Coincée dans les embouteillages à Rouen, une maman accouche dans une ambulance

Une jeune femme de 27 ans a accouché mercredi 27 février 2019 au matin, tandis qu'elle se trouvait dans les embouteillages, à Rouen (Seine-Maritime).

Une jeune femme de 27 ans a accouché mercredi 27 février 2019 au matin, tandis qu’elle se trouvait dans les embouteillages, à Rouen (Seine-Maritime). (©RT / 76actu / Illustration)

La route vers la maternité peut-être semée d’embûches. En l’occurrence, il s’agissait de voitures, mercredi 27 février 2019, au rond-point de la Motte à Rouen (Seine-Maritime), où une jeune femme de 27 ans a accouché.

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C’est un garçon, tout le monde va bien

Smur et pompiers sont intervenus vers 8h30 sur le rond-point, pour assister la jeune femme, qui s’était arrêtée pour causes de contractions. Elle était coincée avec son mari dans les embouteillages qui saturent la Sud 3 à cette heure de pointe.

Lire aussi : VIDÉO. À Rouen, le personnel d’un McDonald’s aide une maman à accoucher

La maman a été prise en charge dans l’ambulance des sapeurs-pompiers, lesquels ont été assistés par l’équipe du Smur. Et malgré cette situation rocambolesque, tout le monde va bien ! Après l’accouchement, la petite famille a été emmenée à la maternité du Belvédère, à Mont-Saint-Aignan

VIDÉOS. Les éternels, Marie Stuart, reine d’Écosse… Les sorties cinéma du mercredi 27 février 2019

 

 Liao Fan et Zhao Tao, à l'affiche des Éternels.

Liao Fan et Zhao Tao, à l’affiche des « Éternels ». (©Xstream Pictures (Beijing) – MK Productions – ARTE France Cinéma)

Les éternels

En 2001, la jeune Qiao est amoureuse de Bin, petit chef de la pègre locale de Datong. Alors que Bin est attaqué par une bande rivale, Qiao prend sa défense et tire plusieurs coups de feu. Elle est condamnée à cinq ans de prison. À sa sortie, Qiao part à la recherche de Bin et tente de renouer avec lui. Mais il refuse de la suivre. Dix ans plus tard, à Datong, Qiao est célibataire, elle a réussi sa vie en restant fidèle aux valeurs de la pègre. Bin, usé par les épreuves, revient pour retrouver Qiao, la seule personne qu’il ait jamais aimée…

VIDÉO. La bande-annonce des Éternels :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Au Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici).

Escape game

Escape game, dans les salles, mercredi 27 février 2019.

Escape game, dans les salles, mercredi 27 février 2019. (©Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH)

Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable : seule leur intelligence leur permettra de survivre. Un thriller d’Adam Robitel.

VIDÉO. La bande-annonce d’Escape Game :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Sang froid

Liam Neeson, à l'affiche de « Sang froid ».

Liam Neeson, à l’affiche de « Sang froid ». (©Studio Canal.)

Bienvenue à Kehoe, luxueuse station de ski du Colorado. La police locale n’y est pas franchement très sollicitée jusqu’au jour où le fils d’un conducteur de chasse-neige, Nels Coxman, est assassiné sur ordre de Viking, un baron de la drogue. Armé d’une rage implacable et d’une artillerie lourde, Nels entreprend de démanteler le cartel de Viking. Sa quête de justice va rapidement se transformer en une vengeance sans pitié. Alors que les associés de Viking « disparaissent » les uns après les autres, Nels passe d’un citoyen modèle à un justicier au sang-froid, qui ne laisse rien – ni personne – se mettre en travers de son chemin.

VIDÉO. La bande-annonce de Sang froid :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici).

Apprentis parents

Rose Byrne, Octavia Spencer, Tig Notaro et Mark Wahlberg dans « Apprentis parents ».

Rose Byrne, Octavia Spencer, Tig Notaro et Mark Wahlberg dans « Apprentis parents ». (©Paramount Pictures All Rights Reserved)

Pete et Ellie veulent devenir une famille. En adoptant trois frères et sœurs, dont une adolescente rebelle de 15 ans, Pete et Ellie réalisent très vite qu’ils n’étaient pas préparés à devenir parents du jour au lendemain ! Leur parentalité « instantanée » va les placer dans des situations inattendues, émouvantes et souvent hilarantes. Un film de Sean Anders, avec Mark Wahlberg et Rose Byrne.

VIDÉO. La bande-annonce d’Apprentis parents :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici).

Marie Stuart, reine d’Écosse

Margot Robbie à l'affiche de « Marie Stuart, reine d'Écosse ».

Margot Robbie à l’affiche de « Marie Stuart, reine d’Écosse ». (© FOCUS FEATURES LLC. ALL RIGHTS RESERVED.)

Josie Rourke signe ce film consacré au destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela, elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la poigne d’Élisabeth Ier s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. 

VIDÉO. La bande-annonce de Marie Stuart, reine d’Écosse :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Au Sirius (les horaires, ici)
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici).

Celle que vous croyez

Juliette Binoche est à l'affiche de « Celle que vous croyez ».

Juliette Binoche est à l’affiche de « Celle que vous croyez ». (©Diaphana Distribution.)

Pour épier son amant Ludo, Claire Millaud, 50 ans, crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, l’ami de Ludo, est immédiatement séduit. Claire, prisonnière de son avatar, tombe éperdument amoureuse de lui. Si tout se joue dans le virtuel, les sentiments sont bien réels. Une histoire vertigineuse où réalité et mensonge se confondent. Un film de Safy Nebbou avec Juliette Binoche et Nicole Garcia.

VIDÉO. La bande-annonce de Celle que vous croyez :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen : Omnia, (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Jusqu’ici tout va bien

Gilles Lellouche et Malik Bentalha à l'affiche de « Jusqu'ici tout va bien ».

Gilles Lellouche et Malik Bentalha à l’affiche de « Jusqu’ici tout va bien ». (©Quad Films.)

Fred Bartel est le charismatique patron d’une agence de communication parisienne branchée, Happy Few. Après un contrôle fiscal houleux, il est contraint par l’administration de délocaliser du jour au lendemain son entreprise à La Courneuve. Fred et son équipe y font la rencontre de Samy, un jeune de banlieue qui va vite se proposer pour leur apprendre les règles et usages à adopter dans ce nouvel environnement. Pour l’équipe d’Happy Few comme pour les habitants, ce choc des cultures sera le début d’une grande histoire où tout le monde devra essayer de cohabiter et mettre fin aux idées préconçues.

VIDÉO. La bande-annonce de Celle que vous croyez :

  • Où voir ce film en Seine-Maritime ?
    Au Havre : Gaumont  (les horaires, ici).
    À Rouen :  Gaumont Rouen Grand-Quevilly (les horaires, ici), Kinepolis (les horaires, ici), Pathé Docks 76 (les horaires, ici).

Blind test, escape game… Une nocturne Supernova au Portique, centre d’art contemporain du Havre

Dans le cadre de l'exposition « Prises d'air » de Patrick Tosani, Le Portique organise une nocturne Supernova, le 28 février 2019.

Dans le cadre de l’exposition « Prises d’air » de Patrick Tosani, Le Portique organise une nocturne Supernova, le 28 février 2019. (©Adobe Stock.)

Jusqu’au 9 mars, le Portique, centre d’art contemporain du Havre (Seine-Maritime), présente l’exposition Prises d’air et invite à découvrir le travail photographique de Patrick Tosani. Jeudi 28 février 2019, une nocturne Supernova est organisée, afin de faire découvrir, par le prisme d’ateliers créatifs et d’animations insolites, l’exposition.

Lire aussi : Exposition. Le travail photographique de Patrick Tosani au Portique, centre d’art du Havre

Voyage dans l’espace

Dans une ambiance immersive, mêlant des lumières et des sons spatiaux, le public est invité à prendre part à des visites interactives, des ateliers de création artistique consacrés à la haute-couture extraterrestre, un blind test sur la conquête de l’espace… À partir de 21h, l’escape game Panique dans l’espace vous permettra de tester vos talents de joueurs !

Lire aussi : Insolite. Au Havre, vivez une expérience inédite : testez l’escape game sous hypnose !

Cette soirée est l’occasion de décoller et de tourner son regard vers les étoiles et notre système solaire. Elle fait écho à la série photographique de Patrick Tosani, baptisée Planètes.

Sphères suspendues

Le photographe y détourne, avec ironie, l’imagerie scientifique. Cette représentation de l’univers et des planètes est une référence aux Unes scientifiques consacrées aux planètes, que l’on croise dans la presse. Réalisées en grande dimension dans l’atelier de l’artiste, ces planètes prennent corps et se déploient sur 80 m2.

Je construis l’espace de prise de vue, avec un grand sol d’argile, des sphères suspendues. Le dispositif d’éclairage change au gré des alignements des différentes planètes. Le résultat, ce sont des vues plus ou moins sérieuses et ironiques sur la réalité de tout ça. Je joue avec les codes de représentation. Les sols lunaires sont travaillés avec une lumière froide.

Une invitation au voyage… Attention : décollage imminent !

Infos pratiques :
Jeudi 28 février 2019, de 18h30 à 22h, au Portique, 30 rue Gabriel-Péri, au Havre.
Événément réservé aux 18 ans et plus.
Entrée libre. sans réservation.

Fermetures à répétition du tunnel Jenner au Havre : une solution (enfin) trouvée ?

Suite aux travaux, le tunnel Jenner es interdit aux piétons. Beaucoup continuent à l'utiliser, provoquant jusqu'à récemment plusieurs fermetures par jour.

Suite aux travaux, le tunnel Jenner est interdit aux piétons. Beaucoup continuent à l’utiliser, provoquant jusqu’à récemment plusieurs fermetures par jour. (©Archives/VG)

C’est devenu un sujet de plaisanterie pour les habitants du Havre (Seine-Maritime), mais aussi et surtout une source d’impatience pour les automobilistes utilisant l’infrastructure. Depuis sa réouverture en décembre dernier, le tunnel Jenner est l’objet de plusieurs fermetures quotidiennes. En cause ? L’intrusion de piétons, à qui l’accès au passage est interdit. Pour remédier à la situation, un nouveau fonctionnement est testé depuis vendredi 22 février 2019. 

Lire aussi : EN IMAGES. Un exercice de sécurité grandeur nature au tunnel Jenner du Havre avant sa réouverture

Un billet de tram spécial

Car depuis les travaux, la nouvelle réglementation en vigueur peine à être appliquée. Désormais interdits de traverser le tunnel, les piétons sont priés d’emprunter un itinéraire alternatif pérenne (rues de Tourneville, Général-Rouelle et Acacias) ou de prendre le tram.

Une tarification spéciale à 0,50 € le ticket ou 4 € les 10 passages, entre la place Jenner et le Rond-Point, a d’ailleurs été mise en place. Ce « titre Jenner », dont la tarification est identique à celle du funiculaire, est disponible sur les distributeurs automatiques des deux stations concernées.

Plusieurs fermetures chaque jour

Plusieurs fois par jour, certains s’y aventurent malgré tout à pied. Des intrusions qui déclenchaient jusqu’à récemment un système d’alerte, contraignant l’équipe de sécurité à fermer le tunnel jusqu’à ce que le piéton en question soit évacué, avant d’écoper d’une amende.

« Ces derniers temps, nous étions plutôt autour de deux ou trois fermetures par jour, précise Jean-Baptiste Gastinne, premier adjoint au maire du Havre et également en charge de la qualité de vie, la prévention et la sécurité. C’est beaucoup moins que ce que l’on a pu avoir en janvier, et ce grâce aux messages mais aussi aux verbalisations. »

⚠️🚧 Le Havre – Tunnel JennerFERMÉ dans les 2 sens de 9:00 à 11:30.Nettoyage et contrôle.Ah bah c'était le jour de…

Publiée par Infos Trafic Le Havre sur Mardi 5 février 2019

Un nouveau dispositif de sécurité pour éviter le blocage

Un système qui n’était pour autant « pas satisfaisant » et qui a pu être modifié grâce à la validation par la préfecture d’un aménagement du plan de sécurisation des lieux. 

Il ne nous obligera plus à fermer à chaque intrusion. Nous avons fait preuve de bonne volonté en proposant de mettre en place des dispositifs indiquant aux véhicules entrant dans le tunnel la présence éventuelle d’un piéton et les invitant à ralentir, sans fermer l’accès.

« Le dispositif est mis en place depuis vendredi, nous n’avons donc pas eu de fermeture ce week-end, précisait le maire, Luc Lemonnier, lors du conseil municipal du lundi 25 février. Cela ne veut pas pour autant dire que les piétons ont le droit d’y entrer, ils seront toujours verbalisés », rappelle l’élu.

La gratuité du tram, une solution pour les piétons ?

L’utilisation du tunnel pour les automobilistes devrait donc ainsi être grandement facilitée. Mais côté piéton, la situation n’est toujours pas satisfaisante regrettent notamment Nathalie Nail et Jean-Paul Lecoq, élus communistes à la communauté urbaine. Soutenus en ce sens par l’opposition socialiste et écologiste, ils réclament depuis la présentation du « titre Jenner » fin 2017 la gratuité pure et simple de ce tronçon du tram.

« Si l’instauration de ce nouveau mode de transports a largement facilité le déplacement au sein de l’agglomération havraise, il est injuste qu’un trajet autrefois gratuit, soit aujourd’hui payant, soulignent-ils dans une lettre adressée au maire. 

Afin de corriger cette injustice, nous vous demandons avec insistance (…) d’instaurer la gratuité entre les deux arrêts de tramway « Rond-Point » et « Place-Jenner », et cela, sans aucun frais supplémentaire : il suffit de ne plus effectuer de contrôle entre ces deux stations.

Si la solution semble être trouvée pour ne plus devoir faire face à ces fermetures à répétition, en revanche, la gratuité, elle, n’a pas été actée pour le moment. 

Lire aussi : Circulation, véhicules électriques… : les efforts du Havre pour mieux respirer d’ici 2020

Incendie dans une déchetterie, près du Havre : 1 000 mètres carrés de déchets brûlés

Un incendie s'est déclaré dans la nuit de mercredi 27 février 2019 à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime).

Un incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019 à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime). (©SL / 76actu / Illustration)

L’incendie s’est déclaré dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019, dans une déchetterie située près du Havre, à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime). Environ 1 000 mètres carrés de déchets ont brûlé.

Lire aussi : Près de Rouen, il saute dans la Seine pour fuir les policiers, ils se jettent à l’eau pour le sauver

Un feu de « déchets divers » à l’air libre

Les sapeurs-pompiers ont été appelés vers 3h30 du matin, pour intervenir sur ce feu, qui a touché « 1 000 m² de déchets divers à l’air libre », précise le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours. Selon le Codis, les « déchets divers » relevaient du bois ou de métaux, sans plus de danger pour l’environnement.

L’incendie a été éteint au bout de 2h30 par les pompiers, grâce à une lance. Il n’y aura pas de chômage technique pour les salariés de la société de gestion de déchets et il n’y a pas eu de blessé.

Théâtre, cinéma, concert… Nos idées sorties en Seine-Maritime, ce mercredi

Bonjour !

C’est encore une journée ensoleillée et printanière qui s’annonce en Seine-Maritime. Ensoleillée mais polluée, alors prenez vos vélos pour profiter de nos idées de sorties !

Lire aussi : Pollution de l’air en Seine-Maritime : la vitesse abaissée de 20km/h sur les grands axes

MuMaBox

Nouvelle session MuMaBox, au Havre, ce mercredi.

Nouvelle session MuMaBox, au Havre, ce mercredi. (©Warren Sonbert.)

Le MuMa accueille une nouvelle séance de MuMaBox. Le film Carriage Trade de Warren Sonbert sera présenté : cette proposition entre en résonance avec l’exposition actuellement proposée au MuMa, Retour du vaste monde. « Une heure d’expérimentation fascinante qui repose sur l’idée d’utiliser les images comme des notes de musique », selon Village Voice.

Lire aussi : 11 artistes du Havre, de retour de résidences aux quatre coins du monde, exposent au MuMa

Infos pratiques :
Mercredi 27 février, à 18h, au MuMa, 2 bd Clemenceau, au Havre.
C’est gratuit.

Théâtre musical

Claire Diterzi, attendue sur la scène du THV, au Havre, le 27 février 2019.

Claire Diterzi, attendue sur la scène du THV, au Havre, le 27 février 2019. (©©Christophe Manquillet.)

Le Théâtre de l’Hôtel de Ville du Havre présente L’arbre en poche, une expérience musicale tout public signée Claire Diterzi. Émotions garanties !

VIDÉO. Le teaser de L’arbre en poche : 

Lire aussi : « L’arbre en poche » ou le théâtre musical décalé de Claire Diterzi sur la scène du THV, au Havre

Infos pratiques :
Mercredi 27 février 2019, au Théâtre de l’Hôtel de Ville, au Havre.
Réservations en ligne, ici.
Tarifs : de 10 à 20 euros.

Théâtre

Jean-Michel Rabeux présente « La double inconstance (ou presque) », au Volcan, au Havre, les 27 et 28 février 2019.

Jean-Michel Rabeux présente « La double inconstance (ou presque) », au Volcan, au Havre, les 27 et 28 février 2019. (©©Ronan Thenadey.)

Jean-Michel Rabeux dépoussière La double inconstance et revisite le texte pour en livrer une lecture personnelle et actuelle. La double inconstance (ou presque) est à découvrir les 27 et 28 février 2019, sur la scène du Volcan.

Lire aussi : ENTRETIEN. Au Havre, le dramaturge Jean-Michel Rabeux revisite Marivaux sur la scène du Volcan

VIDÉO. La bande-annonce de La double inconstance (ou presque) :

Infos pratiques :
Mercredi 27 et jeudi 28 février 2019, au Volcan, espace Oscar-Niemeyer, au Havre.
Réservations au 02 35 19 10 20 ou en ligne, ici.
Tarifs : de 5 à 24 euros.

Musée maritime

En même temps que paraît le N°1 de la nouvelle lettre bimestrielle du Musée maritime de Rouen, J.Yves Bouffet, membre actif du musée et des Affaires maritimes donne une conférence sur « Les Pavillons de complaisance ».

Infos pratiques :
Mercredi 27 février 2019, à 17h30, à la Péniche Pompon Rouge, Musée maritime, fluvial et portuaire, quai Emile Duchemin, à Rouen.
C’est gratuit.

Bertrand Belin au 106

Une voix douce et lente, grave et entêtante, c’est celle de Bertrand Belin. Sa musique oscille entre folk et rock, quant à ses mots il cherche à leur donner le plus de relief et de résonance possible.

VIDÉO. Écoutez Bertrand Belin :

Infos pratiques : 
Mercredi 27 février 2019, à 20h, au 106, quai Jean de Béthencourt, à Rouen.
Tarifs : de 13,50 à 22,50 euros.

Jeff Panacloc

Jeff Panacloc revient au Zénith de Rouen avec son incontrôlable marionnette Jean-Marc. D’autres personnages se greffent également au spectacle, comme Jacky, le technicien, et Nabilouche la petite-amie de Jean-Marc.

VIDÉO. Le teaser du spectacle :

Infos pratiques : 
Mercredi 27 février 2019, à 20h, au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly.
Tarifs : de 38 à 58 euros.

INTERVIEW. Cordier, jeune rappeur normand, sort un morceau en featuring avec Fianso

Cordier, jeune rappeur de Fécamp( Seine-Maritime), a sorti un morceau en featuring avec Fianso.

Cordier, jeune rappeur de Fécamp (Seine-Maritime), a sorti un morceau en featuring avec Fianso. (©DR)

À 22 ans, Kévin Cordier commence à se faire un nom dans l’univers très parisien du rap. Habitant et travaillant à Fécamp (Seine-Maritime), il vient de sortir un morceau en featuring avec Fianso. L’homme a participé au dernier projet de NTM, intitulé 93 Empire.

VIDÉO. Découvrez Wanted :

Qui êtes-vous, Cordier ?
Cordier : C’est difficile, comme question ! Je ne suis pas encore vraiment habitué aux interviews… Voilà, je m’appelle Kévin Cordier, j’habite Fécamp et j’ai 22 ans. Je fais du rap.

Lire aussi : Le rappeur de Caen, OrelSan, dévoile Discipline, un nouveau clip incisif sous forme de story Instagram

« Je n’ai jamais lâché »

Habiter Fécamp et faire du rap, c’est possible ?
Oui, il y a plusieurs rappeurs à Fécamp, et même des bons ! Moi, j’ai commencé en écoutant les grands et en les accompagnant au studio. Au collège, j’ai écrit mes premiers textes, enregistré mes premiers sons. Après, je n’ai jamais lâché.

VIDÉO. Découvrez Dans ma ville :

C’est sûr que ça n’est pas évident de percer quand on démarre d’ici, il faut apprendre à se débrouiller, être à fond sur les réseaux sociaux et aller fréquemment à Paris. On a pas mal galéré, mais là, je suis super content d’avoir pu avoir Fianso en featuring.

Fianso, justement, comment êtes-vous parvenu à l’embarquer dans votre nouveau morceau ?
En fait, je l’ai mentionné sur une publication Instagram, et lui a réagi en contactant mon manager. On est donc allés le voir à son studio à Paris, on a beaucoup parlé du morceau. Il m’a dit qu’il me suivait depuis quelque temps, et qu’il aimait vraiment ce que je faisais. Et c’est réciproque !
Je lui ai proposé de poser sa voix et d’apparaître dans le clip, il a accepté. J’étais vraiment étonné.

Vivez-vous de votre passion ?
Non. Je travaille en parallèle aux archives départementales à Fécamp. J’organise les visites guidées. Ça me permet de me faire un bon réseau au sein de la ville. D’ailleurs, je vais bientôt sortir un clip que l’on a pu tourner au musée des Pêcheries.

Et la suite, pour vous, quelle est-elle ?
Dans le courant de l’année, je vais sortir le volume 2 de mon EP paru en septembre dernier, Woulax. 

Près de Rouen, il saute dans la Seine pour fuir les policiers, ils se jettent à l’eau pour le sauver

Les policiers recherchent ce groupe de jeunes qui ont agressé gratuitement un autre jeune à Agen.

Les policiers ont sauté à la Seine pour sauver un homme qu’ils étaient venus interpeller à Oissel (Seine-Maritime) mardi 26 février 2019. (©Adobe Stock/Illustration)

Deux policiers se sont jetés à l’eau pour secourir un homme qu’ils étaient venus interpeller… Il avait sauté dans la Seine en prenant la fuite, au niveau de la rue du Bras-Saint-Martin à Oissel, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), mardi 26 février 2019 vers 14h45.

Il se jette à l’eau sans raison

Les deux agents se sont rendus à Oissel pour appréhender un homme ayant commis des menaces avec une arme. « Le contexte semble intrafamilial, tout cela est un peu flou pour le moment », a détaillé une source policière quelques heures après les faits. A l’arrivée des policiers, le mis en cause avait pris la fuite.

Lire aussi : Un mineur interpellé au volant d’une voiture qu’il dit avoir achetée, près de Rouen

Pour ce faire, il a traversé le jardin d’une maison. Le propriétaire l’a signalé et les policiers sont tombés sur lui au niveau des quais de Seine. « À ce moment, les policiers ne savaient pas qui ils recherchaient, mais l’homme a sauté à l’eau, a indiqué cette même source. Ils n’ont pas vraiment compris son geste… » Sur le coup, ils se sont même demandé s’il s’agissait bien du fuyard.

Récupérés par les pompiers

L’homme ne semblait pas très bon nageur. Face au danger représenté par les courants et la présence de bateaux, les policiers ont décidé de sauter à leur tour. Il ont réussi à extirper l’individu de l’eau en traversant le bras de Seine pour le ramener vers la berge opposée.

Les trois hommes ont ensuite été récupérés par les sapeurs-pompiers, qui avaient été prévenus par le commissariat. Sept engins et neuf hommes, dont une équipe spécialisée dans le sauvetage aquatique, ont été dépêchés pour leur porter secours.

Ils étaient en état d’hypothermie et ont été transportés à l’hôpital des Feugrais à Cléon. « Il s’agit d’hommes jeunes et assez sportifs. Après quelques examens de routine, tout le monde va bien ! », conclut la source judiciaire. À l’issue de ce passage à l’hôpital, les policiers n’ont pas oublié l’objet premier de leur venue, et l’homme a été interpellé puis placé en garde à vue.

INFOGRAPHIE. Préfère-t-on les chats ou bien les chiens en Normandie ?

La Normandie est une région où les chiens sont plus nombreux que les chats.

La Normandie est une région où les chiens sont plus nombreux que les chats. (©Illustration / AdobeStock)

Êtes-vous plutôt une « cat person » ou une « dog person » ? Plutôt matou ou toutou ? Les chiffres-clés annuels de l’I-CAD sont parus, et ils nous renseignent sur des statistiques relatives aux propriétaires d’animaux de compagnie.

Lire aussi : Des croquettes écologiques aux insectes pour nos chiens et nos chats

De plus en plus de chats

D’un point de vue national, la tendance est au chat : en 2013, ils étaient 488 000 identifiés, en 2018 ils sont désormais 700 000… et se rapprochent de fait considérablement des chiens, qui eux passent de 772 000 en 2013 à 746 000 en 2018 : l’écart diminue considérablement, donc.

En Normandie, cet écart est plus conséquent : sur l’année 2018, on dénombre 47 587 chiens identifiés contre 35 589 chats (et 146 furets, aussi).

Le département où l’écart est le plus faible, c’est la Seine-Maritime, où l’on ne compte qu’un millier de chiens de plus que de chats (13 413 contre 12 129). A contrario, l’Orne est le département où les chiens sont en proportion les plus nombreux : ils sont 7079, contre 2696 chats.

 

Beaucoup d’Oscar…

Rappelons que ces résultats ne concernent que les animaux ayant été identifiés par puce ou tatouage.

Les noms le plus donnés à ces animaux de compagnie en 2018 sont Nala, Oscar, Oréo ou encore Minette pour les chats, et Oscar, Olaf, Oslo ou Olympe pour les chiens (oui, c’était l’année des O).

Quant aux noms insolites dont fait également état l’étude, mentionnons Lagaffe, Chat Pitre ou encore notre préféré, le très imagé Foulbazar. 

Accident entre une moto et une voiture en Seine-Maritime : un homme grièvement blessé

Une femme a été éjectée de la voiture qu'elle conduisait, jeudi 12 juillet 2018, sur l'autoroute A131, en Seine-Maritime. Grièvement blessée, elle a été héliportée.

Le pilote d’une moto, grièvement blessé dans un accident de la circulation, a été transporté au CHU de Rouen par l’hélicoptère de la Sécurité civile. (©JB/76actu/Illustration)

Un accident entre une moto et une voiture s’est produit sur la D910 au niveau de la pépinière à Goderville, au sud de Fécamp (Seine-Maritime), mardi 26 février 2019 vers 14h30.

Lire aussi : Deux personnes blessées à la suite d’un accident de la route, près de Rouen

Les deux victimes transportées à l’hôpital

Le pilote de la moto a été grièvement blessé. Il a été transporté par l’hélicoptère Dragon 76 de la Sécurité civile vers le CHU de Rouen. Le conducteur de la voiture a lui aussi été transporté vers un centre hospitalier. Une enquête de gendarmerie devra faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident.

En centre-ville de Rouen, les vélos de nouveau admis sur les voies de Teor

Depuis lundi 25 février 2019, les cyclistes sont de nouveau autorisés à rouler sur les voies de Teor en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime), après 3 ans d'interdiction.

Depuis lundi 25 février 2019, les cyclistes sont de nouveau autorisés à rouler sur les voies de Teor en centre-ville de Rouen (Seine-Maritime), après 3 ans d’interdiction. (©SL/76actu)

Voilà qui va faire plaisir aux cyclistes à Rouen (Seine-Maritime). Les voies du Teor du centre-ville, sur une portion comprise entre la rue Saint-Éloi et le bout de la rue Martainville, sont de nouveau ouvertes aux vélos depuis le lundi 25 février 2019. La circulation des cyclistes y avait été interdite en 2016, au grand dam des associations.

Dans le même temps, une expérimentation a été lancée par la Métropole Rouen Normandie pour fluidifier la circulation sur cette portion. La Ville de Rouen, qui possède les pouvoirs de police est aussi impliquée.

Lire aussi : Cyclistes verbalisés à Rouen. Ils se mobilisent et dénoncent une « stigmatisation »

« Enfin les cycliste ne vont plus être stigmatisés »

La Métropole n’avait jusqu’alors pas communiqué sur cette mesure, en partie pour ne pas inciter les cyclistes à emprunter cet axe où circulent des bus. « Le but n’est pas d’emprunter les voies du Teor à tout bout de champ, assure Christelle Cubaud, de l’association Sabine. Circuler avec les bus n’est pas idéal en matière de sécurité, mais pour certains trajets, et avec la proximité des commerces, cela va faciliter la vie des cyclistes. »

Le retour en grâce des vélos sur cette plateforme marque un tournant, après trois ans d’actions et d’échanges parfois tendus. « Enfin les cycliste ne vont plus être stigmatisés et verbalisés ! »

Cette fois, ils sont même privilégiés par rapport à d’autres usagers. « Les pictogrammes indiquent que l’accès est rétabli uniquement aux vélos, pas aux taxis, ni aux trottinettes ou aux gyropodes. »

Une expérience est en cours pour améliorer la fluidité du trafic. Certains feux ont été masqués, ce qui crée un peu la confusion au niveau de l'arrêt Théâtre des arts.

Une expérience est en cours pour améliorer la fluidité du trafic. Certains feux ont été masqués, ce qui crée un peu la confusion au niveau de l’arrêt Théâtre des arts. (©SL/76actu)

Des aménagements en cours

À défaut de concevoir un espace sécurisé pour les cyclistes, la Métropole tente une expérience pour fluidifier le trafic. Les feux de circulation des Teor, peu lisibles pour les cyclistes, automobilistes et piétons, ont été masqués pendant les vacances de février.

Cinq carrefours sont actuellement concernés, selon les services de la Métropole : Saint-Éloi, Giraud-Vicomté, Jeanne-d’Arc, Saint-Marc et Martainville (partie Teor). Le démontage des feux est prévu, sauf au niveau de la rue Jeanne-d’Arc pour l’instant.

Lire aussi : TÉMOIGNAGES. À Rouen, tant d’efforts pour des cyclistes toujours fâchés

Des travaux devraient être menés vers les vacances de Pâques afin de connecter les infrastructures cyclistes et la plateforme. Des changements de sens de circulation sont également à prévoir rue Martainville et Armand-Carrel, au niveau de la Gare routière et de la place Saint-Marc, ainsi qu’au niveau des rues du général-Giraud et de la Vicomté.

Pollution de l’air en Seine-Maritime : la vitesse abaissée de 20km/h sur les grands axes

En raison d'une alerte à la pollution, la vitesse maximale autorisée sera abaissée de 20km/h sur les grands axes routiers de Seine-Maritime, mercredi 27 février 2019.

En raison d’une alerte à la pollution, la vitesse maximale autorisée sera abaissée de 20km/h sur les grands axes routiers de Seine-Maritime, mercredi 27 février 2019. (©JB/76actu)

Il faudra lever le pied pour mieux respirer. En raison de la « dégradation de la qualité de l’air ambiant », la préfecture de Seine-Maritime a décidé d’activer la « procédure d’alerte« , pour la journée de mercredi 27 février 2019. Parmi les mesures prises, l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les grands axes routiers.

Lire aussi : Pollution de l’air. 2 600 morts par an en Normandie : doit-on s’inquiéter pour notre santé ?

Vitesse abaissée de 20km/h

« Cet épisode de pollution est imputable à la combinaison de conditions météorologiques favorables à l’accumulation de polluants dans l’atmosphère », explique la préfecture dans un communiqué. En effet, à la faveur du beau temps, les particules en suspension s’accumulent dans l’air. Une alerte avait déjà été déclenchée vendredi 22 février.

Cette procédure implique diverses mesures coercitives, la principale étant l’abaissement de 20km/h de la vitesse maximale autorisée sur le réseau routier à 2×2 voies, sans toutefois descendre en-dessous de 70km/h. Ainsi, sur l’autoroute, la vitesse sera limitée à 110km/h au lieu de 130.

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Des recommandations

Outre les mesures restrictives, la préfecture donne également quelques recommandations au public : réduire les activités physiques et sportives intenses, éviter les déplacements sur les grands axes routiers en heure de pointe, privilégier les transports en commun, etc.

• DOCUMENT. Les mesures prises par la préfecture de Seine-Maritime pour mercredi 27 février 2019 :

Les mesures et recommandation de la préfecture de Seine-Maritime, dans le cadre de la procédure d'alerte pollution déclenchée à partir de mercredi 27 février 2019.

Les mesures et recommandation de la préfecture de Seine-Maritime, dans le cadre de la procédure d’alerte pollution déclenchée à partir de mercredi 27 février 2019. (©Préfecture de Seine-Maritime)

Hausse des frais pour les étudiants étrangers : l’université du Havre inquiète pour l’avenir

À l'université du Havre (Seine-Maritime), l'une des plus concernées par l'accueil d'étudiants étrangers hors UE, la hausse des frais de scolarité inquiète.

À l’université du Havre (Seine-Maritime), l’une des plus concernées par l’accueil d’étudiants étrangers hors UE, la hausse des frais de scolarité inquiète. (Illustration ©Pixabay)

Des frais de scolarité multipliés par 15 ou 16 pour les étudiants étrangers hors Union européenne (UE) : voilà ce qui attend les universités françaises à la rentrée 2019. Et l’université du Havre (Seine-Maritime) figure parmi les établissements particulièrement concernés par la mesure : chaque année, elle compte dans ses rangs plus de 20 % d’élèves internationaux.

Lire aussi : Pour étudier la formation des étoiles, ce chercheur du Havre reçoit près de 2 millions d’euros

L’international, une spécificité havraise

« Il existe une vraie spécificité havraise, pose d’emblée Michaël Hauchecorne, vice-président en charge des relations internationales. Nous sommes l’une des universités qui accueille, proportionnellement à notre taille, le plus d’étudiants internationaux en France ». Une donnée qui a été « pendant longtemps un facteur fort de notre attractivité » avec « 180 partenariats conclus de part le monde ».

Chaque année depuis trois ans, nous accueillons environ 700 nouveaux étudiants hors UE sur 1 900 étudiants étrangers.

C’est donc avec inquiétude que le vice-président voit arriver l’annonce du gouvernement concernant la hausse des frais d’université pour ces étudiants qui comptent dans l’offre de formation havraise. « Notamment dans les domaines scientifiques, comme la physique, le génie civil, électronique, l’informatique, nous comptons jusqu’à près de 70 % d’étudiants internationaux. »

Lire aussi : L’université de Rouen « dénonce vivement » l’augmentation des frais pour les étudiants étrangers

Une forte baisse des candidatures

Pour la prochaine rentrée, Michaël Hauchecorne note d’ors et déjà une vraie baisse des candidatures internationales. « L’an passé à la même époque, nous avions reçu 13 000 dossiers. Aujourd’hui, nous en comptons 8 000. »

Beaucoup d’étudiants sont déboussolés et ne savent pas s’ils devront payer ou non leur inscription à la rentrée. Mais nous ne sommes pas encore en mesure de leur répondre. On nous annonce des choses très étonnantes qui créent un effet de panique.

Le décret devrait en effet être publié seulement au mois d’avril. « Nous n’avons pas de grosses inquiétudes pour la rentrée prochaine, car de nombreuses inscriptions concernent des étudiants déjà en France, qui devraient a priori être exonérés, explique le vice-président. En revanche, la question de l’attractivité de l’université dans les années à venir se pose. »

Une logique d’échanges remise en question

Car derrière cette mesure, c’est « toute la logique des échanges et le jeu des réciprocités pour nos étudiants qui veulent partir étudier à l’étranger qui est en jeu », souligne Michaël Hauchecorne. Des partenariats conclus notamment avec des villes portuaires, mais aussi avec de nombreux pays d’Afrique du nord comme l’Algérie, le Maroc, le Sénégal ou la Tunisie, mais aussi avec différents pays d’Asie.

Censée renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur, la mesure « risque de mettre en difficulté ces mêmes étudiants » redoute l’enseignant. Il le reconnaît, « beaucoup d’étudiants étrangers au Havre sont en situation précaire. Le réseau associatif est très mobilisé pour les accompagner. Mais malgré tout, ils sortent de l’université avec, pour la plupart, un diplôme de niveau Bac + 5 ».

La hausse des frais en chiffres :
– en licence, les étudiants hors UE devront payer 2 770 euros par an contre 170 euros actuellement, soit  plus de 16 fois plus cher.
– en master, les frais s’élèveront à 3 770 euros par an contre 243 euros actuellement, soit plus de 15 fois plus cher.

Des exonération possibles ?

Certaines universités ont d’ors et déjà annoncé leur décision d’exonérer les étudiants extra-communautaires qui viendraient à s’inscrire chez eux. Une décision qui s’appuie sur la possibilité laissée à chaque établissement de décharger jusqu’à 10 % de leurs élèves de frais d’inscription. Une option inenvisageable au Havre, où la part d’inscriptions internationales est largement au-dessus de ce seuil. « Nous ferons bien sûr le maximum pour exonérer les étudiants sélectionnés. »

Dimanche 24 février 2019, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, a annoncé revenir sur une partie du volet de cette réforme, qui n’affectera donc pas les étudiants arrivant en France au niveau du doctorat. Une bonne nouvelle pour Le Havre, « première sur le nombre de doctorats obtenus par rapport à notre taille », mais insuffisant. Ici, 50 % des étudiants extra communautaires arrivent en master, ainsi qu’une large part en troisième année de licence.

Menace de fermeture de la centrale à charbon au Havre : les salariés envisagent de reprendre la grève

Une soixantaine de personnes étaient réunies devant la centrale thermique du Havre, mardi 26 février 2019.

Une soixantaine de personnes étaient réunies devant la centrale thermique du Havre, mardi 26 février 2019. (©M-B/76actu)

Ils n’en peuvent plus d’attendre le rapport du RTE (Réseau de transport d’électricité) qui doit acter ou non la fermeture des quatre centrales à charbon en France dont Le Havre (Seine-Maritime). Une décision prise par le Gouvernement le 19 octobre 2018. Les salariés ont annoncé mardi 26 février 2019 avoir l’intention de reconduire le blocage de la tranche 4.

Lire aussi : Le flou autour de l’avenir de la centrale à charbon du Havre sème le trouble

« Nous sommes prêts à bloquer à nouveau » 

Ils avaient stoppé le blocage initié le 8 janvier 2019 de la tranche 4 de la centrale à charbon au Havre pour « faire en sorte que des essais très importants pour l’entreprise puissent avoir lieu », explique Frédéric Guérin délégué CGT. Mais réunis mardi matin les salariés ont opté pour une reconduction de la grève et donc du blocage si aucune décision n’arrive à leurs oreilles rapidement. 

Les essais se terminent dans deux jours, on ne va évidemment pas bloquer s’il fait 15° dehors, personne ne s’en rendrait compte mais si les températures baissent et qu’on a pas de nouvelles alors nous sommes prêts à reprendre nos actions, menace le délégué syndical. 

Peut-on se passer des centrales à charbon ? 

La fermeture du Havre se joue sur un rapport d’expertise demandée à RTE par le Gouvernement, selon Frédéric Guerin. « Le Gouvernement a acté la fermeture des quatre centrales qui restent en France même si elles sont nettement moins polluantes que 95 % des 256 autres qui sont en activité en Europe.  La question à laquelle doit répondre le rapport maintenant globalement c’est : est-ce que la France a les moyens de se passer de ses centrales à charbon ? » 

Pour le syndicaliste : « C’est évident que non et qu’il faudra donc aller chercher en cas de pic de consommation de l’énergie issue du charbon ailleurs : donc dans une de ces centrales plus polluantes. C’est aberrant. »

RTE devait rendre son rapport avant fin février. Frédéric Guerin explique : « On sait que pour le sort de la centrale de Cordemais (Bretagne), liée à celle du Havre via le projet d’Ecocombust * la décision de fermer est reportée à 2022, on se demande donc pourquoi ici il n’en serait pas de même ! » 

La fermeture de la centrale à charbon concernerait au Havre au minimum 160 agents EDF et impacterait 90 prestataires journaliers. 

À 14h, selon le syndicaliste une délégation d’actionnaires devait se rendre sur le site du Havre. « On a appris à 13h qu’ils ne venaient pas… Finalement. »

*Le projet Ecocombust consiste à fabriquer un combustible innovant et écologique permettant le fonctionnement d’installations de chauffage ou de production électrique utilisant actuellement du charbon. (source EDF)

Le chanteur Amaury Vassili, bientôt au Zénith de Rouen, vient de monter sa boîte de prod

Le chanteur Amaury Vassili  a monté sa structure de production afin de développer des artistes émergents et aussi produire ses spectacles.

Le chanteur Amaury Vassili a monté sa structure de production afin de développer des artistes émergents et aussi produire ses spectacles. (©Thierry Chion)

Le chanteur originaire de Fontaine-le-Bourg, près de Rouen (Seine-Maritime) Amaury Vassili ajoute une nouvelle corde à son arc. En créant Art Player Prod, il se lance dans la production et la diffusion de spectacles.

Lire aussi : Amaury Vassili chante Mike Brant au Zénith de Rouen

À la recherche de talents

Afin de prendre ses affaires en main et de permettre à d’autres artistes de se développer, le chanteur lyrique est passé « de l’autre côté » du monde artistique, dans l’ombre où tout se décide, se chiffre et se prévoit. Cependant, rien n’est laissé à la légère. « Pour le moment, je travaille avec un mentaliste de 21 ans, Clément Freze. Il y a une place à prendre dans cette discipline et c’est ce que je regarde quand je cherche un artiste. Je me revois aussi à mes débuts en faisant ça », détaille Amaury Vassili.

Et de continuer : « Quand il y a du potentiel, il faut avoir les bonnes personnes autour de soi pour pouvoir se développer. Il faut pouvoir donner des conseils, faire preuve d’expérience et avoir quelques contacts aussi. Dans un premier temps, je  veux produire des dates dans ma région, dans des salles de petites jauges afin de pouvoir faire connaître l’artiste. »

Clément Freze bientôt à Rouen

Clément Freze est originaire d’Aubagne. « Je l’ai rencontré à l’occasion d’un interview sur France Bleu. Il m’avait fait un numéro. J’avais beaucoup apprécié sa manière de présenter les choses, c’est pour cela que je me suis tourné vers lui lorsque j’ai voulu produire un spectacle de mentalisme. » Le mentaliste sera présenté au public normand le 25 avril et le 27 avril 2019. Il dévoilera son spectacle respectivement à l’Almendra, à Rouen, et au Théâtre l’écho du Robec, à Darnétal (Seine-Maritime).

« Mais je suis toujours à la recherche de nouveaux talents », insiste Amaury Vassili.

Les concerts d’Amaury Vassili

Art Player Prod permet également à Amaury Vassili de produire ses propres spectacles, comme le concert organisé au Zénith de Rouen, samedi 16 mars 2019, pour fêter ses dix ans de carrière et ses 30 ans (co-production avec Samuel Ducros production).

Amaury Vassili se produit également le 5 avril 2019 à Rethel (Ardennes), le 26 avril à Montoire-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et le 4 mai à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme).

Blocage de l’usine Saipol de Rouen par la CGT : les autres syndicats dénoncent la méthode

Depuis le 31 janvier 2019, plusieurs usines Saipol sont à l'arrêt à la suite de blocages de la CGT. À Grand-Couronne, le blocage se poursuit mardi 26 février 2019.

Depuis le 31 janvier 2019, plusieurs usines Saipol sont à l’arrêt à la suite de blocages par la CGT. À Grand-Couronne, le blocus se poursuit mardi 26 février 2019. (©RT/76actu)

L’usine Saipol de Grand-Couronne, près de Rouen, est à l’arrêt depuis le 31 janvier 2019. Mardi 26 février, la CGT a décidé de poursuivre son blocus en cours sur fond de revendications salariales. La CFDT, Sud Solidaires et l’Unsa s’inquiètent de cette initiative : « Chaque jour de grève supplémentaire creuse de manière inexorable le déficit de l’entreprise. »

La CGT, à l’initiative de ce mouvement de grève, revendique une augmentation générale de 7 % des salaires et du versement d’une prime de 1 500 euros. Lundi 25 février, s’est tenue la négociation annuelle obligatoire sur les salaires (NAO). « Ça n’a rien donné, déplore Pascal Lechevalier, représentant CGT du personnel. La direction accorde aux salariés des augmentations comprises entre 1,7 à 2,2 %. » Inacceptable pour la CGT alors qu’en 2018, « les dix plus hautes rémunérations se sont vues augmentées de 7,86 % ».

Dans un courrier envoyé à la direction, daté du 20 février, le député PCF Hubert Wulfranc rappelle que Saipol « a bénéficié de nombreux fonds publics pour réaliser ses investissements » et « bénéficie toujours d’une fiscalité plus avantageuse sur les agrocarburants ».

Le blocage du site de Grand-Couronne devrait se poursuivre jusqu’aux prochaines négociations qui auront lieu le 6 mars.

Lire aussi : Trop de concurrence avec le biodiesel argentin : du chômage partiel à l’usine Saipol, près de Rouen

« Les conséquences sont désastreuses »

Les trois autres syndicats de cette filiale du groupe Avril s’inquiètent de cette situation. « 21 personnes de la CGT sur 240 au total bloquent l’activité de plus de 81 % du personnel », dénoncent la CFDT, Sud solidaires et l’Unsa. Selon eux, « les conséquences sur le site sont désastreuses ». « Nous avons déjà perdu deux contrats », regrette Rosalia Loquin secrétaire Unsa du comité social et économique de Saipol Grand-Couronne.

Concrètement, selon cette syndicaliste qui s’estime « prise en otage », le blocus à l’entrée de l’usine entraîne une « perte de marchés structurants et la rupture des négociations sur de nouvelles productions et/ou nouveaux marchés pouvant potentiellement créer de l’emploi ». Les trois syndicats opposés à la stratégie de la CGT craignent pour « la pérennité des emplois dans un contexte très morose », alors même que « les intérimaires ont déjà été tous remerciés ».

Lire aussi : L’usine Carrier Transicold à l’arrêt, près de Rouen : des salariés en grève reconductible

25 millions d’euros de perte en 2018

En 2018, Saipol a accusé une perte de 25 millions d’euros. Quatrième année consécutive de perte. La CGT ne nie pas un « épisode financier difficile », face à la concurrence des biocarburants argentins et indonésiens. Mais la centrale syndicale estime que les salariés ont fait suffisamment d’efforts en acceptant une augmentation de seulement 1,4 % des salaires sur quatre ans.

Deux autres sites étaient toujours bloqués mardi matin : Bassens (Gironde) et Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Selon la CGT, un atelier d’estérification a été redémarré lundi par des salariés non-grévistes « qui ne conduisent plus d’ateliers depuis longtemps », entraînant des risques de sécurité.

Saipol produit et commercialise en France des huiles végétales à destination de l’alimentation humaine, des tourteaux pour l’alimentation animale, du biodiesel et de la glycérine végétale destinée au secteur industriel.

Un mineur interpellé au volant d’une voiture qu’il dit avoir achetée, près de Rouen

Un adolescent âgé de 16 ans a été arrêté au volant d'une voiture, lundi 25 février 2019 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Un adolescent âgé de 16 ans a été arrêté au volant d’une voiture, lundi 25 février 2019 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). (©Actu.fr)

C’est l’état de la voiture qui a mis la puce à l’oreille des policiers, lundi 25 février 2019 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Au volant de l’épave, un jeune homme âgé de 16 ans disant l’avoir achetée.

Une voiture achetée pour 500 euros

En voyant « la voiture en mauvais état », les policiers ont été intrigués. Quand elle a bifurqué sur l’avenue de Felling sans clignotant, ils l’ont contrôlée. Le conducteur a décliné son identité sans souci, disant « ne pas pouvoir présenter de papiers », relate une source judiciaire.

Et pour cause : âgé de 16 ans, le conducteur ne pouvait présenter de permis de conduire. De plus, son véhicule n’était pas assuré. Véhicule que le jeune homme a dit avoir acheté au Petit-Quevilly pour 500 euros. Un tarif qui expliquerait le mauvais état de la voiture. Remis à ses parents, l’adolescent sera entendu plus tard par les policiers.

Lire aussi : Accident mortel, près de Rouen : sans casque ni permis, un jeune homme de 19 ans se tue à moto

Littérature. Frédéric Paulin présente son polar politique, « La guerre est une ruse », au Havre

La librairie Au Fil des Pages accueille Frédéric Paulin, jeudi 28 février 2019.

La librairie Au Fil des Pages accueille Frédéric Paulin, jeudi 28 février 2019. (©J. Mignot.)

La librairie Au Fil des Pages, au Havre (Seine-Maritime), défend avec ardeur les écrivains et la création littéraire. Jeudi 28 février 2019, elle accueille Frédéric Paulin, auteur de La guerre est une ruse, une fresque géopolitique et historique, qui nous entraîne dans l’Algérie des années 90.

Lire aussi : Commerce. « Au Fil des pages », une nouvelle librairie ouvre ses portes dans le centre-ville du Havre

Une fresque géopolitique

Étoile du polar 2018 Le Parisien, La guerre est une ruse de Frédéric Paulin plonge le lecteur dans les années de plomb algériennes. Son roman débute à Alger, en 1990. Les élections, remportées par les religieux du Front islamique du salut (FIS), viennent d’être annulées. Quelques généraux putschistes en ont profité pour installer une dictature militaire. Dans ce roman noir, précis et documenté, Frédéric Paulin signe le premier tome d’une  « fresque géopolitique et historique » et revient aux racines du djihad international.

Lire aussi : INTERVIEW. Amélie Cordonnier présente son roman «Trancher» à la librairie Au fil des pages, au Havre

Dans le sillage de James Ellroy

« Un roman noir tendu, polyphonique, admirablement documenté et d’une rare efficacité ! Avec un texte précis dont l’énergie folle n’est pas sans rappeler Don Winslow ou Ellroy, Frédéric Paulin parvient à saisir, avec une acuité déconcertante, toute la densité d’une situation géopolitique complexe sans pour autant perdre le lecteur dans la complexité de ce jeu de dupes où seules les femmes sont à sauver », souligne Caroline Jacquot, fondatrice de la librairie Au Fil des Pages.

Frédéric Paulin signe un roman noir politique exaltant sur les heures les plus sombres de l’Algérie, dans lequel il évoque le destin d’un agent français de la DGSE. Une lecture captivante et instructive !

VIDÉO. Frédéric Paulin présente La guerre est une ruse :

Infos pratiques :
Jeudi 28 février 2019, à 18h30, à la librairie Au Fil des Pages, 81 rue Paul-Doumer, au Havre.
Entrée libre.
La guerre est une ruse, Agullo, « Noir ». Prix : 22 euros.

Usine des éoliennes offshore au Havre : les travaux devraient commencer en 2020, 750 emplois à la clef

L'usine qui construira des pales et nacelles d'éoliennes en mer devrait finalement voir le jour dans le port du Havre. Le début des travaux est prévu en 2020.

L’usine qui construira des pales et nacelles d’éoliennes en mer devrait finalement voir le jour dans le port du Havre (Seine-Maritime) :  le début des travaux est prévu en 2020. (©Visuel du projet / Siemens Gamesa)

« C’est une étape supplémentaire qui est franchie », se félicite Luc Lemonnier, maire du Havre (Seine-Maritime). Lundi 25 février 2019, la ville a signé avec Siemens Gamesa France un accord actant le projet de construction d’une usine qui fabriquera des éoliennes offshore. Une signature qui fait suite au dépôt, vendredi 15 février, du permis de construire et qui à terme devrait créer 750 emplois. 

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Le serpent de mer du port du Havre : 
Lancé en 2014, le projet d’usine d’éoliennes en mer a connu de multiples rebondissements. En septembre 2016, en quasi-faillite, Areva qui portait à l’origine le dossier avait tourné la page de l’éolien en mer, laissant planer un doute sur les projets de développement avancés sur le territoire normand par le groupement Adwen-Areva. Le groupe public a cédé ses activités à l’espagnol Gamesa, son partenaire dans la coentreprise Adwen créée en 2014, qui a fusionné avec Siemens. En juin dernier, la négociation par l’État de la part de subventions publiques et des tarifs de rachat d’électricité issue de l’éolien avait également été une source d’inquiétude.

Située sur le port du Havre, l’usine fabriquera des nacelles et des pales d’éoliennes et les assemblera. Elle occupera un terrain de 36 hectares sur le quai Joannès-Couvert, terrain qui doit donc être spécialement aménagé afin de permettre son implantation.

Début des travaux prévu en 2020

C’est d’ailleurs là que se joue la prochaine étape clé du dossier. « Notre objectif est de livrer le terrain nécessaire en 2020, puis d’avoir aménagé les quais avec les infrastructures nécessaires pour assurer le fonctionnement de l’ensemble pour 2023 », précise Hervé Martel, directeur du Grand port maritime du Havre.

Pour que l’usine voit finalement le jour, il sera nécessaire de reloger plusieurs entreprises, notamment de transport, et entrepôts qui sont encore installés sur le site. Des aménagements de réseaux, notamment routiers, devront également être réalisés avant le lancement des travaux, prévu mi 2020, une fois le permis de construire instruit.

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80 millions d’euros de travaux

Le volet des quais sera dans ce chantier le plus technique. Afin de permettre l’exportation des éoliennes construites dans la future usine,

Nous devons construire un quai avec une résistance importante, capable de supporter les plus gros objets que l’on aura à manutentionner sur le port du Havre, précise Hervé Martel.

Et notamment des pales longues de 81 mètres. Le défi est technique, mais aussi financier. Estimée dans un premier temps à 57 millions d’euros, l’enveloppe des travaux devrait finalement atteindre les 80 millions d’euros de financements publics. Un plan de financement devrait être établi dans les prochaines semaines. 

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Un marché français mais aussi international

Si les fonds sont débloqués et que les commandes suivent, c’est dans ce complexe que pourraient être construites les palmes et nacelles des éoliennes des parcs en mer de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier. « L’usine pourra produire à partir de fin 2021, avec une période de formation et de mise en service », estime Filippo Cimitan, président de Siemens Gamesa.

Et pour « l’éolien en mer comme technologie du futur », le parton de Siemens Gamesa voit déjà plus loin. « Ce complexe servira un marché français mais aussi un marché mondial », insiste-t-il. À la clé du projet havrais, 750 emplois directs et indirects.

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Les tarifs des logements s’envolent pour l’Armada de Rouen : jusqu’à 3 000 euros la nuit !

Pour l'Armada de Rouen (Seine-Maritime), les chambres d'hôtels et les logements mis en location sur Airbnb s'arrachent. À des tarifs parfois très élevés, entre le mercredi 6 et le dimanche 16 juin 2019.

Pour l’Armada de Rouen (Seine-Maritime), les chambres d’hôtels et les logements mis en location sur Airbnb s’arrachent. À des tarifs parfois très élevés, entre le mercredi 6 et le dimanche 16 juin 2019. (©Raphaël Tual / 76actu)

De la folie pure se diront les Rouennais : entre le mercredi 6 et le dimanche 16 juin 2019, les prix des hôtels et des appartements explosent, atteignant jusqu’à 3 000 euros la nuit ! Malgré des prix parfois exorbitants, tous les modes de location trouvent preneur pour l’Armada de Rouen (Seine-Maritime). À la mi-février, au moins la moitié des chambres d’hôtel a été réservée. Les tableaux de réservations vont s’étoffer d’ici mai.

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« De nombreux hôtels sont complets » sur les week-ends

Pas de doute, tous les logements vont faire le plein pour l’Armada. « À titre indicatif, Booking.com fait état d’un taux d’occupation de 83 % du 8 au 9 juin et 87 % du 15 au 16 juin », note l’office de tourisme. « De nombreux hôtels 2 et 3 étoiles sont complets sur le premier week-end » et les hôtels avec 3, 4 et 5 étoiles de la rive droite « sont majoritairement occupés à hauteur de 50 % et plus », assure Rouen Tourisme.

Pour cette édition, la dynamique « a démarré plus tôt », estime son président Laurent Bonnaterre. « Il y a davantage de réservations. » Cette tendance se confirme sur les autres types de logements, comme les gîtes : « Certains faisaient état de réservations dès janvier 2018. Nombreux sont complets sur les week-ends, mais aucun ne l’est sur les dix jours », selon les données collectées par l’office de tourisme.

Sur les plateformes, des tarifs ahurissants

Après les réservations des groupes, la « montée en puissance » du nombre de nuitées validées est attendue en mars, avec la venue sur le marché des particuliers, plus prompts à réserver au dernier moment. Lesquels se tournent plus volontiers vers les plateformes comme Abritel ou Airbnb. Sur cette dernière, le nombre de personnes qui consultent des annonces sur Rouen a bondi de 217 % pour le premier week-end de l’Armada.

Augmentation impressionnante des tarifs également. Sur les plateformes, une chambre privée pour deux personnes peut se louer 100 euros la nuit. Un studio près de l’hôtel de ville, loué 41 euros un week-end de juillet, se monnaye à 173 euros la nuitée entre le 6 et le 16 juin. Certains ont flairé le filon, en mettant par exemple en location un studio étudiant, avec clic-clac, dans l’hypercentre pour 230 euros la nuit. Ce logement au confort minimaliste ne se loue que durant l’Armada.

Un tarif qui atteint ou dépasse les prix des hôtels. Voire les dépasse largement : plusieurs appartements refaits à neuf sont proposés entre 1 500 euros – pour deux – et 3 000 euros – pour cinq – par nuit ! Sur Airbnb, un logement peut se louer jusqu’à cinq fois plus cher qu’hors Armada ! Des prix ahurissants – malgré l’abonnement Netflix inclus – qui pourraient se dégonfler à l’approche des festivités.

Lire aussi : Recrutements, privatisations… Sur les quais de Seine, l’Armada de Rouen se prépare déjà

Pour les hôteliers, cette concurrence n’est pas un problème sur cet « événement exceptionnel », explique Philippe Coudy, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) de Seine-Maritime : « Nous y faisons attention, mais là il y a une complémentarité. » Pour un hôtelier contacté, « il y a de la place pour tous ».

Sur Airbnb, les logements s'arrachent parfois à prix d'or pour l'Armada.

Sur Airbnb, les logements s’arrachent souvent à prix d’or pour l’Armada. (©Capture d’écran)

« Les hôteliers vont bien gagner leur vie »

« Tout le monde fait globalement la même chose. Les prix sont calculés par rapport à la concurrence selon le créneau, l’emplacement et ils sont plus élevés », détaille Thomas Grenet, assistant de direction du groupe Guéret, propriétaire de trois hôtels à Rouen. La plupart des professionnels du secteur font de même, pour l’Armada. « C’est l’offre et la demande, les prix ne sont pas régulés », explique-t-on à l’office de tourisme. « Ce n’est pas un usage rouennais pour l’Armada, c’est l’usage mondial dans l’hôtellerie », finit Philippe Coudy de l’Umih.

Les tarifs des nuitées d’hôtels sont déjà à la hausse, comme pour le week-end de la Grande parade, samedi 15 et dimanche 16 juin, le plus prisé. Philippe Coudy évoque des tarifs « globalement deux fois plus élevés que le prix de base ». Une chambre habituellement à 80 euros sera environ tarifée à 170 euros, peut-on dégoter sur les sites des hôtels. Laurent Bonnaterre, de Rouen tourisme, le confirme, « les hôteliers vont bien gagner leur vie et tant mieux. »

En moyenne, ils ont « un taux de remplissage similaire à 2013 », date de la précédente Armada, relève Christian Pomarède, directeur du Mercure Cathédrale. « Nous sommes complets à 80 % environ », explique-t-il. Cette comparaison entre 2013 et 2019, Laurent Bonnaterre « compte beaucoup » dessus : « Ceux qui ne sont pas venus depuis 2013 vont voir la différence avec l’effet de mise à niveau de la Métropole grâce aux travaux. »

Lire aussi : Gilets jaunes à Rouen : la barre du million d’euros de dégâts franchie, du retard sur les travaux

Danse, concerts, exposition… Nos idées sorties en Seine-Maritime, ce mardi 26 février 2019

Bonjour la Seine-Maritime !

En ce matin du mardi 26 février 2019, nous avons la bonne nouvelle du jour à vous annoncer : il va encore faire très beau dans notre département ! Et à Rouen, Yville-sur-Seine ou Blangy-sur-Bresle les températures atteindront même 17°.  C’est au Havre et à Notre-Dame d’Aliermont qu’ il fera « le plus froid » avec seulement 14° prévus.

Exposition

Guaviare, Colombie. Juin 2017.

Guaviare, Colombie. Juin 2017. (©Guaviare, Colombie. Juin 2017 (©Catalina MARTIN-CHICO – 2019))

La bibliothèque universitaire du Havre présente l’exposition Colombie, (re)naître, jusqu’au 12 avril 2019. Cet ensemble de plus de 90 images de la photojournaliste Catalina Martin-Chico raconte le quotidien de combattantes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et leur retour à leur vie de femmes, après la signature des accords de paix en 2016.

Lire aussi : « Colombie, (re)naître » : une exposition sur le retour à la vie des combattantes FARC, au Havre

Infos pratiques :
Jusqu’au 12 avril 2019, à la bibliothèque universitaire, 25 rue Philippe-Lebon, au Havre.
Pendant les semaines de cours : de 8h30 à 19h, du lundi au vendredi, et le samedi de 10h à 18h.
En période de congés universitaires : de 9h à 17h, du lundi au vendredi.
Entrée libre. Visite commentée sur rendez-vous.

Concert

Bertrand Belin débute sa tournée, au Havre, mardi 26 février.

Bertrand Belin débute sa tournée, au Havre, mardi 26 février. (©Bastien Burger.)

Bertrand Belin est un amoureux de la langue française. Dans ses chansons, dans ses romans, il explore le langage. L’artiste affiche une double actualité qui atteste de son talent à manier la langue : son album Persona est sorti le 25 janvier et son roman, Grands carnivores, vient de paraître chez P.O.L. C’est au Tetris, au Havre, mardi 26 février 2019, que débutera la tournée de Bertrand Belin.

Lire aussi : INTERVIEW. Avec son nouvel album « Persona », Bertrand Belin débute sa tournée au Havre

VIDÉO. Choses nouvelles de Bertrand Belin :

Infos pratiques :
Mardi 26 février 2019, au Tetris, Fort de Tourneville, au Havre. 
Tarifs : de 15 à 18 euros.
Billetterie en ligne, ici.

It dansa

« Kaash », une des pièces chorégraphiques présentées dans le cadre de la soirée « It dansa », au Rive gauche.

« Kaash », une des pièces chorégraphiques présentées dans le cadre de la soirée « It dansa », au Rive gauche. (©JL Fernandez)

Sous la direction artistique de Catherine Allard, IT Dansa regroupe 16 danseurs de toute nationalité, sélectionnés sur audition. Basée à Barcelone, la troupe se perfectionne avec les plus grands noms de l’enseignement de la danse et interprète, sur les scènes du monde entier, les pièces de signatures incontournables de la danse contemporaine, à l’image du programme proposé au Rive gauche : Whim d’Alexander Ekman ; The Prom, création de Lorena Nogal ; et enfin, Kaash d’Akram Khan.

Infos pratiques :
Au Rive gauche, avenue du Val l’abbé, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), à 20h30.
Tarifs : de 10 à 20 euros.

Barcella au Trianon

Atypique et solaire, Barcella est un artiste à part. Homme de scène accompli, auteur des plus inventifs de sa génération, il présente son quatrième opus : Soleil.

Infos pratiques :
Au Trianon transatlantique, avenue du 14 juillet, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), à 20h30.
Tarifs : de 10 à 18 euros.

Celtic Legends

Toute la magie de l’Irlande et de ses danses traditionnelles livrées sur un plateau, celui de la scène du Zénith de Rouen. La tournée Celtic legends regroupant près de 30 artistes présente cette année le Connemara tour.

Infos pratiques :
Au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), à 20h30.
Tarifs : de 39 à 45 euros.

Mr Oizo, Chloé, MNNQNS… La programmation du festival Rush de Rouen dévoilée

Le festival Rush a cette particularité de créer un moment d'évasion en pleine agglomération urbaine.

Le festival Rush de Rouen (Seine-Maritime) a cette particularité de créer un moment d’évasion en pleine agglomération urbaine. (©Thierry Chion/76actu)

Du 24 au 26 mai 2019, la presqu’île Rollet de Rouen (Seine-Maritime) vibrera aux sons de la belle programmation du festival Rush. Organisé par le 106, il propose cette année encore une affiche éclectique, faisant la part belle à des artistes de renom, mais également à des groupes en devenir.

Lire aussi : Les Nuits de l’alligator, festival Rush, dates exceptionnelles… Les moments forts du 106 à Rouen

Des groupes rouennais

En tête d’affiche, les DJ Chloé et Mr Oizo, mais aussi le groupe d’électro Zombie Zombie. Les Rouennais de MNNQNS, déjà annoncés pour les concerts de l’Armada, seront aussi de la fête, tout comme le trio local au son très pop Johnny and Rose.

Lire aussi : VIDÉOS. Concerts de l’Armada de Rouen 2019 : on connaît les 17 premiers artistes programmés

L'affiche complète du festival Rush, qui se tiendra à Rouen du 24 au 26 mai 2019.

L’affiche complète du festival Rush, qui se tiendra à Rouen du 24 au 26 mai 2019. (©Capture écran / rush.le106.com)

Infos pratiques :
Les billets seront en vente à compter du mardi 26 février à 10 heures.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site dédié.

Château de Tancarville, près du Havre : des footballeurs professionnels victimes d’une escroquerie ?

Racheté en 2013 par une dizaine de personnes dont des footballeurs professionnels, le château de Tancarville cacherait en réalité une vaste escroquerie.

Racheté en 2013 par une dizaine de personnes dont des footballeurs professionnels, le château de Tancarville cacherait en réalité une vaste escroquerie. (©Les Amis du château de Tancarville)

Le projet avait de quoi faire rêver… Racheté il y a quelques années, le château de Tancarville, près du Havre (Seine-Maritime) devait être restauré et aménagé en 19 logements haut de gamme destinés à la location. Il s’agirait en réalité d’une vaste escroquerie, comme le révèlent lundi 18 février 2019 nos confrères du journal L’Équipe. Les victimes : une dizaine de footballeurs professionnels mais aussi l’édifice, qui tombe en ruine.

Lire aussi : Légendes urbaines en Normandie : dans les entrailles du château de Tancarville

Des millions d’euros

Tout commence en 2013, lorsque que le château normand devient la propriété d’un groupe de footballeurs constitué en association syndicale libre (ASL), et présidée par l’ancien footballeur franco-sénégalais de Ligue 1 Rémi Gomis. Ces derniers pensent ainsi réaliser une opération immobilière intéressante : l’édifice est classé aux monuments historiques, l’investissement permet de bénéficier d’exonérations fiscales. Les joueurs y placent des millions d’euros (près de 100 millions pour certains).

À l’époque, Jean-Loup Diviné, président de l’association des amis du château, se souvient même avoir vu les plans du projet. « Cela respectait le monument, le restaurait sans le défigurer », raconte-t-il.  « Au moment du rachat, nous avions tout fait pour faciliter les contacts entre les acheteurs et la DRAC (la Direction régionales des affaires culturelles) pour que le dossier avance et ne pas perdre le château, se souvient de son côté David Sablin, le maire de la commune. Ils avaient tous les accords. »

Un arrêté pour interdire l’accès au site

Dans les premiers temps, l’ASL procède à un début de nettoyage et à la mise à l’abri de l’une des tours. Puis un silence radio s’installe. « J’ai pourtant envoyé des courriers à tout le monde, à Rémi Gomis, Benjamin Castaldi (ndlr : il ferait aussi partie des acheteurs). Ils me sont tous revenus ! poursuit le maire. Je les ai alertés très tôt de la dégradation des lieux et des problèmes pour la sécurité, mais aucun n’a réagi. »

En 2017, le maire de la commune se voit finalement dans l’obligation de prendre un arrêté interdisant l’accès au site. Faute d’entretien, la nature a repris ses droits sur les lieux et les pierres tombent de certaines partie de l’édifice, à proximité duquel se trouve notamment un parking. Les lieux sont régulièrement visités alors qu’un puits non protégé s’y trouve toujours.

Lire aussi : Un château de Seine-Maritime en danger : une association sollicite Stéphane Bern pour le sauver

Silence radio des investisseurs

« En tant que propriétaires, c’est pourtant leur responsabilité », poursuit David Sablin. Il assure que la mairie n’a jamais reçu de demande ou même une visite de la part de investisseurs. Tout juste sait-il qu’une réunion s’est tenue il y a quelques semaines entre les acteurs du projet.

Je ne vais pas les plaindre. Ils ont voulu placer de l’argent mais je suis certain qu’ils ne savent même pas où est Tancarville !

C’est un appel reçu il y a quelques semaines qui a mis la puce à l’oreille de l’élu. « La femme de l’un des joueurs m’a téléphoné parce qu’elle s’inquiétait, confie le maire. Tout comme les révélations, cet appel correspond au délai de 6 ans suivant l’achat, au bout duquel ils vont devoir rembourser à l’État ce qui a été défiscalisé pour les travaux qui n’ont jamais été réalisés. »

Inquiétude sur l’avenir du château

Face aux révélations, Jean-Loup Diviné estime lui qu’il ne peut pas faire grand chose à part « se désoler. Tout le monde est floué dans cette affaire, regrette-t-il Les investisseurs mais aussi le château. À l’avenir, les gens risquent d’être franchement méfiants pour investir dans le château. »

Dans la foulée des révélations de l’Équipe, il a contacté le président de l’ASL, qui a d’ailleurs récemment changé. Ce dernier a tenté de le rassurer, refusant de commenter les poursuites et assurant que « tout cela est maintenant dans les mains des avocats. » D’après l’article, deux plaintes ont en effet été déposées contre X pour escroquerie en bande organisée.

En attendant, le président de l’association se dit inquiet. « Je ne sais plus à qui me fier. Plus les choses traînent, plus cela coûtera cher, s’alarme-t-il. Si rien n’est fait cette année, j’ai peur que les deux tours anciennes finissent par terre au prochaine hiver. »

Lire aussi : Légendes urbaines en Normandie : dans les entrailles du château de Tancarville

La fusion des académies de Normandie « nous rendra plus forts et attractifs », selon le recteur

Une partie du personnel de l'Éducation nationale a spontanément manifesté dans la cour du rectorat de Rouen (Seine-Maritime), lundi 25 février 2019.

Une partie du personnel de l’Éducation nationale a spontanément manifesté dans la cour du rectorat de Rouen (Seine-Maritime), lundi 25 février 2019. (©RT/76actu)

La fusion des académies normandes de Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados) va se poursuivre « dans le dialogue ». C’est ce qu’a expliqué au personnel de Rouen et Caen le recteur régional Denis Rolland, lundi 25 février 2019, dans la matinée. Venant ainsi préciser les annonces faites par le ministre de l’Éducation nationale. Jean-Michel Blanquer, dans une interview accordée à AEF info, a indiqué que les académies ne fusionneraient pas, sauf celles de Normandie.

Lire aussi : Fusion des académies de Caen et Rouen : donnez votre avis via une consultation publique en ligne

« Le pire aurait été une décision de retour en arrière »

« Nous poursuivons la fusion de l’académie de Normandie qui est déjà bien engagée », avait expliqué le ministre Blanquer. « La décision du gouvernement facilite notre travail parce qu’on a déjà bien avancé. Le pire aurait été une décision de retour en arrière », a indiqué Denis Rolland.

Le jour de la rentrée scolaire, le recteur est donc venu assurer le service après-vente à la suite des annonces gouvernementales, alors que l’institution est confrontée à des oppositions fortes.

La fusion des académies normandes a été enclenchée en novembre 2017. « Nous avançons sans difficulté particulière quoi qu’on en dise », assure Denis Rolland devant la presse, visant ainsi le personnel mobilisé dans la cour du rectorat au même moment. Les académies rouennaise et caennaise seront bien les seules à fusionner en janvier 2020. Ailleurs, l’ambition est de donner plus de pouvoir aux recteurs de région, épaulés par les recteurs académiques.

Lire aussi : 20 postes supprimés à Caen : la fusion des académies inquiète en Normandie

Mais pour Denis Rolland, « nous ne sommes pas une exception, nous rejoignons les autres ». Une question de point de vue. Pour le recteur de région, les académies étaient « parmi les plus petites de France », alors qu’avec cette fusion en marche, l’académie de Normandie sera comparable à celles de Rennes ou Nantes, et même « infiniment plus petite qu’Orléans-Tours ». Bref, pour le recteur, « le nouveau périmètre est cohérent » :

Depuis la fusion des Régions, il y a un vrai projet de territoire en Normandie, avec de nouvelles frontières qui ne font pas débat. L’objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait pas plusieurs puzzles : celui politique et ceux des institutions de l’État.

« Plus forts et attractifs »

Denis Rolland en est persuadé : « Le nouveau périmètre nous rendra plus forts et plus attractifs. » Une vision partagée par le secrétaire général du rectorat de Rouen, Mostefa Fliou : « Ni Caen, ni Rouen n’étaient très attractives. Les cadres venaient par défaut parce que pas trop loin de Paris ou de la Bretagne. Demain, nous serons plus attractifs. » Il sera aussi plus simple de parler avec les acteurs extérieurs comme ceux du monde économique, veut croire Denis Rolland.

Les contours de cette fusion sont encore flous et seront à construire « avec le personnel, dans le dialogue ». Mais déjà des garanties ont été actées : « maintien des deux sites et des effectifs », « aucune perte de moyens liée à la fusion », « un service public de l’Éducation renforcé », « aucune mobilité non-volontaire » et « alignement par le haut des régimes indemnitaires dès l’automne 2019 ».

Lire aussi : Denis Rolland, nouveau recteur de toute la Normandie : « Il y a un bien un recteur à Rouen »

« La fin d’un service de qualité »

Malgré ces affirmations, des oppositions persistent. « C’est normal, tout changement génère des inquiétudes », tempère Chantal Le Gal, secrétaire générale adjointe de Caen. Le personnel en colère assure que « rien n’est prêt ». Pour Ingrid*, participante à la manifestation lundi, cette fusion représente « la fin d’un maillage territorial dense, d’un service de qualité rendu aux élèves, aux parents et enseignants ». Selon ces opposants, ce « changement » entraînera une « désorganisation des services académiques ». Un exemple : « Les délais de gestion sont déjà allongés. Avec un recteur présent à peine la moitié de la semaine à Rouen, un parapheur mis à sa signature met parfois plusieurs semaines à revenir au service concerné. »

L’harmonisation des pratiques entre Rouen et Caen, les « déplacements inévitables », « les décisions souvent incohérentes, annoncées sporadiquement » provoquent « souffrance et épuisements des personnels ».

Déjà, ces opposants ont constaté le « départ volontaire de plusieurs cadres ». Des départs « pour raisons personnelles », assure le rectorat.

Si 2020 reste la date officielle pour la fusion, « on a jusqu’à septembre 2022 pour faire évoluer les choses », veut rassurer Denis Rolland. La prochaine rencontre avec les représentants syndicaux est prévue en mars.

*Le prénom a été modifié.

Au Havre, Clotilde et sa famille produisent cinq fois moins de déchets : leurs trucs et astuces

Au Havre, la famille Willig a réussi à réduire considérablement ses déchets, passant de 100 à 20 litres par semaine !

Au Havre (Seine-Maritime), la famille Willig a réussi à réduire considérablement ses déchets, passant de 100 à 20 litres par semaine ! (©ML/Normandie-actu)

C’est Bea Johnson, une blogueuse et conférencière spécialiste du mode de vie « zéro déchet », qui a tout déclenché chez Clotilde Willig, une habitante du Havre (Seine-Maritime).

Depuis près de cinq ans, cette infirmière de 39 ans a déclaré la guerre aux emballages. Avec ses quatre enfants âgés de 3, 6, 8, 10 ans et son mari, ils ont changé leurs habitudes. « Aujourd’hui, nous avons une poubelle de 20 litres par semaine de déchets non recyclables, confie-t-elle. Nous sommes passés de 100 à 20 litres par semaine ! »

Lire aussi : Ecologie. Le défi de la famille Thorin, dans l’Orne : produire deux fois moins de déchets en 2016

« Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter »

Pour ce faire, Clotilde a fait appliquer le leitmotiv de Bea Johnson à toute sa famille : « Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter ». Pour cette maman, il n’y a rien de compliqué dans cette démarche.

La clé, c’est d’abord de se procurer des bocaux d’occasions. Et ensuite d’aller faire ses courses dans des magasins qui proposent des produits en vrac ou de s’approvisionner aux halles centrales, au marché de Montivilliers…

Il faut juste changer ses habitudes mais franchement, ce n’est pas compliqué.

Clotilde se rend avec ses bocaux et ses boîtes un peu partout, « même au kebab du coin », assure-t-elle en riant. « Les commerçants sont contents en général, ça leur fait faire des économies ! »

Lire aussi : Un atelier d’initiation au zéro déchet au domaine de Pasiphae à Vimoutiers

Les petites astuces de Clotilde

Ensuite, il s’agit de trouver des petites astuces pour jeter le moins d’aliments possible. « Par exemple, quand vous cuisinez un chou fleur, vous pouvez faire un gratin avec les fleurs mais aussi une soupe avec les feuilles. » Autre idée :

On peut faire des chips au four avec les épluchures de pommes de terre et c’est super bon !

Les seules choses que Clotilde achète en supermarché, où elle se rend une fois par mois, sont le papier toilette et les pastilles pour le lave vaisselle. « Je prends aussi parfois quelques gâteaux pour les enfants de manière exceptionnelle mais je fais attention à prendre un emballage en carton recyclable. »

Clotilde ne veut pas être psychorigide dans sa démarche et veut montrer qu’il est possible de produire moins de déchet sans effort, « tout en faisant des économies » !

Quelques conseils pour réduire ses déchets :
– Un « Stop pub » sur la boîte aux lettres
– Installer un compost dans son jardin ou un lombricomposteur dans un appartement
– Faire le ménage à base de vinaigre blanc, bicarbonate, acide citrique…
– Fabriquer son dentifrice avec du bicarbonate, de l’argile et du sel
– Utiliser des couches lavables, des cotons lavables, des éponges lavables…
– Offrir des cadeaux immatériels (places de cinéma, de concerts…)
– Désemcombrer sa maison, faire du tri et garder l’essentiel

La petite famille n’achète quasiment rien de neuf, à l’exception de l’électroménager. « Pour les vêtements, les jouets…, on prend de l’occasion. Et quand on doit acheter quelque chose de neuf comme un ordinateur ou une machine à laver, on y réfléchit longuement. Comme on achète moins, on fait des économies ! »

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La carte de crédit, une « carte électorale »

Pour Clotilde, sa carte de crédit, c’est comme une carte électorale. « Le consommateur peut refuser ce qu’on lui propose. Quand on refuse d’acheter un produit avec un emballage, c’est une forme de résistance. Dans ce cas, le consommateur devient acteur. C’est aussi une façon de se mettre en valeur », assure-t-elle.

Mais cette mère de quatre enfants met en avant le fait qu’il ne faut pas « se prendre la tête ». « Il faut trouver des trucs et des astuces pour s’adapter à son mode de vie et apprendre à changer ses habitudes. J’ai par exemple toujours sur moi un sachet pour le pain et un sac de courses. »

Clotilde Willig mène régulièrement des ateliers dans différents lieux havrais pour livrer ses astuces pour produire moins de déchets chez soi. Elle va même en faire son métier. « J’ai lancé ma micro entreprise », conclut-elle avec assurance.

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Clotilde Willig livre ses trucs et astuces sur son site internet Peanut Le Havre ZD

Encore un CDI à l’Esat Le Robec, près de Rouen : Romain, déficient intellectuel, embauché à McDo

Romain Deneuve est entouré des deux chargées d’insertion l’ayant accompagné à l’ESAT :
Caroline Peschet et Elodie Basire.

Romain Deneuve est entouré des deux chargées d’insertion l’ayant accompagné à l’ESAT : Caroline Peschet et Elodie Basire. (©Nicolas Gaillard / Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

À Darnétal près de Rouen (Seine-Maritime), l’Esat (établissement de service d’aide par le travail) Le Robec accompagne des personnes en situation de handicap. Il a pour objectif de leur proposer un poste en milieu ordinaire de travail avec le but de correspondre au projet professionnel de la personne. Près de 18 personnes sont suivies en continu et chaque année, deux à trois personnes signent un CDI. Depuis l’ouverture de l’établissement en 2011, un tiers des personnes suivies a signé un CDI : Romain est la quinzième. 

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Après un parcours scolaire classique et un CAP agent polyvalent de restauration près de Rouen, Romain a effectué un stage de six mois axé sur la préparation à l’emploi. Déficient intellectuel et assez timide, Romain a intégré  l’ESAT hors les murs Le Robec en juillet 2014 . 

Des stages dans la restauration collective

Au sein de l’ESAT, Romain réalise plusieurs stages dans des lieux de restauration à Darnétal pour prendre de l’assurance et acquérir des compétences : centre Durécu Lavoisier, écoles Savale, Candellier, Clémenceau, résidence La Belle Étoile. Puis aussi dans les restaurants universitaires de la fac de médecine et à la cité administrative de Rouen Rive Gauche.

En 2016, il décroche son premier emploi dans une chaîne de restauration rapide à Bois-Guillaume où il tient le poste de confectionneur de salades et de desserts. C’est un emploi de mise à disposition où Romain était salarié de l’ESAT. Mais cela ne se passe pas très bien avec l’établissement qui ne prend pas assez en compte les besoins de Romain. En juin 2018, l’ESAT décide d’arrêter cette collaboration. Pour reprendre confiance, le jeune homme fait un stage dans un restaurant à l’été 2018. « Mais avec des plats qui changent tous les jours, la cuisinière voyait plutôt Romain sur un poste automatisé », se souvient Elodie Basire, chargée d’insertion à l’ESAT qui a suivi le jeune Darnétalais.

Rebondir chez Mc Donald’s

Alors que Romain s’imaginait plutôt travailler dans la restauration collective, l’ESAT lui a proposé d’essayer chez un Mc Donald’s qui cherchait quelqu’un rapidement. « On a estimé que c’était plus rassurant pour lui d’avoir des tâches répétitives », ajoute Elodie Basire. Au cours de 15 jours de stage au Mc Donald’s Canteleu-Bapeaume fin septembre 2018, Romain commence par des tâches simples : nettoyage des tables, du sol et commandes à la demande. Ce qui a rassuré Elodie Basire :

Malgré tout ce que l’on peut penser de cette chaîne de restauration, Mc Donald’s a été l’écoute de ses besoins. Ils ont été contents de Romain qui a été très vite intégré au sein de l’équipe. Même si les postes sont identiques, il y a des possibilités d’évolutions et des rotations.

« Je ressens de la fierté »

À la suite de ce stage, Romain y travaille dans un cadre d’emploi de mise à disposition. L’expérience est concluante, le jeune homme est rassuré, d’autant qu’il y a une bonne ambiance avec ses collègues. L’établissement est d’accord pour l’embaucher et Romain a signé son CDI chez Mc Donald’s le 16 janvier dernier. Il y travaille 24 heures par semaine avec des horaires aménagés de 8 h à 18 h. Sans permis de conduire pour le moment, cela lui permet d’utiliser les transports en commun le soir.

Caroline Peschet, chargée d’insertion à l’ESAT l’ayant suivi à ses débuts n’en revient pas de ses progrès : « Il a effectué un gros travail de fond dans le vocabulaire, la motivation, le relationnel et la confiance en soi ». Lui ayant rendu visite plusieurs fois au Mc Donald’s, les deux chargées d’insertion l’ont trouvé métamorphosé et assez à l’aise : « Des clients ont même cru que c’était un salarié avec de l’ancienneté ».

Aujourd’hui, Romain Deneuve est un jeune homme comblé qui savoure tout son long chemin parcouru dans lequel il a surmonté des obstacles. « Je ressens de la fierté », dit-il après quatre ans et demi d’accompagnement par l’ESAT. Passionné de lecture et jeux vidéo, le prochain défi de Romain est de passer son permis de conduire.

Charmada, une mini-entreprise pour apprendre, au lycée La Châtaigneraie, près de Rouen

Quatre jeunes Français, Owen, Robin, Mathieu et Léo, sont allés à Cuxhaven, en Allemagne, pour rencontrer leurs partenaires (ç gauche). Rose, Alexandre et Maxence présentent leurs produits de la porte ouverte du lycée La Châtaigneraie au Mesni-Esnard (Seine-Maritime) (à droite).

Quatre jeunes Français, Owen, Robin, Mathieu et Léo, sont allés à Cuxhaven, en Allemagne, pour rencontrer leurs partenaires (à gauche). Rose, Alexandre et Maxence présentent leurs produits de la porte ouverte du lycée La Châtaigneraie au Mesni-Esnard (Seine-Maritime) (à droite). (©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

Le concours national, « entreprendre pour apprendre » est animé en commun par le rectorat et des entreprises privées. Son but est de confronter les jeunes avec les réelles problématiques de l’entreprise. Comme chaque année, le lycée de La Châtaigneraie au Mesnil-Esnard, près de Rouen (Seine-Maritime) participe à l’événement et a créé pour l’occasion une mini-entreprise, baptisée Charmada… Les élèves de seconde, première et terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) du campus de La Châtaigneraie, au Mesnil-Esnard, se sont donc lancés dans ce championnat. Ils sont aidés pour cela par Béatrice Leroux, leur professeur en management et pourront travailler en interdisciplinarité.

Un thème en lien avec l’Armada…

Comme dans toute entreprise, Charmada a son équipe dirigeante. Son PDG Alexandre Dehais, son directeur général et directeur des ressources humaines, Maxence Dupuis, sa directrice événementielle, Rose Vivien et son webmaster, William Lefort. Ils ont voulu créer un produit autour de l’Armada.

Nous avons eu l’idée d’un drakkar, fabriqué entièrement ici, découpé par Thierry Pélerbe, professeur de technologie, et monté par les élèves. On y installe un petit photophore qui contiendra de petits pots de confiture ou de châtaigne, d’un producteur régional. Le CAT de Dieppe (Centre d’Aide par le Travail), nous fabriquera également des caramels aux pommes. Sur les pots, nous collerons un pompon confectionné par les résidents de la maison de retraite La Belle Etoile de Darnétal, décrivent les dirigeants.

Un beau travail solidaire et intergénérationnel, en somme. « Nous avons prévu une fabrication de 150 drakkars garnis, vendus 4,90 € sur notre propre site internet. »

Un partenariat Erasmus

Charmada c’est aussi, pour la première fois, un partenariat avec un lycée technologique allemand, le lycée professionnel BBS de Cuxhaven en Basse-Saxe. « L’idée c’est que les Allemands soient prestataires de service pour tout ce qui concerne la communication. Ils réalisent tout ce qui est affiches ou flyers pour la mini-entreprise » précise Martine Riot, professeur coordinatrice Erasmus du lycée. Elle a d’ailleurs accompagné quatre jeunes sur place, pendant une petite semaine, pour mettre au point l’échange.  Pour ce partenariat, Les jeunes Allemands et Français se transmettent les documents par la plate-forme eTwinning. « Le lundi et le mardi, les Allemands travaillent sur le projet. Le jeudi, les Français leur répondent » ajoute Martine Riot. Tout doit être prêt pour la foire de Rouen.

Une aventure régionale et nationale

Charmada participera au salon des mini-entrepreneurs qui se tiendra à l’occasion de la foire internationale de Rouen, à la fin du mois de mars 2019. Par la suite, ce sera la finale du concours régional « Entreprendre pour apprendre » qui se déroulera à Caen fin mai. Puis, peut-être Paris si l’entreprise est sélectionnée ! 110 mini-entreprises sont en lice en Seine-Maritime.  Pour les épreuves, les élèves de la mini-entreprise seront sponsorisés par le Crédit Agricole. Ils revêtiront une marinière floquée au nom de Charmada avec le slogan : « La saveur sous le mât ».

Les agents de sécurité d’une discothèque arrêtent quatre jeunes voleurs dans la rue, à Rouen

Quatre jeunes ont été stoppés par les agents de sécurité d'une boîte de nuit, samedi 23 février 2019, alors qu'ils commettaient des vols à la roulotte dans la rue, à Rouen (Seine-Maritime).

Quatre jeunes ont été stoppés par les agents de sécurité d’une boîte de nuit, samedi 23 février 2019, alors qu’ils commettaient des vols à la roulotte dans la rue, à Rouen (Seine-Maritime). (©Illustration/Adobestock)

Des agents de sécurité d’une discothèque se sont improvisés policiers à Rouen (Seine-Maritime). Ils sont intervenus après avoir repéré des jeunes en train de commettre des vols à la roulotte dans des voitures stationnées rue Malherbe, samedi 23 février 2019 vers 3 heures du matin. Ils ont même récupéré des preuves.

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Ils les emmènent au commissariat

Trois jeunes Syriens âgés de 15 à 17 ans, tous SDF, ainsi qu’une jeune Darnétalaise de 18 ans ont ainsi été pris la main dans le sac. « Après les avoir arrêtés, les agents de sécurité les ont emmenés au commissariat situé à deux pas, avec divers objets retrouvés non loin des véhicules : deux sacs à mains, des papiers et un sac à dos contenant des vêtements », détaille une source judiciaire.

La jeune femme fera l’objet d’une composition pénale devant le délégué du procureur le 16 avril 2019. L’un des garçons a écopé d’une convocation par officier de police judiciaire. Les deux autres ont reçu une convocation devant le juge des enfants. En attendant, ils ont été remis à l’aide sociale à l’enfance.

Un magasin de Rouen subit deux vols en trois jours, dont un à la voiture-bélier

Un magasin spécialisé dans la vente de produit high-tech à Rouen (Seine-Maritime) a subi un vol par effraction puis une tentative de vol à la voiture-bélier en quelques jours.

Un magasin spécialisé dans la vente de produit high-tech à Rouen (Seine-Maritime) a subi un vol par effraction puis une tentative de vol à la voiture-bélier en quelques jours. (©MN/76actu)

Un magasin de la rue de la République à Rouen (Seine-Maritime) attire les convoitises. Après un vol dans la nuit du 22 février 2019, une voiture-bélier a tenté de venir à bout de la vitrine de cette boutique spécialisée dans la vente d’objets de la marque Apple le 25 février vers 2h30 du matin.

Les deux occupants du véhicule ont pris peur en apercevant un vigile engagé par le propriétaire.

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Des iPhones, ordinateurs et tablettes dérobés

Une fois ces individus partis sans demander leur reste, le vigile a appelé la police. Malgré les recherches entreprises par les forces de l’ordre dans la nuit, les fuyards n’ont pas été retrouvés.

Quelques jours plus tôt, des voleurs avaient déjà fait tomber la vitrine sur le trottoir avant de pénétrer par effraction à l’intérieur de ce magasin. Ils avaient dérobé une dizaine d’iPhone, des ordinateurs portables et des tablettes.

Une enquête a été ouverte par la sûreté départementale.

Rencontre. Le sculpteur et humoriste Richard Orlinski raconte sa passion… pour l’automobile

Richard Orlinski, le sculpteur du fameux Kong, en spectacle à Rouen (Seine-Maritime), s'est confié sur sa passion pour le monde automobile.

Richard Orlinski, le sculpteur du fameux Kong, en spectacle à Rouen (Seine-Maritime), s’est confié sur sa passion pour le monde automobile. (©TC/76actu)

Alors qu’il se produisait au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime), les 20 et 21 février 2019, le sculpteur et humoriste Richard Orlinski a visité la concession Porsche classic, à Saint-Jean-du-Cardonnay, près de Rouen (Seine-Maritime). L’artiste s’est alors confié sur son amour pour les voitures.

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Une lisibilité immédiate

S’il existait un point commun entre l’œuvre de Richard Orlinski et celle de Porsche, ce serait certainement « la lisibilité immédiate, un ADN propre à une marque ». « La 911 est le seul modèle à se perpétuer dans l’histoire avec une forme qu’on reconnaît à chaque fois », souligne Richard Orlinski.

« Dans la sculpture, nous voulons que le public comprenne tout de suite ce qu’il voit. Nous utilisons en plus les mêmes procédés qu’en automobile : les cabines de peinture, les structure métalliques… Nous faisons aussi de la fonderie, mais lorsqu’on se rend dans un garage nous retrouvons toujours des choses proches de notre univers. Il y sincèrement de vraies similitudes. »

Richard Orlinski avoue aussi collectionner les voitures. Une passion « pour le plaisir des yeux. Je ne roule pas beaucoup avec, j’aimerais mais je n’ai pas le temps de le faire. Dès que je suis au contact avec un véhicule aussi prestigieux que la 911, il y a une vraie émotion qui se dégage ».

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L’homme, l’animal et la voiture

Le travail d’Orlinski est connu du grand public principalement grâce à ses sculptures représentant des animaux, comme son incontournable Kong.

« L’homme à toujours eu une relation particulière avec l’animal, il a continuellement voulu le dominer. Pour ma part, j’essaie de prouver que nous avons beaucoup de choses à apprendre des animaux. Le côté racé de la voiture fait référence au monde animal, le moteur aussi, de même que les vibrations, ou la vélocité. »

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