Après une dispute, elle renverse sa belle-mère sur le parking d’un supermarché du Havre

Les faits se sont produits sur le parking du centre commercial Auchan de Mont Gaillard, au Havre.

Les faits se sont produits sur le parking du centre commercial Auchan de Mont Gaillard, au Havre. (©Pixabay)

La dispute entre la jeune femme et sa belle-mère a mal tourné, jeudi 31 janvier 2019. Après une altercation sur le parking du centre commercial Auchan de Mont Gaillard, au Havre (Seine-Maritime), elle a renversé cette dernière avant de prendre la fuite en voiture. L’objet de la discorde ? Le véhicule en question.

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Une femme découverte au sol

C’est aux alentours de 18h40 que les policiers ont été alertés d’un vol de voiture sur le parking couvert du supermarché. Une femme au sol leur est également signalée, elle serait inconsciente.

À leur arrivée, la victime en question était en réalité bien consciente et leur a donc pu livrer son témoignage sur le déroulement des faits, qui ont fait suite à une dispute avec sa belle-fille.

Une dispute pour une Mercedes

En cause : une voiture, une Mercedes classe A, que la victime et son fils ont achetée ensemble. Mais à la suite d’un différend familial, ce dernier était parti avec le véhicule que la mère n’avait donc plus revu depuis.

Jusqu’au moment des faits donc. C’est précisément sur le parking que la victime a reconnu la Mercedes en question, conduite par sa belle-fille. 

Traumatisme à l’épaule

Une dispute a alors éclaté entre les deux femmes. La belle-mère a tenté de monter à bord du véhicule, ce dont l’a empêchée la jeune conductrice. En prenant la fuite, elle a donc envoyé sa belle-mère au sol.

Prise en charge par les secours, cette dernière souffrait d’un traumatisme à l’épaule.

Témoins et vidéo-surveillance

Dans la nuit suivante, la jeune fille, âgée de 23 ans, s’est finalement présentée au commissariat de police où elle a été placée en garde à vue.

L’enquête est toujours en cours : des témoins de la scène doivent être entendus et les images de vidéo-surveillance analysée.

Le Département refuse-t-il d’ouvrir un centre d’accueil pour migrants mineurs à Rouen ?

Âgés de 14 à 16 ans, ces jeunes migrants guinéens pris en charge par des associations assurent dormir dans la rue depuis leur arrivée à Rouen (Seine-Maritime) en janvier.

Âgés de 14 à 16 ans, ces jeunes migrants guinéens pris en charge par des associations assurent dormir dans la rue depuis leur arrivée à Rouen (Seine-Maritime), en janvier. (©Mathieu Normand/76actu)

Le bras de fer continue entre les associations d’aide aux migrants de Rouen et le Département de Seine-Maritime. Réunis jeudi 31 janvier 2019, le réseau solidarité migrant·e·s (RSM) et Médecins sans frontières ont dénoncé l’annulation de l’ouverture d’un centre d’accueil d’urgence pour les mineurs étrangers.

D’après ces acteurs associatifs, le Département de Seine-Maritime se serait rétracté alors que la structure était prête à accueillir ces exilés. De son côté, la collectivité affirme que l’ouverture de ce centre est toujours en discussion, mais se trouve pour l’instant repoussée.

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« Pas de saturation » du dispositif d’accueil

Des échanges ont eu lieu entre le Département, la Ville de Rouen, le comité d’action et de promotion sociale (Caps), la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et le collège Edouard-Branly de Petit-Quevilly afin d’installer ce dispositif d’accueil d’urgence d’une cinquantaine de places dans le gymnase de l’établissement scolaire.

Près d’une trentaine d’accompagnants sociaux du Caps étaient même mobilisés pour ce projet, assure Kévin-Emeric Théry, membre de RSM : « Du matériel avait été acheté pour la restauration, le couchage, tout était prêt et, vendredi (25 janvier, ndlr), le Département décide de tout arrêter. »

Le Département, de son côté, confirme que des investissements ont bien été réalisés. La collectivité assure avoir « entamé les démarches nécessaires » pour l’ouverture de ce lieu d’accueil en accord avec la préfecture, qui est en charge du plan d’urgence hivernale. Mais d’après le cabinet du président du Département, ce dispositif n’est pas abandonné :

Deux formalités restent à remplir : le passage de la commission de sécurité et l’avis du conseil d’administration du collège. C’est en cours. Une autre condition entre en compte. Les mineurs sont redirigés vers le dispositif d’État. On est en relation avec les services de l’État et on n’a pas eu connaissance d’une saturation.

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Des jeunes migrants à la rue

En clair, tant que le dispositif en place est jugé suffisant, le centre d’accueil d’urgence n’ouvrira pas. Pour la collectivité, il n’y a donc aucun mineur dans la rue. De leur côté, les associations assurent le contraire. Ce n’est pas la première fois qu’elles montent au créneau. Et cette fois encore, l’examen de minorité constitue un des nœuds du problème. Tant qu’ils ne l’ont pas effectué, les migrants ne sont pas considérés comme mineurs par l’État.

Trois Guinéens de 14, 15 et 16 ans bénéficiant de l’aide de Médecins du monde et RSM, rencontrés le 31 janvier, affirment être dans ce cas. Tous trois dorment à la rue depuis leur arrivée à Rouen en janvier. Ils ont réitéré leur demande d’examen quotidiennement depuis.

Ces mineurs se rendent dans les locaux des associations en journée. Le soir venu certains empruntent les transports en commun pour échapper au froid, avant de se résoudre à dormir dehors. « J’ai essayé d’aller au centre Graindor, mais c’est pour les adultes, raconte l’un d’eux. Certains boivent. Je me suis fait voler mon portable là-bas, ce qui a empiré ma situation. »

Besoin de concertation

« Sur les dernières évaluations réalisées, les trois-quarts des personnes sont déclarées majeures », souligne le Département pour expliquer la non prise en charge de ces migrants « en attente ». Pour l’adjoint communiste au maire de Rouen Manuel Labbé, le Département se repose sur le réseau associatif pour gérer cette situation et rester dans « l’illégalité« . La situation devient urgente selon RSM. L’association aide et accueille actuellement 103 jeunes. « Nous sommes complètement débordés », déplore Florence Capron.

L’impossibilité pour ces jeunes « d’accéder aux soins » inquiète aussi Bernard Vigier, de Médecins du monde. Il souhaite qu’associations et autorités puissent travailler en commun :

On voit bien que nos actions coup-de-poing changent la donne, puis que la situation redevient la même peu après. Nous ne disons pas que le Département ne fait rien, mais il y a un vrai besoin de concertation avec l’État et le Département pour améliorer les choses.

Si la situation n’évolue pas, RSM n’exclue pas de mener une nouvelle action, comme l’indique Kévin-Emeric Théry : « Ce sont des enfants à la rue !  Si on n’ouvre pas ces locaux, que va-t-il se passer ? Va-t-on devoir nous-mêmes en réquisitionner un, comme nous l’avons déjà fait par le passé ? »

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Les membres de Réseau solidarité migrants et Médecins du monde espèrent une concertation avec le Département et les services de l'Etat. Leurs capacités d'accompagnement sont arrivées à saturation.

Les membres de Réseau solidarité migrant·e·s et Médecins du monde espèrent une concertation avec le Département et les services de l’Etat. Leurs capacités d’accompagnement sont arrivées à saturation. (©Mathieu Normand/76actu)

Acte XII des Gilets jaunes : manifestations interdites à Rouen dans la nuit de samedi à dimanche

À l'issue de l'acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019, un petit groupe de manifestants était resté en centre-ville de Rouen, causant des dégradations. Un arrêté a été pris par la préfecture pour interdire une nouvelle "nuit jaune".

À l’issue de l’acte XI des Gilets jaunes, samedi 26 janvier 2019, un petit groupe d’individus était resté en centre-ville de Rouen, causant des dégradations. Un arrêté a été pris par la préfecture pour interdire une nouvelle « nuit jaune ». (©SL / 76actu / Archives)

« Cet arrêté vise à éviter le renouvellement des exactions commises à Rouen, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 janvier dernier », a justifié la préfecture de Seine-Maritime vendredi 1er février 2019. La préfète Fabienne Buccio a pris un arrêté d’interdiction de manifestation « en centre-ville de Rouen » pour la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février, après l’acte XII des Gilets jaunes.

Trois arrêtés d’interdiction pris sur la Seine-Maritime

Une fois la nuit tombée, samedi 26 janvier, une dizaine de vitrines de commerces de l’hypercentre avaient été brisées par une soixantaine de personnes. « Des appels à manifestation ont été lancés sur les réseaux sociaux » pour une nouvelle « nuit jaune », écrit la préfecture.

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L’arrêté pris vendredi 1er février interdit donc tout rassemblement après 19 heures, samedi soir, jusqu’à 4 heures du matin, dimanche. Deux autres arrêtés, déjà pris pour les précédents actes, ont été reconduits, du vendredi 1er février, 18 heures, jusqu’au dimanche 3 février au soir : 

  • Interdiction de la vente de pétards et feux d’artifice ;
  • Interdiction de la vente et de l’utilisation de bouteilles ou bidons contenant des produits chimiques, inflammables ou explosifs, sous la forme liquide, solide ou gazeuse et la vente de carburants sous forme conditionnée.

Des consignes de précaution pour riverains et commerçants

Dans le communiqué adressé aux rédactions, Fabienne Buccio incite également commerçants et riverains « à observer des consignes de précaution ». Il est donc demandé « de ne laisser sur la voie publique aucun objet ou matériaux qui pourraient être utilisés comme projectiles ». Poubelles, pancartes, mobiliers extérieurs ou vélos « devront être impérativement remisés » pour ne pas être « utilisés à des fins d’agression.

Après une journée du 26 janvier où les Gilets jaunes étaient appelés à rallier Évreux pour protester contre les arrêtés d’interdiction pris par le préfet de l’Eure, le gros rassemblement régional du 2 février est prévu à Rouen, où tous les militants et sympathisants du mouvement sont appelés à converger une nouvelle fois.

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Art, santé, classes préparatoires… Portes ouvertes dans les établissements du Havre, samedi

L'ESADHaR ouvre ses portes et présente les différents cursus sur ses campus du Havre et de Rouen.

L’ESADHaR ouvre ses portes et présente les différents cursus sur ses campus du Havre et de Rouen. (©ESADHaR)

Samedi 2 février 2019, au Havre (Seine-Maritime), de nombreux établissements d’enseignement et de formation organisent des portes ouvertes à destination des futurs bacheliers, afin de présenter leurs différentes formations.

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L’ESADHaR et ses deux campus

L’École Supérieure d’Art et de Design Le Havre-Rouen (ESADHaR) accueille le public, samedi 2 février 2019, de 10h à 18h, sur ses deux campus. L’occasion de découvrir le département Design graphique et interactivité, mais aussi le Master de création littéraire, implantés au Havre.

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À Rouen, l’ESADHaR permet aux étudiants de suivre le cycle Arts. Au programme également : expositions, performances et lectures.

VIDÉO. Portes ouvertes à l’ESADHaR :

Depuis septembre 2018, l’ESADHaR propose un doctorat de recherche et création (art, design graphique, création littéraire et architecture) au sein de l’école doctorale 558 HMPL de Normandie Université et en partenariat avec l’ésam Caen / Cherbourg et l’ENSA Normandie.

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Campus ouvert

L’université organise l’opération « Campus ouvert ». Les trois sites Lebon, Frissard et Caucriauville seront accessibles. Les sites Frissard et Caucriauville seront ouverts le vendredi 1er février, de 15h30 à 19h, le samedi 2 février, de 9h à 17h, et le site Lebon ouvrira ses portes, samedi 2 février, de 9h à 17h.

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Sans oublier les classes préparatoires !

Citons aussi les portes ouvertes de l’Institut des formations paramédicales Mary Thieullent, 28 rue Foubert, qui accueillera les lycéens et leurs parents, de 9h à 17h. Le lycée François Ier organise, à 10h, une réunion d’information sur les classes préparatoires.

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Mercredi 6 février, l’après-midi, portes ouvertes au lycée des métiers des sciences, de l’habitat et de l’industrie Schuman-Perret.

Humour, concerts, contes… Nos idées de sorties à Rouen ce week-end

Samedi 2 février 2019

Olivier Saladin

Olivier Saladin se raconte à l'Hôtel des sociétés savantes.

Olivier Saladin se raconte à l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen. (©Catherine Dente)

L’Académie des Sciences, Belles lettres et Arts de Rouen présente « Itinéraire d’un acteur d’origine normande ». Olivier Saladin se raconte. Havrais de naissance, il s’installe fin 70 à Rouen où il suit les cours de l’ école du Théâtre des Deux rives. Il obtient son premier rôle professionnel dans « La surprise de l’amour » de Marivaux et ne cesse dès lors de jouer. Depuis les années 90, sollicité régulièrement aussi par le cinéma et la télévision, il n’abandonne pas le théâtre.

Infos pratiques :
À l’Hôtel des Sociétés savantes, 190 rue Beauvoisine, à Rouen, à 17h.
Entrée libre.

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Krystoff Fluder À l’ouest

Du haut de ses 41 ans, Krystoff Fluder fait preuve d’autodérision pour répondre aux questions que nous n’oserions pas lui demander.

• VIDÉO. Écoutez Krystoff Fluder :

Infos pratiques :
Au théâtre À l’ouest, 26 quai Gaston Boulet, à Rouen, à 20h.
Tarif : 20 euros.

Victor Julien-Laferrière

Le jeune violoncelliste né en 1990, « Victoire de la Musique classique », est de retour à Rouen. Il a choisi d’entraîner les mélomanes au cœur de la Mitteleuropa en compagnie de l’orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie sous la direction de Gergely Madaras. Toute la palette du violoncelle va se déployer pendant deux heures. Programme : Brahms, Danses hongroises et Symphonie N°3/ Dvorak, Concerto pour violoncelle/ Davies, KingPin.

Infos pratiques :
Au Théâtre des arts, rue du Docteur Rambert, à Rouen, à 18h.
Tarifs : de 23 à 32 euros. 

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Portes ouvertes du Conservatoire

Découverte des classes de musique, danse et théâtre en compagnie des professeurs, élèves et personnels administratifs et techniques. Tout un long parcours ponctué de chants, musique instrumentale et chorégraphies. Spectacle final à 16h : Peter and the wool.

Infos pratiques :
Au Conservatoire, 50 avenue de la Porte des champs, à Rouen, de 10h à 17h.
C’est gratuit.

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Concert pour la Basilique

L’Ensemble vocal Choregia, fort d’une quarantaine de membres et le Chœur Polycantus de Viroflay, sous la direction de Gilles André interprètent la « Petite messe solennelle » de Rossini. Concert en faveur de l’association « Demain la Basilique » qui œuvre à faire connaître et à mettre en valeur la Basilique de Bonsecours, classée monument historique depuis 2004 et qui nécessite des travaux de restauration.

Avec Kelly Hodson, soprano ; Aurore Bureau, alto; Christophe Berry, ténor et Olivier Déjean, basse. 

Infos pratiques :
En la Basilique Notre-Dame, à Bonsecours, à 16h.
Places à 20 euros à l’entrée du concert.

Dimanche 3 février 2019

Contes à l’Almendra

La sorcière du placard aux balais, la paire de chaussures ou la sorcière de la rue Mouffetard… Les célèbres contes écrits par Pierre Gripari sont racontés aux enfants. Réservation : nouvelleballe@gmail.com

Infos pratiques :
À l’Almendra, rue Paul Baudoin, à Rouen, à 15h.
Tarif : 5 euros

Leo

Léo, un spectacle sans paroles absolument bluffant.

Léo, un spectacle sans paroles absolument bluffant. (©A. Philippson)

S’appuyant sur un ingénieux système de projection vidéo, l’acrobate berlinois Tobias Wegner offre Leo, un spectacle sans parole, bluffant, drôle et poétique, à mi-chemin entre le cirque, le théâtre, le cinéma et la danse.

Infos pratiques :
Au Rive gauche avenue du Val l’Abbé, à Saint-Étienne-du-Rouvray, à 16h.
Tarifs : de 5 à 10 euros.

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Concerts, salon vintage, exposition… Que faire au Havre ce week-end ?

 

Amélie Cordonnier signe « Trancher», chez Flammarion.

Amélie Cordonnier signe « Trancher», chez Flammarion. (©D.R.)

Samedi 2 février 2019

Rencontre

La librairie Au fil des pages accueille Amélie Cordonnier, samedi 2 février, à 18h. Elle présentera son premier roman, paru chez Flammarion : Trancher. « D’une plume alerte et imagée, Amélie Cordonnier met en scène une femme dans la tourmente et nous livre le roman d’un amour ravagé par les mots », souligne l’éditeur. Un livre radical et déroutant, qui évoque la violence verbale et conjugale, ainsi que le désarroi qu’elle provoque. Cette rencontre sera animée par Patricia Lionnet, journaliste.

Infos pratiques :
Samedi 2 février 2019, à 18h, à la librairie Au Fil des pages, au Havre.
Entrée libre.
Trancher, chez Flammarion. Prix : 17 euros.

Tube à essai

MelCove en concert au CEM.

MelCove en concert au CEM. (©Antonia Enos.)

Le CEM accueille MelCove. Parmi les influences du groupe, Rodolphe Burger ou encore Nick Cave. « Comme si Gainsbourg et Bashung croisaient le fer avec The Cure ou Joy Division. »

Infos pratiques :
Samedi 2 février 2019, à 20h30, au CEM, au Fort de Tourneville – 77 rue du 329e-RI, au Havre.
Infos au 02 35 48 95 25
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Back to vintage

Première édition du salon Back to vintage, ce week-end.

Première édition du salon Back to vintage, ce week-end. (©Les productions Hector.)

Offrez-vous un voyage dans le temps et revivez les années 50 et 60. Le salon Back to vintage ressuscite ces époques, leur mode de vie et les différents styles vestimentaires qui les caractérisent.

Infos pratiques :
Samedi 2 et dimanche 3 février, de 10h à 19h, au Carré des Docks, quai de la Réunion, au Havre.
Tarif : 5 euros.
Gratuit -12 ans.

Théâtre

Le Théâtre de l’Impossible présente Les Bonnes, d’après Jean Genet. « Elles sont trois, mais il y en a une de trop. Chacune a sa logique, respectable. L’écrin qui les enferme rend l’air irrespirable », commente le metteur en scène.

Infos pratiques :
Samedi 2 février 2019, à 20h30, au THV, au Havre. Réservations à la billetterie du THV. Paiement par chèque uniquement.
Tarifs : de 6 à 8 euros.

Exposition

L’exposition « À l’aventure » consacrée à l’illustrateur havrais, Édouard Riou, est présentée jusqu’au 27 avril 2019, à la bibliothèque Armand-Salacrou.

L’exposition « À l’aventure » consacrée à l’illustrateur havrais, Édouard Riou, est présentée jusqu’au 27 avril 2019, à la bibliothèque Armand-Salacrou. (©S.B./Normandie-actu.)

La bibliothèque Armand Salacrou consacre une exposition à l’illustrateur des récits de Jules Verne, le Havrais Édouard Riou.

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Infos pratiques :
Jusqu’au 27 avril 2019, à la bibliothèque Armand Salacrou, 17 rue Jules-Lecesne, au Havre.
Ouvert du mardi au samedi, de 14h à 18h, et de 14h à 17h, pendant les vacances scolaires.
Entrée libre.

Dimanche 3 février 2019

Concert

Ilyana en concert avec les Kids United, aux Docks Océane, dimanche.

Ilyana en concert avec les Kids United, aux Docks Océane, dimanche. (©Valérie Mathilde.)

Avec ses partenaires des Kids United, Ilyana, jeune Havraise du groupe, est de retour sur ses terres natales. Elle sera en concert, dimanche 3 février, aux Docks Océane.

Infos pratiques :
Dimanche 3 février 2019, à 15h, aux Docks Océane, quai Frissard, au Havre.
Billetterie dans les points de vente habituels.
Tarifs : de 40 à 62 euros.

Back to vintage

Une Miss et un Mister Back to vintage seront élus.

Une Miss et un Mister Back to vintage seront élus. (©Les productions Hector.)

Offrez-vous un voyage dans le temps et revivez les années 50 et 60. Le salon Back to vintage ressuscite ces époques, leur mode de vie et les différents styles vestimentaires qui les caractérisent.

Infos pratiques :
Dimanche 3 février, de 10h à 19h, au Carré des Docks, quai de la Réunion, au Havre.
Tarif : 5 euros.
Gratuit -12 ans.

Hommage aux marins, théâtre… Les rendez-vous à ne pas manquer ce week-end dans le pays de Caux

 

Cortèges et déambulations sont au programme de la Saint-Pierre des marins à Fécamp.

Cortèges et déambulations sont au programme de la Saint-Pierre des marins à Fécamp. (©Archives association des Terre-neuvas)

Hommage aux marins à Fécamp

Déambulations, messes et exposition sont au programme de la Saint-Pierre des marins à Fécamp (Seine-Maritime) : pour le rendez-vous traditionnel ces samedi 2 et dimanche 3 février 2019, la ville rend hommage aux gens de mer.

Les festivités commenceront samedi à 17h30 avec le départ du cortège devant le musée des Pêcheries jusqu’en mairie pour le vin d’honneur.

Dimanche, le rendez-vous est fixé à 9 h 15 avec une déambulation au départ de l’hôtel de ville. Une messe sera célébrée à 9 h 45 à l’église Saint-Étienne. Une procession partira de l’église à 11 h 15 avant la bénédiction de la mer et des navires.

La projection d’un film de Frédéric Brunnquell sur la pêche en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale au cinéma le Grand large à 17 h 30.

Infos pratiques :
Saint-Pierre des marins samedi 2 février 2019 à 17 h 30 devant le musée des Pêcheries et dimanche 3 février 2019 à partir de 9 h 15 devant la mairie.

Théâtre à Fauville-en-Caux

La compagnie les Caux-médiens présente La Fabrique ce samedi 2 février 2019 sur la scène de la Rotonde à Fauville-en-Caux (Seine-Maritime).

Les spectateurs pourront suivre Georges Kreps, l’heureux propriétaire de la Fabrique. Il est marié à Liliane, une vraie peste. Un soir, éméché, il décide de divorcer et de transformer son usine en coopérative. Affolée, sa femme le fait interner et prend la tête de l’entreprise.

Infos pratiques :
La Fabrique samedi 2 février 2019 à 20 h 30 à la Rotonde de Fauville-en-Caux.
Tarifs : de 10 € à la gratuité.
Informations au 02 35 96 74 11.

Spectacle à Saint-Romain-de-Colbosc

Popeck sera sur la scène du Siroco à Saint-Romain-de-Colbosc ce dimanche 3 février 2019.

Popeck sera sur la scène du Siroco à Saint-Romain-de-Colbosc ce dimanche 3 février 2019. (©DR)

Il traverse le temps sans prendre une ride… ou presque ! Indémodable, Popeck sera sur la scène du Siroco ce dimanche 3 février 2019 à Saint-Romain-de-Colbosc (Seine-Maritime).

Dans Même pas mort ! ce grand du rire assorti d’un chapeau melon et d’un ineffaçable accent yiddish reste fidèle à son personnage : naïf, drôle et courtois.

Infos pratiques :
Même pas mort ! de Popeck dimanche 3 février 2019 à 16 h au Siroco de Saint-Romain-de-Colbosc.
Tarif : 15 €.
Informations au 02 35 20 57 92.

Théâtre à Autretot

La troupe des K-barrés présente Conflictuelle à Autretot.

La troupe des K-barrés présente Conflictuelle à Autretot. (©Les K-barrés)

Les K-barrés présentent Conflictuelle ce dimanche 3 février 2019 à Autretot (Seine-Maritime). Burlesque et caustique, la pièce présente une galerie de portraits au vitriol à l’occasion d’une enquête suite au meurtre d’une grande star sur scène.

Infos pratiques :
Conflictuelle dimanche 3 février 2019 à 15 h 30 à la grange d’Autretot.
Tarifs : 8 ou 5  €.

Découverte à Villequier

Une découverte sensorielle des oiseaux forestiers est proposée ce dimanche 3 février 2019 à Villequier (Seine-Maritime).

Les participants pourront suivre, les sens en éveil, un parcours sur les sentiers du bois de Villequier à la recherche des habitants à plumes avec les membres de la Ligue de protection des oiseaux.

Ce rendez-vous est proposé dans le cadre des sorties nature que le Département organise jusqu’en mars.

Infos pratiques :
Découverte dimanche 3 février 2019 à 10 h sur le parking du musée Victor-Hugo à Villequier. Gratuit.
Informations au 02 32 81 68 70.

Météo. Manque d’ensoleillement à Rouen : le record presque battu… à 15 minutes près !

Rouen (Seine-Maritime) n'a finalement pas battu le record du manque d'ensoleillement établi en janvier 2018 ?

Rouen (Seine-Maritime) n’a finalement pas battu le record du manque d’ensoleillement établi en janvier 2018. (©JB/76actu)

À 15 minutes près… On égalait le record. La station Météo France de Rouen-Boos (Seine-Maritime) a fait les calculs. En janvier 2018 : 18h10 d’ensoleillement étaient comptabilisées à Rouen. En janvier 2019 : 18h25 ! C’est évidemment peu, mais le record n’est donc pas battu.

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Une journée sur deux sans soleil

Incroyable quand même… À Rouen, en janvier 2019, « nous avons eu une journée sur deux sans soleil », indique Thierry Loquet prévisionniste et climatologiste.

La deuxième quinzaine de janvier a été quand même plus ensoleillée. Pour rappel, entre le 1er janvier et le 18 janvier, Rouen n’avait bénéficié que de 4h30 d’ensoleillement, dont deux heures pour la seule journée du jeudi 17 janvier, explique Thierry Loquet. 

Ce dernier expliquait à 76actu, au lendemain de cette journée la « plus » ensoleillée que « l’an dernier, nous avons effectivement battu le record du manque d’ensoleillement en janvier. Mais finalement, 2018 aura été une des plus belles années sur ce plan-là. »

En moyenne sur les 15  derniers jours, « on a eu du soleil entre trois et quatre heures ».

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500 minutes de plus à Bernay

Autre localité surveillée par les météorologistes : Bernay (Eure). Là aussi à la mi-janvier, le manque d’ensoleillement était probant. « Quatorze heures seulement en 15 jours. » Mais le record, qui date de 2013 avec 33 heures pour cette ville, est loin d’être battu confirme Thierry Loquet : « En janvier 2019, on totalise 500 minutes de plus qu’en 2019. »

La directrice d’un supermarché de Rouen menacée par un homme armé d’un couteau

Un homme de 28 ans a été interpellé après avoir menacé la directrice d'un supermarché de Rouen, jeudi 31 janvier 2019.

Un homme de 28 ans a été interpellé après avoir menacé la directrice d’un supermarché de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 31 janvier 2019. (©Adobe stock)

La directrice du supermarché Auchan, rue Jeanne-d’Arc, à Rouen (Seine-Maritime) a été menacée par un homme armé d’un couteau, jeudi 31 janvier 2019. L’individu a été placé en garde à vue par les policiers.

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La lame « dépliée »

Vers 15h30, jeudi, un jeune homme souhaitait entrer dans le magasin par la porte de sortie. La directrice de l’établissement lui a demandé de ne pas emprunter cette voie et de faire demi-tour, selon une source judiciaire. À ce moment, le mis en cause a sorti un couteau, « avec la lame dépliée », assure cette même source, avant de rebrousser chemin.

La victime a aussitôt prévenu les forces de l’ordre. La compagnie départementale d’intervention s’est rendue sur place. La femme a formellement désigné son agresseur, un homme de 28 ans, sans domicile fixe et en état d’ébriété au moment de son interpellation par la police. Il a été placé en garde à vue. La directrice du supermarché devait déposer plainte à la suite de son agression.

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INTERVIEW. Amélie Cordonnier présente son roman «Trancher» à la librairie Au fil des pages, au Havre

Amélie Cordonnier signe « Trancher », son premier roman. Une rencontre avec l'auteure aura lieu samedi 2 février 2019, au Havre.

Amélie Cordonnier signe « Trancher », son premier roman. Une rencontre avec l’auteure aura lieu samedi 2 février 2019, au Havre. (©D.R.)

Samedi 2 février 2019, la librairie Au fil des pages, au Havre (Seine-Maritime), accueille Amélie Cordonnier, qui présentera Trancher, son premier roman paru en septembre 2018 chez Flammarion. Entretien.

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Raconter la violence verbale

76actu : Avec Trancher, vous signez votre premier roman. Comment est né ce projet ?

Amélie Cordonnier : Ce livre s’est imposé à moi. Il m’a littéralement habitée. Je me suis réveillée la nuit pour l’écrire, entre 4 heures et sept heures du matin, avant de préparer le petit-déjeuner de mes enfants et de partir travailler. J’ai imaginé un personnage de femme face à un homme qui récidive. Cela faisait des années que son mari Aurélien ne l’avait pas insultée, et puis un matin, il rechute.

À la table du petit déjeuner, devant les enfants estomaqués, il déverse de nouveau sur elle des tombereaux de saletés. Elle va avoir quarante ans et se promet d’avoir pris une décision. Partir ou rester: il lui reste seize jours pour trancher.

Ce n’est pas ma vie que je raconte dans ce roman, mais la violence verbale, c’est un thème qui me tient à cœur. On en parle peu, sans doute parce qu’elle est sourde, sournoise et insoupçonnable. Dans le roman, elle s’exerce toujours dans la maison chauffée, une fois la porte fermée.

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Quand les mots sont des couteaux

Vous décrivez une héroïne soumise à l’emprise de son mari, enfermée  dans un cercle infernal, celui de la violence conjugale. « Trancher »,  cela évoque les mots qui blessent, qui meurtrissent, mais aussi la  difficulté pour l’héroïne de parvenir à prendre la décision de partir ?

Je ne dirai pas que cette femme est soumise. Pour moi, c’est une boxeuse amoureuse, qui se relève après chaque uppercut. Une femme qui se bat pour son couple, pour tracer sa route, pour ses enfants. Ces mots comme des couteaux, elle ne veut plus les supporter. Mais c’est parce que cette histoire reste avant tout une histoire d’amour qu’il est si difficile pour elle de trancher.

Aurélien fait de réels efforts pour endiguer sa violence. Il se fait aider par un psy, vient chaque fois s’excuser. Ce n’est pas seulement sa pensée que ses mots dépassent, c’est tout son corps. C’est un bon père qui veut le bonheur de ses enfants et celui de sa femme. Et c’est bien pour cela qu’il est si douloureux pour elle d’imaginer de le quitter. Ce roman n’est pas un réquisitoire contre un homme. C’est l’histoire d’un amour ravagé par les mots.

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Un livre de l’urgence

Dans le livre, vous mettez en place le compte à rebours : la date d’anniversaire à laquelle il faudra arrêter une décision. Une façon de dire l’urgence de partir, mais aussi de décrire cette longue torture morale et mentale à laquelle est soumise l’héroïne ?

Oui, ce compte à rebours crée une véritable urgence, une tension qui traverse le roman. Pour se donner du courage, cette femme décide de faire de son anniversaire la date butoir à laquelle elle devrait avoir tranché. J’ai voulu raconter ce que c’est qu’aimer un homme qui porte en lui une part de violence capable de tout détruire, mais qui s’exprime malgré lui.

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Vous décrivez une famille « Ricoré » : Aurélien, Vadim et Romane composent cette famille idéale sur le papier. Vous avez opté pour la deuxième personne du singulier pour faire ce récit : est-ce un choix  narratif qui permet de témoigner de votre bienveillance à l’égard de votre personnage féminin ? D’une proximité ?

La deuxième personne du singulier s’est imposée à moi. En écrivant, j’étais dans la tête de cette femme qui se parle à elle-même comme on le fait souvent dans les moments de détresse pour s’encourager.

Lorsqu’on souffre, on se tutoie, on se dit « allez, tiens bon tu vas y arriver ». Et c’est vrai que le « tu » permet de s’identifier à la narratrice. Je fais corps avec elle, mais aussi avec son mari et ses enfants. J’ai été avec chacun d’entre eux lorsque j’écrivais. 

Entre douceur et brutalité

Comme Chanson douce de Leïla Slimani, votre roman se construit sur une tension, l’irruption de la violence dans un quotidien familial classique. La scène de la fuite, alors que le réveillon de Noël s’annonce, est particulièrement violente. L’héroïne est meurtrie physiquement, dégradée car ses vêtements sont abîmés. C’est le moment où cette violence tue se révèle aux yeux du monde, de la famille ?

Il est vrai que cette scène est particulièrement dure. Mais ce n’est pas la seule. La scène des « miettes » sur laquelle s’ouvre le roman est terrible elle aussi. J’ai voulu faire alterner les scènes de violence et de grande douceur, comme c’est souvent le cas dans la vie. C’est parce qu’elles se succèdent qu’il est si difficile de trancher.

Pour élaborer le personnage d’Aurélien, avez-vous lu des articles sur les violences au sein du couple, sur les pervers narcissiques ?

Non. Je n’ai pas voulu écrire un livre médical sur un sujet de société. J’ai écrit un roman. Mon personnage fait des recherches sur Internet, elle tape dans google « troubles bipolaires », « syndrome Gilles de la Tourette ». En vain.

J’ai choisi de ne pas nommer le mal dont souffre le mari, de ne pas lui coller l’étiquette d’un diagnostic, comme celle du pervers narcissique. D’abord parce que la violence verbale recouvre énormément de formes, mais surtout parce que nommer et expliquer cette violence ne permet aucunement de rendre compte de son effet, de l’effroi, de la honte et de la sidération qu’elle produit sur une femme, un homme, des enfants.

Les enfants ou le poids de l’héritage

Les enfants, fruits d’un amour passé, remplissent le rôle d’adjuvants dans le récit. Vous les voyez comme un appui pour leur mère ? Ce sont eux qui lui doivent protection ?

Quand les mots comme des couteaux tombent sur cette femme, ils blessent aussi ses enfants. C’est pour cette raison que je préfère parler de violence domestique plutôt que de violence conjugale. Ce problème n’est pas seulement celui d’un couple, mais de toute la famille. Elle ne peut plus s’aveugler. Son fils est devenu adolescent et elle a maintenant une petite fille de sept ans. Ses enfants voient tout, entendent tout. Ils sont les spectateurs mais aussi les victimes collatérales de cette violence qui les percute autant qu’elle.

Elle serait tentée de leur mentir pour minimiser les sorties de route de son mari, mais ils sont grands maintenant, elle ne peut plus tricher. Par leur tendresse et leur ingéniosité, les enfants la font tenir et parfois rire. Ils donnent de la force à leur mère. Mais cette force c’est bien d’elle qu’ils la puisent, de son amour, des histoires qu’elle leur lit le soir et de tout ce qu’elle fait pour eux. 

On demande souvent aux pères et aux mères ce qu’ils aimeraient transmettre à leurs enfants. Il y a ce que les parents voudraient transmettre, mais il y a aussi ce dont héritent les enfants malgré eux.

Des blessures invisibles

L’héroïne liste les mots odieux dont l’assène son compagnon et elle essaie, à de multiples reprises, de lu faire prendre conscience de sa propre violence. Même dans la douleur, elle a besoin de son regard ?

Les blessures qu’infligent les mots sont invisibles. Ils ne laissent aucune trace. Ni physique, ni écrite. Les insultes, les insanités qui terrassent, on s’efforce de les oublier. Il est rare d’ailleurs que la personne qui les prononce n’essaie pas de les noyer sous un flot d’excuses quelques heures après.

Aurélien demande toujours pardon et jure chaque fois qu’il ne recommencera pas. C’est  pour ne pas oublier les phrases méprisantes qu’il lui jette à la figure qu’elle décide de les noter. Elle a toujours fait des listes, de romans, d’anniversaires… Mais des listes d’insultes, ça, elle n’en avait jamais fait. Elle veut en garder une trace et tenter de les désamorcer. Avec le pathétique espoir que ces mots aillent s’incruster ailleurs qu’en elle.

Un prince pas toujours charmant

Trancher, c’est l’histoire d’un amour terni, meurtri. Peut-on aussi parler d’une dépendance amoureuse, d’un attachement à l’image idéale de la famille ?

Non. Pour moi cette femme se moque de son image et n’est pas dépendante de cet homme. Elle se bat parce qu’elle l’aime malgré tout. Elle aime ce prince qui n’est pas toujours charmant. C’est avec lui qu’elle a choisi de faire deux enfants. Et avec lui qu’elle aimerait pouvoir continuer de les élever.

Trancher raconte la difficulté à dire, à raconter, mais aussi la force des mots. Ils se révèlent une arme, à double tranchant ?

Oui, les mots sont des couteaux qui tranchent ce que cette femme a de plus intime, et de plus précieux aussi. Sa gaieté, sa confiance en soi, l’envie de garder la tête haute.    

Infos pratiques :
Rencontre samedi 2 février, à 18h, à la librairie Au fil des pages, 81 rue Paul-Doumer, au Havre.
Trancher d’Amélie Cordonnier, Flammarion. Prix : 17 euros.

Asile et immigration : au Havre, les associations dénoncent le durcissement de la loi

Les associations d'aide aux migrants, face au durcissement de la loi Asile et immigration, manifestent leurs inquiétudes.

Les associations d’aide aux migrants, face au durcissement de la loi Asile et immigration, manifestent leurs inquiétudes. (©Adobe Stock.)

Alors que la loi Asile et immigration, défendue par Gérard Collomb, a été adoptée en septembre 2018, les associations d’aide aux migrants s’inquiètent du durcissement de la loi. Au Havre (Seine-Maritime), l’AHSETI (Association havraise de solidarité et d’échange avec tous les immigrés) tire la sonnette d’alarme.

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Demande d’asile : un parcours semé d’embûches

À son arrivée sur le territoire, tout demandeur d’asile doit s’adresser à une plateforme d’accueil de demandeurs d’asile. Au Havre, l’AHSETI explicite la procédure aux personnes qui se présentent et doivent emprunter des bus départementaux pour se rendre chez France Terre d’asile à Rouen.

Les familles doivent se présenter avec leurs enfants. L’association les aide à financer le transport jusqu’à Rouen, « mais la difficulté est d’avoir accès à France Terre d’Asile », souligne l’AHSETI. Dans les trois jours consécutifs à cette rencontre, un rendez-vous à la sous-préfecture doit être donné. Un premier papier officiel attestant de la demande d’asile est alors fourni pour un mois.

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S’ensuivent des problèmes d’hébergement. Des hébergements séquentiels sont proposés, mais les personnes n’ayant pas de statut administratif, les difficultés se multiplient, dès lors que leur cas n’est pas étudié rapidement, explique Chantal NGuyen, bénévole à l’AHSETI.

Une fois l’attestation de la sous-préfecture reçue, un dossier doit être renvoyé sous 21 jours, contenant ce qu’on appelle le récit d’asile. La demande est ensuite enregistrée. Il faut compter neuf mois pour une procédure normale.

Un durcissement des procédures

Une fois les dossiers remplis, s’installe une longue attente et les demandeurs d’asile se retrouvent confrontés à difficultés de logements : « À peine un sur deux est hébergé. » En 2017, seuls 35% de dossiers ont reçu une réponse favorable de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

La loi Asile et immigration durcit les procédures et les associations craignent des expulsions plus rapides, des examens de dossiers plus rapides.

Cette loi pose différents problèmes : les délais pour les démarches sont raccourcis, les échanges par SMS sont privilégiés, dématérialisant les communications, le passage devant la CNDA par vidéoconférence renforce les injustices. Quand l’asile sera refusé, aucun titre de séjour ne pourra être demandé, laissant la personne dans une situation de détresse.

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Les associations craignent aussi des expulsions plus rapides.

Actuellement, quand on a une OQTF (Obligation de quitter le territoire), il y a un petit délai, environ 30 jours. Aujourd’hui, le délai pour un recours est fixé à 48h. On observe une vraie politique de durcissement. Il faut mener une vraie lutte. C’est terrible.

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Titres de séjour santé

La procédure pour obtenir un titre de séjour santé ayant changé, les associations d’aide aux migrants ont observé une diminution des accords de 37% en un an. Les personnes détentrices d’un titre de séjour santé présentent un état d’une extrême gravité. Ce titre est accordé quand aucun traitement n’est disponible dans leur pays d’origine.

Depuis janvier 2017, nous rencontrons de gros problèmes. Autrefois, l’ARS donnait un avis médial. Dorénavant, ce sont les médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) -et donc qui dépendent du ministère de l’Intérieur- qui donnent leur avis sur l’état de santé du demandeur. Actuellement, les délais sont extrêmement longs et incroyables.

Les associations observent un non renouvellement des séjours santé. « On en a beaucoup. Une ou deux lettres par semaine en provenance de la sous-préfecture. Les pathologies psychiatriques ne sont plus retenues. »

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Contrôles accrus dans les lieux d’accueil

Les associations pointent aussi du doigt les contrôles accrus dans les lieux d’accueil et d’hébergement administratifs.

La garde à vue passe de 16h à 24h, un fichier des mineurs va être mis en place. Signalons aussi que dans le cas d’une OQTF, les personnes ont l’obligation de pointer à la Police de l’air et des frontières et sont assignées à résidence, avec interdiction de sortir d’un certain périmètre.

Samedi 2 février 2019, une manifestation contre la nouvelle loi Asile et immigration aura lieu à Caen (Calvados). Rendez-vous est donné place Saint-Pierre, à 14h, à l’appel de la Coordination régionale Bretagne-Pays-de-Loire-Normandie solidaire des personnes immigrées.

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INTERVIEW. Pascal Obispo bientôt en concert à Forges-les-Eaux et à Rouen

Pascal Obispo débute sa nouvelle tournée par une série de concert dans des salles de moyenne jauge, comme au Carré des Docks, au Havre, ou à l'espace de Forges-les-Eaux le 10 mai 2019.

Pascal Obispo débute sa nouvelle tournée par une série de concerts dans des salles de moyenne jauge, comme au Carré des Docks, au Havre, ou à l’Espace de Forges-les-Eaux le 10 mai 2019. (©Yann Orhan)

Pascal Obispo se produisait au Carré des Docks, au Havre (Seine-Maritime) le 25 janvier 2019. Il revient en Normandie, à l’Espace de Forges, à Forges-les-Eaux, le 10 mai, puis au Zénith de Rouen, le 8 octobre.

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«  J’aime bien voir tout le monde »

76actu : Pourquoi choisir de jouer dans les salles moyennes en plus des Zénith ?
Pascal Obispo : J’aime beaucoup jouer dans des petites salles, car j’adore le contact avec mon public, j’aime en profiter. J’ai repris goût à ce format de salles aux jauges moyennes en 2012 lorsque j’ai fait ma tournée MillésimeS. Ça faisait 15 ans que je n’avais pas refait de petites salles. C’est très agréable, car on est plus soi-même face au public, c’est aussi plus convivial. Quand les salles sont grandes, c’est plus difficile de donner les mêmes sentiments. Personnellement, j’aime bien voir tout le monde.

Cette tourné permet peut-être de caler la setlist ?
Désormais, le choix des titres que nous allons jouer est fait. Ce concert au Havre représente la septième date de la tournée. À une ou deux chansons près, on sait ce qu’on va jouer sur scène.

Un titre revient forcément en concert 23 ans après, c’est Lucie
Tous les soirs, je fais monter une Lucie sur scène. J’interprète dix chansons du nouvel album et 14 anciennes, de sorte à créer un équilibre entre les deux.

• VIDÉO. Écoutez Lucie

« On est tous fans de quelqu’un »

Un de vos titres s’appelle Fan, il y a même eu une tournée du même nom. Êtes-vous fans des autres ?
On est tous fan de quelqu’un. Certains des fans qui me suivent, je les connais depuis 15 ou 20 ans. Il n’y a pas d’artistes qui ne soit pas fan d’un autre. On a tous un jour été happé par un artiste ou une formation. Penser être unique, c’est avoir une pensée autocentrée.

Fan des Beatles notamment ?
Les Beatles représentent à mes yeux ceux qui ont créé le mouvement. Ce sont des mélodies avec légèreté, des refrains. Sans eux, il y aurait eu peu de choses qui auraient suivi. Il n’y aurait pas eu U2, Coldplay ou Led Zep…

Philippe Pascal, du groupe Marquis de Sade, vous a rejoint sur votre album. C’est aussi une formation qui a compté dans votre parcours ?
Marquis de Sade était pour nous un fantasme. Ils étaient nos pères, nos guides musicaux. Le fait que Philippe Pascal vienne sur une de mes chansons, je le vis comme quelque chose d’exceptionnel.

Vous êtes également admiratif de Benjamin Biolay qui participe aussi à votre album. Vous avez même dit qu’il était le « Rodin de la musique »…
Nous avons écrit une chanson rigolote ensemble. J’admire sa musicalité, son intelligence, sa façon d’aborder les arrangements. C’est quelqu’un d’extrêmement doué, de très intelligent, de très drôle.

• VIDÉO. Écoutez Chante la rue chante, extrait du dernier album : 

Un état d’esprit

Il y a aussi Calogero, Youssou’N’Dour, Christophe, Isabelle Adjani qui interviennent dans votre dernier album. C’est une façon de réunir les amis ?
Ce sont des personnes qui ont la même culture musicale que moi, cela correspond à l’état d’esprit de l’album, à l’anticonformité, à la volonté de rester soi. La seule posture que j’ai eue et conservée, c’est celle d’être libre.

Votre album, le onzième opus studio, est éponyme. Pourquoi ?
Tout simplement parce que j’ai écrit la plupart des textes. Je voulais présenter des chansons générationnelles par rapport aux gens qui me suivent. Je voulais faire un album de mon temps tout en parlant de ce qui m’a construit musicalement et artistiquement. J’y évoque les problèmes de la célébrité, le côté éphémère de la vie, le fait de ne pas se laisser faire, les réseaux sociaux…
En fait j’ai écrit une centaine de textes pour retenir les 14 titres de l’album. Ça a été difficile de choisir. Nous avons mis celles que je préférais, qui disaient quelque chose qui me correspond. Ce travail m’a pris deux ans et demi, car en parallèle j’ai produit d’autres albums et Jésus.

Infos pratiques : 
Espace de Forges, à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), le 10 mai, à 20h30.
Tarif : 45 euros.
Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), le 8 octobre, à 20 heures.
Tarifs : de 45 à 75 euros.

En Normandie, l’État se « prépare à un Brexit dur » : de nouveaux douaniers espérés

En l'absence d'accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, la préfète de Normandie, Fabienne Buccio s'attend à un « Brexit dur », aux conséquences redoutées.

En l’absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la préfète de Normandie, Fabienne Buccio s’attend à un « Brexit dur », aux conséquences redoutées. (©Douane française)

Au 29 mars 2019, les frontières seront rétablies entre la France et l’Angleterre. La Normandie est en première ligne. Pour le moment, les négociations pourtant sur le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) ont échoué. Le 29 janvier, la Première ministre Theresa May a obtenu des députés britanniques un mandat pour rouvrir les négociations avec Bruxelles, mais l’Union européenne a immédiatement refusé. La préfète de Normandie, Fabienne Buccio a annoncé mercredi 30 janvier 2019, « se préparer à un Brexit dur », c’est-à-dire sans accord entre les deux parties.

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235 postes de douaniers

Qui dit retour des frontières, dit contrôles renforcés. Chaque année, 2,1 millions de voyageurs passent en Normandie (900 000 uniquement pour Caen-Ouistreham) et 200 000 camions transitent par la région. Le gouvernement a promis 235 postes de douaniers pour la façade littorale. Fabienne Buccio a demandé des effectifs supplémentaires, mais « ne peux pas encore dire le nombre d’agents qui seront affectés en Normandie » : les arbitrages doivent avoir lieu dans le courant du mois de février.

Dans cette configuration, le gouvernement redoute un engorgement des ports en raison du renforcement des contrôles mis en place avant l’embarquement vers le Royaume-Uni. Pour y remédier, en décembre, la compagnie maritime Brittany Ferries annonçait qu’elle augmentait de 50 % sa capacité de fret sur les lignes au départ du Havre. Ce qui de fait, intensifia le travail des douanes, du fait de la disparition de la libre circulation qui existe entre les États membres de l’Union européenne.

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En plus des douaniers, Fabienne Buccio a également demandé davantage de policiers aux frontières. En Normandie, les agents douaniers devraient aussi avoir une double habilitation pour faire le travail de la police aux frontières, dans les cas où celle-ci n’est pas présente, comme dans le port de Dieppe (Seine-Maritime).

Le coût des investissements liés à la mise en place d’une frontière est estimé « entre 20 et 30 millions d’euros », selon le président de région Hervé Morin.

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Augmentation des demandes de naturalisation

Une situation qui inquiète les Britanniques vivant en Normandie. Les services de l’État ont enregistré une hausse des demandes de naturalisation en Seine-Maritime et dans l’Eure : quatre en 2016, 33 en 2017 et 39 en 2018. « J’ai pu constater personnellement que des Britanniques prennent la double nationalité avec la volonté de rester européen », a commenté Fabienne Buccio.

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Des avocats de Rouen s’alarment de difficultés à défendre les Gilets jaunes en garde à vue

Des avocats de Rouen (Seine-Maritime) se sont plaints de difficultés à accéder à leurs clients, dans un texte diffusé dimanche 27 janvier 2019 sur les réseaux sociaux.

Des avocats de Rouen (Seine-Maritime) se sont plaints de difficultés à accéder à leurs clients, dans un texte diffusé dimanche 27 janvier 2019 sur les réseaux sociaux. (Archives ©RT / 76actu)

Depuis dimanche 27 janvier 2019, un texte signé de la présidente de la section de Rouen (Seine-Maritime) du Syndicat des avocats de France (SAF) est viral sur les réseaux sociaux. Me Sandra Molinero y alerte sur les difficultés qu’auraient des avocats « pour défendre les personnes en garde à vue et notamment les Gilets jaunes ». La Direction départementale de la sécurité publique a démenti ces allégations.

Un mail privé partagé plusieurs milliers de fois

À l’origine, le « message important » de l’avocate était un mail privé. Il a pourtant été relayé par la Legal team Rouen sur Facebook. Écrit « de manière informelle » par son auteure, le texte a été partagé plusieurs milliers de fois, surtout parmi les Gilets jaunes. Et pour cause : il accuse la police de « balader » certains des avocats chargés de défendre « les personnes en garde à vue, notamment les Gilets jaunes ».

Important. Message de Sandra MOLINEROPrésidente SAF(syndicat des avocats de France) de RouenBonjour à tous, Je…

Publiée par Legal Team Rouen sur Samedi 26 janvier 2019

Selon le texte, des agents de police chargés des auditions inciteraient des interpellés à renoncer au droit de représentation par un avocat. Si « ce n’est pas une généralité », tempère Sandra Molinero, elle assure que « plusieurs avocats » lui ont transmis des témoignages allant en ce sens.

Une avocate « baladée » entre Elbeuf et Rouen

C’est le cas de Me Hélène Veyrières, de permanence le jeudi 24 janvier quand elle a été appelée pour une femme arrêtée pour « entrave à la circulation sur un rond-point » : 

Elle a été placée en fin d’après-midi à Elbeuf. On devait m’appeler pour fixer l’heure de son audition. Personne ne l’a fait. J’ai appelé, elle avait été transférée à l’hôtel de police de Rouen. Le lendemain matin, elle était repartie à Elbeuf et avait renoncé à son droit d’être assistée.

L’avocate est « en colère », car elle estime « abusif » un placement en garde à vue la veille avec une audition le lendemain pour des faits de ce type et « désagréable » le fait que « des gens renoncent ainsi à leurs droits ».

La loi octroie au gardé à vue 30 minutes d’entretien avec son avocat, avant des interrogatoires auxquels la défense peut assister. Dans l’usage, l’avocat contacte les policiers pour demander quand sera effectuée l’audition, « afin que l’entretien ait lieu juste avant », explique Me Veyrières. 

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« Il n’y a pas d’incitation à renoncer » à l’avocat, dément la police

Selon l’avocate et sa consœur Sandra Molinero, la renonciation des mis en cause à leur droit s’explique par le discours que tiendraient certains policiers. « Ils disent que renoncer à l’avocat fait gagner du temps sur la garde à vue, c’est une fausse croyance », martèle Hélène Veyrières. Les avocats assurent tenir le délai de deux heures qui leur est imparti à partir de la notification de la garde à vue pour assurer leur mission.

Or, le temps de garde à vue « ne dépend que de la procédure », selon les avocates. Si cette incitation « n’est pas une nouveauté et arrive assez fréquemment », elle reviendrait à la mode avec les Gilets jaunes. « C’est fait de manière sympa par les policiers », relève la présidente du SAF :

En face d’eux, ils ont un public novice qui n’y connaît rien. Ils disent que ce sera plus rapide, c’est une technique pour être tranquille.

La Direction départementale de la sécurité publique dément ces allégations : « Les services de police et les officiers de police judiciaire respectent le code de procédure pénale et le droit à un avocat comme celui de voir un médecin. » Le service communication est formel : « Il n’y a pas d’incitation à y renoncer. »

Si une telle pratique était avérée, elle ne serait pas illégale, ce qui rend les choses « très compliquées », selon les avocates. Cependant, le procureur de la République, Pascal Prache, affirme que « toutes les difficultés signalées au parquet notamment par un avocat ou le bâtonnier et relatives au déroulement d’un acte d’enquête ou d’une garde à vue font l’objet d’une étude ou d’un traitement ».

Conférence, musique médiévale, danse… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce vendredi

Bonjour à toutes et à tous !

Vous y être désormais habitués : il a neigé dans la nuit du jeudi 31 janvier au vendredi 1er février 2019, en Seine-Maritime. Le département est placé en vigilance orange pour la neige et le verglas. Soyez donc prudents sur les routes, des perturbations sont à prévoir. Des températures positives sont attendues pour vendredi matin, donc la neige devrait fondre, mais pluies et brume devraient griser l’horizon.

Discussion

Vue de l'exposition de Patrick Tosani, « Prises d'air ».

Vue de l’exposition de Patrick Tosani, « Prises d’air ». (© Le Portique)

Le Portique présente, jusqu’au 9 mars, l’exposition Prises d’air de Patrick Tosani. L’artiste échangera sur son travail avec Gilles Tiberghien, philosophe et maître de conférences en esthétique à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à 18h30, au Portique, 30 rue Gabriel-Péri, au Havre (Seine-Maritime).
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Musique médiévale

L'ensemble Odo, en concert, au Conservatoire Honegger.

L’ensemble Odo, en concert, au Conservatoire Honegger. (©Odo.)

L’association Les prieurales propose un concert de l’ensemble Odo, qui trace un parcours des univers musicaux traversés par les voyageurs et pèlerins venus de mille chemins.

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à 20h30, au Conservatoire Arthur-Honegger, Cours de la République, au Havre (Seine-Maritime).
Billetterie sur place.
Tarifs : de 8 à 12 euros.

Rencontre

L’association Les Ancres noires présente les bandes dessinées et romans en lice pour le prix des lecteurs.

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à La Galerne, 148 rue Victor-Hugo, au Havre (Seine-Maritime).
Entrée libre.

Danse à Pékin

Grâce au partenariat signé entre l’Ecole de danse Red Dancing de Pékin et le Conservatoire de Rouen, élèves et professeurs chinois découvrent à Rouen l’enseignement chorégraphique à la française et font partager aux élèves seinomarins leurs danses traditionnelles. Une Méridienne dansée, coordonnée par Caroline Riotte et Claude Brendel.

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à  12h15, à l’Auditorium du Conservatoire, 50 avenue de la Porte des champs, Rouen (Seine-Maritime).
C’est gratuit.

Eldorado/s

Eldorado/s, la nouvelle création de Philippe Ménard.

Eldorado/s, la nouvelle création de Philippe Ménard. (©D Micheli)

Philippe Ménard aime questionner notre façon d’être au monde. Au terme de sa résidence au Rive Gauche, Philippe Ménard signe une création déambulatoire, portée par un groupe d’artistes (danseurs, vidéaste, musicien, comédienne) et d’habitants de toutes générations, lancés à la conquête de leurs territoires imaginaires. Une mise en mouvement du désir, un voyage vers un Eldorado contemporain qui révèle en chacun de nous nos trésors intimes. 

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à 19h, au Rive gauche, avenue du Val l’Abbé, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).
Tarifs : de 8 à 15 euros.

Ensemble Variances

Retour d’une longue tournée, Thierry Pécou et son ensemble explorent la puissante richesse musicale de l’Inde. Sangâta, une nouvelle ouverture aux musiques du monde. Un programme interprété par des instrumentistes indiens et européens sur une base rythmique donnée par le tabla, instrument percussif, le piano, la clarinette, la flûte occidentale, la flûte bansuri et le violon. Durée 1h10. 

Infos pratiques :
Vendredi 1er février 2019, à 20h, à la Chapelle Corneille, rue Bourg l’Abbé, à Rouen (Seine-Maritime).
Tarifs : de 10 à 21 euros.

Armada 2019 : participez à un concours pour devenir ambassadeur de la Seine-Maritime

Le Département de la Seine-Maritime aura deux jeunes représentants, lors de l'Armada 2019, à Rouen (Seine-Maritime) : une « Armadienne » et un « Armadien ».

Le Département de la Seine-Maritime aura deux jeunes représentants, lors de l’Armada 2019, à Rouen (Seine-Maritime) : une « Armadienne » et un « Armadien ». (Archives ©FM/76actu)

Parmi les nouveautés attendues lors de la 30e Armada,  il y aura une « Armadienne » et un « Armadien », deux jeunes qui porteront les couleurs de la Seine-Maritime, pendant l’événement, du 6 au 16 juin 2019, à Rouen (Seine-Maritime). Ouverture des candidatures en ligne vendredi 1er février 2019, dès minuit. 

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Des candidatures par vidéo 

Ces représentants seront désignés à l’issue d’un concours, conduit par le Département de la Seine-Maritime, déjà organisateur historique de la grande parade. L’idée a été proposée par la conseillère départementale Marine Caron, désireuse de « participer aux animations » qui enrichiront l’événement naval. Avec pour objectifs de « représenter la Seine-Maritime » et de « valoriser l’implication des jeunes pour leur territoire ».

Le Département précise les modalités du concours : 

« Afin d’y participer, il faut être âgé de 20 à 30 ans, savoir parler anglais, habiter une commune traversée par la Seine et être engagé sur le territoire (dans une association, une entreprise ou un club, par exemple). Les candidats pourront, dès ce vendredi 1er février 2019, déposer une vidéo de présentation et de motivation la plus originale possible pour séduire le public et le futur jury, sur le site internet dédié au concours, jusqu’au dimanche 21 avril. »

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Vote final des internautes, du public et de personnalités

« Proposer des candidatures vidéos nous a semblé être une façon intéressante et dynamique, pour exprimer son enthousiasme pour le territoire », souligne Marine Caron, qui coordonnera le processus, au sein d’une équipe interne au Département.

Jusqu’au 21 avril 2019, les vidéos ne seront pas visibles par le public, mais ensuite, pendant quinze jours, une sélection sera présentée sur le site et soumis à l’avis des internautes.

À l’issue de cette première phase de concours, une cérémonie de sélection finale sera organisée à l’hôtel du Département, vendredi 10 mai 2019. Les lauréats qui sortiront du lot seront choisis par trois collèges de votants : internautes, donc, public et personnalités. La soirée s’annonce également festive, « avec la mise en avant de créateurs locaux », précise Marine Caron.

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VIDÉOS. Vigilance orange : nouvelles chutes de neige en Normandie, perturbations à prévoir

Un nouvel épisode neigeux a commencé, jeudi 31 janvier 2019 en Normandie. Des chutes sont attendues toute la nuit et le risque de verglas est élevé. L'Eure et la Seine-Maritime ont été placés en vigilance orange.

Un nouvel épisode neigeux a commencé, jeudi 31 janvier 2019 en Normandie. Des chutes sont attendues toute la nuit et le risque de verglas est élevé. L’Eure et la Seine-Maritime ont été placés en vigilance orange. (©Delphine Revol – Le Pays d’Auge)

Pour le troisième jour d’affilée, la neige est apparue dans le ciel de Normandie, jeudi 31 janvier 2019. Deux départements, la Seine-Maritime et l’Eure, ont été placées en vigilance orange par Météo-France. Il y a un fort risque de verglas, prévient l’organisme. Des perturbations sont à prévoir sur les réseaux de transport.

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Circulation compliquée sur les routes et les rails

La Sanef a prévenu les automobilistes des « chutes de neige annoncées », les appelant à la prudence s’ils venaient à circuler. La société gère les autoroutes A13 et A29, qui traversent les départements concernés. Les automobilistes sont invités à suivre l’évolution des conditions météorologiques via la radio 107.7. Il est conseillé d’avoir couvertures et vivres dans les voitures, ainsi qu’un chauffage en état de marche.

VIDÉO. La neige a recommencé à chuter sur les autoroutes de Normandie : 

En Seine-Maritime, les transports scolaires sont suspendus vendredi 1er février. Dans l’Eure, le redoux qui est annoncé pour la journée de vendredi a conduit les autorités à ne pas annuler les transports. À Caen, le nouvel épisode neigeux a engendré des ralentissements jeudi soir. Dans la Manche, la neige est revenue en fin de journée, compliquant la circulation. Des gelées blanches sont attendues.

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Sur le réseau ferré aussi, des perturbations sont à prévoir jusqu’au 1er février, prévient Ter Normandie. Les éventuelles difficultés seront à suivre en direct via le compte Twitter du transporteur régional. Jeudi soir, à 18h30, des retards étaient signalés au départ de Paris, sans impact sur le reste de la Normandie.

Quelques chutes de neige sur la région

Les premiers flocons, parfois accompagnés de rafales de vent, ont tourbillonné dès la fin d’après-midi dans certains secteurs de Normandie. Au Havre et à Rouen, ça a été le cas dès 17h15. 

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Grand débat national : comment les réunions s’organisent au Havre ?

Au Havre, deux rencontres sont organisées dans le cadre du Grand débat national voulu par Emmanuel Macron.

Au Havre (Seine-Maritime), deux rencontres sont organisées dans le cadre du Grand débat national voulu par Emmanuel Macron. (©Aurélia Morvan /Normandie-actu)

Comme désormais de nombreuses communes en France, le Havre (Seine-Maritime) a programmé trois rencontres dans le cadre du Grand débat national. Elles auront lieu le vendredi 8, jeudi 21 et mardi 26 février 2019. Précisions.

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Trois dates retenues au Havre

Toutes les communes de France sont invitées à jouer le jeu et le Havre, ville du Premier ministre Édouard Philippe, ne fait pas exception. La municipalité a fixé trois dates pour inviter les Havrais à participer eux aussi au Grand débat national, voulu par le président de la République, Emmanuel Macron.

Les dates retenues : 

  • vendredi 8 février à 19h à la mairie de la commune associée de Rouelles,
  • jeudi 21 février à 18 heures à la salle des fêtes de Blévillle,
  • mardi 26 février à 18 heures  à 18 heures à la salle des fêtes François 1er

12 tables rondes

Comme prévu dans le cadre du Grand débat, ces rencontres permettront à chacun de s’exprimer sur les quatre thèmes définis par le gouvernement, en lien « avec des grands enjeux de la nation » : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’État et des services publics.

Lors de ces réunions, 12 tables rondes seront réparties dans la salle pour échanger sur ces sujets. Un compte-rendu des débats sera transmis au gouvernement.

Une grande consultation citoyenne

En parallèle de ces rencontres, le Grand débat national se poursuit également en ligne via le site Internet dédié. Une plateforme où il est également possible de consulter la carte de toutes les réunions organisées dans l’hexagone. 

Au Havre, les habitants peuvent également s’exprimer sur les sujets de leur choix à travers la grande « consultation citoyenne » lancée début janvier, qui se clôturera le 15 mars prochain.

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Informations pratiques :
Rencontre en entrée libre et sans inscription, dans la limite des places disponibles.

Moins de morts sur les routes de Seine-Maritime en 2018 : un effet du passage à 80 km/h ?

En 2018, 46 personnes ont perdu la vie sur les routes de Seine-Maritime.

En 2018, 46 personnes ont perdu la vie sur les routes de Seine-Maritime. (Archives ©RT/76actu)

C’est une bonne nouvelle qui ne peut cependant réjouir personne : il y a eu moins de morts sur les routes de Seine-Maritime en 2018, par rapport à 2017. Les chiffres ont été rendus publics lors d’une conférence de presse en préfecture, à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 30 janvier 2019.

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46 morts en 2018

Au total, 46 personnes ont perdu la vie à la suite d’un accident, contre 51 en 2017 et 52 en 2016. Vingt personnes étaient en voiture au moment du drame, 12 à moto et six ont été tuées alors qu’elles circulaient à pied. Le nombre de blessés est lui, en revanche, en légère augmentation (+ 3 %), avec 1 031 victimes, dont 377 qui ont dû être hospitalisées.

 

« Un faisceau d’indices »

Interrogées pour comprendre les raisons de cette baisse, les autorités ont esquissé un début d’explication : la mise en place de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h. « Il y a eu moins de morts sur la deuxième partie de l’année en 2018, qu’en 2017 : 23 tués contre 28. C’est un faisceau d’indices », tente d’expliquer Benoît Lemaire, directeur de cabinet de la préfète de Seine-Maritime, qui rappelle que les nouveaux panneaux de limitation de vitesse sont apparus en juillet 2018.

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Sous surveillance, un couple interpellé pour trafic de stupéfiants au Havre

Un couple a été arrêté pour trafic de stupéfiants au Havre (Seine-Maritime) jeudi 24 octobre 2019.

Un couple a été arrêté pour trafic de stupéfiants au Havre (Seine-Maritime) jeudi 24 janvier 2019. (©Adobestock/Illustration)

Le trafic de stupéfiants aura duré presque deux ans. Un homme et sa compagne, ont été arrêtés jeudi 24 janvier 2019 chez eux vers midi au Havre (Seine-Maritime). Dans l’appartement, les policiers ont trouvé multiples drogues et de l’argent liquide. Suspecté depuis longtemps, l’homme a été condamné au tribunal, le 30 janvier.

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Cannabis, héroïne, cocaïne et argent liquide

Ce Havrais âgé de 22 ans faisait l’objet d’une opération de surveillance. À l’issue d’une vente en centre-ville rue de Paris mercredi 23  janvier 2019, où il était présent avec sa compagne, des policiers de la Brigade anticriminalité ont interpellé un acheteur. « Il était en possession d’un à deux grammes de cocaïne », détaille une source judiciaire.

Un élément suffisamment tangible pour perquisitionner le domicile du couple le lendemain midi. Sur place, les policiers ont découvert 1,1kg de cannabis, 590g d’héroïne, 66 g de cocaïne et plus de 800 € en liquide.

« Il a reconnu de son côté, a minima, avoir vendu 600g de résine de cannabis, 300g d’héroïne et 200g de cocaïne pendant 6 mois pour un bénéfice de 10 000 € environ », poursuit cette même source.

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Condamné à 24 mois de prison ferme

L’enquête menée par l’unité de lutte contre les stupéfiants et l’économie souterraine a permis d’établir que le trafic remontait à avril 2017. Le couple a été interpellé. La femme fera fait l’objet d’une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité le 2 juillet 2019.

L’homme a quant à lui été écroué en vue d’une comparution immédiate le 28 janvier. À l’issue de cette dernière, il a été condamné à 25 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour détention non autorisée, transport, offre ou cession, acquisition et usage de stupéfiants.

Concert : du jazz au 106 à Rouen, avec la venue du « Émile Parisien Sfumato quintet »

Émile Parisien vient présenter son quintet au 106, à Rouen (seine-Maritime) le 6 février 2019.

Émile Parisien vient présenter son quintet au 106, à Rouen (Seine-Maritime) le 6 février 2019. (©S Gripoix)

La salle de musiques actuelles le 106, à Rouen (Seine-Maritime), se met au jazz, grâce à une co-production avec l’association Rouen Jazz action, mercredi 6 février 2019. La soirée mettra en scène Émile Parisien Sfumato quintet et Vincent Peirani.

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Retour avec une nouvelle formation

Avec Vincent Peirani et Michel Portal, Émile Parisien avait déjà enchanté le public rouennais en juin 2018 à l’Opéra de Rouen. S’il revient dans la ville c’est pour présenter cette fois sa nouvelle formation, le Sfumato quintet. La formation se compose bien entendu d’Émile Parisien (saxophone soprano), mais aussi de Roberto Negro (piano), Manu Codjia (guitare), Simon Tailleu (contrebasse) et Mario Costa (batterie). Le quintet aura un invité : Vincent Peirani (accordéon).

« Élève au collège de jazz de Marciac, Émile Parisien est arrivé à Paris à 18 ans (en 2000). Il y a rencontré Michel Portal, Joachim Kühn, Stéphane Kerecki, Daniel Humair, Vincent Peirani. Tous musiciens avec qui il fait désormais équipe », rappelle Michel Jules, de Rouen Jazz Action.

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Un mélange d’influences

Sfumato est un terme technique qui vient de la peinture. Il désigne cet effet où la ligne du contour devient floue, comme vaporeuse. Émile Parisien explique : « Cela décrit la manière dont je veux jouer cette musique, en mélangeant de nombreuses influences : jazz, pop et contemporaine. »

Michel Jules ajoute : « Cela donne une musique passionnée, à la fois provocante et anarchique, mais aussi entraînante et swingante, avec une énergie, une invention permanente, canalisées dans un discours des plus mélodiques. » Et d’ajouter : « Poésie musicale virevoltante, il faut voir Émile Parisien enroulé autour de son saxophone soprano, en quasi-joueur de flûte de Hamelin. »

Le CD Sfumato quintet a été désigné album sensation de l’année 2017 aux Victoires du jazz.

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Infos pratiques :
Au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen, à 20h30.
Tarifs : de 10,50 à 28 euros. 

Badminton. L’élite française au Kindarena de Rouen, à l’occasion du championnat de France

Les meilleurs badistes de France vont jouer à Rouen (Seine-Maritime), au Kindarena, du 31 janvier au dimanche 3 février 2019 (ici la paire Delphine Delrue/Thom Gicquel, tenante du titre 2018 en double mixte)

Les meilleurs badistes de France vont jouer à Rouen (Seine-Maritime), au Kindarena, du 31 janvier au dimanche 3 février 2019 (ici la paire Delphine Delrue/Thom Gicquel, tenante du titre 2018 en double mixte). (©FFBAD)

L’élite française du badminton va animer le Kindarena, la salle omnisports de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), du 31 janvier au 3 février 2019. Ce n’est pas la première fois que les meilleurs badistes français s’installent à Rouen : l’enceinte de la Métropole Rouen Normandie a déjà accueilli le championnat national en 2016.

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Des jeunes badistes au top niveau

Les 160 joueurs se confronteront dans cinq tableaux – les compétiteurs voguant volontiers de l’un à l’autre : simple hommes, simple dames, double hommes, double dames et double mixte. Florent Chayet, président de la Fédération française de badminton, se réjouit d’avance : « C’est une édition 2019 avec une génération de jeunes joueurs et joueuses, puisque la moyenne d’âge est de 23 ans, avec des badistes issus d’un maillage territorial dense, mixte et plein de talent. »

Le  programme :
• Jeudi 31 janvier : qualifications à partir de 9h30 en salle annexe (accès gratuit gratuit). 
• Vendredi 1er février : 16e et 8e de finale à partir de 9h30 en salle annexe.
• Samedi 2 février : 1/4 de finale et demi-finales à partir de 9 heures en salle principale.
• Dimanche 3 février : finales à partir de 9 heures en salle principale.

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Julien Maio chez lui à Rouen 

Le public rouennais suivra avec attention la paire Bastian Kersaudy/Julien Maio, ce dernier évoluant au sein du club de Maromme-Déville-Mont-Saint-Aignan (MDMSA). Le duo est tenant du titre dans le tableau double hommes. 

Le championnat de France de badminton 2019 en chiffres :
• 4 jours de compétitions ;
• 160 joueurs dont 75 femmes et 85 hommes ;
• 23 ans d’âge moyen pour les participants ;
• 5 tableaux : simple hommes, simple dames, double dames, double hommes, double mixte ;
• 155 matches ;
• 15 arbitres ;
• 11 régions représentées ;
• 59 clubs représentés.

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Infos pratiques :
Championnat de France de badminton, du 31 janvier au 3 février 2019, au Kindarena, 40, rue de Lillebonne à Rouen (Seine-Maritime).
Tarifs : de 5 à 12 euros (accès gratuit aux qualifications jeudi 31 janvier 2019). 
Billetterie en ligne

Neige et verglas : les transports scolaires ne circuleront pas vendredi en Seine-Maritime

La circulation des transports scolaires a été interdite en Seine-Maritime en prévision de l'épisode neigeux.

La circulation des transports scolaires a été interdite en Seine-Maritime en prévision de l’épisode neigeux, pour vendredi 1er février 2019. (Illustration ©Adobe stock)

La météo continue de faire des siennes en Seine-Maritime. Alors que le département est placé en vigilance orange neige et verglas (tout comme celui de l’Eure) la préfecture a interdit la circulation des transports scolaires dans le département pour la journée du vendredi 1er février 2019. 

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Jusqu’à 7 cm de neige par endroits

L’épisode neigeux devrait toucher la Seine-Maritime en début d’après-midi et jusque dans la nuit de jeudi 31 janvier. Il abordera le département par le sud-ouest, « sur des sols froids et, par endroits, encore enneigés ou gelés », précise la préfecture.

Les cumuls de neige pourraient atteindre 3 à 5 cm, voire localement 7 cm. Les rafales de vent de 50 à 60km/h au moment des chutes de neige  peuvent favoriser la formation d’accumulations sous forme de congères. Les températures nocturnes proches de 0°C ou légèrement négatives pourront favoriser la formation de verglas avec un risque de chaussées glissantes.

Par conséquent, la circulation des transports scolaires a été interdite pour la journée de vendredi.

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Les prévisions Météo France pour la Seine-Maritime en fin de journée, ce jeudi 31 janvier 2019.

Les prévisions Météo France pour la Seine-Maritime en fin de journée, ce jeudi 31 janvier 2019. (Capture d’écran Météo France)

Appel à la prudence sur les routes

Par ailleurs, la préfecture rappelle les règles de sécurité aux automobilistes qui devront prendre la route malgré la météo. Parmi elles, l’invitation à limiter les déplacements, à se renseigner via Bison futé sur les conditions de circulation et bien sûr à adapter leur conduite en roulant moins vite et en augmentant les distances de sécurité pour anticiper les freinages et manœuvres.

Les risques d’accident sont donc accrus. Soyez prudents et vigilants si vous devez vous déplacer.

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Un docker tué près de Rouen : l’entreprise et son ancien gérant jugés pour homicide involontaire

La société Somap a été condamnée pour homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Rouen, à la suite de la mot d'un docker en 2011.

La société Somap a été condamnée pour homicide involontaire par le tribunal correctionnel de Rouen, à la suite de la mort d’un docker en 2011. (Illustration ©RT/76actu)

Un docker est mort accidentellement le 10 février 2011. La société Somap et son ancien gérant ont été jugés par le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 30 janvier 2019. L’ancien gérant a été relaxé. Quant à l’entreprise, elle a été reconnue coupable.

« Percuté par un mât d’éolienne »

Tout commence le 10 février 2011, lorsque Alain* et ses cinq collègues sont chargés de soulever le mât d’une éolienne pesant environ 60 tonnes et mesurant environ 15 mètres, afin de la déposer sur un camion dans le but d’être transporté. Le président du tribunal résume : « Chacun a une tâche bien précise, un coordinateur chargé de veiller à la sécurité de la manœuvre, deux agents chargés de procéder au levage et deux agents, dont Alain, chargés d’installer les sangles sur le mât puis quitter les lieux, hors cela n’a pas été le cas. »

En effet, l’enquête a permis d’établir qu’au moment des faits, les trois dockers n’ont pas quitté les lieux comme convenu et était caché par le mât. Lorsque le coordinateur a donné l’ordre de levage, le mât a alors perdu l’équilibre et est venu percuter Alain, le blessant grièvement. Il décédera des suites de ses blessures à l’hôpital.

« Il y avait un protocole, mais oral »

À la barre mardi, l’ancien gérant Eric et le gérant actuel de la Somap, poursuivis pour homicide involontaire par personne morale et pour l’absence de protocole de sécurité conforme au droit du travail sont émus et s’expliquent sur les circonstances de ce drame : « Le monde portuaire est un monde oral, où les formations se font parfois sur le tas. Il y avait bien un protocole, mais oral. On voulait être efficace, et à cette époque, il y avait une grève du personnel et la présence de la gérante, ce qui a pu mettre la pression aux salariés qui ont agi donc dans la précipitation. »

À cette époque, le levage s’effectuait à la voix et aux gestes. Eric ajoute à la barre que  « même avec la présence de radio, l’accident n’aurait pas pu être évité dans le sens où les radios auraient été données aux agents chargés du levage et au coordinateur ». À la suite de cet accident mortel, l’ancien gérant a rédigé un protocole de sécurité conjointement avec le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’entreprise.

Déjà condamnée par le passé

Pour le ministère public, le drame aurait pu être évité si tout avait été fait dans les règles et si un protocole de sécurité avait été mis en place, soulignant le fait que la société avait déjà été condamnée par le passé pour des blessures involontaires sur un employé saisonnier en 2008, là encore sur une opération de levage. À l’époque, elle s’était vue infliger une amende de 120 000 euros, dont 40 000 euros avec sursis. Au vu des faits, mais également la fragilité de la société, le ministère public a requis la peine de 30 000 euros d’amende ainsi que l’affichage de la condamnation dans les locaux de la société. Enfin, pour Eric, le magistrat a demandé la peine de 5 000 euros, dont 2 000 euros avec sursis.

« Honnêteté et responsabilité ».

Pour l’avocat de la défense, « il y a deux mots qui résument cette affaire : honnêteté et responsabilité », en effet, celui-ci souligne qu’ils ont toujours assumé et reconnu la faute commise par la société, mais concernant Eric, il réclame la relaxe et justifie sa demande en indiquant « que dans cette procédure rien ne prouve que mon client a commis une faute personnelle grave ».

Le tribunal suit en partie la demande de l’avocat de la défense et prononce la relaxe pour Eric du chef d’homicide involontaire, mais le déclare coupable et le condamne pour l’absence de protocole de sécurité  à une amende de 1 000 euros. La société Somap est reconnue coupable et est condamnée pour sa part à 30 000 euros d’amende **.

*le prénom a été modifié
**Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

Départ de feu en Seine-Maritime : une vieille dame au sol secourue par ses voisins

Une femme âgée de 78 ans a été extraite de son appartement enfumé par son voisin et la gardienne, mercredi 30 janvier 2019, à Yvetot.

Une femme âgée de 78 ans a été extraite de son appartement enfumé par son voisin et la gardienne, mercredi 30 janvier 2019, à Yvetot. (Illustration ©Adobe stock)

C’est le détecteur de fumée qui a donné l’alerte. La fumée se propageait dangereusement dans un appartement d’Yvetot (Seine-Maritime), lorsqu’un voisin et la gardienne de l’immeuble ont sauvé une femme âgée, mercredi 30 janvier 2019.

La victime « allongée au sol »

Vers midi, dans cet immeuble de la rue Pierre-Louis-Vieillot, la locataire de 78 ans avait laissé « une casserole sur le feu », indique une source judiciaire. La fumée s’est largement répandue dans l’appartement. Un voisin et la gardienne ont pu ouvrir la porte pour extraire la victime qui était « allongée sur le sol », précise cette même source. Consciente, mais intoxiquée par les fumées, la locataire a été évacuée vers le centre hospitalier de Rouen.

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Deux frères ont asséné des coups et menacé avec une arme de poing le gérant de Caux pneu à Sainte-Marie-des-Champs, mercredi 30 janvier 2019.

Deux frères ont asséné des coups et menacé avec une arme de poing le gérant de Caux pneu à Sainte-Marie-des-Champs, mercredi 30 janvier 2019. (Illustration ©Adobe stock)

Le patron d’une entreprise de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime), âgé de 24 ans, était accompagné de son frère lorsqu’il s’est rendu à Caux pneu à Sainte-Marie-des-Champs, mercredi 30 janvier 2019. Ils ont frappé et menacé avec une arme de poing le responsable de ce garage automobile. Les suspects se sont rendus à la gendarmerie.

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Il se défend avec un club de golf

C’est vraisemblablement un retard sur les travaux à effectuer qui a mis le feu aux poudres. « Ce retard leur a déplu », souligne une source judiciaire. Le frère aîné, âgé de 33 ans, a « frappé au visage, de plusieurs coups de poing, le responsable de Caux pneu, qui lui a répliqué en les menaçant avec un club de golf », précise cette même source. Avant de quitter les lieux, l’un des deux mis en cause a brandi une arme de poing.

Dans la journée, les deux frères se sont rendus à la gendarmerie d’Yvetot. Ils ont été placés en garde à vue.

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La cour d'appel de Rouen a estimé que le licenciement d'une aide-soignante de Seine-Maritime était justifiée.

La cour d’appel de Rouen a estimé le 15 novembre 2018, que le licenciement d’une aide-soignante de Seine-Maritime était justifié. (Illustration ©Adobe stock)

« Comme elle me sait cardiaque, elle multiplie les occasions de me créer de grosses frayeurs qui me donnent de longues crises de tachycardie. J’ai très peur et me sens en réel danger. Elle rit de joie en racontant ses exploits. » Ce témoignage datant de 2013, émane d’une pensionnaire de l’Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) « L’âge d’or » à Estouville-Ecalles (Seine-Maritime). Cette pensionnaire a fait aussi état de « brutalités lors de la toilette, de propos graveleux et d’intrusion dans son placard à vêtements ». La pensionnaire alors âgée de 80 ans, avait déposé plainte auprès de la gendarmerie contre une aide-soignante médico-psychologique.

Licenciement « justifié pour faute grave »

Cette employée, qui avait été embauchée le 5 janvier 2009, a été licenciée pour maltraitance le 3 novembre 2014. L’aide-soignante a saisi la justice : le 23 juillet 2015, le conseil des prud’hommes de Rouen a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. À la clé, 16 000 euros de dommages et intérêts, 5 320 euros d’indemnité de préavis, 3 139 euros d’indemnité de licenciement et 532 euros de congés payés.

L’Ehpad a fait appel. La cour de Rouen a examiné ce dossier le 3 octobre 2018 et rendu sa décision le 15 novembre. Les juges d’appel ont pris le contre-pied des prud’hommes et considéré le licenciement « justifié pour faute grave ».

Poussée avec force dans le fauteuil roulant

Au témoignage de l’octogénaire, qui a déposé plainte, sont venus en effet s’ajouter plusieurs attestations. L’une provient d’un agent de service hospitalier : l’employée mise en cause « a cassé le bras d’une résidente en la poussant avec force dans le fauteuil roulant sans la prévenir alors qu’elle tenait le radiateur. Elle a forcé une autre résidente à manger en lui pinçant les joues. Une autre se plaignait de douches à l’eau froide. »

Un autre agent de service hospitalier a déclaré : « En arrivant un matin de novembre 2013 à la maison de retraite, j’ai constaté la présence à l’extérieur d’une résidente  au sol, trempée par la pluie. J’ai voulu appeler les pompiers, mais l’aide-soignante mise en cause a préféré prévenir la directrice qui a ordonné de ne rien dire aux autres. Une autre salariée a prévenu la direction régionale des affaires sociales (Drass). » Cette directrice indulgente a dû quitter ses fonctions peu après le licenciement de l’employée incriminée.

« De vilaines griffures sur son bras gauche »

Une aide-soignante a indiqué avoir été témoin d’autres maltraitances verbales et physiques : « Alors que je venais lui faire la toilette, une résidente m’a montré de vilaines griffures sur son bras gauche. » Il s’agissait d’un coup de fourchette de l’employée mise en cause après que la résidente a recraché une bouchée trop chaude.

L’aide-soignante qui a été licenciée « a dit à une pensionnaire qu’elle n’aurait plus son verre de rosé à midi et qu’il fallait arrêter de faire ch… tout le personnel avec ça. » Cette même pensionnaire s’est plainte de mauvaises réponses lorsqu’elle sonnait la nuit.

Selon la cour d’appel de Rouen, ces faits constituent de la « maltraitance à l’égard de personnes vulnérables »  : ils caractérisent la « faute grave ne permettant pas le maintien du contrat de travail ». La cour infirme le jugement des prud’hommes de Rouen : non seulement la salariée licenciée pour faute grave ne percevra aucune indemnité, mais elle devra verser 300 euros de frais de justice à l’Ehpad.

Louis Laroque

Au Havre, le salon « Back to vintage » revisite les années 50 et 60

50 exposants sont attendus pour l'édition havraise du salon « Back to vintage »

Cinquante exposants sont attendus pour l’édition havraise du salon « Back to vintage ». (©Les productions Hector)

Avis aux adeptes du vintage : le salon Back to vintage rassemble 50 exposants qui proposent vêtements, mobilier et vinyles. Rendez-vous samedi 2 et dimanche 3 février 2019, au Carré des Docks, au Havre (Seine-Maritime).

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Élégance et raffinement

Le Caennais Benjamin Hébert est à l'initiative du salon Back to vintage.

Le Caennais Benjamin Hébert est à l’initiative du salon Back to vintage. (©Les productions Hector)

Passionné par le vintage, les années 50 et 60 américaines, le Caennais Benjamin Hébert est à l’origine des salons Back to vintage, dont la première édition a eu lieu à Caen, en mars 2018 : « Cette première édition a attiré plus de 5 000 visiteurs et j’ai décidé d’exporter le concept au Havre », explique Benjamin Hébert, organisateur de l’événement.

Je tiens un blog, La gazette d’Hector, où je parle de cette période que j’aime tant. Tout n’était pas formaté. Les héros avaient beaucoup d’allure, étaient élégants : je pense à Cary Grant, Lauren Bacall. C’était l’époque du costume trois pièces, des chapeaux, des voitures splendides.

Désireux de partager ses connaissances et son enthousiasme pour cette époque, Benjamin a imaginé un salon entièrement dédié au vintage : « Il y a beaucoup de rassemblements autour des voitures, de la déco et des vinyles. Back to vintage compte 50 exposants qui proposent des vêtements, des disques, des meubles. »

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Une époque joyeuse

Pourquoi ce retour des années 50 et 60 ? Benjamin Hébert explique ce revival par le besoin de renouer avec un style, une esthétique :

À la base, cette époque est joyeuse. C’est l’après-guerre. Après des années pénibles, on revient au chant, à la danse. Dans cette période morose que nous traversons, les gens ont besoin de retrouver des choses joyeuses et de rigoler. On aime les belles voitures, les beaux vêtements etc. D’ailleurs, le grand retour des barbiers s’inscrit dans ce même mouvement. 

Bijoux, vêtements, vinyles, mobiliers, affiches anciennes et décor de station-service des années 60, avec de belles cylindrées… Offrez-vous un voyage dans le temps !

50 exposants attendus

Des stands pour faire le bonheur des fans de vintage.

Des stands pour faire le bonheur des fans de vintage. (©Les productions Hector)

Dans le cadre du salon havrais, seront rassemblés 50 exposants, qui explorent le vintage dans ses différents aspects : meubles, vinyles, upcycling, vêtements, bijoux. « Les vêtements présentés embrassent plusieurs périodes, des années 40 aux années 70. Parmi les marchands, nous comptons une boutique havraise, The 70’s vintage clothes, située rue Victor-Hugo, et des marchands de vêtements de reproduction qui viennent d’Angleterre et qui sont très à la pointe », souligne Benjamin Hébert.

Seront aussi proposées des séances de relooking avec le salon havrais, L’Etoyl, et BOB Barber, un barbier qui officie également dans la Cité océane.

Des concerts jazz et rock

Panama swing en concert, samedi 2 février, au Carré des Docks.

Panama swing en concert, samedi 2 février, au Carré des Docks. (©Les productions Hector)

Le salon est aussi l’occasion d’une immersion sonore, avec des concerts programmés, durant ce week-end rétro : 

Samedi, place au jazz avec Panama Swing. Deux rendez-vous musicaux sont programmés, à 14h30, puis à 15h45. Dimanche, on bascule sur du rock avec le groupe Hot Rod 56, à 14 heures, puis à 15h15. 

VIDÉO. Now baby or never de Panama Swing :

Sont prévues différentes animations : défilé pin up, élections Miss et Mister Back to vintage : « Le public choisira, parmi les visiteurs, ceux qui sont les mieux habillés. Ces salons rassemblent des passionnés qui respectent le dress code vintage. »

À noter, pendant ce week-end, l’élection de la plus belle classic car du salon, de 11h30 à midi, une démonstration de danse LH Lindy Hop, samedi 2 février, de 13h45 à 14h15, et un show rock’n’roll, dimanche 3 février, de 11h30 à midi. Un défilé pin up et l’élection des Miss et Mister Back to vintage complètent ce programme rétro.

Infos pratiques :
Samedi 2 et dimanche 3 février 2019, de 10 heures à 19 heures, au Carré des Docks, quai de la Réunion, au Havre.
Tarif : 5 euros.
Gratuit pour les moins de 12 ans.

Grand débat national : dans les coulisses du premier atelier organisé à Rouen

Appliqués, les modérateurs ont inscrits les propositions des participants au premier atelier du Grand débat national à Rouen (Seine-Maritime), organisé jeudi 24 février 2019.

Appliqués, les modérateurs ont inscrits les propositions des participants au premier atelier du grand débat national à Rouen (Seine-Maritime), organisé jeudi 24 janvier 2019. (©SL / 76actu)

Comment ça se passe, le grand débat national ? Le projet, officiellement lancé dans l’Eure par Emmanuel Macron mardi 15 janvier 2019, a commencé à mobiliser les acteurs politiques, associatifs et citoyens. Sur le site officiel, cinq ateliers ont eu ou vont avoir lieu dans la métropole de Rouen (Seine-Maritime). Comment ça se passe ? Plongez dans les coulisses du premier débat organisé, jeudi 24 janvier, à Saint-Sever.

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Des « mouvements apartisans » aux manettes

Huit tables, autour desquelles se sont assis la centaine de personnes venues participer. « On ne pensait pas qu’il y aurait tant de monde », constate ravi Abdelkrim Marchani, de l’Éveil citoyen, qui a coorganisé l’atelier avec Safa Lahbib, présidente du Club Hessel. Deux « mouvements apartisans », selon la petite introduction faite avant le lancement des discussions. À chaque table, une dizaine de débatteurs et un modérateur.

Il doit cadrer les échanges sur chaque thème, les quatre du grand débat : « Démocratie et citoyenneté, fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et services publics, transition écologique. » Une table « libre » permet d’évoquer les autres sujets, comme l’usage des lanceurs de balles de défense par la police.

Des propositions sérieuses et contradictoires

Ce premier atelier rouennais était chronométré : toutes les 20 minutes, les participants changeaient de table. Un temps restreint pour que chacun livre ses idées sur tous les thèmes. Certaines sont plébiscitées. Côté démocratie, la mise en place d’assemblées citoyennes, locales et nationales, est une mesure phare. Côté fiscalité, la progressivité de l’impôt s’impose, tout comme la lutte contre la fraude fiscale.

Sur la transition écologique, les attablés ont débattu d’une notion profonde, la responsabilité : « Est-ce celle du citoyen au quotidien ou est-ce à l’État de contraindre », résume Karim Djekboubi, le modérateur. C’est la deuxième idée qui a été davantage retenue. Un paradoxe, quant aux autres tables le désengagement de l’État et sa décentralisation sont les conditions avancées d’une meilleure démocratie et d’une fiscalité plus juste.

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Certains participants, comme un Gilet jaune venu de Mauquenchy, sont venus avec leurs idées sur feuille. Sa priorité absolue ? « Non aux 80 km/h avant toute chose. » Il en fait la démonstration à la table libre. Tous ont pu apporter leur pierre. « J’avais peur de la caricature, mais ce n’est pas parti dans tous les sens », confie Philippe après deux heures de débat. Sophie est satisfaite d’avoir pu « sortir du manichéisme et de voir que la complexité apparaît avec les échanges ». Lesquels ont été marqués « par le respect et l’écoute », note Marc.

Des divergences avec le gouvernement qui font douter

La question qui taraude les débatteurs est celle de l’écoute de l’État, justement. La finalité des travaux du grand débat, qui se clora mi-avril, n’inspire pas confiance. Ceux qui ont participé à ce premier débat l’ont fait « par espoir républicain », juge Lucie, « et par curiosité », admet Marc. À la fin, tous les deux craignent que « le gouvernement ne prenne que ce qui l’arrange » ou « que ce qui va dans son sens ». 

Ce qui serait, pour Marc, « un formidable déni de démocratie », tant les mesures gouvernementales « ne font pas partie des propositions » qu’il a entendues. La méfiance, Karim Djekboubi l’a sentie à sa table : « Ils ont fait très attention à ce que je faisais ! Certains surveillaient que j’écrivais bien tout ce qu’ils me disaient. Les gens ont foi en ce qu’ils ont dit, ils sont vigilants. » Sur les feuilles relevant les idées, Karim n’a rien oublié. Toutes les propositions formulées ont été transmises via la plateforme en ligne au gouvernement.

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Des craintes d’être orientés par des partis politiques

Et les débatteurs resteront vigilants, envers le gouvernement ou lors des débats. Quatre autres rendez-vous ont déjà été fixés dans la métropole de Rouen : deux le 1er février, un le 2 et un autre le 9 mars, tous mis en ligne sur le site internet dédié. Celui du 1er février à la Halle aux toiles pose question, car il est organisé par le député LREM Damien Adam. « Il va nous orienter », disent plusieurs curieux. Lui promet d’être en retrait.

Dans la salle de la Maison des jeunes et des citoyens, les élus ou militants politiques n’ont pas fait étal de leurs positions. Nicolas Mayer-Rossignol, conseiller régional PS, a écouté sans prendre part. Yannis Khalifa, suppléant de la députée LREM Sira Sylla, a modéré car membre du Club Hessel. Seul Richard Lecœur, patron du Modem en Seine-Maritime, est intervenu contre « le fantasme des élus millionnaires ». 

Nul doute que les participants non-encartés vont rester sur leurs gardes, dans les prochains débats. Ancien candidat aux législatives pour l’Éveil citoyen et organisateur du débat, Abdelkrim Marchani a expliqué en lançant la soirée qu’il s’agissait de faire de la politique « au sens grec de polis », la communauté des citoyens. Que leurs idées soient entendues ou non, ceux qui ont débattu sont certains d’une chose : « Plus personne ne peut dire que nous sommes désintéressés de la politique. Des politiques, oui. Nous voulons participer. »

IMAGE. Les quatre prochains ateliers du Grand débat national, à Rouen : 

Capture d'écran du site du Grand débat national au 30 janvier 2019.

Capture d’écran du site du Grand débat national au 30 janvier 2019. (©DR)

Nouvelle vigilance orange neige et verglas en Seine-Maritime : prudence sur les routes !

Une nouvelle vigilance orange neige verglas a été annoncée par Météo France

Une nouvelle vigilance orange neige et verglas a été annoncée par Météo France, jeudi 31 janvier 2019, pour la Seine-Maritime, la Somme, le Pas-de-Calais et le Nord. (©Illustration/Actu.fr)

Un nouvel épisode neigeux est attendu en Seine-Maritime, la Somme, le Pas-de-Calais et le Nord. Ces quatre départements sont placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo France, jeudi 31 janvier 2019.

Jusqu’à huit cm de neige

À partir de 17h, une nouvelle perturbation neigeuse devrait arriver par le sud. Des chutes de neige et/ou du verglas, dans des proportions importantes pour la région, sont attendus.

« Cette perturbation sera active et circulera rapidement vers le nord dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle déposera une couche de neige fraîche de trois à cinq cm, localement huit cm », assure Météo France.

Le département de l’Eure, actuellement en vigilance jaune neige verglas pourrait, lui aussi, être concerné par une couche plus faible de un à trois cm. Des rafales de vent de 40 à 50 km/h au moment des chutes de neige, pourront favoriser une certaine accumulation dans les terres. 

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Appel à la prudence sur les routes

Les conditions de circulation peuvent devenir rapidement très difficiles sur l’ensemble du réseau, jeudi 31 janvier au soir mais aussi vendredi 1er janvier 2019, au petit matin, « tout particulièrement en secteur forestier où des chutes d’arbres peuvent accentuer les difficultés », précise Météo France.

Les risques d’accident sont donc accrus. Soyez prudents et vigilants si vous devez vous déplacer. 

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