pas simplement des mots. »

 

MORT DE LA NORMANDIE: REFUTATION d’ANTOINE GRUMBACH (Le Monde, 16 octobre 2020)

Réfutation d'Antoine Grumbach (Tribune d'Antoine Grumbach paru dans Le Monde daté du 16 octobre 2020 présenté ici avec nos commentaires critiques) "La bêtise insiste toujours."    Albert Camus

 Avertissement au lecteur: l'auteur de cette tribune réussit le tour de force de ne jamais nommer une seule fois le nom de Normandie pour évoquer, une fois de plus, son obsession consistant à étendre la mégalopole parisienne jusqu'au Havre en suivant la vallée de la Seine...

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Les lamentations du Nouveau Maître de Rouen adressées à l’Etat central

Jerusalem! Jerusalem! convertere ad Dominum Deum tuum!

"Jérusalem, Jérusalem! Convertis toi à ton Dieu": dans l'Ancien Testament, c'est le refrain pathétique des Lamentations attribuées au prophète Jérémie qui se désole de la destruction de Jérusalem après la conquête du roi néo-babylonien Nabuchodonosor...

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Ce texte a été abondamment mis en musique à l'occasion de l'office des Leçons de ténèbres autrefois célébré par l'Eglise catholique pendant les jours de la Semaine Sainte précédant le dimanche de Pâques: François Couperin en a composé une admirable...

Mais il n'est pas certain que celle que nous chante l'oiseau qui se prend pour le Nouveau Maître de Rouen soit aussi harmonieuse.

Le texte à lire, ci-après, et laissé sur le compte d'un réseau social bien connu est lamentable dans le double sens de ce mot:

Lamentable puisqu'il s'agit d'une lamentation au sujet de notre métropole normande qui subit une nouvelle avanie. Lamentable car c'est aussi une lamentation... lamentable quant à sa pauvreté symbolique et son manque de perspective politique!

Pour résumer le propos, on dira que la main qui nourrit le chien peut aussi le frapper au nom d'un intérêt général supérieur que seul le maître du chien est capable de définir. En conséquence, le chien se met à gémir tout en grognant avant de japper de nouveau vers son maître avec le fol espoir d'une... récompense.

On vous laisse lire ce qui suit avec la lumière de la métaphore canine qui précède...

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158465564362900&id=657012899#_=_

Screenshot_2020-10-15 #Coronavirus les territoires les plus durement - Nicolas Mayer-Rossignol Facebook

Si le Nouveau Maître de Rouen était réellement fier d'être Rouennais et Normand, il aurait pu déclarer ceci:

Rouen et sa métropole ne sont pas seuls face à l'adversité de la pandémie. Nous sommes Normands et Conquérants et savons quoi faire dans les épreuves. Nous espérons pouvoir compter sur la solidarité des concitoyens de toute la Normandie.

Nous allons nous mobiliser tous ensemble, citoyens et élus de notre belle métropole qui est celle de tous les Normands.

Je propose la création d'un conseil de défense économique de la métropole de Rouen avec tous les acteurs de notre société civile et j'invite le président de la région Normandie premier partenaire institutionnel et financier de notre métropole ainsi que le préfet de région qui représente l'Etat à participer à nos travaux pour qu'ensemble nous mettions dès que posssible en oeuvre une solidarité générale pour Rouen et sa métropole, premier bassin d'emplois de notre région.

Vive Rouen, vive notre métropole! Vive la Normandie!

Albert Camus disait: "mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde."

Le prophète Jérémie dans ses fameuses lamentations qu'on lui attribue dit aussi à peu près la même chose...

Car ce n'est ni le moment de régler des comptes politiciens et encore moins de faire la leçon aux autres autorités voire de destabiliser celles qui, naturellement, doivent se porter au plus vite au chevet de la métropole de Rouen (la région et la préfecture) en annonçant des mesures et des initiatives sans que ces dernières n'en soient réellement avisées.

Ce vendredi 15 octobre 2020, on se souviendra de la grande pagaille rouennaise sur les bords de la Seine: conseil de défense économique en visio-conférence au siège de la métropole, rive gauche, et présentation du plan de relance régional à la préfecture, rive droite, en présence du président de région et du préfet de région...

Rouen n'a pas besoin d'un nouveau Nabuchodonosor pour se faire déconstruire... Visiblement, le chant d'un rossignol semble suffire!