Archive dans 24 janvier 2020

Stage de graff avec le street artiste Kejo

Tu as entre 13 et 26 ans et tu t’intéresses au graff ? Ce stage est pour toi !

Kejo a gardé de ses premiers graffs d’adolescents, la spontanéité et le contact direct avec le réel. Depuis, il transfigure nos villes à coups d’aérosols et de dialogues visuels. cet artiste généreux anime de nombreux ateliers à destination de jeunes. « J’aime leur montrer qu’à partir d’un quotidien qui peut leur paraître usé ou ennuyeux, on peut inventer, romancer et transformer par le biais de l’imagination. »

  • Du lundi 24 au jeudi 27 février 2020 de 10h à12h et 13h à 16h pour les 13/26 ans à l’nnexe du conservatoire de musique et de danse 1 rue victor-duruy Saint-Étienne-du-Rouvray.
  • Samedi 2 mai à 16h, restitution publique de fin de stage, festival Veines Urbaines, Centre Jean-Prévost, avec de jeunes hip-hopeurs et le danseur- chorégraphe Bouba Landrille Tchouda.

Inscription gratuite au centre socioculturel Jean-Prévost 02.32.95.83.66.

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Qu’il fait bon vivre à Saint-Étienne-du-Rouvray!

L’association «Villes & Villages où il fait bon vivre» a publié son palmarès des communes de France «où il fait bon vivre». Saint-Étienne-du-Rouvray y figure en deuxième place du département dans la strate des villes de 20.000 à 50.000 habitants, après Sotteville-lès-Rouen et devant Dieppe.

La commune stéphanaise est confortablement classée huitième de Seine-Maritime, toutes strates confondues et 198e ville de France où il fait bon vivre dans sa strate démographique (405e sur les 34.841 communes françaises), notamment devant Bois-Guillaume (13e position) et Bihorel (20e position).

Ce classement a été réalisé sur la base d’une enquête de l’institut de sondage Opinion Way de novembre 2019 croisée à des données Insee et gouvernementales. Il s’appuie sur huit critères:

  • La qualité de vie
  • La sécurité
  • Les transports
  • La santé
  • Les commerces
  • La solidarité
  • L’éducation
  • Les sports et les loisirs

Sur la base de ces huit critères, Saint-Étienne-du-Rouvray est donc éligible au label «Villes & Villages où il fait bon vivre» et compte parmi les 1.814 communes de France distinguées par des critères objectifs (données statistiques) et subjectifs (appréciation des habitants).

L’association «Villes & Villages où il fait bon vivre» est présidée par Thierry Saussey, ancien directeur du service d’information du gouvernement entre 2008 et 2010 (gouvernement Fillon) et ancien membre de l’UMP (actuel Les Républicains).

Selon l’association, ce label permet aux communes distinguées «de valoriser leur territoire auprès de leurs habitants et séduire de futurs nouveaux arrivants. Le label souligne la singularité de chaque territoire distingué, tout en mettant en exergue des valeurs optimistes.»

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Coupure sauvage de courant au Havre : 16 000 foyers du centre-ville privés d’électricité

Le courant a été coupé quelques minutes au Nord de Caen ce vendredi 10 janvier 2020. Enedis parle "d'un acte de malveillance".

Le courant a été coupé dans la matinée du 24 janvier 2020 au Havre (Seine-Maritime). (©Adobe Stock/Illustration)

C’est vendredi 24 janvier 2020, à 10h03, alors que le cortège régional manifestant contre la réforme de retraites ne s’était pas encore élancé, que l’électricité a été coupée dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime)

Enedis va porter plainte

Au total, plus de 16 000 foyers ont été privés de courant. Selon le service communication d’Enedis, il s’agit là « d’un acte de malveillance, que nous condamnons fermement, puisqu’il est contraire aux valeurs du service public ». 

Lire aussi : Coupure de courant au Havre et autour : 3 000 clients et de nombreux magasins sans électricité

« Les foyers touchés par cette coupure sauvage sont situés au centre-ville », détaillait le fournisseur d’électricité. Et d’ajouter : « Enedis portera plainte ». À 10h40, le courant était revenu pour 10 000 clients, annonce Enedis.

Les techniciens n’étaient pas en mesure de travailler « en toute sécurité » pour les 6 000 autres foyers impactés, les lieux d’intervention se situant sur le parcours de la manifestation du jour.

Stage de danse hip-hop avec Bouba Landrille Tchouda

Tu as entre 13 et 26 ans, tu aimes danser le hip-hop ? Ce stage est pour toi !

Le Rive gauche et le Centre socioculturel Jean-prévost te proposent, à Saint-Étienne-du- Rouvray, pendant les vacances scolaires de février, un stage de 4 jours de hip-hop, mené par Bouba landrille Tchouda.

Bercé par les cultures urbaines et du monde, ce danseur-chorégraphe aborde la danse sous une multitude de facettes, hip-hop, capoeira, danse contemporaine. Dans ce stage, il initiera les participants aux bases du break, popping, locking, qui permettront à chacun de mieux appréhender le hip-hop et de créer une chorégraphie.

  • Du lundi 24 au jeudi 27 février 2020 de 10h à 12h et de 13h à 16h pour les 13 / 26 ans à l’annexe du conservatoire de musique et de danse. 1, rue victor-duruy Saint-Étienne-du-Rouvray
  • Samedi 2 mai à 16h, restitution publique de fin de stage, festival Veines Urbaines, Centre Jean-Prévost, avec de jeunes graffeurs et le street artiste Kejo.
  • Mardi 5 mai à 20h30, restitution publique de fin mai de stage au Rive 20h30 Gauche, avant le spectacle de Bouba Landrille Tchouda, Têtes d’affiche.

Inscription gratuite au centre socioculturel Jean-Prévost : 02.32.95.83.66.

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EN DIRECT. Suivez les manifestations contre la réforme des retraites au Havre et à Rouen

Vendredi 24 janvier 2020, les opposants à la réforme des retraites défileront en nombre dans les rues du Havre, à une manifestation régionale est organisée, mais aussi à Rouen.

Vendredi 24 janvier 2020, les opposants à la réforme des retraites défileront en nombre dans les rues du Havre, à une manifestation régionale est organisée, mais aussi à Rouen. (©MB)

Alors que la mobilisation sociale contre sur la réforme des retraites dure depuis maintenant sept semaines, ce vendredi 24 janvier 2020 s’annonce cruciale pour le projet de réforme porté par le gouvernement. C’est en effet aujourd’hui que ce dernier doit être présenté au conseil des ministres par Édouard Philippe.

En Normandie, c’est très logiquement le fief du Premier ministre qui a été choisi par les opposants pour accueillir une manifestation régionale qui s’élance de la gare du Havre à 10h30. Les cinq unions locales de la CGT se sont donné rendez-vous dans les rues de la cité océane et espèrent voir « une marée noire, avec 50 000 personnes » y déferler. Une trentaine de cars venus de Rouen, Cherbourg, Évreux ou Caen ont été affrétés.

En Seine-Maritime, en parallèle de cette mobilisation régionale, une autre manifestation a lieu à Rouen, à la même heure.

• EN DIRECT. Suivez les manifestations au Havre et à Rouen :

11 heures. Les manifestations s’élancent dans les rues du Havre et de Rouen

C’est parti pour le cortège havrais, qui vient de s’élancer depuis la gare en direction du quai Georges V. Dans les rangs de la manifestation, dockers et portuaires sont en nombre.

Du monde aussi dans les rues de Rouen, où sont notamment présents les enseignants et les étudiants.

10h45. Enedis assure avoir rétabli le courant pour 10 000 foyers du Havre

En tout, 16 000 foyers ont été impactés par les coupures d’électricité qui ont plongé, un peu après 10 heures, une partie du centre-ville du Havre dans le noir. 6 000 foyers, se trouvant sur le parcours de la manifestation, sont toujours dans le noir pour le moment.

Lire aussi : Coupure sauvage de courant au Havre : 16 000 foyers du centre-ville privés d’électricité

10h35. Les cortèges sur le départ au Havre et à Rouen

Réunis devant la gare au Havre, cours Clemenceau à Rouen, les manifestants se préparent à partir. Au Havre, la manifestation régionale se fera à destination de l’hôtel de ville, et passera notamment par le quai Southampton.

10h25. Nombreuses coupures de courant dans le centre du Havre

Alors que les manifestants se regroupent du côté de la gare, de nombreux habitants et commerces du centre-ville du Havre, notamment du quartier des halles, du secteur Coty ou du boulevard de Strasbourg, se retrouvent dans le noir. Des coupures de courant similaires avaient déjà eu lieu lors des précédentes journées de mobilisation.

10h10. Les manifestants de toute la région arrivent au Havre

Comme prévu, des cars affrétés pour la manifestation régionale arrivent de Rouen, Caen ou encore Évreux ou Cherbourg.

9h30. Assemblée générale des enseignants au Havre

En amont de la manifestation qui doit s’élancer depuis la gare à 10h30, les enseignants tiennent leur assemblée générale au Havre. Ces dernières semaines, plusieurs établissements du Havre, mais aussi de l’agglomération de Rouen, se sont mobilisés alors que les lycéens ont passé leurs premières épreuves anticipées du nouveau bac, les E3C.

8 heures. Perturbations déjà annoncées dans les transports

Au Havre, où une manifestation d’ampleur régionale commencera à 10h30, la circulation des trams et des bus risque d’être très perturbée ce matin.

Du côté de Rouen, le trafic sera d’autant plus perturbé que le réseau est concerné par un appel à la grève. Il devrait en être de même sur les rails : la SNCF prévoit également des perturbations sur ses lignes normandes, conséquence de l’appel à la mobilisation interprofessionnelle.

7 heures. Un rassemblement des profs devant le rectorat de Rouen

En amont des manifestations du jour, les enseignants se sont retrouvés devant le siège de l’inspection académique à Rouen, rive gauche, pour un premier rassemblement.

EN IMAGES. La chanteuse belge Angèle a fait le plein au Zénith de Rouen

Trois fois nominée pour les Victoires de la musique.

Angèle a rempli le Zénith de Rouen jeudi 22 janvier 2020. (©Thierry Chion)

Jeudi 22 janvier 2020, un des poids lourds actuel de la musique (meilleur vendeuse de disques de l’année 2019) était sur la scène du Zénith de Rouen (Seine-Maritime) : la chanteuse belge Angèle.

Lire aussi : Spectacles, concerts… Les rendez-vous à ne pas manquer à Rouen au premier semestre 2020

Ça bouge sur scène et dans la salle

Shorty noir, veste blanche, lunette de soleil, Angèle est apparue ainsi sur une scène épurée, blanche, animée par deux musiciens en hauteur et plusieurs danseurs. Oui, ça bouge sur scène avec Angèle.

Tout ce qu’elle fait ou publie cartonne. Ses titres sont repris en chœur par un Zénith qui affiche complet (près de 7 000 spectateurs). La fan attitude se vit dans cette foule dont la moyenne d’âge est assez jeune. Balance ton quoi, Tout oublier, Flou, Oui ou non… tous les tubes de la star y sont passés.

Ses performances sont récompensées, entre autres, par trois nominations pour les Victoires de la musique. Rafflera-t-elle tous les prix ?

• Retour en images sur le concert :

Le spectacle est entièrement chorégraphié.

Le spectacle est entièrement chorégraphié. (©Thierry Chion)

Une bonne énergie scènique.

Angèle a conquis le public du Zénith de Rouen avec sa forte énergie scénique. (©Thierry Chion)

La chanteuse Angèle a rempli le Zénith de Rouen jeudi 22 janvier 2020.

Plus de 7000 spectateurs étaient venus applaudir la chanteuse belge. (©Thierry Chion)

Nuit de la solidarité, à Rouen : un appel lancé aux citoyens pour compter les sans-abri

Lors d'une maraude, près de 300 personnes bénévoles vont quadriller les quartiers de Rouen pour comptabiliser le nombre de sans-abri.

Lors d’une maraude, près de 300 personnes bénévoles vont quadriller les quartiers de Rouen pour comptabiliser le nombre de sans-abri. (©Illustration/Adobe Stock)

C’est une première à Rouen (Seine-Maritime). Plus d’une vingtaine d’associations se sont entendues pour organiser une maraude géante le mercredi 4 mars 2020 de 19 heures à une heure du matin, pour comptabiliser le nombre de personnes sans-abri. Cette action est calquée sur la Nuit de la Solidarité, organisée pour la troisième fois à Paris en janvier 2020.  

Lire aussi : Le Bag’Autobus, une nouvelle bagagerie solidaire pour les sans-abri, ouvre à Rouen

Plus de 300 personnes mobilisées

L’action devrait débuter vers 19 heures, avec un rassemblement de tous les participants à la Halle aux Toiles, pour se terminer aux alentours d’une heure du matin. Des équipes de quatre à cinq personnes seront constituées pour quadriller un quartier de Rouen, durant deux à trois heures.

Sur ces quartiers, on va visuellement repérer les personnes sans-abri, dans la rue, planquées dans un sas de banque ou dans une voiture, explique Franck Renaudin, fondateur d’Entrepreneurs du monde et du programme Un toit vers l’emploi.

Un questionnaire sera rempli pour chaque sans-abri par les bénévoles pour recueillir des informations afin « d’avoir une meilleure typographie de la situation des sans-abri : leur identité, depuis combien de temps ils sont à la rue, leur nationalité, s’ils sont en famille, seul ou en groupe, leurs principales difficultés… » Toutes les indications, consignées dans un rapport, permettront d’apporter une réponse plus adaptée aux besoins du terrain.

Lire aussi : La tiny house, une solution pour sortir les SDF de la rue à Rouen

« Il n’y avait pas d’état des lieux »

Ce projet, pensé il y a plus d’un mois, est parti d’un constat général, selon Franck Renaudin : « On s’est rendu compte que personne n’était capable de nous donner une estimation assez précise du nombre de sans-abri sur Rouen. Il n’y avait pas d’état des lieux. On s’est donc dit que comme cela se fait dans d’autres villes notamment à Paris, pourquoi pas nous aussi organiser cette action de solidarité. »

Plus de 300 personnes, des bénévoles des organismes participatifs, comme l’Autobus, les Restos du Cœur, Médecins du monde, la Croix-rouge, Solidarité coup de patte, Réseau solidarités migrants, et des citoyens intéressés par la démarche sont appelées à se mobiliser pour cette grande maraude.

J’ai envie que ce soit une vraie fête de la solidarité, une belle soirée avec l’occasion de faire connaître les acteurs et les initiatives. Il faut qu’on montre qu’il y a une réponse et du répondant à Rouen, ajoute le porteur du projet.

Si cette première édition remporte un franc succès, Franck Renaudin l’assure déjà, une nouvelle Nuit de la Solidarité sera organisée l’an prochain à l’échelle de toute la métropole. 

Infos pratiques :
Pour participer à la Nuit de la Solidarité, à Rouen, renseignements auprès de Franck Renaudin à l’adresse ndlsrouen@outlook.fr

TIRAGE COUPE 76

DIMANCHE 22 MARS 2020

16EMES DE FINALE – COUPE STRAPPE

  • DIMANCHE 22 MARS 2020 – 10H00 
  • USF FECAMP 11 – ESM GONFREVILLE 11 
  • MONT SAINT AIGNAN FC 11 – AL TOURVILLE LA R FC 11 
  • FUSC BOIS-GUILLAUME 11 – FC ST ETIENNE DU R 11 
  • STADE GRAND QUEVILLY 11 – CAUDEBEC ST PIERRE F 11 
  • CMS OISSEL 11 – FC ROUEN 1899 11 
  • US HOUPPEVILLAISE 11 – GCO BIHOREL 11 
  • MUNICIPAUX BARENTIN 11 – ST AUBIN FC 11 
  • OFFRANVILLE 11 – TOUSSAINT 11 
  • VALLEES/CAUDEBEC 11 – VATTEVILLE-BROTONNE 11 
  • CANY 11 – SC STE AUSTREBERTHE 11 
  • PAVILLY 11 – GASEG SAINT-RIQUIER 11 
  • RC PORT DU HAVRE 11 – FC BREAUTE BRETTEVIL 11 
  • US OUDALLE 11 – O HAVRE TREFIL. NEIG 11  
  • GAINNEVILLE AC 11 – HAVRE AC 11 
  • CS TRANSATLANTIQUE 11 – LE HAVRE F.C. 2012 11 
  • MUNICIPAUX CANTELEU 11 – US QUEVILLY R. M. 11 

Autres Coupes à venir…..

A150 entre Barentin et Rouen : pourquoi les contribuables ne reverront pas leur argent

Le contrat de concession de l'A150 prévoyait un remboursement des subventions à partir d'un certain seuil de fréquentation. Mais les chiffres ne sont pas atteints.

Le contrat de concession de l’A150 prévoyait un remboursement des subventions à partir d’un certain seuil de fréquentation. Mais les chiffres ne sont pas atteints. (©RT/76actu/Archives)

C’est Laëtitia Sanchez, conseillère régionale Europe-Écologie-Les-Verts, qui a mis le doigt dessus. Dans une lettre ouverte envoyée à Hervé Morin le président de la Région Normandie, le 17 janvier 2020, l’élue pointe du doigt le financement de l’A150, entre Barentin et Rouen (Seine-Maritime).

Depuis 2014, cette autoroute contourne Barentin pour atteindre l’A29 au niveau de Veauville-lès-Baons. À la signature de la concession avec la société Albéa (Autoroute liaison Barentin Écalles-Alix), il était stipulé que les contributeurs publics (50 % État, 50 % Région Normandie), qui ont apporté l’équivalent de 44,5 millions d’euros à l’ouvrage sur un budget total de 240 millions d’euros, récupèrent progressivement leurs mises de départ à partir d’un certain seuil de fréquentation.

Lire aussi : Les tarifs des autoroutes de Normandie vont augmenter au 1er février 2019

11 000 véhicules par jour en 2019

Mais selon Laëtitia Sanchez, la fréquentation n’est pas au rendez-vous. Alors que l’objectif était fixé à 17 000 véhicules par jour en 2017, Albéa décompte 11 000 véhicules par jour pour l’année 2019. « Nous étions un peu optimistes au début, admet Laurence Leblond, la directrice d’Albéa. Mais nous commençons à nous inscrire dans le territoire. En 2019, nous observons une augmentation de trafic de 12 % et de 6,5 % pour les poids-lourds. »

Laurence Leblond rappelle que les prévisions de trafic avaient été imaginées dans les années 2000, « où le trafic augmentait de 5 % chaque année ». « Mais depuis, la crise de 2008 est passé par là et le trafic augmente d’environ 1 % par an, ajoute-t-elle. Nos chiffres d’augmentation annuelle sont plutôt bons au regard du contexte. »

Pour envisager le remboursement de l’argent public injecté dans l’ouvrage, Laurence Leblond précise qu’il faudrait « un chiffre d’affaires tout à fait exceptionnel et bien plus de trafic que ce que l’on a aujourd’hui, et même bien plus de trafic que ce qui était prévu à la base ». Mais la directrice l’assure : « L’État et la Région n’étaient pas dupes au moment de leur mise de départ ».

Lire aussi : Entre Barentin et Rouen, le radar de l’A150 va désormais flasher à 110 km/h au lieu de 130

Dans 55 ans, l’État en sera propriétaire

De son côté, la Région Normandie rappelle que « c’est l’exploitant qui supporte les risques et en particulier le risque trafic, mais aussi le risque travaux. Autrement dit, si le trafic est inférieur aux prévisions, ce qui est le cas aujourd’hui, le concessionnaire est le seul à en subir les conséquences. Le concessionnaire ne peut pas se tourner vers l’État et la Région pour demander une rallonge compte tenu des pertes qu’il subit. »

En outre, la Région Normandie tient à souligner qu’à l’issue de la concession signée pour 55 ans en 2011, « c’est l’État qui en devient propriétaire de plein droit, récupérant ainsi, en quelque sorte, la mise en départ sous la forme du patrimoine ».

Lire aussi : En Normandie, encore une hausse des tarifs aux péages des autoroutes

Un péage trop cher ?

Mais alors pourquoi les chiffres de fréquentation ne sont pas ceux escomptés ? « Parmi les raisons de la basse fréquentation, il y a la concurrence de deux autres itinéraires possibles, explique la Région. La concurrence au nord de l’A29, celle de la RD 6015, qui est un itinéraire gratuit. »

Les travaux de requalification de la RD 6015 prévus visent justement à permettre la hiérarchisation des flux entre l’A150 et l’ancienne route nationale. Ces travaux ont pris du retard, notamment la transformation récente en voie urbaine à 50 km/h juste après le rond-point d’accès au centre commercial de Barentin. « Ces travaux doivent aboutir à faire basculer une partie du trafic, en particulier les poids lourds, vers l’A150 », assure la Région. 

Albéa attend également les aménagements aux entrées nord et sud de Rouen, notamment au niveau du pont Flaubert pour faciliter l’accès à l’A150. Le coût de l’autoroute, soit 3,80 euros pour 18 kilomètres, n’est-il pas à remettre en cause ? « Le tarif était défini dans le contrat initial, indique Laurence Leblond. Si on a démarré à 3,10 euros et qu’on est aujourd’hui à 3,80 euros, c’est fonction de l’inflation. » La directrice précise que le coût de l’autoroute s’explique en partie par l’investissement d’Albéa pour le viaduc de l’Austreberthe.

Lire aussi : Contournement Est de Rouen : le choix du concessionnaire se fera d’ici fin 2022

Peser sur le débat du contournement Est

Si Laëtitia Sanchez a tenu à mettre en lumière « ces fausses promesses de retour sur l’investissement de l’argent public », c’est aussi pour peser dans le débat sur le contournement Est de Rouen, véritable enjeu des élections municipales 2020. « Il faut arrêter de financer ces projets qui sont des beaux cadeaux aux concessionnaires, qui favorisent l’étalement urbain et grignotent les terres agricoles. Il faut sécuriser l’existant, interdire les transits sur les routes secondaires par arrêtés préfectoraux et se tourner vers le fluvial et le ferroviaire. Nous devons changer de paradigme et arrêter le tout routier », conclut-elle.

Lire aussi : Contournement Est de Rouen : le collectif Non à l’autoroute A133-A134 fait le point sur les recours

Théâtre, rencontre, conférence… Nos idées sorties en Seine-Maritime, ce vendredi

Bonjour à tous et à toutes !

Fini le soleil, retour à la grisaille en Seine-Maritime, ce vendredi. Avec en plus des températures encore très basses, ne dépassant pas les six degrés au maximum. Alors, il n’y a qu’un conseil à vous donner, sortez couverts !

Théâtre

Dans la peau de Don Quichotte est présenté jusqu'au 25 janvier 2020 au Volcan.

Dans la peau de Don Quichotte est présenté jusqu’au 25 janvier 2020 au Volcan. (©Coline Ogier.)

Michel Alonzo, bibliothécaire sans histoire, est sur le point d’achever sa mission : numériser tous les ouvrages de la médiathèque. Sauf que… en ce mois de décembre 1999 le grand bug de l’an 2000 menace. On prévoit l’apocalypse digitale, une implosion des données, bref, le chaos universel. De quoi s’inquiéter un peu tout de même. 23h59… Grand chambardement sur scène : Michel est propulsé en armure dans les plaines désertiques d’Espagne en format cinémascope. 

Depuis plus de 20 ans, La Cordonnerie invente des spectacles étonnants, qui entremêlent cinéma et théâtre, réunissant sur scène musiciens et comédiens et toute une panoplie d’objets pour réaliser en direct les bruitages. Dans la peau de Don Quichotte est présenté jusqu’au 25 janvier au Volcan.

VIDÉO. Extrait du spectacle Dans la peau de Don Quichotte :

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier 2020, à 20h30, au Volcan, espace Oscar-Niemeyer, au Havre.
Réservations au 02 35 19 10 20.
Tarifs : de 5 à 18 euros.

Conférence

Le MuMa invite François Vatin et Gwenaële Rot pour évoquer ce qui, au Havre, reste de l’œuvre mural du peintre Reynold Arnould, dont ils sont spécialistes : des fresques que l’on peut retrouver par exemple dans l’enceinte du lycée Schuman-Perret ou bien encore dans les locaux du GPMH, mais qui ne sont pas toujours accessibles au grand public. Se posent alors la question de leur visibilité et celle de leur sauvegarde, pour que ce patrimoine essentiel de l’histoire locale soit mieux connu des Havrais.

Lire aussi : Le MuMa consacre une exposition à l’artiste et conservateur du Havre, Reynold Arnould

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier 2020, à 18 heures, au MuMa, Fort de Tourneville, au Havre.
Entrée libre. Dans la limite des places disponibles.

Rencontre

Léonor de Récondo présente à La Galerne.

Léonor de Récondo présente La leçon de ténèbres à La Galerne. (©Astrid di Crollalanza.)

Écrivaine et violoniste, Léonor de Recondo vient présenter La leçon de ténèbres. Léonor de Récondo passe une nuit au musée du Gréco à Tolède afin de rencontrer ce peintre qu’elle admire, l’un des artistes les plus originaux du 16e siècle, fondateur de l’Ecole espagnole. Le Gréco sera-t-il au rendez-vous dans ce musée ombreux qui fut sa maison ?

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier 2020, à 18 heures, à La Galerne, 148 rue Victor-Hugo, au Havre.
Entrée libre.

Rendez-vous au 106

Les modes et les convenances ce n’est pas leur truc. Le groupe Rendez-vous a toujours tracé sa route sans regarder derrière lui et sans s’encombrer d’étiquettes.

VIDÉO. Écoutez Rendez-vous :

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier 2020, à 20 heures, au 106, quai Jean-de-Béthencourt, à Rouen.
Tarifs : de 5 à 20,50 euros.

Abd al Malik

Abd Al Malik questionne sur la position de l'homme au cœur d'une société passée ou actuelle.

Abd Al Malik questionne sur la position de l’homme au cœur d’une société passée ou actuelle. (©Fabien Coste)

Bouleversé par un tableau présenté au musée d’Orsay, le slameur, poète et écrivain Abd Al Malik a imaginé un long poème sur l’identité à l’époque de la mondialisation.

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier, à 20 heures, au Théâtre Charles Dullin, allée des arcades, Le Grand-Quevilly.
Tarifs : de 5 à 32 euros.

Concert mystère

« Minois de chat au cœur écorché, regard bleu cristallin et timbre à nul autre pareil, notre seconde artiste mystère a fait ses armes auprès de Pete Doherty, Baxter Dury ou Julien Doré. Elle avoue une addiction pour le cloud rap façon Damso ou Lomepal. Est capable de passer de la folk électrique à la pop urbaine. » Voici l’énigme posée par le Trianon et qui vous permettra de trouver l’identité du mystérieux invité. Si vous aimez les surprises, allez-y.

Infos pratiques :
Vendredi 24 janvier 2020, à 20h30, au Trianon transatlantique, avenue du 14 juillet, à Sotteville-lès-Rouen.
Tarifs : de 5 à 15 euros.

Revue de presse au 23/01/20: identité sportive, Mt St Michel épique, Morin aime la Manche, le pont de Normandie a 25 ans…

Nouvelle revue de presse proposée par l'Etoile de Normandie à la date du 23 janvier 2020...

  • Ouest-France, dans son édition du 22 janvier 2020, publiait un dossier fort intéressant sur le rôle joué par l'identité normande dans l'identité visuelle et symbolique des clubs sportifs de notre région: la réunification normande est en train de dynamiser le mouvement sportif régional car la fierté normande est une évidence.

Un bémol, cependant: le titre choisi par la rédaction (caennaise?) de Ouest France est plutôt mauvais et cela ne nous surprend pas. En effet au lieu de titrer "quand les clubs nourrissent l'identité normande" il aurait fallu, au contraire, dire: "quand la fierté normande nourrit l'identité des clubs sportifs"... Mais il est vrai que nous ne sommes qu'en Normandie, pas en Bretagne qui a, selon Ouest-France, le monopole de l'identité régionale "dans l'Ouest"!

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Bien entendu, la fierté normande ne doit pas évoluer en Ligue 2...

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  • EPIC du Mont-Saint-Michel: le crapaud radin dans le reliquaire veut se faire un peu oublier... enfin presque!

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/epic-du-mont-saint-michel-le-centre-des-monuments-nationaux-veut-clore-la-polemique-6703671

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Car Philippe Bélaval qui préside aux destinées d'un Centre des Monuments Nationaux qui refuse que le Mont Saint Michel soit autre chose qu'une tirelire ou une Tour Eiffel du moyen-âge n'est pas à une provocation près!

Citation: "Le Mont-Saint-Michel est en Normandie. Tous les Bretons le savent. Mais la Normandie doit-elle bénéficier de toutes les retombées?"

Bien évidemment, les Bretons de Ouest-France n'ont pas raté cette affirmation parfaitement inepte de ce haut-fonctionnaire jacobin imbu de lui-même qui s'inquiète plus pour l'avenir de sa boutique que de contribuer réellement à une muséographie et une valorisation enfin dignes du plus grand chef d'oeuvre de la Normandie médiévale. Cette remarque imbécile de Monsieur Bélaval est aussi inexact sinon malveillante!

Les collectivités territoriales normandes, à commencer par la région Normandie n'ont jamais voulu prétendre s'approprier financièrement "toutes les retombées" du Mont-Saint-Michel! Inquiètes quant à l'équilibre financier du futur Etablissement Public d'Intérêt Commercial (on eut préféré "culturel") les exigences de messieurs Morin, Lefevre et Bas  qui représentent les intérêts normands dans ce dossier irritant  sont raisonnables voire hélas trop honnêtes car les Normands pourraient, à l'instar de leurs incorrigibles voisins sombrer sans vergogne dans la facilité d'un chauvinisme régional que leur prête ce haut... fat d'Etat! 

Quant au terme utilisé par Monsieur Bélaval de "retombées", il est bien malheureux! La Normandie n'a, pour l'instant, bénéficié d'aucune retombée significative, mises à part celles de... Lubrizol! On rappelera, en effet, que l'actuel syndicat mixte de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel encore présidé par Hervé Morin est... déficitaire! En outre, l'emploi d'un tel terme nous amène à penser que ce haut-fonctionnaire n'est pas placé sous la tutelle du ministère de la Culture mais sous celle de l'Economie et des Finances: l'esprit de boutique n'a jamais été très heureux!

Mais, surtout, on retrouve là le mépris jacobin implicite pour nos réalités régionales: Monsieur Hervé Morin appréciera le propos!

  Moralité: pas sûr que la polémique sur les moyens et les objectifs du futur EPIC du Mont-Saint-Michel puisse être close rapidement!


 

  • Un autre symbole monumental normand, qui visiblement n'intéresse pas notre boutiquier, fête, ces temps-ci, son 25ème anniversaire:

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/video-le-pont-de-normandie-25-ans-notre-immersion-dans-les-coulisses-de-l-ouvrage-6701952

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  • Hervé Morin, le gars d'Epaignes, déclare sa flamme au Cotentin et au département de la Manche. Après son livre remarqué sur la Normandie "je viens d'ici" illustré, pour sa couverture, d'une vue panoramique de la sublime baie d'Ecalgrain, notre président normand confirme, donc, sa préférence pour le département de la Manche:

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https://www.ouest-france.fr/normandie/pour-herve-morin-la-manche-est-numero-un-des-departements-normands-6703782

Pour Hervé Morin, la Manche est numéro un des départements normands

Ce mercredi 22 janvier, le président de la Région Normandie était à Saint-Lô. Il a positionné la Manche en première position des cinq départements normands.

Mercredi 22 janvier, Hervé Morin était l’invité d’honneur de l’inauguration du Pôle agglo 21, un bâtiment assez novateur dédié au numérique. Ce fut l’occasion pour le président du conseil régional d’envoyer des fleurs à ses hôtes : « Ce projet est à l’image du département. Vous ne vous en rendez pas compte car vous vivez ici : vous êtes dans un département qui marche très bien, lance Hervé Morin. La Manche est de loin le département qui va le mieux, sur les cinq départements normands. »

  • Pour rester dans ce satisfecit manchot...

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/cherbourg-en-cotentin-sur-le-podium-des-villes-les-mieux-gerees-de-france-6703803

  • Sauf qu'on le sait, hélas, dans ce tableau manchot plutôt rieur, il y a quelques ombres: l'affaire Remade du côté d'Avranches dont il faudra accompagner la souffance sociale et l'inquiétude des ostréiculteurs du Cotentin face à la contamination de leurs huîtres au virus de la gastroentérite...

https://www.ouest-france.fr/normandie/coutances-50200/normandie-les-ostreiculteurs-perturbent-une-ceremonie-de-voeux-pres-de-coutances-6704081

  • Le littoral du Bessin est aussi concerné:

https://actu.fr/normandie/grandcamp-maisy_14312/le-virus-la-gastro-enterite-toujours-present-dans-huitres-bessin_30916457.html

  • Une consolation: la relative amélioration de la qualité de l'eau des rivières dans le bassin versant de la Seine.

https://actu.fr/societe/letat-ecologique-eaux-sameliore-timidement-dans-bassin-seine-normandie_30949319.html


 

  • Picauville: les éoliennes pourraient profaner une terre sacrée depuis le 6 juin 1944

https://actu.fr/normandie/picauville_50400/projet-eolien-sur-terres-debarquement-lettre-emouvante-dun-veteran-amerindien-95-ans_30943422.html

  • On le sait, les éoliennes font débat quant à leur pertinence même de leur rendement énergétique ou du modèle économique et financier qu'elles impliquent, sans parler des nuisances avérées pour les paysages, le patrimoine culturel et mémoriel, l'environnement. Malgré tout cela, la Normandie, région industrielle et énergétique ne veut par rater le moment éolien. Question: ce dernier est-il si durable que cela?

(source: OF 20/01/20)

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éoliennes

  • L'innovation numérique fait plus consensus. On salue une nouvelle fois les performances des entreprises normandes: exemple pris à Bernay.

(source: OF 20/01/20)

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  • Mais d'autres performances normandes, plus traditionnelles celles-là, sont toujours bonnes à signaler...

(source: OF 22/01/20)

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  • Revenons, pour finir, sur les vives inquiétudes sociales et sociétales qui émaillent la société française: la Normandie n'est pas épargnée par la vague d'actes christianophobes qui progresse actuellement partout en France sous les radars du politiquement correct médiatique... Un bus de pélerins normands en partance pour la basilique Notre-Dame de Pontmain a été attaqué à son départ de Caen, il y a quelques jours, par un commando LGBT masqué et armé de fusils lançant des billes de peinture...  Quatre députés normands, dont Alain Tourret, condamnent fermement cette action "militante" déplorable!

(source: OF 22/01/20)

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  • Menace de fermeture de tribunaux des Prud'hommes faute d'activité suite à la réforme Pénicaud du code du Travail: le tribunal d'Avranches est concerné.

(source: OF 22/01/20)

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La Normandie, durement impactée par le CHARIVARI NATIONAL des réformes du gouvernement…

Billet de Florestan

Notre position est claire:

Certes, c'est l'intersyndicale dominée par la CGT qui danse, défile, bloque ou coupe le jus... Mais c'est, bel et bien, Edouard Philippe qui organise le bal! Et en attendant la date d'un vrai carnaval programmé à Granville en février prochain, c'est, au final, Emmanuel Macron qui est politiquement le responsable de ce charivari qui devient de plus en plus difficile à supporter pour une bonne partie de nos concitoyens et ce pour une raison pourtant simple à comprendre: quand on est minoritaire dans le vote (en mai 2017 les électeurs ont surtout voté contre, se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul) et encore plus minoritaire dans l'opinion, on ne se lance pas de façon aussi déraisonnable dans des travaux d'Hercule!

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https://actu.fr/normandie/havre_76351/limage-manifestants-investissent-siege-port-havre_30929265.html

Avec le port du Havre victime de plusieurs opérations "port mort" pour être aussi, malheureusement, la ville portuaire dont l'actuel Premier ministre fut le député maire, mais aussi avec les blocages et perturbations à Rouen et à Caen, la Normandie est le principal terrain de jeu, avec la région parisienne, de ce nouveau bras de fer syndical avec un Premier ministre "droit dans ses bottes" qui n'a vraiment pas envie de finir comme son mentor Alain Juppé.

L'économie régionale normande commence à souffrir de cette déplorable situation qui génère son lot de colères, de frustrations, de tensions et d'actions de plus en plus violentes, au risque de sortir du cadre légal républicain: actions qu'il faut regretter et condamner bien sûr mais sans oublier le plus grave qui est le choix fait par Edouard Philippe et cyniquement assumé de la stratégie de la tension et de la division quitte à sacrifier les intérêts immédiats du port du Havre...

Si l'on s'en tient à l'agenda décidé par un gouvernement qui s'apprête à passer en force tout en humiliant l'ensemble des syndicats de salariés (la conférence sur le financement du système des retraites n'est qu'un os à ronger jeté à la CFDT qui lui sera retiré ultérieurement avec le retour inévitable de "l'âge pivot" dans la réforme), ce charivari 2019/2020 organisé par Monsieur Macron devrait se poursuivre jusqu'en mars prochain. Après l'édition 2018/2019 en jaune fluo, il est à craindre que le pays et notre région qui a un profil industriel et portuaire, ne puissent supporter l'édition annuelle d'un charivari national hivernal jusqu'au printemps... 2022!

Dans quel état serons nous, collectivement, à la fin de cette mandature présidentielle qui s'annonce comme la plus éprouvante depuis le début de la 5ème République?

Lire ci-après:

(source: OF 20/01/20)

Les professionnels du port du Havre portent plainte contre l'Etat!

portmort

Blocage des ports : la FNTR, TLF et l'Union TLF condamnent l'inaction de l'État

L’Antenne Jeudi 23 Janvier 2020
https://www.lantenne.com/Blocage-des-ports-la-FNTR-TLF-et-l-Union-TLF-condamnent-l-inaction-de-l-Etat_a50958.html

Du Havre à Marseille, le blocage des ports pèse sur l'économie française

L’Antenne Jeudi 23 Janvier 2020
https://www.lantenne.com/Du-Havre-a-Marseille-le-blocage-des-ports-pese-sur-l-economie-francaise_a50960.html

Le blocage des ports de commerce par des syndicalistes de la CGT opposés à la réforme des retraites inquiète de nombreux acteurs du monde portuaire et au-delà, comme au Havre où l'action "ports morts" était très suivie encore mercredi.

Lire aussi la réaction d'HAROPA:

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/operation-port-mort-au-havre-ces-actions-ruinent-les-efforts-denonce-haropa-6702059

Les grévistes se justifient:

https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-havre-loperation-port-mort-est-la-seule-solution-pour-etre-entendu_fr_5e284bc2c5b67d8874aa30ab?ncid=other_topvideos_cp1pj3fgmfs&utm_campaign=top_videos

Rappelons enfin que la mairie du Havre n'est pas un cabinet d'aisance pour Premier ministre en exercice!

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/municipales-au-havre-le-maire-toujours-dans-l-attente-de-l-annonce-d-edouard-philippe-6703753


 

Par ailleurs, à Rouen et à Caen, le conflit social généré par la réforme des retraites mais aussi par les réformes en cours au sein de l'Education Nationale, provoque de plus en plus d'actions radicales. Puisque le choix de la stratégie de la tension et de la division a été fait, cette radicalisation du mouvement social est inévitable: après l'hiver des Gilets Jaunes, les centre-villes normands connaissent, à nouveau, des heures tendues et agitées...

https://www.20minutes.fr/societe/2701283-20200122-reforme-retraites-forme-radicalisation-ineluctable-estime-adrien-quatennens

A Rouen:

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/video-greve-avocats-barreau-rouen-dansent-contre-reforme-retraites_30935236.html

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/rouen-deloges-par-police-manifestants-marchent-sur-prefecture_30929059.html

https://actu.fr/societe/reformes-retraites-operation-ville-morte-rouen-action-sur-zip-havre_30911767.html

Dans les centrales nucléaires normandes:

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/centrales-de-penly-et-paluel-des-actions-contre-la-reforme-des-retraites-6703425

A Louviers:

https://actu.fr/normandie/louviers_27375/les-profs-louviers-visent-lannulation-reforme-bac_30950712.html

A Cherbourg:

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/reforme-du-bac-les-lyceens-jettent-leur-cartable-dans-la-manche-6703488

A Caen:

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-le-ministre-blanquer-hue-devant-le-rectorat-6702185

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-ecoles-53-suppressions-de-postes-envisagees-6703838

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/au-lycee-malherbe-de-caen-la-police-intervient-mais-le-blocus-se-poursuit-6703747

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/marche-aux-flambeaux-caen-500-manifestants-contre-le-projet-de-reforme-des-retraites-6703850

Et pour finir:

La réforme des retraites, une boîte de Pandore au coût prohibitif...

https://www.lefigaro.fr/social/retraites-une-reforme-au-cout-prohibitif-20200123

Commentaire de Florestan:

On souhaite bon courage à la CFDT (la conférence sur le financement du régime des retraites est un traquenard...)

Mais aussi aux salariés et aux chefs d'entreprise de Normandie!

 

 

INTERVIEW. Municipales, retraites… Au Havre, les chantiers de rentrée de Jean-Baptiste Gastinne

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Moins d’un an après son investiture, successive à la démission de Luc Lemonnier, Jean-Baptiste Gastinne a présenté ses vœux à la presse : à moins de deux mois des Municipales au Havre, il a forcément été question d’Edouard Philippe. (©PL/76actu)

A moins de deux mois des élections municipales, le moment était forcément attendu : comme c’est la coutume au Havre (Seine-Maritime), le maire de la ville, Jean-Baptiste Gastinne, a présenté ses vœux de rentrée aux médias locaux, jeudi 23 janvier 2020. 

Lire aussi : Le Havre a un nouveau maire, Jean-Baptiste Gastinne succède à Luc Lemonnier

Après avoir annulé ses vœux aux personnalités, puis à la Communauté urbaine (CU), celui qui s’est « coulé avec beaucoup de bonheur dans le fauteuil du maire » en dira davantage sur la suite de sa vie d’édile, à l’issue des annonces d’Édouard Philippe quant à ses ambitions politiques havraises. Elles s’inscriront forcément dans un contexte social et portuaire tendu du côté de la cité Océane, où une manifestation régionale d’envergure doit se tenir, vendredi 24 janvier. Tour d’horizon.

Municipales 2020 : « S’il faut être numéro 1, je serai prêt »

La décision d’Édouard Philippe « commence à se dessiner ». « J’ai toujours dit que je serais candidat sauf, s’il (Édouard Philippe) souhaitait revenir. Si demain, il annonce vouloir être numéro 1 et conduire la liste au Havre, je serai le premier à me ranger derrière lui. (Sait-il quand sera effectuée l’annonce du Premier ministre ?) On en parle très régulièrement, ça commence à se dessiner. Demain [vendredi 24 janvier 2020, Ndlr], il présente le projet de réforme des retraites en conseil des ministres : il a dit qu’il s’exprimerait après. (Aux médias) Vous avez écrit des tas de scénarios possibles. Moi je suis prêt : s’il faut être numéro 1, je serai prêt. S’il décide, la semaine prochaine ou ce week-end d’être numéro 1, je le suivrai et je serai même le premier à le suivre. »

Municipales 2020 : démarrage imminent pour la majorité sortante. « On arrive au moment où il faut que ça démarre. Donc ça va démarrer la semaine prochaine. Il (Édouard Philippe) a toujours dit qu’il s’exprimerait à la fin du mois de janvier. On arrive à la fin du mois de janvier. Avec nos équipes on travaille au programme, à la constitution de la liste. On a beaucoup avancé, ce qui est important c’est qu’on soit prêts. »

Costume d’enseignant pas à l’ordre du jour. « Si je devais redevenir prof, ça serait sans aucun problème. Moi je vais rester prof toute ma vie. D’ailleurs parfois les gens me disent ‘vous nous parlez un peu sur un ton de prof’. J’espère que je ne le fais pas trop… (Le métier lui manque-t-il ?) Je n’ai pas trop le temps d’y penser. J’y pense quand je croise d’anciens élèves, et j’en croise beaucoup, comme j’ai enseigné pendant 25 ans ici. »

Famille politique inchangée pour le maire du Havre. Invité des vœux de la République en marche (LREM), vendredi 17 janvier, Jean-Baptiste Gastinne n’a toutefois pas modifié son appartenance au cours de cette brève mandature : « Je suis toujours membre des Républicains ». Sur la campagne à venir, il promet une campagne « sans étiquette ». « On n’a jamais fait campagne sous une étiquette, ici au Havre : jamais dans le cadre d’une campagne municipale ». « On est en train de faire la même chose pour composer la liste qui sera présentée aux Havrais dans quelques semaines (…) On souhaite rassembler très largement ». Pour rappel, le bureau des Républicains a acté en octobre 2017 le départ d’Édouard Philippe.

Lire aussi : Pour Agnès Firmin-Le Bodo, députée, « Édouard Philippe reviendra au Havre »

L’image du Havre après les opérations « port-mort »

Une situation portuaire « extrêmement préoccupante ». « Les acteurs portuaires mettent des années à conquérir des clients, des marchés, à développer de l’activité, créer de l’emploi. En quelques semaines, on peut, en bloquant ces activités, inciter des clients à se détourner, compliquer extraordinairement la vie des entreprises (…) Ce qui est sûr, c’est qu’on ne fera pas revenir les clients aussi vite qu’ils ne sont partis. »

« Il n’y a pas de droit de bloquer ». « Nous sommes plusieurs à avoir condamné ce qu’il s’est passé. Le droit de grève, le droit de manifester, ce sont des droits fondamentaux. Mais il n’y a pas de droit de bloquer, il n’y a pas de droit d’empêcher les autres d’aller travailler, pas de droit d’envahir des lieux publics comme l’Hôtel de ville, la CCI ou même le siège du Grand port maritime. A chaque fois, j’ai porté plainte, la présidente de la CCI a porté plainte et le président du Grand port maritime vient de porter plainte. Il faut condamner fermement ces choses qui sont illégales, qui ne doivent pas avoir lieu. J’aurais aimé que ceux qui briguent la mairie du Havre dans deux mois condamnent de la même manière des faits qui sont inacceptables. Mais je n’ai rien entendu. »

Lire aussi : INTERVIEW. Au Havre, la France Insoumise s’engage avec Jean-Paul Lecoq « malgré des désaccords »

La manifestation du 24 janvier, « un baroud d’honneur » ?

Une mobilisation régionale redoutée. « On la prépare très sérieusement avec les services de l’Etat, pour une sécurisation du Havre. J’espère qu’il n’y aura pas de débordements, qu’il s’agira d’une manifestation encadrée. On sait qu’ici les responsables syndicaux, quand ils le veulent, sont capables d’encadrer les choses. Je dis ‘quand ils le veulent’ car on aurait aimé ne pas assister aux débordements du 10 janvier, de la CCI… On attend quelques milliers de personnes, on n’est jamais à l’abri. Si jamais il y a des débordements, on veut qu’ils aient le moins d’impact possible ». « J’espère qu’on assistera à un baroud d’honneur. Ensuite, on pourra sortir de la crise. J’en parle beaucoup avec Edouard Philippe : on avait adopté depuis mars le principe qu’on se verrait une fois par mois. Ces événements ayant lieu, on se voit plutôt une fois par semaine, de visu ».

Lire aussi : Après 13 jours de « port mort », les portuaires du Havre en lutte malgré les pertes salariales

Fouquet’s still burning

En novembre 2018, la France est secouée par un phénomène inattendu et déroutant. Pendant des semaines, un appel à descendre dans la rue et bloquer les routes contre la taxe sur le carburant inonde les réseaux sociaux. Lancé par une myriade de groupes Facebook, de routiers et simples citoyens, cet appel s’est diffusé comme une …

Débat public sur l’énorme projet d’éolien en mer en Normandie : est-ce du vent ?

Un quatrième projet d'éolien offshore pourrait voir le jour en Normandie, à l'horizon 2021.

Un quatrième projet d’éolien offshore pourrait voir le jour en Normandie, à l’horizon 2021. (©Illustration/Adobe Stock)

Après les projets d’éolien en mer de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp et Le Tréport (Seine-Maritime), actuellement embourbés dans de véritables feuilletons judiciaires, le gouvernement veut impulser un quatrième projet à l’horizon 2021 en Normandie.

Et pas des moindres. L’idée est de créer un parc d’un gigawatt (GW), soit le double des trois premiers parcs, et « l’équivalent d’une centrale nucléaire », avait assuré François de Rugy, l’ancien ministre de la Transition écologique, lors d’une visite au Havre, vendredi 11 avril 2019. Mais faire accepter ce projet aux Normands, qui ont été plutôt réticents à l’émergence des trois premiers parcs, n’est pas une mince affaire. 

Lire aussi : Nouveau gigantesque projet d’éoliennes en mer en Normandie : un débat public est ouvert

Un débat public qui se voulait innovant

Le gouvernement a alors missionné Jean-Pierre Tiffon, le président de la Commission particulière du débat public (CPDP), pour organiser un débat public autour de ce futur quatrième parc éolien maritime normand. Ce débat public se voulait innovant, « en impliquant en amont les Normands, avant même le choix du lieu d’implantation et du maître d’œuvre », expliquait Jean-Pierre Tiffon, lors d’un interview le 27 juillet 2019.

La stratégie de ce nouveau débat public, lancé fin juillet 2019, se voulait très différente de celle que les Normands ont pu vivre pour les trois premiers projets, où le site d’implantation des éoliennes était déjà défini et le projet modifiable seulement à la marge. Jean-Pierre Tiffon déclarait même que « si dès le début, nous n’observons que des réticences, il est possible que nous alertions le gouvernement et nous lui conseillions une autre l’implantation pour ce projet ».  

Lire aussi : Un débat public pour dire si vous êtes pour ou contre un nouveau parc éolien offshore en Normandie

Des démissions en cascade

Mais depuis décembre 2019, trois démissions au sein de cette CPDP, dont celle de Jean-Pierre Tiffon, ont mis la puce à l’oreille du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Normandie qui participe activement à ce débat public. « Le Comité s’interroge sur ces démissions en cascade et ne peut s’empêcher de faire le lien avec le déroulement en parallèle, par un État imperturbable, de désignation de une à deux zones d’implantation de ce nouveau parc d’un GW. Dès lors, quel intérêt représente la Commission de débat public ? », écrivent les pêcheurs normands dans un communiqué, mardi 21 janvier.

L’un des démissionnaires de la CPDP a accepté de nous parler sous couvert d’anonymat. « Le gouvernement veut juste une localisation. On pensait pouvoir discuter de tout, même de la pertinence de faire ce projet ici et maintenant mais en fait, le ministère n’a pas cette ouverture », lâche-t-il avec déception. Cet ancien membre de la Commission particulière du débat public dit s’être retrouvé « dans un paradoxe et une contradiction » par rapport à ses interlocuteurs sur le terrain. Il a donc préféré se retirer.

De son côté, le nouveau président de la CPDP, Francis Beaucire, tout fraîchement nommé, se veut optimiste. « Le scénario du refus total du projet existe encore dans les réponses que nous apporterons au ministère, assure-t-il. Les termes du débat n’ont pas changé, nous sommes encore dans un système ouvert. »

Lire aussi : Eoliennes en mer et pêche professionnelle : quelle cohabitation ? Un débat public à Port-en-Bessin

Un parc d’éolien en mer d’un gigawatt par an

Francis Beaucire rappelle que la Commission est un organisme totalement indépendant : « On ne nous a pas donné pour mission cachée de faire avaler quelque chose au public ». Cependant, l’homme rappelle que le contexte législatif dans lequel s’inscrit désormais le débat public a évolué :

Depuis l’automne 2019, avec la loi énergie-climat qui stipule un parc d’éolien en mer d’un gigawatt par an, des projets seront mis en place un peu partout. Nous pouvons donc comprendre les inquiétudes des pêcheurs : est-ce que cela veut dire que c’est plié ?

Mais Francis Beaucire assure que l’objectif de ce débat public est de « faire sortir l’entente et la divergence des différentes familles d’experts : les scientifiques, de la maîtrise d’ouvrage (le ministère de la Transition écologique, ndlr) et les usagers du littoral ». « Nous ne sommes pas là pour arbitrer, mais nous sommes là pour que toutes les expressions soient faites. C’est pour cela que nous demandons à chacun de vraiment argumenter sa position. »

Lire aussi : Éoliennes en mer : Les opposants au Tréport ont-ils permis d’améliorer le prochain projet en Normandie ?

Des débats publics ont fait abandonner des projets

Le débat public prendra fin en mai 2019. Ensuite, ce sera le maître d’ouvrage, ici le ministère de la Transition écologique, qui aura le dernier mot. Car même s’il doit motiver sa décision à la CPDP,  il n’a pas l’obligation de tenir compte des conclusions du débat public. « Mais on espère toujours que le maître d’ouvrage en tienne compte. Sinon, la CPDP n’a plus lieu d’être », souligne Francis Beaucire.

Si l’on regarde dans le rétroviseur des débats publics, selon un document de la Commission nationale du débat public publié en juin 2019, sur 91 débats publics menés, « 88 projets ont été infléchis ou modifiés, trois ont été abandonnés ». De quoi redonner de l’espoir et de la confiance aux Normands ?

Lire aussi : Projet éolien sur les terres du Débarquement : la lettre émouvante d’un vétéran amérindien

Hydrocarbures dans le lait maternel : de nouvelles analyses montrent un « pic » après Lubrizol

Plusieurs jeunes mamans de la région de Rouen ont fait analyser leur lait pour savoir si l'incendie de Lubrizol a eu des répercussions sur leur état de santé et celui de leurs enfants.

Plusieurs jeunes mamans de la région de Rouen ont fait analyser leur lait pour savoir si l’incendie des produits Lubrizol a eu des répercussions sur leur état de santé et celui de leurs enfants. (©Adobe stock/illustration)

INFO 76ACTU. De nouvelles analyses de lait maternel et d’urine viennent appuyer l’hypothèse d’un possible « effet Lubrizol », concernant la présence d’hydrocarbures dans les fluides de plusieurs mamans originaires de la région de Rouen (Seine-Maritime). Ces analyses transmises à ces mères de familles mercredi 22 janvier 2020, révèlent que les taux d’éthylbenzène et de xylène contenus dans le lait ont été plus élevés après la catastrophe industrielle qu’avant. À ce stade, aucune interprétation scientifique ne peut être faite quant à la nocivité de ces molécules et quant au lien avec l’incendie.

Lire aussi : Hydrocarbures dans le lait à Rouen : « Le bénéfice de l’allaitement est supérieur au risque »

Nous avons pu consulter les résultats d'analyses de Saliha Blalouz, transmis par le CHU de Limoges.

Nous avons pu consulter les résultats d’analyses de Saliha Blalouz, transmis par le CHU de Limoges. (©RT/76actu)

« Je ne sais pas si cela est inquiétant »

Le 7 octobre 2019, neuf mamans ou futures mères, âgées de 25 à 35 ans, ont accepté de faire analyser des échantillon de lait et d’urine auprès du CHU de Limoges, avec l’aide du CHU de Rouen. Les premières conclusions rendues le 31 octobre prouvaient la présence de molécules d’hydrocarbures. La même opération a été réalisée le 13 novembre, afin de comparer l’évolution. À cette date, du lait congelé par ces mamans a aussi été prélevé et analysé.

Les résultats de ces dernières analyses ont été communiqués aux familles mercredi 22 janvier. Il en ressort que la présence de molécules d’éthylbenzène et de xylène est plus importante en date du 7 octobre que dans les échantillons du 13 novembre et de ceux antérieurs à l’incendie. « Ça caractérise un pic, mais je ne sais pas si cela est inquiétant. Les médecins ne donnent pas d’interprétation », souligne Saliha Blalouz, avocate de ces mamans. Me Blalouz a fait analyser ses propres fluides et a accepté de nous communiquer les résultats.

Dans son lait congelé en date du 27 juillet, le laboratoire du CHU de Limoges révèle la présence de 7,2 microgrammes par litre d’éthylbenzène et 4,7 microgrammes de xylène. En octobre, l’éthylbenzène monte à 51,9 microgrammes par litre et le xylène à 13,9 microgrammes. En novembre, la présence d’éthylbenzène redescend à 3,4 microgrammes par litre et le xylène a disparu. « Pour une de mes clientes, les valeurs sont négatives avant et après, mais les molécules sont présentes dans l’échantillon du 7 octobre », note Saliha Blalouz.

Les résultats d'analyse pour Saliha Blalouz.

Les résultats d’analyses pour Saliha Blalouz. (©RT/76actu)

La présence d’un bruit de fond

Dans ces urines, même constat, même s’il n’y a pas eu d’échantillon congelé. La présence de ces molécules diminue entre octobre et novembre. Lors d’une conférence de presse, la directrice générale de l’Agence régional de santé (ARS), Christine Gardel avait reconnu : « Nous n’avons pas de référence de bruit de fond dans ce domaine. Nous n’avons aucune étude publiée concernant le danger des hydrocarbures sur les nourrissons, nous n’avons pas de référence. »

Des analyses analogues ont été faites dans d’autres villes. Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 15 janvier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a précisé que des traces d’hydrocarbures avaient été « retrouvées dans le lait de huit femmes qui résidaient à Dijon ou à Lille et dans les urines de dix femmes qui résidaient à Toulouse ou à Dijon, donc d’après les toxicologues du CHU de Rouen, les différentes concentrations retrouvées et leurs variations dans le temps pour les femmes rouennaises sont impossibles à interpréter, car les effectifs et le nombre de prélèvements par femme sont trop limités ». Pour Agnès Buzyn, il s’agit d’un « bruit de fond qui est observé à Rouen avant l’incendie, mais également dans d’autres villes de France ».

Mais ces nouveaux résultats peuvent permettre de relativiser cette interprétation. En effet, les échantillons de juillet et de novembre pourraient bien révéler ce que les autorités appellent le « bruit de fond », c’est-à-dire la pollution historique et quotidienne. Mais les taux d’octobre pourraient être perçus comme anormaux.

Forte de ces données, que l’avocate rouennaise qualifie de « base de travail », Saliha Blalouz va demander aux trois magistrats instructeurs du Pôle de santé publique de Paris, en charge du volet judiciaire, que soit « désigné un collège d’experts pour interpréter le lien éventuel avec Lubrizol et nous éclairer sur les conséquences ».

« L’inertie de l’ARS »

Lors de son intervention à l’Assemblée, la ministre de la Santé mettait aussi en doute la méthode de ces mères rouennaises, puisque « les échantillons du 7 octobre semblent trop distant de l’incident pour établir un lien » avec la catastrophe. De son côté, Me Blalouz dénonce l’« inertie de l’ARS » : « Si l’initiative avait été prise par l’État, nous aurions pu avoir des prélèvements dans les jours suivant l’incendie. Mais visiblement l’État préfère assurer l’ordre et ne pas chercher, plutôt que de prendre le risque de générer des craintes. »

En octobre, l’avocate rouennaise avait demandé à l’ARS de commanditer elle-même ces analyses. Seulement, les experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et de Santé publique France ont estimé que « l’état actuel des données et éléments disponibles ne conduit pas à identifier […] de mesures particulières vis-à-vis de l’allaitement ou à conclure au besoin de mettre en place un suivi spécifique pour cette population ».

Ainsi pour Christine Gardel, la directrice générale de l’ARS, dans un courrier daté du 6 novembre, il ne paraissait « pas opportun, à ce stade, de faire procéder à des analyses biologiques chez les personnes potentiellement exposées aux conséquences de cet incendie ». Tout en sachant que Santé publique France a mis en place un suivi épidémiologique, ainsi qu’une « enquête en population (sic) pour estimer les impacts liés à l’événement ».

Une vingtaine de familles ont déposé plainte contre X, pour « mise en danger de la vie d’autrui », par l’intermédiaire de Me Blalouz. Un nouveau « comité pour la transparence et le dialogue » se tiendra en préfecture de Rouen, lundi 27 janvier. Le préfet, comme l’ARS, devraient à cette occasion revenir sur ces nouvelles données.

Alerte pollution en Seine-Maritime : les transports en commun seront gratuits au Havre

Un conducteur de bus a été frappé par un jeune passager, samedi 16 mars 2019.

En raison de la pollution de l’air, les transports en commun seront gratuits au Havre (Seine-Maritilme). (©Archives/SB/Le Havre Infos)

Compte tenu des conditions météorologiques, une procédure d’alerte est activée pour une pollution de l’air par les particules en suspension en Seine-Maritime, pour la journée du vendredi 24 janvier 2020. « L’inversion thermique, la hauteur de couche limite basse, les vents faibles et venant de l’Est et les faibles températures, ainsi que des niveaux de particules accumulés » ont motivé cette procédure, précise Atmo Normandie, l’organisme en charge de mesurer la qualité de l’air en Normandie.  

Les transports gratuits au Havre

En conséquence et conformément à son engagement, Le Havre Seine Métropole annonce la gratuité des transports publics du réseau LiA à titre expérimental tout au long de la journée du vendredi 24 janvier 2020.

« La gratuité s’applique à compter de minuit sur l’ensemble du réseau LiA (bus, tramway et funiculaire ainsi que les services FilBus, MobiFil, LiA de Nuit et FlexiLiA). Les parcs-relais aux entrées de la ville seront librement accessibles pour favoriser le report vers les transports publics », indique Le Havre Seine Métropole.

Les dispositifs de validation des titres de transports seront désactivés dans chaque véhicule. Les usagers n’auront donc pas à valider leur titre à la montée. 

Lire aussi : Le Havre Seine Métropole va tester la gratuité des transports les jours de pics de pollution

Un seul ticket à Rouen

À Rouen, la Métropole Rouen Normandie et le réseau Astuce mettent également en place un dispositif. « Les habitants de la Métropole pourront voyager librement sur le réseau Astuce en validant une seule fois au cours de cette journée l’un des titres suivants : un voyage, 10 voyages, 10 voyages jeune, senior 20 unités, moderato 10 voyages, un voyage TAE, 10 voyages TAE ou seniors 20 unités TAE ».

 Selon Atmo Normandie, le trafic routier représente 50 % des émissions de dioxyde d’azote et 36 % des émissions de particules fines sur le territoire de la communauté urbaine.