Archive dans 30 novembre 2019

Victoire, la Normandie organisera les Jeux olympiques scolaires de 2022 !

La Normandie a été choisie pour les Jeux olympiques scolaires 2022 !

La Normandie a été choisie pour les Jeux olympiques scolaires 2022 ! (©Adobe Stock/Illustration)

Samedi 30 novembre 2019, la Normandie a été choisie pour accueillir les Jeux olympiques scolaires 2022, les Gymnasiades School Summer Games qui réuniront 5 000 lycéens âgés de 15 à 18 ans, venus de 80 pays et engagés dans 19 sports différents.

Caen, Deauville, Le Havre et Rouen

À Zagreb, la candidature normande a convaincu l’international school sport federation (ISF), en charge de l’organisation de l’événement. La Normandie s’est imposée face aux dossiers de la Serbie, de la Russie et de l’Azerbaïdjan. Les compétitions seront donc organisées dans les villes du Havre, de Deauville, Caen et Rouen.

Lire aussi : La Normandie pourrait accueillir une compétition internationale du sport scolaire en 2022

Une belle répétition pour les JO 2024

Les 19 compétitions se dérouleront du 14 au 22 mai 2022, dans des sites sportifs classiques, mais aussi sur la plage, sur un hippodrome, dans un couvent, dans une abbaye… La cérémonie d’ouverture aura lieu dans les rues de Deauville. Une formidable répétition pour les organisateurs des Jeux olympiques de Paris 2024 !

Lire aussi : Labellisée Terre de jeux, Deauville veut se positionner pour les Jeux Olympiques de Paris 2024

Municipales 2020 à Franqueville-Saint-Pierre : Bruno Guilbert, dans la continuité du maire sortant

Bruno Guilbert sera tête de liste pour les municipales 2020 à Franqueville-Saint-Pierre sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime). Son équipe comprend la moitié de majorité actuelle, dont l’adjointe Maryse Betous.

Bruno Guilbert sera tête de liste pour les municipales 2020 à Franqueville-Saint-Pierre sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime). Son équipe comprend la moitié de majorité actuelle, dont l’adjointe Maryse Betous. (©Isabelle Villy)

Bruno Guilbert sera tête de liste pour les municipales 2020 à Franqueville-Saint-Pierre, sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime). Son équipe déjà constituée comprend la moitié de la majorité actuelle de Philippe Leroy (maire sortant), dont la première adjointe Maryse Betous…

Bruno Guilbert n’a jamais été élu, mais habite Franqueville-Saint-Pierre depuis 35 ans où il est très impliqué dans le tissu associatif et notamment sportif. Maryse Betous pour sa part, est l’actuelle première adjointe de Philippe Leroy et a déjà l’expérience de deux mandats précédents, à Roumare. Tous deux font partie de la liste, quasi complète, qui sera proposée aux suffrages des Franquevillais en mars 2020, à l’occasion des élections municipales. Le maire sortant Philippe Leroy raccroche en effet son écharpe de maire mais veille toutefois à la suite des affaires puisqu’il a en quelque sorte adoubé l’équipe qui souhaite lui succéder.

« Une gestion saine et la même rigueur »

Une équipe qui se constitue depuis plus d’un an maintenant, non à l’abri des regards mais quand même en toute discrétion. Bruno Guilbert et Maryse Betous sont satisfaits de constater que les membres de leur liste portent une essentielle valeur de démocratie quant aux choix à suivre. À titre d’exemple, la tête de liste a été choisie à l’unanimité.

Philippe Leroy souhaitait que je sois tête de liste mais pour ma part, je préférerais poursuivre ma mission aux affaires scolaires et pour les centres de loisirs. Il reste encore beaucoup de choses à faire, confie ainsi Maryse Betous.

« On a approché les gens pour faire cette liste et on a fixé les règles et fait le programme tous ensemble », souligne Bruno Guilbert, qui affiche clairement l’ambition de son équipe « d’incarner la continuité », notamment pour le désendettement de la commune, avec « une gestion saine et la même rigueur qu’actuellement ».

Lire aussi : Municipales 2020. Marylène Follet veut porter « un projet nouveau » pour Bonsecours, près de Rouen

Proximité, ouverture et écoute…

Développer la commune et la rendre « économiquement plus attractive », en réfléchissant à l’incontournable et épineux thème de l’urbanisme dans le cadre du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) ; défendre la place de la commune au sein de la Métropole dans le cadre de « relations apaisées » tout en s’ouvrant aux communes du plateau Est pour structurer de grands projets comme celui de la piscine, déjà engagé, ou pour réfléchir aux problématiques de la circulation et des déplacements ; être attentif à la qualité de vie des habitants avec déjà un projet, celui de créer des jardins familiaux pour faire se rapprocher les habitants ; et enfin, privilégier la participation citoyenne, via des « comités de quartiers, pour être réceptif aux idées, recueillir des avis » et pourquoi pas faire émerger des projets : tels sont les axes de campagne que la liste de Bruno Guilbert souhaite mettre en avant dans les semaines qui viennent.

« Nous avons envie de proximité et d’être très ouverts aux autres », insistent d’une même voix les deux candidats.

Lire aussi : Piscine du plateau Est de Rouen : le projet et son lieu d’implantation (enfin) dévoilés

Urbanisme : le retour du projet du Val-aux-Daims ?

L’urbanisme, c’est sûrement le sujet le plus discuté ces temps-ci sur le plateau Est de Rouen et à Franqueville-Saint-Pierre. Bruno Guilbert et son équipe ne désespèrent pas de faire revenir sur le devant de l’actualité le projet immobilier du Val-aux-Daims, qui a valu au maire sortant et à l’ex-président de la Métropole Frédéric Sanchez de se livrer une bataille à fleurets à peine mouchetés. Le but étant évidemment de convaincre que ce projet de constructions, synonymes de nouveaux habitants et donc d’attractivité, peut être imaginé autrement, remodelé en quelque sorte. Mais de toute manière, Bruno Guilbert le répète, il sera nécessaire de travailler ce sujet avec la Métropole, dans le cadre d’un « urbanisme maîtrisé, encadré et accompagné ».

Projet pour la halle de sports

D’autres projets, qui n’ont pu être concrétisés par l’équipe en place seront étudiés de près, à l’instar de la Halle de sports qui a fait son temps : réhabilitation ou construction nouvelle, rien n’est tranché pour l’instant mais l’équipe emmenée par Bruno Guilbert estime que là encore, il faudra ouvrir le site à d’autres activités. « L’idée serait de créer un pôle de convivialité où les habitants de tous âges pourront se rencontrer », indiquent les candidats.

Oui au Contournement Est, non à l’aéroport

Enfin, sujets majeurs sur le plateau Est : le contournement Est de Rouen et l’aéroport Rouen Vallée de Seine… deux problématiques pour lesquelles les candidats à la succession affichent des positions claires : oui au contournement… et non à l’aéroport ! « Le contournement est vital et nécessaire. Il suffit de voir le nombre de poids lourds qui empruntent le pont Mathilde », argumente Bruno Guilbert.

S’agissant de l’aéroport en revanche, la tête de liste a « du mal à voir son utilité économique. C’est un gouffre financier énorme, alors que nous sommes près de Paris, Deauville ou encore Beauvais. La viabilité économique de cet aéroport n’est pas démontrée ».

Au Havre, il tabasse et menace de mort un homme qu’il soupçonne être l’amant de sa femme

Le jeune homme ne supportait pas la frustration et les remarques.

Un homme de 38 ans frappe et menace de mort celui qu’il croit être l’amant de sa femme, au Havre (Seine-Maritime), vendredi 29 novembre 2019. (©illustration/PxHere)

Vendredi 29 novembre 2019, un homme âgé de 38 ans demande des conseils à un collègue de sa femme pour une assurance. Ce dernier, âgé de 31 ans, accepte et monte dans sa voiture, rue Jacques de Vaux, au Havre (Seine-Maritime).

Mais une fois dans le véhicule, le trentenaire se fait tabasser par l’homme de 38 ans à coups de poing. « Et il le menace de mort à plusieurs reprises, précise une source judiciaire. Il veut lui faire avouer qu’il est l’amant de sa femme. »

Lire aussi : Au volant avec deux grammes d’alcool par litre de sang, il percute un cycliste au Havre

La victime arrive à s’échapper

Mais l’homme qui se fait frapper n’avouera pas. Le conducteur emmène alors sa victime dans le quartier de l’Eure. Cette dernière arrivera à s’échapper du véhicule, avant d’appeler à l’aide.

« Il avait le visage ensanglanté et était torse nu car son agresseur lui avait arraché ses vêtements, explique notre source judiciaire. Il a tenté de se réfugier chez des voisins mais ils ont pris peur. » Au bout de la troisième tentative, il a réussi à se réfugier chez un riverain pour appeler les secours.

Convoqué devant la justice

« La victime n’a pas encore vu de médecin légiste pour estimer les séquelles à la suite de cette agression », souligne notre même source judiciaire. À 22 heures, l’agresseur a finalement été interpellé à son domicile. Une bombe lacrymogène ainsi que les lunettes, les vêtements et le téléphone portable de sa victime ont été retrouvés dans sa voiture.

Très agité en garde à vue, l’homme de 38 ans sera convoqué par la justice, le 9 septembre 2020, pour vol avec violences et menaces de mort.

Au Havre, le « centre reconstruit » encouragé à faire sa mue énergétique

Le "centre reconstruit" vu du ciel. Ici, deux îlots de copropriété éligibles aux aides de la Communauté urbaine. Le premier, le N°16, a fait refaire toute son isolation. En face, une façade criblée d'éclats de béton à sécuriser.

Un pan du « centre reconstruit » vu d’en haut. Ci-bas, un îlot éligible aux aides. Après avoir bénéficié de l’expertise technique et financière de la Communauté urbaine, ce dernier s’est fait aider à 50 % pour améliorer son isolation et sa toiture. (©PL/76actu)

« Aujourd’hui, il est évident que les bâtiments de la reconstruction doivent être adaptés : double vitrage, isolation, ascenseurs… » La prédiction, signée du docteur normand en histoire de l’art Patrice Gourbin, prend tout son sens au Havre (Seine-Maritime). Et plus encore dans le quartier du « centre reconstruit », où de nombreux îlots de copropriétés ne possèdent plus leur fraîcheur d’après-guerre. Notamment en matière de normes énergétiques.

Lire aussi : REPORTAGE. Au Havre, le dispositif culture-justice favorise l’insertion par la pratique artistique

Isolation, accessibilité améliorée, façades sécurisées

Pour inciter les copropriétaires à lutter contre la déperdition énergétique, la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole dispose depuis 2016 d’une plateforme de rénovation dotée d’une enveloppe de deux millions d’euros. Elle se destine aux copropriétés éligibles du « centre reconstruit ». Et s’inscrit pleinement au sein du label « Reconstruction » de la Région, nanti pour sa part de 600 000 euros.

Au service des syndics et copropriétaires : 13 personnels, dont le guichet d’accueil se trouve dans l’ancien hôtel d’agglomération. Ces derniers y dispensent leur expertise technique, développent une liste de travaux auxquels les copropriétés peuvent prétendre. Et orientent leurs demandes grâce à leur compétence en ingénierie financière. À quelle fin ? Celle de mobiliser « tous les financeurs pour qu’il y ait le plus d’aides possible », synthétise Charline Ngo Xuan, conseillère rénovation de la plateforme.

Inscrite dans le processus national d’aide à la transition énergétique, cette plateforme de la Métropole a été conçue pour « augmenter la qualité de vie, le confort de l’habitat », rappelle Florent Saint-Martin, l’adjoint au maire en charge de l’urbanisme. « C’est une façon d’aider les copropriétés à trouver des financements que parfois elles ignorent », poursuit l’élu.

On est là pour déclencher des travaux qui n’auraient pas eu lieu autrement.

À la clé, un « bouquet de travaux », afin d’assurer la rénovation énergétique des immeubles. Mais également, si besoin, d’améliorer leur accessibilité ou encore de mettre en sécurité les façades (ce qu’il ne faut pas confondre avec le ravalement, qui n’entre pas dans ce cadre).

1500 logements éligibles dans le « centre reconstruit »

Certains ont franchi le pas. C’est le cas des 88 copropriétaires de l’îlot n°4, accessible depuis la place Albert-René. Ces derniers, dont les travaux de gain d’isolation via la toiture sont maintenant terminés, ont voté la mue énergétique en assemblée générale, après avoir profité de l’expertise technique de la plateforme. Et de sa compétence en recherche de financements. Pour exemple, ce chantier, chiffré autour des 147 000 euros, a reçu 62 000 euros d’aides de la Région.

À ce jour, six copropriétés ont déjà été accompagnées. Au total, 26 devront l’être — soit 15% du « centre reconstruit » — d’ici la fin 2020. Cela concerne l’équivalent de 1 500 logements, hors commerces. Un échéancier a été fourni aux copropriétés ciblées. À celles qui hésitent : les dernières demandes de financements sont à fournir avant fin 2020. Quant aux travaux de rénovation, ils devront être achevés avant 2022.

Pour davantage d’informations :
Le guichet d’accueil de la plateforme de la rénovation est situé 19 rue Georges-Braque, dans les locaux de Le Havre Seine Métropole. Contact : 02.35.22.25.20 ou renover@lehavremetro.fr.

Au volant avec deux grammes d’alcool par litre de sang, il percute un cycliste au Havre

A Sillé-le-Guillaume, la dangerosité de la conduite de la quinquagénaire a été repérée.

Ivre, il percute un cycliste et une voiture au Havre (Seine-Maritime), vendredi 29 novembre 2019. (©Illustration/Les Nouvelles de Sablé)

Au volant de sa Clio avec 1,968 gramme d’alcool par litre de sang, un automobiliste percute un cycliste, vendredi 29 novembre 2019, à 19h15, sur le pont Denis-Papin, au Havre (Seine-Maritime). Avant de foncer dans l’arrière d’une voiture.

Deux blessés

Le cycliste, un jeune livreur de la société Uber Eats, âgé de 19 ans, est pris en charge par les sapeurs-pompiers pour des douleurs au dos et aux jambes.

Dans la voiture, percutée par l’arrière, le passager avant, un homme de 56 ans, se plaint de douleurs aux cervicales. Il est également pris en charge par les secours. « Les deux victimes seront vues par un médecin légiste pour évaluer les séquelles », précise une source judiciaire.

Lire aussi : Carambolage entre un poids lourd et trois voitures sur l’A131, près du Havre

Placé en garde à vue

Le conducteur ivre est placé en garde à vue par les forces de l’ordre. Il reconnaît les faits et sera convoqué par la justice dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le 27 avril 2020, pour blessures involontaires en état d’ivresse et défaut de contrôle technique.

La Volcanik : une nouvelle bière « goûtue et houblonnée » fabriquée au Havre

La brasserie Volcanik lance une bière fabriquée au Havre et disponible à partir de la fin novembre 2019.

La brasserie Volcanik lance une bière fabriquée au Havre et disponible à partir de la fin novembre 2019. (©Adobe stock)

Pierre Lenoir-Vaquero connaît bien la bière, un produit qu’il vend dans sa boutique La cave à bières, située rue d’Étretat au Havre (Seine-Maritime). Avec Florian Loisel, il a décidé de sauter le pas en se lançant lui-aussi dans la production. La bière Volcanik est brassée dans l’arrière-boutique. « Une bière goûtue et qui envoie », disponible fin novembre.

Lire aussi : Près du Havre, elle fabrique des bières « girly » spécialement conçues pour les femmes

Voici la toute première bouteille à avoir vêtu son habit définitif. Elle et ses grandes soeurs seront prêtes à la dégustation la semaine prochaine ! Vive la bière !

Publiée par Brasserie Volcanik sur Mercredi 20 novembre 2019

Amateurs de bières et brasseurs

Pierre et Florian sont amateurs de bières. De consommateurs à brasseurs, il n’y a qu’un pas qu’ils ont franchi avec allégresse :

On a décidé de lancer une bière pour s’amuser et pour faire découvrir un nouveau goût. Les gens avaient envie d’avoir une bière locale. Nous avons lancé un appel à financement participatif pour acheter du matériel plus perfectionné et qui nous permet de produire plus de bouteilles.

Lire aussi : Une nouvelle brasserie artisanale dans l’Orne pour une bière aux accents d’outre-Manche

Leur idée principale : organiser des dégustations pour faire découvrir la bière Volcanik, une bière qui sort de l’ordinaire. Pierre Lenoir-Vaquero précise :

On a envie de mettre notre identité dans les bières qu’on fait. Ce ne sont pas des bières blondes classiques, mais des bières très houblonnées et goûtues.

Pierre et Florian maîtrisent une quinzaine de recettes. Autant de possibilités de décliner la bière et ses différentes saveurs.

Lire aussi : Normandy beer factory : une brasserie durable et artisanale au bon goût normand, près de Caen

Des bouteilles de 75 cl

À partir de questionnaires, les deux associés essaient de mieux cibler les attentes des clients, « afin de produire les produits souhaités ».

Pour le conditionnement, nous avons opté pour des contenants de 75 cl. Les bouteilles sont consignées et réutilisables. Il faut bien les laver avant restitution, insiste Florian.

Limités par le nombre de cuves de fermentation, Pierre et Florian ne peuvent, pour l’instant, brasser qu’en quantité limitée.

Cela pourra se développer en fonction du retour qu’on espère positif. La petite bière du coin est toujours appréciée, concluent les deux experts.

Lire aussi : Découverte. La BarbouZ, une bière locale et brassée à Pavilly, près de Rouen !

Infos pratiques :
La cave à bières, 1 rue des Gobelins, au Havre.
Plus d’infos sur la page dédiée.

Cour d’école, réseaux sociaux: comment décrypter les relations des jeunes entre eux ?

Assises de l'éducation

Après avoir réfléchi aux impacts de l’aménagement des espaces et des modèles familiaux sur l’éducation des enfants, les Assises de l’éducation se sont intéressées, vendredi matin, aux interactions entre pairs, au cours de l’enfance et de l’adolescence. Les enquêtes présentées conduisent à dépasser les idées reçues.

Quand des sociologues s’installent dans les cours de récré, ils ne collectent pas forcément la matière qu’ils avaient imaginée… c’est ainsi que Julie Pagis s’est retrouvée à étudier les relations entre écoliers sous l’angle des inimitiés. Face à l’amphithéâtre plein de l’université du Madrillet, la chercheuse du CNRS a partagé des extraits de dialogue sans concession. Élèves de CP, CE2, CM2 : ils ne s’autocensurent pas dans leur jugement de leurs pairs.

Le jugement des adultes en filigrane

Ce constat – qui ne surprendra pas les habitués des cours d’école – se double d’une analyse très intéressante des références mobilisées par les enfants pour justifier leurs inimitiés : « Je ne l’aime pas parce qu’il est mauvais en classe » ou « parce qu’il est sale ». « Pour déclasser leurs pairs, les enfants mobilisent des justifications d’ordre scolaire ou domestique, a expliqué Julie Pagis. Ils reconstruisent l’ordre social en recyclant des critères et des injonctions auxquels ils ont été exposés au cours de leur socialisation. »

La société et, plus spécifiquement, l’institution scolaire n’aiment pas les mauvais élèves, ce que les enfants intériorisent dès leur plus jeune âge. Et les mauvais élèves eux-mêmes ont recours à ce référentiel pour juger les autres… avec pour incidence un autodénigrement préjudiciable.

Des différents usages des réseaux sociaux

Plus tard, à l’adolescence, dans une société où les frontières entre les sphères familiale, scolaire, amicale sont rendues poreuses par les réseaux sociaux, la relation entre pairs nécessite encore plus de décryptage et d’analyse. Ce fut l’objet de l’intervention de Jocelyn Lachance, qui a proposé à l’auditoire des Assises un inventaire des regards qui peuvent être portés sur l’usage des réseaux sociaux par les adolescents. « Il faut éviter le piège de la visibilité, a d’entrée suggéré le maître de conférence à l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Derrière la photo, l’image, il y a la façon de formaliser son identité et de devenir adulte. »

Quête de sens

Questions d’identité, mais aussi d’expérimentation, de prise de risque, de tests de confiance vis-à-vis de ses pairs… de nombreux enjeux sous-tendent le rapport aux réseaux. « Solliciter le regard de l’autre, ce n’est pas seulement une question narcissique, a insisté Jocelyn Lachance, c’est aussi rechercher une validation ou une invalidation de ses activités. » Cette approche place sous un éclairage nouveau la quête de « like » à laquelle se livrent les adolescents. Derrière l’outil numérique se cache donc une recherche de sens à côté de laquelle il serait dommage de passer.

Gratter le vernis des attitudes les plus courantes, explorer les coulisses des comportements de nos écoliers et de nos adolescents, dans une interaction avec des chercheurs et des professionnels de terrain, c’est sans doute ce qui fait la valeur ajoutée des Assises de l’éducation. Ce qui explique en tout cas que plus de 300 personnes y aient participé cette année.

L’article Cour d’école, réseaux sociaux: comment décrypter les relations des jeunes entre eux ? est apparu en premier sur Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel.

Au Havre, les Amis du MuMa sont à la recherche de nouveaux adhérents

Françoise Quéruel, présidente de l'AMAM, cherche à capter un nouveau public.

Françoise Quéruel, présidente de l’Amam, cherche à capter un nouveau public. (©Dominique Louet.)

L’Amam (L’Association des amis du MuMa), au Havre (Seine-Maritime), compte 450 adhérents. Créée en 1991, en appui au musée, l’Amam organise des visites et conférences, afin de valoriser le fonds du musée. Des voyages sont également organisés, afin de découvrir des expositions. Au programme, cette saison : la rétrospective Léonard de Vinci ou encore l’Abbaye de Royaumont et le Hameau de la reine.

L’association souhaite toucher un public plus large et créer un groupe « Jeunes amis » pour les 18-50 ans.

Lire aussi : L’œuvre politique, acide et décalée de Sven’t Jolle s’expose au Portique au Havre

Ouvrir l’association à un jeune public

L’AMAM soutient le musée car elle contribue à faire connaître le MuMa et participe financièrement à la restauration et l’acquisition d’œuvres.

Nous souhaitons diversifier le public et l’auditoire, souligne Françoise Quéruel, présidente de l’Amam. Notre objectif est de toucher un public plus jeune et de lancer un nouveau groupe, « Jeunes amis », avec des membres actifs. Nous voudrions capter une tranche d’âge qui n’est pas représentée chez nous : étudiants, actifs, entre 18 et 50 ans.

La présidente a à cœur, dans le cadre de sa mandature, de sensibiliser ce public à l’art et de faire vivre la culture d’une manière différente.

Lire aussi : Au Havre, embarquez à bord des RN13 bus et découvrez les lieux d’art contemporain de Normandie

Conférences et voyages

L’association souhaite également développer ses partenariats avec les lieux culturels havrais : « Nous travaillons, pour la saison 2020-2021, avec le Studio sur une programmation de films qui abordent les thématiques des conférences prévues. » 

L’association propose différentes activités : des visites, des conférences ou encore des voyages et excursions. Actuellement, la thématique explorée, dans le cadre du cycle de conférences, porte sur le street art. La prochaine, à compter du 16 janvier 2020, s’interrogera sur le rapport que les peintres entretiennent avec la science.

Pour participer à ces différentes initiatives, il suffit d’adhérer à l’association. La cotisation varie, en fonction des situations et ressources, entre 10 et 33 euros.

Infos pratiques :
Les permanences de l’Amam (hors vacances scolaires) ont lieu, de 11h30 à 14h30, le mardi, et de 15 heures à 17 heures, le 1er et 3e jeudi du mois, au MuMa, 2 boulevard Clemenceau, au Havre.
Renseignements au 02 35 41 25 31.
Courriel : amam2@wanadoo.fr.

Carambolage entre un poids lourd et trois voitures sur l’A131, près du Havre

Une partie de l'autoroute A131 a été fermée à la suite de plusieurs accidents, samedi 30 novembre 2019, près du Havre (Seine-Maritime).

Une partie de l’autoroute A131 a été fermée à la suite d’un accident impliquant quatre véhicules, samedi 30 novembre 2019, près du Havre (Seine-Maritime). (©Illustration/Fotolia)

Samedi 30 novembre 2019, à huit heures, un carambolage entre trois voitures et un poids lourd a eu lieu sur l’A131, au niveau de la bifurcation A29/pont de Tancarville, près du Havre (Seine-Maritime).

Lire aussi : Sécurité routière : le nombre de morts en baisse de 8% en octobre 2019

Un poids lourd à l’arrêt

Selon les premiers éléments de l’enquête des gendarmes, c’est une voiture qui serait venue percuter par l’arrière un poids lourd, qui se trouvait à l’arrêt. « Un troisième véhicule est venue percuter l’arrière du deuxième, puis un quatrième est venu percuter le troisième », précisent les gendarmes.

Heureusement, il n’y pas eu de blessé grave. « Trois personnes ont été légèrement blessées et ont été transportées au centre hospitalier Jacques-Monod, près du Havre, pour des examens de contrôles », indiquent les sapeurs-pompiers. L’un d’eux a cependant dû être désincarcéré de son véhicule par les sapeurs-pompiers. 

Une partie de l’autoroute fermée

Une partie de l’A131 a été fermée au niveau de la bifurcation A29/pont de Tancarville. Une déviation a été mise en place, le temps de l’intervention des secours et des équipes de déblaiement, soit moins d’une heure. 

Originaire de Rouen, l’explorateur Matthieu Tordeur entre au Guiness des records

L'explorateur originaire de Rouen, Matthieu Tordeur, entre au Guiness World Records pour être la plus jeune personne à avoir rallié le pôle Sud sans assistance.

L’explorateur originaire de Rouen, Matthieu Tordeur, entre au Guiness world records comme la plus jeune personne à avoir rallié le pôle Sud sans assistance, ni ravitaillement. (©Matthieu Tordeur)

L’explorateur originaire de Rouen Matthieu Tordeur l’a annoncé sur les réseaux sociaux : son nom est désormais inscrit au Guiness world records, la référence dans le recensement des records du monde. À 28 ans, il est la plus jeune personne à avoir atteint le pôle Sud sans assistance ni ravitaillement en partant de la côte de l’Antarctique.

« Un rêve de gosse »

Matthieu Tordeur s’était lancé dans cette aventure en novembre 2018. Déjà plus jeune membre de la société des explorateurs, il s’agissait du plus grand défi qu’il s’était jamais fixé jusqu’alors. Il avait rallié le pôle Sud le 19 janvier 2019 après 51 jours de périple. L’exploit a été retracé sur le site Objectif pôle Sud ainsi que dans un documentaire. L’expédition fera également l’objet d’un livre en 2020.

L’explorateur a annoncé toute sa fierté d’entrer au Guiness dans un long post émouvant sur Instagram. « Je dois me pincer pour réaliser que c’est bien mon nom écrit sur le certificat ! », assure-t-il, racontant que cette expédition constituait « un rêve de gosse ».

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

GUINNESS WORLD RECORDS 🎉 I couldn’t be more proud of adding my name to the @guinnessworldrecords book! I have to pinch myself to realise it’s my name written on the certificate. As of today, I have officially been recognised as the youngest person in the world to reach the South Pole solo, unassisted (no kiting) and unsupported (no resupply). . Completing this expedition had been a childhood dream of mine. Never was getting into the book the end goal of this adventure, but I would be lying if I said I wasn’t proud to be depicted as « officially amazing » by the Guinness. We all are! We are all capable of achieving more than we think through work, passion and commitment… No one is the authority on your own potential. . There is an amazing crowd of incredible polar explorers out there which have accomplished great polar feats over the years — much more impressive than my small solitary walk to the South Pole. They have been a huge inspiration for undertaking my own expedition. I have just seen a tiny part of Antarctica and I know I will be back. I left a part of me there. . . 🇫🇷 GUINNESS WORLD RECORDS 🎉 Aujourd’hui mon expédition au pôle Sud entre dans le Guinness des Records ! Je deviens la plus jeune personne au monde à avoir rallié le pôle Sud en solitaire, sans assistance (pas de voile de traction) ni ravitaillement. Je dois me pincer pour réaliser que c’est bien mon nom écrit sur le certificat ! Cette expédition, c’était un rêve de gosse. Ce record du monde n’a jamais été l’objectif de cette aventure, mais c’est la cerise sur le gâteau. Et je mentirais si je disais que cela me faisait rien d’être « officially amazing » selon le @guinnessworldrecords. Au-delà des records, je crois que nous sommes tous capables d’accomplir plus que ce que nous croyons. Ce qui compte c’est l’engagement, le temps et le travail. Personne n’a d’autorité sur votre propre potentiel. Il y a toute une communauté d’explorateurs polaires qui ont accompli d’incroyables expéditions — bien plus impressionnantes que ma marche solitaire au pôle Sud. Ils ont été une source d’inspiration immense. L’Antarctique m’a marqué. Je sais que j’y retournerai un jour.

Une publication partagée par Matthieu Tordeur (@matthieutordeur) le

INTERVIEW. La Bajon au Carré des Docks, au Havre : « Je me considère comme un médicament »

La Bajon sera sur la scène des Docks Vauban, au Havre, jeudi 19 décembre.

La Bajon sera sur la scène du Carré des Docks, au Havre, jeudi 19 décembre. (©Pascalito.)

Jeudi 19 décembre 2019, le public a rendez-vous avec La Bajon, au Havre (Seine-Maritime). Sur la scène du Carré des Docks, l’humoriste présentera son spectacle, Vous couperez ! Interview.

Lire aussi : L’humour débarque au Havre : Marc-Antoine Le Bret et La Bajon attendus au Carré des Docks

La Bajon brise le quatrième mur

Comment est né ce spectacle ? Ce sont les personnages de vos vidéos Youtube que vous mettez en scène ?
La Bajon : Tout part d’une formidable aventure, à la suite de la vidéo de l’avocate de Pénélope Fillon qui a cartonné sur Youtube. Le spectacle a été co-écrit avec Vincent Leroy. Il est conçu comme une vidéo, voire comme un film. Si on retrouve les personnages des vidéos, de nouveaux personnages rentrent en scène. Moi, en tant que la Bajon, je parle au public et brise le quatrième mur. Je suis ravie de cette rencontre, car ce défi n’était pas facile. 

En retour, le public me dit même que le spectacle est mieux que les vidéos !

Comment passe-t-on de Youtube à la scène ?
À la base, je suis comédienne. J’ai fait les cours Simon. La scène, c’est ma maison. Cela ne représente pas de difficultés. Le live, j’adore ça ! Cela permet d’aller au bout de la folie.

VIDÉO. Teaser du spectacle 2019 :

La factrice, un personnage délirant

Parmi les personnages de vos vidéos, quel est celui auquel vous êtes attachée ?
Mon personnage préféré, c’est le facteur. Tout se passe bien et ça dégénère. Elle est tarée, imprévisible. Elle est capable de sortir une hache et de trancher en deux quelqu’un. C’est un vrai bonheur de jouer ce personnage.

VIDÉO. La factrice par La Bajon :

Quels sont vos sujets de prédilection et d’inspiration ?
On travaille à deux avec Vincent Leroy. On s’inspire de l’actualité, on observe ce qui se passe. Sur dix idées pourries, on en retient une et ça fait une bombe.

One-woman show

Quels sont les humoristes dont vous vous sentez proche ?
Mes références, ce sont des femmes sur scène. Je pense à Sylvie Joly, Muriel Robin, Florence Foresti. J’ai grandi avec Coluche, car ma mère l’adorait donc c’est une figure qui compte beaucoup pour moi. Ensuite, il y a aussi Louis de Funès, Louis Jouvet ou encore Gabin. Je pourrais aussi citer les Nuls, les Inconnus…

L’humour, un médicament

Vous tournez depuis un an avec ce spectacle. Les retours sont positifs ?
Oui, le spectacle tel qu’il est tourne depuis un an. Au Havre, ce n’était pas la même version que nous avions présentée il y a deux ans, donc les gens peuvent revenir car il y a des nouveautés. Le retour du public est très positif. Après le spectacle, je rencontre les spectateurs pour une séance photos et des bisous. On est super heureux car le spectacle est bien reçu. 

C’est une belle récompense car on a bien travaillé sur ce projet et j’en suis fière. C’est un vrai show et c’est magnifique d’aller à la rencontre du public.

La société est traversée par de nombreuses crises. En tant qu’humoriste, quel regard portez-vous sur la nécessité de rire ?

Je me positionne comme un médicament. La société est malade. Un petit Doliprane à la Bajon ! On rit du système. On a tous besoin de rire et ça fait du bien !

Infos pratiques :
Jeudi 19 décembre 2019, à 20 heures, au Carré des Docks, au Havre.
Billetterie dans les points de vente habituels.
Tarifs : à partir de 30 euros.

Météo. Un épisode de froid démarre en Normandie : quelques flocons de neige attendus

Des températures proches de 0°C sont à prévoit vendredi 15 novembre 2019 à Toulouse. C'est bas, pour la saison.

Des températures proches de zéro degré sont à prévoir en Normandie, dimanche 1er décembre 2019. (©Illustration / Adobe Stock)

Dimanche 1er décembre 2019, un épisode de froid va démarrer en Normandie. C’est le retour du soleil mais aussi des températures très fraîches avoisinant le zéro degré. Quand il fera neuf degrés à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), sept degrés à Caen (Calvados), il fera un degré dans l’Orne, l’Eure et le sud de la Seine-Maritime, dimanche après-midi, selon Météo France.

Ce sont des vents de nord-est qui vont ramener ce froid glacial. Des rafales jusqu’à 65 km/h sont attendues sur le Cotentin, dimanche après-midi. Dans le reste de la région, les rafales annoncées se situent entre 15 et 45 km/h.

Lire aussi : Cela faisait 43 ans qu’un automne n’avait pas été aussi pluvieux en Normandie !

Week-end : avec le froid reviendront aussi les gelées ! Elles seront plus marquées encore à partir de lundi.🥶https://bit.ly/33rWjId

Publiée par La Chaine Météo sur Jeudi 28 novembre 2019

Quelques flocons de neige attendus

Un faible épisode neigeux est attendu dimanche matin sur le département de l’Eure. « Un saupoudrage blanc est possible sur les plateaux de ce département en cours de matinée », précise François Raulin, l’animateur de la page Facebook Alertes Météo Normandie.

Le sud de la Seine-Maritime et le Perche (Orne) pourraient également observer quelques flocons. Cependant, de la pluie est également annoncée, la neige ne devrait donc pas tenir longtemps.

Lire aussi : Avec le réchauffement climatique, des cyclones tropicaux pourraient-ils frapper la Normandie ?

Soleil et froid pour la première semaine de décembre

À partir de lundi 2 décembre, c’est un temps froid et sec qui est prévu dans toute la Normandie avec un grand soleil et des températures qui pourront descendre en dessous de zéro, mercredi 4 décembre. Du brouillard givrant est également attendu. Appel à la prudence sur les routes.

[FAIBLE ÉPISODE NEIGEUX ATTENDU DIMANCHE MATIN DANS LE 27]Un faible épisode neigeux est attendu dimanche matin sur le…

Publiée par Alertes Météo Normandie sur Vendredi 29 novembre 2019

De Zidane à Johnny, les rencontres inoubliables de la cheffe d’escale de l’aéroport du Havre

Pendant 40 ans, Béatrice Carpentier a travaillé à l'aéroport du Havre, dans les coulisses desquels elle a croisé de nombreuses personnalités.

Pendant 40 ans, Béatrice Carpentier a travaillé à l’aéroport du Havre, dans les coulisses desquels elle a croisé de nombreuses personnalités. (©B.C.)

Elle y était entrée pour un stage et n’en n’est finalement jamais sortie. Béatrice Carpentier a travaillé pendant plus de 40 ans à l’aéroport du Havre (Seine-Maritime), où elle a progressivement gravi les échelons avant de devenir cheffe d’escale. Aujourd’hui à la retraite, elle publie un roman inspiré de son parcours. Embarquement pour un petit voyage dans le temps, en direction des coulisses d’un univers méconnu où se croisent techniciens, pilotes et people.

Lire aussi : Il y a 30 ans, 70 000 Havrais s’enflammaient pour Johnny Clegg : « un moment d’unité »

Atterrie là un peu par hasard

Partager un sandwich avec Alain Prost sur le tarmac de l’aéroport, se faire appeler « chère Béatrice » par Jacques Chirac, bavarder avec Jacques Brel le temps d’une cigarette… Les anecdotes qui ont ponctué la carrière de l’ancienne cheffe d’escale du Havre ne manquent pas.

Des épisodes qu’elle raconte aujourd’hui avec plaisir, mais qu’elle était loin de se figurer lorsque, encore jeune fille, elle a franchi pour première fois les portes de l’établissement. « Comme beaucoup de gens, je n’imaginais pas tout ce qui se passe en coulisses », confie-t-elle. Fille d’agriculteur, c’est un peu par hasard qu’elle s’est retrouvée plongée dans cet univers à part.

Mes parents avaient une ferme au bord de la piste, ils ont été expropriés de certaines terres au moment de l’agrandissement. C’est ce qui a donné l’idée à ma mère de demander s’il y avait une place pour moi.

« J’ai donc atterri ici, résume-t-elle. À l’époque, c’était vraiment quelque chose, un rêve pour beaucoup. » D’abord hôtesse, Béatrice raconte avoir « tout appris sur place ». Stages à Orly, formations en Angleterre… Elle apprend tout des techniques de l’aviation, des équipements au sol et autres services de navigation pour devenir cheffe d’escale. Sa mission ? « Faire le lien avec les compagnies, les passagers, le personnel en piste…. Être cheffe d’orchestre », résume-t-elle.

Elle a croisé les personnalités qui ont marqué son époque

De ce poste dans les coulisses de l’aéroport, Béatrice a notamment été la spectatrice de ce qu’elle appelle « des escales extraordinaires », des arrivées « très spéciales que je n’oublierai jamais ». En 40 ans, elle a ainsi croisé la route de nombreux personnages politiques.

Plusieurs fois, Béatrice Carpentier a reçu Jacques Chirac à l’aéroport du Havre.

Plusieurs fois, Béatrice Carpentier a reçu Jacques Chirac à l’aéroport du Havre. (©B.C.)

Des présidents de la République (Jacques Chirac, « un type incroyable, toujours hyper sympa », Nicolas Sarkozy, si impatient et pressé qu’il n’attendit pas que la passerelle soit à sa hauteur pour descendre de l’avion), des ministres, mais aussi des chefs d’États étrangers comme Angela Merkel ou Vladimir Poutine en déplacement pour le G8 à Deauville et « dont la voiture blindée arrive par avion-cargo », se souvient-elle.

« Quand nous avons reçu le prince Rainier de Monaco et la princesse Caroline, tout le monde s’était entraîné à parler à la troisième personne pour accueillir Son Altesse. C’était des gens vraiment incroyables de délicatesse, qui parlaient avec un raffinement, une élégance à couper le souffle », raconte Béatrice, qui peut aujourd’hui encore décrire comment étaient habillés ce jour-là ses prestigieux invités.

Nicolas Sarkozy, l'homme pressé, sur le tarmac de l'aéroport du Havre.

Nicolas Sarkozy, l’homme pressé, sur le tarmac de l’aéroport du Havre. (©B.C.)

De Zidane à Johnny

Le tarmac d’un aéroport n’est peut-être pas aussi glamour qu’un tapis rouge, mais il accueille lui aussi son lot de stars. Elle y a ainsi partagé quelques instants avec Eva Longoria et Tony Parker, Johnny Hallyday — « qui n’était pas dans ses meilleures années » — ou encore Zinédine Zidane, « un garçon un peu timide et très attachant », venu célébrer les 140 ans du HAC.

Côté sportif, la Transat Jacques Vabre a aussi marqué la cheffe d’escale. « L’événement avait alors beaucoup plus d’ampleur. On recevait notamment beaucoup d’hélicoptères pour la presse américaine qui couvrait la course. Et certains skippers, comme Ellen Mac Arthur, Olivier de Kersauson, Armel Le Cléac’h… Arrivaient en avion. »

« Je dois être l’une des personnes du Havre qui a croisé le plus de personnalités de mon époque », résume-t-elle amusée. Sans prétendre avoir bien connu cette ribambelle de people — « vous travaillez trois jours et trois nuits pour préparer le déplacement, mais la personnalité ne reste là que dix minutes » — la cheffe d’escale raconte avec plaisir ces quelques moments privilégiés.

Au-delà des paillettes

Au-delà des paillettes, Béatrice réserve aussi dans son livre une place à d’autres personnes qu’ils l’ont marquée, comme ces « médecins du ciel », en charge des vols sanitaires pour les transplantations d’organes. « Quand je les voyais arriver, au pied de l’avion, avec leur glacière qui contenait la vie… Je me disais que ça valait bien le coup de se réveiller en pleine nuit pour qu’ils décollent ! »

Des instruments de tout l’orchestre de la Scala de Milan aux feux d’artifices du 15 août, les chargements improbables n’ont pas manqué de pimenter son quotidien et celui des équipes de l’aéroport, qui trouvent elles aussi une place de choix dans son ouvrage. « Quand l’avion se pose, le chronomètre s’enclenche et tout un petit monde s’active pour le réarmer dans les temps », souligne-t-elle.

Informations pratiques : 
Welcome to LH Airport, les coulisses d’un quotidien, Éditions Amalthée. 
Sortie prévue mercredi 4 décembre 2019.
Rencontre et séance de dédicaces jeudi 12 décembre à 18 heures, Plein Ciel aux Docks Vauban.

QUIZ. Quels sont les nombreux produits de votre quotidien fabriqués en Normandie ?

Saviez-vous que la Normandie possède la plus grande usine de Nutella du monde ?

Saviez-vous qu’on fabrique du Nutella® en Normandie ? (©Adobe Stock/Illustration)

Terre d’industrie, la Normandie fabrique de nombreux produits que vous êtes susceptibles d’utilisez dans votre quotidien. Amusez-vous à les découvrir grâce à notre quiz ! 

 

VENDREDI NOIR POUR L’HOPITAL PUBLIC: LE SOS LUMINEUX DU CHU DE CAEN

Billet de Florestan:

La "Tour" de l'architecte Henry Bernard (auteur de l'université de Caen et de la Maison "ronde" de la radio à Paris) domine géographiquement et symboliquement le paysage urbain de Caen depuis 1971:

Caen fut longtemps symbolisée par le donjon de son château créé par Guillaume Le Conquérant et Henri 1er Beauclerc (celui qui fit construire la première tour de Caen). Mais le jacobinisme révolutionnaire parisien le fit arraser pour se venger du coup de couteau de notre Charlotte en 1793 avant de disparaître totalement au XIXe siècle sous la cour d'une caserne. On retrouve encore la Tour de Caen sur le blason léopardisé porté par les gendarmes de la Basse-Normandie.

Après le bombardement de 1944, on peut dire qu'une nouvelle tour encore plus haute et encore plus au Nord de la ville meurtrie et reconstruite a été érigée pour symboliser la renaissance de Caen après la guerre... Un symbole qui se voit à des dizaines de kilomètres à la ronde marquant ainsi au loin la présence de la ville de Caen sur le territoire: la tour caennaise est même visible du cap de la Hève et du beffroi de béton de l'hôtel de ville du Havre.

Cette tour du centre hospitalier universitaire symbolisait aussi pour tout le monde que les savants de Caen étaient capables de faire des miracles pour repousser les limites de la Mort.

Mais cette tour, saturée d'amiante et qui ne fut jamais officiellement inaugurée doit disparaître d'ici 2025: lorsqu'elle sera réduite en gravats pour faire place à un bâtiment plus modeste en hauteur, plus discret et noyé dans la verdure, on aura officiellement changé d'époque. La page de l'Après guerre, de la reconstruction, de la prospérité retrouvée des années 1960/1980 mais aussi du déclin normand dans la division, sera tournée définitivement.

Sauf qu'en cette soirée sinistre de "Black friday" un immense SOS luminieux s'est affiché sur l'immense façade de béton de la "Tour" du côté du Couchant, non pas pour s'opposer à la destruction à venir de ladite tour, mais pour crier un profond désarroi contre la destruction même de l'hôpital public après des années de soi-disant réformes de modernisation qui ne furent que de vulgaires et médiocres coups de rabots comptables qui mettent à l'épreuve les hommes et les femmes qu'ils soient soignants ou patients...

Ce soir, depuis le périphérique Nord de Caen, l'hôpital public lançait un SOS car le "Black Friday" au CHU de Caen comme au CHU de Rouen et dans tous les CHU de France et de Navarre, c'est... tous les jours!

MjAxOTExMDU5Y2QyZTRmYmVkZmVlZGIwYTYyMTNhMmYxYzU0ZWM

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/normandie-les-fenetres-illuminees-du-chu-de-caen-lancent-un-sos-6631622

Exposition, spectacles, parade blanche… Les temps forts des animations de Noël au Havre

Découvrez le conte de Noël et les traditionnelles vitrines de l'Hôtel de Ville du Havre.

Découvrez le conte de Noël et les traditionnelles vitrines de l’Hôtel de Ville du Havre. (©Archives-Ph. Bréard/VDH.)

Décembre approche et l’esprit de Noël devrait souffler sur Le Havre (Seine-Maritime). Dès le dimanche 1er décembre, place aux illuminations et à la découverte du conte de Noël. Baptisée « Le goûter surprise », cette nouvelle aventure réjouira petits et grands. Comme chaque année, le livret de l’exposition sera proposé à la vente… une invitation à prolonger la magie  !

Lire aussi : Il n’y aura pas de grande roue cette année pour les fêtes de Noël au Havre

Un sapin géant

Parmi les nouveautés, cette année, au Havre : un spectacle pyrotechnique et musical, samedi 21 décembre, à 17h30. Le Père Noël, accompagné de ses lutins, arrivera par les airs. Les Havrais pourront également saluer le retour d’un sapin géant qui, du haut de ses 13 mètres, surplombe la place de l’Hôtel de Ville. Il a été installé et décoré mi-novembre.

La Parade blanche

Temps fort de Noël, l’incontournable Parade blanche débutera sa déambulation dans les rues de la ville, dimanche 15 décembre, à partir de 17h30. Chaque année, ce défilé nocturne attire des milliers de spectateurs, qui viennent contempler les chars fleuris réalisés par les bénévoles des comités de quartier. Le public est invité à s’habiller en blanc et à s’équiper de lampions pour accompagner le cortège, qui s’élancera de la rue de Paris (à proximité de la cathédrale Notre-Dame) pour un tour du Bassin du commerce, en passant par le quai Lamblardie, puis le quai George-V. L’arrivée du défilé est prévue à 19 heures, à hauteur de la place du Général-de-Gaulle.

Lire aussi : Marché, grande roue, parade… Les temps forts des animations de Noël à Rouen, pendant un mois

L’offre musicale

Le traîneau du Père Noël s’installera sur le parvis Saint-Michel jusqu’au 5 janvier. En voiture pour une nouvelle aventure !

Dimanche 1er décembre, ouverture en musique à 16h30 à la cathédrale Notre-Dame par l’association Connaissance de l’orgue. D’autres concerts sont programmés, samedi 14 et dimanche 15 décembre, le Sinfonietta du Havre se produira sur la scène du Théâtre de l’hôtel de ville avec un répertoire de chants traditionnels et le 3e concerto brandebourgeois de Bach. Mercredi 8 décembre, au Magic Mirrors, le duo clownesque iSi et Là proposera un spectacle mêlant talent et émotion.

Dans les quartiers et les bibliothèques, des ateliers invitent à préparer Noël. La Maison du patrimoine se met aussi au diapason, proposant les 27 décembre et 3 janvier, une rencontre sur le Noël fifties.

Les rockeurs ont du cœur

Sirou expose ses affiches au CEM jusqu'au 21 décembre.

Sirou expose ses affiches au CEM jusqu’au 21 décembre. (©Sirou.)

Les Havrais ont de nouveau rendez-vous avec les Rockers ont du cœur, du 13 au 15 décembre, chez Mamy Blü. Pour rappel, le principe est simple : pour assister aux concerts, il suffit d’apporter un jouet neuf. Au programme : Ugly Pants, La faucheuse, N Titled, City Kids, KMGB, Vincent L and family, Whistling Tumbleweed.

Cette année, Sirou, illustrateur havrais, signe sa 20e affiche pour la manifestation caritative. L’occasion pour le CEM de mettre en lumière le travail du dessinateur, en présentant les 20 affiches réalisées, dont 18 originales. L’exposition est visible jusqu’au 21 décembre.

Lire aussi : Grande roue de Noël à Caen : c’est parti pour six semaines d’activité !

Un marché de Noël au CEM

Toujours au CEM en amont des fêtes de fin d’année : un marché de Noël des créateurs est organisé samedi 14 décembre, de 16 heures à 22 heures. Pour la troisième année consécutive, une vingtaine de créateurs seront présents, proposant leurs nouvelles réalisations. De quoi glaner des idées cadeaux originales. Sur place, il sera également possible de boire un vin chaud et de manger des bretzels !

Festivités de Noël, festivals, concerts… Que faire en Normandie ce week-end

Les festivités de Noël démarrent ce week-end en Normandie.

Les festivités de Noël démarrent ce week-end en Normandie. (©Archives 76actu.)

Bonjour à toutes et à tous,

La Normandie sera divisée en deux, samedi 30 novembre 2019. Au Nord, le soleil accompagné de nuages sera présent quasiment toute la matinée, au Sud en revanche, la pluie s’invitera dès le début de journée. À partir de 13 heures à l’exception de la Seine-Maritime, ce sera nuages pour tout le monde et à nouveau des averses à compter de 19 heures. Côté températures, il fera en moyenne 6°.

Dimanche 1er décembre, Météo France annonce quelques flocons dans l’Eure et l’Orne le matin, mais la neige ne devrait pas rester très longtemps, car à compter de 13 heures, ce sera soleil pour tous, sauf sur la partie Manche et Calvados, où la pluie devrait s’inviter. Comptez 4° en moyenne le matin, et 2 l’après-midi. 

Comme tous les week-ends, la rédaction a préparé sa sélection des sorties à ne pas manquer.

Les festivités de Noël démarrent 

Marché, grande roue, parade… Les temps forts des animations de Noël à Rouen, pendant un mois
Les animations de Noël vont animer Rouen (Seine-Maritime) jusqu’au 5 janvier 2020. Au programme : une deuxième Grande parade, des illuminations renforcées, des espaces familiaux…

Coup d’envoi des festivités de Noël à Cherbourg : demandez le programme !
Les rues de Cherbourg-en-Cotentin vont s’illuminer toutes ensembles ce vendredi 29 novembre, lançant ainsi les festivités de Noël dans la ville. Détails du programme.

Concerts de Noël à la Galerie Adrienne Desbiolles de Lorleau (Eure)
Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre 2019, La Maison Illuminée donnera deux concerts à la Galerie Adrienne Desbiolles. Un atelier chant participatif aura lieu juste avant.

Deux jours pour profiter du marché de Noël de Mortain-Bocage
Le marché de Noël de Mortain-Bocage revient ce vendredi 29 de 17h à 21h et samedi 30 novembre de 9h à 19h sur la place des Arcades.

La magie de Noël projetée sur la façade de l’église Saint-Germain, dès samedi, à Flers
Le mapping, La Mécanique de Noël, sera projeté sur la façade l’église Saint-Germain, à Flers, chaque week-end. La nouvelle histoire est à découvrir le samedi 30 novembre 2019.

A Coutances, le Père Noël arrivera dans une 2 CV rouge décapotable
A Coutances, les festivités de Noël commencent samedi 30 novembre 2019, avec la 4e édition du festival Playmobil. Voici les temps forts de la programmation.

Des festivals

Planche(s) contact à Deauville : les virées et visions nocturnes d’Alisa Resnik
La 10e édition du festival Planche(s) contact se déroule jusqu’au 5 janvier 2020 à Deauville. Cette semaine, on vous propose un focus sur l’exposition d’Alisa Resnik.

Coutances : le festival Playmobil revient pour une 4e édition
Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre, le festival Playmobil revient à Coutances (Manche). C’est la 4e édition de cette manifestation qui attire petits et grands.

Des concerts 

Chassol présente « Ludi », son nouveau projet musical, sur la scène du Tetris au Havre
Samedi 30 novembre 2019, Chassol se produira sur la scène du Tetris au Havre, dans le cadre du festival « Piano is not dead ». L’occasion de découvrir « Ludi », son nouveau projet.

Musique Millet à Cherbourg : 20 ans de talents à réunir sur scène… et dans un coffret !
Une cagnotte participative sur internet est ouverte pour sortir un coffret souvenir de quatre albums des meilleures reprises de Musique Millet depuis 20 ans.

Burkingyouth présente ses dernières chansons en live, samedi, à Flers
Burkingyouth, originaire de Cerisy-Belle-Etoile, près de Flers, sort son deuxième album, Fire, ce vendredi 29 novembre 2019. Il sera en concert samedi, à Flers.

Bernay. Sur vos agendas, musique et théâtre au Piaf
Le théâtre Le Piaf accueille le trio canadien de jazz Misc samedi 30 novembre 2019. Trois jours plus tard, un spectacle nous interrogera sur la question des réfugiés.

Des sorties insolites

Au Havre, embarquez à bord des RN13 bus et découvrez les lieux d’art contemporain de Normandie
Samedi 30 novembre 2019, à 10h, montez à bord des RN13 bus au départ du Havre. L’occasion de découvrir les lieux d’art contemporain de Normandie et leurs expositions. Détails.

Joker, Rio Bravo, Duel… des affiches de films collectors aux enchères à Rouen
Collectionneurs et amateurs d’affiches de films attendent ce moment avec impatience. Le cinéma Omnia sera le cadre d’une vente aux enchères d’affiches le 28 novembre 2019.

Le DJ et ancien footballeur Djibril Cissé revient mixer à la discothèque le Why Not à Flers
L’ancien footballeur et désormais DJ revient mixer à la discothèque de Flers, samedi 30 novembre.