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Forêt monumentale et Halloween : La nature pour les enfants !

Que ce soit au Jardin des Plantes  ou les monstres et fantômes sont à l’honneur, ou dans la Forêt Verte qui devient monumentale, les idées de balades nature et
ludiques avec les enfants ne manquent pas  autour de Rouen en ce moment.  Nous vous proposons de découvrir en photos ces deux   indispensables des vacances qui
approchent.

Forêt Verte, Forêt Monumentale

Présentation officielle de la Forêt Monumentale:

(Forêt située entre Bois-Guillaume et Houppeville, photos de Joh Frey, présentation issue du site : http://www.laforetmonumentale.fr/)

 

La Forêt Monumentale, initiée par la Métropole Rouen Normandie en collaboration avec l’ONF, vous propose un parcours d’œuvres monumentales en forêt Verte. Cette exposition durable est
programmée de septembre 2019 à septembre 2021.

Plus de 400 projets d’artistes du monde entier ont été déposés assurant un rayonnement international à cette manifestation.Vous découvrirez ici les 13 installations lauréates qui offrent chacune
une proposition artistique permettant d’appréhender la forêt autrement en favorisant la mise en scène de la nature environnante. Ce parcours unique de 4 kilomètres vous permettra de découvrir ou
redécouvrir, en autonomie, notre patrimoine forestier couvrant 1/3 du territoire métropolitain à travers le prisme de l’artistique et du ludique. Cette exposition s’inscrit dans un important
travail de valorisation et de sensibilisation des trois forêts domaniales labellisées Forêt d’Exception® mené par la Métropole Rouen Normandie avec l’ONF. Engagée dans la lutte contre le
réchauffement climatique, la Métropole a lancé une COP 21 locale pour mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire, qui a abouti à la signature de son Accord de Rouen, signé fin 2018. Cette
exposition qui valorise la qualité de vie, le retour aux sources et la mise en lumière du patrimoine naturel du territoire, s’inscrit pleinement dans cette démarche.

 

 

Pour en savoir plus sur les  artistes et leurs œuvres :

(Infos de Rouen Tourisme : https://www.rouentourisme.com/la-foret-monumentale-13-projets-pour-un-parcours-unique/)

 

  • Aiora – Laurent Martin (France)

 Dans un scénario artistique, l’œuvre monumentale (20 mètres de long) de Laurent Martin constituée en bois de palette et acier fait appel à l’histoire de la fête des balançoires (Aiora en
grec). Cet arbre étendu au sol et déraciné annonce par sa décomposition la fin de sa vie mais surtout le début de nouvelles vies. Le public y retrouve des balançoires suspendues, parfois par une
seule corde comme des fruits mûrs prêts à tomber.

 

  • A piece of conversation – Fredrik Raddum (Norvège)

 Venu de Norvège, l’artiste plasticien Fredrik Raddum  vous propose d’écouter la nature et plus précisément un rocher.  Fait de laiton et de roche, cette œuvre de 5 mètres de long
renvoie à la notion de dialogue entre la nature et l’homme. Écouter la nature, c’est aussi déclencher une réflexion sur des problèmes personnels et mondiaux.

 

  • Pinscreen – Collectif Parenthèse (France)

 Voici une œuvre de 15 mètres linéaires qui sera un objet vivant au fil des passages et des rencontres. Pensée par le Collectif Parenthèse, l’installation propose plusieurs parcours
ludiques. Ce sont les visiteurs qui font évoluer l’œuvre. Un compte Instagram et un hashtag #Pinscreen permettent de suivre l’évolution de cette création.

 

  • Nidhögg – Camille Bellot et François Pottier (France)

 Voyagez dans l’imaginaire et explorez autrement la forêt, c’est le pari des artistes Camille Bellot et François Pottier. Ils utilisent la figure du serpent-dragon qui traverse les contes et
les légendes de Normandie. Longue de 28 mètres, fabriquée en bois et pneu recyclé, cette sculpture donne aux alentours un éclairage fantastique au lieu.  Il est possible d’entrer par la
gueule du serpent et d’en ressortir par son ventre.

 

  • La déroutante visite d’un messager du futur – Roland Cros (France)

 Vous ne rêvez pas, c’est un animal de 8 mètres de haut avec huit tentacules qui vous attend au détour d’un chemin. De par sa position, sa taille, sa masse et l’expérience proposée, la
sculpture place les visiteurs dans une position d’humilité. En effet, les rapports d’échelle sont inversés et ceux-ci imposent un respect nouveau.

 

  • Silva Connection – François Arnawout (France)

 Fait de bois et de miroir, « Silva Connection » a pour idée principale de lier l’Homme et la nature.  Constituée de 128 tubes rectangulaires en inox poli, déployée comme un
escargot sur 25 mètres linéaires, l’œuvre créé la surprise et plonge le visiteur dans une expérience unique d’un câlin avec un arbre.

 

  • Undercurrent – Helen Evans et Heiko Hansen (France et Grande-Bretagne)

 Quand on mélange les inspirations artistiques françaises et britanniques, le résultat est souvent détonnant. Avec « Undercurrent », ces deux artistes proposent d’interroger le
public sur les besoins en ressources énergétiques dans nos sociétés contemporaines. Fabriquée en acier, cette structure de 12 mètres de haut met en scène l’accident d’un pylône électrique rouge
et blanc. Le contraste avec l’environnement boisé de la Forêt Verte interpelle le visiteur sur ces lignes à hautes tensions qui parcourent nos paysages.

 

  • La table des géants – LVPH Architectes et Paul Humbert (Suisse)

 Quand on parle d’œuvre monumentale, on parle aussi de démesure. Cette table des géants illustre très bien ce nouveau rapport d’échelle. Avec une table de 14 mètres de long accompagnée de
chaises de 4,50 mètres de haut, c’est à l’idée de table de banquet que le visiteur est renvoyé. A l’époque romaine ou médiévale, le banquet était un moment de cohésion sociale. Aujourd’hui, cette
installation est une invitation à se rassembler.

 

  • Wonder wind – Pedro Marzorati (Argentine)

 Tout droit venu d’Argentine, Pedro Marzorati aime s’inspirer du changement climatique. C’est à nouveau le cas dans cette œuvre située à 5 mètres du sol. Cette installation parlera aux
visiteurs des conséquences du changement climatique en évoquant le passage d’un tempête. Fragilité de l’habitat, reconstitution, déplacements, les évolutions sont nombreuses et les adaptations de
l’Homme face à l’environnement sont largement mises en évidence grâce à cette œuvre.

 

  • Le Bal – Nathan Crouzet et Marie-Hélène Richard (France)

 C’est l’histoire d’une collaboration entre un architecte et une artiste plasticienne avec comme idée principale, la mise en garde sur le déclin de la biodiversité. Avec ses 8 mètres de
diamètre et sa structure faite de bois et de miroir, cette installation se voit de loin et attire facilement les visiteurs à rejoindre cet espace architectural. Cette invitation à lier les Hommes
et les oiseaux sous ce grand lustre est une expérience unique à ne pas rater dans ce parcours de la Forêt Monumentale.

 

  • Mobil home – Jérémie Rigaudeau (France)

 Avec humour et décalage, Jérémie Rigaudeau aborde la place de la nature dans un contexte où les bouleversements environnementaux sont nombreux. Perché à 4 mètres de hauteur et constitué de
résine et de métal, ce cyclope monumental prend la forme d’un refuge mobile prêt à migrer rapidement vers des contrées plus favorables.

 

  • Face à face – Thomas Voillaume (France)

 L’artiste plasticien Thomas Voillaume propose une sculpture de 4 mètres de hauteur représentant la tête d’un géant posée sur le sol. Cette tête donne l’impression de venir d’une autre
réalité, sortant de terre, perdue dans la forêt. Grâce aux reflets dans les lunettes de ce géant, l’œuvre devient interactive. Le visiteur voit son propre reflet apparaître dans le regard du
géant fait de bois et de métal.

 

  • La forêt magnifiée – Ecole élémentaire Gérard Philippe d’Houppeville (France)

Le parcours de la Forêt Monumentale accueille une œuvre réalisée par les élèves de l’école élémentaire Gérard Philippe d’Houppeville accompagnés par Dorian Guérin, architecte et Delphine
Boeschlin, graphiste et artiste. Ce sont 101 élèves du CE2 au CM2 qui proposent cette création artistique et architecturale.

Halloween au Jardin des Plantes

Cette mise en scène du Jardin des Plantes de Rouen, est proposée dans le cadre du mois des Mythes et Légendes, et est visible jusqu’au 20 novembre 2019. Sur place vous pourrez aussi profiter
d’ateliers (sur réservation), d’une maison hantée et de visites contées.

(Photos de Sarah, présentation issue du site : https://www.rouen.fr/mythesetlegendes)

 

Présentation générale du mois des Mythes et Légendes au Jardin des Plantes de Rouen :

 

Exposition chrysanthèmes :

Du 19 octobre au 20 novembre 2019, les jardiniers du Jardin des Plantes proposent une mise en scène florale au cœur du jardin avec les fleurs d’automne par excellence, les chrysanthèmes. Cette
année encore, le thème tournera autour des mythes et légendes. Arboré de ses couleurs d’automne, le Jardin des Plantes est agrémenté d’un décor de chrysanthèmes auquel s’ajoute une ambiance
hantée par des fantômes, des dames blanches et d’autres silhouettes mystérieuses.

 L’exposition est à voir en accès libre dans le jardin tous les jours de 8h à 18h45.

 

Ateliers :

Citrouilles et sorcellerie sont au programme d’une série de six ateliers, ouverts aux petits et aux grands, proposés par l’équipe d’animation du Jardin des Plantes :

  • COMPLET – Samedi 19 octobre 2019 de 10h à 12h : « Taille de citrouilles » (Tout public) – 20 personnes
  • COMPLET – Mercredi 23 octobre 2019 de 14h à 16h : « Taille de citrouilles » (Tout public) – 20 personnes
  • Dimanche 27 octobre 2019 de 14h à 16h : « À la découverte des plantes de la sorcellerie » (Public adulte) – 40 personnes
  • COMPLET – Mercredi 30 octobre 2019 de 14h à 16h : « Citrouilles, potirons, coloquintes, venez découvrir les courges de l’automne » (Tout public) – 15 personnes

Les ateliers sont gratuits et se dérouleront dans la serre atelier, située dans le groupe des 7 serres au milieu du jardin.

S’inscrire aux ateliers « Mythes et légendes »

 

Visite contée « secret de jardin » :

Dimanche 20 octobre 2019 à 15h.
Visite contée du jardin des plantes ou se mêle histoire de sorcière et pacte avec le diable.

Rendez-vous devant l’entrée place des Martyrs de la Résistance.
Gratuit sans réservation.
En partenariat avec la métropole Rouen Normandie.

 

Soirées Francky et son aventure extraordinaire :

Les vendredi 25 et samedi 26 octobre 2019 à partir de 20h suivez la piste de Francky, petite créature qui parcourt le monde à la recherche de son inventeur et de ses origines.

Son périple l’oblige à voyager dans des mondes fantastiques rencontrant des personnages des plus étranges : des zombies, des gobelins, des fantômes, des squelettes et bien d’autres monstres !

Les créatures et les phénomènes étranges que vous y trouverez vous feront rire ou hurler de peur ! Attention, dans cette aventure votre guide sera votre seul ami… mais ne lui faites pas
confiance !!!

Inspirée à la fois des maisons hantées américaines et des trains fantômes que l’on connaît tous, vous pourrez découvrir deux parcours proposés par Night Legends Pictures :

  • Parcours intérieur dans le Pavillon XVIIème : Vous emprunterez les couloirs de cette animation remplie de surprises dans une ambiance magique et horrifique. (Cabinet de
    curiosité, parcours dans l’obscurité, shoot zombies…)
  • Parcours extérieur dans le jardin : Vous découvrirez le jardins des plantes comme vous ne l’avez jamais vu. A la nuit tombée, un guide vous conduira sur ces sentiers
    inexplorés de ce domaine inquiétant !

Des ateliers pour les enfants seront en libre accès durant toute la soirée (maquillage, dessin, taille de citrouille). En fonction de la météo, pensez à prévoir des vêtements chauds.

Une petite buvette sera proposées avec boissons chaudes, crêpes et gaufres.

Les personnes souhaitant venir déguisées sont bien évidemment les bienvenues !

 

Informations pratiques  pour la maison hantée :

Tarif : 3€ par participant

Ouverture des inscriptions en ligne le lundi 21 octobre 2019 à 18h (lien en haut de cet article).

Le parcours intérieur dans la pavillon XVIIème dure environ 10 à 15 minutes. Il s’effectue par groupe de 5 personnes. Un départ toutes les 10 minutes à partir de 20h (dernier départ à
23h50). Le parcours extérieur dans le jardin dure 20 à 25 minutes. Il s’effectue par groupe de 10 personnes. Un départ toutes les 10 minutes à partir de 20h (dernier départ à 23h50).

Entrée pour la soirée située rue Dufay. Les parcours sont déconseillés aux enfants de moins de 12 ans.


Grève SNCF le 15 octobre 2019

Changements d’horaires et conditions de travail dégradées..

Qui ?

 Les syndicats des cheminots normands et parisiens appellent à la grève ce mardi 15 octobre 2019

 

Pourquoi ?

 Les cheminots se mobilisent contre les conséquences des changements des horaires pour l’année 2020 en Normandie et contre les conditions de travail des agents de la SNCF.

 

Concernant les conditions de travail, voici les propos de David Lepennetier, secrétaire du syndicat Sud Rail Normandie. :

« La souffrance au travail et la pression managériale en Normandie ne sont plus supportables. Les contrôleurs se font sanctionner parce qu’ils ne mettent pas assez de procès verbaux. Et nos
agents subissent de plus en plus d’agressions… »

 

Concernant les changements d’horaires, nous vous proposons un résumé du collectif d’usagers SOS Gares :

« Non seulement les cheminots et les usagers craignent de nombreux retards mais ils protestent contre les nouveaux horaires qui organisent la suppression de nombreux trains avec leur remplacement
pour certains par des cars, la suppression de nombreux arrêts, la fermeture de guichets et la diminution de leurs horaires d’ouverture. Pour mieux préparer l’ouverture à la concurrence, la Région
Normandie et la SNCF cassent le service ferroviaire ! »

 

 Les perturbations :

 Voici les prévisions des perturbations sur les lignes normandes :

 Paris-Vernon-Rouen (TER) : 1 train sur 2

Rouen-Caen (TER) : 2 trains sur 3

Rouen-Le Havre (TER) : 3 trains sur 4

Rouen-Dieppe (TER) : 1 train sur 2

Yvetot-Rouen-Elbeuf (TER) : 1 train sur 3

Paris-Vernon-Rouen (TER) : 1 train sur 2

Paris-Mantes-Evreux-Serquigny Serquigny : 1 train sur 2

Paris- Rouen-Le Havre (Intercités) : 1 train sur 2

Paris-Vernon-Rouen (Intercités) : 3 trains sur 4

Paris-Evreux-Serquigny (Intercités) : pas de train


Grève EDF le 17 octobre 2019

Les syndicats unis contres Hercule

Qui ?

L’intersyndicale réunissant la CGT, la CFE CGC, la CFDT et FO , appelle tous les salariés du groupe à la grève le 17 octobre 2019

 

Pourquoi ?

Ils protestent contre le projet de réorganisation  « Hercule ».

 

Dépêche de Reuters :

– Les syndicats d’EDF ont appelé samedi à une deuxième journée de grève nationale le 17 octobre pour exiger le retrait du projet de réorganisation de la compagnie électrique. L’intersyndicale
réunissant la CGT, la CFE CGC, la CFDT et FO déclare dans un communiqué « prendre acte de l’ouverture du dialogue et des légères avancées » enregistrées depuis la grève du 19 septembre qui avait,
selon elle, entraîné des baisses de production allant jusqu’à 9.000 mégawatts. Mais elle dénonce le fait que la concertation sociale se déroule « sous l’épée de Damoclès du projet Hercule » et dit
en appeler directement à l’Élysée pour obtenir un rendez-vous et l’abandon du projet.

« A défaut de réponse élyséenne, appel à une journée de grève nationale le 17 octobre », précise le communiqué.

 

Les syndicats voient dans le projet Hercule porté par la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, un premier pas vers le démantèlement et la privatisation d’EDF. Ils avaient demandé
le mois dernier au gouvernement et à la direction d’EDF de retirer ce projet d’ici au 10 octobre sous peine de lancer de nouvelles actions.

 

Texte de l’intersyndicale sur la situation, et proposant un soutien par le biais d’une pétition :

La grève nationale du 19 septembre dernier a atteint un niveau historique de mobilisation du personnel. L’Histoire retiendra l’attachement des salariés à l’intégrité d’EDF et aux valeurs de
service public que le Groupe doit porter. Celles-ci doivent être au cœur d’un projet industriel dont les véritables enjeux sont la pérennité du service public de l’électricité et la lutte
contre le dérèglement climatique. Les personnels savent se mobiliser lorsque leurs entreprises et leurs emplois sont attaqués. 
 
Malheureusement, en l’état, cela n’a pas suffi pour que le Président d’EDF retire le projet « Hercule ». 
 
Ce projet de scission « Hercule » est de fait simplement décalé en 2020 afin de permettre au Gouvernement et au Président d’EDF de trouver, avec Bruxelles, une solution technique et pérenne
en faveur d’une nouvelle régulation du nucléaire, alors que cette dernière est nécessaire à l’avenir d’EDF et possible sans « Hercule ».

Pour mieux comprendre la situation et le jeu de « ping-pong » suite aux rencontres avec la Ministre E.BORNE et avec le Président d’EDF, les organisations syndicales vous proposent de participer
à partir du 10 octobre à des réunions d’information, assemblées générales et débats.

Lors de ces réunions, et sans réponse favorable du Gouvernement à notre demande intersyndicale de retrait du projet de scission d’EDF, nous engagerons ensemble la mobilisation de toutes et
tous pour que le 17 octobre, les salariés disent de nouveau clairement non à « Hercule ».

Par conséquent et pour faire évoluer la posture du Gouvernement et du Président d’EDF, en appui des grèves, signez la PÉTITION INTERSYNDICALE DEMANDANT LE RETRAIT D’HERCULE.

 

Vous retrouverez la pétition entre autre ici : https://www.cgt-energies77.fr/fr

 

Les perturbations :

Pas de perturbations annoncées pour les citoyens


Parole de citoyen(e)s (5) : Gilets Roses, le combat se poursuit

Parole d’assistant(e)s maternel(le)s

Nous suivons et soutenons depuis de longs mois le combat des assistant(e)s maternel(le)s  pour sauver leur particulière et indispensable profession, en effet, c’est bien un sursis  qui
pèse au dessus de leur tête, avec des propositions de lois incompatibles à leur activité. Il y a deux jours nous avons reçu un mail de la part de Carole Fontaine, membre du collectif des
assistant(e)s maternel(le)s « les Gilets Roses » et référente des départements 27 et 76, ce mail fait le point sur la situation et les attentes du collectif. Par soucis de transparence et
toujours dans l’esprit de laisser la parole aux citoyens, nous avons décidé de vous le proposer tel-quel, pour que vous compreniez les enjeux actuels et les luttes à venir. C’est donc ce texte
que vous retrouvez ci-dessous, n’hésitez pas à le partager de manière citoyenne, et si vous faites parti d’un média et souhaitez en savoir plus ou relayer à votre tour cet important combat,
n’hésitez pas à prendre contact avec le collectif directement.

 

Groupes Facebook pour contacter le collectif :

Pour la Seine-Maritime et l’Eure : https://www.facebook.com/groups/554212238420728/

Le groupe général : https://www.facebook.com/groups/1942189282544547/.

 

Nos précédents articles sur le sujet :

https://www.alternative76.fr/2019/01/24/les-assistant-e-s-maternel-le-s-plus-mobilis…

https://www.alternative76.fr/2019/03/04/gilets-roses-les-assistantes-maternelles…

https://www.alternative76.fr/2019-03-22-parole-de-citoyen-ne-s-2-les-gilets-roses…

https://www.alternative76.fr/2019/04/11/pour-les-gilets-roses-le-combat-conti….

https://www.alternative76.fr/2019/08/16/on-l%C3%A2che-rien…

Lettre aux médias et relais d’informations :

Madame, Monsieur,

 

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis janvier 2019 l’État a mis en place un système d’exonération des heures complémentaires et supplémentaires pour tous les salariés.

 

Qu’en est-il des assistant(e)s maternel(le)s employé(e)s par un particulier ?

Pourquoi les assistant(e)s maternel(le)s en ont assez d’attendre ?

 

 

Explications :

 

Depuis le 1er janvier 2019, les rémunérations dues au titre des heures supplémentaires et complémentaires des salariés bénéficient d’une réduction de la part salariale des cotisations d’assurance
vieillesse* et d’une exonération d’impôt sur le revenu**.

 

En urgence, l’État a imposé aux entreprises la modification de leurs logiciels de paye. (Les 6 premiers mois, aucune majoration ni pénalité ne sera appliquée aux régularisations effectuées sur
les exonérations liées aux heures supplémentaires de 2019).

 

Mais qu’en est-il chez les salariés du particulier employeur tels que les assistant(e)s maternel(le)s ?

 

Dix mois se sont écoulés et Pajemploi n’a pas su mettre son logiciel en conformité avec les directives de l’État quant à la défiscalisation et la désocialisation de ces heures complémentaires et
supplémentaires.

 

Qui est Pajemploi ? Pajemploi, géré par l’URSSAF, est l’organisme mandaté par l’État pour gérer et éditer les bulletins de salaire des assistant(e)s maternel(le)s suite aux déclarations
préalables des parents employeurs.

 

*Décret n° 2019-40 du 24 janvier 2019 publié au JORF 0021 du 25 janvier 2019

 

**Article 2 de la loi 2018-1213 du 24 décembre 2018

 

 

L’effet « boule de neige » et les conséquences depuis janvier 2019 :

 

Le particulier employeur déclare un salaire net erroné….donc ne perçoit pas les bons montants de ses aides !

 

L’assistant(e) maternel(le) ne perçoit pas le bon salaire….

 

Pajemploi va communiquer des revenus erronés au centre des Impôts pour 2019 ….. Qui en portera la responsabilité ? Les assistant(e)s maternel(le)s, les parents ou Pajemploi ?

 

Quelles seront les conséquences pour les assistant(e)s maternel(le)s ?

 

Le particulier employeur, lorsque le logiciel sera mis au norme, devra modifier ses déclarations auprès de Pajemploi …. Est-ce que tous les parents le feront ? Cela risque d’être très
contraignant et fastidieux pour certains particuliers employeurs.

 

Le particulier employeur va devoir rembourser ensuite une somme correspondant à l’exonération de ces heures à son assistant(e) maternel(le) …..

 

Comment contacter les anciens parents employeurs afin qu’ils changent leurs attestations, régularisent les salaires et modifient l’attestation Pôle emploi ?

 

 

 La nouvelle lutte des « Gilets Roses »

 

Le collectif des assistants maternels en colère « les Gilets Roses » dénonce cette situation…

 

« Arrêtons les dégâts ! Depuis des années, les assistant(e)s maternel(le)s réclament un “vrai” bulletin de salaire. Le BS que nous avons est trop simplifié et cela engendre de gros problèmes !
Pajemploi doit rectifier la situation et nous fournir un bulletin de salaire comprenant notamment les heures défiscalisées mais également complet et conforme tel que nos salaires déclarés en brut
et non en net comme tout salarié ! »

 

327 000 assistant(e)s maternel(le)s et 850 000 parents se trouvent pénalisés à cause d’un logiciel que Pajemploi n’a pas su mettre en conformité dans le temps imparti par l’État !

 

“Nous attendons depuis 10 mois la régularisation de l’exonération liée aux heures supplémentaires et complémentaires. Nous ne pouvons plus attendre ! Pajemploi doit bouger et doit trouver une
solution rapidement. Nous avons assez patienté ! Nous, la solution nous l’avons ! Qu’on nous fasse enfin un vrai bulletin de salaire et une bonne partie de nos problèmes seront résolus ! ”

 

Cette lettre à pour but de vous sensibiliser, vous médias, à notre cause. On dit souvent que les médias sont la voix du peuple, alors AIDEZ-NOUS À NOUS FAIRE ENTENDRE.

 

Je reste disponible pour discuter avec vous de notre cause. Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie, Monsieur, Madame, de bien vouloir recevoir mes plus respectueuses
salutations.

 

Carole Fontaine

Membre du collectif des assistant(e)s maternel(le)s « les Gilets Roses »

et référente des départements 27 et 76

 

 

Ci-joint à ce courrier la liste de ce qui ne va pas à la base sur le bulletin de salaire de Pajemploi :

 

Ce qu’il manque sur le BS Pajemploi :

 Le taux horaire (il n’est indiqué uniquement que si HC/S effectuée(s))

 Le taux horaire majoré (il n’est pas indiqué sur le BS)

 Détail des montants des IE (nous n’avons que le montant total)

 Les heures déduites (les heures d’absence ne sont pas indiquées)

 Les absences et motifs (maladie/AT/CM…)

 Les absences de l’enfant (rémunérés ou non suivant le cas)

 Détails de chaque enfant en cas de fratrie

 Nombre de semaines d’accueil/an

 Les heures et les jours d’accueil réellement effectuées

 Type de contrat (CDI, CDD, AC/AI)

 Jours fériés (travaillés ou non/Majorés ou non)

 Les heures complémentaires et supplémentaires séparées (aujourd’hui, on ne les distingue pas car elles sont déclarées ensemble alors que les HS sont majorées)

 Les heures déclarées non arrondis (ça fausse le calcul)

 Le montant des CP (non indiqué)

 Date du préavis (non indiquée)

Les heures C/S non exonérées (inexistantes=

 CP acquis (non indiqués)

 CP pris/restant (non indiqués)

 La méthode de paiement des CP (non indiqué)

 Date d’embauche (non indiquée)

 Mode de paiement (chèque, virement bancaire, espèces, via Pajemploi+) (non indiqué)


Incendie Lubrizol : Les infos utiles sur les analyses, le point sur l’enquête..

Essayer de comprendre…

Cela fait déjà une semaine que l’incendie du site Lubrizol de Rouen s’est déclaré, et la population est toujours dans le flou le plus complet.  Quoi faire ? Ou ne pas faire ? Que penser des
messages officiels « rassurants », des avis  contraires des scientifiques, intervenants sur le site et habitants ?  Pour nous il s’agit du troisième article sur le sujet, présenté un peu
comme une revue de presse, pour essayer de comprendre les dernières informations sur les analyses, sur la mobilisation et sur l’enquête. Bien sur dès que nous aurons d’autres informations, un
nouvel article verra le jour.

 

NDLR : Pour nous, nul intention d’affoler ou à l’inverse de rassurer, juste l’envie comme tout le monde, de savoir, savoir ce qui nous attend, nous habitants des secteurs concernés, savoir aussi
ce qui attend les terres et cultures et savoir ou en est l’enquête !

 

Pour celles et ceux qui le souhaitent, n’hésitez pas à faire un tour dans nos autres articles sur le sujet :

Incendie de l’usine Lubrizol : contexte, bilan et témoignages et Incendie Lubrizol : 2ème bilan et reportage sur le site

La mobilisation citoyenne s’accélère :

La mobilisation des citoyens pour savoir ce qui s’est vraiment passé ainsi que les conséquences réelles à court et long terme, se poursuit, les collectifs grandissent (plus de 20 000 personnes
dans « Le Collectif Lubrizol ») , les forces convergent et sans tomber dans la psychose, chacun tente d’apporter ce qu’il peut.

 

Les avocats de Rouen par exemple se sont rassemblés  : « Nous allons créer un groupe d’avocats volontaires pour traiter le sujet et répondre aux attentes des plaignants. On
va mettre en place une permanence gratuite et bénévole* pour ceux qui s’estiment impactés et qui ont des questions. C’est du travail de long terme avec des problématiques qui s’inscrivent dans la
durée, sur des mois. On fera le bilan dans un an. » « Pour le moment, ajoute le bâtonnier, je conseille à ceux qui le souhaitent, agriculteurs, professionnels, particuliers, de
préserver les preuves de l’existence d’un préjudice pour en justifier et le quantifier. » dit le Batonnier   Me Guillaume Bestaux dans les pages de Paris-Normandie. Les consultations
gratuites ont lieu les jeudis 3, vendredi 4, lundi 7 et mercredi 9 octobre de 8 h 30 à 13 h, à la Maison de l’avocat, 6 allée Eugène-Delacroix à Rouen.

 

Les maires et autres acteurs de la politique locale, eux aussi ont lancé  un appel au gouvernement pour demander ce qui parait un minimum :

– La transparence

– Un suivi médical

– La reconnaissance de l’état de catastrophe technologique

– La réparation rapide des dommages causés à l’environnement

Il y a déjà plus d’une centaine de signataires de tous les horizons politiques (nous vous proposons cet appel, dans sa version complète sous ce texte, cliquez sur les images pour les agrandir).

Les syndicats de travailleurs sont également mobilisés, étant donné les nombreuses professions touchées de plein fouet par la catastrophe. Ils soutiennent les salariés dans leurs
démarches s’ils semblent touchés par la pollution, participent aux manifestations avec tout l’apport logistique et l’expérience qu’ils ont dans le domaine, ils informent également les salariés
des possibilités de droit de retrait…

 

Mardi soir c’était ensemble que les citoyens, avocats, syndicats et politiques concernés, ont défilé à Rouen.

D’après notre correspondant Alain Jobert, il y avait environ 3000 personnes, plus motivées que jamais !

Si la convergence est quasi totale, c’est qu’à l’heure actuelle, la population est toujours plongée dans l’incertitude, avec des séries d’infos « officielles » qui sont souvent
contredites par des scientifiques, des analyses partielles et qui ne cherchent pas les bon polluants, sans oublier le silence quasi total des dirigeants du site incriminé. Dur dans ces conditions
de ne pas imaginer le pire, et pourtant il y a aussi des infos confirmées qui sont « plutôt » positives, comme les analyses de l’eau potable, qui nous le rappelons, est tout à fait buvable pour le
moment, les nappes phréatiques n’ayant pas été touchées, et  puis les bouteilles amènent elles aussi leur lot de polluants, mais c’est un autre débat… Pour le reste, rien, si ce n’est des
listes de produits chimiques inquiétantes, des témoignages des pompiers et autres forces de secours, ainsi que des habitants, qui sont pour le moins alarmants ( comme nous l’avons vu dans nos
précédents articles..). Voila pourquoi nous avons voulu dans la seconde partie de cet article rassembler les dernières informations sures et vérifiées sur le sujet.

Les dernières analyses décortiquées :

Ce mardi 01 octobre la Préfecture de Seine-Maritime a publié la liste des produits chimiques stockés à l’usine Lubrizol de Rouen.

Une liste qui parait bien abstraite pour le citoyen lambda comme vous et moi, voila pourquoi nous avons cherché à en savoir plus, et épluché les analyses des scientifiques, les articles des
divers médias spécialisés et généralistes,… car force est de reconnaitre une certaine honnêteté à Agnès Buzyn qui a avoué mercredi, à propos des substances qui se sont consumées, que
« personne » ne savait aujourd’hui « ce que donnent ces produits mélangés quand ils brûlent ». contrairement aux messages rassurants du préfet à ce sujet. Malgré tout il y a
quelques certitudes, que nous vous communiquons ci-dessous :

Sur le distillat du pétrole :

Sciences et Avenir nous permet déjà d’y voir un peu plus clair et de déceler déjà un premier sujet d’inquiétude complétement oublié par certains, le distillat de  pétrole, dont on
apprend qu’il peut être mortel et provoquer des cancers :

 

En tout, 5.253 tonnes de produits chimiques ont été détruits, parmi lesquels plus de 60 % d' »additifs multi-usages ». « Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité
présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé [contact cutané, inhalation, ingestion] », explique la Préfecture.

 

« La majeure partie des produits présents sur place sont des produits finis, des additifs pour les huiles. Une partie moins importante sont des matières premières utilisés pour la conception de
ces produits », raconte Lionel Martio, délégué fédéral du syndicat CFE-CFDT Chimie-Energie. « Nous même demandons la transparence la plus totale sur les substances exactes mentionnées dans cette
liste car un produit chimique mélangé à l’air, à l’eau ou à un autre produit chimique entraîne forcément une réaction. »

 

Parmi les substances présentes dans les quantités les plus importantes à l’usine Lubrizol figurent trois types de distillat de pétrole, fraction naphténique légère, hydrotraitée (« Distillates
(petroleum), hydrotreated light naphthenic » en anglais dans le document). En tout, 257.894 kilos de cette substance étaient présents dans l’entrepôt, selon les données de l’exploitant. Or, le
distillat de pétrole est associé à la classe de danger H 304, ce qui signifie qu’il « peut-être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires », selon l’Institut national
de l’environnement industriel et des risques (Ineris). L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ajoute qu’il peut provoquer le cancer.

Sur la sécurisation des fûts de produits toxiques :

Pour le problème des fûts endommagés par l’incendie, une procédure est mise en place, mais rappelons que les pompiers eux, étaient au contact dès les premières heures, pour empêcher que
les substances chimiques n’arrivent à ébullition et donc que lie pire se produise… Voila  ce que dit la préfecture sur la procédure  mise en place ce mardi : 

 

« Pour enlever des fûts altérés par l’incendie, l’entreprise Lubrizol a fait appel à un spécialiste de l’élimination des déchets industriels, qui s’est rendu sur place en début d’après-midi. Une
proposition de dispositif d’élimination a été établie. Sur la base de ces résultats, l’exploitant doit soumettre aujourd’hui ce protocole pour validation à l’inspection des installations classées
qui le proposera après examen à la signature du préfet.

 

Elle comporte les éléments suivants :

– installation d’une tente fermée de 55 m sur 25 m sur la zone contenant les fûts endommagés ;

– la tente sera mise en dépression afin que les flux d’air soient dirigés vers l’intérieur ;

– l’ensemble de la tente sera relié au dispositif pérenne dont est équipé le site pour l’élimination des émissions de mercaptan et d’hydrogène sulfuré ;

– les opérations de manipulation des fûts seront effectuées sous la tente, notamment en déplaçant les fûts dans une benne appropriée en les manipulant à l’aide d’une pelle à pinces ;

-des brumisateurs d’eau seront installés autour de la tente pour intercepter les éventuelles molécules odorantes résiduelles.

 

Dès lundi, l’Ineris a apporté son expertise sur le sujet afin de conseiller l’exploitant et l’inspection des installations classées dans l’élaboration de ce protocole de traitement des fûts
endommagés.

Le préfet de la Seine-Maritime a signé le protocole d’engagement des opérations ce jour 1er octobre. »

Sur le plomb présent dans les suies :

Les premiers résultats d’analyses rapportent également la présence plomb dans les suies retombées, pour le moment impossible d’en certifier la source, car théoriquement Lubrizol n’en
utilise pas, on peut donc supposer qu’il s’agit d’une pollution « plus habituelle et urbaine » du secteur, ce qui pose d’autres questions sur la pollution de l’agglomération rouennaise… Les
conséquences en attendant d’autres analyses sont comme le rappel Paris-Normandie :

 

« En attendant, la préfecture invitent les citoyens à suivre les recommandations émises depuis plusieurs jours : « Éviter de manipuler ces suies et si nécessaire, le faire avec des gants de
ménage, qu’il faut ensuite jeter puis se laver les mains au savon ».

 

Les collectivités locales, elles, doivent « laver à grandes eaux et en portant des protections » toutes les zones qui ont été exposées à ces suies. Enfin, les agriculteurs doivent suspendre leurs
récoltes et consigner les produits récoltés – ainsi que le lait, les oeufs ou le miel collectés – depuis l’incendie. »

Sur le taux de dioxines dans l’air :

Les analyses ont également permis de chiffrer le taux de dioxines dans l’air, un taux rassurant pour certains, inquiétant pour d’autres…

Entre 0,04 et 0,20 nanogrammes d’équivalent dioxines par mètre carré. Des niveaux proches de la « pollution de fond », mesurée à 0,06 nanogramme. Proches, mais parfois tout de même plus de 3
fois supérieurs à la norme, ce qui inquiète certains spécialistes,  » les dioxines restent longtemps dans l’organisme humain et peuvent avoir une toxicité élevée sur le long terme. Ces polluants
peuvent entraîner diverses pathologies comme des cancers,  notamment du sein pour les femmes, et des problèmes au niveau du système immunitaire », explique à BFMTV  Laurence Labat,
biologiste et toxicologue.

Ce 1er octobre fut aussi le jour ou les résultats concernant l’amiante ont été rendus publics, comme nous vous avons déjà parlé du problème de l’amiante dans les précédents
articles, nous vous proposons le texte de la préfecture, qui nous explique qu’il n’y a à priori pas de problème dans l’air, mais qu’il faut faire très attention aux fragments projetés, parfois
très loin :

 

« Les premiers résultats d’analyse relatifs aux prélèvements d’amiante vendredi ont été reçus ce matin mardi 1er octobre.

D’autres résultats seront prochainement disponibles pour les prélèvements postérieurs. Les résultats de prélèvements dans l’air n’ont révélé que des concentrations en fibre inférieures à 3 fibres
par litre d’air, étant précisé que la recherche d’amiante dans les bâtiments s’effectue dans le cadre d’une réglementation fixant le seuil à 5 fibres par litre d’air. Pour les prélèvements sur
les surfaces, aucune fibre d’amiante n’est détectée. Il n’y a donc pas d’anomalie en l’espèce. Un expert de l’Ineris s’est rendu sur site durant la journée de lundi. Cet expert y a effectué des
constats sur l’état réel des toitures en fibro-ciment qui ont été l’objet du sinistre. Ces investigations ont porté à la fois sur les toitures du site Lubrizol ainsi que sur le site Normandie
Logistique.

 

Le constat montre que le mode d’impact ayant conduit à une projection extérieure de ces toitures a été mécanique, lié à l’explosion des fûts. Cela signifie, en adéquation avec les résultats des
prélèvements de Lubrizol analysés par le bureau d’études indépendant agréé, que le risque de diffusion de fibres d’amiante n’est pas avéré. Des fragments de toiture en fibrociment impactés par le
sinistre, se retrouvent aux environs du site et parfois à une distance significative. Ces fragments devront être éliminés par des entreprises spécialisées.

La consigne passée aux riverains identifiant un fragment de toiture en fibrociment sur leur propriété est de ne pas le manipuler.

Un dispositif spécifique d’élimination de ces fragments est en cours d’élaboration et sera communiqué ultérieurement. »

Les causes de l’incendie : Enquête en cours

Cette enquête peut paraitre aux yeux de certains secondaire face au désastre écologique et sanitaire, et pourtant il  est plus que primordiale de découvrir les causes de l’incendie, et ce
pour deux raisons : d’une part déterminer les responsabilités et erreurs des uns et des autres pour éviter que cela se reproduise, d’autre part car déterminer le coupable et les causes, c’est
aussi enclencher tous les processus permettant les indemnisations des victimes, entre autre.

La plainte de Lubrizol :

A ce jeu des responsabilités , les dirigeants de Lubrizol ont très rapidement porté plainte contre X pour un départ de feu qui serait extérieur au site, provoqué par un homme aperçu de témoins et
de la vidéo-surveillance.

Mais à ce jour et selon le journal Le Monde  » rien ne permet pour l’instant de confirmer ces propos. Sur certaines images, une silhouette apparaîtrait à proximité de l’usine, à l’extérieur de
l’enceinte, à un horaire à peu près concomitant avec le départ du feu, mais sans que cela soit suffisant, à ce stade, pour établir un lien avec l’incendie. Toujours selon nos informations, les
témoins oculaires évoqués par la direction de Lubrizol n’ont pas pu, pour l’heure, être retrouvés et entendus. » Des témoins introuvables, une silhouette mystérieuse…  voila ce qui fait la
défense de cette entreprise !

Le point sur l’enquête :

Pendant ce temps la justice elle enquête depuis le 28 septembre, au départ prévue simplement pour déterminer les causes, s’est vu ajouter le chef d’inculpation suivant  : « mise en
danger d’autrui »
suite aux plaintes de nombreux particuliers.

Toujours selon Le Monde : « Mardi 1er octobre, le parquet de Rouen a annoncé se dessaisir de l’enquête au profit du pôle de santé publique et environnement du parquet de Paris, en
raison « de l’importance du sinistre survenu sur un site classé Seveso, du nombre de plaintes déposées et de la complexité des investigations ». L’enquête est menée par le Service
régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et l’Institut de recherche criminelle de la
gendarmerie nationale (IRCGN). »


À la rencontre de : Romain Lange, « partageur de culture » et créateur d’openagenda

Romain Lange a la Seine-Maritime, et plus particulièrement le Pays de Caux dans la peau, c’est un fait !

Mais c’est aussi un homme qui aime les découvertes et dont le sens du partage et du collectif n’est plus à prouvé. C’est un peu de tout cela que vous retrouvez sur la plateforme libre Openagenda qu’il a créé avec son cousin, et que nous utilisons pour nos agendas participatifs. Dans cet interview
vous en saurez plus sur cette belle idée qui est en train de devenir un véritable succès, vous découvrirez également ses coups de cœur sur le département, patrimoine, initiatives locales,
associations… le  Pays de Caux  est à l’honneur.

L’interview :

Bonjour Romain, peux tu te présenter en quelques mots pour nos internautes ?

Bonjour, je suis né à Saint Valéry en Caux en 1981, j’ai donc 38 ans déjà. J’ai grandi dans la campagne, et la campagne c’est comme la ville : un territoire foisonnant d’événements, ils sont
simplement encore plus éparpillés que dans une ville.
Je pense que tout vient de là, de ce souhait de savoir ce qu’il se passe au-delà des haies et des levées, dans notre pays de mucheux.

Peux-tu nous dire ce que représente la Seine-Maritime pour toi ?

Est cheu mai !
C’est un territoire qui change vite et l’on ne s’en rend pas toujours compte. Quelqu’un de 1919 arrivant aujourd’hui ne reconnaîtrait pas la langue, les paysages, les métiers, la société. Quand
j’étais petit je trouvais qu’il n’y avait pas grand chose à faire et j’avais hâte d’aller voir ailleurs. Aujourd’hui je vais de découverte en découverte à chaque passage : il y a des tas de
choses à voir, à faire, des gens passionnés et passionnants.

Quels est ton lieu coup de cœur patrimoine sur le département ?

Le cloître des Pénitents à Saint Valéry. J’ai toujours rêvé d’investir le lieu pour en faire un espace mixte avec spectacles, résidences, ateliers et restaurant.

Aurais tu aussi des projets, des artistes ou des des commerces que tu souhaiterais citer et faire découvrir ?

Pour les ouvrages du cru :

 

Les photos de Georges Marchand, dont je suis un arrière-petit enfant, il était libraire et fut l’un des premiers à photographier Dieppe et ses environs en 1900, initialement pour produire des
cartes postales en vente dans la librairie.
https://patrimoine.dieppe.fr/collection-marchand

 

Le livre de “Pays de Caux”, de Pascal Bouchard, Didier Le Scour, qui explore justement ce qu’était le pays de Caux, l’organisation des fermes, la soupe de cossard, les tresses de paille au moment
des moissons, etc.


Tout, absolument tout de Jean Avenel, le Molière cauchois, dont ma sœur et moi connaissons tous les dialogues par cœur.


Je trouve formidable le travail de la Loure pour la sauvegarde du patrimoine oral http://patrimoine-oral.org/dyn/portal/index.seam?page=home&fonds=2

 

Patrick Monville, de l’association Clos-Masure, fait un travail remarquable de sauvegarde du matériel agricole ancien.
http://clos.masure.free.fr/

Pour le passé récent :

 

J’ai souvenir du meilleur grog de ma vie, chez Marie-Clémence Raimbourg à Grainville-la-Teinturière, qui était une cousine de Bourvil, après un après-midi de pluie. Le bar-restaurant est toujours
là, à côté du charcutier-coiffeur.

Il y avait un concours d’attelage autour du Château de Cany. J’y allais petit, plus grand j’ai même été intérimaire pour le montage des box. Je ne connais pas l’histoire mais ça s’est arrêté.
C’est bien dommage car c’était beau de voir des compétitions de voitures à cheval dans le parc du château. Les voitures ont un aspect perfectionné étonnant pour des véhicules attelés.

 

Pour les choses d’aujourd’hui :

 

j’aime beaucoup les concerts l’été à la cabane à frite de Veulettes, c’est simple, c’est beau, les musiciens sont bons, c’est génial.

Avec Classique Albâtre, grâce à Hélio Vida, nous avons la chance de voir dans nos villages, pour un prix accessible, des concerts classiques par les meilleurs artistes du monde, c’est une chance
énorme. Même si l’on n’aime pas forcément le classique, j’encourage vraiment à y aller, par curiosité, on en ressort surpris.

 

Je suis admiratif des initiatives des commerçantes et commerçants de Saint Valéry, comme lorsqu’ils ont réalisé la série de photos “les gens de Saint Val”, avec la photographe Bettina Clasen,
puis organisé une expo en plein air. Des commerçants qui s’unissent pour réaliser un travail artistique, s’amuser et le partage, c’est beau. Enfin, il y a plein de courses à pieds et à vélo
auxquelles je voudrais participer plus souvent. Il y a du monde sur Strava dans le Pays de Caux, ça galope.

Passons au site que
tu a créé, openagenda, qui est une plateforme participative et
collaborative de gestion d’agendas, peut tu nous en dire plus sur la
création, l’histoire du projet, tes motivations… ?

bannière openagenda

J’ai créé OpenAgenda avec un cousin. Nous étions tous deux en VIE à l’étranger, moi au Cameroun, lui aux Emirats.

Un week-end, nous nous sommes retrouvés tous les deux à Paris et avons voulu sortir : ce fut une galère de trouver les événements du soir-même pas loin. J’ai mené mon enquête pour comprendre
comment était produite l’info et pourquoi elle circulait mal.

Dans la même semaine, j’ai fait deux rencontres-clés : la responsable communication d’une salle de spectacle communale m’a montré un tableau excel imprimé et punaisé à côté de son écran, avec les
70 supports où elle devait copier-coller chacun de ses événements.

La programmation était préparé sur un tableau en interne, quand c’était validé il fallait le saisir sur un wordpress pour le site web, sur Indesign pour le programme papier, parfois créer une
billetterie, sur un outil de publipostage, sur le site de la ville, du département, de la région, de l’office de tourisme, du comité départemental de tourisme, du comité régional de tourisme, sur
les sites spécialisés, etc.

Sur son clavier, les touches Ctrl, C et V était effacées.

 

Seconde rencontre au Paris-Normandie, où l’on m’a expliqué que celui qui devait faire la rubrique événements était tiré à la courte paille tant c’était laborieux à faire : il fallait trouver de
l’info reçue par mail, par courrier, par fax, en ligne, puis tout recopier dans un fichier. Bref, le métier des moines copistes était bien vivant. Le problème venait d’une série d’outils
cloisonnés, ne suivant aucun standard commun. L’information ne sautait une cloison qu’au prix d’une saisie manuelle.

 

C’est là que nous avons créé d’abord Cibul (oui, comme les remorques agricoles), puis OpenAgenda. L’idée est que chaque organisateur dispose d’un agenda téléchargeable, où il tape ses événements
une seule fois. Cela respecte les standards utiles, l’organisateur peut exporter ses événements où il veut, et chacun peut librement télécharger et relayer sa programmation.

 

En partant d’un outil utile aux organisateurs, nous proposons maintenant des fonction adaptées aux grands événements et aux territoires.
OpenAgenda est aujourd’hui disponible en 5 langues et utilisé par 5 ministères, des fédérations et plus de 100 collectivités.

Est ce que la plateforme est utilisée en Seine-Maritime, si oui par quel genre de structures ?

Plus de 9 000 événements ont été annoncés en Seine-Maritime depuis nos débuts, directement par les organisateurs dans la plupart des cas. Soit ils éditent leur propre agenda, soit ils contribuent
à de grands agendas, tels ceux de la Fête de la Musique ou des Journées Européennes du Patrimoine. Rouen Métropole recense activement les événements de son territoire via OpenAgenda.

Un mot de la fin pour celles et ceux qui  lisent cet interview ?

Il y a mille choses à faire aux pays de Caux.
Les foire à tout et vide-grenier tous les week-ends l’été.
Visiter la sucrerie de Fontaine-le-Dun, à partir d’octobre.
En juin, pendant Rendez-vous aux Jardins, visiter le jardin fou, tout en graines volées, de Normanville.
Suivre les Rencontres sur le plateau (ça je suis obligé de le dire, car ma môman en fait
partie).
Le festival de l’image au Rayon Vert à Saint Valéry et les concerts de Classique Albâtre.
La véloroute du lin est géniale. Passez au café des glaces à Cany pour un chocolat chaud, puis poursuivez jusqu’à Veulettes pour un concert en plein air devant la cabane à frites.
Et si vous avez vraiment beaucoup beaucoup de chance (et du temps devant vous), vous pourrez admirer une collection de créations ludiques et déjantées unique en son genre https://www.facebook.com/pg/labaladededominique

En savoir plus sur openagenda :

 

Pour découvrir les agendas ou créer le votre, c’est par la : https://openagenda.com/

 

Vous l’aurez sans doute remarqué, et de toute façon nous ne nous en cachons pas dans le préambule à cet interview, nous utilisons la plateforme openagenda pour ce site, mais pourquoi ? Tout
simplement car c’est une plateforme libre, basée sur le fait de pouvoir partager ces agendas facilement sur tous les supports possibles ( sites internets, réseaux sociaux, PDF…), et ce, sans
besoin de connaissances informatiques. Bien sur si l’on souhaite personnaliser les codes d’insertion sur son site, la, il faut des bases. Autre avantage de la plateforme, les agrégations : Chacun
peut ajouter l’événement d’un agenda dans le sien d’un simple clic, et enfin, il est important de préciser que tout cela est gratuit ! Bien sur si vous souhaitez que les équipes d’openagenda
gèrent la partie technique et visuelle de vos agendas, c’est différent (mais très raisonnable), sinon , pour une utilisation telle  que la notre, tout est  vraiment gratuit, et 
Romain ainsi  que  ses acolytes seront toujours la en cas de question .


Incendie Lubrizol : 2ème bilan et reportage sur le site

Catastrophe Lubrizol : 2ème bilan

Nous pensions au départ mettre à jour le premier article au fur et à mesure des
informations, mais il y a tellement de choses à dire, que nous avons préféré vous proposer un nouvel article dans lequel vous retrouverez un point complet sur les différentes pollutions, le
trajet du nuage, toutes les photos de notre correspondant local présent sur le site ce week-end, ainsi qu’un point sur les différentes actions citoyennes qui sont menées depuis la catastrophe.

Des citoyens solidaires et en quête de vérité

Immédiatement après la catastrophe, un élan de solidarité important à fait jour.

Des collectifs et groupes Facebook se sont créés pour héberger les habitants des secteurs ou il devenait impossible de rester et dormir,  mais aussi pour aider de quelque manière que ce soit
( garde d’enfants, transport d’eau en bouteilles pour des personnes âgées isolées..).

Puis dans les jours suivants le drame, les citoyens ont très naturellement voulu en savoir plus, avoir des informations vérifiées et plus seulement les déclarations de la préfecture et des divers
« officiels » envoyés au front parfois sans aucune caution scientifique, hors nous parlons ici d’une catastrophe industrielle et chimique, donc aucune déclaration ne pourra remplacer des études
scientifiques et des analyses complètes. Voila pourquoi, la aussi les habitants se sont rassemblés en collectifs, proposent des pétitions et divers actions avec trois objectifs très concrets et
légitimes :

– Faire la lumière sur la réalité de la pollution, son impact sur l’Homme et sur la nature.

– Faire condamner les responsables de ce désastre, et donc que la justice soit libre et ai les moyens d’agir.

– Faire en sorte qu’il n’y ai plus  jamais un autre « Lubrizol », ce qui implique un plus grand contrôle des sites seveso, des condamnations systématiques des contrevenants
aux normes de sécurité et enfin la fin des sites si proches des zones d’habitations.

 

Citons par exemple le Collectif Lubrizol, dont voici le groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/717847215379841/ et qui réunit déjà plus de 15000 membres.

Voici leur présentation : « Face à une incompréhension et un manque total d’informations de la part de nos institutions et du groupe Lubrizol, nous dénonçons le manque de prise en charge de
la population, l’extrême négligence et la mise en danger de la vie d’autrui.

Notre collectif souhaite faire la lumière sur cette catastrophe sanitaire, sociale, écologique, d’ampleur nationale qui s’est déroulée le jeudi 26 septembre à 2H45, 25 Quai de France, 76000
Rouen. Nous activerons tous les recours juridiques possibles à l’encontre de l’usine Lubrizol, demanderons !a réparation de nos préjudices et la mise en place d’un plan de suivi sanitaire à long
terme. Le collectif Lubrizol. »   Adresse mail : victimesdelubrizoles@protonmail.com

 

Et pour les hébergements, le groupe :  Propositions et demandes d’hébergement pour les habitants de Rouen, qui réunit  plus de 4000 membres et dont voici le Facebook
https://www.facebook.com/groups/1836972196447991/

 

Enfin, il faut signaler que policiers, pompiers, enseignants, médecins.. et nombres d’autres professions s’inquiètent par le biais de leurs représentants du manque d’information et souvent
rejoignent les actions citoyennes.

Qu’en est-il de la pollution atmosphérique ?

Vendredi la  préfecture a publié  les premiers résultats d’analyses de la qualité de l’air depuis le drame. 

Des résultats « rassurants » que nous vous communiquons, mais il faut savoir que de l’avis de beaucoup, on ne recherche pas forcément les bons polluants « On n’y voit que des polluants
atmosphériques classiques, du dioxyde d’azote (NO2), du dioxyde de soufre (SO2), alors qu’on parle d’un accident industriel, décrypte Olivier Blond, président de l’association Respire,
spécialiste de la qualité de l’air. Les autorités n’ont pas cherché les bons polluants, probablement faute de détecteur adapté ».  Le président de l’ONG Robin des Bois lui exige avec son
association, que le préfet oblige l’entreprise Lubrizol, « à faire des analyses dans la trajectoire du panache de fumées toxiques ».

A cela il faut ajouter les résultats pas encore arrivés concernant l’amiante , dont la présence ne fait aucun doute  à la vue des toits partis en fumée, et des inquiétudes  d’un colonel
des Sapeurs Pompiers de Paris auprès de notre correspondant local : « les tôle en fibrociment contenant de l’amiante sont une grande source d’inquiétude… »

 

Pour des raisons  personnelles, je me suis rendu deux fois à la Gare de Rouen, une première fois vendredi en fin de journée, et j’ai manqué de faire un malaise, j’ai eu la
gorge prise, des sueurs, la tête qui tourne etc… et si hier (dimanche) l’odeur était plus supportable, elle était bien bien présente tout de même. Sur mes deux passages l’odeur en question
était sans aucun doute possible celles des hydrocarbures, pas du mercaptan, mais quand on sait, et nous l’avions démontré dans l’article précédent, que même à un degré ou on ne le sent pas il
peut être extrêmement toxique, dur de se rassurer…

 

Enfin, (source FranceTv.info)  les pompiers s’inquiètent « d’un mystérieux gaz jaune :

Un pompier de Rouen (Seine-Maritime) indique que nombre de soldats du feu seraient victimes de symptômes tels des nausées ou des diarrhées après l’inhalation des gaz en combustion lors de
l’incendie de l’usine Lubrizol.
« On avait juste des protections en papier. On ne trouve pas ça normal. C’était à nous d’estimer utile ou pas de l’avoir sur le visage. Maintenant, il y en a qui ne l’avait pas du tout pendant une
bonne partie de l’intervention. Aujourd’hui, on a tous des maux de gorge, des diarrhées, des vomissements, la langue qui pique. Si la protection avait été
efficace, on n’aurait pas eu tant de conséquences sur la santé et ce n’est rien par rapport à de possibles futurs cancers qui pourraient se développer ».

Il s’interroge encore sur des émanations de gaz de couleur jaune, la liste de produits dangereux n’ayant toujours pas été communiquée.

 

!! Ci-dessous il s’agit du communiqué de la préfecture, pas de notre avis personnel, ni du résultat de nos enquêtes, elles-aussi toujours en cours…!!

 

1) Air

Les pompiers ont prélevé des gaz sur le site Lubrizol et autour de celui-ci le 26/09/19 pendant l’incendie. Ces gaz ont été analysés. Les résultats sur les composés organiques volatils sont
tous inférieurs au seuil de quantification
(quantité trop faible pour être mesurée) et font apparaître un état habituel de la qualité de l’air sur le plan
sanitaire
à l’exception de la mesure effectuée sur le site de Lubrizol pour ce qui concerne le benzène.

Atmo Normandie a effectué des analyses en continu dont les résultats sont disponibles sur son site internet : www.atmonormandie.fr (onglet «mesures »). Comme son réseau de mesure
permanent localisé dans l’agglomération de Rouen n’était pas dans le panache de fumée, Atmo Normandie a installé jeudi 26/09 en début d’après-midi des moyens de mesure complémentaires en les
positionnant sous la trajectoire des vents. En parallèle, 6 collecteurs de retombées atmosphériques ont été positionnés dans des communes sous le panache.

Indépendamment de la qualité de l’air, une odeur persistante demeure.

 

2) Suies

Une première série de 6 prélèvements de surface ont été effectués le 26.09 durant la journée dont un prélèvement témoin situé hors du panache. Les résultats d’analyses ne mettent pas en
évidence de différences significatives entre le prélèvement témoin et les 5 autres sites situés sous le panache pour les HAP (hydrocarbures aromatique polycycliques). 

Les résultats sur les métaux ne mettent pas en évidence d’impact sous le panache.

Le nettoyage des suies est à réaliser en suivant le protocole défini par l’ARS.

Une deuxième série de prélèvements du même type a été réalisée par le bureau d’études le 26 septembre après-midi.

Les analyses sur HAP confirment celles effectuées par le SDIS et ne mettent pas en évidence de teneurs différentes du prélèvement témoin.

Les prélèvements réalisés notamment sur les voiries et sur des sites extérieurs mettent en évidence des teneurs en métaux pouvant être plus élevées, dans certains secteurs en proximité du site ou
sous les vents. 

Il s’agit du plomb, pour lequel une valeur maximale de 2230 µg/m2 a été relevée sur la gare maritime. 2 valeurs proches de 1000ug/ m2 sur des prélèvements extérieurs en proximité de voirie (
grille et conteneur à verre) et susceptible de relever d’une source historique.

Il n’y a pas de seuil réglementaire et de valeurs de références sanitaires concernant la présence de plomb dans les poussières déposées sur la voirie. Toutefois, il n’y avait pas de plomb sur le
site. Les valeurs observées sont cohérentes avec celles qui peuvent être rencontrées en milieu urbain et par conséquent il n’est a priori pas possible d’attribuer l’origine de ces valeurs à
l’événement.

Certaines mesures sont attendues en début de semaine et seront communiquées dès réception.

 

3) L’amiante

Il est confirmé la présence d’amiante dans la toiture des bâtiments qui ont brûlé. Il s’agit d’un sujet identifié qui est suivi tant pour la protection des travailleurs et sapeurs-pompiers que
des riverains. Un programme de mesures de fibres dans l’air a été engagé dans le site et dans un rayon de 300 mètres. Des premiers résultats seront disponibles à compter de mardi. Des analyses
complémentaires seront également menées au-delà des 300 mètres. Le retour d’expérience sur ce genre de sinistre, notamment récemment au sein de l’entreprise SAIPOL, montre que le risque de
dispersion de fibre est limité par l’effondrement rapide de la toiture.

III – Analyses complémentaires à suivre

 

Tous les résultats ne sont pas actuellement disponibles. Certaines mesures demandant un temps d’analyse long seront mises en ligne dès leur réception. Ces premiers prélèvements seront
naturellement complétés par d’autres dispositifs en cours ou à venir (en particulier en milieu agricole).

Réouverture des établissements scolaires

Dimanche à 18h30 le Rectorat à fait la communication suivante :

 

« Toutes les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat du département de la Seine-Maritime seront ouverts demain lundi 30 septembre à l’issue des opérations de contrôle ou, pour
les établissements souillées, des opérations de nettoyage.

Les informations recueillies auprès de tous les sites scolaires ont permis de vérifier que l’ensemble des collectivités territoriales de rattachement (Communes, Département, Région) ou acteurs
privés ont, pour les établissements concernés, bien effectué les nettoyages recommandés dans le cadre du protocole de l’Agence Régionale de Santé.

 La vérification des informations sur la situation des derniers sites a été réalisée au cours de l’après-midi.

 A 14 heures, 25 écoles devaient encore faire l’objet de vérifications.

 A cette heure, tous les sites scolaires seront en mesure d’accueillir les élèves lundi matin. »

 

Mais ce lundi de nombreux parents, surtout sur les zones directement touchées par le nuage ont refusé que leurs enfants se rendent dans leurs établissements, des enseignants ont eux, exercé leur
droit de retrait.  Pourquoi ? Simplement car l’odeur est souvent encore très présente mais aussi parce que les garanties d’un « nettoyage réel et total » des polluants paraissent insuffisantes
aux yeux de beaucoup.

Un point sur les zones touchées par la pollution

Si le secteur nord de l’agglomération rouennaise est bien le plus touché par les diverses pollutions et odeurs nauséabondes, il ne faudrait surtout pas oublier que ce sont toutes les zones
traversées par l’énorme nuage de fumée noir qui sont en vérité concernées. Et après avoir traversé la Seine-Maritime, les Hauts-de-France et la Belgique jeudi, le nuage à été constaté aux
Pays-Bas. Dans ces deux pays les autorités se veulent rassurantes : «  les concentrations en particules fines qui ont pu parvenir en Wallonie sont très faibles », et « la qualité de
l’air reste donc bonne à l’heure actuelle « , mais d
ans la province du Hainaut, qui est proche de la frontière française, des habitants ont constaté des traces de suie. Ci-dessous les
deux cartes fiables et sourcées (Préfectures) que nous avons pu vérifier (Mais il est évident que la pollution ne s’arrête pas aux limites de villes et de départements, n’hésitez pas à signaler
toute trace de suie, pollution  ou symptômes que vous constateriez dans les secteurs concernés, mais également à proximité !) :

Et la qualité de l’eau sur l’agglo rouennaise ?

Voila également une grande source d’inquiétude pour nous tou(te)s  habitants et travailleurs de l’agglomération rouennaise, d’autant que l’on entend tout et son contraire sur les réseaux
sociaux. A ce stade  la Métropole Rouen Normandie à communiqué  ceci :

 

« Les analyses menées par l’Agence Régionale de Santé confirment que l’eau est potable sur le territoire métropolitain

 Suite à l’incendie de l’usine de Lubrizol et aux dégagements de fumées, la Métropole Rouen Normandie sous couvert de l’Agence Régionale de Santé a procédé immédiatement à des mesures,
complémentaires des analyses quotidiennes habituelles. Les réservoirs d’eau potable de la Métropole de la rive nord, sur laquelle s’est concentré le panache de fumée, ont tous été vérifiés. Cette
vérification a été réalisée en lien avec l’Agence Régionale de Santé. Des analyses ont été réalisées par le laboratoire indépendant LABEO sous le contrôle de l’ARS le 26/09/2019 sur les
réservoirs d’eau potable de l‘agglomération et le 27/09 sur ceux de Morgny la Pommeraye. L’eau distribuée sur les 71 communes de la Métropole Rouen Normandie est potable. Aucune trace de
contamination n’a été relevée.

 

Un contrôle renforcé est mis en place sur les captages pour suivre les éventuels impacts sur l’eau des nappes phréatiques sur le court et moyen terme.

 

Par ailleurs, la Métropole rappelle que les réseaux de distribution d’eau potable sont interconnectés et sécurisés de manière à pouvoir isoler toute nappe potentiellement impactée et ainsi
assurer la distribution de l’eau potable au robinet des usagers. »

Le numéro vert Ma Métropole reste à la disposition des habitants de la Métropole au 0 800 021 021.

 

Notons que nous allons rester très vigilants aux résultats des prochaines analyses et que certains scientifiques dénoncent le fait que l’on ne cherche pas les bons polluants dans les divers
analyses (eau comprise), mais en ce qui concerne Sotteville-lès-Rouen ou je vis, aucun problème à noter, alors que sur certains secteurs les vidéos d’internautes paraissent édifiantes, mais
sont-elles vraies ou des fakes, impossible pour le moment de le dire avec certitude, nous ne pouvons que vous conseiller de toute manière que de filtrer votre eau si vous le pouvez, et sur les
secteurs ou la nappe phréatique pourrait être touchée, si vous constater quoi que ce soit passez exceptionnellement à l’eau en bouteille ( qui de toute façon amène souvent d’autres polluants,
mais c’est un autre débat…).

Le reportage sur le site de notre correspondant local

Notre correspondant local Alain Jobert, était sur le site ce week-end et aujourd’hui. Équipé de son masque et de son appareil photo, il nous propose les images de ces deux jours, ainsi que
quelques infos d’un colonel des pompiers :

 

« J’étais sur le site ce dimanche matin (après un  précédent passage la veille), en compagnie d’un colonel des Sapeurs Pompiers de Paris qui m’a donné quelques explications sur la situation :

 

Je m’étonnais de voir encore de la fumée , il ma donné la raison, le feu est maitrisé depuis hier mais les poutres métalliques des hangars sont encore en fusion et doivent être refroidies à une
température de 20 °. Sur l’amiante : les tôle en fibrociment contenant de l’amiante sont pour lui une grande source d’inquiétude, enquête en cours… Ci-dessous les photos de mes passages sur le
site ces 28, 29 et 30 septembre 2019. »

Samedi 28 septembre 2019 : Le feu est maitrisé mais couve toujours et l’air est irrespirable malgré mon masque .

j’ai réussi a rusé pour pouvoir me rapproché du site et voici quelques photos :

 

Samedi 28 septembre 2019 :Les
pompiers ont fait la part du feu en protégeant ces camions citerne transportant des matières dangereuses.

Samedi 28 septembre 2019 : Ici le toit de l’usine, construit de tôles d’amiante pratiquement brulé, sur l’autre, le toit à disparu.

Samedi 28 septembre 2019 : Des barrages antipollution ont été mis en place sur la Seine. Ici deux bateaux-pompe repoussent la nappe d’hydrocarbure qui est ensuite pompée.

Les hydrocarbures qui sortent des égouts sont maitrisés par des barrages flottants dans ce bassin donnant accès à la Seine, donc pas de risque de pollution de celle-ci, du moins par ce biais. Ils
sont aspirés et déversés dans des camions citernes ou cuves mobiles .


Incendie de l’usine Lubrizol : contexte, bilan et témoignages

Incendie de l’usine Lubrizol

Nous vous avons tenu informé toute la journée d’hier sur les réseaux sociaux de ce qui se passait, il est maintenant temps approfondir divers sujets pour mieux comprendre. Tout d’abord nous vous
proposons un récapitulatif du passé de Lubrizor Rouen, des explications claires sur ce qu’est le mercaptan, mais aussi des témoignages d’habitants, un premier bilan de cette catastrophe
écologique et pour finir les consignes pour la suite et les attentes que nous avons. Bonne lecture, et n’hésitez pas à partager et commenter cet article.

(ndlr : L’article sera mis à jour au cours du week-end et plus tard avec les informations que nous obtiendrons !)

Le contexte :

Parler de ce dramatique accident c’est tout d’abord rappeler le passif de ce site classé Seveso seuil haut, donc le plus haut niveau de risque pour un site industriel .

 

Il s’agit d’une usine du groupe américain Lubrizol Coporation, installée depuis 1954 sur ce site rouennais. L’entreprise « fournit des additifs pour les huiles pour moteurs et autres fluides de
transport, des additifs et fluides pour les lubrifiants industriels et des additifs pour l’essence et le carburant diesel. » (source : son site internet). On trouve également, en plus de l’usine,
le siège français du groupe et les supports techniques pour l’Europe. Il s’agit d’un des 49 sites classés Seveso seuil haut en Normandie, dont 47 en Seine-Maritime et près du quart sur
l’agglomération rouennaise  (Sans compter les sites Seveso seuil bas, qui doublent les chiffres..) !

 

Un premier drame écologique intervient en 1974 , quand a lieu une importante fuite d’un gaz alors méconnu du grand public, le mercaptan, Paris Normandie qui couvrait le procès qui a suivi
expliquait qu’il avait fallu  « deux bennes entières pour transporter les marchandises polluées du magasin Carrefour jusqu’à l’usine d’incinération, celles-ci étant devenues immangeables ». et
que « On apprend qu’un dé à coudre de ce gaz suffit à envahir un bac de 100 000 m3 ».

 

Une seconde fuite aura lieu en 1989, laissant échapper environ 5 kilos de gaz, dans les deux cas les habitants doivent quitter leurs logements, mais les informations manquent et les risquent sont
méconnus, Seveso n’existe pas et l’heure n’est pas à remettre en cause l’existence de l’usine….

Plus prêt de nous, le 21 janvier 2013, une troisième catastropher survient sur le site,  en cause une fois  de plus : Une fuite de mercaptan.

Si dans un premier temps les autorités tentent de rassurer le public en expliquant qu’il n’y a aucun danger pour la population, la gendarmerie, elle, débute une enquête pour « mise en danger de la
vie d’autrui » et le gaz poursuit sa route d’une part en Ile de France, d’autre part vers le sud de l’Angleterre… Des dizaines de milliers de personnes avaient été victimes les vertiges, maux de
tête et autres vomissements touchent des dizaines de milliers de personnes et les scientifiques contredisent la version officielle :

 

Joint
par France 3 un un toxicologue du CNRS explique
que  « la réaction chimique qui a provoqué les émanations de fumées est impossible sans un solvant, dont les autorités ne font jamais
mention.,  le professeur Picot a précisé à Jean-Paul Lussault que le produit qui sortait de la cheminée de Lubrizol contient une liaison carbone-soufre. Ce qui veut dire que dans ce mélange
réactionnel il y a autre chose que  les produits déclarés par les autorités, sans doute un solvant. Plus grave : il craint que l’accident a été à l’origine d’une émanation  d’Hydrogène
sulfuré, le même gaz qui,  lors de la fermentation des algues vertes en Bretagne, a tué un camionneur, deux chiens et un cheval.  Toujours selon lui, ces concentrations toxiques –
certes diluées – ont été bien plus incommodantes pour la population qu’il n’a été reconnu officiellement. »

 

Suite à ce drame, l’entreprise sera condamnée à la ridicule somme de 4000 euros d’amende.  La partie civile (L’association France Nature Environnement ), n’obtiendra elle  qu’un euro
symbolique et le remboursement de ses frais de justice…. Lubrizol finira également par se doter d’un PPRT (plan de prévention des risques technologiques) quelle aurait du avoir bien avant (sans
que cela n’inquiète les autorités…), car obligatoire depuis 2003   pour les  sites Seveso seuil haut.

 

En 2015 un autre incident impliquant l’usine à lieu : Suite à un incident d’exploitation   2.000 litres d’huile minérale se déversent dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, les
autorités disent à nouveau qu’il n’y a aucun risque, mais un barrage est mis en place pour éviter toute diffusion dans la Seine et les informations circulent au compte goute…

 

En 2017 un arrêté préfectoral de mise en demeure pour « insuffisance du dispositif anti-incendie » avait été pris concernant l’usine.

Qu’est-ce que le mercaptan ?

Le  mercaptan est un gaz utilisé entre autre pour rendre odorant le gaz de ville et donc prévenir des accidents, il entre également dans la fabrication de produits phytosanitaires,
d’antioxydants, etc… A l’état naturel, il est produit lors de la décomposition des matières organiques, dans les égouts, les marais mais aussi pendant la digestion, à très faible dose et dans
sa version naturelle comme dans le gaz de ville, il n’est donc pas toxique, et ce qui le caractérise surtout est sa forte odeur de putréfaction ou « d’œuf pourri ».

 

Pour ce qui est de la version du gaz qui nous concerne ici (dont le nom scientifique est méthanethiol), les choses sont totalement différentes, il s’agit de la forme la plus dangereuse du
mercaptan, aussi appelé méthylmercaptan, qui est toxique par inhalation.

Les premiers symptômes constatés lors d’une intoxication aiguë sont  d’après l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) « une irritation pulmonaire (douleur thoracique et toux),
des nausées, vomissements et diarrhées ». En cas de faible concentration il n’y a logiquement pas de problèmes plus graves d’après les toxicochimistes du CNRS.

 

Par contre si la concentration est importante « l’intoxication peut provoquer  des troubles de la conscience et de la respiration. » allant parfois jusqu’à la mort comme le rappelais l’ONG
Robins des bois après l’accident de 2013 : « L’accidentologie du mercaptan inventoriée dans la base de données ARIA fait état de 50 accidents en France entre 1988 et 2012. Les fuites proviennent
souvent de wagons-citernes. Le 8 avril 1970, trois cheminots sont morts à Lacq à côté d’un wagon [d’où s’échappait du] mercaptan »

 

Il est aussi important de rappeler que dans sa version utilisée ici, il n’est pas nécessaire de le sentir pour qu’il soit nocif comme le rappelait déjà en 2013 Michel Falcy, toxicologue à
l’INRS.  dans les pages du Figaro : « Le fait que l’on puisse sentir le gaz n’est absolument pas un signe de danger. Le seuil olfactif est extrêmement bas, à 0,0005 partie par million (ppm),
soit mille fois moins que la limite d’exposition professionnelle fixée en France à 0,5 ppm. » En clair, même sur les secteurs ou l’on ne sent rien nous pouvons subir une grave intoxication !

 

Lorsque l’on sait tout cela, il devient difficile de croire celles et ceux qui disent qu’il n’y a aucun danger, d’autant que personne ne sait précisément la quantité de gaz qui a pu s’échapper,
mais étant donné que le site a entièrement brulé, le risque est bien réel, d’autant que, et c’est une « mini avancée » la préfecture à demandé lors de cette dernière catastrophe aux éleveurs et
agriculteurs de  : – Rentrer les animaux  – Sécuriser leur alimentation et leur abreuvement en les mettant à l’abri – Suspendre les récoltes. Par ses recommandations, la préfecture
reconnait donc la possibilité de risques sanitaires importants. 

 

Alors pourquoi  ai-je parlé plus haut d’une « mini avancée » ? Tout simplement car à l’heure d’écrire cet article et à contrario de ce que disent les scientifiques depuis des années déjà, il
est annoncé un peu partout, que nous, humains, ne risquons rien, du moins rien de grave, et les seules mises en gardes concernent les retombées de suie dues à l’incendie, mais les conséquences de
l’intoxication au gaz, silence radio !

 

Quid des quantités respirées par les gens présents sur le site et à proximité  au moment de l’explosion  et peu après ?

Quid  de l’état de santé des pompiers qui sont intervenus  toute la journée, en prenant de grands risques, pour d’abord confiner l’incendie  sans pouvoir l’éteindre directement,
car et c’est aussi une particularité du site, pour éteindre un incendie provoqué par ce genre de gaz, il faut une mousse spécifique dont les pompiers locaux ne disposaient pas, ils ont du
attendre sa livraison dans l’après-midi pour pouvoir réellement l’éteindre, sans compter « qu’une série d’explosions a rendu [leur] progression délicate, ainsi que des nappes de liquides enflammés
progressant comme une coulée de lave ».

Un premier bilan :

A 17h30 l’incendie à enfin été maitrisé après un travail long et dangereux des 240 sapeurs-pompiers , 90 policiers et 46 gendarmes présents sur le site.

 

D’après le préfet qui a également salué le courage des  pompiers présents  « les premières analyses n’ont pas fait apparaître de toxicité aiguë* sur les principales molécules que nous
suivons, ce qui est plutôt rassurant », mais il ne s’agit que de premières et partielles analyses et il mentionne tout de même un « risque de pollution de la Seine », car l’usine se trouve à
proximité du fleuve. « On continue de lutter contre le feu avec un risque de pollution de la Seine par débordement des bassins de rétention. »

 

*La toxicité aiguë est une forme de toxicité qui résulte d’une exposition de courte durée suite à une absorption rapide du toxique par dose unique ou multiple ne dépassant pas 24 heures. Les
manifestations cliniques se développent rapidement en général, la mort ou la guérison survient sans retard. (source : analyticaltoxicology.com)

 

A cela il faut, comme nous l’avons vu plus haut, ajouter la suie extrêmement toxique tombée sur le trajet de l’immense nuage noir et qui aura forcément un impact sur les récoltes
et les élevages, ainsi que les premier symptômes constatés par de nombreuses personnes : gorge qui gratte, toux, yeux qui piquent… plus d’une centaine de personnes principalement sur le plateau
nord ont du être hospitalisées !

 

Pour ce qui est du secteur, si la zone la plus touchée est la partie nord de l’agglomération rouennaise qui de part l’orientation du vent était directement sous le monstre de fumée qui
s’échappait de l’usine, les villes proches au sud étaient aussi concernées, et l’odeur fortement présente surtout en matinée (alors que, comme nous vous le disions plus haut, même lorsque nous ne
le sentons pas ce gaz peut être toxique, donc la…).

 

Nous terminerons ce bilan en vous proposant un extrait d’un article de Sciences et Avenir du jour :

 

…Le site de Lubrizol représente bien un risque pour les populations aux alentours, selon un  Plan de prévention des risques technologiques  autour de
l’entreprise Lubrizol, adopté par la préfecture de Seine-Maritime en 2014. Dans l’usine Lubrizol de Rouen « sont stockés et/ou employés en effet plus de 500 tonnes de produits classés toxiques
pour les organismes aquatiques », explique le texte. Ce dernier mentionne « l’atelier C2 », dans lequel sont mélangés les additifs pour lubrifiants. « Les produits finis sont des mélanges de
substances de type dispersants, anti-oxydants, inhibiteur de corrosion, améliorant d’index de viscosité. Les risques potentiels liés à cette unité du fait des produits mis en œuvre sont de type
thermique (incendie), surpression (explosion d’un mélangeur), toxique (lié à la dispersion d’un produit ou en cas d’incendie lié aux fumées). » En cas d’incident, les fumées pourraient donc
bien disperser ces substances dangereuses auprès des populations.  

 

Dans l’attente de résultats d’analyses, la Préfecture a émis des recommandations concernant les fruits, les légumes et les animaux qui auraient été recouverts de suie. Dans « une
vaste zone au nord-est » de Rouen, il est conseillé de ne pas manger les fruits et les légumes du jardin « qui ne pourraient être épluchés ou lavés de façon approfondie. » Les agriculteurs, eux,
doivent éviter de « récolter leurs productions en l’attente de précisions ultérieures. » Il est recommandé aux éleveurs de mettre leurs animaux à l’intérieur et de sécuriser leur abreuvement et
leur alimentation, de façon à ce que « les animaux ne consomment pas d’aliments souillés. »

 

Nous ajouterons qu’il est précisé dans la dernière déclaration administrative du site, suite à  une inspection  le 6 septembre de cette année, qu’il  y a des substances
radioactives stockées sur le site. (source :
installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr
) Sont-elles concernées par l’incendie ? Dans des conditions de stockage normales, il n’y aurai pas de risque, mais nous attendons les
résultats d’analyses devant arriver très prochainement pour en avoir la certitude. Pour le moment le préfet assure « il n’y avait pas de produits radioactifs » « Il y avait en revanche des appareils
de mesures qui comportent un élément radioactif scellé » qui n’ont pas été impactés ».

« Les éléments radioactifs de l’entreprise servent à jauger les bacs. Ce sont des sources scellées », a précisé le colonel Jean-Yves Lagalle, directeur du SDIS. « Aucune des sources n’a été touchée
par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation. »

 

Ce vendredi matin 120 pompiers sont encore sur le site. Le colonel Jean-Yves Lagalle, directeur du SDIS Seine-Maritime, explique que les sapeurs-pompiers se concentrent sur le
refroidissement des fûts qui peuvent dégager du Mercaptan par combustion. « Tout risque n’est pas définitivement écarté mais on le contrôle », a-t-il affirmé. (source : LCI)

 

Le nuage noir à lui poursuivi sa route dans la Somme, l’Oise et l’Aisne ou denombreuses personnes ont pu constater des retombées d’hydrocarbures avec toujours le même message des autorités : Pas
de risque de toxicité aiguë.  Par contre toujours les mêmes risques sanitaires et écologiques…

 

Voila pour ce que nous savons au moment d’écrire cet article, nous mettrons à jour ce bilan au fur et à mesure des informations vérifiées que nous aurons prochainement.

Des habitants témoignent :

Pour comprendre ce qu’ont pu vivre les habitants des secteurs concernés nous avons recueilli deux témoignages.

Le premier est celui de Marie Laure, une citoyenne de Petit-Quevilly, habitant rue Stalingrad à moins de 500 mètres du lieu du drame :

 

Quand avez vous vu, senti ou entendu quelque chose ?

J’ai entendu des crépitement puis une explosion vers 5h30, dans un premier temps il n’y avait pas d’odeur.

 

Votre ville ou la préfecture vous ont-elles informé en temps et en heure ?

Nous n avons, pas été averti ! Ma voisine est venue me voir, m’alertant que l’usine lubrisol était en feu ! A ce moment, aucune sirène provenant de l’usine, aucun retentissement de celle de la
mairie ! Nous étions en panique, nous avons réveillé nos autres voisins proches pour les alerter ! Aucun pompier ni policier présent dans la rue durant les premières heures.N

 

Qu’avez vous fait ensuite ?

Nous sommes partis se réfugier un peu plus loin ! Nous avons eu très peur ! La sirène de la mairie, de Petit-Quevilly n’a retenti que vers 8h, soit je crois presque 5 h après le début de
l’incendie, entre temps, rien… à part les réseaux sociaux.

 

Avez vous des enfants ? quelles mesures avez vous prises ?

J’ai 2 enfants de 17 et 19 ans. Comme je vous le disais nous sommes partis de la maison en urgence.

 

Avez vous constaté chez vous ou sur le trajet des retombées de suies ou tout autre élément ? Comment avez vous passez votre journée ?

De note côté nous étions au contraire des vents nous n’avons donc pas eu beaucoup de retombées de suies, nous avons passé le début de matinée jusqu’à 10h chez de la famille près de
Sotteville-les-Rouen, nous étions dans l’angoisse à  attendre des Infos, avec la peur que la maison brûle et c’est à ce moment que nous avons décidé d’aller voir la maison, il y avait donc
la police  qui faisait la circulation, aucune info de leur part. Je suis allée vers eux leur demandant l’autorisation de rentrer chez moi.

 

La police vous a donc permis de rentrer chez vous, avaient-ils d’autres infos ?

Étaient-ils au courant d’un potentiel risque même pour eux ?

Ils nous ont rien dit, juste qu’on avait le droit de rentrer chez nous, ils avaient pas l’air apeuré ils devaient juste bloquer la circulation.

Mais aucune Info de leur part et ils ne rassuraient pas la population. Nous avons ensuite passé la journée à la maison, j ai confiné les aérations, et je ne  suis sorti que vers 20h, j ai
alors constaté qu’il y avait beaucoup de pompiers à l’entrée de l’usine au cas où !!!! 

De plus, j ai constaté qu’à ce moment, la police portrait des masques de protection. A l’heure où je vous parle (jeudi à 21h), personne n’est encore venu nous voir !!!

 

Avez vous vu le nuage de pollution ? Quelle impression ?

Oui nous l’avons bien vu puisqu’il était très épais et noir et surtout à moins de 500m de chez nous à vol d’oiseau, c’était très impressionnant, inquiétant et la panique se faisait ressentir.

Vos jeunes ont-ils eu des infos de leur lycée ?

Mes enfants ont eu dans la mâtiné un message leur précisant de ne pas aller en cours, nous avons  appris  par un professeur que le lycée serait fermé vendredi également.

 

Avez vous été en contact avec des gens touchés par la pollution sur l’agglo ? si oui que vous ont-ils dit ?

Oui j’ai été en contact avec plusieurs personnes qui elles, n’ont pas été épargnées par le sens du vent, ils m’ont dit avoir des maux de ventre et nausées, yeux qui piquent et mal à la gorge,
certains  ont été obligés  ce soir de partir dormir ailleurs, ne pouvant supporter  l’odeur et les difficultés  respiratoires   ! Nous, réfugiés le matin sur Sotteville,
n’avons subi qu’une petite toux et l’odeur pestilentielle, mais  entre le vent et la pluie, cela   allait rapidement mieux.

 

Je passe du coq à l’âne :  Avez vous trouvé pertinentes utiles les infos diffusées dans les médias ? par des officiels etc ?

Ce jeudi matin assez bien informés par l TV, en revanche depuis l’annonce du décès de monsieur Chirac, aucune info précise sur le déroulement de cette catastrophe ! A partir de ce moment la nous
nous sommes tous contactés via les réseaux car il n’y avait plus aucune info via les médias traditionnels, Rouen n existait plus !!!!!

 

Vous nous avez dit que personne n’était encore venu vous voir, alors même que vous habitez à moins de 500 mètres du drame, vous confirmer une absence totale de prise en charge par la
ville ou la préfecture ?

Tout à fait du moins la ou j’habite. En revanche des voisins ont été confinés et ont du partir de chez eux vers 9h. Ce que je ne comprends pas c’est que la rue Stalingrad a été en quelque sorte
coupée en 2 pour les prises de précaution !

 

Et aucune info sur le passé de l’entreprise les risques liés aux gaz et substances concernées ?

Aucune Info !!! C est déjà arrivé en 2013 il me, semble, odeurs nauséabondes, nous n’avions pas été alertés à l’époque, que cela était très nocif je l’ai su quelques mois plus tard, pareil ce
jour, aucune sirène, rien… Cela fait la, deuxième fois en peu de temps, que nous sommes en danger immédiat et que nous sommes pas alerté. Aucune précaution, aucune info, lamentable ! Je précise
tout de même que la, plupart de mes voisins sont en colère face à ce manque d Informations ! Nous allons faire une pétition avec les riverains et nous nous réunissons en collectif dès ce vendredi
(ndlr : réunion à 19h00 au PMU de la place de l’Hôtel de ville de Sotteville). Nous avons tous ce sentiment d avoir été abandonné, nous avons eu très très peur ce matin.

 

Concernant la pétition et le collectif quelle sera la demande principale ?

Nous demandons à être informés des risques proches de cette usine, nous dénonçons réellement le manque d’Infos de la part à la fois  de Lubrizol et de la mairie. Quand est-il de l’eau ? Des
fruits et légumes produits à proximité du site… le pire reste sans doute à venir, nous sommes inquiets.

 

Le second témoignage est celui de Marie Pean, éleveuse de chevaux près de Buchy, dont les photos impressionnantes des retombées de suie, ont circulé toute la journée sur les réseaux sociaux,
certains pensant même qu’il s’agissait de « fakes », malheureusement non,.

Bonsoir, quand et comment avez vous constaté l’ampleur des dégâts ?

Un ami habitant un village proche de chez moi, a prévenu mon mari de la pluie possiblement polluée. Nous disant qu’il avait des traces noires sur ses voitures. il 
m’a donc conseillé de rentrer mes chevaux au plus vite, il était 8h30 environ. Je me suis rendu aux écuries attenantes à la maison et vu les traces noires au sol…

 

Qu’avez vous pu faire pour vos chevaux ?

En prévention, j’ai simplement rentré mes chevaux aux boxes et je leur ai donné de l’eau du robinet à la place de celle qu’ils avaient.

 

Avez vous eu des informations au cours de la journée ?

Nous n’avons pas eu d’information de qui que ce soit ! Concernant mon fils, j’ai même du téléphoner à l’école pour en avoir et savoir s’il n’était n’était pas dehors.
Concernant les chevaux, rien non plus

Et après ?

Quelle va être la suite donnée à ce drame ? Quelles sont les consignes pour les prochains jours ? 

 

Tout d’abord il est bon de rappeler les consignes données sur le site seine-maritime.gouv.fr et qui sont véritablement des consignes à minima dans l’attente de résultats d’analyses en cours :

 

Consignes de nettoyage en cas de présence de suies :
Comme pour tous résidus de combustion et de produits pouvant être irritants, il convient d’adopter les gestes de précaution habituellement recommandés, à savoir :

– éviter tout contact cutané.
– nettoyer les locaux, fenêtres, mobiliers et jeux extérieurs et les abords (préau, cours…) uniquement à l’eau
– ne pas utiliser de nettoyeur haute pression pouvant mettre en suspension des particules
– ne pas effectuer de balayage à sec
– ne pas utiliser d’aspirateur
– lors du nettoyage , protéger sa peau par le port de gants de ménage
– ne pas consommer les végétaux souillés par les suies et se laver les mains en cas de contact

 

Consignes dans les élevages :

 

Il est demandé aux propriétaires d’animaux, notamment les animaux de rente qui seraient à l’extérieur dans des zones impactées par le panache de fumées, de les rentrer et de sécuriser leur
abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri.

Il est important que les animaux ne consomment pas d’aliments souillés : il est donc nécessaire de faire pâturer des ruminants sur des pâtures saines, exemptes de dépôt de suie. A défaut, de
l’ensilage ou un foin ou tout autre aliment qui aura été protégé, sera fourni aux animaux. L’accès à l’abreuvement en extérieur est de même à éviter.

 

Consignes pour les cultures :

Il est demandé aux agriculteurs de ne pas récolter leurs productions en l’attente de précisions ultérieures.

Il est conseillé, tant que l’émission des fumées est en cours, de ne pas chercher à enlever les dépôts de suie et d’attendre les prochaines consignes préfectorales qui apporteront des
recommandations pour les éliminer par une filière autorisée.

 

 

Consignes pour les jardins des particuliers :

 

Il est conseillé aux particuliers de ne pas consommer de légumes et fruits du jardin qui ne pourraient être épluchés ou lavés de façon approfondie.

 

Difficile pour le moment d’en dire plus, mais il est évident que les maraichers, agriculteurs, éleveurs situés sur le trajet du nuage noir seront forcément impactés et qu’il va falloir qu’ils
soient d’une part indemnisés, d’autres part aidés dans leurs démarches pour retrouver de sites propres.  Il  va également de soi que l’impact sur la population des secteurs concernés ne
pourra réellement se mesurée qu’au fil du temps, mais ne pourra être neutre au vu de ce tout ce que déclare les scientifiques et que nous avons évoqué plus haut.

 

Nous terminerons avec le point qui forcément interpelle le plus : Une fois l’origine du sinistre trouvée, il va falloir que Lubrizol s’explique, soit condamnée car les citoyens payent déjà assez
cher le désastre sanitaire  pour que le nettoyage,  la lutte contre la pollution etc, soient financés par les fautifs… et surtout de l’avis de tous les spécialistes, l’usine ne doit
pas être reconstruite dans un secteur avec une telle densité de population.

 

Les pouvoirs publiques pourront et voudront-ils agirent pour empêcher un nouveau drame ? 

La justice sera -t-elle libre d’enquêter et agir sans pression ?

C’est sur ces sujets, que nous citoyens, devons êtres vigilants dans les prochaines semaines, les prochains mois, car au delà de cet accident, c’est tout un mode de fonctionnement opaque et
complaisant vis à vis d’entreprises négligentes qui est mis à jour, un système qui fait fit de toutes les découvertes et avancées en matière d’écologie, de préservation de la planète et de
médecine, un système encré dans un monde qui n’est plus, celui de l’hyper-production insouciante des trente glorieuses, mais pour le moment nombre de politiques et de dirigeants de grandes
entreprises semblent totalement ignorants ou incompétents sur ces enjeux, la faute parfois à des formations et études déconnectées des réalités, parfois également par manque d’ambition collective
( la ou l’ambition personnelle est bien présente…) et c’est sans doute cela le plus inquiétant !


Le World Clean Up Day avec les enfants

Une journée pleine d’espoirs !

Samedi 21 septembre avait lieu la deuxième édition du World Clean Up Day, un mouvement international de « nettoyage » de notre planète qui à aussi vocation à faire prendre conscience des enjeux
écologiques et permettre de repenser notre consommation.

Cette journée fut un véritable succès en terme de quantité de déchets ramassés et d’engagement citoyen avec dans le monde pas moins 14, 6 millions* de personnes qui ont participé aux nettoyages
et 4 millions* qui sont aller manifester contre l’inaction des gouvernements sur le changement climatique, malgré une forte répression  dans de nombreuses villes dont Paris, tout ça 
sur un ensemble de 169 pays !

 

Au niveau français 265 000* citoyens ont participé, répartis sur 4000* événements à travers le pays, et parmi ces événements de nombreuses actions en Seine-Maritime** allant au delà des
associations habituelles, avec notamment une grande présence des écoles.

Du coup plutôt que de vous proposer les images habituelles des grands rassemblement, il nous a sembler judicieux de mettre en avant l’une de ces « petites » initiatives qui redonnent espoir en
l’avenir quand on voit la motivation de nos bézots !

 

*Chiffres de la plateforme officielle du World Clean Up Day

** Dès que nous les aurons nous vous communiquerons par une mise à jour de cette article le détail des chiffres sur le département.

Direction Sotteville-lès-Rouen, donc où les enfants des écoles ont nettoyé la « Zone Verte », un grand ensemble d’immeubles, avec en son centre des espaces verts. Le bilan : Des sacs de déchets
remplis et surtout des enfants qui, nous pouvons en être certains, seront bien plus attentifs que les générations précédentes à ce grave problème, au vu de l’entrain durant les actions mais
également de leur agacement au comportement des adultes. En effet pour vérifier l’impact de cette journée, le lundi suivant j’ai questionné des enfants  de la ville, qui tous m’ont dit la
même chose : « C’est pas normal qu’on paye les bêtises de nos parents »  » Mais il faut bien le faire et montrer l’exemple aux gens, parce que des-fois ils ne savent pas… » « Moi maintenant  je
gronde mon papa quand il laisse tourner le moteur de la voiture pour rien ou qu’il jette une cigarette par terre » j’ai aussi entendu la phrase suivante :  » Si nous on fait rien, bientôt y’aura
plus d’humains ! »

 

Comment ne pas êtres touchés par ces mots si justes et si spontanés d’enfants, de nos enfants ! Espérons simplement qu’il ne soit pas trop tard, que cette génération ait le temps de grandir, pour
cela, c’est à nous, aux gouvernements et aux grandes entreprises de prendre le relais, et pas demain ou plus tard… mais MAINTENANT !


Un salon du livre local et accessible !

Rencontrer des auteurs c’est simple comme faire son marché !

Le Salon du Livre des marchés de Sotteville-lès-Rouen est une occasion à ne pas manquer de rencontrer de nombreux auteurs normands dans un contexte différent, plus populaire que certains salons
« traditionnels ». il va s’en dire que nous aimons cette idée du livre qui vient au plus prêt des potentiels lecteurs et devient aussi accessible que les fruits et légumes du marché, car ne doit-on
pas nourrir autant son esprit que son corps ?

 

Pour cette cinquième édition étaient présents : Orélie Gouel, Marc Masse, Nathalie Salmon, Dominique Krauskopf, Cécile Delîle, Gilles Delabie, François Reynaud, Philippe Kauffmann, Annie
Pétrel-Mathieu, Daniel Andrieu, Marc Pellan, Paul Le Trévier, Yvan Michotte, Claude Soloy, Céline Gouel Verdier et Céline Ruquier Gaudriot. Au programme : romans, polars, histoire, œuvres plus
graphiques…

Du bonheur pour tout le monde, et en prime une petite exposition de photographies sur l’évolution de la ville et du marché au fil du temps, ainsi que la présence du mouvement « Nous voulons des
coquelicots ». une belle journée que nous vous proposons de découvrir en photos :

Les auteurs :

L’expo :


Pollution de l’eau autour de Mont-Cauvaire

Alerte à la pollution de l’eau sur Mont-Cauvaire, Authieux-Ratieville, Claville-Motteville, Clères et Fontaine-le-Bourg

L’Agence Régionale de Santé de Normandie  à constaté que le syndicat d’eau potable de Mont-Cauvaire distribue depuis le dimanche 22 septembre une eau trouble en raison de  particules
d’argiles et de limons captées dans le forage  de Mont-Cauvaire. Le temps que durent les opérations de purge les habitants sont invités à limiter leur consommation non indispensable et
surtout à ne pas boire l’eau du robinet car les risques sanitaires sont bien réels ! Pourquoi ? car si dans une eau claire  40 % des UV conservent un pouvoir désinfectant à
m de profondeur, la turbidité elle, réduit fortement ce pouvoir !

 

En tout ce ne sont pas moins de 1 800 habitants qui  sont concernés par cette pollution sur les communes de Mont-Cauvaire,  Clères,  Authieux-Ratieville, 
Claville-Motteville,  et Fontaine-le-Bourg, non loin de Rouen, les habitants seront prévenus du retour à la normal d’ici quelques jours par les collectivité ou l’exploitant (contact Véolia :
09 69 39 56 34) ».

 

Cette pollution microbienne due dans ce cas précis à la sécheresse, est assez rare sur le secteur mais risque d’être de plus en plus fréquente avec le changement climatique, d’autant qu’elle peut
intervenir suite à de nombreux phénomènes (l’érosion, le lessivage de sols fragiles, dégradés ou agricoles labourés)… une raison de plus de prendre soin de notre planète et de notre
environnement, car les problèmes ne sont pas seulement ailleurs ou plus tard, mais ici et maintenant !


L’Éducation Nationale en grève le 24 septembre 2019

Qui ?

Les fédérations syndicales de l’Éducation Nationale appellent les enseignants à la grève le mardi 24 septembre 2019.

 

Pourquoi ?

 Les enseignants dénoncent la réforme des retraites proposée par le gouvernement, pour mieux comprendre voici le communiqué du syndicat Sud éducation :

 

Comme toutes les réformes des retraites depuis 1993, la nouvelle réforme annoncée est présentée comme inéluctable. Le gouvernement prétend qu’il y a trop d’inactifs, que le déficit ne cesse de se
creuser, et que sans réforme le régime de retraite risque de s’effondrer.

Le gouvernement présente l’allongement de la durée de vie comme un problème, dont la solution toute trouvée est le recul de l’âge du départ en retraite ou la baisse des pensions. Pourtant, nous
vivons dans un pays où plus de gens travaillent qu’il y a 40 ans et qui produit plus de richesses chaque année.

 

Plus égalitaire la réforme  ?

 

Le gouvernement présente sa réforme comme un système prétendument « universel », et donc plus juste. Pourtant les hauts salaires bénéficient toujours d’avantages fiscaux qui leur
permettent une épargne individuelle et ainsi de compléter leur pension par capitalisation (avantage déjà prévu par la loi PACTE).

Le nouveau système veut passer pour équitable puisqu’un euro cotisé donnerait les mêmes droits pour tou-t-es. Mais si chacun-e pourra connaître ce qu’il-elle cotise, la valeur du point au moment
de la liquidation sera, en réalité, différente d’une année sur l’autre, parce que la volonté de maintenir la part de richesse produite consacrée aux pensions devra rester constante (moins de
14 % du PIB) alors que le nombre de retraité-e-s va augmenter.

 

Une réforme perdant-perdant

 

La prise en compte de la totalité de la carrière dans le calcul de la pension (au lieu des 6 derniers mois dans la Fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé) aggravera la
situation de celles et ceux qui ont des carrières discontinues (emploi précaire, chômage, temps partiel …). Les femmes en particulier seront les premières victimes de cette réforme, en raison
d’un salaire moyen plus faible sur l’ensemble de la carrière et de période non travaillées plus longues.

Dans la Fonction publique, l’intégration promise des primes dans le calcul de la pension pénalise les corps où les primes sont faibles voire quasi inexistantes, comme c’est le cas chez les
enseignants-e-s (en particulier du premier degré). L’injustice est si flagrante que Macron lui-même a jugé utile de préciser qu’il y aurait des ajustements dans la prise en compte de leurs
salaires (par la création nouvelles primes notamment). Il s’agit bien de déminer à l’avance ce sujet explosif. Ne nous laissons pas berner !

Cependant, aucune solution concrète n’est proposée. Le dernier rendez-vous salarial dans la Fonction Publique (2 juillet 2019) a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de revalorisation salariales, ce
qui n’augure rien de bon. Les annonces ridicules de Blanquer lors de sa conférence de presse de rentrée sur les rémunérations ne rassureront évidemment personne.

Peu importe l’âge de départ autorisé (62, 64 ou plus), car il s’agirait de rester à “l’équilibre” : l’objectif du patronat est dans tous les cas de réduire les pensions pour que la
solidarité lui coûte moins cher  !

 

Nos revendications :

 

-37,5 années de cotisations pour toutes et tous, public comme privé, et départ en retraite possible dans tous les cas à 60 ans à taux plein
-Taux de remplacement net de 75% pour toutes et tous les pensionné-e-s
-Pour des emplois stables à temps complet, contre toutes les formes d’emplois précaires, suppression des exonérations de cotisations accordées au patronat.
-Maintien et amélioration du système par répartition. Suppression de tous les avantages fiscaux et sociaux pour les fonds d’épargne salariale, assurance-vie et autres fonds de pension.
-L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,

 

Contre la réforme des retraites, SUD éducation appelle à  :

-se réunir en Assemblée générale, heure d’information syndicale ;
-participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
-se mettre en grève et manifester le 24 septembre

 

Les perturbations :

Les cours risquent d’êtres perturbés ce 24 septembre, renseignez vous auprès de l’établissement scolaire de votre enfant pour savoir si celui-ci sera fermé ou si des professeurs seront présent.


Grève à la SNCF le 24 septembre 2019

Les cheminots mobilisés pour nos retraites !

Qui ?

Les syndicats Sud Rail et CGT Cheminots appelle les agents de la SNCF à faire une journée de grève le mardi 24 septembre 2019.

Tandis que l’UNSA appelle à manifester mais pas à la grève…

 

Pourquoi ?

 Les syndicats dénoncent la réforme des retraites, nous vous proposons les communiqués de Sud Rail et de la CGT pour comprendre :

 

Communiqué de sud Rail :

 

Sans surprise, les mauvais coups sociaux continuent, un an après une mauvaise loi pour un nouveau pacte ferroviaire votée sur des mensonges tant pour le service dû aux usagers que pour les
garanties de protection sociale des cheminots, le gouvernement Macron a missionné JP Delevoye pour négocier la fin des 42 régimes de retraites par répartition et mettre en place un système
par points qui ne visera qu’à réduire les pensions et à allonger la durée de cotisation.

 

Fort d’un constat d’une situation sociale catastrophique au niveau national et sans égale dans la branche ferroviaire, les composantes de la fédération SUD-Rail ont décidées de travailler dès
maintenant à inscrire dans une dynamique toutes les forces qui refusent ces attaques antisociales. Pour ce faire, dès le 24 Septembre, la Fédération SUD-Rail appellera l’ensemble des
travailleurs du rail à une action de grève et de manifestations.

 

Par cette première journée de mobilisation, la fédération SUD-Rail s’inscrit dans la volonté de construction d’une convergence des luttes et d’un niveau de rapport de force qui fera reculer
le gouvernement sur la régression sociale constituée par la « réforme Delevoye » mais aussi sur ces projets de liquidation des services publics et de dumping social dans la branche
ferroviaire.

 

Comme pour la réforme ferroviaire, les engagements de l’Etat sur les conditions d’emploi et maintenant des retraites des travailleurs du rail sont des leurres. A l’augmentation des
cotisations retraites, à la baisse des pensions pouvant aller jusqu’à 20%, la direction SNCF décomplexée vient y ajouter, avec son « pacte social d’entreprise », la saignée dans les
effectifs cheminots, la paupérisation et la précarisation de l’ensemble des salariés du transport ferroviaire.

 

Alors qu’il a fallu près d’un an aux décideurs du ferroviaire pour exposer leur vision d’un Groupe Public Ferroviaire éclaté dans un système à 5 S.A. indépendantes, elles-mêmes redécoupées en
activités ; Ce sont les mêmes qui voudraient aujourd’hui liquider les droits sociaux et le statut des personnels en quelques mois assorti de la double peine d’une énième contre-réforme
des retraites.

 

Pour SUD-Rail, seul le rapport de force pourra permettre d’influer sur la descente aux enfers sociale prévue à tous les niveaux et pour gagner de nouveaux droits pour les salariés dans un
service public ferroviaire de qualité qui mêle sécurité, continuité territoriale et progrès social.

 

Communiqué de la CGT Cheminots :

 

Face aux attaques du Gouvernement la rentrée sociale doit voir converger les actions de manière massive.

Cette date sera une étape importante.

 

Incendies de forêt en Amazonie, incroyable pénurie de médicaments en France du fait de la spéculation et des délocalisations des laboratoires pharmaceutiques, annonce d’une possible nouvelle
crise financière liée au niveau d’endettement des entreprises privées. Le libéralisme économique nous conduit dans le mur et c’est de plus en plus visible.

 

Fédérer les colères

De nombreuses expressions de colère émergent : grève du « bac », des urgentistes, des pompiers… Elles font suite à toutes celles de 2018 : Air France, SNCF, EDF, retraités… Certes, il
faut encore du travail militant pour en faire des mobilisations majoritaires et convergentes. Mais le socle d’une rentrée sociale chaude existe bel et bien. Le gouvernement le sent. Il tisse
sa toile de division,  de répression et d’enfumage pour l’éviter.

 

Ne laissons rien passer

Or, comme nous l’a montré la mobilisation contre la suppression du train des primeurs Perpignan-Rungis, le rapport de force a contraint celui-ci à faire des promesses. Nous ne lâcherons pas
le sujet jusqu’à ce qu’elles soient respectées.
Temps d’attente en gare, problèmes de sécurité dûs au manque d’entretien de l’infrastructure, multiplication des conflits d’intérêts entre entreprises bientôt autonomes, problèmes matériels,
etc. sont directement liés à la réforme ferroviaire de 2018 votée sur des mensonges.
En matière sociale, la direction SNCF compte faire passer son pacte au second semestre. Elle veut faire payer aux cheminots l’absence de solution de financement du service public dans la
réforme par la rémunération et des promotions « au mérite », la suppression des taquets du RH 0077 et des suppressions massives d’emplois. Il y a donc urgence à remettre
– par la force des mobilisations – la satisfaction des besoins sociaux au cœur des politiques publiques.

 

Prendre date

Face à des situations identiques dans presque toutes les branches professionnelles et à la réforme des retraites qui touchera tous les salariés, la confédération a programmé trois semaines de
mobilisation en septembre, dont une journée de grève le 24 septembre. D’ores et déjà mettons tout en œuvre pour que les cheminots se saisissent de cette action. Sur les retraites, la question
centrale sera le niveau de richesses que notre société acceptera d’y consacrer. Emmanuel Macron veut imposer une règle d’or et empêcher de dépasser 14 % du PIB.
La variable serait donc le niveau des pensions. C’est uniquement à cela que servira le régime par points. D’autres proposent au contraire de consacrer progressivement 17 % du PIB aux
retraites. Il suffirait pour cela de prélever seulement 30 % des dividendes monstrueux versés aux actionnaires chaque année (220 milliards d’euros en 2018).


C’est un choix de société. Il justifie amplement de se mobiliser. Alors, le 24 septembre, mettons-nous massivement en grève pour une autre réforme ferroviaire et une autre réforme des
retraites !

 

Les perturbations :

Des perturbations sont à prévoir sur l’ensemble du réseau et devraient  être annoncées la veille  sur le site de la SNCF.


Rassemblements contre la réforme des retraites les 21 et 24 septembre 2019

Deux journées d’actions pour sauver les retraites !

Qui ?

Les syndicats FO et CGT appellent  à la mobilisation les 21 (pour FO) et 24 (pour la CGT) contre la réforme des retraites.

 

Pourquoi ?

Les syndicats  s’opposent au projet de réforme des retraites avec un système universel par points. Nous vous proposons les communiqués des deux syndicats :

 

Appel de FO pour le 21 :

 

L a confédération Force Ouvrière, opposée à la future contre-réforme des retraites qui veut transformer les quarante-deux régimes existants en un système universel par points, entend le
faire savoir.

 

Elle lance une campagne d’information et de mobilisation sur les retraites, avec à la rentrée un rassemblement d’ampleur nationale à Paris, le samedi 21 septembre. Objectif :
préparer le rapport de force interprofessionnel et, si nécessaire, la grève pour défendre les retraites et mettre en échec le projet gouvernemental, comme l’a écrit la commission
exécutive de FO, dans une déclaration du 16 mai, reprenant l’orientation votée par le Comité confédéral national (CCN), réuni à Paris les 27 et 28 mars.

 

Pour FO, le rassemblement du 21 septembre s’inscrit dans la lignée d’autres rassemblements du même type organisés par le passé. Il y eu notamment celui pour la défense de la Sécurité
sociale à Bercy le dimanche 29 janvier 1995.

 

Une semaine d’information et de mobilisation est également prévue début septembre.

Des meetings et des distributions de tracts seront organisés dans les départements, pour relayer et expliquer les positions de FO sur la future réforme. Un travail de pédagogie
indispensable à destination des militants mais aussi du grand public.

 

 

 

Appel de la CGT pour le 24  :

Le vaste chantier de la réforme des retraites a franchi un cap le 18 juillet dernier, quand le haut-commissaire a dévoilé ses préconisations après dix-huit mois de concertation avec les
partenaires sociaux. Mais tout reste à faire pour défendre un système juste où tout le monde bénéficiera des mêmes droits.

 

Quelles sont les intentions réelles du gouvernement pour la réforme des retraites ?

 

Ce ne sont pas les annonces de M. Delevoye le 18 juillet dernier, après dix-huit mois de concertation avec les syndicats, qui ont permis de lever le flou. Seule
certitude à ce jour : le gouvernement souhaite que l’application du nouveau système universel par points, qui a vocation à remplacer les 42 régimes existants, entre en vigueur en
2025.

 

Le calendrier de mise en œuvre s’oriente vers un projet de loi présenté en Conseil des ministres d’ici à la fin de l’année puis débattu au Parlement en 2020, avant ou après
les élections municipales.

 

En attendant, la bataille à venir sur l’âge de « départ à taux plein à 64 ans» (distinct de l’âge légal), à laquelle tous les syndicats sont fermement opposés, rendra la
concertation – qui reprend en septembre – difficile. D’autant que l’on ne sait rien sur le montant des pensions ou l’âge auquel chacun pourra partir à la retraite à taux plein. Ce
qui est sûr, c’est qu’un retraité partant à l’âge légal de 62 ans, même avec une carrière complète, verra sa pension amputée d’une décote de 10 %.

 

La non-prise en compte des propositions des syndicats sur la pénibilité par exemple ou la référence à la carrière complète plutôt qu’aux 25 meilleures années risque
aussi d’envenimer les débats.

 

Comme la valeur du point, qui n’est pas connue et dont la revalorisation n’est garantie par aucun mécanisme, Comment va-t-elle évoluer  ? En fonction de l’inflation, des
salaires, de la croissance, de l’espérance de vie  ? Et qui en décidera  ?

 

La CGT réclame des droits garantissant dans tous les secteurs professionnel, la possibilité d’un départ dès 60 ans et revendique de meilleures retraites par l’augmentation
des financements qui reposent sur les cotisations sociales.

 

Pour l’heure seul « le blocage du niveau de financement des retraites et l’allongement de la vie active » apparaît comme une certitude. La CGT est convaincue que l’absence de
ressources nouvelles, conjuguée à l’augmentation du nombre de retraités d’ici à 2050, entraînera un effondrement du montant des pensions d’environ un tiers.

 

La CGT appelle d’ores et déjà à descendre dans la rue le 24 septembre.

 

Les perturbations :

Peu de perturbations, à part sur le trajet des manifestations et rassemblements, les plus gros étant prévus à Paris, toutefois cette journée de « manifestations » sera aussi l’occasion de
mouvements de grève à la SNCF et dans l’éducation nationale (pour plus d’infos sur ces mouvements faites un tour dans nos articles dédiés), n’hésitez pas à vous renseigner localement concernant
les établissements scolaires et vos déplacements.

Grèves de pilotes de Transavia du 1er septembre au 15 octobre 2019

Les syndicats et pilotes ne sont pas écoutés chez Transavia

Qui ?

Le Syndicat des Pilotes de Ligne a déposé un préavis de grève pour les pilotes de la compagnie aérienne Transavia (filiale low cost d’Air France KLM), du 1er septembre au  15 octobre 2019.

 

Pourquoi ?

Le mouvement concerne l’accord de développement trouvé avec Air France et sur lequel le SPL et plus globalement les pilotes historiques de la compagnie n’ont pas été consultés.

« Évoquant le projet d’accord trouvé en juillet au sein d’Air France entre direction et pilotes du syndicat SNPL pour le développement de Transavia France, le SPL souligne que cet accord « n’est
toujours pas signé, puisque le SNPL Air France a décidé de le modifier, et « déplore que les organisations syndicales représentatives de Transavia ne soient encore une fois pas conviées aux
négociations…. Il n’est pas acceptable que des organisations syndicales extérieures viennent négocier notre avenir, nos conditions de travail et nos rémunérations, ajoute le SPL, qui exige le
strict respect des instances représentatives du personnel de Transavia et de ses syndicats représentatifs ».

 

Les perturbations :

La mobilisation impacte plusieurs vols, Transavia devrait contacter les clients dont le vol est retardé ou annulé.

Les prévisions sont normalement relayées sur  le site internet de Transavia.


Grève intermittente du personnel du réseau Astuce, du 24 septembre au 31 décembre 2019

Des conditions de travaille qui se dégradent à la TCAR

Qui ?

Le syndicat CGT de la TCAR à déposé un préavis de grève pour la période du 24 septembre au 31 décembre 2019, sous forme de courtes séquences de 55 mn par jour, pour ne pas gêner outre mesure les
usagers.

 

Pourquoi ?

Infos Paris-Normandie.fr :

« Les agents réclament des améliorations des conditions de travail et des remises à niveaux en effectifs pour tous les services, ainsi que l’augmentation des heures de récupération de nuit. Ils
demandent aussi l’aménagement du temps de travail pour tenir compte de la pénibilité et des fins de carrière. »

 

Infos actu.fr :

« Une expertise réalisée par une entreprise indépendante à l’occasion des comptes du comité d’entreprises a poussé la CGT de la TCAR à agir, selon son secrétaire adjoint David Fossati :

 

« Cette expertise a validé un manque d’effectifs conséquent dans tous les services, qui entraîne une dégradations des conditions de travail. Les services sont désorganisés. Ils prennent à gauche
pour mettre à droite, mais on se retrouve sans rien de l’autre côté.

 

Le syndicaliste met également en avant des « heures supplémentaires qui sont doublées », « des salariés fatigués », « des gens qui n’arrivent pas à avoir leurs
congés » et pour certains, qui se mettent en arrêt. « On ne cautionne pas forcément, mais on est tous humains. » »

 

Les perturbations :

Seules les lignes suivantes sont touchées par le mouvement : Métro; lignes Teor, T1, T2, T3, T4; les lignes FAST F1, F2, F3, F4, F5; les lignes régulières 5, 6, 8, 11, 13, 20, 22, 40, 41.

 

Les horaires débrayages :

Septembre 2019
Mardi 24 de 14h00 à 14h55
Mercredi 25 de 7h30 à 8h25
Jeudi 26 de 17h30 à 18h25
Vendredi 27 de 8h00 à 8h55
Samedi 28 de 18h00 à 18h55
Dimanche 29 de 7h00 à 7h55
Lundi 30 de 17h00 à 17h55

 

Octobre 2019
Mardi 1er de 7h30 à 8h25
Mercredi 2 de 17h30 à 18h25
Jeudi 3 de 8h00 à 8h55
Vendredi 4 18h00 à 18h55
Samedi 5 de 7h00 à 7h55
Dimanche 6 de 17h00 à 17h55
Lundi 7 de 7h30 à 8h25
Mardi 8 de 17h30 à 18h25
Mercredi 9 de 8h00 à 8h55
Jeudi 10 de 18h00 à 18h55
Vendredi 11 de 7h00 à 7h55
Samedi 12 de 17h00 à 17h55
Dimanche 13 de 12h00 à 12h55
Lundi 14 de 7h30 à 8h25
Mardi 15 de 17h30 à 18h25
Mercredi 16 de 8h00 à 8h55
Jeudi 17 de 18h00 à 18h55
Vendredi 18 de 7h00 à 7h55
Samedi 19 de 17h30 à 18h25
Dimanche 20 de 7h30 à 8h25
Lundi 21 de 17h00 à 17h55
Mardi 22 de 8h00 à 8h55
Mercredi 23 de 17h30 à 18h25
Jeudi 24 de 7h00 à 7h55
Vendredi 25 de 18h00 à 18h55
Samedi 26 de 7h30 à 8h25
Dimanche 27 de 17h30 à 18h25
Lundi 28 de 8h00 à 8h55
Mardi 29 de 17h00 à 17h55
Mercredi 30 de 7h00 à 7h55
Jeudi 31 de 17h30 à 18h25

 

Novembre 2019
Vendredi 1er de 7h30 à8h25
Samedi 2 de 18h00 à 18h55
Dimanche 3 de 8h00 à 8h55
Lundi 4 de 17h00 à 17h55
Mardi 5 de 7h00 à 7h55
Mercredi 6 de 17h30 à 18h25
Jeudi 7 de 7h30 à 8h25
Vendredi 8 de 18h00 à 18h55
Samedi 9 de 8h00 à 8h55
Dimanche 10 de 17h00 à 17h55
Lundi 11 de 7h00 à 7h55
Mardi 12 de 17h30 à 18h25
Mercredi 13 de 7h30 à 8h25
Jeudi 14 de 18h00 à 18h55
Vendredi 15 de 8h00 à 8h55
Samedi 16 de 17h00 à 17h55
Dimanche 17 de 7h00 à 7h55
Lundi 18 de 17h30 à 18h25
Mardi 19 de 7h30 à 8h25
Mercredi 20 de 18h00 à 18h55
Jeudi 21 de 8h00 à 8h55
Vendredi 22 de 17h00 à 17h55
Samedi 23 de 7h00 à 7h55
Dimanche 24 de 17h30 à 18h25
Lundi 25 de 7h30 à 8h25
Mardi 26 de 18h00 à 18h55
Mercredi 27 de 8h00 à 8h55
Jeudi 28 de 17h00 à 17h55
Vendredi 29 de 7h00 à 7h55
Samedi 30 de 17h30 à 18h25

 

Décembre 2019
Dimanche 1er de 7h30 à 8h25
Lundi 2 de 18h00 à 18h55
Mardi 3 de 8h00 à 8h55
Mercredi 4 de 17h00 à 17h55
Jeudi 5 de 7h00 à 7h55
Vendredi 6 de 17h30 à 18h25
Samedi 7 de 7h30 à 8h25
Dimanche 8 de 18h00 à 18h55
Lundi 9 de 8h00 à 8h55
Mardi 10 de 17h00 à 17h55
Mercredi 11 de 7h00 à 7h55
Jeudi 12 de 17h30 à 18h25
Vendredi 13 de 7h30 à 8h25
Samedi 14 de 18h00 à 18h55
Dimanche 15 de 8h00 à 8h55
Lundi 16 de 17h00 à 17h55
Mardi 17 de 7h00 à 7h55
Mercredi 18 de 17h30 à 18h25
Jeudi 19 de 7h30 à 8h25
Vendredi 20 de 18h00 à 18h55
Samedi 21 de 8h00 à 8h55
Dimanche 22 de 17h00 à 17h55
Lundi 23 de 7h00 à 7h55
Mardi 24 de 17h30 à 18h25
Mercredi 25 de 7h30 à 8h25
Jeudi 26 de 18h00 à 18h55
Vendredi 27 de 8h00 à 8h55
Samedi 28 de 17h00 à 17h55
Dimanche 29 de 7h00 à 7h55
Lundi 30 de 17h30 à 18h25
Mardi 31 de 7h30 à 8h25


Le CHR du Rouvray à nouveau en grève illimitée depuis le 19 septembre

Qui ?

Les syndicats CGT Psychiatrie 76, Sud santé sociaux et CFDT section du Rouvray ont voté une grève totale et illimitée du personnel du Centre hospitalier du Rouvray depuis le 19 septembre 2019.

 

Pourquoi ?

Nous nous souvenons tous du mouvement de 2018 avec une action de grève de la faim qui avait permis d’obtenir la création de postes de soignants après une lutte acharnée, mais depuis, si 20 postes
ont été réellement créés, ils ne servent qu’à combler une partie des départs en retraite et non à respecter le protocole voté il y a un an, alors que dans le même temps le taux de suroccupation
augmente, rendant les conditions d’accueils compliquées…  Autre point important la demande de la création d’une unité pour les adolescents qui sont actuellement placés avec les adultes, à
cela s’ajoute la pression constante d’une direction qui fait la sourde oreille à la détresse du personnel et des malades.

Si on résume, le personnel doit faire face à : Un manque flagrant d’effectifs et de places pour les patients, un manque total de soutien de la direction, et à un autre point non évoqué
précédemment, des locaux parfois insalubres….

 

Les perturbations :

Les protocoles de suivi des patients ne seront pas impactés et les besoins « urgents » assurés.

Les rassemblement ayant lieux principalement sur le site, il n’y a pas d’impact sur la circulation.

Compte rendu de l’AG du 19 septembre 2019 avec toutes les revendications :


Rentrée de l’école d’athlé

Enfin la rentrée !

Ah le mois de septembre, la fin de la période estivale, la rentrée des classes, l’automne qui approche… et une belle éclaircie dans tout cela pour de nombreux jeunes sottevillais : la reprise
des activités sportives et culturelles, l’occasion de retrouver de nombreux amis,  d’avoir du temps sans les parents ni les profs… et en ce qui concerne les jeunes de l’école d’athlétisme,
l’opportunité également de prendre soin de soi, de son mental et de son corps, après deux mois de…farniente.

Ce mercredi 11 septembre était donc synonyme de reprise pour notre école d’athlétisme avec dans un premier temps les poussins et les benjamins, et force est de constater que la bonne humeur était
de mise, aidée par un beau soleil et des entraineurs plus motivés que jamais. Les débuts sont forcément un peu hésitants pour les nouvelles et nouveaux venus, qui sont tout de suite mis dans le
bain avec le traditionnel footing de début de séance suivi des gammes et étirements, mais tout cela se fait en douceur et on entend plus d’éclats de rire que de plaintes liées aux efforts, quand
aux « anciens » aucun problème, bien au contraire, si on les écoutent ils pourraient courir un marathon ! Nos amis entraineurs, Gaspard, Solal et Marie pour les poussins ainsi qu’Innocent, Aurèle
et Danielle pour les benjamins et  Florence toute nouvelle responsable de  l’école  d’athlétisme, auraient-ils trouvé le secret pour motiver et rendre le sourire à nos pré-ados,
qui en d’autres circonstances se font parfois les reines et rois des bougons  ?

 

Sans aucun doute ! Mais il y a aussi le fait que l’athlétisme permet à toutes et tous de se réaliser, d’avoir sa place, qu’importe le physique ou l’age, tout le monde trouvera forcément une
spécialité qui lui correspond. Et puis à celles et ceux qui disent qu’il s’agit d’un sport individuel, il suffit d’observer la séance juste quelques minutes pour voir que les jeunes athlètes de
l’école, s’encouragent tout le temps, se motivent les uns les autres, n’hésitent pas à prendre du temps pour aider un copain qui n’aurait pas acquis tel ou tel mouvement etc…

Le mouvement est d’ailleurs au cœur de cette première séance, celui du vortex (objet volant non dangereux qui remplace le javelot pour les plus jeunes) pour les poussins, qui à travers divers
jeux et exercices apprennent à dompter la bête. Et contrairement à ce que l’on croit ce n’est pas si simple, nos jeunes doivent maitriser le mouvement du bras, l’angle de lancer.. alors pour leur
permettre de progresser plus rapidement, une idée lumineuse jaillit de l’esprit des coachs, organiser une « Vorthèque » ! Un judicieux mélange d’un  jeu  normand parmi  les plus
populaires des cours d’école, la thèque, et vous l’aurez compris de vortex. Combo gagnant pour les enfants qui non content de rapidement progresser s’amusent comme des fous.

Pour les benjamins,  le mouvement sera aussi celui des jambes avec  des ateliers autours du sprint court, dans sa version plate et avec des haies.  Ici aussi tout commence par des
activités plutôt ludiques, mais très vite,  le niveau d’entrainement monte, les entraineurs sont plus exigeants avec les gestes de nos jeunes athlètes et les ateliers plus proches de ceux
des « grands ». Les corps bondissent, jaillissent par dessus les haies, chacun donne le meilleur de lui-même sur des 30 ou 50 mètres, en essayant de gommer les imperfections sous les conseils
bienveillants des entraineurs… sans jamais perdre le sourire, car la notion de plaisir est toujours aussi présente, et l’important ici n’est pas de faire mieux que ses camarades mais juste de
faire son maximum, il en va de même pour le lancer de poids, atelier ou l’on découvre des jeunes calmes, sereins et plus qu’attentifs, certains professeurs dans les collèges en rêvent, le Stade
le fait !

Au bout d’une heure trente pour les poussins et deux heures pour les benjamins, il est déjà temps de terminer la séance, les rires et les discutions continuent, les jeunes ont du mal à quitter la
piste, certains aimeraient continuer l’entrainement, d’autres aiment simplement rester autour du stade, dans ce lieu qui accueille régulièrement les plus grands champions et qui est aussi le
leur, un lieu dont ils connaissent les moindre recoins, dans lequel ils auront parfois fait les quatre cent coups, ou encore eu leurs premiers coups de cœur, mais ça, c’est une autre histoire…

 

Guillaume De Lucena pour le Stade Sottevillais 76


Le Pays de Caux toujours mobilisé pour le climat

Le Pays de Caux toujours mobilisé face à l’urgence climatique !

Du 20 au 27 septembre prochain aura lieu la Grève Mondiale pour le Climat, une semaine importante, tant l’urgence climatique se fait de plus en plus pressente, alors que les solutions et réponses
de nos dirigeants politiques et de multinationales sont insuffisantes, voir même bien souvent contre-productives. Voila pourquoi il est important que les citoyens se mobilisent et agissent sans
attendre, que ce soit par des changements de mode vie, par la « pression du porte-monnaie » ou toute autre solution. Car n’oublions pas qu’au final le réchauffement climatique, la planète qui brule
et la pollution, c’est pour tout le monde !!!

 

Nous saluons donc l’appel et les différentes actions proposées par le Collectif citoyen pour le climat et la justice sociale – Pays de Caux.

En effet, le collectif propose deux temps distincts et indispensables :

Le premier, vendredi pour se rencontrer, échanger, proposer etc… sur Yvetot et Saint-Valery-en-Caux

Le second, samedi sera une marche pour affirmer la présence citoyenne et alerter face à l’urgence climatique, et comme le collectif est adepte du partage et de la bonne humeur, malgré tout… la
journée se terminera par un pique-nique zéro déchet !

 

Pour en savoir plus, nous vous proposons ci-dessous le texte complet de l’appel du collectif pour ces journées de mobilisation :

Pour en savoir plus voici le texte  de
l’appel du collectif pour ces journées de mobilisation :

Après la « Photo pour le Climat » du 16 mars et la « Marche pour le Climat » du 25 mai dernier,  le Collectif citoyen pour la climat et la justice sociale du Pays de Caux  rejoint une
nouvelle fois l’appel à la Grève Mondiale pour le Climat.


En ce mois de septembre, des millions de personnes quitteront leur poste de travail ou leur domicile  pour rejoindre les jeunes grévistes climatiques dans les rues et exiger la fin de l’ère
des combustibles fossiles. Les adultes doivent soutenir les mouvements de jeunes qui depuis des mois se mobilisent pour le climat, par les manifestations et par la grève. Notre maison est
en train de brûler – agissons en conséquence.
Nous exigeons la justice climatique pour tous. Citoyen.ne.s, élu.e.s, entreprises, nous sommes tous concernés, tous responsables. Nous 
devons  mettre  en  place  aujourd’hui  des  actions  de  grande  ampleur,  à  hauteur  des  enjeux  du  changement
climatique.


Les 20 et 21 septembre, le collectif citoyen organise donc un nouveau temps de mobilisation générale  pour mettre en cause ce système qui détruit la planète et l’humain. Ces dates
s’inscrivent dans le cadre d’une semaine internationale pour le climat du 20 au 27 septembre.

 

 

Vendredi 20 septembre :


Grève pour le climat
Assemblées générales
Deux rassemblements auront lieu dans le Pays de Caux :
–     Place de la Mairie à St Valéry en Caux, de 10h à 16 h
–    Place de l’Hôtel de Ville à Yvetot, de 10h à 16 h


informations, échanges, prises de parole, revendications, point presse.


Pourquoi faire grève ?

Rassemblons-nous sur une place publique, rencontrons nous pour discuter des
enjeux climatiques, et montrons notre détermination à agir, et revendiquons des actions politiques à
la hauteur.


Comment faire grève ?

Si vous le pouvez, seul ou à plusieurs vous pouvez arrêter le travail et rejoindre
d’autres grévistes. Sinon, informez votre employeur, organisez une action sur votre lieu de travail,
demandez une journée d’information, prenez un congé, prolongez la pause déjeuner, faites adopter
une résolution par les travailleurs ou par l’entreprise…

 


Samedi 21 septembre :


Yvetot Marche pour le climat & Pique-Nique Zéro Déchets
 Départ 11h Place des Belges
 Suivi d’un Pique-nique Zéro Déchets à la maison de quartier (rue Pierre Varin)


Une nouvelle mobilisation aura lieu à Yvetot afin d’alerter sur l’urgence climatique. Nous donnons rendez-vous à tous, pour venir déambuler dans les rues d’Yvetot puis prolonger ce moment
d’échange autour  d’un  pique-nique  (zéro  déchets,  bien  entendu,  puisque  c’est  aussi  la  journée  mondiale  du ramassage
des déchets !)
Rejoignez-nous afin de faire de cette marche un rassemblement sans précédent à Yvetot !


Associations et citoyens mobilisés contre le PLUI de la Métropole Rouen-Normandie

UN PLUI très contesté !

Associations et collectifs citoyens sont en ce moment très remontés contre le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) prévu pour la période 2020 à 2033 sur la Métropole Rouen-Normandie. 
Pourquoi ?  Simplement car en dépit d’effets d’annonce de la Métropole et de la volonté, au moins affichée, du gouvernement de ne plus consommer de terres agricoles pour l’urbanisation, ce
ne sont pas moins de 1020 hectares qui sont promis aux bulldozers, sonnant le glas des dernières fermes de la Métropole ainsi que de nombreux vergers, de surfaces cultivées et de  zones de
forêts urbaines… Si vous voulez approfondir le sujet après la lecture de cette page, faite un tour sur le site de Bouillons Terre d’avenir pour un dossier complet et très bien documenté :
http://www.lafermedesbouillons.fr

L’appel des association :

Un appel pour un PLUI moins destructeur de nature à été  lancé à l’initiative de plusieurs associations, nous vous le proposons au format photo, vous n’avez qu’à cliquer dessus pour
l’agrandir…

Les associations signataires :

L’article de  Bouillons Terres d’Avenir pour tout comprendre :

Nous vous proposons l’article complet de l’association Bouillons Terres d’avenir, tel que sur leur site (http://www.lafermedesbouillons.fr), pour bien comprendre les enjeux du PLUI :

 

Présentation générale des PLU, puis examen synthétique du PLUI de la Métropole de Rouen, avec mise en évidence du côté destructeur et des aspects cachés.

 

1- Cadre général du Plan Local d’Urbanisme (PLU)

Les documents d’urbanisme visent à répondre aux besoins quotidiens des habitants en cherchant à préserver et développer la qualité du cadre de vie, en adaptant l’organisation territoriale selon
la démographie, en promouvant la mixité sociale et en garantissant le maintien de la nature dans les secteurs urbanisés.

Ces documents permettent de définir des orientations en matière de préservation des espaces naturels agricoles et forestiers, d’habitat, de transport et déplacement, de performance
environnementale et énergétique, d’aménagement commercial, de qualité urbaine, architecturale et paysagère.

Le PLU divise l’espace en 4 zones :

les zones urbaines (ZU) accueillent l’habitat, les activités économiques, différentes infrastructures

les zones agricoles (ZA) sont réservées aux activités de production agricole : champs, prairies, vergers, fermes

les zone naturelles (ZN) avec les forêts , les espaces ouverts, les zones de loisirs

les zones
à urbaniser
(ZAU)
pour celles qu’il est prévu de faire passer de l’état agricole ou naturel vers l’état urbanisé.

 

C’est le développement continu de ces zones AU qui fait disparaître sous le béton un département français tous les 7 ans.

 

2- Description du PLUI de Rouen Métropole 2020 – 2033

Jusqu’à maintenant, les PLU étaient entre les mains des 71 communes de la Métropole. A partir de 2020, cette responsabilité revient à la Métropole Rouen Normandie dans le cadre d’un Plan Local
d’Urbanisme Intercommunal (PLUI).

Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal affiche les enjeux et ambitions pour la période 2020 – 2033. Et manifestement, l’avenir dessiné est moins vertueux que celui
annoncé
 !

En effet, 1 020 hectares (ha) sont promis aux bulldozers. Une réduction de moins de 25% par rapport aux consommations de l’exercice précédent, pourtant jugé largement dispendieux.

 

Avec la disparition :

  • des dernières fermes et champs en cœur de ville (Canteleu, Bonsecours, Bihorel, Bois-Guillaume, ….),
  • de vergers (Jumièges, …),
  • de nombreuses surfaces cultivées proches des zones urbaines et propices à la réalisation d’une ceinture maraîchère,
  • de forêts urbaines ou péri-urbaines, poumons de notre territoire…

C’est une partie riche et précieuse de notre territoire qui est définitivement détruite.

Dans le détail, quelles utilisations sont prévues pour ces 1 020 ha de terres agricoles et naturelles menacées d’urbanisation ?

  • Habitat : 360 ha
  • Activités économiques : 300 ha
  • Équipements / infrastructures : 250 ha
  • Espaces en cours d’évolution : 110 ha

 

3- Zones d’ombre du PLUI

 

 Le problème du changement de référentiel

Ce PLUI est le premier conduit par la Métropole. Il fait suite à près de 71 PLU communaux construits selon des méthodes et des objectifs différents. Un des premiers travaux de la Métropole a été
de réaliser une synthèse et une harmonisation entre les documents d’urbanisme existants.
Il en résulte une grande difficulté à appréhender l’évolution entre l’avant PLUI (complètement retravaillé et donc un peu arbitraire) et le nouveau projet de PLUI.
En particulier, la Métropole annonce que les 1020 hectares de terres voués à l’urbanisation n’intègrent pas 300 hectares qui étaient « à urbaniser », qui restent à urbaniser, mais qui
ont été décrétés déjà urbanisés.
Donc 300 hectares qui risquaient de peser lourd dans l’image « bétonneuse » de la Métropole qui sont masqués, « ni vus ni connus ».

 

Le grand flou sur les infrastructures et grands projets

Le document « Evaluation Environnementale » du PLUI évoque 3 grands projets : la Liaison A28-A13, le Contournement de l’agglomération elbeuvienne, la ligne de train Ligne Nouvelle
Paris-Normandie.
250 hectares sont prévus en extension pour la réalisation de « toutes » les infrastructures sur la période du PLUI, dont 243 hectares pour la Liaison autoroutière A28-A13. Rien n’est
dit sur les autres infrastructures, mais il ne reste que 7 hectares (???).
La réponse est peut-être à chercher dans la création d’un zonage « hybride » pour les infrastructures : des zones agricoles ZA ou naturelles ZN affectées d’un suffixe infrastructure
« ir » (ZA-ir, ZN-ir). Sans doute des champs ou forêts autoroute; mais 920 hectares, quand même !

 

Donc, l’annonce de 1020 hectares en urbanisation nouvelle, c’est sans compter les gros à-côté. Attention aux mauvaises surprises.

 

Ci-dessous, les zones menacées :

Les actions à venir avant la date fatidique du 01 octobre 2019 :

L’enquête publique n’est ouverte que jusqu’au 01 octobre, il sera donc ensuite trop tard pour se mobiliser, proposer des solutions alternatives et les faire valoir à la place du plan actuel ,
voila pourquoi les associations sont très présentes sur le terrain  en ce moment,

voila les actions prévus au jour de parution de cet article pour Bouillons Terre d’Avenir :

 

Présences sur les lieux de l’enquête :

  • jeudi 12 septembre, 14h30 – 16h : présence à la commission d’enquête à la mairie de Rouen

N’hésitez pas à venir nous rencontrer ou contribuer à ce moment-là si vous êtes disponible !

 

Autres actions à venir :

  • Exposition, mini-conférences, échanges, ciné-débats… organisés par Bouillons terres d’avenir, à la Friche Lucien, Place Carnot à Rouen :

    • mercredi 11 septembre, 18h30 à 21h30
    • mercredi 18 septembre, 18h à 20h
    • jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 septembre, 18h – 21h
  • Présence sur les marchés de la Métropole :

    • mardi 10 septembre, 10h – 12h, à Duclair
    • samedi 14 septembre, 10h – 12h, à Elbeuf
    • samedi 15 septembre, 10h – 12h, à Sotteville

Et aussi :

Lettre ouverte à la Métropole de Rouen, Hôtel-de-Ville de Rouen, jeudi 12 septembre de 15h à 16h

Participation à la réunion publique du groupe local Prévôtière, salle Jean Texcier, 78 rue Jean Texcier à Rouen : jeudi 12 septembre, 19h (préservation des terres situées à
Bihorel-Bois-Guillaume)

Visite de site menacé à Saint-Etienne-du-Rouvray, le lundi 16 septembre de 18h à 19h30.


Le Corso Fleuri de Fécamp en photos

soleil et bonne humeur à Fécamp !

Moment traditionnel de la fin de la saison estivale à Fécamp, le Corso Fleuri de la ville est l’occasion pour les habitants, touristes et associations de se rencontrer et partager un moment de
bonheur simple avant la rentrée. Défi largement relevé ce dimanche 25 aout 2019, avec en prime une météo des plus agréables, de nombreux chars tous magnifiques, des musiciens, des mascottes et
bien sur des majorettes !

 

Mais au fait, savez vous d’où vient le terme Corso Fleuri ? Pour ce qui est de Corso, il s’agit d’un mot italien, signifiant  » la grande rue » ou « rue principale », celle ou il se passe des choses,
ou il faut être… Pour ce qui est de fleuri, c’est tout simplement car au départ la plupart de ces événements saluaient l’arrivée du printemps dont le symbole le plus visible et coloré est sans
aucun doute l’apparition de nombreuses fleurs. Si les premiers Corsos  sont apparus en Italie  avec des charrettes décorées de feuilles et de branchages, tirées dans la rue
principale,  c’est en France  et plus précisément à Nice  en 1876 qu’il apparait sous sa forme actuelle. L’idée est déjà à la fois de divertir et remercier les touristes
principalement venus du nord du pays, et rendre hommage  aux travailleurs locaux (A Nice c’était les horticulteurs régionaux.). Les charrettes et harnais des chevaux étaient  alors
décorés avec de véritables fleurs des sites des alentours, mais l’esprit de partage, l’humour et l’implication des habitants étaient déjà présents.

 

On retrouve maintenant des Corsos Fleuris un peu partout en occident (En France donc, mais aussi aux Pays-Bas, en Autriche, aux États-Unis,  en Suisse et en Belgique notamment),  et il
ont toujours pour vocation d’annoncer  un événement récurent majeur : Printemps, fin des vacances estivales, fêtes des moissons…. sans oublier de mettre en valeur celles et ceux qui font
vivre la ville : associations, entreprises…

Seule différence, les fleurs sont maintenant en papier, mais la magie opère tout autant pour le public, alors plutôt qu’un long discours, nous vous proposons un retour en photos avec tous les
chars et participants, et des liens pour les contacter, bon Corso à vous !

Tous les chars:

Cette année, pas de thème précis mais un rassemblement des plus beaux chars fleuris des alentours avec en ouverture ceux de Criquetot-l’Esneval , puis le char fécampois avec la mascotte de cette
édition : l’éléphant Roudoudou et l’évocation importante de la pêche. Et enfin le comité des fêtes de Doudeville à proposer six chars sur le thème de l’enfance. Petits et grands sont
littéralement subjugués par les couleurs, le travail d’une grande précision  et le coté féerique  de ce cortège fleuri. Vous pouvez retrouvez ci-dessous les photos de l’ensemble des
chars, par ordre de passage au départ du défilé.

Contacter les participants :

Page Facebook du Comité des Fêtes de Doudeville : www.facebook.com/doudevilleenfete

Page consacrée aux  Amis de Criquetot (Comité des Fêtes) : https://www.criquetot-lesneval.net/project/comite-des-fetes

Groupe Facebook du comité des fêtes du quartier du ramponneau (Fécamp) : www.facebook.com/groups/1514951318811976

Les mascottes

Les mascottes sont toujours très attendues par les enfants et cette année, le moins que l’on puisse dire, est qu’elles étaient nombreuses et de toutes les générations. Un grand bonheur pour tous
les bézots présents, et surtout un grand merci aux participants sous les costumes car le défilé est assez long et le soleil cognait ce jour-la.

Contacter les participants :

Découvrir les Mascottes de KDO sur Facebook : www.facebook.com/Les-Mascottes-De-Kdo-Fecamp

Les majorettes, musicien(ne)s et comédien(ne)s

Pour notre plus grand plaisir, musiciens, majorettes et autres artistes se sont succédé  entre les chars, offrant des animations différentes au fil du parcours et ce  malgré  la
chaleur, vous les retrouvez  tous en photos ci-dessous, avec par ordre d’apparition :  le marching-band belge Royal Fasam Orchestra, les majorettes fécampoises des Albatros puis les
Goélettes, la Candel Parade et ses costumes extravagants, les musiciens de l’Avant-Garde d’Angerville-la-Martel, les Gilles et Marins qui  nous viennent du Nord/Pas de Calais (Wattrelos
précisément)  et distribuent les traditionnelles oranges au public et enfin, en clôture de cortège, les Marinettes de Fécamp et leurs acrobaties en patins à roulettes. Un défilé très sympa
avec des participant(e)s d’ici et d’ailleurs, de toutes les générations , tou(te)s dynamiques et motivé(e)s, car c’est aussi ça l’esprit des Corso Fleuris : Du partage et de la solidarité !

Contacter les participants :

Site du Royal Fasam Orchestra : http://www.fasam.net

Site de l’association des Marinettes de Fécamp : http://marinettes-de-fecamp.over-blog.com

Site de l’Avant-Garde d’Angerville-la-Martel :  www.facebook.com/Fanfare-Harmonie-dAngerville-la-Martel-76-L-Avant-Gard…

Tel  des Albatros de Fécamp : 02 35 29 52 37

Tel des  Goëlettes de Fécamp : 02 35 28 81 29

Pour les Gilles et Marins de Wattrelos également, nous n’avons trouvé de page ou site actualisé, mais la compagnie est plus active que jamais dans ses actions en faveur des fêtes populaires et du
partage des traditions.  Cas identique pour la Candel Parade


Grève au centre de tri postal de St-Etienne-du-Rouvray le 30 aout 2019

Réorganisation désastreuse pour les employés et les habitants

Qui ?

Les salariés du centre de tri du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray seront en grève ce vendredi 30 aout 2019, soutenus par les facteurs de la ville, de Oissel et sans doute des secteurs de
Canteleu et Maromme.

 

Pourquoi ?

La direction a réorganisé les centres de tri postal, et  ici toute  la préparation se fait désormais sur Saint-Etienne-du-Rouvray .

Le problème est que les facteurs qui assuraient cette mission sont maintenant cantonnés à la seule distribution du courrier,avec un nombre de tournées réduites, et donc des réductions de
personnel à venir, forcément…(26 prévues sur le secteur !!!), mais ces  tournées seront bien plus longues, parfois jusqu’à plus de 16h.. le tout avec une courte pause méridienne imposée
par la direction, et ce quelque soit l’endroit ou se trouve le facteur à ce moment. Cette pause, obligera le facteur s’il est au milieu d’une rue à la terminer, entrainant du travail dissimulé.

 

Sans parler des soucis engendrés pour les clients, notamment les entreprises si le courrier arrive trop tard pour être traité.

 

Autre point qui inquiète les salariés, le système de géolocalisation et de GPS avec parcours imposé de manière automatique, qui risque de provoquer des rallongements et des absurdités dans les
parcours, la ou les facteurs connaissent parfaitement le terrain et sont plus à même de proposer des tournées « rapides ».

 

Pour finir les salariés se plaignent aussi du rythme insensé et incessant des réorganisations et restructurations puisque depuis 2007 elles ont lieu tous les trois ans en moyenne !

 

Les perturbations :

La tournée de courrier sur la rive gauche de l’agglomération rouennaise et les secteurs de Canteleu et Maromme, risque d’être perturbée ce vendredi 30 aout.


On lâche rien : Les assistant(e)s maternel(le)s

On  lâche rien : Les Gilets Roses

Une nouvelle thématique qui reviendra sur les combats citoyens toujours en cours, dont nous avons déjà parler et qu’il convient de remettre en valeur, vu le peu d’avancer et, ou, d’exposition
médiatique. Nous débutons aujourd’hui avec le combat des Gilets Roses ( les assistant(e)s maternel(le)s) contre la réforme du cumul emploi-chômage.

Nous suivons et soutenons les assistant(e)s maternel(le)s depuis un long moment déjà, et nous leur avons déjà consacré plusieurs articles, qui leur donnaient directement et librement la parole,
Notamment à  Carole Fontaine, référente du collectif des assistants maternels du 27 et 76 et membre du Collectif des Assistants Maternels En Colère « Gilets Roses », mais aussi 
Claudy  E., Christelle M…

Aujourd’hui nous allons faire le point sur les avancées de leur combat contre la réforme du cumul emploi-chômage, mais avant, commençons par un bref rappel des faits.

Pourquoi le mouvement des « Gilets Roses » est né ?

Pour comprendre les raisons de la colère et des craintes des gilets Roses, nous vous proposons un document que nous  avions déjà communiqué, mais cette fois-ci au format PDF, la lettre ouverte du Collectif des Assistants Maternels En Colère, « Gilets Roses » et du Collectif
des Assistants Maternels du 27 et 76, cette lettre date  du 18 mars 2019, et permet de tout comprendre.

 

Pour résumer, tout part du processus de renégociation de la convention UNEDIC voulu par le gouvernement, qui entend imposer plus de 3 milliards d’économie aux partenaires sociaux. Pour réaliser
ces économies, la réforme du cumul emploi-chômage est au cœur du projet et cette réforme  vise à diminuer drastiquement les indemnités chômage en cas de perte de contrat. Hors, en ce qui
concerne le métier d’assistant maternel, il y a forcément des périodes de recherche d’enfant à garder, que ce soit parce que les familles déménagent, que les enfants grandissent etc… alors
qu’il est déjà difficile pour ces professionnels de la petite enfance de joindre les deux bouts, malgré des horaires à rallonge, on comprend  leur inquiétude !

 

En plus de la lettre ouverte en PDF ci-dessous, vous pouvez allez faire un tour dans nos
précédents articles sur le sujet :

24 janvier 2019 Les assistant(e)s
maternel(le)s plus mobilisé(e)s que jamais.

04 mars 2019 Gilets Roses
: Les assistantes maternelles en colère se rassemblent le 09 mars

22 mars 2019 Parole de
citoyen(ne)s (2) : Les Gilets Roses (assistant-e-s maternel-le-s)

11 avril 2019 Pour les Gilets Roses, le combat continue

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Lettre ouverte, Gilets Roses.pdf
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Ce qu’il en est à la veille de la rentrée

Grâce au travail des Gilets Roses certains points ont pu êtres clarifiés et sécurisés : La reforme ne touchera finalement pas au régime des « activités conservées », le  dispositif
permettant aux salariés ayant plusieurs employeurs, notamment les assistants maternels, de pouvoir obtenir une indemnisation partielle lorsqu’ils perdent un de leurs employeur.

 

Voila pour le positif, mais quand on se plonge plus en détail dans ce qui a été validé de la réforme (qui doit entrer  en vigueur en novembre 2019 pour certains points et avril 2020 pour les
autres), nous nous rendons compte que de nombreux points sont plutôt inquiétants quand à l’avenir de ce genre de professions multi-employeurs.

 

  • Les conditions de durée d’affiliation sont durcies

Pour prétendre à une allocation-chômage, il faudra désormais avoir travaillé 130 jours (ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois (36 mois pour les plus de 53 ans), contre 88 jours  (ou
610 heures) au cours des 28 derniers mois auparavant. Notons que ce durcissement ne devrait lui, pas trop impacter les assistants maternels, qui travaillent  bien plus en général, même avec
des pertes de contrats… mais pour d’autres…. et pour les assistants maternels dont c’est la première inscription suite à la perte d’un « petit contrat » (un enfant gardé moins de 8 heures par
semaine) cela peut être juste.

 

  • Le calcul de l’allocation modifié avec des pertes évidentes !

Le calcul du montant de l’indemnité a été complétement revu. Dorénavant pour calculer le salaire journalier de référence, sera pris en compte l’ensemble des journées, qu’elles soient travaillées
ou non… incluses dans la période d’affiliation.

Pour un gain de 80 euros par jour, en travaillant un jour sur deux, le  salaire journalier de référence sera  de 40 euros, contre 80  avec l’ancien système. Et les assistants
maternels seront vraiment touchés : Imaginons la perte d’un contrat pour un enfant qui était 9 heures par jour sur 4 jours avec son assistant maternel, sachant que le montant horaire minimum par
enfant d’environ trois euros, le salaire issu de cet enfant sera de 486 euros, ce qui était jusqu’à présent la base de calcul, avec la nouvelle méthode et donc 4 jours travaillés sur 7 pour cet
enfant la base de calcul sera maintenant de 277.71 euros… Une sacrée différence !

 

  • Les hauts revenus verront leurs allocations devenir dégressives

 Une mesure qui ne touchera pas les assistants maternels qui ne gagnent jamais, sauf exception le montant requis pour cette baisse, mais nous tenions à vous la présenter tout de même : Après
6 mois d’indemnisation, les personnes dont les revenus étaient supérieurs à 4500 euros brut (environ 3460 euros net), et qui auront moins de 57 ans au moment de l’inscription à Pôle Emploi,
verront leur allocation réduite de 30%.  Voyons l’impact concret de la mesure :  L’indemnité journalière perçu était auparavant de 84.33 pour ces revenus, soit une indemnité mensuelle
de 2530 euros environ, voyons ce qu’implique le nouveau calcul des indemnités dont nous parlions juste au dessus et fait sur les jours travaillés et non la totalité de la semaine, imaginons donc
que la personne travaillait 5 jours par semaine soit en moyenne 21 jours par mois, elle touchera maintenant 1770.93 euros et une fois les 30% perdus 1239.65 euros, la encore la perte est énorme
(2530 euros à 1239.65) !

 

  •  Des droits rechargeables réduits…

Pour celles et ceux qui alternent travail et chômage pourront certes continuer à recharger leurs « droits Unédic », mais les conditions se durcissent  : Pour  bénéficier du rechargement,
il faudra maintenant travailler  minimum 130 jours (ou 910 heures) pendant les  24 derniers mois, comme pour une nouvelle inscription contre…  150 heures auparavant ! La aussi
l’impact peut être important pour un métier tel qu’assistant maternel, prenons l’exemple de la perte d’un « petit » contrat avec un enfant gardé 8 heures par semaine pendant les 24 derniers mois,
l’enfant aura donc été gardé 864 heures soit pas assez pour renouveler les droits ! Ce qui va forcément pousser les assistants maternels à refuser de plus en plus ces petits contrats… et rendre
plus difficile la recherche pour les parents-employeurs concernés..

La suite pour le mouvement des Gilets Roses

Nous l’avons vu, les raisons de s’inquiéter sont plus que jamais nombreuses pour les assistant(e)s maternel(le)s, il est donc à prévoir une rentrée chargée en manifestations, alertes citoyennes
et politiques, relais auprès des députés etc….

 

Nous constatons que c’est sans doute le moment où le mouvement à le plus besoin d’un relais et d’un soutien auprès des citoyens, d’autant que nous sommes toutes et tous concerné(e)s et
susceptible d’avoir besoin de ces professionnels de la petite enfance. 

 

Il est important de préciser que tous les changements dont nous avons parler plus haut, sont validés par décret du 28 juillet 2019 et que la suite s’annonce donc compliqué car un décret peut être
contesté par un tiers dans les deux mois suivant sa parution au journal officiel, ce qui ne laisse que jusqu’à fin septembre pour agir sur ce point. Une autre possibilité serait de le modifier ou
l’abroger purement et simplement, et la, le travail qu’il reste à faire  auprès des citoyens et des politiques est très important.

 

Pour suivre l’actualité du mouvement faites un tour sur Facebook :

La page générale : https://www.facebook.com/Assistants-maternels-en-col%C3%A8re-Gilets-roses

Le groupe général : https://www.facebook.com/groups/1942189282544547

Le groupe du 76 et du 27 : https://www.facebook.com/groups/554212238420728


La newsletter de l’été

Du nouveau sur le site !

Vous êtes nombreu(ses)x à nous l’avoir demandé, elle arrive ! De quoi ? La newsletter pardi !! Et oui maintenant à chaque saison on fera le point sur les nouveautés du site, que ce soit de
nouvelles rubriques, une refonte visuelle, des temps forts à ne pas louper etc… vous retrouverez tout cela et bien plus encore dans notre newsletter double format (article et PDF). Alors bonne lecture ami(e)s citoyen(ne)s.

Une carte participative pour référencer les points d’eau gratuits

Capture d'écran, retrouvez la carte interactive sur la page Vivre dans le 76
Capture d’écran, retrouvez la carte interactive sur la page Vivre dans le 76

La toute dernière nouveauté du site fait suite à la demande de plusieurs internautes par mail ou sur les réseaux sociaux. En effet vous étiez nombreux à vous poser la question de savoir ou
trouver des points d’eau potable en libre accès, que ce soit pour « faciliter » la vie de nos concitoyens sans domicile fixe, ou encore simplement pour prévoir les journées de forte chaleur. Alors
voyant que cela n’existait pas, il devenait évident d’en créer une ! Ni une, ni deux, en passant par openstreetmap.fr en quelques minutes la carte était en ligne, et nous avons déjà quelques
points d’eaux (fontaines, ou lavabos publiques)  sur les agglo de Rouen et du Havre, merci aux premiers contributeurs. 

A vous de faire vivre le projet et d’ajouter un maximum de ces éléments indispensables sur le département.

 

Vous pouvez retrouvez la carte en page d’accueil de la rubrique Vivre dans le 76 par ici.

Ou sur openstreetmap : http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/eau-potable-en-libre-acces-en-seine-maritime_350950#10/49.6943/1.2030

Les mouvements sociaux annoncés sous forme d’articles de blog

Capture d'écran, retrouvez l'agenda des mouvements sociaux dans notre grande rubrique Agenda
Capture d’écran, retrouvez l’agenda des mouvements sociaux dans notre grande rubrique Agenda

Vous l’avez sans doute remarqué, l’agenda des grèves et mouvements sociaux a souvent changer de forme ces derniers mois, étant impossible à intégrer à la plateforme participative openagenda que
nous utilisons pour les autres agendas, entre autre du fait des préavis de grève sans date de fin et des lieux de mobilisation parfois très nombreux pour une même action.

 

Partant de cette impossibilité mais voulant tout de même alléger la page telle qu’elle était présentée auparavant, il ne restait qu’une solution, le passage sous forme d’articles du blog. Autre
avantage à ce passage sous forme d’articles, les mouvements sociaux sont repris par les sites qui agrègent nos articles comme Seine-Maritime.info, ce qui offre une plus grande visibilité  à ces mouvements et grèves, tout en gardant  notre  traitement de fond de
l’information   en trois parties : QUI ?  POURQUOI ?  et LES PERTURBATIONS. Ce passage au format articles de blog  nous offre également la possibilité d’ajouter plus de
documents et pourquoi pas de vidéos à chaque  mouvement.

 

N’hésitez pas à aller découvrir tout cela dans notre agenda des mouvements  sociaux par ici.

Pour annoncer vos grèves, apporter des infos etc… n’hésitez pas à cliquer sur le bouton contact en bas à droite de l’écran, ou à nous écrire sur notre mail principal : willy@alternative76.fr

De nouveaux référencements d’incontournables

Malgré l’été, et un rythme ralenti sur le site, le référencement des incontournables du département continu.

 

Et c’est la rubrique Bien Manger qui est à l’honneur en ce mois d’aout avec trois nouveautés, enfin… nouveautés pour ce qui est du
référencement,  car les gourmands  les connaissent sans doute :

La ferme du Petit Orcher qui propose de
délicieuses glaces artisanales : Les Saveurs Marguerite

Le magasin de vente directe Le producteur Local à Belbeuf

Et celui de Bois-Guillaume

 

Pour autant nous n’oublions pas les boutiques originales de la rubrique Vivre dans le 76 et nous vous proposons de partir à la
découverte de Babylon Shop, une petite échoppe idéale pour tout fumeur, amateur de t-shirts originaux, fou de hip-hop et reggae
local ou consommateur de produits CBD.

Notre série de coups de cœur du festival Vivacité se poursuit

Vivacité est toujours un moment important dans l’année culturelle seinomarine, que ce soit pour la découverte de compagnies et spectacles incroyables, comme pour l’accessibilité du festival ou
l’ambiance qui y règne, il est donc normal que le traitement que nous lui offrons soit à la mesure de ce qu’il représente. Des reportages photos avant, pendant et après avec tous nos coups de
cœur…. Il reste une dernière série à mettre en ligne, mais vous pouvez d’ores et déjà retrouvez les articles suivants :

Vivacité : les préparatifs

Vivacité : 30 ans déjà ! L’histoire du festival

Les coups de cœur (1/3)

Les coups de cœur (2/3)

Plus d’anticipation dans nos agendas participatifs

Image d'illustration, retrouvez nos quatre agendas participatifs dans notre rubrique... Agenda !
Image d’illustration, retrouvez nos quatre agendas participatifs dans notre rubrique… Agenda !

Depuis que nous passons par la plate-forme participative openagenda le gain de temps est énorme, que ce soit parce que vous êtes de plus en plus nombreux à y inscrire directement vos événements
(faut dire que c’est un peu pour ça que nous passons par ce support), mais aussi parce que de plus en plus d’autres sites et projets utilisent openagenda et qu’il est possible d’agréger les
événements entre les agendas. Un système collaboratif qui nous plait bien sur, car il permet de découvrir énormément de bons moments que nous ajoutons au site, mais aussi parce que cette
agrégation permet un gain de temps fou, utilisé pour aller chercher d’autres événements sur les réseaux sociaux et plusieurs sites locaux. Tout cela fait que nous pouvons annoncer de plus en plus
tôt la plupart des temps forts alternatifs comme « officiels » de la vie culturelle seinomarine !

Quelques exemples : Nous avons pu anticiper la Fête de la Science et les Journées Européennes du Patrimoine à venir tout en allant dénicher pleins de petits concerts et de moments de vie locale.

 

Pour découvrir nos agendas, si ce n’est déjà fait, et savoir comment ajouter vos événements si vous le souhaitez, c’est dans la rubrique Agenda,
par la
.

Enfin une bonne connexion internet pour envisager + de vidéos

Capture d'écran des résultats de notre connexion depuis la fibre !
Capture d’écran des résultats de notre connexion depuis la fibre !

Pour en finir avec les nouveautés, une bonne nouvelle dans la gestion du projet : le passage à la fibre des locaux du site, enfin !

Et oui, Sotteville-lès-Rouen est plutôt en retard à ce sujet et ce n’est que depuis quelques mois que la fibre se développe, et depuis le six aout dans notre quartier ! Et quel changement, passer
d’une connexion ADSL vraiment pas au top à cette connexion fibre, permet après test d’envisager les uploads de vidéos en beaucoup moins d’une heure, pour nos plus lourdes, contre plus de dix
heures auparavant…

Cela donne forcément envie de proposer plus de contenu vidéo, et d’enfin mettre en place des tutos, et faire revenir les sessions acoustiques entre autre !


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La newsletter au format pdf pour plus de partage, et une lecture hors ligne.
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Mouvement social des livreurs de Deliveroo depuis le 03 aout 2019

Photos d'illsutration : Wikipedia et FLickr
Photos d’illsutration : Wikipedia et FLickr

Des livreurs sous-payés

Qui ?

Les livreurs de repas de la société Deliveroo soutenus par le collectif CLAP (Collectif des livreurs autonomes de Paris), sont en grève depuis le 03 aout 2019. Pour rappel les livreurs Deliveroo
ont le statut d’indépendants et ne peuvent donc faire une grève classique.

Un appel est également lancé aux restaurateurs ainsi qu’aux clients pour boycotter le service. 

 

Il est à noté que si nous suivons le mouvement français, des manifestations et mouvements sociaux des livreurs Deliveroo comme Uber Eat et autres services ont régulièrement lieux de part le
monde, principalement en Allemagne, en Espagne, en Angleterre, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Pourquoi ?

Les livreurs dénoncent la toute nouvelle grille tarifaire, qui engendre des baisses de revenus de 30% à 50%.

Passer d’un minimum fixe de 4€ ou 4.5€ par course suivant les villes à 2.5€ voila ce qui attend les « auto-entrepreneurs » travaillant pour Deliveroo, doit-on rappeler que la plateforme anglaise ne
fourni ni assurance,  ni entretien des véhicules (vélos ou scooters).

 

En pratique comment cela se passe t’il ? 

Avant le minimum par course était fixe, quelque-soit la longueur de la course, la nouvelle grille tarifaire, elle, se veut progressive en fonction de la distance de la course. Sur la papier cela
aurait pu être une bonne idée si les montants proposés permettaient au moins aux livreurs de survivre…. Car dans les faits les courses courtes étant majoritaires, le livreur y perd beaucoup,
sans compter le fait , que les longues courses censées êtres mieux payées impliquent un trajet retour plus long puisqu’elle envoient le livreur dans des secteurs qui ne lui permettrons quasiment
jamais d’avoir une nouvelle course proche. Au final un livreur ne gagnait déjà que très peu auparavant ( entre 1000 et 1500 € par mois, une fois tous ses frais déduis, et ce pour 45h/semaine) ,
s’il garde les mêmes trajets il gagnera maintenant entre 500 et 1000€ euros, toujours une fois ses frais déduis et pour 45h/semaine. Impossible de vivre avec si peu, d’autant que les assurances
sont très chères et les accidents fréquents, voila ce qu’entendent dénoncés les livreurs excédés d’êtres traités comme de vulgaires marchandises.

 

Revendications à l’antenne de Francetvinfo.fr :

« On veut revenir à la tarification qu’il y avait avant. On n’a pas été consulté avant cette baisse. Et puis on veut instaurer des organes officiels de négociation, des groupes de représentants
reconnus par les plateformes pour pouvoir négocier nos conditions de travail : la tarification, qui pourrait passer à un minimum horaire garanti, et puis le management.

On est des indépendants, il faut respecter cette indépendance. On est capable de faire notre travail sans avoir tout le temps une application sur le dos. »

Les perturbations :

Pas de perturbations au quotidien, mais évidement l’appel au boycott et des opérations de blocage des services livraisons de certains restaurants peuvent amener à revoir vos pratiques si vous
faites appel à Deliveroo.   De grands rassemblements sont prévus sur Paris pour le moment et faisant offices d’assemblées générales pour le mouvement.  Des rassemblements locaux
ont également lieux, souvent devant les restaurants qui utilisent le service Deliveroo : Les livreurs restent et klaxonnent jusqu’à ce que le restaurateur désactive les livraisons sur
l’application.


Viva Cité 2019 : Coups de coeur (2/3)

VIVA CITE 2019 : Nos coups de cœur (2/3)

Viva Cité, l’un des plus grands festivals des arts de la rue, fêtait ses 30 ans les 28, 29 et 30 juin. Nous y étions, et nous vous proposons un retour en photos sur nos coups de cœur du festival.
Artistes, public, bénévoles… tout le monde est à l’honneur, et si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du festival, n’hésitez pas à faire un tour ici, si vous souhaitez découvrir la première partie des coups
de cœur c’est par la.

« Merci de votre accueil » Cies Générik Vapeur & Gorilla Circus

Création 2019 – 1h45 – Déambulation nocturne, acrobaties, musique…

Site : https://www.generikvapeur.com/merci-de-votre-accueil

 

Un spectacle incroyable,  mêlant musique, acrobatie, théâtre, humour, déambulation et participation du public.  Au delà du coté spectaculaire qui fait que nous en prenons plein les yeux
et de la musique digne des plus grands groupes de rock, le spectacle permet aussi de réfléchir aux travers de notre société, à notre avenir et ce que fait et devient l’humain. Incontournable pour
les adultes comme pour les enfants.

 

Présentation officielle :

Après plusieurs temps de recherche et d’expérimentations depuis 2016, le nouveau projet de création a pris forme à l’hiver 2018, à l’Atelier 231-Centre national des arts de la rue et de l’espace
public de Sotteville-lès-Rouen (76).

 

Une collaboration avec Gorilla Circus, jeune compagnie britannique spécialiste du grand volant.

 

Un homme, vigie lambda, interpelle à tue-tête sur les dysfonctionnements, les injustices de notre société-monde, des politiques internationales perverses… L’action de l’homme, dans sa quête de
performance, de défi technologique, en ignorant ses effets sur sa planète, ne risque-t-elle pas de l’envoyer droit dans le mur ? L’homme augmenté va-t-il perdre l’intelligence du petit quotidien,
du savoir-vivre, des moments d’exception, de l’évolution ? La nouvelle création de Générik Vapeur et Gorilla Circus révélera cette ambiguïté au travers d’une déambulation nocturne mettant en
avant tout un univers autour du 8e continent.

« Les lecteurs publics » Cie des Bonimenteurs

1h pour la partie collective + 1h pour les lectures en petit commité – Lectures publiques pour tous

site : http://www.lesbonimenteurs.be

 

Nos quatre comédiens proposent des lectures pour le moins éclectiques, ont passe avec bonheur du comique au tragique, en passant par des textes engagés, des articles de journaux, de la poésie et
même des histoires pour les enfants. Du début à la fin on rit, on réfléchit et on se détend… Du bonheur tout simplement, d’autant qu’après une heure de lecture collective nos trois amis se
séparent pour des lectures différentes, l’un  proposant une lecture détente dans des transats, un autre une lecture intimiste au casque,  une lecture au choix en petit groupe et enfin
la quatrième comédienne propose une lecture en roulotte…  Un spectacle qui redonne gout à la lecture à celles et ceux qui en ont besoin et qui plaira aussi aux lecteurs assidus qui 
retrouveront de nombreux textes d’une autre manière. Libres, irrévérencieux, impertinents et talentueux, nos amis belges de la Cie des Bonimenteurs font partis de

 

Présentation officielle :

Qu’importe la façon pourvu qu’elle soit livresque !

Et peu importe l’endroit car les Lecteurs Publics seront partout…

 

Nichés dans l’intimité de leur caravane-bibliothèque, ils liront par exemple La tombe de Maupassant ou Le coupeur d’eau de Duras à 12 spectateurs privilégiés.

 

Haut perchés, ils proclameront des extraits du Petit traité d’intolérance de Charb ou Les radis de Brassens.

 

A l’oreille de deux bienheureux allongés sur leurs transats et munis d’écouteurs, ils susurreront des extraits de Au Sud de la frontière, à l’ouest du soleil de Haruki Murakami.

 

Debout dans la rue, ils alpagueront les passants en lisant de courts extraits de romans comme La vie devant soi, La femme qui fuit, Karoo ou autre Kafka sur le rivage.

 

Devant 150 spectateurs, rassemblés devant la caravane, les lecteurs proposent une lecture familiale et théâtrale à 3 voix des Vacances du petit Nicolas de Sempé et Gosciny ou
de Crotte de nez.

 

A l’intérieur d’une bibliothèque ou d’un centre culturel, ils erreront dans les couloirs et surprendront les passants à coup d’aphorismes et de citations.

 

Mais encore… de la poésie avec Paroles et Spectacles de Prévert, des témoignages, des extraits de romans de Romain Gary ou de Paul Auster, des textes inédits de Georges Brassens,
des auteurs belges ou étrangers, des chansons, des articles de journaux…

 

Bref, des lectures de toutes sortes et sur tous les tons : comique, tragique, poétique, engagé et dégagé.

 

Durant 3 minutes, un quart d’heure ou une demi-heure, le voyage est garanti !

 

Lire est une fête, la fête une liberté.

 

« La danse des sauvages » Cie Théâtre des monstres

Création 2017 – 30 mn pour la « costumation » des participants et 1h de bal – Bal sauvage et costumé

Site : https://www.theatredesmonstres.com

 

Beaucoup de photos pour ce spectacle, et pour cause… Les costumes sont incroyables et les participants joyeux et nombreux ! Il faut dire que ce spectacle/bal participatif vaut le détour… Un
orchestre joue des musiques prenantes et originales, pendant que chacun se lâche : enfants, adultes… tout le monde y va de son costume, danse et s’amuse. Un moment de bonheur et de partage
simple et indispensable.

 

Présentation officielle :

Bienvenue au bal primitif de la Danse des Sauvages !

 Soyez courageux, venez faire partie de la peuplade ! Vous abandonnerez vos affaires d’humains et nous vous costumerons avec des cornes et des peaux, des grandes dents pointues…

 Vous deviendrez le temps de la danse des enfants sauvages, des hommes-bêtes, des femmes épouvantails !

 Sans parole, nous vous accueillerons pour danser sur des rythmes endiablés et vous embarquer dans un voyage initiatique où nous célébrons le Sauvage qui est en chacun de vous!

« Scopitonne#1 Mémoire Vive » Groupe Tonne

Création 2019 – 1h00 – Spectacle théâtrale et vidéo, mémoire des habitants

Site : https://www.groupetonne.com

 

En voila une création originale ! Le groupe Tonne à décidé de laisser la parole aux sottevillais pour les 30 ans du festival, chacun y allant de ses souvenirs, le tout est diffusé sur un écran
itinérant et entrecoupé d’interludes vraiment originaux du groupe qui propose de rejouer les souvenirs des habitants avec du carton, des costumes simples… le tout avec humour et poésie. On se
laisse prendre au jeu et on attend avec impatience chaque découverte  et interview des habitants, en se demandant ce que la compagnie va pouvoir nous proposer pour les faire revivre.

 

Présentation officielle :

30 ans ! C’est l’anniversaire du festival de Sotteville-lès-Rouen.

 Scopitonne #1 fête l’événement en lui dédiant une création.

 

A partir de la récolte de paroles d’habitants qui racontent leurs plus beaux souvenirs de spectacle, nous réalisons des courts-métrages qui les font revivre. Ces petits films bricolés avec amour
et inventivité se promènent du côté du documentaire, du film d’animation, du cinéma expérimental ou du clip… Au plus près des souvenirs racontés, ils les réaniment.

 

Durant le festival, une remorque-scène-cinéma diffusera ces films, les mettant en scène comme un spectacle forain, avec bateleurs et surprises. Scopitonne rend ainsi hommage aux habitants, aux
spectacles, et surtout à la mémoire.

Scopitonne, c’est une équipe agrandie avec des décoratrices, des vidéastes, mais aussi des outils nouveaux pour notre compagnie : réalisation de films, remorque-cinéma… Nous espérons bien les
explorer et les adapter au gré d’autres contextes pour de nouvelles créations.


Grève du Trésor Public le 16 septembre 2019

La fin de la DGFIP ?

Qui  ?

Plusieurs syndicats (Solidaires, CGT, FO et CFDT), appellent les agents du Trésor Public (DGFiP) à une journée de grève nationale le lundi 16 septembre 2019.

Pourquoi ?

Les syndicats dénoncent la suppression prévue d’un grand nombre de trésoreries, qui engendrerait à la fois : une baisse de qualité de service avec des agents débordés, des déplacements à rallonge
pour les citoyens, de très nombreuses suppressions de postes…

 

Nous vous proposons ci-dessous le texte de l’intersyndicale DGFIP, mais aussi en PDF le journal « Reprenons » n°12 spécial Géographie revisité pour tout comprendre :

 

Tous ensemble, au même moment, pour gagner !

La publication, encore incomplète, des cartographies revisitées a suscité de très nombreuses réactions de la part des personnels. Les mobilisations de toute nature se succèdent et réunissent de
plus en plus d’agents.

Les pouvoirs publics veulent se débarrasser massivement de fonctionnaires, notamment à la DGFiP. C’est devenu une obsession qui ne s’arrête pas à la seule géographie revisitée.

La contre-offensive des agents, avec le soutien de leurs organisations syndicales Solidaires, CGT, FO et CFDT de la DGFiP, en termes de communication et d’actions, y compris par la grève, génère
ses premiers effets. L’alerte doit continuer et se développer, sur tous les fronts et en tout lieu, y compris pendant la période estivale, en direction du public, des élus locaux, de la presse,
des collègues.
Il est essentiel de poursuivre collectivement notre tâche de déconstruction et de dénonciation de la grande supercherie que constitue la géographie revisitée.

 

TOUS NOS COLLÈGUES doivent mesurer l’impérative nécessité de son abandon.
TOUS doivent mesurer que, géographie revisitée ou pas, ils sont ou seront aussi concernés par tous les autres changements en cours ou à venir.
TOUS doivent comprendre que nous sommes face à une attaque globale dont la géographie revisitée fait partie et qui sera assortie de mobilités fonctionnelles et géo-graphiques forcées.


Poursuivons par ailleurs nos opérations de mise en visibilité, avec tous les matériels et les moyens possibles et imaginables.
L’administration tente par tous les moyens d’enrayer un mouvement qui prend un caractère par moment inédit et entrave sa communication. C’est donc que nous sommes sur la bonne piste !


MAIS SOYONS CLAIRS : si nous voulons faire capoter le projet de géographie revisitée pour ouvrir une phase de véritables négociations sur l’avenir de la DGFiP, celui de ses personnels, pour faire
aboutir vos revendications, il va falloir faire monter d’un cran le rapport de forces et s’engager résolument et avec détermination, tous ensemble et dans le même tempo, dans une mobilisation
d’ampleur inscrite dans la durée.


L’intersyndicale DGFiP Solidaires, CGT, FO et CFDT appelle d’ores-et-déjà les personnels à poursuivre la dynamique pour créer les conditions d’une mobilisation massive et nationale !
Ainsi, le 16 septembre 2019, l’intersyndicale DGFiP appellera à une journée nationale de grève et à la tenue, partout, d’assemblées générales qui décideront des suites à lui donner.


Dès maintenant, partout et par tous les moyens et à partir du 16 septembre tous ensemble, dans la grève et dans toutes les formes qui seront décidées collectivement, amplifions la mobilisation
pour gagner l’abandon de la géographie revisitée et la satisfaction de nos revendications !

Télécharger

Journal « Reprenons » n°12 spécial Géographie revisité
Pour en savoir plus et comprendre cette grande réforme annoncée, et les raisons des craintes et colères des salariés et citoyens.
ReprenonsJuil20198GeoRev.pdf
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Les perturbations :

La mobilisation devrait entrainer des perturbations dans l’accueil des citoyens au  sein des centres du Trésor Public.


Grève de la fonction publique territoriale le 24 juillet 2019

Le projet de loi « de transformation de la Fonction publique » inquiète les agents et syndicats !

Qui ?

« La Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève pour le mercredi 24 juillet 2019 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale et pour les salarié..e.s
relevant de la partie privée de leur champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social). »

Pourquoi ?

Les agents de la fonction publique sont très inquiets concernant la version finale du projet de loi de transformation de la fonction publique, qui remet complétement en cause la qualité de
service et les conditions de travail déjà difficiles. Pour mieux comprendre nous vous proposons le préavis  pour la journée de grève, qui est très clair :

 

Préavis de grève national pour le mercredi 24 juillet 2019 de 0 à 24 h

 

Madame et Messieurs les Ministres,

Suite à la CMP* du 4 juillet, la version finale du projet de loi dit « de transformation de la Fonction publique » va être soumise au vote du Sénat le 24 juillet.

 

A l’inverse des propositions portées par les Organisations syndicales, représentantes des agent.e.s, ce projet de loi remet profondément en cause la Fonction publique et notamment son
versant territorial  :

- Extension du recrutement contractuel ;
- Développement de l’individualisation des rémunérations, des logiques de
concurrence entre agents et d’une conception des missions centrées sur des objectifs quantifiables au détriment de la qualité du Service public ;
- Affaiblissement des organismes de représentation des
personnels ;
- Suppression des CHSCT ;
- Réduction du droit de grève des agents territoriaux ;
- Suppression de l’instance de recours disciplinaire dans la Fonction
publique territoriale ;
- Financement de l’apprentissage dans les collectivités par le
CNFPT ;
- Instauration d’un devoir de réserve ;
- Remise en cause des accords locaux sur le temps de travail.

Jamais les garanties individuelles et collectives des agents n’ont été autant remises en cause, jamais le déni de démocratie sociale n’a été aussi fort. Le « rendez-vous salarial » du 2
juillet où, à aucun moment, le dégel du point d’indice n’a pu être évoqué en est aussi l’illustration.

 

À l’inverse des politiques et projets néfastes du gouvernement, nous revendiquons  :

- Le retrait du projet de loi Fonction publique ;
- Le maintien et le développement des libertés syndicales et
démocratiques ;
- Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et
l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
- La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale
et de retraite, et le retrait du projet de système par points et d’allongement de la durée de cotisation voulu par le gouvernement ;
- Le rétablissement de l’Impôt sur la Fortune et une contribution accrue du
capital au financement des services publics ;
- L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des Services publics, la
réouverture de Services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, le réengagement
financier de l’État dans le financement des Services publics ;
- Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture des postes
nécessaires ;
- L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h
par semaine.

 

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 h à 24 h pour le
mercredi 24 juillet 2019 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale et pour les salarié..e.s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et
de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).

 

Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.


Pour la Fédération CGT des Services publics,

Baptiste TALBOT
Secrétaire général

 

*La commission mixte paritaire (CMP) est une commission composée de  sept  députés et  sept  sénateurs pouvant être réunie à l’initiative du Premier ministre, ou depuis 2008 à
celle des présidents des deux assemblées conjointement pour les propositions de lois, en cas de désaccord persistant entre les assemblées sur un projet ou une proposition de loi. Elle a pour
mission d’aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.

Les perturbations :

A priori peu de perturbations pour les usagers, mais renseignez vous si vous avez besoin de l’un ou l’autre des services concernés. Il est par contre envisageable que suite à cette journée des
manifestations et d’autres journées d’actions soient prévues…


Grève chez EDF le 19 septembre 2019

Les salariés disent non à la réorganisation « Hercule »

Qui ?

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT et FO appellent le personnel d’EDF à faire  grève  le jeudi 19 septembre 2019.

Pourquoi ?

Les salariés et syndicats rejettent le projet de réorganisation destructeur « Hercule », et souhaitent conserver le modèle intégré.

Pour comprendre les inquiétudes des salariés et syndicats, nous vous proposons l’appel à la grève  du site de  la CFE-Energie pour changer : 

 

La CGT, la CFE-CGC, FO et la CFDT réaffirment leur opposition au projet « Hercule » et engagent des initiatives pour éviter la casse d’EDF et défendre son modèle intégré

 

Les organisations syndicales ont participé, ce 20 juin 2019, à une réunion de présentation par la direction d’EDF du projet « Hercule ». Cette présentation confirme et renforce nos analyses
communes sur ce meccano capitalistique qui conduit à la désintégration d’EDF.

 

Pour les fédérations syndicales FNME-CGT, CFE-CGC Énergies, FNEM-FO et FCE-CFDT, la priorité d’EDF doit être son projet industriel et social, guidé par l’intérêt général. A l’heure où
l’électricité décarbonée est l’énergie clef du défi climatique, de la résilience et de l’économie digitale, EDF doit garantir un service public de l’électricité de qualité, au meilleur coût, pour
tous, partout et toute l’année.

 

La financiarisation accrue, la fuite en avant dans la libéralisation, la désintégration de l’entreprise et la privatisation de biens communs ne peuvent en aucun cas répondre aux enjeux, tant pour
EDF que pour l’ensemble des citoyens. L’intersyndicale réaffirme donc son profond attachement au service public, porté par une entreprise EDF intégrée et s’oppose unanimement à la découpe et à la
mise en vente d’activités structurelles pour le service public.

 

Les fédérations FNME-CGT, CFE-CGC Énergies, FNEM-FO et FCE-CFDT ont par conséquent décidé de lancer diverses initiatives pour porter un coup d’arrêt à ce projet et exiger du Gouvernement qu’il
assume enfin ses responsabilités, loin des déclarations à l’emporte-pièce du Ministre de la transition écologique.

 

Elles engageront donc, dès cet été, une campagne d’information pour alerter l’opinion publique. Elles poursuivront par ailleurs la démarche de sensibilisation et de débat auprès des salariés sur
les enjeux liés au projet « Hercule » et à l’avenir d’EDF. Elles interpelleront également les élus de la Nation car l’avenir d’EDF n’est pas qu’un sujet interne à l’entreprise. S’agissant du bien
commun qu’est l’électricité, d’EDF et d’une libéralisation du marché de l’électricité qui a transféré des dizaines de milliards d’argent public vers des intérêts strictement privés, c’est
l’ensemble de la Nation qui est concernée.

 

L’intersyndicale FNME-CGT, CFE-CGC Énergies, FNEM-FO et FCE-CFDT appelle enfin les salariés à participer massivement à toutes les initiatives d’informations qui seront organisées par les
syndicats sur les sites de travail.

 

Dans cette perspective, l’intersyndicale décide d’appeler à une journée de grève nationale le 19 septembre 2019. Elle se réunira de nouveau les 10 juillet et 28 août pour construire les actions
communes et préparer la coordination de la grève nationale.

https://cfe-energies.com/2019/06/24/non-a-la-casse-dedf-et-au-projet-hercule/

 

Pour des infos plus détaillés sur les divers volets de la réorganisation, faites un tour par la : https://cgt-edf-recherche.fr/edf-souffre-douleur-dun-monopoly-delirant/

Les perturbations :

Les détails concernant la journée de grève ne sont pas encore connus, mais les risques de perturbation pour les particuliers sont vraiment réduis. Des actions seront peut êtres effectuées sur les
grands groupes…


Grève des pompiers du 26 juin au 31 aout

Un manque de moyens criant !

Qui ?

Les Sept principaux syndicats* de pompiers professionnels ont déposé un préavis de grève nationale à compter du mercredi 26 juin jusqu’au samedi 31 août 2019. * : FA-CGT-Avenir
Secours-FO-CFTC-CFDT-UNSA

Pourquoi ?

Les syndicats sont mobilisés pour faire face à un manque de moyens très important. Les conséquences en sont des pompiers débordés, à bout de nerf, épuisés…. et devant souvent agir au delà de
leur champs d’action prévu. Nous vous proposons le préavis de grève pour mieux comprendre les revendications :

 

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Ministre d’Etat
Christophe CASTANER
Ministère de l’Intérieur
Place BEAUVEAU
75008 PARIS

Paris, le 19 juin 2019

 

Objet : Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées des 26, 27, 28, 29 et 30 juin, 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28,
29, 30, et 31 juillet, 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, et 31 août 2019

 

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

 

Afin de porter les revendications des agents et en raison du contenu régressif du Projet de loi de transformation de la fonction publique et des grandes difficultés rencontrées au sein des
Services Départementaux d’Incendie et de Secours, nos sept organisations syndicales unies et représentatives de plus de 85% des sapeurs-pompiers professionnels de France appellent communément les
sapeurs-pompiers professionnels et les agents des SDIS de France à la grève dans le cadre des actions envisagées durant les mois de juin, juillet et août.

 

Considérant comme un déni de dialogue social l’absence de réponse de votre part comme de la part de l’Association des Départements de France et de l’Association des Maires de France à nos
demandes formulées par courrier et dans le cadre de nos rencontres stériles et ce depuis le 14 mars 2019, nos organisations syndicales représentatives ont décidé unanimement de déposer une série
de préavis de grève.

 

Fermement opposés aux politiques et projets néfastes du gouvernement et de certains de nos employeurs représentés respectivement par l’Association des Départements de France et l’Association des
Maires de France, nous revendiquons :

 

– Le retrait du Projet de loi de transformation de la fonction publique ;

 

– Le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques ;

 

– La revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risque, à 28 % minimum ;

 

– La garantie de la pérennité de la Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales (CNRACL) et l’institution d’un dispositif de portabilité des droits pour les agents de la
catégorie active en déplafonnant les 1 an pour 5 ans et en supprimant les sur-cotisations.

 

– de prioriser les préoccupations relatives aux questions de protection de la santé et de la sécurité pour les agents des Services Départementaux d’Incendie et de Secours (temps de travail,
respect de la directive 2003-88/CE et de ses jurisprudences, dispositions adaptées face aux agressions subies par les sapeurs-pompiers, cancers liés à la toxicité des fumées) ;

 

– Le recrutement massif d’emplois statutaires afin de répondre aux besoins des Services départementaux d’Incendie et de Secours ;

 

Pendant la durée de notre préavis, nos organisations responsables demeurent néanmoins ouvertes à toutes négociations favorables qu’il vous conviendra d’ouvrir, conformément aux termes de
l’article L2512-2 du code du travail sur l’exercice du droit de grève dans la fonction publique.

 

Nous vous adressons, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, nos plus sincères salutations.

Les perturbations :

Toutes les urgences sont assurées, et les grévistes se contenteront surtout d’inscriptions sur les casernes et  véhicules,  ainsi que de brassards lors des interventions. Il est
également possible que des manifestations soit organisées.