Arnaque à la carte bleue dans la région du Havre : la police lance un appel à la vigilance

Une quinzaine de victimes ont déjà été enregistrées au Havre. Les escrocs ont réussi à se faire remettre leur carte bancaire et leur code.

Une quinzaine de victimes ont déjà été enregistrées au Havre. Les escrocs ont réussi à se faire remettre leur carte bancaire et leur code. (©Illustration / Pixabay)

Depuis plusieurs semaines, de nombreux cas d’arnaques à la carte bleue, commis par des escrocs se faisant passer pour un organe de lutte contre la fraude, ont été recensés au Havre (Seine-Maritime) et aux alentours. Vendredi 15 février 2019, la police lance un appel à la vigilance.

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Un faux centre de prévention des fraudes

Le système est bien rodé. En quelques semaines, des escrocs se faisant passer pour un centre de prévention des fraudes ont déjà fait une quinzaine de victimes, parvenant à leur subtiliser cartes bleues et codes secrets.

Démarchant les gens par téléphone, les voleurs alertent leurs futures victimes de prétendus mouvements suspects sur leur compte en banque. Ils se proposent ensuite de bloquer leur carte de crédit et de leur en fournir une nouvelle. Pour faciliter les démarches, disent-ils, ils offrent même de conserver l’ancien code secret, qu’ils leur demandent de confirmer.

Un prétendu agent passe récupérer la carte chez les victimes

Une fois le code obtenu, les escrocs envoient chez leurs victimes, le plus souvent des personnes âgées, un de leurs « agents » pour récupérer la carte de crédit afin de la « refabriquer ». Dans la foulée, un homme d’une trentaine d’années se présente donc chez elles et repart avec l’objet.

Pour éviter tout vol, la police rappelle qu’en cas de doute, il est conseillé de se renseigner directement auprès de sa banque. Toute personne approchée par cette bande de fraudeurs est également invitée à contacter le 17 pour alerter les forces de police.

Ces parents dénoncent la mise à l’écart de leur enfant autiste dans son école, près de Rouen

Sid, âgé de 4 ans, souffre d’autisme (ici avec sa sœur jumelle Ninon) : au Mesnil-Esnard, près de Rouen (Seine-Maritime), où il est scolarisé, ses parents regrettent qu’il ne soit pas intégré à sa classe et ont souhaité le changer d'école.

Sid, âgé de quatre ans, souffre d’autisme (ici avec sa sœur jumelle Ninon) : au Mesnil-Esnard, près de Rouen (Seine-Maritime), où il est scolarisé, ses parents regrettent qu’il ne soit pas intégré à sa classe et ont souhaité le changer d’école. (©DR)

Il est l’un des premiers enfants autistes à avoir été suivi dans l’unité spécialisée dédiée à l’autisme du CHU de Rouen, où le président de la République Emmanuel Macron s’était d’ailleurs rendu en avril 2018, dans le cadre du plan autisme, prévoyant des aides financières sur cinq ans. Ce petit garçon, âgé de quatre ans, souffre d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), mais tous les spécialistes qui le suivent (médecins, psychologues, éducatrice spécialisée, orthophoniste)… estiment qu’il peut être scolarisé dans une école dite normale… et même qu’il est nécessaire qu’il le soit, pour son développement.

Sid, c’est son prénom, dispose d’ailleurs d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) et c’est à l’école maternelle du Mesnil-Esnard, près de Rouen (Seine-Maritime) qu’il est scolarisé, depuis 2018… sauf que tout ne s’est pas passé aussi bien que cela aurait dû, comme le racontent ses parents,  qui ont remué ciel et terre pour que leur enfant et sa petite sœur jumelle Ninon (non autiste), soient changés d’établissement. Ils ont été exaucés juste avant le début des vacances scolaires de février : les jumeaux seront accueillis à la rentrée, à l’école maternelle de Franqueville-Saint-Pierre. 

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Scolarisé au début deux heures par jour

« Nous avions préparé la rentrée de notre fils en amont, dès le mois de juin 2017, en rencontrant la directrice, afin de lui parler de lui et l’assurer que tous les professionnels qui le suivent seraient à la disposition de l’école, pour toute question ou aide », se souvient son père Pierre-Stéphane, insistant sur le fait que son enfant n’a jamais montré aucune violence, ni envers lui-même, ni envers les autres.

Intégré au début deux heures par jour le matin, « de façon temporaire », avait-on assuré au père de famille, afin que la scolarisation se fasse doucement et par étapes, le petit garçon n’a toutefois pas vu évoluer sa place au sein de l’école.

« Notre fils a été laissé à l’écart avec son AVS »

« Cette situation a duré jusqu’au dernier trimestre et nous avons dû obliger finalement l’école à garder plus longtemps notre enfant en augmentant progressivement son temps de scolarisation après toutes les vacances scolaires », souligne Pierre-Stéphane, qui rappelle que le petit garçon est évidemment toujours accompagné de son AVS et que, de plus, une psychologue est venue, aux frais de la famille, répondre aux questions et proposer des solutions, pour permettre à l’enfant « d’avancer dans ses apprentissages scolaires ».

Toutefois, les parents du petit écolier n’ont pu dresser un bilan catastrophique de cette première année… avec une deuxième année et un changement d’enseignement qui n’ont rien changé à la situation, même si l’enfant était accepté  depuis quelque temps une matinée entière en classe :

Notre fils a été laissé à l’écart avec son AVS. Il n’a pas pris part aux activités des autres enfants, n’a fait aucun travail d’apprentissage comme apprendre à reconnaître les lettres de son prénom, car aucune activité n’était préparée pour l’AVS, déplore le père du petit garçon.

Pire, l’enfant aurait pris conscience de plus en plus de la situation. « Il était en souffrance et pleurait sur le chemin de l’école le matin et ne retrouvait un peu de sérénité qu’en voyant son AVS », confie avec peine sa maman Camille, scandalisée par cette situation, mais également par le fait de cette souffrance subie par leur enfant.

Un enfant qui fonctionne différemment

Pourtant, l’enfant fait des progrès, grâce aux efforts déployés par ses parents, dans le cercle familial et avec les professionnels qui le suivent. « L’école n’a jamais voulu entrer dans cette dynamique en acceptant de modifier un peu sa méthode. Notre fils a autant de capacités qu’un autre, seulement, il fonctionne différemment », plaident ses parents.

« Nous avons rencontré l’inspectrice académique de secteur ainsi que son supérieur hiérarchique. Nous leur avons fourni des certificats médicaux, notamment du neuro-pédiatre du CHU, expliquant qu’une scolarité en milieu ordinaire était adaptée et même souhaitable pour notre fils », indiquent les parents qui, en perte de confiance avec l’école actuelle de leurs enfants, ont demandé à ce qu’ils soient scolarisés dans un autre établissement. Mais là encore, ils racontent que cela s’est avéré un vrai parcours du combattant pour trouver une autre école. En désespoir de cause, ils ont fait appel à un avocat, mais même ce dernier n’a reçu aucune réponse à ses demandes.

« C’est scandaleux, c’est de la discrimination »

L’avocat de la famille Me Cherrier, ne mâche pas ses mots. Pour lui, cette situation est scandaleuse. « On a là un môme laissé dans un coin avec un instituteur qui refuse de s’en occuper. Il y avait un vrai blocage dans une école qui a pourtant un rôle pédagogique à jouer », lance l’avocat, qui a contacté à plusieurs reprises l’Inspection académique, pour sortir de l’impasse, mais qui n’a reçu aucune réponse à ses courriers.

« Tout ce que les parents demandent, c’est un changement d’école. Il suffirait juste d’un peu de bonne volonté. Mais nous sommes pieds et poings liés avec le bon vouloir de l’académie, qui n’a répondu à aucun des trois courriers que j’ai adressés en recommandé », dénonçait il y a quelques jours encore Me Cherrier, avant que finalement, la situation se débloque samedi 9 février.

Pour autant, l’avocat estime que cette situation relève de « la discrimination » et il rappelle l’existence de principes fondamentaux : « L’inclusion et l’intégration du handicap à l’école. » Très engagé pour défendre les enfants atteints de handicap et notamment souffrant d’autisme, Me Cherrier constate que malheureusement, il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les enfants concernés. « J’ai eu l’occasion de défendre un enfant autiste, alors âgé de huit ans : à quatre reprises on a tenté de le sortir du système scolaire. J’ai plaidé à chaque fois… Aujourd’hui, il a 18 ans et il a le Bac », conclut l’avocat, comme pour montrer que l’essentiel est d’intégrer les enfants dès le plus jeune âge.

Du côté de la mairie du Mesnil-Esnard, Évelyne Cocagne, adjointe aux affaires scolaires assure comprendre tout à fait la demande des parents et d’ailleurs, elle affirme qu’il n’y a « aucun souci pour elle », pour accorder cette dérogation.

Rappelons, en effet, que ce sont les mairies, qui procèdent aux inscriptions des enfants dans les écoles. « Nous sommes plutôt souples ici et on pense à l’intérêt des enfants. Maintenant, il faut trouver une solution pour sortir de cette solution de blocage et trouver une autre école. Il ne faut pas oublier qu’il y a deux enfants derrière tout cela », s’inquiète l’élue.

L’appel à l’opinion publique…

Finalement, il y a quelques semaines, les deux parents avaient décidé de s’exprimer via les réseaux sociaux, pour alerter l’opinion et tenter de faire bouger les choses. « Nous en étions  là, nous ne savions plus quoi faire pour avancer », confient les parents du petit garçon autiste, dont ils ont l’impression qu’on oublie totalement la souffrance et le droit à recevoir un enseignement, comme n’importe quel autre enfant. En parallèle de cet appel à l’aide, les parents du petit écolier avaient également avisé les élus du secteur, en espérant qu’ils puissent de leur côté, tirer la sonnette d’alarme…

Et samedi 9 février, la bonne nouvelle est arrivée : la commune de Franqueville-Saint-Pierre a accepté de scolariser Sid et sa sœur Ninon, dès le retour des vacances de février, à l’école maternelle.

Changement au retour des vacances

Une annonce confirmée à la rédaction par le maire Philippe Leroy. « J’ai été contacté par l’Inspection académique et j’ai pris contact avec les parents. C’était essentiel de rendre ce service à la famille. Les choses vont se faire en douceur, au retour des vacances », confie le maire de Franqueville-Saint-Pierre.

La Ville du Mesnil-Esnard, de son côté, a souhaité également faciliter les choses en ne s’opposant pas à la demande de dérogation de la famille, ainsi que l’a expliqué l’adjointe aux affaires scolaires Evelyne Cocagne : « On s’arrange toujours sur le plateau », constate l’élue, soucieuse du bien-être des enfants.

Un soulagement évident pour les parents, qui ont toutefois souhaité apporter ce témoignage, pour rappeler combien l’inclusion des enfants souffrant de handicap est essentielle. 

Contactés par la rédaction, les services du rectorat n’ont pas été en mesure de nous mettre en relation avec un interlocuteur au fait de ce dossier, pour clarifier la situation. La directrice de l’école du Mesnil-Esnard n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Toutefois, le service communication explique que dans des cas comme cette famille du Mesnil-Esnard, l’Inspection académique préconise en tout premier lieu une rencontre avec le responsable de l’établissement et l’inspecteur de secteur pour évoquer la situation de l’enfant. La famille peut également saisir le pôle ASH (Adaptation et scolarisation des élèves en situation de handicap) de son département.

Notons encore que des classes ULIS, à savoir des unités localisées pour l’inclusion scolaire, existent, mais que dans le cas présent, les parents de Sid ont mis en avant le fait que les professionnels qui suivent leur enfant ont préconisé qu’il soit scolarisé dans des classes traditionnelles.

Santé. Des médecins du Havre au secours d’Étretat pour lutter contre le désert médical

Pendant trois ans, quatre médecins du Havre vont se relayer à la maison médicale secondaire d'Étretat, commune qui depuis septembre 2017 n'avait plus de médecin.

Pendant trois ans, quatre médecins du Havre vont se relayer à la maison médicale secondaire d’Étretat, commune qui depuis septembre 2017 n’avait plus de médecin. (©Illustration Pixabay)

L’expérimentation a porté ses fruits et va devenir une solution pendant au moins trois ans ! Quatre médecins du Havre (Seine-Maritime) vont se relayer et permettre aux patients d‘Étretat qui n’avaient plus de généralistes depuis septembre 2017 de pouvoir être soignés sur place. 

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Un solution temporaire… Pour au moins trois ans 

« Si nous n’avions rien fait, la situation aujourd’hui serait celle-ci : entre Octeville et Yport, soit une bande de 35 km, il n’y aurait plus de médecins », explique Philippe Emmanuel Adès, adjoint au maire d’Étretat en charge de la santé. Gage de l’efficacité de cette solution choisie par les élus en juillet 2018, elle a été reconduite par l’Ordre des médecins pour trois ans minimum. « Évidemment, si ça n’avait pas marché, nous étions attendus au tournant. Mais le nombre de patients est important et plus de 55 % sont d’Étretat. » 

La ville a donc pu officiellement inaugurer son cabinet secondaire samedi 9 février 2019. Et cette solution, Philippe Emmanuel Adès soutient qu’elle est le résultat de « la solidarité médicale de quatre médecins seniors havrais ». 

Quatre médecins du Havre qui ont un cabinet dans la cité Océane se relaient donc au minimum une demi-journée par semaine dans ce cabinet secondaire pour recevoir les patients du lundi au vendredi, de 14 h à plus de 19 h. Ce sont eux qui, alertés par nos multiples campagnes de communications dans la presse spécialisée ou régionale pour trouver un ou plusieurs médecins désirant s’installer, ont proposé cette solution.

Lire aussi : Face à la crise des urgences, l’Agence régionale de santé promet des solutions en Normandie

Le charme de la ville balnéaire n’a pas opéré

Le charme réputé de cette ville balnéaire aux 1 346 âmes l’hiver et près de 8 000 l’été, et qui accueille 1 million de visiteurs chaque année, n’a pas réussi à convaincre de jeunes médecins. Et pourtant, la mairie n’avait pas ménagé ses efforts. Il faut dire qu’avec 35 % de sa population âgée de 60 ans et plus, « soit plus que la moyenne dans le département ou dans l’hexagone », la municipalité était bien consciente de l’extrême nécessité de trouver des médecins. 

Jusqu’en décembre 2016, Étretat comptait quatre médecins, puis un. Pendant un an, nous avons eu un médecin étranger, mais en septembre 2017, il est parti. La maison médicale de Criquetot-l’Esneval à quelques kilomètres d’Étretat était totalement saturée après quelques mois seulement d’existence et ne pouvait donc plus recevoir de nouveaux patients, relate l’adjoint en charge de la santé. 

Tous les acteurs sanitaires du territoire ont été alertés sur cette situation « qui devenait vraiment dramatique ». La seule solution qui a émergé mais n’a pas reçu l’aval de la mairie « consistait à accueillir des médecins étrangers, mais la commune aurait dû les rémunérer et ça… c’était inenvisageable ». Lorsqu’il s’est agi en revanche de mettre la main au portefeuille pour effectuer des travaux dans ce qui allait devenir le cabinet secondaire, les élus n’ont pas hésité : « Nous avons donc investi 200 000 euros. » 

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« Il faut convaincre les jeunes maintenant »

Qui dit cabinet secondaire, dit temporaire : « C’est effectivement notre objectif avec les quatre médecins havrais : réussir à trouver la relève. » L’élu, également médecin, est pour le moment soulagé : « L’ordre des médecins a donc validé pour trois ans notre cabinet secondaire, et après, il y a moyen d’obtenir une nouvelle autorisation pour trois ans. Les quatre médecins maîtrisent parfaitement le réseau de soins dans le secteur, les patients sont très bien pris en charge. » Mais comme les médecins havrais, il espère toutefois convaincre des jeunes médecins au plus vite.

C’est extrêmement compliqué aujourd’hui, les jeunes médecins veulent travailler dans des conditions raisonnables, plutôt en équipe, et avoir également tout à proximité pour leur conjoint et leur famille. 

Des consultations délocalisées dans des zones fragilisées voire confrontées au désert médical : une autre alternative en attendant la solution miracle pour faire revenir des médecins en zones rurales ? En Normandie, selon Philippe Emmanuel Adès, seulement deux maisons médicales secondaires sont opérationnelles. 

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Avoir ses règles coûte cher ! La solidarité à Rouen pour aider les femmes à la rue

Durant sa vie, une femme déboursera entre 8 000 et 22 000 euros pour la question de ses règles. Un coût trop important à assumer pour une femme à la rue.

Durant sa vie, une femme déboursera entre 8 000 et 23 000 euros pour ses menstruations. Un coût trop important à assumer pour une femme à la rue. (Illustration ©Adobe stock)

Les femmes à la rue manquent de tout et surtout de l’essentiel. Avoir ses règles induit des coûts qu’une femme ne peut parfois pas se permettre d’assumer. Certaines à la rue utilisent des couches pour bébés ou pire, du papier journal. Pour lutter contre cette précarité menstruelle, encore taboue, une collecte de produits d’hygiène est organisée à Canteleu (Seine-Maritime), vendredi 15 et samedi 16 février 2019. Un centre d’accueil d’urgence de Rouen distribue depuis janvier des kits à destination des femmes sans abri.

Entre 8 100 et 23 500 euros sur une vie

Avoir ses règles coûte en moyenne 18 euros par mois, selon le magazine Marie Claire. Cela reviendrait à 8 100 euros sur une vie, rien qu’en serviettes hygiéniques. Une étude britannique, dévoilée par le Huffington post, évoque même la somme de 18 000 £, soit 23 500 euros. Une estimation qui, en plus de prendre en compte le coût des protections hygiéniques, englobe celui des anti-douleurs ou encore des sous-vêtements achetés à cause de fuites.

• VIDÉO. Axelle a lancé une pétition pour réclamer des protections gratuites pour les plus précaires  :

Axelle nous parle de la précarité menstruelle

"SDF, je devais choisir entre acheter des protections hygiéniques ou manger"Axelle nous parle de la précarité menstruelle

Publiée par Konbini sur Mercredi 14 novembre 2018

« C’est pensé comme accessoire, alors que c’est fondamental pour entrer en contact avec l’autre », résume Emmanuel Cristobal, chef de service à la résidence rouennaise des Cèdres femmes-enfants. Dans ce centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) géré par l’association Ermergence-s, des kits d’hygiène pour les femmes isolées sont distribués, grâce à la solidarité du Rotary club Rouen-Bruyères. Une fois par mois, ce centre de la rue du Moinneau qui enregistre 2 000 passages par an, reçoit 20 à 25 cartons. À l’intérieur, des serviettes hygiéniques, du savon, des peignes, mais aussi du maquillage et des produits de beauté. « Ce sont des produits chers et pourtant nécessaires pour répondre aux questions de la féminité, de l’image et de l’estime de soi », insiste Emmanuel Cristobal. « Des femmes utilisent des couches pour bébés », regrette Estelle, travailleuse sociale aux Cèdres.

En août 2018, l’Écosse est devenue le premier pays au monde à mettre à disposition de ses étudiantes, serviettes et autres tampons, rapporte Le Monde. En France, certains aimeraient voir ces produits remboursés par la sécurité sociale ou mis à disposition dans les lieux publics. « On voit bien le poids du patriarcat : si c’était un problème d’homme, il y a longtemps qu’il serait réglé », analyse Florian, salarié du CHRS rouennais.

« Pouvoir vivre ses règles sans difficulté est un droit »

La maire de Canteleu Mélanie Bolanger (au centre) a souhaité organiser une collecte de produits d'hygiène féminine vendredi 15 et samedi 16 février 2019.

La maire de Canteleu Mélanie Boulanger (au centre) a souhaité organiser une collecte de produits d’hygiène féminine vendredi 15 et samedi 16 février 2019. (©RT/76actu)

La Ville de Canteleu souhaite également participer à son échelle à lutter contre cette forme de précarité. Elle organise une collecte vendredi 15 et samedi 16 février 2019. Mélanie Boulanger est bien consciente qu’on « touche à l’intime », mais madame le maire estime que « pouvoir vivre ses règles sans difficulté est un droit ».

Cet élan de solidarité part d’un constat : « Comme ce ne sont pas des denrées périssables, les supermarchés en donnent très peu aux associations et lors de collecte, les gens ne pensent pas à faire don de ces produits », résume Mélanie Boulanger. L’idée a été soufflée par une habitante de Canteleu Barbara Belbet, qui avait remarqué le besoin lors de ces activités associatives :

J’ai eu l’occasion de rencontrer des femmes SDF et elles se protègent avec du papier journal !

Les produits collectés à Canteleu seront redistribués lors de la journée des droits des femmes, le 8 mars, auprès de l’épicerie sociale de la ville, le centre médico-social, le centre communal d’action sociale et l’Oeuvre normande des mères.

Informations pratiques :
Collecte de Canteleu organisée vendredi 15 février de 15 heures à 18 heures et samedi 16 février de 9 heures à 16 heures, dans les lieux suivants : E. Leclerc Bapeaume, Intermarché, Auchan et Leader Price.

Sur Facebook, deux Gilets jaunes appelaient à s’en prendre aux gendarmes, près de Rouen

Deux hommes étaient jugés à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 13 février 2019, pour avoir appelé à s'en prendre aux gendarmes sur une page Facebook de Gilets jaunes.

Deux hommes étaient jugés à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 13 février 2019, pour avoir appelé à s’en prendre aux gendarmes sur une page Facebook de Gilets jaunes. (Illustration ©Adobe Stock)

Alors que le gouvernement se penche sur la façon de mieux lutter contre les contenus haineux en ligne, une affaire de ce genre a été jugée au tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 13 février 2019. Deux hommes ont été condamnés pour avoir appelé à la violence envers les forces de l’ordre sur une page Facebook de Gilets Jaunes.

Lire aussi : Il menace de mort un commissaire de police sur Facebook : un jeune homme jugé à Rouen

« Pourquoi ne pas brûler le commissariat ? »

La gendarmerie a repéré les deux individus sur le groupe Facebook « Barentin gilets jaunes ». Les militaires constatent que des menaces à leur encontre sont publiées par deux individus. Une enquête est alors ouverte.

Le premier individu, Gérard* 47 ans, marié et au casier judiciaire vierge, est rapidement identifié. On lui reproche d’avoir publié un message indiquant : « Faut venir armé d’une 22 ». Le second, Samuel*, 41 ans, couvreur, avec une condamnation au casier judiciaire, est identifié sous le pseudo « Casimir ». Il est accusé d’avoir publié un message disant « pourquoi ne pas brûler le commissariat ? ». Les deux individus sont donc interpellés et placé en garde à vue le 1er décembre 2018.

Lire aussi : Gilets jaunes. Violences envers les forces de l’ordre à Rouen : trois mois de prison pour deux hommes

Devant le tribunal correctionnel, les deux prévenus reconnaissent les faits, mais peinent à justifier leur acte. La présidente s’interroge : « Pourquoi appelez-vous les autres à s’armer et attaquer la police ? » Les deux n’expliquent pas leurs motivations réelles, mais expriment des regrets, indiquant qu’ils ne voulaient absolument pas attaquer les forces de l’ordre et reconnaissent que les faits sont graves.

« Des propos tenus sous le coup de la colère »

Pour le ministère public, les faits ont été commis intentionnellement « dans le but de surexciter les esprits », ajoutant que cela aurait pu conduire à un passage à l’acte. Il requiert pour Samuel la peine de six mois d’emprisonnement avec sursis et 1 500 euros d’amende et pour Gérard la peine de huit mois d’emprisonnement dont six avec sursis.

Lire aussi : Gilets jaunes : trois plaintes déposées pour violences policières à Rouen, des enquêtes ouvertes

La défense estime pour sa part que les propos n’ont pas été tenus en public, la page du groupe étant fermée, et que rien ne permet dans le dossier de démontrer que les propos ont été tenus en public. Les conseils des prévenus indiquent également que les propos tenus ne l’ont pas été dit de façon sérieuse, « mais sous le coup de la colère, de manière épidermique ». Au regard des antécédents de leurs clients, leurs avocats demandent donc la relaxe.

Le tribunal déclare Samuel et Gérard coupables de « provocation non suivie d’effet au crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique ». Il prononce à leur encontre une peine de quatre mois avec sursis et 1 000 euros d’amende pour l’un et six mois avec sursis pour l’autre**.

Lire aussi : Que risque-t-on lorsqu’on « trolle » sur les réseaux sociaux ? Les réponses d’un avocat

* Les prénoms ont été modifiés

** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

Gilets jaunes à Rouen. Une permanence et un nouvel appel pour aider les commerçants en détresse

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, les commerçants du centre-ville de Rouen sont sous pression.

Après les alertes répétées des commerçants de Rouen (Seine-Maritime) sur leurs déboires depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, l’ouverture d’une permanence d’accompagnement a été annoncée jeudi 14 février 2019. Mise en place par Rouen Normandie tourisme et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Rouen Métropole, elle se tiendra dans l’office de tourisme.

La CCI s’associe également à des associations et syndicats de professionnels dans une lettre ouverte pour lancer un nouvel appel à l’aide face à des accompagnements jugés pour l’instant insuffisants.

Lire aussi : Gilets jaunes. Le coup de gueule des commerçants sur les élus : « Faites revenir les gens à Rouen ! »

Sans rendez-vous et anonyme

Cette permanence permet de délocaliser un dispositif d’accompagnement déjà existant dans les locaux de la CCI vers le cœur de ville. Elle sera installée dans le salon Amboise de l’office de tourisme une fois par semaine. « Nous avons dit oui tout de suite pour mettre gracieusement cet espace à disposition, parce que les commerçants du centre-ville sont nos partenaires », précise le président de Rouen Normandie tourisme, Laurent Bonaterre.

Ce dispositif consiste rencontrer le conseiller territorial de Rouen, Bertrand Roussel, pour faire le point. « La première chose, c’est l’écoute », indique ce dernier. Il s’agit ensuite d’identifier le type de difficultés, structurelles ou conjoncturelles, puis d’accompagner les commerces dans le lancement ou la poursuite des démarches de demande d’aide. La rencontre a lieu sans rendez-vous et est « plutôt anonyme ».

Les gens se disent : « Ça va être long, ça va être dur, je ne vais pas être entendu ». Nous sommes là pour trouver toutes les petites aides qui vont leur permettre de tenir le coup. Et aussi pour dire qu’elles existent.

Lire aussi : Gilets jaunes à Rouen. Travaux et commerces : « Le centre-ville est sous pression »

« C’est aux autres de contribuer », estime le maire

Pour l’instant, peu de dossiers ont été déposés par des commerçants du centre de Rouen. Certains attendent la fin des soldes, le 19 février, avant d’agir. D’autres ne sont tout simplement pas éligibles par les mesures d’aide annoncées par l’État et la Région. Le président de la CCI, Vincent Laudat, explique que les auteurs de la lettre ouverte sont « un peu déçus par les mesures immédiates » :

On aurait souhaité des dispositifs plus punchy comme en région Paca (2 millions d’euros pour aider les petites entreprises, Ndlr). Ce qui manque, c’est une aide directe pour compenser la perte d’exploitation.

Selon lui, cette aide devrait prendre la forme d’un fonds mis à disposition et abondé par la Région. Lors d’un entretien récent, le maire de la Ville Yvon Robert appelait lui-aussi à l’aide de la Région. Il estimait alors que « les commerçants ont lancé un appel qui a été sans effet ». En réponse à leur détresse, l’édile avait proposé de geler l’augmentation des droits d’occupation commerciale, une mesure jugée ridicule par certains professionnels. Yvon Robert assure ne pas avoir « les moyens d’activer d’autres leviers » :

Les manifestants viennent de partout. La Ville n’a pas à payer seule. C’est aux autres  de contribuer. On a déjà des problèmes rien que pour les dégâts causés sur la voirie. Si j’annonce que je divise par deux toutes les taxes, je mets la Ville en danger et je dois sacrifier des services. Si je mets le stationnement gratuit, la ville sera bloquée.

La relance déjà en ligne de mire

La CCI et les professionnels demandent également la compréhension des banques pour l’étalement des délais de remboursement, la prise en charge « tant que possible » des franchises par les assureurs, mais aussi la prise en compte des risques psycho-sociaux. Actuellement, « plus de 100 dossiers Urssaf, 93 dossiers de chômage partiel (soit près de « 2000 personnes touchées »), 57 dossiers de de délais CFE, 3 médiations de crédit » ont été recensés en Seine-Maritime, d’après les professionnels.

Les pertes de chiffre d’affaires atteignent en moyenne 20 à 40% pour les petits commerces et vont jusqu’à 70% pour certaines activités. Les petites entreprises sont celles qui souffrent le plus. « Plus une entreprise est petite, plus elle est facilement en difficulté, mais plus elle peut aussi en sortir plus vite, souligne Bertrand Roussel. 1000 à 3000 € peuvent suffire à sauver une exploitation. »

Sans annonce de nouvelles aides, les commerçants impactés par les Gilets jaunes et les travaux serrent les dents en attendant que le mouvement s’essouffle, avec anxiété. « Le problème, c’est les Gilets Jaunes, mais aussi les clients qui ne reviennent pas et qui prennent d’autres habitudes », poursuit le conseiller.

Les institutions anticipent déjà l’après. Pour faire revenir les consommateurs, l’office du commerce devra imaginer des actions pour relancer l’attractivité du centre-ville : « Elles pourraient prendre la forme d’événements, de stationnement ou de transport gratuit », détaille par exemple Vincent Laudat. Mais tant que le mouvement se poursuit, la priorité reste le soutien immédiat aux commerçants.

Lire aussi : Gilets jaunes. Les commerces de Seine-Maritime pourront ouvrir trois dimanches en janvier 2019

Les premières dates des permanences

  • Jeudi 14 février de 14h30 à 17h ;
  • jeudi 21 février de 14h30 à 17h ;
  • mercredi 27 février de 14h30 à 17h ;
  • jeudi 7 mars de 14h30 à 17h ;
  • jeudi 14 mars de 14h30 à 17h ;
  • mercredi 20 mars de 14h30 à 17h ;
  • jeudi 28 mars de 14h30 à 17h.

« La permanence se tiendra tant que le mouvement impactera les commerçants », a indiqué Vincent Laudat.

À la prison de Rouen, un jihadiste présumé menace de mort et de viol deux autres détenus

Mercredi 13 février 2019, le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) jugeait un détenu accusé de menaces de mort et de viol sur d'autres détenus.

Mercredi 13 février 2019, le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) jugeait un détenu accusé de menaces de mort et de viol sur d’autres détenus. (Archives ©SL/76actu)

Un détenu de 23 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 13 février 2019, pour avoir menacé de mort et de viol deux autres détenus homosexuels pour obtenir un téléphone.

Des menaces de viol et d’égorgement

Julien* et Louis*, les deux plaignants détenus à la prison Bonne Nouvelle, demandent en début d’année à un surveillant de faire en sorte de ne plus avoir à croiser Selim*, un autre détenu. Ils signalent à l’agent pénitentiaire qu’entre décembre 2018 et janvier 2019, Selim les a menacés de les violer dans les douches et de les égorger s’ils ne lui fournissaient pas un téléphone.

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Au tribunal correctionnel, mercredi 13 février 2019, Selim est escorté par un service de sécurité renforcé, encagoulé et armé. Il nie tout en bloc. Il se défend : « Ces faits sont inventés. On a eu une dispute pour une dette de cigarettes et de confiture non remboursées. »

Ils m’ont menacé, traité de tueur d’enfants, car j’ai été condamné à huit ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (appel a été interjeté de cette décision, ndlr). C’est parole contre parole, mon codétenu a indiqué que tout cela était faux comme moi.

Julien* et Louis* ont fait savoir par écrit au tribunal qu’ils ne souhaitaient pas être présents à l’audience, mais se sont constitués parties civiles par courrier. Ils demandent 5 900 euros pour l’un et 500 euros pour l’autre au titre du préjudice qu’ils ont subi.

« C’est la peur qui les a fait parler »

Pour le ministère public, les faits sont caractérisés par trois éléments : les versions concordantes des victimes entendues séparément par la police, le profil des victimes, deux détenus homosexuels qui avaient peur du prévenu, qui ne voulaient pas déposer plainte, et enfin la durée des faits, plus d’un mois. La substitut du procureur conclue :

C’est la peur qui les a fait parler tous les deux.

La représentante du ministère public estime donc qu’au vu de tous ces éléments, les faits sont établis parfaitement et requiert la peine de 12 mois d’emprisonnement ferme avec maintien en détention.

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« Dossier pollué par une condamnation sur fond de terrorisme »

La défense estime que « ce dossier est pollué » par la condamnation de son client dans une affaire de terrorisme, rappelle que son casier judiciaire est vierge et le droit de tout prévenu d’être présumé innocent. Son avocat Me Olivier Zago souligne que dans cette affaire il n’y a aucun élément de preuve, pas de témoins, « c’est parole contre parole. Mon client menace ces personnes pendant un mois et demi et personne n’entend rien, aucun rapport d’incident n’est établi, aucune poursuite disciplinaire interne engagée ? »

L’avocat en déduit qu’aucun élément ne permet d’accréditer la version des uns ou des autres, « mais que le doute doit profiter à mon client au demeurant » et demande la relaxe.

Le Tribunal déclare coupable Selim et le condamne à la peine de 10 mois d’emprisonnement ferme et ordonne son maintien en détention**.

* Les prénoms ont été modifiés.
** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

Violente bagarre en centre-ville, près de Rouen : un homme grièvement blessé

Les policiers ont arrêté deux adolescents, à Plaisir (Yvelines). Ils sont mis en cause dans 23 vols.

Une violente bagarre entre deux hommes a eu lieu dans le centre-ville de Oissel (Seine-Maritime) mardi 12 février 2019. (©AdobeStock)

Une violente bagarre a éclaté entre deux hommes dans le centre-ville de Oissel (Seine-Maritime) mardi 12 février 2019 vers 18h. Des coups ont été portés avec un objet tranchant « s’apparentant à un cutter », selon une source judiciaire. Un homme a été grièvement blessé.

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Hospitalisé « dans un état sérieux »

Un des deux trentenaires a été pris en charge par les secours dans un état grave. Son pronostic vital était engagé. Il est toujours hospitalisé « dans un état sérieux », selon cette même source.

L’autre individu impliqué a été placé en garde à vue. Le motif déclencheur de cette rixe était encore ignoré jeudi 14 février.

Tennis de table. Le SPO Rouen veut rebondir face au leader Jura-Morez, à domicile au Kindarena

Les pongistes rouennais entendent bien rebondir à domicile, face au leader Jura-Morez, vendredi 15 février 2019 au Kindarena de Rouen (Seine-Maritime).

Les pongistes rouennais entendent bien rebondir à domicile, face au leader Jura-Morez, vendredi 15 février 2019 au Kindarena de Rouen (Seine-Maritime). (©SPO Rouen tennis de table.)

La bataille est rude, en tête de tableau de championnat de tennis de table. Redescendu à la cinquième place du classement, après être resté dans le trio de tête toute la première partie de la saison, le SPO Rouen (Seine-Maritime) compte bien rebondir à domicile, vendredi 15 février 2019, face au leader Jura-Morez. Au match aller, l’équipe jurassienne l’avait nettement emporté, sur le score de 3 à 0. 

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Des places à gagner. 76actu/Côté Rouen, met en jeu dix places (5 X 2) pour le match de tennis de table SPO Rouen-Jura Morez, vendredi 15 janvier 2019, à 19h15 au Kindarena (ouverture des portes à 18h30), à Rouen. Pour cela, il faut adresser un mail à l’adresse cote.rouen@publihebdos.fr, vendredi 15 janvier 2019, à partir de 8 heures, (en mentionnant, nom, numéro de téléphone et adresse). Les premiers à écrire seront sélectionnés et prévenus par mail.

Des rencontres à enjeux toute la saison

La dernière rencontre au Kindarena, le 29 janvier 2019 face à Pontoise (Val d’Oise), s’est soldée par une défaite sèche : 3 à 0. Puis, mardi 12 février 2019, à Chartres (Eure-et-Loir), les pongistes rouennais sont allés chercher un difficile 3 à 2, après avoir été menés un temps 2 à 0. 

« La défaite à domicile devant Pontoise a fait du mal, rapporte Julien Georges, coordinateur du projet professionnel au sein du club. Il ne faut plus laisser partir beaucoup de points. C’est vrai qu’il y a de l’enjeu à chaque match, l’équipe est ainsi toujours à fond. Et là face à Jura-Morez la victoire est tout à fait possible ! »

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Comme toujours lors des rencontres à domicile, la compétition est  accompagnée d’un dispositif festif : concerts, pom-pom girls, lasers et fumigènes.

Lors des rencontres à domicile, la compétition est accompagnée d’un dispositif festif avec, selon une configuration qui évolue selon les matches, des concerts, lasers, pom-pom girls etc. (©SPO Rouen tennis de table)

Hockey sur glace : les Dragons de Rouen remportent la saison régulière

Les Rouennais, vainqueurs de Lyon, valident leur première place de Ligue Magnus

Les Rouennais, vainqueurs de Lyon, valident leur première place de Ligue Magnus. (©Alexandre Canivet)

Pressés, les Dragons de Rouen (Seine-Maritime) n’auront pas attendu le 26 février 2019 et la dernière journée de championnat de Synerglace Ligue Magnus pour s’octroyer définitivement la première place du classement. Grâce à leur victoire sur les Lions de Lyon (Rhône-Alpes), mardi 12 février 2019, sur le score de 4 à 3, les Rouennais se sont assurés de terminer leader de la phase régulière à trois journées du terme.

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« Une très bonne année ! »

Cependant, Fabrice Lhenry, entraîneur des Dragons, se voulait prudent à la fin de la rencontre :

C’est une très bonne année, mais après cela ne veut rien dire ! Il n’y a pas de titre au bout de la saison régulière et tout est remis en jeu durant les play-offs !

Même si terminer premier après 44 journées ne rapporte pas de titre à la clé, ce classement à une importance sur la suite de la saison. Les Rouennais auront l’avantage de jouer un maximum de matches à domicile durant les séries éliminatoires qui commenceront vendredi 1er mars 2019.

« Prêt dès les quarts ! »

D’ici là, les Rouennais auront plusieurs jours d’entrainement ainsi que trois matches à disputer et comptent bien s’en servir pour arriver prêts. « On a dix jours pour travailler, pour peaufiner les détails et trois matches à jouer. Ceux face à Gap et Grenoble vont être intenses », continuait le coach rouennais qui pour les quarts de finale ne préfère pas s’avancer sur un futur adversaire : « Honnêtement, on n’a pas de préférence. En play-off tous les matches vont être disputés et il faudra être prêt dès les quarts ! »

Cette période va permettre également de récupérer Joël Caron, le petit attaquant québécois, blessé de longue date qui « devrait revenir durant l’un de ces trois matches ».

« Nous serons dur à battre ! »

Après le titre de saison de champion de France 2018 et après une brillante première phase quasiment terminée, naturellement l’objectif d’un doublé national se présente. « Oui, c’est tous les ans comme ça à Rouen, le titre est l’objectif, mais il y a beaucoup d’équipes qui peuvent le faire également », tempère l’entraîneur des Dragons avant de conclure : « Il faudra être compétitif au bon moment, on travaille tous dans le même sens pour cela. Nous serons durs à battre ! » Nul doute qu’avec les six premiers mois réalisés cette équipe sera la première candidate à sa propre succession.

Incendie dans un immeuble du centre-ville du Havre : un blessé léger évacué

Les pompiers sont intervenus dans la matinée du 14 février afin d'arrêter un incendie au Havre

Les pompiers sont intervenus dans la matinée du jeudi 14 février 2019 afin d’arrêter un incendie au Havre (Seine-Maritime) (©SL / 76actu / Illustration)

Un incendie s’est déclaré au deuxième étage d’une maison du centre-ville du Havre (Seine-Maritime), jeudi 14 février 2019. L’habitant de ce logement est légèrement blessé par l’inhalation de fumées. Il sera relogé. 

Lire aussi : Voiture-bélier et deux voitures incendiées : des postes de police de l’agglo de Rouen visés

L’habitant extrait de l’appartement touché

Les sapeurs-pompiers étaient toujours en cours d’intervention, jeudi matin vers 11h30. Six véhicules et 21 sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place dès 10h30. Ils ont extrait l’habitant de l’appartement touché. 

La propagation aux autres appartements de la maison, sur trois niveaux, a été évitée grâce a l’usage d’une lance incendie.

Par Gabin Louvet.

VIDÉOS. Concerts de l’Armada de Rouen 2019 : on connaît les 17 premiers artistes programmés

Les premiers noms de la programmation musicale de l'Armada de Rouen 2019 ont été révélés.

Les premiers noms de la programmation musicale de l’Armada de Rouen 2019; ont été révélés. (©Archive / LL)

Un morceau de la programmation musicale de l’édition 2019 de l’Armada a été dévoilé jeudi 14 février 2019, à l’hôtel de Région, en présence de Patrick Herr, Président de l’Armada, et de Hervé Morin, Président du conseil régional.

Sur les 26 groupes et artistes qui seront programmés à l’occasion de la semaine de l’Armada, 17 ont été révélés. La programmation fera la part belle aux artistes normands. Elle a été effectuée en coordination avec sept salles de musiques actuelles normandes : le Tangram (Evreux), le Big band café (Hérouville), la Luciole (Alençon), le Cargo (Caen), le Tétris (Le Havre), le 106 (Rouen) et le Normandy (Saint-Lô).

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Une programmation très normande

Hervé Morin a salué une programmation « éclectique » et « volontairement très normande ». Dans les semaines qui viennent, les derniers noms (qui eu égard aux créneaux horaires qui leur sont alloués seront certainement des « têtes d’affiche ») seront dévoilés au compte-goutte, « pour faire monter le plaisir », explique le président de Région.

Déception pour les fans, l’organisation a démenti les rumeurs persistantes concernant la venue du Normand Petit Biscuit : « Pour des questions de disponibilités. »

Vendredi 7 juin 2019

• 19h30 : Girly Sweet Big Band

23 musiciens pour un show qui replonge le public en plein coeur de l’époque de la Libération.

• 21h55 : Deluxe

De l’électro pop français entre le hip hop, la soul, le funk et le jazz. Vous avez forcément déjà entendu leur musique…

Samedi 8 juin 2019

• 17h30 : Bafang

Une guitare, une batterie. Un duo caenno-camerounais qui enflammera la scène…

Dimanche 9 juin 2019

• 17h40 : Beach Youth

De l’indie pop normand, avec des mélodies qui vous collent aux oreilles…

• 19h05 : Jahen Oarsman

Entre Ben Harper et Tracy Chapman, son folk rock vous fera voyager.

• 20h30 : Malo’

Le Caennais qui monte, qui monte, sera également de la partie.

Mercredi 12 juin 2019

• 17h40 : Cannibale

Un groupe caennais « très rock et assez puissant », promet le programmateur.

• 19h05 : The Goaties

Toujours des Caennais, qui chantent un punk rock entraînant, en français.

• 20h30 : MNNQNS

Ils ont fait leurs armes au 106, à Rouen, et sont désormais bien connus des amateurs de rock qui fait danser.

Lire aussi : Le groupe rock de Rouen MNNQNS remporte le prix Ricard S.A. live music

Jeudi 13 juin 2019

• 17h40 : Adrien Legrand

Un piano, une voix, des choeurs. Le Caennais ne joue pas fort, mais sa douceur saura vous toucher.

• 18h45 : Metro Verlaine

Pour les fans de Joy Division, des Ebroïciens qui ont une belle réputation sur scène…

• 20h20 : Mes Souliers sont Rouges

Le plus célèbre des groupes normands de folk sera également de la partie.

Vendredi 14 juin 2019

• 17h40 : Mantekiya

Originaires de Granville, et emprunts de multiples influences, ils vous feront également danser.

• 18h55 : Little Bob

On ne le présente plus, Little Bob. À 73 ans, le Havrais n’a rien perdu de sa superbe.

Lire aussi : Little Bob en concert au Havre, sur la plage, fête ses 40 ans de carrière

Samedi 15 juin 2019

• 17h30 : Anton & the Clouds

Il était présent à la conférence de presse et le confesse volontiers : « j’ai déjà la pression ». Anton and the Cloud sera sur la grande scène, et ce sera son premier grand show !

• 18h45 : Brook Line

Le Rouennais promet un grand show electro-techno. Il a déjà notamment, pour les puristes, partagé la scène avec un certain Mr Oizo…

• 21h50 Dadju

C’est la première grosse tête d’affiche à être révélée. Le chanteur de Jaloux, frère de Maître Gims, sera bien à Rouen pour célébrer les bateaux.

Le planning provisoire

Voiture-bélier et deux voitures incendiées : des postes de police de l’agglo de Rouen visés

Deux voitures ont été incendiées sur la place Saint-Louis à Bihorel, dans la nuit du 13 au 14 février 2019.

Deux voitures ont été incendiées sur la place Saint-Louis à Bihorel, dans la nuit du 13 au 14 février 2019. (©76actu)

Deux voitures ont pris feu à Bihorel, près de Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 février 2019. La même nuit, un autre incendie a été déclenché à Darnétal, devant le commissariat.

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Une voiture lancée contre le commissariat de Darnétal

La voiture était-elle déjà en feu quand elle a été lancée contre le commissariat de Darnétal, ou a-t-elle été incendiée après ? C’est la question que se posent les enquêteurs. Toujours est-il qu’au milieu de la nuit, un véhicule volé mardi 12 février sur les Hauts de Rouen a été lancé contre le poste de police.

La voiture s’est encastrée « juste à côté de la porte », situe une source judiciaire. L’incendie qui a rongé le véhicule a noirci le mur, mais a aussi gondolé la porte d’entrée blindée du commissariat, qui ne s’ouvre plus. Les locaux sont donc fermés jusqu’à ce qu’une nouvelle porte soit confectionnée.

Deux voitures stationnées incendiées

Les enquêteurs font le lien avec l’incendie de deux véhicules, survenu à 45 minutes d’intervalle, devant les locaux de la police municipale de Bihorel, ancien poste de police nationale. Les véhicules étaient stationnés place Saint-Louis lorsque l’incendie s’est déclenché vers 4 heures du matin. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les feux. Ces incendies n’ont fait aucune victime.

Une enquête a été ouverte pour ces deux faits. « On n’a pas l’habitude que les voitures soient incendiées ici », déplore Pascal Houbron, maire de Bihorel. Selon une source judiciaire, des commissariats n’ont pas été délibérément ciblés de cette façon depuis la fin des années 1990, dans l’agglomération rouennaise. Les policiers vont donc redoubler de vigilance lors de leurs patrouilles, qui incluent déjà les postes de police.

Les deux voitures ont été incendiées vers 4 heures jeudi 14 février 2019.

Les deux voitures ont été incendiées vers 4 heures jeudi 14 février 2019. Les pompiers sont intervenus. (©76actu)

Après Matignon, ce que fera Édouard Philippe « n’aura pas grand chose à faire avec la politique »

Édouard Philippe a assuré que son avenir n'aurait "pas grand chose à faire avec la politique". Et donc avec la mairie du Havre ?

Édouard Philippe a assuré que son avenir n’aurait « pas grand chose à faire avec la politique », sur LCI mercredi 13 février 2019. (©Archives / MC Nouvellon)

La petite phrase glissée par Édouard Philippe au cours de « La grande explication », émission diffusée mercredi 13 février 2019 sur LCI, n’a sûrement pas laissé indifférents ses anciens collègues de la mairie du Havre (Seine-Maritime). En direct, le Premier ministre a assuré qu’il savait « très bien » ce qu’il ferait après Matignon, et que « ça n’aura pas grand chose à faire avec la politique. »

Lire aussi : Édouard Philippe revient (encore) au Havre : est-ce normal de voir autant le Premier ministre ?

Un avant et un après Matignon

« Il y a eu un avant, il y aura un après », a-t-il précisé en évoquant son passage à Matignon et son avenir

Je sais très bien ce que je ferai après avoir été Premier ministre, ça n’aura pas grand chose à faire avec la politique, et ça m’ira très bien.

L’ancien maire du Havre n’a toutefois pas poussé la confidence jusqu’à donner plus de détails sur la date de son départ de Matignon ou sur le poste auquel il espère par la suite prétendre.

Lire aussi : EN IMAGES. Les petites phrases d’Édouard Philippe, en visite au Havre

Luc Lemonnier prêt à se présenter

La semaine précédente, celui qui lui a succédé au siège de maire de la cité Océane évoquait pourtant le retour d’Édouard Philippe au Havre comme une hypothèse tout à fait envisageable. 

« Je prépare les élections municipales en faisant le job au Havre, avait précisé Luc Lemonnier. Si Édouard Philippe n’est pas candidat à la mairie pour 2020, alors je le serai. Je servirai la ville du Havre à la place qui sera la mienne. »

Lire aussi : Municipales 2020 : Luc Lemonnier sera candidat au Havre « si Édouard Philippe ne l’est pas »

Dans une interview accordée à nos confrères de Paris Normandie, vendredi 8 février 2019, Édouard Philippe confiait d’ailleurs : « Est-ce que Le Havre me manque ? La réponse est oui. Est-ce que je regarde avec attention ce qui s’y passe ? La réponse est encore oui. »

Mis en difficulté par la crise des Gilets jaunes, l’actuel Premier ministre pourrait quitter son poste dans un avenir plus proche que prévu. Alors que certains lui prêtaient des ambitions pour la mairie de Paris, les Normands l’imaginaient sans trop de difficulté de retour au Havre en 2020.

Près du Havre, trois rencontres pour découvrir le roller derby, sport de contact sur patins

Les Burning Mussels, l'équipe féminine de roller derby du Havre.

Les Burning Mussels, l’équipe féminine de roller derby du Havre. (©Le Havre Roller Derby.)

Rendez-vous samedi 16 février 2019, à Harfleur, près du Havre (Seine-Maritime), pour découvrir le roller derby : un sport de contact sur patins, qui compte de nombreux adeptes dans le monde entier et notamment en France.

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Un sport créé aux États-Unis

Cette discipline, créée dans les années 30 et originaire des États-Unis, au départ principalement féminin, s’apparentait à de la course/catch sur rollers et se jouait sur une piste inclinée. Tombée en désuétude, elle est revenue en force dans les années 2000. L’effet Bliss ?

Ce film de 2009, réalisé par Drew Barrymore, raconte le parcours de la jeune Bliss Cavendar, incarnée par Ellen Page, qui, découvrant le roller derby, trouve un nouveau sens à sa vie. 

VIDÉO. La bande-annonce de Bliss :

Burning Mussels

Au Havre, un club, qui compte une équipe féminine, les Burning Mussels, propose des séances d’entraînement, tous les mercredis et vendredis, de 20h à 22h au Gymnase Lucien Follain.

Samedi 16 février, Le Havre Roller Derby accueillera, à Harfleur, deux équipes venues de Bretagne (Inguiniel) et de Belgique (Namur). L’occasion pour les novices de découvrir ce sport de contact sur patins.

Infos pratiques :
Samedi 16 février, à partir de 11h, au gymnase Maurice Thorez,18 rue Friedrich-Engels, à Harfleur.
Tarifs : 5 euros. Gratuit -12 ans.

Saint-Valentin. Pourquoi en 2019, les mariages à l’église seront moins nombreux au Havre

En 2019, il y aura moitié moins de mariages religieux dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime).

En 2019, il y aura moitié moins de mariages religieux dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime). (Illustration ©Adobe Stock)

Au Havre (Seine-Maritime) en 2018, 20 mariages religieux ont été célébrés dans le centre-ville : en la cathédrale Notre-Dame, en l’église Saint-François ou Saint-Michel. Une année faste pour le prêtre de la paroisse, Marcel Morin qui s’apprête à célébrer deux fois moins de mariages en 2019. Mais pourquoi ?

Lire aussi : VIDÉO. Vitrail Henri IV, façade, clocher… La cathédrale Notre-Dame au Havre se refait une beauté

« Par expérience, c’est toujours ainsi…»

Rencontré lors du point d’étape des travaux de la cathédrale Notre-Dame, mardi 6 février 2019, le Père Marcel Morin soulignait avec le sourire : « Cette année de travaux en 2019 tombe plutôt bien, car même si la cathédrale reste ouverte au public, on sait très bien que 2019 sera une année avec moins de mariages à célébrer. »

Impossible de ne pas relever la « petite phrase ». Interrogé donc à la veille de la Saint-Valentin, le prêtre confirme : « En 2018, nous avons célébré dans le centre-ville du Havre, 20 mariages et pour 2019, nous en avons moitié moins. Mais effectivement, ce n’est pas une surprise. »

Toutes les années qui précèdent un chiffre rond, comme par exemple 2020, sont des années où l’on a moins de mariages. Les gens préfèrent patienter une année de plus ! C’est ainsi, je n’ai pas de chiffres ou d’études pour appuyer ce que je dis, seulement mon expérience, mais cela s’est toujours avéré vrai.

L’homme d’église poursuit sa théorie : « Des dates comme le 12 décembre 2012 : on est à peu près certains également d’avoir des mariages ! En fait, les gens veulent une date qui marque les esprits. »

Et 2013 alors ? « Cette année-là, les mariages ont également été nombreux. » Donc les futurs mariés veulent une date marquante et… ne sont pas superstitieux.

Si 2019 voit une diminution du nombre de mariages religieux, rien à voir avec les travaux donc, rien à voir non plus avec une désaffection de la religion.

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Plus de mariages par conviction

Depuis une dizaine d’années, selon le prêtre « on note plus de mariages à l’église par conviction et ceci correspond à l’arrivée des entreprises en France qui organisent des cérémonies laïques (wedding planner, ndlr). Avant, on voyait pas mal de jeunes couples se marier à l’église surtout par obligation familiale, c’est beaucoup moins le cas aujourd’hui ».

Au Havre, on pourrait penser que pour se marier, les fiancés préfèrent aux autres églises de la ville Saint-Joseph ou la cathédrale mais comme le rappelle le père Marcel Morin, « ce ne sont pas les fiancés qui choisissent et ceci à cause d’une vieille tradition du Moyen Âge qui stipule que l’on doit se marier à l’endroit  où l’on est connu ». La fameuse publication des bans… qui permet donc de veiller à ce que toute personne qui le souhaite peut s’opposer au mariage jusqu’au jour J !

 

Après Bastia, l’aéroport de Rouen propose une nouvelle destination estivale en Corse

Une deuxième desserte en Corse sera possible dès cet été, depuis l'aéroport Rouen Vallée de Seine.

Une seconde desserte en Corse sera possible dès l’été 2019, depuis l’aéroport Rouen Vallée de Seine. (Photo d’illustration ©ATR Pierre-Barthe)

La directrice commerciale marketing d’Air France Hop Hélène Abraham, envisageait dès novembre 2018, la possibilité d’une deuxième liaison vers la Corse, depuis l’aéroport Rouen Vallée de Seine. C’est désormais chose faite puisque dès cet été 2019, il sera possible de partir vers Figari, depuis Rouen.

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La ligne de Bastia reconduite

Après la liaison hebdomadaire vers Bastia, reconduite cette année et qui a compté plus de 1 100 clients en 2018, soit une hausse de fréquentation de 71 % par rapport à l’été 2017, la compagnie Hop compte donc bien fidéliser une nouvelle clientèle pour cette destination corse très prisée.

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Les clients pourront réserver un voyage complet (vol et hébergement) en se rapprochant de l’un des partenaires de Hop, à savoir Corsica Tours. La ligne Rouen-Figari est également commercialisée pour la clientèle individuelle.

Aéroport fermé les deux premières semaines d’août

Les vols seront donc hebdomadaires et commenceront le samedi 18 mai, jusqu’au 21 septembre. Mais attention toutefois, puisque l’aéroport de Rouen-Boos sera fermé durant les deux premières semaines du mois d’août pour permettre la réfection de la piste, afin de répondre aux nouvelles normes européennes en vigueur.

« Durant la première quinzaine d’août, la compagnie Hop opèrera ses vols au départ de l’aéroport du Havre-Octeville, en raison des travaux de réfection de la piste qui se dérouleront durant la première quinzaine du mois d’août sur la plateforme de Rouen-Boos », informent les responsables d’Air France Hop. Une navette sera mise en place pour les clients depuis l’aéroport de Rouen Vallée de Seine pour rejoindre celui du Havre-Octeville.

Infos pratiques
Les horaires : Rouen-Figari : départ à 17h15, arrivée à 19h05. Figari-Rouen : départ à 9h40, arrivée à 11h30. 
Pour réserver votre vol : hop.com

En moins d’un an, le duo commet une trentaine de cambriolages en Seine-Maritime et dans l’Eure

En l'espace d'un an, un duo a commis une trentaine de cambriolages en Seine-Maritime et dans l'Eure. Les deux hommes étaient jugés à Rouen, mardi 12 février 2019.

En l’espace d’un an, un duo a commis une trentaine de cambriolages en Seine-Maritime et dans l’Eure. Les deux hommes étaient jugés à Rouen, mardi 12 février 2019. (©Adobe Stock/Illustration)

En un an, deux hommes ont commis une trentaine de cambriolages dans l’Eure et la Seine-Maritime. Le duo a été condamné à de la prison ferme mardi 12 février 2019, par le tribunal correctionnel de Rouen.

Des voisins alertent la police

Tout commence à  Saint-Étienne-du-Rouvray, le 29 mars 2017. Le voisin d’une maison cambriolée, témoin de la scène, dit aux enquêteurs avoir vu deux hommes, dont la description correspond aux prévenus, prendre la fuite en voiture. Le 4 avril, à Rouen, un autre cambriolage est commis dans les mêmes circonstances. Un voisin rapporte aux enquêteurs avoir vu individus charger une Golf noire. Le témoin a pu relever la plaque d’immatriculation.

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Grâce à ces éléments, les enquêteurs ont fait le rapprochement avec près de 30 autres cambriolages commis en une année sur plusieurs communes de Seine-Maritime (Isneauville, Bardouville, Boos, Quevillon, Auzouville-sur-Ry, Saint-Aubin-les-Elbeufs, La Neuville-Chant-d’Oisel, Barentin, Sotteville-sous-le-Val, Pavilly, Beuzeville, Saint-Pierre-les-Elbeufs, Malaunay…), mais également à Vernon et dans la région de Pontoise (Val-d’Oise). L’exploitation des indices et les écoutes téléphoniques ont permis l’interpellations des deux prévenus.

Consoles, ordinateurs, argent…

À la barre, Ahmed* et Halim*. reconnaissent en grande partie les faits malgré leurs nombreux trous de mémoire et expliquent leur mode opératoire. « On cherchait des maisons vides. Je rentrais dans la maison à l’aide d’un tournevis, pendant que Halim attendait dehors. On cherchait à voler des objets pouvant se revendre rapidement et qui ne pourraient pas être géolocalisés », explique Ahmed. Le butin est en effet conséquent : bijoux, console de jeux vidéo, ordinateur portable, argent numéraire, tablette tactile …

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« Je voulais être mieux financièrement », justifie Ahmed tandis que son complice évoque « des dettes à rembourser ».

Ahmed, également recherché par les autorités espagnoles pour d’autres faits de cambriolages et qui est connu de la justices sous cinq identité différentes poursuit :

Je ne sais pas comment on en est arrivé là, je regrette, je ne recommencerai jamais.

Pour les avocats représentant les parties civiles, « c’est un viol de leurs domiciles et de leurs intimités qui crée un choc et reste marqué dans leurs esprits » et demandent que les prévenus soient condamnés solidairement à indemniser la somme d’environ 21 000 euros pour les 11 victimes qui ont demandées réparations de leurs préjudices.

« Ce sont des pieds nickelés »

Pascal Prache, procureur de la République, rappelle que « 33 faits leurs sont reprochés, commis en seulement une année de façon régulière » et souligne que les prévenus étaient « à proximité immédiate de chaque cambriolage », que des objets volés ont été retrouvés à leurs domiciles respectifs et identifiés par certaines victimes et requiert pour chacun d’eux la peine de quatre ans d’emprisonnement avec maintien en détention et ne s’oppose pas à une peine en partie assortie six mois de sursis maximum.

La défense juge ces réquisitions excessives, rappelant que leurs clients n’ont pas ou peu de mention au casier judiciaire, qu’ils n’ont jamais été incarcérés. Me Fabien Picchiotino, avocat de Halim, insiste :

Ce sont des pieds nickelés aujourd’hui que vous jugez, agissant à visage découvert, portant des chaussettes sur les mains à titre de gants, utilisant une voiture appartenant à l’un deux, utilisant leurs téléphones sur les lieux des faits, ce ne sont pas des grands malfrats.

Prison ferme

L’avocat ajoute que sont client n’est pas rentré dans les maisons, qu’il n’a été qu’un guetteur et souligne que malgré son enfance difficile, et son jeune âge celui-ci a réussi à ouvrir son propre restaurant « à seulement 22 ans ». Il demande au tribunal une peine d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve.

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Me Nadia Lebeche, conseil de Ahmed, rejoint son confrère en soulignant elle aussi « un mode opératoire pas du tout sophistiqué » et demande la clémence du tribunal.

Les prévenus sont jugés coupables de certains faits de vol et prononce à leurs encontre une peine de quatre ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans, le maintien en détention et l’obligation de travailler et d’indemniser les victimes**.

*Les prénoms ont été modifiés.

** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

Ils volent un scooter près de Rouen et se cachent dans une caravane : des mineurs interpellés

Trois hommes ont été interpellés, mardi 12 février 2019, après avoir dérobé un scooter près de Rouen (Seine-Maritime).

Trois hommes ont été interpellés, mardi 12 février 2019, après avoir dérobé un scooter près de Rouen (Seine-Maritime). (©AdobeStock/Illustration)

Ils décortiquaient les fils du scooter qu’ils venaient de voler à Darnétal (Seine-Maritime) quand des policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) les ont surpris, mardi 12 février 2019. Trois hommes ont été interpellés dans un camp de gens du voyage, dont deux dans une caravane où ils avaient tenté de se cacher. 

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Ils fuient en voyant les policiers

Quand l’équipage de la Bac a été alerté vers 17h, les trois hommes avançaient rue Saint-Pierre, à Darnétal, en poussant le scooter dérobé à un habitant de la route de Rouen. Ayant reçu la description du trio, les policiers se sont divisés : deux agents sont restés en surveillance route de Lyons-la-Forêt, près d’un camp de gens du voyage. Le reste de l’équipage a continué sa patrouille, tombant sur le trio recherché, explique la police : 

Rue du Marais, ils ont vu les trois hommes en train de faire les fils du scooter. Ils ont fui à la vue des policiers, qui les ont poursuivis.

Direction route de Lyons-la-Forêt, d’où ils ont emprunté un sentier menant au camp, près duquel les policiers laissés en surveillance attendaient. La poursuite a tourné court pour l’un des poursuivis, qui a été interpellé.

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Trois interpellés, dont deux mineurs

Les deux autres ont continué leur course sur les rails du chemin de fer menant au camp. Là, ils se sont réfugiés dans une caravane. Ayant été autorisés à pénétrer dans le camp, les policiers sont entrés dans la caravane. Les deux hommes étaient bien cachés… L’un était « recroquevillé contre un mur, l’autre dissimulé sous une couette », raconte une source judiciaire. 

Les trois hommes, âgés de 14, 17 et 18 ans, ont été interpellés puis emmenés à l’hôtel de police.

Les reliques de Sainte Bernadette bientôt accueillies au petit Lourdes du Havre

Le "mini-Lourdes" du sanctuaire marial du Havre (Seine-Maritime) recevra les reliques de Sainte Bernadette du 18 au 24 mars 2019.

Le « mini-Lourdes » du sanctuaire marial du Havre (Seine-Maritime) recevra les reliques de Sainte Bernadette du 18 au 24 mars 2019. (©Archives / Aurélia Morvan)

Ce sera un moment fort pour les paroissiens du diocèse du Havre (Seine-Maritime) : du lundi 18 au dimanche 24 mars 2019, les reliques de Sainte Bernadette seront accueillies au sanctuaire marial où se trouve une réplique de la grotte de Lourdes, lieu où la Vierge Marie est justement apparue à Bernadette Soubirous.

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Un beau message dans un quartier populaire

« Ce sera une belle occasion de se réapproprier le message de Lourdes », se félicite l’abbé Philippe Hérondelle, prêtre en charge de la paroisse en question. Car si beaucoup de gens, croyants ou non, viennent chaque jour passer un moment dans ce petit sanctuaire, tous ne connaissent pas l’histoire de Bernadette.

Cette sainte, c’est une petite fille toute simple, qui a vécu dans la pauvreté. C’est un beau message dans un quartier comme celui où l’on se trouve.

Dans le quartier ouvrier de l’Eure, le sanctuaire fait en effet office de petit havre de paix. « C’est un espace de silence qui attire de plus en plus dans un monde de bruit », poursuit le père Hérondelle. Un lieu qui ne cesse de le surprendre et qui « rassemble des gens de tous les milieux ».

Faire découvrir le sanctuaire

Un public qui, pour l’homme d’Église, vit ici la même expérience spirituelle que la petite Bernadette a pu ressentir. « La dame m’a regardé comme une personne, disait-elle en parlant de Marie. Ici, les gens se sentent reconnus tels qu’ils sont. »

Qui est Bernadette Soubirous ?
Née à Lourdes en 1844, la jeune fille aurait vu la Vierge Marie à dix-huit reprises dans la grotte de Massabielle. Par la suite, elle se retirera dans la communauté des soeurs de la charité à Nevers. Elle meurt en 1879 et sera proclamée sainte en 1933.

La venue des reliques sera donc l’occasion de faire découvrir l’histoire de Bernadette à ceux qui fréquente le sanctuaire, et le sanctuaire à ceux qui viendront y voir les reliques de la sainte.

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Un riche programme a été établi pour l’occasion. Plusieurs conférences, mais aussi des ateliers pour les enfants et bien sûr différents temps de prière et de célébration seront organisés :

Informations pratiques : 
Accès aux reliques du mardi 19 au samedi 23 mars, de 11 heures à 20 heures. 
Messe d’ouverture lundi 18 à 18h30, messe de clôture dimanche 24 mars à 10h30.

Un automobiliste coupe la route au Teor à Rouen et prend la fuite : quatre passagers blessés

Un automobiliste a pris la fuite à Rouen, après une collision avec un Teor, mercredi 13 février 2019.

Un automobiliste a pris la fuite à Rouen, après une collision avec un Teor, mercredi 13 février 2019. (Archives ©76actu)

Un accident entre un Teor et une voiture a fait quatre blessés mercredi 13 février 2019. L’automobiliste a pris la fuite avant l’arrivée de la police.

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Il « coupe la route du Teor »

La collision a eu lieu peu avant 12h30, mercredi. Un automobiliste à bord d’une Polo noire circulait rue du Général-Leclerc en direction de la rue de la République. Lorsqu’il a souhaité tourner à gauche pour rejoindre la rue Julleville, le conducteur a « coupé la route du Teor » et provoqué l’accident, selon les Transports en commun de l’agglomération rouennaise (TCAR).

« Le conducteur a échangé quelques mots avec le chauffeur du bus et lorsqu’il a compris qu’il fallait appeler la police, il a pris la fuite », indique une source judiciaire qui ne s’est pas prononcée sur les responsabilités. Quatre passagers ont été blessés. Les victimes, dont on ignore la gravité des blessures, ont été évacués vers l’hôpital Charles-Nicolle.

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VIDÉOS. Vice, Alita : battle Angel, Deux fils… Les sorties cinéma du mercredi 13 février 2019

Alita : battle angel

Rosa Salazar à l'affiche d'« Alita : battle angel ».

Rosa Salazar à l’affiche d’« Alita : battle angel ». (©Twentieth Century Fox)

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que, derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé. Elle possède des capacités de combat uniques, enviées par les détenteurs du pouvoir. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer. Ce film de science-fiction est signé Robert Rodriguez. 

VIDÉO. La bande-annonce d’Alita : battle angel :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Vice

Amy Adams et Christian Bale, à l'affiche de « Vice », dans les salles le 13 février 2019.

Amy Adams et Christian Bale, à l’affiche de « Vice », dans les salles le 13 février 2019. (©Annapurna Pictures, LLC. All Rights Reserved/Universum Film)

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui… Un casting incroyable pour ce film réalisé par Adam McKay (The big short) : Christian Bale, Steve Carell et Amy Adams rejouent l’histoire américaine sur grand écran.

VIDÉO. La bande-annonce de Vice :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici),  Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Deux fils

« Deux fils », le nouveau film de Félix Moati.

« Deux fils », le film de Félix Moati, dans les salles, mercredi 13 février. (© Nord Ouest Films / Victor Moati)

Joseph (Benoît Poelvoorde) et ses deux fils, Joachim et Ivan (Vincent Lacoste et Mathieu Capella), formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, mettant en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé de troquer sa carrière réussie de médecin pour celle d’écrivain raté. Pourtant, ces trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l’amour…

VIDÉO. La bande-annonce de Deux fils :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici)

Ralph 2.0

Ralph 2.0 : voyage au pays d'internet.

Ralph 2.0 : voyage au pays d’internet. (©The Walt Disney Company)

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’internet. La toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Le dernier Disney sort sur les écrans pour les vacances de février.

VIDÉO. La bande-annonce de Ralph 2.0 :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Happy birthdead 2 you

Jessica Rothe est à l'affiche de « Happy Birthdead 2 you ».

Jessica Rothe est à l’affiche de « Happy Birthdead 2 you ». (©Michele K. Short)

Alors que Tree pensait s’être définitivement débarrassée de celle qui voulait sa mort et qu’elle file le parfait amour avec Carter, elle se retrouve projetée dans une dimension parallèle à notre monde. Elle doit désormais affronter des fantômes de son passé et de nouveaux ennemis…

VIDÉO. La bande-annonce de Happy birthdead 2 you :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici).

All inclusive

« All inclusive », le nouveau film de Fabien Onteniente, avec le Normand Franck Dubosc.

« All inclusive », le nouveau film de Fabien Onteniente, avec le Normand Franck Dubosc. (©DANIEL ANGELI / BESTIMAGE / WARNER BROS.)

Planté par sa fiancée à l’aéroport, Bruno s’envole seul pour une semaine dans un club de vacances All Inclusive aux Caraïbes. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, il va devoir partager sa chambre avec Jean-Paul Cisse, éternel célibataire très envahissant… Avec Lulu, retraitée et veuve très open, Caroline, Manon et Sonia, trois copines venues enterrer le divorce de la première et Édouard Laurent, le directeur du Club Caraïbes Princess, les deux vacanciers ne sont pas prêts d’oublier leur séjour sous le soleil des cocotiers.

VIDÉO. La bande-annonce de All inclusive :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Ivre, il percute un trottoir et sa voiture se retrouve sur le toit, à Rouen

Après un mauvais virage, la voiture d'un homme ivre s'est retournée, mardi 12 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime)

Après un mauvais virage, la voiture d’un homme ivre s’est retournée, mardi 12 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime) (©Illustration / Courrier de l’Echo)

Quand on a bu, tout ne tourne pas rond. Un automobiliste en a fait l’expérience, mardi 12 février 2019 sur les quais de Rouen (Seine-Maritime). Après avoir heurté un trottoir, sa voiture s’est retournée sur le toit.

Lire aussi : Ivre et sans permis, il essaie d’entrer… dans le tunnel du tramway, à Rouen

Le trottoir et les roues avant de la voiture arrachés

L’homme, âgé de 22 ans, venait de l’avenue Champlain quand il a bifurqué sur le quai Jean-Moulin, sur la rive gauche, vers 22h30. En tournant, il a percuté le trottoir avec sa Renault Laguna. Avec une certaine violence : sept mètres de bordures ont été arrachées lors de l’impact. Tout comme les deux roues avant de la voiture.

Suite au choc, la voiture s’est retournée. Quand les policiers alertés de l’accident sont arrivés, ils ont constaté que la voiture était immobilisée sur le toit, en plein milieu de la route. L’alcoolémie de l’homme de 22 ans a été mesurée par les policiers : il atteignait 1,5 gramme d’alcool par litre de sang. L’homme a été interpellé.

Par Gabin Louvet.

Ivre et sans permis, il essaie d’entrer… dans le tunnel du tramway, à Rouen

Un automobiliste âgé de 25 ans a tenté d'entrer en voiture dans le tunnel du tramway, mercredi 13 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime).

Un automobiliste âgé de 25 ans a tenté d’entrer en voiture dans le tunnel du tramway, mercredi 13 février 2019 à Rouen (Seine-Maritime). (©JB / 76actu)

Tous les chemins peuvent mener à l’hôtel de police de Rouen (Seine-Maritime), mais surtout celui emprunté mercredi 13 février 2019 par un automobiliste âgé de 25 ans. Il s’est engagé dans le tunnel du tramway.

Lire aussi : Ivre à Rouen, l’automobiliste percute par l’arrière… la voiture de police banalisée

Contrôlé à deux grammes d’alcool dans le sang

Les policiers patrouillaient sur le pont Jeanne-d’Arc, vers 1h du matin, quand une voiture a attiré leur attention. Venant de la rive gauche, une Renault Clio circulait tous phares éteints, vers la rive droite. Mais ce n’est pas ça qui les a amenés à contrôler son conducteur, explique une source judiciaire : 

L’automobiliste a tenté de rentrer dans le tunnel du tramway, avant d’avoir un moment de lucidité et de reculer.

Avant ce moment de clairvoyance, l’automobiliste devait être dans le brouillard : « Il présentait les signes de l’ivresse », nous explique-t-on. Difficilement, l’homme âgé de 25 ans a expliqué aux policiers avoir emprunté la voiture à une amie et être titulaire du permis de conduire, sans l’avoir sur lui. 

Pour vérifier, il a été emmené au commissariat, où les policiers ont constaté que son permis était annulé. Ils ont aussi vérifié son taux d’alcoolémie, lequel s’élevait à 2 grammes par litre de sang. 

Avec Gabin Louvet.

Insolite. Jouez à Chifoumi pour gagner des places pour le prochain match du HAC

Pour tenter de gagner des places pour le prochain match du HAC, le club du Havre propose à ses fans de jouer à Chifoumi.

Pour tenter de gagner des places pour le prochain match du HAC, le club du Havre (Seine-Maritime) propose à ses fans de jouer à Chifoumi. (©Illustration / Pixabay)

Le Havre Athletic Club (Seine-Maritime)  ne manque décidément pas d’imagination ! Le club propose à ses fans de gagner des places pour le match du vendredi 15 février 2019… en jouant à Chifoumi !

Donnez le coup d’envoi !

Pierre, feuille, ciseaux ! Les fans de football sont invités à choisir leurs meilleurs armes pour tenter de décrocher leur place pour assister au prochain match du HAC contre Nancy, qui se déroulera au stade océane. En quelques clics, les supporters peuvent tenter leur chance dans un Chifoumi virtuel pour participer au tirage au sort final.

À la clé, des billets pour le match et même la possibilité de donner le coup d’envoi !

Tu veux assister à la rencontre HAC – ASNL- AS Nancy Lorraine et avoir la chance de donner le coup d'envoi du match…

Publiée par Havre Athletic Club FA sur Dimanche 10 février 2019

Une tribune famille inaugurée

Autre particularité de cette rencontre HAC – Nancy, elle marquera l’inauguration de « la tribune famille Ciel & Marine ». L’offre permettra notamment d’accéder à une buvette dédié et un menu « spécial kids » mais aussi à un tirage au sort pour participer à un quiz à la mi-temps pour gagner le jeu FIFA 2019 ou encore un accès à la « kidzone ».

Pour accéder à cette tribune, le prix d’entrée est de 16€ au lieu de 25€ pour un billet adulte et un billet enfant.

Lire aussi : Insolite. Le club de foot du HAC a désormais son pull de Noël !

Informations pratiques :
Pour participer au tirage au sort, rendez-vous directement sur ce lien.
Plus de détails sur le site officiel du HAC.

Au Havre, rencontre avec Julien Blanc-Gras, auteur de « Comme à la guerre », récit d’une paternité

La librairie Plein Ciel, au Havre, accueille l'écrivain Julien Blanc-Gras.

La librairie Plein Ciel, au Havre, accueille l’écrivain Julien Blanc-Gras. (©(© Corentin Fohlen/Divergence. Paris, France. 28 septembre 2018. )

Apéritif littéraire à la librairie Plein Ciel du Havre (Seine-Maritime), vendredi 15 février 2019 : Julien Blanc-Gras présentera son dernier roman, Comme à la guerre, paru chez Stock, en janvier 2019. Un récit tendre et drôle sur l’exploration d’une terre inconnue : la paternité.

LIRE AUSSI : INTERVIEW. Rencontre avec Olivia de Lamberterie, prix Renaudot 2018 à La Galerne, au Havre

De la théorie à la pratique 

Après avoir tenu, dans In utero, le journal de la grossesse de sa compagne, Julien Blanc-Gras raconte, dans son dernier roman, ses débuts en tant que père.

Le premier livre était théorique et là, on passe à la pratique. J’explore le continent de la paternité : qu’est-ce que ça fait d’avoir un enfant dans un Paris post-attentat ? Quel monde léguer à nos enfants ? C’est le point de départ du livre, explique l’écrivain.

VIDÉO. Julien Blanc-Gras présente Comme à la guerre :

Auteur de récits de voyages, Julien Blanc-Gras nous invite à parcourir une ville qui a changé, Paris, en raison des funestes événements de 2015, mais il nous convie surtout à découvrir avec lui un nouveau territoire, sur lequel grandit son fils : « J’adopte la même approche que la démarche de voyageur pour parcourir ces terres inconnues. »

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Quel héritage transmettre ?

Parallèlement à ce récit, Julien Blanc-Gras raconte la destinée de ses deux grands-pères, en pleine Seconde Guerre mondiale.

Cette histoire familiale permet d’établir une échelle du tragique entre les générations passées et les nôtres. C’est aussi l’occasion de creuser dans le passé familial, de se questionner sur la transmission, poursuit l’auteur.

Ces histoires se croisent, se superposent, constituant le terreau commun d’une famille, le patrimoine et l’héritage que chacun doit transmettre aux générations futures.

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« Se positionner dans ce monde »

Dans son roman, Julien Blanc-Gras fait preuve d’optimisme et d’humour : « Être père, c’est se positionner dans ce monde et orienter ses perceptions pour ne pas devenir cinglé et suicidaire », précise l’écrivain-voyageur, qui livre un récit comique sur la paternité, avec une dimension thérapeutique ! 

On traverse parfois des moments pénibles avec un enfant. Les passages comiques permettent de dépasser les difficultés, de souffler un peu et de porter un autre regard sur les situations traversées.

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Atteindre l’universel

Comme à la guerre raconte le combat d’un père pour son fils qui, avec ses propres armes, essaie d’accompagner « l’enfant » dans ses premiers pas sur le chemin de la vie.

Si je désigne mon fils par le terme « l’enfant », c’est à la fois pour préserver une certaine intimité, mais aussi pour faire de cette personne un personnage. Je pars de l’intime pour atteindre l’universel, souligne Julien Blanc-Gras.

Un roman drôle, sincère et tendre sur la paternité, sur notre monde en mutation et la nécessité de garder espoir  : « C’est une hygiène quotidienne de voir le verre à moitié plein. »

Lire aussi : Découvrez cette crèche gérée par les parents, structure unique au Havre

Infos pratiques :
Vendredi 15 février 2019, chez Plein Ciel, Docks Vauban, au Havre.
Entrée libre.
Comme à la guerre, aux éditions Stock. Prix : 19,50 euros.

Le (trop ?) discret Yvon Robert, maire de Rouen : « Je ne cherche aucune gloire, aucun profit »

Yvon Robert, maire de Rouen, fait de sa discrétion une signature politique : « Je ne cherche pas à me créer une aura en parlant tout le temps, je ne suis pas Christian Estrosi ».

Yvon Robert, maire de Rouen, fait de sa discrétion une signature politique : « Je ne cherche pas à me créer une aura en parlant tout le temps, je ne suis pas Christian Estrosi. » (©Julien Bouteiller/76actu)

Vous n’avez pas beaucoup entendu le maire de Rouen s’exprimer sur le mouvement des Gilets jaunes ? C’est normal. D’abord, il ne se sent pas tellement concerné : « Aucun Gilet jaune ne demande à me voir. Ce mouvement est adressé au gouvernement. »

Mais cela s’explique aussi par la nature profonde d’Yvon Robert, qui « ne cherche pas à se mettre en avant », comme il le confie à 76actu. Communication dépassée ou habileté politique ? Quand certains y voient une marque « d’humilité », d’autres acteurs de la vie rouennaise évoquent un épuisement au détriment de l’image de la ville.

Lire aussi : Yvon Robert : « Je serai maire de Rouen à plein temps jusqu’aux prochaines municipales »

« Il ne mesure pas l’ampleur de la situation »

Concernant le mouvement social, Yvon Robert préfère dénoncer les « violences inacceptables ». Il a pris la parole publiquement pour la première fois en janvier. Le journal Paris-Normandie a réussi à obtenir une interview d’Yvon Robert sur le sujet, non sans mal. « Son cabinet nous a renvoyés vers la Métropole. Il a fallu insister pour qu’il s’exprime », confie un cadre du journal. Pour Manuel Labbé, maire-adjoint communiste, ce n’est pas parce que les revendications ne sont pas locales qu’Yvon Robert s’est fait tout petit, mais « parce qu’il ne mesure pas l’ampleur de la situation ».

Mais au-delà de ce fait d’actualité, cette prise de distance révèle en fait la personnalité même de l’élu socialiste. « Yvon a toujours travaillé davantage dans son bureau que sur le terrain, fait remarquer un autre élu de gauche. Est-ce que c’est un politicien technicien ou un technicien qui est devenu politicien ? » « Il est très chaleureux avec les gens, mais il a ce côté très gestionnaire qui lui fait prendre beaucoup de distance avec pas mal de situations politiques », commente Manuel Labbé.

« Oui, j’ai été discret, mais… »

Une « distance » comme constance. Sur d’autres sujets, Yvon Robert n’a pas souhaité « se mettre en avant ». « Il n’a jamais dénoncé les baisses de dotations de l’État, par solidarité vis-à-vis de François Hollande », représentant plusieurs dizaines de millions d’euros sur le mandat ; « pour la Garenne [ancienne maison de retraite investie par des associations d’aide aux migrants, ndlr], il a fallu le forcer à communiquer », liste Manuel Labbé.

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« Oui, j’ai été discret, concède Yvon Robert. Mais au final, des familles avec enfants sont logées grâce à la Ville. » De même, « je n’ai pas fait du grand cinéma concernant les quais : j’ai fait en sorte qu’ils se transforment. J’ai travaillé des heures pour faire partir les forains ».

Et si finalement, c’était ça Yvon Robert, « quelqu’un qui travaille beaucoup, sans volonté d’affichage », croit comprendre une élue de sa majorité. « Il ne s’exprime pas beaucoup, mais c’est un énorme bosseur », reconnaît un fonctionnaire de l’agglo de Rouen.

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Il serait un élu laborieux qui « ne cherche aucune gloire, aucun profit », comme il aime à le dire, n’ayant pour seule motivation que de « pouvoir transformer un territoire ». Dans une consultation lancée par la rédaction sur son groupe privé Facebook, à la question « Trouvez-vous Yvon Robert trop discret ? », 80 % des réponses* vont dans le même sens : « Oui ». Lui avoue ne pas avoir envie d’en faire des caisses :

Je ne suis pas quelqu’un qui cherche à passer dans la presse. Je ne cherche pas à créer une aura en parlant tout le temps. Je ne suis pas Christian Estrosi.

« J’ai un journal municipal distribué dans les boîtes aux lettres »

Et ce n’est pas sur les réseaux sociaux que ce proche de Laurent Fabius entretiendra son image. Yvon Robert ne possède qu’un compte Facebook public (limité à 5 000 « amis », il approche des 2500 au 12 février 2019), là où les maires de villes comparables choisissent de s’exprimer via des pages Facebook ou des comptes Twitter. La technologie numérique, ce n’est pas le dada de cet énarque. Il ne dit pas franchement qu’il s’en méfie, mais presque :

On ne voit pas à qui on s’adresse. Certains répondent à ce que d’autres disent. On est vite accusé de mensonges. Toutes les paroles se valent.

Foncièrement, il ne pense pas que sa place soit sur la toile. « Ma responsabilité est de faire fonctionner la ville et je le fais bien. Je l’ai redressée à deux reprises. » Pour le faire savoir, cet ancien conseiller de Michel Rocard se contente de son journal municipal « distribué dans toutes les boîtes aux lettres et les boulangeries et dedans, je réponds sur ce qui relève de ma responsabilité ».

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Pas de « bagarre des chefs »

Son image politique ne sera pas non plus polie sur fond de guerre froide entre lui et le président PS de la Métropole. Même si ce « catho de gauche » concède que « c’est dur de travailler avec Frédéric Sanchez », il ne souhaite pas étaler ses divergences sur la place publique :

Les citoyens ne veulent pas d’une bagarre des chefs. La bataille Fillon-Sarkozy était une calamité absolue.

Pourtant, l’animal politique Robert a su montrer les crocs en décembre 2018 : il s’est opposé, dans la presse et en conseil métropolitain, au projet de passerelle franchissant la Seine de Frédéric Sanchez. « Il est allé trop loin », lâche Yvon Robert.

Et si monsieur le maire n’avait en réalité aucun intérêt à s’exposer, alors même qu’il a annoncé ne pas vouloir briguer un nouveau mandat ? Même le Sénat ne fait « pas envie » à celui qui va fêter ses 70 ans. Il veut maintenant pouvoir s’occuper de ses six petits-enfants, « reprendre le piano, lire, écrire et participer à des conférences ».

Lire aussi : Yvon Robert, maire de Rouen : « Après 2020, je participerai activement, mais d’une autre manière »

« Yvon est vraiment un gentil monsieur »

« Le Parti Socialiste est à terre. Yvon n’a plus la force politique et personnelle pour imposer sa vision pour demain », tranche un élu de la majorité. De son côté, l’omniprésent chef d’entreprises Jean-Louis Louvel dresse le même constat d’une fin de règne :

Quand on dit deux ans avant l’échéance qu’on ne se présentera pas, on perd mécaniquement la main.

Pour le président de Rouen Normandy invest (RNI), « le maire doit être le premier ambassadeur de sa ville ». Et Jean-Louis Louvel de théoriser : « Le développement de Bordeaux, c’est d’abord un homme, Alain Juppé. Le renouveau du Havre, c’est Antoine Rufenacht. Une ville connaît un fort développement quand le maire la fait rayonner. »

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Celui qui est aussi président du Rouen Normandy rugby ne veut pas « polémiquer » sur le sujet, mais ose tout de même ce coup de crampons : « Yvon est vraiment un gentil monsieur… L’histoire s’écrira à compter de l’an prochain. On a besoin d’un nouveau souffle. »

La succession se prépare déjà

L’après Yvon Robert se prépare déjà. Les partis sont déjà à pied d’oeuvre. Hervé Morin, président de la Région, a commandé un sondage pour tester des noms pour représenter la droite et le centre. Même manœuvre au Parti Socialiste qui espère garder la mairie. Même le député LREM Damien Adam dévoile dans les cénacles son « envie » d’y aller.

Peut-être faudra-t-il aussi compter avec Jean-Louis Louvel, propriétaire du quotidien Paris-Normandie, auquel on prête souvent des ambitions plus politiques. Pour la première fois, il avance à peine masqué :

Je suis prêt à m’engager encore davantage au service des Rouennais.

Quelle forme cela pourrait prendre ? Le « Roi de la palette » n’en est pas encore à ce niveau de détail.

*50 personnes, membres de notre groupe Facebook, ont participé à notre consultation.

Coiffeur dans son pays, en attente de papiers au Havre, il relooke avant les entretiens d’embauche

Dominique Nzéza est coiffeur en République Démocratique du Congo, avec l'Armée du Salut au Havre (Seine-Maritime), il participe à l'atelier relooking pour préparer les personnes aux entretiens d'embauche.

Dominique Nzéza est coiffeur en République Démocratique du Congo. Avec l’Armée du Salut au Havre (Seine-Maritime), il participe à l’atelier relooking pour préparer les personnes aux entretiens d’embauche. (©M-B/76actu)

De la plomberie, de l’électricité, Dominique Nzéza a enchaîné les boulots au sein de l’Armée du Salut et aujourd’hui, le coiffeur professionnel dans son pays participe activement au relooking des bénéficiaires avant un entretien d’embauche au Havre (Seine-Maritime)

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Plein phare sur l’emploi

L’habit ne fait pas le moine… « Quand on est en attente de régularisation, c’est d’autant moins vrai ! » Krysten Barbier et Hafiane Abderrazag, forts de ce constat, ont donc créé au sein de l’Armée du Salut du Havre, un atelier de relooking. 

On l’a appelé : Plein phare sur l’emploi. Tout se passe au Phare, au centre d’accueil d’urgence. Un véritable parcours mêlant coiffure, esthétique, relooking vestimentaire et… faux entretien, vrai cadre et un seul objectif : être fin prêt le jour-J, explique Hafiane Abderrazag.

Parce qu’à l’Armée du Salut, les compétences des gens sont reconnues et utilisées à bon escient, rien de mieux que de faire appel à des professionnels. « On recherche des coiffeurs, des esthéticiennes et des cadres pour développer cet atelier, qui pourraient donner un peu de leur temps dans la semaine », indique Krysten Barbier, chef de service au centre d’hébergement et de réinsertion sociale au sein de l’Armée du Salut.

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En attendant ces bénévoles, c’est Dominique Nzéza, arrivé au Havre en 2015 qui s’active dans le salon.

« Je suis très heureux de faire ça, car la coiffure pour hommes c’est mon métier de base et fin février, une coiffeuse pour femmes va nous rejoindre. J’espère apprendre beaucoup avec elle, en même temps qu’elle s’occupera des gens ici », explique-t-il avec le sourire.

En attendant, il relooke parfois totalement les bénéficiaires avant un entretien.

« Ils ne l’ont pas reconnu »

« Je me souviens d’un ami qui venait lui aussi de la République Démocratique du Congo, il travaille dans le bâtiment et malgré ses compétences et le fait qu’il avait déposé de multiples CV, il n’arrivait pas à trouver un emploi. » Pas facile pour les chefs de service ou Dominique de lui dire que ses dreads et sa teinture blonde pouvaient être un frein pour trouver un emploi. 

Un jour, il est venu dans le salon, je lui ai coupé ses cheveux, refait une teinture naturelle, il est passé dans les mains de notre styliste : il était méconnaissable et… Il est retourné voir d’éventuels employeurs qui ne l’ont pas reconnu et ont accepté le CV qu’ils avaient auparavant refusé, explique Dominique. 

La preuve que le look joue dans le parcours de la réinsertion. 

« L’atelier de relooking a été mis en place il y a un mois, et déjà 22 rendez-vous ont été pris. Cet accompagnement selon nous est crucial pour les gens en attente de régularisation. » Krysten Barbier espère rapidement dans ce cadre mettre en place un partenariat avec des établissements havrais proposant des formations en esthétique ou en coiffure. 

Infos pratiques :
Si vous êtes intéressé pour devenir bénévole pour ces ateliers de relooking : 02 35 24 22 11.
Le Phare, 191 rue de la Vallée, au Havre. 

Pour la Saint-Valentin, un bar du Havre organise une soirée quiz pour célibataires !

Le Déacalé, café ludique du Havre, organise une soirée quiz spécial Saint-Valentin où il entend chouchouter... les célibataires !

Le Déacalé, café ludique du Havre, organise une soirée quiz spécial Saint-Valentin où il entend chouchouter… les célibataires ! (©Illustration/Pixabay)

Cela n’aura échappé à personne… Ce jeudi, c’est le 14 février est donc la Saint-Valentin. Et si vous n’avez pas trouvé la parfaite moitié pour vous accompagner en ce jour symbolique, Le Décalé, café ludique du Havre (Seine-Maritime) organise la soirée parfait pour vous : un quiz spécial Saint-Valentin ouvert aux célibataires !

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Une équipe pour les âmes en peine

C’est d’ailleurs la tradition : le jeudi est soir de « couize » au Décalé. À l’occasion de la fête des amoureux, le café s’adapte donc aux circonstances. « En couple, en famille ou entre amis, vous serez tous les bienvenus ! » précise-t-on.

Et parce qu’il n’y a pas que les couples qui ont le de droit de s’amuser un 14 février, le bar portera une attention toute particulière aux célibataires. « Inscrivez-vous seul, et on se charge de vous trouver une équipe pour l’occasion ! »

Blind test et Burger Quiz

Bonne nouvelle pour les amateurs de quiz, Le Décalé ne parle pas seulement d’amour. Chaque jeudi, l’établissement décline le « couize » sur tous les tons : des chansons de Disney au sport en passant par le spécial « ringards » (vieux tubes et nanars au programme), il y en a pour tous les goûts !

Dans les prochaines dates à retenir, on note la soirée blind test acoustique le 8 mars prochain. Attention, l’animation Burger Quiz prévu mercredi 13 janvier est déjà complète ! Mais que les apprentis Mayo ou Ketchup ne se découragent pas, l’événement inspiré de la célèbre émission d’Alain Chabat revient régulièrement au Décalé. Pour tenter sa chance au burger de la mort, n’oubliez donc pas de vous inscrire !

Réservation conseillée :
Par téléphone au 09 54 84 43 97, via la page Facebook ou directement sur place au 27, rue de Turenne.

La Ville de Rouen recherche des bénévoles pour l’Armada 2019

La Ville de Rouen recherche des bénévoles pour l'Armada 2019.

La Ville de Rouen recherche des bénévoles pour l’Armada 2019. (©Archives Armada)

La Ville de Rouen recherche des bénévoles à l’occasion de l’Armada 2019, qui aura lieu du 6 au 16 juin, annonce la mairie ce mardi 12 février par voie de communiqué. 

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Déposez votre candidature !

Être bénévole lors de l’Armada de Rouen, c’est veiller à la sécurité des concerts, tenir des points d’information sur le parvis de la gare et celui du Théâtre des Arts, aider à l’organisation de la circulation en se tenant à des points stratégiques du trafic routier ou encore aider à la supervision de points de restauration durant l’événement. 

Afin de déposer votre candidature pour devenir bénévole de l’Armada de Rouen, inscrivez-vous sur www.rouen.fr/benevole ou contactez Frédéric Mazier par e-mail, à l’adresse frederic.mazier@rouen.fr.

Gabin Louvet