Archive dans 1 octobre 2019

Rouen, la zone grise

Rouen a brûlé, et il faudrait regarder ailleurs ? Des enseignants qui exercent leur droit de retrait, des policiers en arrêt maladie après être intervenus sur les lieux, toute une population et des agriculteurs inquiets… Cinq jours après l’incendie du...

Plaintes après l’incendie de Lubrizol : les avocats de Rouen vont tenir une permanence gratuite

Les avocats de Rouen (Seine-Maritime) vont tenir une permanence gratuite pour les personnes qui s'estiment victimes de l'incendie de Lubrizol.

Les avocats de Rouen (Seine-Maritime) vont tenir une permanence gratuite pour les personnes qui s’estiment victimes de l’incendie de Lubrizol. (©Adobe stock/illustration)

Une centaine d’avocats du barreau de Rouen (Seine-Maritime), s’est réunie lundi 30 septembre 2019. Ils souhaitent apporter une aide juridique aux possibles plaignants à la suite de l’incendie de l’usine Seveso Lubrizol. « Toute personne qui s’estime victime de l’incendie peut déposer plainte », précisait à 76actu, Me Étienne Lejeune. Ainsi, une permanence gratuite va être mise en place prochainement.

Lire aussi : Incendie de Lubrizol à Rouen : des enseignants exercent leur droit de retrait

« Des gens sont confrontés à des situations difficiles »

« Nous nous sommes réunis à la maison de l’avocat afin de nous préparer à répondre aux demandes des personnes impactées », souligne Me Guillaume Bestaux, bâtonnier du barreau de Rouen. Il s’agissait d’un « échange d’informations pour comprendre la situation juridique et les débouchés possibles ».

Me Bestaux pense que lui et ses confrères et consœurs vont « avoir des demandes, parce que des gens sont confrontés à des situations difficiles : les agriculteurs, les femmes enceintes, les entreprises, etc. »

Le bâtonnier doit maintenant recenser « les avocats volontaires » pour tenir une permanence gratuite, qui devrait voir le jour « dans les prochains jours ».

Informations pratiques :
La permanence sera tenue à la maison de l’avocat, 6, allée Eugène-Delacroix à Rouen.
Téléphone : 02 32 08 32 70

CAMEMBERT AOC: une offensive bretonne pour relativiser l’identité normande

Le demande des communes bretonnes du Pays de Fougères d'intégrer le futur périmètre de l'AOC Camembert de... Normandie a reçu le soutien du député du coin avec un argument qu'il faut entendre car il témoigne de l'urgente nécessité de restaurer, sinon de réparer une Normandie dont les Normands n'avaient pas pris assez soin des années durant. Voici donc un passif de la division normande doublé d'un mépris normand pour la Normandie  avec pour conséquence cette gifle de mauvaise foi toute bretonne:

En quoi un camembert breton élaboré avec le lait de vaches de race normande serait-il moins normand qu'un camembert normand élaboré avec le lait de vaches hollandaises?

L'argument principal justifiant la réforme du cahier des charges de l'AOC/AOP Camembert de Normandie, réforme soutenue par Hervé Morin, est ici totalement dévoyé car l'enjeu est, précisément, de renormandiser le troupeau de vaches laitières de Normandie.

Cela rend aussi plus que jamais pertinente notre idée de créer une AOC/AOP LAIT DE NORMANDIE.


 

Lire l'article ci-dessous:

https://actu.fr/societe/et-le-camembert-normandie-aop-etait-fabrique-le-lait-vaches-bretonnes_27639681.html

Et si le camembert de Normandie AOP était fabriqué avec le lait des vaches bretonnes ?

Le débat est lancé alors que des communes bretonnes souhaitent rejoindre le périmètre de l'AOP du camembert.

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L’annonce de cette candidature des communes bretonnes souhaitant rejoindre le périmètre de l’AOP a hérissé le poil de certains… Et si du lait breton servait à fabriquer du camembert de Normandie ? Le débat est lancé.

Lire aussi : Le camembert breton existe, Marie-Edith le fabrique dans le pays de Fougères

L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) a décidé de réviser le cahier des charges et l’aire géographique de l’AOP du camembert. Les communes qui remplissent les nombreux critères et exigences de ce label étaient donc invitées, si elles les souhaitaient, à postuler pour rejoindre la fameuse appellation avant le 9 septembre.

Mêmes territoires

C’est précisément ce qu’ont choisi de faire plusieurs communes du pays de Fougères. Le député Thierry Benoit a soutenu la démarche de plusieurs communes d’Ile-et-Vilaine séduites par cette opportunité :

Les territoires limitrophes de la Manche, qui ont des prairies, avec une pluviométrie similaire, pourraient être des candidats intéressants pour cette AOP. Nous avons sur notre territoire des éleveurs amoureux de cette race qui pourraient ainsi valoriser leur production laitière. On peut se questionner : est-il préférable d’avoir du lait de normandes qui pâturent en Bretagne ou du lait de Prim’holstein dans le Sud-Manche ? Une partie du lait breton est déjà transformé en Normandie, cela ne changerait pas grand-chose pour certains.

Lire aussi : Camembert de Normandie AOP : le cri d’alarme des chefs étoilés

L’élu ne veut pas entendre parler, par le biais de cette démarche, d’un effet d’aubaine :

Il y a d’autres appellations comme le comté qui s’affranchissent de certaines frontières. Parmi les critères de sélection, est indiqué le fait d’avoir déjà produit du camembert dans le passé, ce qui est le cas de nombreuses communes du pays de Fougères. Dans notre esprit, il n’y a pas de mauvaise pensée de créer une quelconque querelle autour de ce produit.

Vives réactions chez les Normands

Malgré ce solide argumentaire, les réactions ne sont pas forcément enthousiastes du côté des Manchois. David Aubrée est à la tête de l’entreprise Réo, qui produit du camembert au lait cru à Lessay. Chaque année, plusieurs millions de camemberts sont transformés sur place, fournis grâce au lait des agriculteurs locaux. Le responsable de Réo indique :

Tout notre lait provient d’un périmètre de 30 km autour de l’usine, et nous n’avons pas de souci de ressource. Dans la Manche, le lait pour l’AOP représente entre 3 et 5 % de la production.

Il a du mal à envisager une issue positive pour cette demande :

Nous sommes favorables au maintien de l’aire géographique en Normandie. L’origine du lait est pour nous un élément très important dans notre démarche. Nous défendons notre savoir-faire et notre valeur ajoutée.

« Un produit de qualité »

Cette candidature bretonne revêt néanmoins un aspect positif selon lui :

Cela prouve que nous avons là un produit de qualité, avec une belle valeur ajoutée pour les producteurs. Avec ce changement du cahier des charges, nous aspirons à monter encore en qualité, en augmentant le pourcentage d’herbe sur l’année et la part de lait issu des vaches normandes.

Emmanuel Armenoult, fromager, est installé à Cherbourg. Il s’est fendu d’un texte dans lequel il défend la qualité du produit normand :

Le camembert, c’est notre patrimoine et il faut le défendre. Dans ma boutique, je ne vends que du camembert au lait cru, et de Normandie. Et j’y tiens !

« Un retentissement inhabituel »

L’heure est maintenant à l’étude des candidatures… Selon Marie Guittard, directrice générale de l’INAO :

On a reçu de très nombreuses observations, environ 400, qui sont en cours de dépouillement. On va regarder s’ils prouvent qu’ils ont des raisons d’intégrer l’aire. Cela va être à la commission d’enquêter et ensuite à l’organisme de défense et de gestion de statuer. On en aura pour plusieurs semaines. Il y a des limites administratives qui ne répondent pas forcément aux mêmes critères agro-pédo-climatiques. C’est un travail qui est important car la moindre faille pourrait être exploitée juridiquement.

Marie Guittard s’étonne que l’AOP du camembert provoque de telles réactions :

On effectue des consultations pour des modifications de cahier des charges très souvent. D’habitude, les réactions sont locales. Mais là, c’est un retentissement inhabituel. On touche quelque chose du patrimoine collectif des Français. C’est peut-être dû à l’histoire ? Le camembert est devenu un symbole comme la baguette. Pourtant, c’est un fromage dont la consommation diminue mais j’ai l’impression que c’est vraiment l’image des fromages français.

Un artisan du Havre participe à l’émission de M6, « La meilleure boulangerie de France »

La boulangerie-pâtisserie Bidault à l'honneur sur M6, mardi 1er octobre 2019.

La boulangerie-pâtisserie Bidault à l’honneur sur M6, mardi 1er octobre 2019. (©SB/76actu.)

Ce sont les clients de la boulangerie Bidault du Havre (Seine-Maritime), qui ont plébiscité les équipes de l’émission de M6, La meilleure boulangerie de France, pour proposer la candidature de leur artisan. « Quand on m’a contacté, je n’ai pas dit oui tout de suite. Puis, j’ai pensé que c’était une belle reconnaissance pour la famille, mes employés, explique Laurent Bidault. Je me suis donc engagé dans l’aventure. »

L’émission consacrée au Havre sera diffusée mardi 1er octobre 2019, à 18h35, sur M6.

Lire aussi : D’Helsinki au Havre : deux jeunes apprenties s’initient à la pâtisserie made in France

Savoir-faire et artisanat

L’émission, animée par Bruno Cormerais, meilleur ouvrier boulanger de France, et Norbert Tarayre, chef cuisinier, met à l’honneur l’artisanat : « C’est bien d’avoir un savoir-faire, mais il faut aussi le faire savoir », précise Laurent Bidault. Le tournage de l’émission présentée le 1er octobre s’est déroulé en avril 2019.

Nous ne pouvons rien révéler. Nous avons accueilli toute l’équipe dans la boutique et dans le laboratoire. Différentes épreuves ont été filmées dans notre établissement.

Lire aussi : Livarot : la boulangerie Blanchard sur M6 pour la Meilleure boulangerie de France

Quatre épreuves

Le principe de l’émission est simple : les boulangers en lice sont notés sur 10 à chaque épreuve. Celui (ou celle) qui obtient la meilleure moyenne gagne sa place en finale régionale. Quatre épreuves sont organisées : la boutique (accueil, décoration, un produit au hasard est goûté), le produit fétiche (chaque boulangerie présente son produit phare), le pain (chacune présente son pain favori) et la création (le jury défie les boulangeries avec une spécialité choisie dans leur région : chaque boulangerie explique sa création).

Le gagnant désigné le 4 octobre

Le gagnant est sélectionné le vendredi, après délibération du jury. « Pour le produit fétiche, j’ai vraiment joué la carte régionale, poursuit Mr Bidault, qui se félicite d’avoir pu partager cette aventure avec ses 11 employés. 

Lire aussi : Originaire de Neufchâtel-en-Bray, Laurent sera dans La meilleure boulangerie de France

L’artisan a saisi l’opportunité de cette émission car il souhaite avant tout transmettre l’amour de son métier et mettre en avant son travail  : 

J’accueille des apprentis et collabore avec le CFA. Mon métier, c’est une passion et l’émission est un bon moyen de le faire connaître. 

Nul doute que les clients de la boulangerie, située à deux pas du Volcan, suivront de près le parcours de leur boulanger favori ! 

Lire aussi : Chine, Finlande… ces jeunes apprentis de Seine-Maritime exportent leur savoir-faire

Mise à l’arrêt préventive de l’usine classée Seveso Borealis après un incident, près de Rouen

Mardi 1er octobre, un POI a été déclenché au sein de l'usine classée Seveso seuil haut Borealis, près de Rouen (Seine-Maritime).

Mardi 1er octobre, un POI a été déclenché au sein de l’usine classée Seveso seuil haut Borealis, près de Rouen (Seine-Maritime). (©DR)

L’usine Borealis de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) a été mise à l’arrêt de façon préventive, vers 7h45 mardi 1er octobre 2019, après l’échauffement d’une cellule du poste électrique principal, d’après les premières constatations.

Des nuisances sonores ou olfactives

Ce déclenchement électrique s’est produit vers 4h45. « Cet incident a engendré la mise en sécurité des unités de fabrication au secteur SUD », a indiqué la Ville de Grand-Quevilly.

Cet incident sur ce site classé Seveso seuil haut, spécialisé dans la fabrication d’engrais, a provoqué le déclenchement du plan d’organisation interne (POI) de l’entreprise et d’une cellule de crise en préfecture.

L’opération de rétablissement du réseau électrique devrait durer environ 3 heures. « Cet incident pourrait provoquer engendrer des nuisances sonores ou olfactives sans conséquences pour la santé des populations, prévient la ville. Les contrôle réguliers d’atmosphères sont réalisés. »

Incendie en pleine nuit dans un entrepôt, près de Rouen

Un incendie a eu lieu dans un entrepôt de 4000 m² à Grand-Couronne (Seine-Maritime), dans la nuit de lundi 30 septembre à mardi 1er octobre 2019.

Un incendie a eu lieu dans un entrepôt de 4000 m² à Grand-Couronne (Seine-Maritime), dans la nuit de lundi 30 septembre à mardi 1er octobre 2019. (©Adobe sotck/Illustration)

Un incendie s’est produit juste avant minuit dans un entrepôt situé allée de la côte Mutel à Grand-Couronne (Seine-Maritime), dans la nuit de lundi 30 septembre à mardi 1er octobre 2019.

Un feu de tractopelle

800 m² de ce bâtiment de 4000 m² étaient en feu. Ce feu a touché des tractopelles à l’intérieur de l’entrepôt. Aucune victime n’est à déplorer.

Les pompiers sont venus du sinistre vers 2h30 du matin.

Gestion de la catastrophe Lubrizol : les maires « abandonnés » en « colère » face au préfet

Le préfet de Seine-Maritime a été auditionné durant plus de trois heures, par les quelque 150 élus de la Métropole Rouen Normandie.

Le préfet de Seine-Maritime a été auditionné durant plus de trois heures, par les quelque 150 élus de la Métropole Rouen Normandie, lundi 30 septembre 2019. (©RT/76actu)

« On peut arriver à être meilleur. » Devant les quelque 150 élus de la Métropole Rouen Normandie, issus des 71 communes des alentours de Rouen, le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand a concédé que des pistes d’amélioration pouvaient être trouvées concernant la gestion de la catastrophe que représente l’incendie de l’usine Seveso Lubrizol.

Durand plus de trois heures, jusqu’à 21h30, lundi 30 septembre 2019, le représentant de l’État s’est expliqué sur la stratégie utilisée durant l’incendie de près d’un hectare d’hydrocarbures, d’amiante et d’autres produits toxiques. Les élus ont exprimé leur sentiment d’abandon. « On s’est senti seuls », a résumé Mélanie Boulanger, maire de Canteleu.

Lire aussi : Après l’incendie de l’usine Seveso à Rouen, la société Lubrizol porte plainte contre X

« On n’a pas à deviner, ce qu’on ne nous dit pas »

Malgré les mea-culpa du préfet, le maire de Val-de-la-Haye, Étienne Hébert estime qu’il y a eu lors de cette audition, « un manque de reconnaissance des difficultés de communication » :

J’ai reçu un premier message à 14h28, le jeudi, quand j’étais à l’école à 7 heures pour attendre les premières informations…

Même constat pour David Lamiray, maire de Maromme : « J’ai eu un message vocal m’informant de l’incendie de Lubrizol à 14h25. Heureusement, j’ai pu m’informer autrement. C’est vraiment une colère profonde. Vous nous prenez pour qui ? […] Quand on est au moment de pleine crise, il n’y a plus rien qui sonne ! »

« On n’a pas à deviner, ce qu’on ne nous dit pas ». Il faut davantage nommer pour éviter des sentiments d’abandon et d’inquiétude », rétorque un autre élu de l’assemblée.

Le déclenchement de deux sirènes

Qui dit communication à la population dit sirènes. « C’est inadmissible, d’attendre six heures après le début de l’incendie », s’emporte le vice-président de la Métropole Cyrille Moreau. Pourtant, le préfet assume sa stratégie : « C’est un choix proportionné. Si nous avions déclenché les 31 sirènes, nous aurions eu des risques élevés de personnes dans les rues. Déclencher les sirènes de nuit, doit se faire avec beaucoup de précautions. »

Seules deux sirènes ont été déclenchées, « au plus près du site » ; une au Petit-Quevilly et la seconde située sur l’école Paster. Selon un responsable d’un service de l’État présent aux côtés du préfet, « déclencher les sirènes en pleine nuit aurait provoqué une panique et aurait été contre productif. Le déclenchement des sirènes donne pour consigne le confinement des populations et l’écoute de la radio publique France bleu ». Or, du fait de la non toxicité des fumées, seul un périmètre de 500 mètres autour de l’usine était établi et aucune restriction de circulation n’était demandée.

Lire aussi : Incendie de Lubrizol à Rouen : des agriculteurs en colère après le gel de leurs productions

Odeurs « anxiogènes » et hospitalisations

Lors de sa venue, au même moment, sur le site dévasté, le Premier ministre Édouard Philippe a reconnu que les odeurs que subissent les habitants de l’agglomération rouennaise sont « dérangeantes, pénibles, mais pas nocives ». Au même moment, le préfet Durand reconnaissait qu’elles étaient « anxiogènes ». Il s’agit d’odeurs d’hydrocarbures, mais pas seulement.

Lors de cette audition, pour la première fois, le directeur de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), Patrick Berg a expliqué que 1 000 fûts sont stockés sur le site de Lubrizol et que « 160 comportent du Mercaptans ». Beaucoup sont endommagés :

Avec la chaleur, il y a une émission gazeuse d’hydrogène sulfuré et de Mercaptans.

Le Mercaptans, ce gaz devenu tristement célèbre dans la région, lorsque déjà en 2013, il s’est échappé de la même usine Lubrizol. Un gaz connus pour provoquer de lourds désagréments. Lundi, des enfants ont vomi en classe, des enseignants ont exercé leur droit de retrait et on apprenait que des policiers étaient en arrêt maladie. De même, le directeur du service départemental d’incendie et de secours, Jean-Yves Lagalle a reconnu que certains pompiers « ont eu des maux de tête et des vomissements ». Le préfet a promis une « résorption rapide de ces odeurs », grâce à un « projet de protocole » appliqué « dès ce soir », lundi.

Élise Noguera, de l’Agence régionale de santé a indiqué que 65 adultes et 27 enfants avaient étaient reçus aux Urgences du CHU de Rouen, 11 personnes à la clinique du Cèdre et 19 étaient de passage aux urgences de la clinique de l’Europe. « Seules trois hospitalisations ont été nécessaires sur des personnes déjà fragiles », insiste la directrice générale adjointe de l’ARS.

Lire aussi : Lubrizol : La Métropole de Rouen publie des analyses confirmant que l’eau reste potable

La présence d’amiante

Comme cela avait été révélé par les élus écologistes, un bâtiment de 8 000 m2 qui a pris feu avait un toit en fibrociment, c’est-à-dire en amiante. « Dès lors qu’on a su qu’il y avait de l’amiante, on a respecté des protocoles précis. Mais cela ne veut pas dire que tout le monde est formé, commente le colonel en charge des opérations de secours. On est sapeurs-pompiers sur un site Seveso, cela nous oblige à prendre des risques. Tout le monde n’avait forcément l’équipement sur lui, immédiatement. On est parti à 240, il fallait revenir à 240. »

Jean-Yves Lagalle, et à travers lui les soldats du feu, a d’ailleurs été chaleureusement applaudit par les élus. Conscient d’être passé à côté du pire, le directeur du Sdis a tenu a souligné :

On n’a pas été parfait partout, mais on a éteint ce feu en 12 heures. Il n’y a pas eu de blessé, ni de mort. C’est extraordinaire.

Un « retour d’expérience »

Le préfet a souhaité donner rendez-vous aux élus : « Je ne suis pas opposé à revenir vous voir, y compris dans cette formation, pour vous faire des points de situation. » La même opération sera effectuée avec « les élus ruraux » de l’est du département.

Lire aussi : CARTE. Gel des récoltes après Lubrizol : les 112 communes de Seine-Maritime concernées

Le préfet a également acté la création d’un « groupe de travail de retour d’expérience » :

Nous avons vécu le même événement. Il faut maintenant en tirer des enseignements.

Des manifestations pour « la vérité »

À l’extérieur, durant ces échanges, une centaine de manifestants voulant s’introduire dans l’enceinte du conseil métropolitain, interdit au public, a été repoussée par les forces de l’ordre. Une nouvelle manifestation pour demander la « vérité », est prévue mardi 1 octobre.

Accident de quad en Seine-Maritime : un homme en état d’urgence absolue

Un accident de quad a eu lieu à Serqueux (Seine-Maritime), lundi 30 septembre 2019.

Un accident de quad a eu lieu à Serqueux (Seine-Maritime), lundi 30 septembre 2019. (©Adobe stock/Illustration)

Un homme de 32 ans a eu un accident de quad à Serqueux (Seine-Maritime), lundi 30 septembre 2019, au bois de l’Epinay sur le chemin des Soupirs.

Transféré au CHU de Rouen

Seul en cause dans l’accident, il pilotait avec un enfant de 11 ans à bord. Le trentenaire a été pris en charge par les secours dans un état d’urgence absolue, nécessitant un transport médicalisé vers le CHU de Rouen.

L’enfant, dans une urgence plus relative, n’a pas eu besoin d’un transfert vers l’hôpital.

Vernissage, conférence dessinée… Nos idées de sorties en Seine-Maritime, ce mardi

Bonjour à tous et à toutes,

La journée du mardi 1er octobre 2019 s’annonce parsemée d’averses orageuses, avec de temps à autre des éclaircies. Des rafales de vent jusqu’à 45 km/h sont attendues sur les côtes. Couvrez-vous, il ne fera pas plus de 18 degrés !

Vernissage

Camille Rault s'amuse avec les mots et les clichés. Une exposition à découvrir à La Parenthèse, au Havre, jusqu'au 8 novembre.

Camille Rault s’amuse avec les mots et les clichés. Une exposition à découvrir à La Parenthèse, au Havre, jusqu’au 8 novembre. (©Camille Rault.)

Camille Rault présente son exposition Une éternité au Havre, une série de dessins qui s’amusent des clichés havrais et rend hommage à la Cité océane qu’elle aime tant.

Infos pratiques :
Mardi 1er octobre 2019, à partir de 18h30, à la Parenthèse, service culturel de l’Université, rue Ph. Lebon, au Havre.
Entrée libre.
Exposition présentée jusqu’au 8 novembre. Du lundi au vendredi, de 9h à 18h.
Entrée libre.

Conférence dessinée

Le monde merveilleux des abeilles se dévoile, dans le cadre d'une conférence dessinée.

Le monde merveilleux des abeilles se dévoile, dans le cadre d’une conférence dessinée. (©Eric Tourneret.)

C’est un voyage à travers l’histoire de la pensée occidentale que proposent les invités du Muséum. L’abeille au centre des réflexions, une facette de notre humanité, se dévoile. L’occasion de nous éclairer sur la fascination de l’homme pour cet insecte, tant dans sa biologie que dans son organisation.

Les frères Tavoillot ont des parcours similaires et des trajectoires différentes. François est apiculteur professionnel depuis 1985, Pierre-Henri est maître de conférences en philosophie à l’Université Paris-Sorbonne.

Lire aussi : Exposition. Le monde secret des abeilles se dévoile au Muséum d’histoire naturelle du Havre

Infos pratiques :
Mardi 1er octobre 2019, à 19h, au Muséum d’histoire naturelle, ancienne école Jean Macé, au Havre.
Gratuit dans la limite des places disponibles. Réservation possible au 02 35 41 37 28.

Exposition Wildlife photographer of the year

Les plus belles photographies du monde naturel sont exposées au Museum d'histoire naturelle, à Rouen.

Les plus belles photographies du monde naturel sont exposées au Museum d’histoire naturelle, à Rouen. (©Marsel van Oosten)

Organisé par le Muséum d’Histoire Naturelle de Londres, le concours était ouvert à tous les photographes professionnels et amateurs du monde entier. Les photos primées ont été exposées au Muséum National d’Histoire Naturelle de Londres, avant d’être envoyées dans différents lieux dans le monde. L’objectif des photographes étant d’obtenir des reflets de la nature originelle, en se pliant à des règles strictes et des contraintes sur la manipulation des animaux et sur les images elles-mêmes.

Infos pratiques :
Jusqu’au 13 octobre 2019, au museum d’histoire naturelle, rue Beauvoisine, à Rouen.
De 13h30 à 17h30 du mardi au samedi. De 14h à 18h, le dimanche.
Entrée libre.

Lubrizol : une décision du préfet pourrait être à l’origine de l’incendie.

Alors que le préfet s’enfonce chaque jour davantage dans sa gestion calamiteuse de la crise, le journal en ligne Actu.environnement.com (https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-rouen-stockage-produits-dangereux-autorisation-prefet-evaluation-environnementale-etude-dangers-34125.php4?xtor=AL-62) révèle aujourd’hui un élément explosif qui permet de mieux cerner les responsabilités. Le préfet avait autorisé en début d’année l’augmentation des capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine Lubrizol à la suite d’un …