Archive dans 31 mars 2020

SOLIDARITE NORMANDE AVEC NOS ELEVEURS PENDANT LE CONFINEMENT!

L'Etoile de Normandie relaye bien volontiers l'appel de Pascal GROSDOIT, le gérant de la célèbre boucherie rouennaise qui a remis récemment à l'honneur et pour le bonheur de tous les gastronomes normands et d'ailleurs, la filière d'excellence du boeuf normand herbager...

Les rigueurs du confinement mettent rudement à l'épreuve les circuits courts par lesquels passent le meilleur de notre production agro-alimentaire. On le constate hélas sur mer avec la fermeture quasi générale de la pêche artisanale normande puisque les mareyeurs ne travaillent plus suite à la fermeture de tous les restaurants. A terre, il en est de même avec nos éleveurs qu'ils travaillent dans la filière laitière (effondrement des ventes de fromages AOC) ou dans la filière de la viande bovine: la fermeture des marchés forains aggrave d'ailleurs la situation.

C'est la raison pour laquelle des systèmes plus innovants de mise en relation directe entre producteurs et consommateurs se mettent en place: par exemple, acheter en ligne des colis d'une excellente viande de race normande que l'on peut commander sur Internet avec la certitude que les éleveurs de notre région puissent continuer de vivre de leur métier sinon de leur passion pendant et après la crise actuelle.

Le confinement est donc une épreuve collective. Il est de notre devoir collectif qu'il puisse en sortir un bien: une plus grande solidarité locale et régionale entre producteurs et consommateurs en Normandie, par exemple...

normandiehéritage

Message de Pascal Grosdoit:

(Linked In 30/03/20)

" On rentre dans le dur, là maintenant...! "

Fortement sollicité par nos plus fidèles éleveurs touchés en plein coeur par l'arrêt de notre clientèle de restauration, il nous est difficile de rester les bras ballants et d'attendre du meilleur dans cette période incertaine. Bien que le réseau LinkedIn nous semble peu approprié et, nous-mêmes peu rompus à mener des campagnes de ventes en réseau, nous allons dans les tous prochains jours, nous essayer à mener des actions de ventes directes consommateurs. Seront concernés, les meilleures sélections d'animaux de Normandie ( Agneau de Région, Boeuf Aubrac Grand Crû, Bœuf Normand Herbager...) habituellement réservées à nos tables Normandes, Parisiennes et Institutionnelles.

Le format " caissette familiale " est en cours d'élaboration avec comme principe le renforcement de la sécurité sanitaire des aliments lors de la découpe et de l'emballage. Il va sans dire que la traçabilité est " directe-éleveur ". Un service de livraison frigorifique à domicile, mené par nos propres garçons, viendra complèter notre offre. Vous remerciant par avance de l'accueil que vous pourrez réserver prochainement à cette initiative conjointe, économique et désormais vitale.

#laboutiqueduboeufnormand #grosdoit Grosdoit SAS NORMANDIE VIANDE HERITAGE

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boeuf cidré

Gestion de crise du Covid-19 : les interventions des élus communistes du Front de Gauche au Département

Les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche au Département vous rendent compte des positions prises et interventions faites dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire actuelle. En vous souhaitant bon courage, bienveillance et bonne santé dans cette période difficile que nous affrontons.

Carte scolaire 2020

Chaque année au mois de mars le Conseil départemental de l’Education Nationale (CDEN) placé sous la double autorité du Département et du Préfet, doit donner son avis sur le projet de carte scolaire pour la prochaine rentrée. Une carte scolaire préparée par la direction des services de l’Education Nationale qui envisage des fermetures et ouvertures de classes.

Compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons, des mesures de confinement en vigueur qui empêchent les familles de se rendre dans leur mairie pour procéder aux inscriptions, mais aussi des annonces du Chef de l’Etat concernant le gel de toute les réformes en cours, nous avons demander le report du CDEN et la suspension des travaux relatifs à la carte scolaire. Une demande relayée également par de nombreux parlementaires,  Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc, Jean-Paul Lecoq et Céline Brulin en tête, ainsi que par les représentants des parents d’élèves.

Face à cette fronde, le Ministre a annoncé que toutes les fermetures de classes en milieu rural sont suspendues, mais quid des autres territoires ?

Nous demandons par conséquent que l’ensemble des fermetures de classe envisagées soit gelé sauf accord du maire concerné. Il serait incompréhensible qu’à l’issue du confinement des familles se trouvent dans l’impossibilité d’inscrire leur enfant dans l’école de leur secteur d’habitation.

Réseau postal

Nous alertons depuis des années notamment en Commission départementale de suivi de la présence postale territoriale au sein de laquelle siège Sophie Hervé, et encore récemment lors d’un débat de politique départementale, sur la dégradation du service public postal. Une dégradation marquée par des fermetures de bureaux, la diminution des horaires d’ouverture d’autres, les tournées de distribution de plus en plus dégradées. En cause la stratégie du groupe La Poste qui diminue chaque année ses effectifs, privilégie les services commerciaux payants à ses missions de service public pour accroitre ses bénéfices tout en mobilisant de l’argent public. Pas étonnant dès lors qu’en pleine crise du Covid-19, le groupe soit incapable d’assurer ses missions essentielles. Un grand nombre de bureaux sont fermés, laissant les usagers dépourvus de carte bancaire sans solution pour retirer des espèces pour assumer leurs achats de première nécessité ; les tournées de distribution du courrier ont été interrompues puis rétablies que certains jours par semaine. Un constat accablant pour un groupe qui croule sous les bénéfices.

Les élus communistes au Département ont exigé le rétablissement des services postaux de proximité, des services essentiels en ces temps de crise, par l’embauche massive de personnels. Et tanpis pour les bénéficient du groupe cette année !

Consignes pour les résidences autonomie

Alban Bruneau a alerté concernant l’absence de directives précises délivrées aux gestionnaires de Résidences autonomies contrairement à celles en vigueur pour les EHPAD. Les publics et modalités d’accompagnement y sont très différents, et par conséquent les recommandations adressées par les services départementaux le sont également. Sauf que malgré les informations communiquées sous des formes multiples, variées et répétées, il est constaté une très grande difficulté pour les résidents de résidences autonomie à respecter les règles de confinement et à ne pas sortir plusieurs fois par jour parfois pour le pain, le journal, les courses, prendre l’air….

Aussi il semble opportun, compte-tenu de la vulnérabilité des personnes qui y sont accueillis de réfléchir à des dispositions plus contraignantes pour les aînés en résidence autonomie. La crainte de prendre des mesures attentatoires à la liberté de circulation des aînés en résidence autonomie ne doit pas annihiler la réflexion nécessaire du Département à mener en matière de réduction des  allers-venues des résidents. Sans ces dispositions, nous ne pouvons que craindre très fortement le risque d’une contamination d’une population qui, certes moins qu’en EHPAD mais malgré tout, est très vulnérable. Les personnels de ces résidences sont de fait, également exposés.

Les résidences Autonomie sont des établissements médico-sociaux placés sous la responsabilité du Département mais ne disposent à ce jour que de consignes très vagues et il conviendrait de ne pas laisser les gestionnaires d’établissement supporter seuls des décisions restrictives qui ne relèvent pas de leurs compétences en matière de circulation. 

Soutien au commerce de proximité

Stéphane Barré est intervenu en Commission permanente du Département pour soutenir, avec d’autres élus, la création d’un dispositif départemental de soutien aux commerces de proximité, en complément des mesures nationales en vigueur, pour les aider à traverser cette période difficile marquée par des fermetures obligatoires et par des baisses parfois très importantes de clientèle. Déjà fragilisés, il faut que nos commerces locaux puissent réouvrir à l’issue de cette crise.

Soutien aux associations

Dans cette période, de nombreuses associations sont également fragilisées en devant faire face, malgré l’arrêt de leurs activités, au paiement de leurs charges fixes. Nous avons demandé la création d’un fonds d’aide à la vie associative.

EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS N°12

FC NEUFCHÂTEL EN BRAY

Interview Cédric CAUX

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Durant cette période difficile, nous avons souhaitez garder le contact avec les clubs et sportifs de notre région. Pour cette 12ème interview ( par mail ) , nous avons rencontré Cédric CAUX, Président du FOOTBALL CLUB NEUFCHÂTELOIS.

En attendant prenez soins de vous et de vos proches et surtout respecter les consignes RESTEZ CHEZ VOUS pour revenir au plus vite sur vos terrains de jeux.

Bonjour Cédric, peux tu te présenter en quelques mots ?
Cédric CAUX, 36 ans, j’habite à Esclavelles, commune où est également située l’entreprise dans laquelle je travaille. Je suis responsable d’activité chez Huré Canalisations dans le secteur des travaux publics. 

Comment vis tu cette période CORONAVIRUS ?
Comme la majorité des français, je suis confiné chez moi. J’en profite pour entretenir l’extérieur, jardin, pelouse… Je fais surtout des choses que je ne fais pas habituellement dû à ma présence au stade le week-end. Je travaille également 2 jours par semaine afin de traiter les réponses aux clients qui eux font du télétravail. Le plus important, en ce moment, est de rester à la maison afin de résoudre cette crise sanitaire et ne pas être contaminer ou propager le virus.

Les gens aujourd’hui te connaissent comme président du FCN, mais avant ce statut quelle a été ton parcours dans le football ?
J’ai commencé le football à 5 ans au FC Neufchâtel, club dans lequel j’ai réalisé ma modeste carrière de footballeur. En tant que joueur, j’ai connu un 8ème de finale de coupe de Normandie U17 mémorable à Neufchâtel où nous sortons l’équipe de l’US Quevilly (U17 Nationaux) aux tirs aux buts. Puis, une première montée en U17 de première Division en PH. Rapidement, j’ai intégré l’équipe première du club à l’âge de 17 ans, sous la direction d’Hervé NOEL, pour y connaitre mes plus belles émotions en tant que joueurs, une montée de Promotion d’Honneur en DHR. En parallèle de ce parcours de joueur je me suis investi comme éducateur au FCN, dès l’âge de 15 ans. Suite à une grave blessure à la jambe, j’ai pris un peu de recul avec le football pendant quelques années (3ans). A la demande de Thierry RENAUX (qui venait d’accepter la proposition du club afin de reprendre l’équipe première) j’ai rejoint le club en tant qu’entraineur adjoint. Et dès notre première saison, nous allions connaitre un parcours formidable et inoubliable pour les neufchâtelois, un 7èmetour de Coupe de France contre Boulogne-Billancourt. J’ai été adjoint de Thierry pendant 2 saisons, puis j’ai eu en charge l’équipe première durant 3 saisons (5 années en R3). Puis, dans un soucis de faire évoluer le club j’ai choisi de passer la main à Philippe HUET, entraineur de renommé. Je me suis donc occupé l’année dernière de la réserve du club. Une première expérience pour moi avec un groupe réserviste, où il faut surtout gérer l’humain, les déceptions de certains de ne pas évoluer en première… Mais cette saison se révèlera être exceptionnelle car nous connaitrons la défaite, que lors de notre dernier match. Ma carrière d’entraineur se termine par une montée de 2ème Division en 1ère Division.

7èmetour de Coupe de France contre Boulogne-Billancourt

Qu’est-ce qui t’a poussé à endosser cette nouvelle responsabilité ?
A la fin de la saison 2017-2018 Stéphane THIERCE m’informe qu’il souhaite passer la main au niveau de la présidence du club pour des raisons professionnelles, et souhaite que je prenne la relève. Après une courte réflexion, j’ai pris la décision de prendre le relais afin de continuer le travail que l’on a commencé ensemble il y a cinq ans. Il reste cependant à mes côtés afin de m’épauler dans une fonction que je découvre au fur et mesure. Et on va dire que pour une première année, il y beaucoup de paramètres extra-sportif inenvisageables et exceptionnels à gérer.   

Quelles sont les orientations que vous souhaitez donner au club ?
Tout d’abord, les ambitions du club reste les mêmes au niveau des Séniors. C’est à dire faire remonter l’équipe première en R2, et la pérenniser à ce niveau, avec une réserve en première division départementale. Mais pour cela il faut surtout restructurer et se concentrer sur les jeunes. Car l’ensemble des joueurs évoluant en équipe première ou réserve sont essentiellement formé au FC Neufchâtel. Il me parait donc indispensable que tous les éducateurs du club soient formés et diplômés. 

On ne sait pas encore si l’on va pouvoir terminer la saison, peux tu nous tirer un bilan de cette première partie de saison ?
Il parait évident que la première partie de saison n’est pas satisfaisante au niveau sportif. Le groupe sénior à été affaibli en début de saison avec le départ de plusieurs joueurs (A & B). Mais un départ en particulier, nous à fait mal, celui de Guillaume Bailleux. En plus, au cours de cette saison plusieurs joueurs se sont trouvés indisponibles pour de longues durées, des joueurs cadres de l’équipe première comme Brandon Bénard, Alexandre Carpentier, Nicolas Caux, Baptiste Renaux, Thomas BIHARE, Adrien Dépréaux, Louis Blondel… Evidemment lorsque vous avez autant d’absents en première, l’équipe réserve se trouve impactée.  

Le contrat de votre entraineur seniors doit s’arrêter en fin de saison. Comptez vous le prolonger ?
Il est un peu tôt pour répondre à cette question. Nous avions envisagé de se rencontrer à ce sujet début mars mais j’ai été dans l’obligation de reporter le rendez-vous car, début mars, seulement 11 matchs avaient été joués, c’est à dire la moitié du championnat. Et depuis, nous sommes confinés donc nous verrons après le confinement s’il y a une reprise du championnat ou pas. 

Lors d’une précédente interview réalisé avec Franck Urbaniak, l’entraineur de l’ ES Plateau, il évoquait les conditions d’entrainement, et le besoin d’un terrain synthétique . Avons nous des chances de voir un jour à Neufchâtel un tel outil, qui nous permettrait de rivaliser avec les clubs de la banlieue rouennaise ?
Tout d’abord, j’ai lu l’interview de Franck Urbaniak. Je dois dire que je suis complètement d’accord avec lui, un terrain synthétique est un élément indispensable pour la progression et le développement d’un club, d’ailleurs Stéphane THIERCE ambitionnait déjà d’en obtenir un à Neufchâtel. Nous verrons avec la mairie, mais il est vrai que c’est un beau projet. Et si monsieur le maire à besoin d’un beau projet pour démarrer son nouveau mandat celui la est tout trouvé. Il existe à l’heure actuelle uniquement 2 terrains synthétiques sur la région dieppoise, mais quasiment tous les clubs de la région rouennaise en possède un. Au vu des difficultés météorologiques pour s’entrainer ou même jouer, sans cette infrastructure dans nos communes, certains parents privilégient les clubs rouennais pour leurs enfants. Donc oui c’est un outil indispensable pour maintenir notre sport favoris le football, du lien social dans nos communes.

Parle nous du foot féminin au FCN ?
Nous avons démarré le football féminin au FCN la saison dernière avec une équipe sénior. La création de cette équipe a été une vrai réussite, avec une intégration formidable des filles au niveau du club. Nous avons donc pris la décision d’inscrire cette année 2 équipes séniors, au vu de l’engouement que cela suscite. Nous avons également inscrit une équipe U9 féminine. Nous souhaitons que le FCN soient un club précurseur dans la formation de nos jeunes joueuses vers le football. Une association se doit d’être accessible à tous et à toutes. A nous de trouver l’encadrement nécessaire. 

Et les jeunes ?
Les jeunes sont la vrai satisfaction sportive de cette saison. Nos U7-U9-U11 et U13 sont des équipes de bons niveaux avec un parcours honorable de nos U11 et U13 en coupe (U13 éliminé au dernier tour à St Etienne du Rouvray et U11 toujours qualifié). Nous avons réussi à remonter en 1ère division en U15 grâce à un excellent travail de Thomas Mourier et un investissement constant des joueurs. Et enfin l’équipe de U18 était 1ère du classement avant le confinement, en 1ère division. Donc le bilan est vraiment bon, pour cela je félicite l’ensemble des éducateurs, parents et dirigeants qui s’investissent auprès des enfants et font un excellent travail. Je félicite particulièrement Alexandre Carpentier Responsable technique de l’école de football, pour le travail accompli depuis plusieurs saisons. 

En dehors du foot as tu le temps d’avoir d’autres centres d’intérêts ?
Je n’ai pas vraiment le temps, car je passe pas mal de temps au stade mais j’aime jouer à la pétanque l’été et je chasse l’hiver.

Un dernier mot pour conclure ?
Dans le contexte actuel, je souhaite à tous les membres du FC Neufchâtel et tous les joueuses, joueurs, dirigeants, parents de prendre soins d’eux et de leurs proches. J’ai également une pensée pour tous les membres des clubs voisins, que l’on côtoient tous les week-ends sur les terrains de football. Respectez les consignes du gouvernement, RESTEZ CHEZ VOUS.

Covid 19 : une crise sanitaire majeure

La crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid 19 est d’une ampleur jamais atteinte, amenant le Gouvernement à prendre des mesures sans précédent pour protéger la population. Se fondant jusqu’alors sur le code de la santé publique, il lui a semblé nécessaire de nous proposer une loi pour être plus efficace dans la lutte contre le virus. A cette occasion, certaines entorses aux libertés publiques ont déjà pu être évoquées. Pourtant, elles sont admises et même réclamées par les responsables de notre pays : c’est la marque d’un grand pays démocratique que de se rassembler dans la diversité de nos opinions pour l’intérêt général ; Il s’agit désormais de consolider les bases juridiques du confinement ou des réquisitions.
Les libertés publiques en France ont des sources juridiques diverses dont certaines anciennes, tous nous accordons à en comprendre le sens général et la nécessité, et tous en conscience acceptons de les limiter par l’adoption d’une loi. Mais cette limitation est dictée par l’urgence et la gravité de la crise, elle devient une nécessité à la sauvegarde de l’ordre public et sanitaire. Elle devient même une condition à l’exercice de ces libertés !
C’est pourquoi j’ai bien sûr voté, dans des conditions particulières, ce texte.
Il permettra en outre un fonctionnement sécurisé des collectivités locales qui chaque jour œuvrent pour l’intérêt général.
La bataille sera longue et ardue, elle devra être menée sur tous les fronts : sanitaire, médical, économique, social, juridique, humain…
Je fais confiance au Gouvernement pour que cette limitation permette de prendre des mesures proportionnées au risque encouru et appropriées aux circonstances de temps et de lieux.
Pharmacien en activité, je suis au quotidien dans mon officine afin de poursuivre le service : délivrance de médicaments, livraison pour les malades les plus fragiles, conseils pour rassurer et orienter etc….Je n’en oublie pas pour autant mes fonctions d’élue que j’exerce de façon différente du fait du contexte mais toujours à l’écoute des havrais .

J’en appelle à la responsabilité de chacun pour le respect des consignes : application des gestes barrières, confinement le plus complet possible, et réitère mes remerciements à ceux qui se battent contre cette épidémie : soignants bien sûr, mais aussi ceux qui continuent à travailler pour assurer la vie quotidienne des français.

Covid 19 : je reste à votre écoute

Dans les circonstances exceptionnelles causées par la pandémie de COVID-19, les moyens permettant aux élus de rester en contact avec les citoyens ne peuvent fonctionner normalement.
Les services postaux sont particulièrement affectés par les mesures de confinement et l’acheminement du courrier sur l’ensemble du territoire national est actuellement plus difficile qu’en temps normal.
L’acheminement du courrier vers et depuis les locaux de l’Assemblée nationale, en particulier, a été interrompu avec la fermeture le 17 mars à midi du bureau de poste du Palais-Bourbon. Une partie du courrier qui devait être remis ou expédié à cette date a dû être temporairement stockée par la Poste mais ne pourra peut-être pas être distribuée avant la fin des mesures de confinement.
J’invite par conséquent celles et ceux qui souhaitent me contacter à privilégier le contact par mail et à utiliser l’adresse mail suivante : agnes.firminlebodo@assemblee-nationale.fr
Vous pouvez également appeler le 06 47 93 60 35
Si vous avez cherché à me faire parvenir un courrier peu de temps avant la fermeture du bureau de poste du Palais-Bourbon, je vous demande de le renvoyer, soit par mail, soit à cette même adresse.
Je m’attacherai pour ma part à rester en contact avec vous, à vous tenir informés et à vous accompagner dans cette épreuve.

FFP2 ou la chasse aux masques.

s-l300Dès les premiers jours de la pandémie, les masques ont été l'objet de toutes les attentions et de toutes les convoitises. Seule protection physique contre le covid, avec les lunettes, les charlottes et les blouses, il y en a deux types. Le masque chirurgical est le système de filtre le plus simple et suffit dans les situations quotidiennes. Le masque FFP2, plus épais et plus filtrant, est indispensable au contact direct de malades infectés par le covid-19.

Au début du mois de mars, nous avons été victimes de vol de masques FFP2 et de masques chirurgicaux au bloc opératoire. Plus d'un millier de masques a alors disparu. Depuis, ce matériel sensible est caché, mis sous clé. Le matin au bloc opératoire, la distribution est faite au compte goutte à un endroit connu de nous seuls. A chaque prise de quart, le personnel soignant reçoit à l'entrée de la clinique sa dotation quotidienne.

Tous les jours, nos pharmaciennes partent à la chasse aux masques. Le métier de pharmacien en établissement hospitalier est peu connu. Il est le pivot de toute l'activité en étant indispensable à l'achat et au contrôle non seulement des médicaments mais aussi de tout le matériel médical.

Je me souviens d'une de nos pharmaciennes recueillant du gaz à la sortie d'un tuyau qui venait d'être installé dans une nouvelle salle d'opération. Ce gaz stocké dans une petite bouteille était alors mis au contact d'une flamme afin de vérifier sa combustion et qu'il s'agissait bien d'oxygène !

Sans nos pharmaciennes, pas de matériel pour travailler et pas d'autorisation pour l'utiliser. Ce sont donc des personnes clés pour faire fonctionner la clinique. Leur responsabilité est majeure.

Aujourd'hui, leurs missions habituelles sont doublées du rôle de chasseur de masque (mais aussi de casaques chirurgicales, blouses jetables, lunettes de protection...). Chaque matin, elles font le tour des fournisseurs habituels, recueillent les dons d'entreprises, cherchent de nouvelles sources d'approvisionnement, vérifient des filières obtenues par le bouche à oreille ou les réseaux... et débusquent les escrocs. En effet, il ne se passe pas un jour sans que des malfaisants tentent de vendre du matériel d'origine douteuse ou d'obtenir de l'argent sans contrepartie. La SERP Rouen a en fait les frais début mars avec une commande de 6 millions d'euros non honorée !

Même si nous recevons maintenant des dotations hebdomadaires de l'Etat, transmises par le CHU de Rouen, même si chaque praticien a pu en retirer il y a 10 jours à la caserne des pompiers sur présentation de sa carte professionnelle, notre stock de masque FFP2 reste très limité et nous devons décider au quotidien de leur usage. La cellule de crise covid de la clinique détermine régulièrement les situations ou le personnel qui doit en bénéficier.

Jusqu'à présent, notre petit stock a suffit pour répondre aux quelques patients infectés par le virus qui ont séjourné temporairement dans nos murs. Mais, en cas d'accueil plus lourd, notamment de malades ventilés, nous aurons du mal à faire face plus de quelques jours.

Alors, comme chaque matin, nos pharmaciennes continuent à chasser de nouveaux masques, avec patience et obstination.

Je voulais vous donner cet exemple aujourd'hui pour montrer combien chaque rouage de la filière de soins est indispensable. On parle beaucoup des soignants, à juste titre. Mais sans tous les autres acteurs, le travail serait impossible ! Merci à eux aussi !