Archive dans 23 novembre 2020

Pour la Nouée et les fêtes de fin d’année, déconfinons la langue normande!

Sur l'Etoile de Normandie, nous faisons la réclame de la Normandie pour tous celles et ceux qui s'en réclament!

Et pour déconfiner la Normandie, sa culture, son histoire, sa langue, on vous donne rendez-vous non pas dans la jungle numérique d'Amazon mais sur le site de nos amis de Magène qui depuis leur Nord-Cotentin, font beaucoup et depuis des années pour la sauvegarde et la transmission du patrimoine immatériel de notre région...

magene-tatihou


Le normand : une super idée pour les fêtes !

Notre boutique 100% normande pur jus vous propose des livres et des disques en langue du pays. Pour ces fêtes 2020 si particulières, nous n'avons pas hésité à rétrécir nos prix afin que chacun puisse enrichir sa collection.

Avec vous, Magène, association de bénévoles, sans but lucratif, veut continuer à faire vivre la langue normande qui a tant marqué la vie de notre région.

Alors, jetez un coup d'oeil dans notre boutique ...et laissez-vous tenter !

C'est ici :

https://magene.pagesperso-orange.fr/boutique.html

Plein de bonheur pour les fêtes !

 

L'équipe de Magène

1


Archive de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/01/28/29068402.html

 

Réflexion Post Sentencielle…..

 



Samedi 21 novembre 2020, Monsieur Jonathan D À été condamné à une peine de 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Ce procès aura été l’objet d’une médiatisation aussi outrancière que tapageuse...

Dès aujourd’hui, lundi 23 novembre 2020, à partir du moment où Monsieur D. a annoncé qu’il ne ferait pas appel de cette décision, un silence de tombe va retomber sur lui, seulement brisé, à intervalles réguliers, par la reviviscence de son affaire au travers d’émissions racoleuses qui entretiendront soigneusement dans l’esprit du public le souvenir des faits, tout à fait atroces par ailleurs.... compromettant ainsi ses chances de réinsertion....

Que va devenir Monsieur D ?

Quel va être son parcours pénal, à partir du moment où sa condamnation va devenir définitive ?
Qui s’en soucie, d’ailleurs ?

D’aucuns pourront dire que la justice est passée (certes), que le châtiment va s’accomplir et qu’il n’a eu que ce qu’il mérite...

Mais, au-delà de ça, au-delà de la notion de châtiment, une des composantes de la peine, concomitamment avec la réinsertion, il est fondamental de préciser quel va être le parcours de Monsieur D, ne serait-ce que pour souligner que la « chaîne pénale » ne s’arrête pas au seul procès mais se poursuit, bien au-delà, jusqu’à sa libération effective, en fin de peine ou dans le cadre d’un aménagement de peine, qui est le lot de tout condamné, quelque soit la gravité des faits pour lesquels il a été condamné.

Pour commencer, si l’on considère que celui-ci est détenu depuis trois ans, soit depuis l’année 2017, sa fin de peine, avant toute remise de peine, interviendra durant l’année 2042. (Le rédacteur de ces lignes, n’ayant bien évidemment pas eu accès au dossier, ne connaît pas sa date d’incarcération exacte)

Toutefois, comme cela est le cas pour tous les condamnés à temps (exception faite des condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité donc), un crédit de remise de peine s’imputera sur sa fin de peine, équivalent à 51 mois, (trois mois pour la première année, deux mois pour les années suivantes), ramenant ainsi sa fin de peine à l’année 2038.

Il est important de préciser que ce crédit de remise de peine est conditionné par une conduite exemplaire en détention sur le plan disciplinaire c’est-à-dire, qu’au moindre incident disciplinaire, sanctionné par une sanction disciplinaire, le juge de l’application des peines peut retirer une partie du crédit de remise de peine ce qui a pour effet de reculer la date de fin de peine.
Il ne s’agit donc pas d’un cadeau fait aux condamnés, sans aucune contrepartie.

Enfin, au crédit de remises de peine, s'ajoutent des remises de peine supplémentaire, qui peuvent s'élever jusqu'à trois mois par an mais sont fonction des efforts de réadaptation sociale qui sont examinés annuellement par le juge de l'application des peines qui vérifie, d'une part, si le condamné indemnise ses parties civiles, a mis en place des soins sur le plan psychologique et/ou psychiatrique, travaille en détention etc. etc...

Là encore, l'absence d'effort de réinsertion est sanctionnée par le juge de l'application des peines qui peut aller jusqu'à refuser les remises de peine supplémentaire ou les réduire drastiquement.

Enfin, il est important de préciser que, compte tenu de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D Devra purger une période de sûreté, équivalent à la moitié de sa peine, soit 12 ans et 6 mois, avant de prétendre à quelque aménagement de peine que ce soit, ne serait-ce qu’une simple permission de sortir, sachant que le relèvement de la période de sûreté, que tout condamné peut bien évidemment demander, n’est accordé qu’à titre tout à fait exceptionnel.

Monsieur D va attendre, en maison d’arrêt, durant de nombreux mois, voire, plus d’une année, son affectation dans un établissement pour peine, qui passera, très certainement, compte tenu du quantum de la peine, par une admission au centre national d’évaluation afin de déterminer, selon les critères de l’administration pénitentiaire (bien obscurs, au demeurant), l’établissement pénitentiaire le plus adapté à sa personnalité, sachant, qu’il lui sera demandé d’émettre des vœux quant à l’établissement dans lequel il souhaite être affecté.... l’administration pénitentiaire, le plus souvent, se dépêchant de l’affecter dans un autre établissement, en application d’une politique relevant plus de la gestion des flux que d’une véritable personnalisation de la peine.

Une fois affecté en établissement pour peine, commencera pour le condamné un parcours carcéral particulièrement long jusqu’à l’expiration de la période de sûreté postérieurement à laquelle il sera effectivement en mesure de solliciter un aménagement de peine.

Toutefois, celui-ci ne coule pas de source et ne tombe pas du ciel comme par magie.

En effet, une fois encore, compte tenu, à la fois du quantum de la peine et de l’infraction pour laquelle il a été condamné, Monsieur D. devra subir, une fois encore, au sein d’un centre national d’évaluation, une procédure dite « d’examen du dangerosité », durant laquelle il sera examiné sous tous les angles : psychologique, psychiatrique, qualité du projet de réinsertion, évaluation du sentiment de culpabilité et d’empathie vis-à-vis de sa victime etc. etc...

Le but de toute aménagement de peine, et de permettre à tout condamné, fut-il condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, de réintégrer la société ; toutefois, cette réintégration ne s’opère qu’après que les juridictions de l’application des peines aient obtenu la certitude ou la quasi certitude de l’absence de risque de récidive.

Tel est le but de cette procédure d’examen de dangerosité qui constitue, en réalité, un véritable parcours du combattant pour le condamné....

Autant dire que Monsieur D, lorsque la période de sûreté assortissant sa peine sera achevée, n’est pas sorti de détention pour autant.....











Envoyé de mon iPhone

Un confinement? Pas vraiment…

Le second confinement a-t-il un impact sur la vie des Stéphanais·es ? Oui, mais l’impression générale est qu’il est beaucoup moins sévère. Avec une question : sera-t-il aussi efficace qu’au printemps ?

Depuis le 30 octobre dernier, le confinement est de retour. Comme au printemps dernier ? Pas tout à fait… « Pour moi, ce n’est pas un confinement. Beaucoup de gens travaillent, les enfants vont à l’école. On a l’impression de croiser du monde tout le temps et tous n’ont pas un masque », regrette Saïf, un père de famille venu chercher son fils à la sortie de l’école Jean-Jaurès. Un peu plus loin, Lucie, venue récupérer sa fille en CP, pointe plutôt une maladresse dans le terme choisi : « C’est autre chose que le confinement. Je pense que le président aurait dû expliquer les choses différemment, choisir un autre mot. »

« Il faut s’y faire »

Pour eux, la rentrée a été particulière puisqu’il a fallu dire aux enfants qu’ils allaient devoir porter un masque pour aller en classe. « Tous ses camarades en ont un alors ça va, elle comprend, assure Lucie, mais ce n’est pas facile car c’est un peu anxiogène. Il a fallu prendre le temps d’en parler. » Pour le fils de Saïf, c’est un peu plus compliqué : « Il me dit que ça le gêne, qu’il en a marre. Mais c’est pour notre santé à tous alors il faut s’y faire. »

Plus tôt dans la journée, Lucas et ses camarades inscrits au lycée Marcel-Sembat de Sotteville-lès-rouen s’entassent dans le fond du bus F3, sans pouvoir respecter la fameuse distanciation sociale faute de place. « Le matin ou le soir, on a l’impression que c’est comme d’habitude. Mais on n’a pas le choix si on veut arriver à l’heure en cours. » Pas forcément inquiet, il concède tout de même être prudent lorsqu’il rentre chez lui. « Je me lave plus souvent les mains, j’évite les contacts… On se dit qu’on peut l’avoir sans le savoir puisqu’on est jeune. »

Au nouveau parc du champ des Bruyères inauguré fin septembre, les rayons de soleil du début novembre attirent de nombreux habitants qui profitent de l’autorisation de sortie dans un périmètre d’un kilomètre autour de chez soi. « On habite pas loin, au Château blanc. Mais je ne sais pas si ça fait plus d’un kilomètre », sourit Ignès venue avec deux copines prendre l’air. Elle non plus n’a pas la même impression avec ce « reconfinement ». « On peut sortir pour aller en cours, voir les amis. On fait attention quand même… »

En tenue de sport, Icham est sorti pour faire un peu d’exercice. « La dernière fois, le parc n’était pas encore ouvert. On n’avait pas de lieu à proximité où s’exercer ». Abonné dans une salle de sport, il est lui impacté dans son loisir quotidien. « La dernière fois, je m’installais sur mon balcon, mais bon ce n’était pas top. Là, on a de l’espace… » Un œil rivé sur sa montre, regarde-t-il s’il ne dépasse pas l’heure autorisée ? « En fait je regardais mon rythme cardiaque, mais oui je vais devoir bientôt rentrer. » Et se reconfiner. Mais seulement jusqu’à demain…

L’article Un confinement? Pas vraiment… est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

STOP À LA VIOLENCE

Mercredi 25 Novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

 

« Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. » (source : www.un.org)

 

STOP À LA VIOLENCE

Plus d’informations sur : https://www.un.org/fr/events/endviolenceday/

Réunion vidéo de la Clin Paluel-Penly

Jusqu’au 30 novembre, vous pouvez poser vos questions relatives au nucléaire à la Clin qui vous répondra en vidéo.

Notre proximité avec la centrale nucléaire de Paluel peut nous amener à nous poser des questions, notamment en cette période de crise sanitaire.

La Commission Locale d’Information auprès des Centrales Nucléaires (la Clin Paluel-Penly) diffusera courant janvier une réunion vidéo sur son site internet www.clin76.fr et abordera des sujets d’actualité :
  • Les mesures de protection et les réflexes à avoir en cas d’accident nucléaire
  • L’activité nucléaire en temps de pandémie.
Vous pouvez poser vos questions sur ces 2 thèmes, avant le 30 novembre, à l’adresse clin.paluel.penly@seinemaritime.fr.
Les réponses vous seront apportées sur le site de la Clin Paluel-Penly en janvier.

The post Réunion vidéo de la Clin Paluel-Penly appeared first on Fécamp Caux Littoral.

Service civique – animer les temps périscolaires et extrascolaires

Le service civique est un dispositif mis en place par l’État afin de permettre aux jeunes de 18 à 25 ans de s’initier aux responsabilités sociales, de découvrir des univers professionnels, de développer leur expérience en participant à l’animation d’une mission d’intérêt général.

  • Mission de service civique (engagement volontaire citoyen et rémunéré) auprès des jeunes Stéphanais.
  • Cette mission est encadrée par l’équipe du service des affaires scolaires et de l’enfance de Saint-Étienne-du-Rouvray.
  • Contrat de 8 mois à compter du 2 novembre 2020, pour une durée hebdomadaire de 24 heures.
  • Rémunération : 580,62 € nets mensuel (688,30 € si vous êtes bénéficiaire d’une bourse de l’enseignement supérieur du 5e , 6e ou 7e échelon au titre de l’année universitaire en cours) ou bénéficiaire du RSA au moment de la signature du contrat de service civique ou si vous appartenez à un foyer bénéficiaire du RSA.

Activités principales

  • participer avec l’équipe du centre à l’élaboration du projet d’activité annuel
  • venir en soutien de l’équipe d’animation pour accueillir et accompagner les enfants dans la gestion des gestes barrières
  • participer à la mise en place d’ateliers ludiques spécifiques et d’animations en direction des 3-13 ans au sein des 3 espaces éducatifs: “projet” (activité sportive, culturelle, scientifique…), “autonome” (l’enfant choisir de lire, de discuter avec ses copains, faire un jeu de société), ou “soutien” (pour contribuer à la réussite des enfants).

Compétences requises

  • Profil: tout jeune âgé de 18 à 25 ans, motivé et prêt à s’investir dans cette mission
  • Bon relationnel et sens de l’adaptation avec le public enfant (3-13 ans)

Le volontaire en service civique s’engage à être disponible 24 heures par semaine durant toute la durée de sa mission.

Informations pratiques

Les CV et lettres de motivation sont à envoyer par mail à Lucile Damascene jusqu’au 10 décembre 2020 à ldamascene@ser76.com

02.32.95.93.35

L’article Service civique – animer les temps périscolaires et extrascolaires est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

Industrie – Plan de relance : Aide à l’investissement et à la modernisation de l’industrie

Industrie

Industrie – Plan de relance : Aide à l’investissement et à la modernisation de l’industrie

Suite au fort succès rencontré par les dispositifs de soutien à l’investissement et à la modernisation de l’industrie mis en place dans le cadre du plan « France Relance », Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, ont annoncé la reconduction des appels à projets à destination de l’industrie.

L’objectif est de poursuivre dès maintenant la sélection et le financement des meilleurs projets dans le cadre des dispositifs suivants :

– Un appel à manifestation d’intérêt, doté de 120 millions d’euros, concernant des projets innovants d’industrialisation de produits de santé de nature à renforcer la capacité nationale et européenne à faire face à des crises sanitaires. Particulièrement en ce qui concerne la fabrication de médicaments impliqués dans la prise en charge des patients atteints de la COVID-19.

– Un appel à manifestation d’intérêt, doté de 100 millions d’euros en 2020, afin de soutenir l’investissement dans cinq secteurs stratégiques : Santé, Agroalimentaire, Électronique, Intrants essentiels de l’industrie (chimie, matériaux, matières premières, etc.) et applications industrielles de la 5G.

📍Les candidatures sont ouvertes dès maintenant, et jusqu’au 1er juin 2021.

Plus d’informations sur les modalités de candidature à l’adresse suivante👇

https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Plan-de-relance-pour-l-industrie-50441

 

Suivez notre actualité !

L’article Industrie – Plan de relance : Aide à l’investissement et à la modernisation de l’industrie est apparu en premier sur Stéphanie Kerbarh Députée de Seine-Maritime.

Le couvent des pénitents de Saint Valery en Caux

Que savez vous concernant ce lieu rempli d'histoire ? Histoire du lieu, mais aussi histoire des hommes et des bienfaiteurs qui ont œuvré depuis sa construction jusqu'au XXème siècle.

Derrière la maison Henri-IV, une ruelle pavée nous emmène sur une colline pour une promenade dans les quartiers anciens et tranquilles de Saint Léger à l'écart du port, vers le couvent des Pénitents. Fondé en 1623, situé dans le centre historique de la ville, ce couvent franciscain était appelé à l'origine Couvent de Notre-Dame-de-Bon-Secours.

PNG - 236.5 ko

Les moines avaient pour mission essentielle de mettre dans le droit chemin les marins turbulents de St Valéry-en-Caux. Depuis sa fondation au XVIIème siècle, le couvent des Pénitents fut successivement cloître, prison, hôpital, évoluant avec l'histoire de la commune. Une première période religieuse qui dura plus d'un siècle et demi, de 1623 à 1790, où le couvent fut habité par les moines franciscains. En 1790, la Révolution ferma le couvent qui devint une caserne et un arsenal militaire jusqu'en 1866. L'ensemble fut racheté par la commune en 1870 qui en fit un hôpital puis un hospice jusqu'à la fin du XXème siècle. Les bâtiments furent, pendant un temps, inoccupés.

PNG - 265.9 ko

L'origine du couvent :

Une pieuse légende entoure l'origine de ce couvent. Un vieux prêtre anglais nommé Guillaume Languedon, avait prédit depuis fort longtemps l'installation de moines dans le bourg. L'historien de l'ordre Saint François, Marie De Vernon, cite une attestation datant de 1660, par laquelle les habitants de cette petite ville, certifient avoir entendu la prédiction du prêtre. Celle-ci fut signée par d'anciens bourgeois nommés : Mathieu Bertrand, Jean Pelé, Jean Raud et Jacques Cavelier.

Depuis de longues années, dès 1558, les franciscains venaient avec la permission de l'abbé de Fécamp, prêcher à Saint Valery en Caux. A l'époque de la pêche aux harengs, faisant la quête du poisson dans ce bourg et à Veules les Roses, ces moines s'étaient attirés le respect des populations maritimes.

En 1617, suivant la volonté des habitants de Veules les Roses et d'Adrien Lepicard, lieutenant en l'amirauté de Saint Valery et Veules, ils s'étaient établis dans le modeste asile de la chapelle Saint Vandrille. Ce lieu fut converti en hospice pour les personnes malades. Par la suite, grâce à de nombreuses donations, ils purent fonder un véritable couvent.

Une jalousie s'empara des habitants de Saint Valery en Caux, qui réclamèrent l'introduction des pénitents franciscains dans leur bourg. Le premier intéressé par leurs vœux fut le capitaine et gouverneur du lieu, Adrien De Bréauté. Celui-ci était entre-autre, seigneur de Néville et de Cailleville. Un document fut établi pour l'installation des moines, le 10 novembre 1620, par Adrien, Son épouse Françoise De Roncherolles et noble homme Jean Baptiste De Joves, lieutenant. Par ailleurs, Françoise a fait sa profession de foi dans le couvent de Veules entre les mains de P.Oronce, provincial de l'ordre.

PNG - 248.4 ko

Quelques jours après le 19 novembre 1620, suite à l'accord passé entre le clergé, la noblesse et la bourgeoisie, les cinq premiers moines s'installèrent à Saint Valery en Caux, à la chapelle Notre Dame du bon port. Ils logèrent dans l'habitation d'une dame Du Pré, qui malgré la modicité de ses ressources, pourvut à leur nourriture et à leur entretien pendant deux ans. Par contre, il leur fallut l'autorisation de l'archevêque de Rouen et des abbés de Fécamp, qui possédaient tous les ports et hâvres de la côte depuis Veules les Roses et Etretat, pour leurs permettre de pouvoir administrer les sacrements.

Les frères Bénédictins exigèrent de la noblesse locale de les doter suffisamment, afin de ne pas être exposés un jour, de les voir à leur charge. Le 28 août 1621, les sires de Néville et Cailleville, firent donation de terres et de la chapelle Saint Georges de Clémencé et ses dépendances. Le 14 juillet 1623, Adrien Pierre De Bréauté et son épouse, Suzanne De Monceaux, firent don aux religieux, d'une pièce de terre et masure située au bourg de Saint Valery. Il faut noter au passage, l'importance de ses fondateurs et protecteurs des religieux, que sont les sires De Bréauté. Les ruines de la chapelle de Clémencé, restes d'une célèbre maladrerie du moyen âge, subsistaient encore il y a quelques années dans le vallon de Manneville ès Plains, au milieu d'un superbe bouquet d'arbres. Une demoiselle De Bréauté y était inhumée (voir histoire du miracle des roses).

C'est donc le 1 mai 1623, que l'abbé de Fécamp, permit l'établissement des religieux pénitents, dans le faubourg de Saint Valery en Caux. Ceux-ci choisirent pour y bâtir leur couvent, une colline qui domine la ville, appartenant à l'abbaye de Fécamp. Cette colline se situe pas très loin des hautes falaises de craie bordant le Pays de Caux. Ses falaises vertigineuses peuvent atteindre 120 mètres par endroit. Les moines avaient une vue magnifique sur la mer et la campagne environnante.

PNG - 242.3 ko

Le couvent :

L'ensemble de l'édifice, lors de la construction au début du XVII ème siècle, formait un carré parfait. Les murs sont construits avec des pierres en grès. La toiture est faite en ardoise. L'église en occupe le côté nord sous le nom de Notre Dame du bon port. A l'intérieur de la cour se trouvait un puits. Les extérieurs du couvent, au nord et au sud, étaient bordés de jardins dont un potager qui procurait de la nourriture aux moines. Une cloche sonnait les heures et rythmait le travail et la vie quotidienne des habitants du lieu.

L'autel était dédié à la très Sainte Trinité. Le chœur était formé par d'élégantes boiseries à colonnes torses, de style Louis XIII. Cette église n'avait qu'une nef septentrionale. La voûte était entièrement revêtue de lambris de bois qui subsiste en partie. Les ornements et objets de culte PNG - 271 kodevaient être fort riches. On notait la présence d'un remarquable encensoir en or et d'une croix argentée très travaillée. Marie De Fiesque, épouse de Pierre II De Bréauté en l'an 1633, Dame d'honneur de la Reine Anne d'Autriche, fit présent d'une magnifique garniture d'autel et d'une belle chasuble. Pierre II De Bréauté était Maître de camp depuis 1638 au régiment de Picardie. Il fut sergent de bataille en 1640 lorsqu'il fut tué au siège d'Arras, à l'âge de 28 ans.

Quelques années plus tard furent accolées trois autres chapelles qui dépendaient de l'église. Trois belles portes en permettaient l'accès entre-elles. Au dessus de l'une d'elle était inscrit la date de 1639 (chapelle Saint Nicolas). A une certaine époque, un chiffre ayant disparu, PNG - 257.8 koon a remplacé le 6 par un 7 , de sorte qu'on peut lire 1739 au lieu de 1639. (celles-ci ne sont plus visibles à cause de changements successifs dans la construction, sauf une , celle de la chapelle de la vierge)

En 1766, l'archevêque de Rouen, Monseigneur de la Rochefoucaud, note la présence de six religieux et deux frères lais dans ce couvent. Un des derniers prieurs, d'après une dame Canu, était le frère de messire Vulfran Jean François Rigoult de Fennemare, conseiller du Roi maître de sa cour des comptes aides et finances de Normandie, qui fit construire le château de Bertheauville. Concernant le titre de Fennemare, celui-ci provenait de ce petit fief qu'avait acquis son père, le 19 avril 1752. Une partie de la plaine de Bertheauville, sur le plan cadastral comme sur la matrice, porte le nom de plaine de Fennemare. C'est la partie importante du domaine située entre le château de Bertheauville et celui de Conteville.

Enfin, le dernier moine ou frère-lai du tiers ordre de ce couvent fut Antoine Dubourg, Antoine est né le 11 février 1747 à Incarville dans l'Eure. Il était le fils de Cyprien et de Marie Grandhomme mariés à Incarville le 27 novembre 1731. Il était l'avant dernier fils du couple qui comptait 7 enfants (5 frères et une sœur). Son père, laboureur, est décédé le 10 janvier 1760 à Incarville laissant 5 enfants (deux étant décédés) . Quand arriva t-il à Saint Valéry en Caux et pourquoi ?

Pendant la révolution, les chapelles furent dépouillées de leurs richesses artistiques comme tous les édifices religieux.

Après la révolution, Antoine resta dans ce lieu comme gardien. Il passa un bail le 30 octobre 1792 devant le directoire de Cany pour avoir le droit de vivre et mourir en ce couvent et de prier sur les tombes de ses frères pour la somme de 160 livres. Un procès verbal du conseil général de Saint Valéry du mois d'avril 1793, nous le dépeint de haute stature, le front large, les yeux bleus et les cheveux blonds.

Il eut une vie bien agitée suite à l'installation des jacobins à la chapelle du couvent. L'hymne de la marseillaise succéda au chant des psaumes. Il fut obligé de prêter le serment civique et promit d'être fidèle à la Nation. Il fut par la suite nommé concierge de la prison militaire établie en ses lieux et finit sa vie comme jardinier.

Antoine, le bon moine qui passait pour prophète, est décédé le 15 avril 1816 dans son domicile au N°9 de la rue Houllegatte à Saint Valéry en Caux. Un portrait d'Antoine se trouvait chez Mr Dupéroux, marchand de meubles et parent de ce dernier.

Les chapelles :

Je pense que beaucoup de personnes, dont les Valériquais, connaissent la chapelle Notre Dame du Bonsecours où il y avait des expositions l'été. Celle-ci se trouve du côté du cloître et des jardins. Par contre, je suis moins sûr que vous connaissiez les trois autres chapelles qui bordent la chapelle Notre Dame du Bon Secours. Il s'agit des chapelles de la vierge, de Saint Adrien et Saint Nicolas qui sont elles aussi, riches en histoire pour qui veut prendre la peine de chercher.

Dans trois de ces chapelles furent inhumées cinq personnes honorables dont l'histoire est aujourd'hui oubliée des Valériquais ; enfin pas de tous.

La chapelle de la vierge était placé à droite de l'autel de la Sainte Trinité et renfermait une statue de Notre Dame faite avec du bois miraculeux de Notre Dame de Boulogne, trésor vénéré donné à l'ordre des Franciscains par la marquise d'Aumont, veuve du gouverneur de Boulogne et au couvent, par le père Oroncle de Honfleur, en 1639. Trois inhumations eurent lieu dans cette chapelle. Il s'agit de Dame Guéroult, son mari et son fils. Celle ci était professe du Tiers Ordre Séculier.

PNG - 220 ko

On trouvait sculpté sur l'embase d'une colonne de la contre retable de cette chapelle, côté épitre, le blason de Jean Dyel, époux de Marguerite De Pardieu. Seigneur de Clermont et d'Enneval, il fut nommé par le Roi en 1662 gouverneur et lieutenant de la Martinique, après la mort de Adrien Dyel de Vaudrocques ,son cousin. Son père, Adrien Dyel, fut lieutenant du seigneur de Bréauté, au port de Saint Valéry et à la côte du Pays de Caux de 1636 à 1641.

Un autre blason inconnu était peint sur le tableau de l'autel de la chapelle de la vierge.

La chapelle du milieu était consacrée à Saint Adrien. Ce saint était le patron des sires de Bréauté, Chevalier des ordres du Roi Louis XIV, bienfaiteurs des religieux et fondateurs de ce couvent. Leur blason brillait autrefois sur les vitraux, sur le contre-retable et sur la grande porte grille de la chapelle.

PNG - 23.8 ko

Dans ce lieu fut inhumé, François De Ricarville, Gentilhomme de Bois Robert, gendre d'Adrien De Bréauté. C'est Jean Marie de Vernon (de Cernot), historien et religieux pénitent du tiers ordre qui apporta cette précision lors de sa visite en 1667. D'après mes recherches, cette inhumation eut lieu fin décembre 1647. On trouve son acte d'inhumation sur la paroisse de Bois Robert. Le prêtre mentionne son décès à Beuzeville la Guérard, le 26 décembre et son inhumation au couvent des religieux pénitents. Son épouse, Catherine De Bréauté, sera inhumée dans le choeur de l'église de Bois Robert en début d'année 1654.

PNG - 142.5 ko

Au XVII ème siècle, la chapelle Saint Nicolas se trouvait à droite de la porte principale dont l'accès se trouvait sur l'esplanade. De nos jours, cette porte est murée par des grès ; l'accès se trouvant dans la cour du cloître.

PNG - 618.2 ko

Nicolas Vasse, conseiller du Roi Louis XIV, premier maire perpétuel de Saint Valéry en Caux, fondateur du premier hôpital et marchand bourgeois, y fut inhumé, suivant son désir, le 26 décembre 1698. Sur son testament, établi en octobre 1698, Nicolas Vasse légua une belle somme aux pénitents ainsi qu'aux pauvres et aux dames de la charité de la paroisse de Saint Valéry en Caux. C'est grâce à lui et à ses dons personnels que fut créé le premier hôpital en 1690. Celui-ci possédait six lits . Des messes y furent souvent dites suivant l'intention de ce dernier. Une somme de 300 livres fut donné aux moines à cet effet. Nicolas Vasse est né le 15 décembre 1627 à Saint Valéry et fut marié à Marguerite Fauconnet. Ses parents étaient Nicolas Vasse, receveur des tailles de Caudebec en Caux et Jeanne Lebreton. Ses ancêtres furent Lieutenant général de la vicomté de Tancarville, écuyer et seigneur du Val et de Pierremare. Nicolas et Marguerite Fauconnet n'eurent pas de descendance. Deux de ses frères étaient établis à Saint Valéry en Caux : Adrien était apothicaire et Jean capitaine de navire.

PNG - 250.6 ko

Le cloître :

En face de la chapelle Notre Dame de Bonsecours, se trouve le cloître. Tous les moines, selon la coutume, y étaient ensevelis, sous les pieds de leurs frères. Quand on se promène sous les arceaux, on remarque sur le mur des têtes de mort indiquant la sépulture d'un pénitent. Parmi ces inscriptions, on peut encore lire deux noms : « V.P Candidus Nicole, obiit die 20 decembris 1667 » et « V.P Juvenalis, visitator ordinarius, obiit die martis 787 ». L'histoire n'a pas conservé les noms de ces moines. Il y eut un certain Calixte Bénuvent qui fit l'inhumation de Pierre Ridel, le 2 mai 1786, à Saint Valery en Caux, en remplacement du prêtre ordinaire.

PNG - 124.6 ko

Le couvent après la révolution :

Après cette période où le couvent était géré par les moines, vint la révolution. En 1790, ce lieu devint une caserne composée d'une prison militaire et la chapelle un petit arsenal d'artillerie jusqu'en 1815. On y trouvait le siège du club des jacobins. Profané autrefois par les déclamations des jacobins et les chants des soldats, on prétendait que la chapelle était hantée par les âmes des pénitents, qui venaient visiter toutes les nuits ces lieux.

En 1866, le 3 décembre, l'ensemble fut racheté par la commune. En 1870, le lieu fut transformé en hôpital, puis en hospice, jusqu'à la fin du XX ème siècle.

Les chapelles sont laissées à l'abandon depuis quelques années. Les herbes folles s'en donnent à cœur joie dans le jardin du cloître. Enfin, abandonnées en partie, car quelques personnes veuillent encore sur ce lieu, témoin du passé de Saint Valery en Caux.

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
Augustin Bernard (Fragments d'histoire locale-1884)
Philippe Leloutre
Jean Marie de Vernon, historien
Archives de Seine Maritime

Le chantier de la base de maintenance du parc éolien est lancé !

Visuel de la bse de maintenance du parc éolien en mer sur le port de Fécamp

Vous avez remarqué les travaux sur la Presqu’île du grand quai, dans le port de Fécamp ? Il s’agit de la construction de la base de maintenance du Parc éolien en mer de Fécamp, qui vient de démarrer.

Quels seront les usages de ce bâtiment ?

Le bâtiment, après un chantier d’un peu moins de 14 mois, sera utilisé par les équipes de construction du parc éolien en 2022 et accueillera ensuite les équipes d’exploitation et de maintenance à partir de 2023.
Il abritera également les locaux de la SNSM ainsi que leurs navires sur les nouveaux pontons.

 

Des emplois à la clé à Fécamp

Cette base emploiera une centaine de personnes sur le temps d’exploitation du parc et accueillera notamment un nouveau métier en France, celui de technicien de maintenance éolien en mer. Une profession qui requiert une formation adaptée, notamment assurée au Lycée-Descartes Maupassant à Fécamp avec le BTS maintenance des systèmes, option éolien.

Le chantier du Parc éolien en mer de Fécamp franchit aujourd’hui une nouvelle étape et se concrétise au coeur de la Cité des Terre-Neuvas !

Porté par EDF Renouvelables, Enbridge et wpd Offshore, le Parc éolien en mer de Fécamp, d’une capacité de près de 500 MW, sera composé de 71 éoliennes localisées à plus de 13 km des côtes. Lors de sa mise en service fin 2023, il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 770 000 personnes, soit 60% des habitants de Seine-Maritime.

The post Le chantier de la base de maintenance du parc éolien est lancé ! appeared first on Fécamp Caux Littoral.

Nos ancêtres et les loups

Aussi loin que l'on remonte dans le temps, le loup a toujours fasciné les hommes. C'est une longue histoire de passion et de peur.

https://www.ferus.fr/loup/le-loup-biologie-et-presence-en-france

Des bandes de loups ravageaient autrefois le pays de Caux. Notre région était couverte de bois et de forêts. Actuellement, on nous parle du retour d'un loup en Seine Maritime, qui aurait été observé près de Londinières, près de la forêt d'Eawy !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/loups-normandie-histoire-ancienne-1818058.html

PNG - 214.8 ko

Autrefois, jusqu'au XVIII ème siècle, loin d'être une légende destinée à effrayer les enfants, le loup fut une menace quotidienne pour les normands. C'était l'animal le plus répandu sur la planète. En témoignage, il nous reste les noms de villes, villages ou lieux dits comme Chanteloup ou Cantelou (Ecrainville), Louvetot, la mare aux loups (Croixdalle), Val aux loups (Criquetot le Mauconduit), la chambre aux loups (Nesle en Bray), « la fosse aux loups » ou « la cavée aux loups ».

https://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2019/04/monographie-loup-roger-mathieu.pdf

« Or, vers le milieu de l'hiver de cette année 1764, les froids furent excessifs et les loups devinrent féroces. Ils attaquaient même les paysans attardés, rôdaient la nuit autour des maisons, hurlaient du coucher du soleil à son lever et dépeuplaient les étables. Et bientôt une rumeur circula. On parlait d'un loup colossal, au pelage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme, étranglé tous les chiens de garde du pays et qui pénétrait sans peur dans les enclos pour venir flairer sous les portes. »

PNG - 897.3 ko

En 1882, Guy De Maupassant nous relate cette histoire familiale racontée par le marquis d'Arville lors d'un dîner.

http://maupassant.free.fr/textes/loup.html

Le loup à travers les époques :

Au moyen-âge, l'image du loup va se modifier. Les guerres, les famines, les épidémies vont se succéder durant ces siècles troublés. Les loups au même titre que les renards, vautours, aigles, chacals vont se nourrir des cadavres laissés sur les champs de bataille. Au cours des hivers très rigoureux, ceux-ci vont se rapprocher des villes et des villages, d'où les craintes des habitants. Certains, pendant la nuit, entendaient leur souffle derrière la porte. Il devient un animal terrifiant , dévoreurs d'êtres humains, que l'église s'empresse de dénoncer comme le symbole du péché. Il est associé au mal, à la sorcellerie et aux loups garous. Desservi par une si mauvaise réputation, le loup est traqué et chassé pendant des siècles. Chassant en meute, il est capable d'emmener un mouton.

Le 27 mai 1454, un laboureur de Quevillon, Jehan Vaquelin, demeurant en l'hôtel de la Rivière-Bourdet, reçut du vicomte de Rouen, Guillaume Gombault, 45 sols tournois dus en vertu d'une ordonnance royale. On le récompensait d'avoir "prins et desniché de dessoubz dune vielle souche dun gros arbre estant en une halte et espesse touffe de genetz, en la forest de Roumare, environ dessus Dieppe Dalle, en la garde Jehan Briffault, sergent de la dite forest de Roumare, cinq leups et deux leupves, petits, jeunes, de ceste anne présente. Lesquelz il a apportez a justice et exhibez ainsi quil appartient (...) Devant Guillaume Duval, clerc, tabellion a Rouen (...) present Pierre Vincent et Colin Le Conte. (Annale de Normandie)

PNG - 443.6 ko

Avant la révolution, en dehors des animaux (chevreuils, cerfs, chamois, petits mammifères et moutons), les victimes étaient souvent des femmes et des enfants. Ceux-ci, très jeunes, devaient emmener et garder les troupeaux de moutons à l'orée des bois. Ils étaient des proies faciles, isolées et très exposées. A cette époque, il n'y avait que les nobles qui bénéficiaient de port d'armes et de meutes de chiens qui pouvaient donc tuer les loups. Entre 1684 et 1711, sous l'effet des grandes chasses royales, on assiste à une forte baisse.

Entre 1764 et 1767, dans l'actuelle Lozère, sévit un monstre velu et griffu qui se serait rendu coupable d'attaques répétées à l'encontre des troupeaux, des bergers, des femmes et des enfants. Nommé la bête du Gévaudan, ce loup féroce sema la terreur dans la région. Il y eut 119 morts et 52 blessés. Louis XV fit organiser des battues menées par ses meilleurs louvetiers. A l'issu de ses actions, plusieurs énormes loups furent tués. Cette étrange histoire, qui fit de nombreuses victimes en trois ans, ne fut jamais complétement élucidée.

On attribue généralement l'institution de la louveterie à Charlemagne, même si c'est François I qui établit le premier lieutenant de louveterie du royaume. Supprimée brièvement pendant la révolution, cette institution est rétablie sous l'empire.

Après la révolution, le loup eut plus de difficultés à lutter face à l'homme. Le port d'armes s'était démocratisé et les fusils, plus précis et plus rapides, firent mouche plus souvent.

PNG - 341.3 ko

Une politique d'éradication des loups au XIX ème siècle :

Face aux multiples dangers que représente le loup, les élus de la IIIème République ou les préfets mettent en place une stratégie pour éradiquer le loup des territoires normands.

Des battues sont organisées, des primes aux loups sont versées à ceux qui tuent les bêtes responsables de la mort ou de la mutilation d'êtres humains et d'animaux. En Normandie, ces primes sont fortement augmentées pour inciter les habitants à partir à la chasse aux loups. A cela s'ajoute une nouvelle législation qui augmente le nombre de chasseurs et l'évolution technologique du fusil. Deux coups peuvent être désormais tirés. Ces facteurs réunis ont entrainé la disparition du loup en Normandie. La dernière prime aux loups dans la région a été octroyée en 1888. Pour toucher le pactole, le chasseur devait avoir coupé les deux oreilles de l'animal et les avoir ramenées aux autorités.

La nationalisation des primes pour éradiquer les loups (1789/1928) :

http://www.unicaen.fr/homme_et_loup/primeseradication.php

PNG - 354.3 ko

Le loup dans notre région attesté par les registres paroissiaux :

Dans un temps où notre région était couverte de loups affamés, le vicaire de Vibeuf avait refusé de desservir les églises de la Fontenaye et de Thibermesnil. En 1684, année du grand hiver très froid, Raulin le Carpentier, curé de Néville, nous relate l'histoire de chasse aux renards et aux loups.

« A Saint Vaast Dieppedalle, le 17 juin 1700, a été inhumé dans le cimetière, le corps de Jacques le Carpentier, âgé de 3 ans et 3 mois, fils de Pierre Carpentier et de Jeanne Estienne, lequel a été estranglé par un loup, d'heure après midi.... »

PNG - 114.7 ko

« A Oherville, le 23 ème jour d'août 1700, a été inhumé dans le cimetière, le corps de Claude Hamel, âgé de trois ans et quatre mois, dévoré par la bête puissante, mangé dans les bois..... »

PNG - 273.6 ko

« A Tonneville, le 28 novembre 1707, a été trouvé le corps de Charles Depaul, mangé à moitié par des bestes dans le creux d'un focé après plusieurs jours de recherches, en son vivant bon catholique et inhumé le même jour dans le cimetière du lieu »

PNG - 171.8 ko

« A Petit Couronne, le 10 août 1730, a été inhumée le corps d'une fille dénommée Marguerite, fille de …., originaire de la paroisse de Houlbec en Roumois, demeurante chez Nicolas Drouart depuis huit mois, morte de la morsure d'un loup dans la forêt selon le rapport de plusieurs habitants de la paroisse. Le corps rapporté chez Jean Drouart, beau-père du dit Drouart ; la dite Marguerite âgée d'environ douze ans. »

PNG - 195.8 ko

Cet acte nous instruit sur les conditions de vie de nos ancêtres au XVIII ème siècle. Il atteste la présence des loups dans la forêt du Rouvray. L'identité de la victime, âgée d'environ douze ans, n'est pas mentionnée. Cela laisse supposer qu'elle n'était pas une parente de la famille Drouart mais une domestique. Sous l'ancien régime, le temps de l'enfance n'existait pas sauf dans les classes privilégiées. L'enfant était d'abord considéré comme une force de travail. Une lente évolution améliore sa condition avec notamment la création des premières lois sociales au XIX ème siècle.

« A Saint Denis le Thiboult, le 9 septembre 1770, inhumation dans le cimetière par nous prêtres curés de cette paroisse, du corps de Denys Damas Joseph Basseleu, fils de Denys Basseleu et de Françoise Dubosc, estranglé du jour précédent et mangé en partie par une bête féroce, âgé de cinq ans et neuf mois... »

PNG - 203.4 ko

Un dépouillements d'archives paroissiaux par Jean Marc Moriceau parvient à retrouver à partir des débuts de l'ancien régime jusqu'en 1918, plus de 1100 cas de prédations de l'homme par le loup, qu'il distingue des décès à la suite des morsures de loups enragés (plus de 400).

Epilogue :

Le loup a laissé son empreinte dans la culture française au travers de l'histoire de la bête du Gévaudan et par le biais de contes et légendes comme « le petit chaperon rouge » ou « le loup vert de Jumièges » . Religieuse native du Pas-de-Calais, sainte Austreberthe dirigea un monastère pour femmes en Seine-Maritime. La légende raconte qu'un loup vert dévora l'âne chargé d'apporter le linge des moines de Jumièges aux nonnes de Pavilly.

http://jumieges.free.fr/loup_legende.htm

PNG - 647.5 ko

Le status et l'image du loup sont encore bien fragiles dans les mentalités. La peur du loup est un héritage du passé. Il faudra du temps pour que ces prédateurs cessent d'être victimes de persécutions et soient acceptés par les hommes. Espérons qu'un jour, celui-ci pourra vivre en bonne entente avec les hommes.

Livre de J.M Moriceau « sur les pas du loup » :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/loups-normandie-histoire-ancienne-1818058.html

F.Renout
(Administrateur cgpcsm)
R

Sources :
Histoire pour tous (le loup et les hommes)
Registres paroissiaux de Seine Maritime

Confinement: Unicité en mode «distanciel»

Pendant le confinement instauré depuis le 30 octobre, les services municipaux stéphanais restent ouverts. Concernant les activités Unicité, les habitants inscrits aux ateliers peuvent peu à peu reprendre une activité adaptée, après un temps d’adaptation nécessaire à l’installation d’équipements numériques dans les centres socioculturels, au conservatoire et au service des sports. Les Stéphanais·es concerné·e·s peuvent se rapprocher des services organisateurs pour plus de renseignements.

Sports: des cours à suivre en direct

À partir de lundi 23 novembre, le service des sports de la Ville lance ses premiers cours à distance pour les adhérents d’Unicité. Une bouffée d’oxygène en plein confinement pour les pratiquants, mais également pour les six éducateurs sportifs de la Ville qui vont pouvoir prodiguer leurs conseils en direct au cours de séances d’environ 45 minutes d’exercices.
Dans un premier temps, ces séances seront limitées à 15 personnes connectées, mais «si la demande est là et que les retours sont bons, nous ne nous interdisons pas de les ouvrir davantage», assure Stéphane Collin, l’un des éducateurs sportifs municipaux, qui prend la contrainte de la distance comme une opportunité de tester une nouvelle offre qui pourra être pratiquée chez soi, sans matériel spécifique.
«Il a fallu nous adapter en pensant qu’à la maison ça ne peut pas être pareil qu’à la salle. Donc, on a prévu des exercices où on utilise surtout le poids du corps et de petits éléments comme un sac à dos lesté ou une bouteille d’eau, des choses que tout le monde peut avoir sous la main».
Un programme hebdomadaire a déjà été concocté avec des cours de cardio, de renforcement musculaire, de stretching et de relaxation, de gym douce et d’entretien et de la gym dynamique.

  • Pour plus de renseignements et connaître le mode d’emploi pour ces cours à distance,
    appeler au 02.35.66.64.91.

Centres socioculturels: des ateliers en visioconférence

Les trois centres socioculturels de Saint-Étienne-du-Rouvray se sont eux aussi mis à la pratique d’ateliers à distance. Même si l’accueil de chaque centre (Jean-Prévost, Georges-Brassens et Georges-Déziré) reste ouvert pour apporter des informations aux habitants et que les activités péri-scolaires, notamment le soutien scolaire, sont maintenues du lundi au vendredi.
«Globalement, la très grande majorité des ateliers fonctionne grâce à un système de visioconférence en direct. Cela permet de maintenir des échanges. Seule la chorale Voix de femmes ne reprendra qu’après le confinement», détaille Samuel Dutier, le responsable des trois centres stéphanais.
Pour les plus jeunes, en danse par exemple, où la maîtrise de l’outil informatique peut poser problème, des tutos sont mis en ligne pour être regardés et reproduits à loisirs, en compagnie des parents, et des temps d’échanges avec le professeur peuvent être programmés pour des questions ou des précisions. «On s’est adapté à chaque pratique. Si le cours individuel est préférable, comme avec la guitare, on le fait. Si le cours collectif est possible, on choisit cette méthode».

Pour plus de renseignements, appeler directement chaque centre socioculturel:

  • Centre Jean-Prévost: 02.32.95.83.66
  • Centre Georges-Déziré: 02.35.02.76.90
  • Centre Georges-Brassens: 02.32.95.17.33

Des cours en ligne au conservatoire

Le conservatoire de musique et de danse municipal propose lui aussi des cours à distance pour ses élèves, de tous âges et de tous niveaux. Comme l’explique sa directrice Lucie Brière, «nous avons mis à profit l’expérience du premier confinement, où nous avions déjà mis des choses en place, pour échanger entre nous et améliorer nos pratiques».
Avec une première différence par rapport au printemps dernier, le fait que les établissements scolaires soient ouverts. «Nos cours doivent donc venir en complément du temps scolaire, sur des créneaux qui conviennent aux familles et aux élèves».
Chaque professeur s’adapte donc au niveau et à l’instrument de ses élèves, soit en organisant des cours en direct, soit en envoyant des exercices à réaliser et en programmant des temps d’échanges hebdomadaires pour revenir sur les difficultés rencontrées et apporter des améliorations. «L’idée est de garder le lien, surtout avec ceux qui ont débuté les cours à la rentrée», continue Lucie Brière qui insiste également sur le côté ludique de certaines pratiques, notamment pour les plus jeunes.
Pour la danse, des chorégraphies et des exercices filmées, adaptées au niveau des pratiquants, sont également envoyées pour que chacun puisse s’exercer à la maison et garde un bon niveau pour retrouver les cours dans de bonnes conditions dès que la situation sanitaire le permettra.

  • Pour plus de renseignements : appeler au 02.35.02.76.89

L’article Confinement: Unicité en mode «distanciel» est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

Contournement Est de Rouen: les routiers font monter la pression…

Après la décision du juge des référés du Conseil d'Etat qui confirme la validité de la déclaration d'utilité publique du projet de contournement autoroutier Est de Rouen au nom de l'intérêt régional et national d'achever, enfin! le bouclage de la rocade autoroutière de contournement de la région parisienne à l'Ouest (depuis 50 ans, il manque toujours le barreau de Rouen ainsi que Nonancourt-Dreux-Chartres-Allaines), les syndicats professionnels de la logistique routière montent au créneau face à l'opposition confirmée de l'actuelle majorité écolo-socialiste à la métropole de Rouen à ce projet qui est l'un de nos deux plus vieux serpents de mer normands (l'autre, c'était celui de la réunification...)

carte

Le tour complet autoroutier de la région parisienne est possible de Rouen à Amiens en passant par Reims, Troyes et Orléans... Mais l'axe de la "route du blé" (future A 89 Orléans- Chartres) reste toujours dans les limbes... Si Rouen avait été choisie dans les années 1960 pour être la métropole régionale d'équilibre du Nord-Ouest et si Jean Lecanuet avait été moins localiste, cet aménagement structurant essentiel serait aujourd'hui réalisé depuis de nombreuses années: avec le contournement Est de Rouen, il s'agit, bel et bien, de solder l'un des derniers grands passifs laissés par la division normande!

routiers

Voir par ailleurs:

Contournement de Rouen : le Conseil d'Etat rejette les recours

Batiactu - Jessica Ibelaïdene avec AFP, le 20/11/2020 à 15:14
https://www.batiactu.com/edito/contournement-rouen-conseil-etat-rejette-recours-60691.php?MD5email=76d936f8cd7de91ba80e27abb81e68bb&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

INFRASTRUCTURE. Le Conseil D’État reconnaît que ce grand projet autoroutier présente des inconvénients importants, mais sans "caractère excessif de nature à le priver de son caractère d'utilité publique".

5ede9bfbc0af7_camion_ville_blanc_1

Camion-bloque-sous-une-tremie