Archive dans 29 février 2020

Les Authieux, un village près de Rouen, bientôt fibré à 90 %

Le maire des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen Marc Duflos (avec le diplôme sur la photo) et le délégué régional Ouest de SFR Franck Coudrieau (à droite du maire sur la photo), ont officialisé l’arrivée de la fibre sur la commune.

Le maire des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen Marc Duflos (avec le diplôme sur la photo) et le délégué régional Ouest de SFR Franck Coudrieau (à droite du maire sur la photo), ont officialisé l’arrivée de la fibre sur la commune. (©Isabelle Villy)

L’arrivée de la fibre optique a été inaugurée, sous une pluie battante, jeudi 13 février 2020 aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen (Seine-Maritime), en présence du maire Marc Duflos et du délégué régional Ouest de SFR Franck Coudrieau.

« Le déploiement de la fibre, c’est pour les 20 à 50 prochaines années à venir… C’est comparable au temps de l’électrification de l’époque », a observé Franck Coudrieau, délégué régional de l’Ouest pour l’opérateur SFR, à l’occasion de l’inauguration de la fibre, jeudi 13 février, aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen.

Un levier de développement économique

« L’arrivée de cette fibre tant attendue par les habitants est une grande satisfaction », a déclaré le maire Marc Duflos, qui voit dans cette innovation un « levier de développement économique pour le village » et un service indispensable pour les habitants, d’autant que deux nouveaux lotissements ont été construits aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen.

À compter du 3 avril prochain, 90 % du village va donc être fibré et les opérateurs autres que SFR pourront aussi investir les lieux : les habitants auront donc le choix de souscrire leur abonnement à la fibre auprès de l’opérateur qu’ils souhaitent. Désormais, le débit pour les usager sera 40 fois supérieur au débit moyen de l’ADSL : une avancée technologique majeure ont indiqué les élus et l’opérateur SFR. Rappelons que d’ici 2022, SFR s’est engagé à une couverture du territoire à 100 %, avec un déploiement en souterrain ou parfois en aérien, à moins de 100 mètres des habitations.

En savoir plus
• Raccordement. Il est réalisé à partir du nœud de raccordement optique (NRO) situé à Tourville-la-Rivière : les deux points de mutualisation (PM) également appelés armoires sont installés. Ils permettront l’éligibilité de 430 foyers dès le 9 avril, soit près de 90 % de la commune. Le débit moyen sera 40 fois supérieur à celui de l’ADSL. L’ensemble des 491 logements authipontains sera raccordé d’ici fin 2022.
• Comment vérifier l’éligibilité ? Pour vérifier l’éligibilité et souscrire à l’offre très haut débit, trois possibilités : saisir son adresse ou numéro de téléphone sur le site : http://www.sfr.fr/box-internet/la-fibre-chez-vous/# ; appeler le 1099 ; ou se rendre dans une boutique SFR.
• La fibre optique, c’est quoi ? C’est un fil de verre plus fin qu’un cheveu qui conduit la lumière. Le signal lumineux injecté dans la fibre peut fournir de très grandes quantités de données, à la vitesse de la lumière, sur des milliers de kilomètres.
• ADSL, fibre, quelle différence ? La fibre optique ne nécessite pas de ligne téléphonique, contrairement à l’ADSL, les informations transitant par un câble. L’ADSL présente un défaut majeur : son signal s’affaiblit au fur et à mesure que le nœud de raccordement s’éloigne, ce qui limite les débits. La fibre optique, elle, offre des débits quasiment illimités jusqu’à 1Gbit/s, contre 20 Méga pour l’ADSL.

Municipales. Pascal Le Goaster lance sa liste Ymare autrement sur le plateau Est de Rouen

Pascal Le Goaster appelle tous ceux qui ont envie de s’impliquer à le rejoindre sur sa liste Ymare autrement, pour les municipales de mars 2020.

Pascal Le Goaster appelle tous ceux qui ont envie de s’impliquer à le rejoindre sur sa liste Ymare autrement, pour les municipales de mars 2020. (©Isabelle Villy)

Ymare autrement contre Ymare démocratie… la bataille pour les municipales est lancée dans le village que le maire sortant Philippe Guilliot a présidé pendant de longues années sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime). Pascal Le Goaster annonce en effet qu’il est en train de constituer une liste et affirme qu’il ira « jusqu’au bout », d’autant qu’il avait déjà l’idée de se présenter, dès que le maire sortant avait annoncé son intention de ne pas briguer de nouveau mandat. Mais depuis, Philippe Guilliot a poussé sur le devant de la scène une jeune femme, Ingrid Bonna, pour lui succéder au fauteuil de maire.

Lire aussi : Municipales 2020. Philippe Guillot raccroche son écharpe de maire à Ymare, près de Rouen

Des « revirements » ?

« J’ai commencé à ébaucher une liste dès l’annonce du maire, sans hostilité, sans remarques désobligeantes. Le maire était au courant et en janvier dernier, comme par le fait d’une coïncidence, j’ai été avisé que le maire ne financerait plus notre radio associative hébergée dans les locaux communaux et notre chasse aux œufs de Pâques pour les enfants ne pourrait pas être organisée à la salle des fêtes », souligne Pascal Le Goaster, habitant d’Ymare depuis plus de 30 ans. Ce ne sont pas ces deux « revirements » qui ont toutefois décidé Pascal Le Goaster à se présenter mais ils l’ont conforté dans son choix : et si aujourd’hui il n’a encore pour l’instant que la moitié de la liste requise, il est convaincu qu’il peut encore parvenir à compléter son équipe avant la date fatidique de dépôt des listes.

Assemblée des jeunes, mutualisation…

Et avec cette liste, il a déjà réfléchi à ce qu’il proposera pour l’avenir du village : « Je suis en désaccord avec l’urbanisation, avec notamment ce projet de lotissement entre la mare et l’église, qui va défigurer le site », annonce le candidat, qui souhaite également mettre en place une assemblée des jeunes, mais également mutualiser les moyens avec la commune proche de Quévreville-la-Poterie, pour ne pas risquer dans l’avenir « une fusion avec des communes avoisinantes ».

Pour le candidat, il y a également des urgences, comme la réfection d’une partie de la charpente du château, en mauvais état. Il estime par ailleurs que « les jeunes sont les grands oubliés du village : que fait-on pour eux ? », s’interroge Pascal Le Goaster, qui pense aussi à la sécurité et à la nécessité de prendre des mesures concernant la route départementale, notamment pour le transport scolaire : 

Il n’y a pas d’accotements. On a récupéré tous les camions de la Vallée de l’Andelle qui empruntent cet axe. Il faut taper du poing sur la table et s’allier avec les maires des autres communes pour agir, lance le candidat.

Contournement Est : la double peine pour les contribuables

Le sujet de circulation pose aussi celui du contournement Est : « Je constate que la banderole contre le contournement est toujours sur le fronton de la mairie, alors que la majorité sortante est aujourd’hui plus ou moins d’accord. Ils considèrent que c’est fait désormais. Pour ma part, je ne suis pas contre le contournement, mais contre le fait qu’il soit payant : on va payer une fois avec nos impôts et une fois au péage et là, ça impacte les habitants d’Ymare », martèle le candidat.

Tous ces sujets, Pascal Le Goaster va les développer sur une page internet qu’il est en train de mettre en place, tout en continuant sa quête de volontaires pour compléter sa liste qu’il annonce sans étiquette. « Il faut juste que les gens aient la fibre, quelle que soit leur sensibilité politique. »

Lire aussi : Comment le contournement est de Rouen s’est imposé dans le débat des élections municipales

Infos pratiques :
Contact. Mail : ymaremunicipales2020@orange.fr / Tél : 06 89 28 65 31/ Site : htpps ://ymare-2020.monsite-orange.fr

Seine-Maritime. Odeurs d’essence dans un foyer pour personnes handicapées : les résidents isolés

43 résidents de ce foyer pour personnes handicapés du Trait (Seine-Maritime) ont été isolées alors que des odeurs d'hydrocarbures se faisaient sentir.

43 résidents de ce foyer pour personnes handicapés du Trait (Seine-Maritime) ont été isolées alors que des odeurs d’hydrocarbures se faisaient sentir. (©Illustration Pixabay)

Les odeurs d’hydrocarbures qui se sont répandues au sein du foyer accueillant des personnes en situation de handicap, situé sur la commune du Trait (Seine-Maritime), ont provoqué l’intervention des pompiers, samedi 29 mars 2020 en début d’après-midi.

Lire aussi : Seine-Maritime : plusieurs centaines de litres de fioul fuitent dans une rivière

Une personne conduite à l’hôpital

Alors que les 43 résidents ainsi que 17 salariés de l’établissement ont dû être isolés, les secours ont mené une série de relevés de mesures. Une opération de reconnaissance qui a permis d’établir que l’odeur en question provenait des égouts.

Une opération de rinçage a alors été menée par les services de l’agglomération. Aucun danger n’ayant été établi, seul un résident, incommodé par les odeurs, a été transporté à l’hôpital.

Festival des langues françaises, à Rouen : théâtre, lectures et concerts gratuits avec le CDN

Fait notable, le Festival des langues françaises, organisé par le CDN Normandie-Rouen, est gratuit.

Fait notable, le Festival des langues françaises, organisé par le CDN Normandie-Rouen, est gratuit. (©Stéphane Babi Aubert)

La langue française dans toute sa diversité, invitée d’honneur d’un festival gratuit. Voici ce que propose le CDN (Centre Dramatique National) de Normandie-Rouen, avec le Festival des langues françaises, dans quatre lieux de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime), du 3 au 7 mars 2020 : Théâtre des deux rives et LaboVictorHugo à Rouen, Théâtre des bains douches à Elbeuf et La littoralité francophone à Canteleu.  Au programme : lectures, spectacles et rencontres avec des autrices et auteurs en provenance du monde entier. 

Lire aussi : Spectacles, engagements, élections… Entretien avec David Bobée, directeur du CDN Normandie

Partenariat avec le Prix RFI théâtre

« Ce temps fort de notre saison a été imaginé par Ronan Chéneau, auteur associé, pour mettre en valeur des textes de théâtre en français venus du Québec, du Bénin, du Liban, du Congo, de France (île de la Réunion et métropole)…, explique le CDN. »

Ce festival, dont c’est la deuxième édition sous cette forme, est le fruit d’un partenariat avec le Prix RFI théâtre, dont la vocation est de « promouvoir les écritures dramatiques contemporaines francophones du sud. » Cette année, la metteuse en scène Eva Doumbia proposera ainsi Victoria K, Delphine Seyrig et moi, ou la petite chaise jaune, texte lauréat de l’édition 2019 du Prix RFI, œuvre de l’autrice libanaise Valérie Cachard. À voir au Théâtre des deux rives, jeudi 5 et vendredi 6 mars à 20h30. 

Les premières images du Prix RFI Théâtre 2019 « Delphine Seyrig et moi ou la petite chaise jaune » de Valérie Cachard mis en scène par Eva Doumbia, actuellement en résidence au Théâtre des deux rives

Les premières images du Prix RFI Théâtre 2019, Delphine Seyrig et moi ou la petite chaise jaune de Valérie Cachard, mis en scène par Eva Doumbia, actuellement en résidence au Théâtre des deux rives. (©CDN)

Vers la création d’un Prix lycéen

« Nouveauté d’ores et déjà pour cette deuxième édition : la constitution de deux comités de lectures lycéens et étudiants pour le choix de deux textes présentés à l’espace Victor Hugo, souligne Ronan Chéneau. Les lectrices et lecteurs des lycées Les Bruyères et Marcel Sembat ont choisi Champ de bataille de Marie Claude Verdier ; les étudiantes et étudiants le texte de Pelphide Tokpo, L’espoir et son ombre. » Ce sera au LaboVictorHugo, jeudi 5 et samedi 7 mars, à 18h30. 

Au-delà du festival, cette initiative sera pérennisée avec la constitution d’un Prix lycéen. 

Création hybride théâtre et rap

« Autre nouveauté : le festival ira rive gauche et au Théâtre des bains douches à Elbeuf présenter le spectacle Le Kimoktoire, à l’écriture hybride de théâtre et de rap, met en avant Ronan Chéneau. Les artistes congolais Mouz, Mav’ et Mohamed nous amènent la transdisciplinarité à l’œuvre dans les langues françaises. » Rendez-vous mercredi 4 mars à 16 heures. 

À noter également le spectacle Camp Sud, une création présentée pour la première fois sur le festival, jouée chez l’habitant, et qui sera en tournée dans la métropole jusqu’au 27 mars, toujours chez l’habitant ou dans des lieux insolites.

Lire aussi : La « Tosca » de Puccini remis en scène à l’opéra de Rouen par David Bobée

Infos pratiques :
Festival des langues françaises, du mardi 3 au samedi 7 mars 2020. 
Entrée libre. Réservations au 02 35 70 22 82. 
Retrouvez le programme complet, ici

Seine-Maritime : plusieurs centaines de litres de fioul fuitent dans une rivière

Plusieurs centaines de fioul auraient fuité dans la rivière de Seine-Maritime.

Plusieurs centaines de fioul auraient fuité dans la rivière de Seine-Maritime. (©Illustration / Pixabay)

C’est au niveau de la commune de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) que les premières traces d’hydrocarbures ont été remarquées dans l’Epte. L’alerte a été donnée aux alentours de 13h40, samedi 29 mars 2020, aux pompiers, qui ont dépêché sur place des équipes spécialisées en risques chimiques pour intervenir sur la rivière.

Lire aussi : Au Havre, deux maisons situées à 30 mètres l’une de l’autre brûlent la même nuit

La cuve d’un particulier à l’origine de la fuite

Après une opération de reconnaissance, une fuite de fioul en provenance d’une citerne d’un particulier a pu être identifiée. Cette dernière avait en réalité eu lieu dans l’Auchy, un cours d’eau affluant vers l’Epte, au niveau de la commune de Ferrières-en-Bray.

Un barrage flottant et absorbant a alors été mis en place et des opérations de rinçage ont été menées pour stopper ce déversement dans la rivière. En tout, entre 200 et 400 litres d’hydrocarbures auraient ainsi fuités.

12 sapeurs pompiers et huit engins ont été envoyés sur place pour mener cette intervention.

Des Normands se fédèrent en vue de la création d’un salon du jeu vidéo et d’un circuit esport

Le bureau normand du jeu vidéo souhaite la création d'un circuit compétitif d'esport dès septembre 2020.

Le bureau normand du jeu vidéo souhaite la création d’un circuit compétitif d’esport dès septembre 2020. (©Illustration/Adobe stock)

Des acteurs se fédèrent au sein d’un bureau régional du jeu vidéo en Normandie. Trois objectifs sont déjà arrêtés : recenser toutes les forces vives du domaine, créer un salon annuel et mettre en place un circuit compétitif d’esport.  Une première réunion a eu lieu vendredi 21 février 2020 à l’initiative de l’esport club de Rouen (Seine-Maritime)

Lire aussi : Un cybercafé fait son grand retour dans le centre de Caen avec en plus, une salle esport

Créer plusieurs scènes esport normandes

Cette rencontre s’est révélée prometteuse à entendre Kévin Huyghe, président de l’esport club de Rouen. « Nous étions une quinzaine venus d’un peu tout le territoire, relate-t-il. Il y a une vraie émulation. » Le bureau normand ne souhaite pas s’arrêter à ce petit noyau. « L’un des premiers buts est d’identifier et réunir tous les acteurs du territoire. Il y a des associations, mais aussi des entreprises, des photographes, vidéastes et bien d’autres métiers impliqués dans le jeu vidéo. »

Kévin Huygue est confiant sur la possibilité d’instaurer un « circuit de compétition esportif » pour la rentrée 2020. « Il fonctionnerait sur le mode d’un classement ATP tout au long de l’année, avec des points octroyés après chaque compétition et une finale régionale entre les meilleurs joueurs. » Actuellement, la scène Smash bros est une des seule réellement active. À terme, le bureau souhaite que chaque jeu compétitif ait sa propre scène. « Les associations spécialisées pourraient s’impliquer dans l’organisation de certaines. Pour d’autres, le bureau pourrait devenir une sorte d’incubateur pour des porteurs de projet. »

Dans sa vision, Kévin Huygue imagine les finales des « trois ou quatre plus gros jeux » prendre place lors d’un salon annuel normand, dont lui et ses partenaires visent la création pour le printemps 2021. Ce serait l’occasion d’aider les joueurs de talents à émerger auprès des structures pro ou semi-pro, mais aussi de valoriser tout l’écosystème normand du jeu vidéo : « Les associations, les métiers du numériques, les entrepreneurs, les écoles de formations ou encore les artistes avec la peinture, la musique ou le cosplay. »

Lire aussi : Un internat spécialisé dans le gaming ouvre à la rentrée en Seine-Maritime

Des pouvoirs publics frileux

Pour mettre en place ces projets d’envergure, le bureau normand du jeu vidéo aura besoin d’argent. Les premières demandes de partenariat lancées auprès de la Région et de la métropole Rouen Normandie se sont pour soldées par un « une réponse négative ou pas de réponse du tout ».

« C’est très dur de trouver l’adhésion des pouvoirs publics, assure Kévin Huyghe. Notre chance de réussir semble être de se tourner vers des sponsors, à condition que ceux-ci soient cohérents. » Le but étant de soutenir la scène locale, cela ferait plus de sens selon lui d’entraîner des entreprises locales dans l’aventure.

En attendant, le bureau normand va continuer à agréger les bonnes volontés. Deux espaces de travail on été créés, dont un sur discord, pour rassembler les suggestions de chacun et s’employer à la réalisation des premiers objectifs. Kévin Huyghe y croit : « Après avoir regardé ce qui se fait dans les autres régions, je n’ai rien vu de semblable. La Normandie pourrait être la première à créer une telle dynamique sur son territoire. »

Lire aussi : Une section dédiée à l’esport en projet à l’ASPTT, club multi-sports de Rouen

À Rouen, le collectif Ekymose propose une croisière électro sur la Seine avec trois DJ

Matthieu Ledoux et Victor Keller, appuyés par leurs compagnes, ont créé leur collectif de électro Ekymose pour créer des événements musicaux à Rouen (Seine-Maritime).

Matthieu Ledoux et Victor Keller, appuyés par leurs compagnes, ont créé leur collectif d’électro Ekymose pour créer des événements musicaux à Rouen (Seine-Maritime). (©Poz Music)

Apparu il y a un an, le collectif Ekymose s’installe tranquillement dans le paysage musical à Rouen (Seine-Maritime). Spécialisé dans la musique électronique, il organise sa deuxième croisière sur Seine samedi 14 mars 2020. Au programme : deux heures de balade sur le fleuve et six heures de fêtes avec trois DJ venus de Paris et Rouen.

Croisière Électronique #2

🔸6 heures de fête sur un bateau🔸2 heures de ballade sur la seine 🔸3 Dj venu de Paris et Rouen🔸8 Kw de Sound Système Rcf & Db Audio🔸1 coin fumeur exterieur à l'étage🔸1 Dance floor 🔸100 Places en vente ▪️Ca se passe à Rouen le Samedi 14 Mars ▪️ Évenement : https://www.facebook.com/events/897861317337477/Billeterie : https://shotgun.live/events/290325/shop

Publiée par Ekymose sur Dimanche 9 février 2020

Des événements à taille humaine

Derrière Ekymose se trouvent Victor Keller et Matthieu Ledoux. Le premier s’occupe de la communication, de la programmation et de l’aspect visuel. Le second s’attache plus à l’aspect technique. « En réalité nous sommes même quatre, parce que nos deux copines nous aident beaucoup », précise Victor Keller. Tous deux DJ, ils avaient envie de monter leur collectif à Rouen. Depuis leur baptême du feu sur la terrasse du Share and Cheers pour le 14 juillet 2019, ils organisent des DJ sets dans différents lieux de la capitale normande.

« On essaie de créer des événements à taille humaine à des prix accessibles, résume Victor Keller. Je trouve que ça perd en qualité quand ça devient trop ‘gros’. » Les deux Rouennais souhaitent mettre à chaque fois un artiste de la scène locale à l’honneur en l’associant à un invité plus connu. À terme, ils aimeraient produire des sessions musicales streamées en vidéo. « On n’a pas encore les moyens de mettre cela en place, mais on y pense. On fait à notre rythme, en engrangeant de l’expérience. »

Cette croisière marque leur deuxième session sur l’eau à bord du Lutèce. « La coopération se passe super bien, le gérant est vraiment à l’écoute. Et puis sur la croisière le cadre et l’ambiance son super, le DJ mixe juste devant toi, puis tu peux fumer une clope ou boire un coup avec lui après. » Pour cette fois, le sound system a été doublé, les jeux de lumières retravaillés et « quelques petites surprises » viendront pimenter la soirée.

Trois DJ pour une montée en puissance

Une centaine de personnes sont attendues sur le bateau. Le collectif a souhaité une programmation « accessible ». « Il y a des gens qui viennent plus pour la croisière que la musique. On l’a constaté sur le premier événement. C’est assez 50/50. C’est un moyen pour les novices de découvrir l’électro. » Les boucles enivrantes de la minimal house de Mileiha démarreront la soirée en douceur. « C’est un style qu’on trouve assez peu à Rouen et qu’on avait envie de mettre en avant avec ce DJ parisien. »

Pasteur Charles, tête d’affiche de cette soirée, prendra ensuite les commandes. Ce véritable personnage, hédoniste aux allures de « nounours » jouera une house festive et positive, teintée de soul et de disco.

Ekymose a ensuite programmé Cyprien TR, résident du collectif Lucien à Rouen dont le cœur balance entre la house et la techno, pour faire danser les croisiéristes avec un style encore plus énervé.

Deux places à gagner

Le collectif promet une montée en puissance pour cette soirée résolument festive. « L’événement est presque complet », prévient Victor Keller. Deux places sont cependant à gagner sur les réseaux sociaux. Pour les fêtards qui ne pourraient malgré tout pas monter à bord, l’événement devrait se répéter à l’avenir. Les deux compères pensent déjà à une nouvelle date au printemps.

🎫 JEU CONCOURS CROISIÈRE ÉLECTRONIQUE 🎫On a décidé de vous faire gagner deux places pour toi et la personne de ton…

Publiée par Ekymose sur Jeudi 13 février 2020

Croisière électro sur la scène, samedi 14 mars 2020, de 20 heures à 2 heures, à bord du Lutèce, quai Ferdinand-de-Lesseps à Rouen.
Retrouvez le collectif Ekymose sur Instagram et Facebook.

Le jeu dans tous ses états

Non les jeux de société ne sont pas morts avec l'arrivée des jeux vidéos. Le marché se porte même très bien. La France est le plus gros marché d'Europe, et les ventes ne cessent d'augmenter. Le jeu se décline à toutes les sauces. On vous le montre en images.

PORTRAIT. Près de Rouen, Désirée Mail transforme nos déchets en œuvres d’art

Désirée Mail est "créatrice valoriste". Elle fait de l'art avec des déchets, près de Rouen (Seine-Maritime).

Désirée Mail est « créatrice valoriste ». Elle fait de l’art avec des déchets, près de Rouen (Seine-Maritime). (©Manon Loubet/76actu)

« Créatrice valoriste ». Derrière ce mot pompeux, Désirée Mail, 42 ans, est une femme très simple. Dans sa petite maison de Sotteville-lès-Rouen, près de Rouen (Seine-Maritime) avec ses trois enfants et son bric-à-brac, la quadragénaire propose un autre modèle de vie.

Créative, Désirée Mail propose des ateliers pour apprendre à faire de la couture, des sculptures, des tableaux… Bref, de l’art. Mais avec une particularité. L’artiste ne se sert que de déchets pour réaliser ses œuvres. « Je n’achète rien de neuf, je récupère tout. » 

« Les déchets, une ressource infinie »

Avec des emballages de Pom’potes, Désirée fait des sacs. Avec des vieux tee-shirts, elle fait des tapis. Avec des bouchons, elle fabrique des poupées japonaises. Avec des capsules de café et de canettes, elle fait des bijoux… « Les déchets, c’est une ressource infinie. Et le détournement d’objets permet de développer la créativité. Tout le monde est créatif, mais malheureusement, on a de moins en moins l’habitude de l’être… »

Cette ancienne enseignante, qui a grandi dans les Yvelines, est arrivée en Normandie en 2009 pour changer de vie. Avec son ancien compagnon, ils avaient ouvert un écocentre à Écouis, dans l’Eure. « Nous voulions une vie alternative, plus proche de la nature. Personnellement, je n’en pouvais plus d’être enseignante, d’avoir un emploi du temps fixe, de 8 heures à 17 heures, tous les jours. Je n’envisageais pas ma vie comme ça. »

Lire aussi : PORTRAIT. Dominique Samson collectionne « tout ce qui est ancien et fait en terre », à Rouen

Fleurs en capsules de canette et laine #upcycling

Publiée par Atelier Daisy Day sur Mercredi 9 octobre 2019

Un mode de vie alternatif

Ses trois enfants, aujourd’hui âgés de 10, 13 et 16 ans, n’ont pas été à l’école. « Nous leur avons fait l’instruction nous-mêmes. Pour nous, l’art, la créativité et la nature sont essentiels pour l’éducation de nos enfants. Alors que dans l’Éducation nationale, c’est superflu. »

Pour Désirée Mail, son métier de « créatrice valoriste », ce n’est pas seulement un job. « C’est tout un art de vivre, un état d’esprit, une vraie démarche. C’est ce que je fais tous les jours dans ma vie. Tout est une question de choix », indique-t-elle avec un air déterminé.

Depuis qu’elle déménagée à Sotteville-lès-Rouen, Désirée multiplie les ateliers à la ressourcerie Résistes de Darnétal, mais aussi dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou pour les enfants. « J’aimerais vraiment développer l’intergénérationnel, assure-t-elle. Cela me semble très important, dans notre société, qui nous éloigne les uns des autres. »

Lire aussi : Entendant dans le « monde des sourds », Sean réalise des vidéos de cuisine en langue des signes

La créativité, une raison de vivre

Ses créations sont en vente notamment à la boutique éphémère de l’économie sociale et solidaire de l’association Cré’Art, rue Jeanne-d’Arc, à Rouen, jusqu’au 29 février 2020. « Avec d’autres créateurs, nous cherchons un local à Rouen pour en faire un atelier et une boutique », évoque l’artiste. Mais pour l’heure, rien n’a été arrêté.

Avec toutes ses activités, Désirée Mail a assez d’argent pour vivre. « Je vis modestement, mais je choisis ma vie », souligne-t-elle sans détour. Sottevillaise depuis juillet 2019, Désirée Mail fait de la créativité sa raison de vivre. « On ne prend pas toujours de temps pour soi. Je pense que la créativité devrait être en action pour chacun. C’est libérateur et ça fait du bien. C’est ça qui nous sauve dans notre société qui n’est pas super optimiste. »

 
 
 
 
 
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Au Havre, deux maisons situées à 30 mètres l’une de l’autre brûlent la même nuit

Les pompiers sont intervenus pour l'incendie de deux maisons, situées dans la même rue du quartier des Neiges, au Havre (Seine-Maritime).

Les pompiers sont intervenus pour l’incendie de deux maisons, situées dans la même rue du quartier des Neiges, au Havre (Seine-Maritime). (©Illustration/actu.fr)

Elles sont situées à 30 mètres de distance l’une de l’autre. Dans la soirée du vendredi 28 février 2020, deux maisons de l’allée de la Quesnée, dans le quartier des Neiges, au Havre (Seine-Maritime) ont été le théâtre d’incendies.

Lire aussi : REPORTAGE. Immersion dans le quartier des Neiges au Havre, entre désolation et espoir

Deux petites maisons non mitoyennes

Les deux habitations, vides de tout occupant au moment des faits, étaient totalement embrasées au moment de l’arrivée des secours sur place. Appelés sur les lieux un peu après 22 heures, les pompiers ont finalement réussi à contenir les deux incendies.

Les deux bâtiments, qui ne sont donc pas mitoyens, sont deux petites maisons, respectivement grandes de 60 et 80 m2.

Au lendemain de l’incendie, la police du Havre confirme qu’une enquête est en cours, sans préciser si la piste criminelle ou accidentelle est pour le moment privilégiée.

Municipales. Géraldine Thery à la tête d’une liste sans étiquette à Saint-Léger-du-Bourg-Denis

Nathalie Thery (au premier plan sur la photo) se présente comme tête de liste à Saint-Léger-du-Bourg-Denis pour les municipales de mars 2020.

Nathalie Thery (au premier plan sur la photo) se présente comme tête de liste à Saint-Léger-du-Bourg-Denis pour les municipales de mars 2020. (©Isabelle Villy)

Pour Géraldine Thery, se lancer à la conquête de la mairie de Saint-Léger-du-Bourg-Denis, près de Rouen (Seine-Maritime) a résulté d’un long temps de réflexion qu’elle a notamment mis à profit en rencontrant le maire sortant Jean-Pierre Garcia, pour « connaître le fonctionnement de la commune ». Autant dire que la candidate et tête de liste n’envisage pas la mission à la légère. Sa liste est ainsi constituée, « par connaissances et par le bouche-à-oreille » et se présentera aux suffrages des Bourdenysiens en mars prochain, sans étiquette : « On ne veut pas imprimer de tendance politique à notre liste », souligne Géraldine Thery, qui souhaite proposer « un nouveau visage et une nouvelle équipe sur la commune ».

« On ne veut pas être noyé au sein de la Métropole »

« C’est une belle équipe, chacun a ses savoirs et compétences. Trois conseillers sortants nous ont rejoints et nous avons basé notre programme sur l’intégrité notamment », détaille la tête de liste. Continuer à réduire les déficits et désendetter la commune en « renégociant les emprunts » par exemple ; travailler avec et pour les habitants en matière d’urbanisme et sur des sujets importants comme le risque d’inondations ; préserver l’environnement pour que Saint-Léger « reste une ville à la campagne. On ne veut pas de standardisation ou être noyé au sein de la Métropole, ni être considéré comme un quartier de Darnétal. Saint-Léger doit garder sa particularité et son identité », plaident les candidats.

Urbanisme, inondation : des priorités

S’agissant d’urbanisme et de prévention des risques contre les inondations, Géraldine Thery sait bien que la compétence n’appartient pas directement à la commune, mais à la Métropole, mais avec sa liste, s’ils sont élus, ils veulent être « le grain de sable pour défendre les projets de la commune et résoudre les problèmes. Le sujet des inondations est prioritaire pour nous, après ce que certains habitants ont vécu il y a deux ans. Il faut rencontrer les communes voisines pour trouver des solutions », estiment les candidats.

Autre sujet, pour la liste de Géraldine Thery : le soutien au commerce et des entreprises et le maintien de places de stationnement. « Il faudrait l’installation de nouveaux commerces pour dynamiser l’activité et la vie de la commune et également instaurer un marché hebdomadaire, véritable lieu de rencontre », soulignent les candidats.

« Moderniser la commune »

Finances, citoyenneté, environnement et urbanisme, prise en compte des différents âges de la vie, vie sportive et associative, fonctionnement et accessibilité des services publics, transports en commun : tout un éventail de sujets sur lesquels la liste conduite par Géraldine Thery entend faire des propositions, en gardant à l’esprit la volonté de « moderniser la commune. Il faut mutualiser avec d’autres communes. Nous ne voulons pas nous lancer des dans projets non finançables et penser d’abord à entretenir ou réhabiliter l’existant », ajoute Géraldine Thery.

Infos pratiques
Réunion publique le 9 mars à 20 heures, salle Aimé-Césaire, à la mairie de Saint-Léger-du-Bourg-Denis.

Le Vélotour revient en septembre au Havre : la billetterie est ouverte !

Nouvelle édition du Vélotour en septembre 2020 : la billetterie est ouverte.

Nouvelle édition du Vélotour en septembre 2020 : la billetterie est ouverte. (©Vélotour.)

Le rendez-vous n’est fixé qu’en septembre prochain, mais la billetterie est d’ores et déjà ouverte pour l’édition 2020 du Vélotour, au Havre (Seine-Maritime). Le nombre de places est limité à 8 000 billets.

La ville autrement

Créée en 2006 à Dijon, cette manifestation a su séduire plusieurs villes. Elles sont dorénavant neuf à accueillir des hordes de cyclistes pour une balade insolite. Toulouse, Bordeaux, Paris, mais aussi la cité Océane. Au programme, encore, cette année : un parcours mêlant découvertes culturelles et insolites de la ville. Théâtres, musées, mais aussi stade et centres commerciaux ont déjà accueilli les cyclistes pour un parcours permettant de découvrir la ville autrement.

Une fête déguisée

« Pas de compétition, Vélotour est un événement convivial et familial avec un seul mot d’ordre pour participer : le sourire ! », insistent les organisateurs. Pour que la fête soit pleinement réussie, il est recommandé aux cyclistes de se présenter déguisés. L’an passé, le Vélotour a attiré plus de 7 000 Havrais, conquis par le concept. Cette année, pourquoi pas vous ?

Billetterie ouverte

En prenant en avance vos billets, vous pouvez bénéficier de tarifs préférentiels.

Les tarifs sont évolutifs et les tarifs réduits réservés aux premiers inscrits. À l’épuisement du quota de chaque tarif, le suivant est activé instantanément. Ainsi la billetterie est accessible en continu, précise le site de la manifestation.

Différentes offres sont disponibles : comptez 5 euros pour les moins de 12 ans, entre 8 et 10 euros pour les adultes ou 22,50 euros pour un pack famille (2 adultes et un enfant de moins de 12 ans). Les départs s’échelonneront entre 8 heures et 12 heures. Le lieu de départ et le parcours seront dévoilés ultérieurement.

Infos pratiques :
Dimanche 27 septembre 2020, au Havre. Billetterie en ligne et réservations ouvertes en ligne, ici.
Tarif : à partir de 5 euros.

Formule 1 : les normands Pierre Gasly et Esteban Ocon satisfaits de leurs essais pré-saison

Esteban Ocon (FRA) Renault F1 Team.
Formula One Testing, Day 2, Thursday 27th February 2020. Barcelona, Spain.

Les deux Normands sont satisfaits de leurs essais pré-saison. (©RedBullContent-RenaultF1Team)

Pour sa troisième saison parmi le cercle très fermé des vingt meilleurs pilotes du monde, Pierre Gasly avait le sourire au sortir de deux semaines d’essais sur le circuit de Barcelone Catalunya. Au volant de son Alpha Tauri à moteur Honda, le Boisguillaumais a enchaîné les tours pour se familiariser avec sa nouvelle monoplace. « Nous n’avons pas exploité tout le potentiel car la deuxième semaine a été perturbée par une piste humide et par le vent mais tout va bien, la voiture en a sous le coude. »

Pierre Gasly est confiant

À 24 ans, Pierre Gasly, qui espère beaucoup de cette nouvelle saison de Formule 1, a pu faire une simulation de course et pousser un peu plus la voiture « Il y a quelques domaines que nous devons améliorer, mais je peux dire que c’était un test décent pour moi et je suis assez content de la voiture. Cependant, Melbourne sera très différent de Barcelone, donc même si je ne veux pas être trop excité, je suis assez confiant pour la première course. »

Comme Pierre Gasly, l’autre Normand du plateau Esteban Ocon effectuera lui aussi sa première course à Melbourne le 15 mars 2020. Nouveau venu dans l’écurie Renault, l’Ebroïcien est heureux de retrouver le paddock, lui qui l’an passé n’était que pilote d’essais chez Mercedes. « Les fans de Renault m’ont tout de suite adopté et tout va bien dans la team. Nous travaillons beaucoup pour que la voiture soit la plus performante possible et je me sens très bien intégré dans l’écurie », explique-t-il.

Lire aussi : À Rouen, Pierre Gasly se prépare « à la bagarre » pour sa prochaine saison de Formule 1

« La meilleure voiture que j’ai jamais pilotée »

Concentré mais disponible pour le public présent à Barcelone, Esteban Ocon reste particulièrement confiant pour la saison, même si ce ne sont que des essais. « Avec le travail effectué ici sur la piste et par les ingénieurs, il y a une nette amélioration par rapport à la monoplace que j’avais testée à Abu Dhabi en fin de saison dernière. C’est clairement la meilleure voiture que j’ai jamais pilotée. » Le premier Grand Prix de la saison se déroulera le 15 mars 2020 à Melbourne en Australie.

Lire aussi : Le pilote normand de Formule 1 Esteban Ocon veut briller avec Renault

L’Etat refile les pôles de compétitivité aux régions: une bombe à retardement héritée de la division normande risque d’exploser!

Soumis à des contraintes budgétaires permanentes en raison du carcan financier et monétaire du traité européen, l'Etat central français se montre incapable de financer et, donc, de suivre une politique programmatique de moyen ou de long terme.

Après quelques années d'un effort relatif dans tel ou tel secteur stratégique, l'Etat cherche toujours à se défausser puis à se désengager sous prétexte de nouvelles urgences: le court-termisme gestionnaire manque de sang-froid sinon de sérénité et s'il y a bien un domaine qui exige de mettre en oeuvre une politique publique stable de long terme c'est bien la recherche-développement au service de l'avenir de notre industrie au moment où la crise sanitaire mondial du Coronavirus nous fait brutalement retomber sur le plancher des vaches des réalités géopolitiques et de l'évidence nécessité de ne pas abandonner les évidences de l'économie politique. Il n'y a pas de souveraineté économique réelle sans une base industrielle suffisante avec une industrie suffisamment orientée vers les enjeux et les défis de l'avenir.

Dans cette perspective, l'Etat central, il y a dix ans, à l'époque de Jacques Chirac et d'un Premier ministre ayant la fibre décentralisatrice (J.P. Raffarin) avait lancé la politique des pôles de compétitivité régionaux pour stimuler et organiser la recherche-développement pour l'industrie dans une logique de réseaux de "clusters" pour gagner en visibilité et en efficacité: il y en a, désormais, une soixantaine qui maille l'ensemble du territoire et cette armature est précieuse au moment où il nous faut envisager des relocalisations industrielles face au nouvel impérialisme chinois ainsi que des mutations techniques importantes face au double défi de la révolution numérique et de la transition énergétique en conséquence du changement climatique.

Mais pour l'Etat central français soumis à la "capitvité bruxelloise" de l'Europe, dix ans c'est de trop...

https://www.usinenouvelle.com/article/10-ans-apres-leur-creation-les-poles-de-competitivite-remontent-au-creneau.N333630

Et, comme d'habitude, Messieurs les Jacobins de Paris sont bien heureux de refiler le bébé à Messieurs les Girondins de province: les conseils régionaux vont obtenir le pilotage total de ces pôles de compétitivité à charge pour les régions de les financer pour assurer leur pérénité mais aussi de réfléchir à leur refonte quant aux territoires concernés car la carte des régions, cela ne vous aura pas échappé, a été bouleversé depuis 2015 pour le meilleur (réunification de la Normandie) mais surtout pour le pire (grands machins néo-régionaux dans l'Est et le Sud-ouest du pays...)

Et c'est là que le bât blesse... notamment et paradoxalement pour notre région normande.

Explication:

Anti Le Vern 2

Il y a dix ans, la Normandie n'existait pas. Elle était divisée en deux petites régions: la Haute et la Basse Normandie qui n'avaient que très peu de rapports entre elles car un débile idéologique profond prétendait présider la Haute Normandie en ignorant avec mépris son collègue et camarade de la Basse (alors que les deux présidents normands étaient de la même crémerie partisane...). En conséquence, lorsque l'Etat a mis en place la carte des pôles de compétitivité en privilégiant la logique de coopération interrégionale, aucun projet de pôle de compétitivité normand issu d'une coopération interrégionale normande n'a pu être présenté! (Merci Le Vern!). Pour contourner cette consternante difficulté, les deux demi-régions normands développèrent, en conséquence, des pôles de compétitivité en coopération avec les régions voisines au risque d'une coopération totalement déséquilibrée avec la région parisienne pour le pôle consacré à l'avenir de l'industrie automobile (Movéo) ou la Bretagne pour deux pôles consacrés, l'un à l'agro-alimentaire (Valorial), l'autre à l'économie maritime (Pôle mer): sur cette dernière coopération, notre correspondant Yves Loir avait révélé sur l'Etoile de Normandie que les bonnes idées normandes étaient bien récupérées par nos "amis" bretons.

Archive: http://normandie.canalblog.com/archives/2014/06/29/30162094.html

Et c'est ainsi que la plupart des pôles de compétitivité concernant l'industrie normande furent développés en coopération avec des partenaires bien plus forts que nous à l'époque dans une logique qui pouvait, en outre, renforcer la division normande: le tropisme breton "Grand Ouest" pour l'ex Basse-Normandie et le tropisme séquanien "Grand Paris" pour l'ex Haute-Normandie.

Voilà donc, une fois encore, un passif structurel hérité de la division normande que la région Normandie réunifiée va devoir enfin prendre en charge sachant que les deux seuls pôles de compétitivité 100% normands, le pôle TES de Caen sur les transactions électroniques sécurisés et le pôle Novalog du Havre sur la logistique du futur sont dans une mauvaise passe en raison de leur taille trop faible: le premier est menacé d'être filialisé par les Bretons d'"Images et Réseaux"(nous l'avons ici même dénoncé il y a quelques mois. Archive: http://normandie.canalblog.com/archives/2018/10/02/36752747.html) et le second est menacé en tant que tel.


 

Lire, ci-après, la  Lettre Eco Normandie (28 février 2020)

poledecompétitivité

Commentaire de Florestan:

Compte tenu de l'enjeu, l'urgence est à rapatrier en Normandie sur Rouen le contrôle du pôle Movéo si la région Ile-de-France s'en désintéresse: contrairement à ce que peuvent penser ces dames (Pécresse et Hidalgo) l'automobile décarbonée intelligence c'est l'avenir!

Quant à l'avenir du pôle TES de Caen, la Normandie réunifiée peut désormais négocier à égalité avec les Bretons.

Coronavirus : le CHU de Rouen rassure les patients et leur famille

Alors qu'un patient souffrant du coronavirus y a été admis, le CHU de Rouen rassure les patients et leurs proches.

Alors qu’un patient souffrant du coronavirus y a été admis, le CHU de Rouen rassure les patients et leurs proches.

Alors qu’un patient souffrant du coronavirus, le premier cas avéré en Normandie, a été hospitalisé ce vendredi au CHU de Rouen (Seine-Maritime), l’hôpital communique afin de rassurer les patients et leurs proches.

Nous souhaitons rassurer les familles de nos patients et de nos résidents : elle peuvent bien sûr venir visiter leurs proches. Cependant, compte tenu de l’actualité, il est essentiel qu’elles respectent les conditions d’hygiène, qui leur seront rappelées dans les services, précise le CHU.

Les consignes rappelées dans les services

Dans l’essentiel, ces consignes indiquent notamment que les patients comme les visiteurs souffrant de toux doivent se munir d’un masque chirurgical. Il est également rappelé la nécessité de l’usage de solution hydroalcoolique au sein des établissements. 

Les seules limitations qui s’appliquent donc concernent les personnes de retour de voyage dans les zones à risques définies par Santé publique France. À ce jour, il s’agit de la Chine (Chine continentale, Hong-Kong, Macao), de la Corée du Sud, de Singapour, de l’Iran et de l’Italie pour les régions de Lombardie, de Vénétie et d’Emilie-Romagne.

Lire aussi : VIDÉO. Nouvel espace, tests… Comment le CHU de Rouen se prépare au coronavirus

« Seulement 5% des cas sont graves »

La veille, la directrice de l’ARS (Agence régionale de santé) rappelait, concernant le coronavirus, que « seulement 5% des cas sont graves » et qu’un seul cas est à l’heure actuelle enregistré en Normandie. 

Cette dernière a également souligné l’importance des « gestes barrières » à adopter au quotidien : se laver les mains régulièrement, éternuer ou tousser dans son coude, utiliser un mouchoir à usage unique et porter un masque jetable, mais « seulement quand on est malade », assurant que porter un masque quand on n’est pas malade, « ne sert strictement à rien ».

Lire aussi : Coronavirus en Normandie : un cas confirmé près de Rouen, 41 « personnes contact » identifiées

Jacques Hauguel

Jacques Hauguel

Après une carrière d’ambulancier au CHU de Rouen, il est devenu artisan dans le bâtiment et il y a exercé pendant 20 ans.

Il se définit lui-même comme « écologiste à 100% », d’ailleurs il s’est présenté à divers élections en tant qu’écologiste : 4 fois au conseil général, une fois aux élections législatives et une fois au conseil régional sur la liste EELV. Il a été élu au conseil municipal de Pavilly de 1995 à 2001 avec Jean-Claude Bateux.

« J’aime faire du vélo dans la nature et je m’intéresse aux animaux, d’ailleurs je me suis inscrit dans une association de protection des animaux depuis quelques temps où nous nous occupons de les soigner.

Je suis candidat sur la liste de Michèle Démares, car je sens toute l’équipe « Pavilly Demain » motivée pour le changement et une meilleure prise en charge du dérèglement climatique. »

Tourné près de Rouen, le film Pile poil remporte le César du court-métrage

L'équipe du film Pile Poil, primé aux César, lors du tournage en Normandie, dans les alentours de Rouen.

L’équipe du film Pile Poil, primé aux César, lors du tournage en Normandie, dans les alentours de Rouen. (©DR)

« Le film réalise cet exploit assez rare de faire rire et d’émouvoir les foules, tout en séduisant les membres de l’Académie aux statuettes », écrivions-nous à propos de Pile Poil en apprenant la nomination de ce court-métrage, tourné entre Rouen et Oissel (Seine-Maritime), pour les César 2020. 

Le constat a visiblement été partagé par le jury qui a donc décerné, dans la soirée du vendredi 28 février 2020, la précieuse statuette dorée à cette comédie co-réalisée par Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller.

« On est fou de joie »

Déjà récompensé en janvier 2019 du prix du court-métrage au festival de l’Alpe d’Huez, la comédie confirme donc son succès. Le film, qui raconte l’histoire d’une étudiante en CAP d’esthéticienne en Seine-Maritime qui ne parvient pas à trouver de modèle à épiler pour passer son examen, a notamment pour décor une boucherie de Oissel et les rues du centre-ville de Rouen.

Au cœur d’une soirée mouvementée, c’est donc un petit peu de Normandie qui est montée sur scène. Très émue, la réalisatrice a confié « on est fou de joie », remerciant notamment ses « géniaux producteurs » et « toute l’équipe du film ». Une série de remerciements complétée par son co-réalisateur pour « tous les festivals qui ont accueilli le film », rappelant que « c’est grâce à eux que vivent les courts-métrages ».

Lire aussi : Roman Polanski primé aux César malgré les protestations

Ecole et Coronavirus.

La directrice de l'école nous a demandé de diffuser l'information suivante: Mesdames et messieurs les parents d’élèves, Dans le contexte de la crise sanitaire du CORONAVIRUS, je vous prie de prendre connaissances des consignes ci-dessous émanant du Ministère...

Avec cette machine unique en Normandie, William Side traque les maladies rares de l’œil

Au CHU de Rouen (Seine-Maritime), l'ophtalmologiste William Side détecte les maladies rares de l'oeil.

Au CHU de Rouen (Seine-Maritime), l’ophtalmologiste William Side détecte les maladies rares de l’œil. (©ML/76actu)

Dans une petite pièce du service ophtalmologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen (Seine-Maritime), les patients viennent des quatre coins de la Normandie pour regarder dans une machine qui émet des signaux lumineux incessants.

En 2019, le CHU s’est équipé d’un appareil de pointe pour dépister des maladies rares de la rétine et du nerf optique.

Électrodes et flashs lumineux

Grâce à des électrodes posées sur les yeux et l’arrière du crâne du patient et à la projection de flashs lumineux, le praticien peut examiner les détails les plus infimes de l’œil et la réaction de la rétine aux stimuli. 

Les examens ophtalmologiques pour avoir des lunettes sont anatomiques, précise le Dr William Side, ophtalmologiste. Parfois, malgré des lunettes de vue, les patients se plaignent encore de déficience visuelle dans la nuit ou pendant la lecture, par exemple. Après ces examens en électrophysiologie, on peut essayer de mieux saisir ce qui ne va pas.

L’électrorétinogramme, pratiqué par le Dr William Side, permet d’analyser les anomalies au niveau de la rétine. 

Lire aussi : Dans cet hôpital, on soigne les blessures de vos mains… avec des sangsues !

Une machine à 55 000 euros

Grâce à cette machine, qui a coûté pas moins de 55 000 euros, des maladies rares de l’œil peuvent désormais être détectées comme la maladie de Stargardt (le patient voit sur les côtés, mais pas au centre), ou encore les rétinites pigmentaires, des maladies génétiques qui se caractérisent par une perte de la vision nocturne, suivie d’un rétrécissement du champ visuel. Ou encore la maladie de Best, caractérisée par une baisse de l’acuité visuelle centrale et une déformation de la perception des images.

William Side s’est battu pour obtenir des fonds pour l’acquisition de cet appareil. Un financement participatif initié par la fondation Charles-Nicolle et ses donateurs a permis cet achat. « Cette machine est difficilement rentable car les examens peuvent durer plus de deux heures et la séance ne coûte que 80 euros. C’est un investissement, mais nous sommes fiers de pouvoir proposer ces examens aux patients, qui viennent parfois de loin pour consulter. »

Lire aussi : Élargissement de la PMA : faut-il craindre une pénurie de dons de sperme et d’ovocytes ?

Des maladies incurables

Pour l’heure, seuls deux ophtalmologistes sont formés à faire passer les électrorétinogrammes au CHU de Rouen. « C’était assez difficile d’intéresser les internes au début car les patients ressortent rarement de chez nous avec des solutions miracles. Ce n’est pas comme quand on opère quelqu’un de la cataracte ou qu’on diagnostique des lunettes à quelqu’un. Mais aujourd’hui, les internes commencent de plus en plus à s’intéresser à cette discipline peu connue. »

Grâce aux examens en électrophysiologie, les praticiens peuvent tout de même trouver des solutions pour ces patients aux maladies malheureusement incurables. « On peut proposer des filtres, notamment aux patients qui ne peuvent plus voir la lumière du jour sans souffrir. Ou encore des agrandisseurs. Des patients qui ne pouvaient plus lire ont réussi à relire leur journal par exemple. Il existe vraiment des solutions pour améliorer leur quotidien », conclut, avec une note d’espoir, William Side.

Lire aussi : VIDÉO. Nouvel espace, tests… Comment le CHU de Rouen se prépare au coronavirus

QUIZ. Auriez-vous eu votre certificat d’études dans les années 1900 ? Faites notre test !

Aurez-vous plus de 10/20 ?

Aurez-vous plus de 10/20 au certificat d’études ? (©J-B Morel / 76actu)

Le certificat d’études (ou certif’), les plus anciens d’entre nous l’ont peut-être passé pour de vrai. La rumeur dit que l’examen, réservé aux enfants entre 11 et 14 ans, était sur certains points tout aussi compliqué que le baccalauréat d’aujourd’hui.

Un examen dans les conditions réelles

Le Musée de l’éducation de Rouen organise régulièrement des sessions pour se tester dans les conditions d’autrefois sur cet examen. La prochaine se tiendra samedi 7 mars, de 15 heures à 16h30. Pour vous y inscrire, contactez le 02 35 07 66 61.

Lire aussi : On a passé le certificat d’études dans les conditions des années 1900 (et c’était difficile)

Et pour d’ici là vous tester, le Musée de l’éducation est allé piocher dans ses archives, pour vous proposer 20 questions. À plus de 10/20, vous pourrez considérer que vous avez obtenu le précieux sésame… seulement, vous allez voir, ça n’est pas évident…