Archive dans 30 septembre 2019

Mes questions au Préfet sur la gestion de la crise lièe à l’incendie de Lubrizol, au conseil de la métropole

 Vous trouverez ici les questions que j’ai posées à  Monsieur le préfet lors du conseil de la métropole du 30 septembre 2019, ou il était reçu en compagnie de tous responsables des services de l’Etat pour qu’il s’explique sur l’incendie de Lubrizol ————————————————— Monsieur le Préfet Merci de venir ce soir : c’est pour nous un signe positif …

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Faites ce que vous voulez mais demain c’est 18h au Palais de Justice

Aujourd'hui, lundi 30 septembre, environ 400 personnes se sont rassemblées devant le bâtiment H2O, où se réunissaient les élus de la Métropole et le préfet à 18h.
Dès le début du rassemblement, la moitié de la foule a tenté de forcer les lignes d'agents de sécurité afin d'essayer d'enfoncer les portes pour participer à cette réunion. La volonté était claire : demander des comptes au préfet.
La tension est montée très vite, mais devant la persistance des agents de l'ordre métropolitain, le rendez-vous important de demain a été rappelé :
18h devant le Palais de Justice, afin de « réclamer la vérité » sur ce qui s'est passé et les risques encourus par la population.
Vous pouvez voir les détails de l'événement ici.

« Retour à la normale » dans l’éducation après Lubrizol ?

Alors que les annonces officielles étaient une reprise à la normale des activités, notamment scolaires, plusieurs dysfonctionnements au système sont à recenser ce soir :

  • Au collège Georges Braque, à la Grand Mare, les professeurs arrivent dans l'établissement vers 7h30 et constatent que l'odeur y est très forte, agressive et que, contrairement à ce qui avait été annoncé, le nettoyage des aérations et autres équipements n'a pas été effectué (ils apprendront dans la matinée que c'est prévu pour le courant de la semaine...). La dizaine de professeurs sur place décide unanimement d'exercer son droit de retrait, ne voulant pas assumer la prise en charge d'élèves asthmatiques ou souffrant d'autres problèmes potentiellement aggravés par la situation atmosphérique. Certains parents d'élèves avaient d'ailleurs déjà pris les devants en prévenant que leurs enfants, souffrants à cause des suites de l'incendie de l'usine Lubrizol, ne seraient pas présents ce jour. Les professeurs qui arrivent par la suite, exercent aussitôt leur droit de retrait également. Les élèves sont finalement renvoyés chez eux.
    Dès ce début de matinée, un envoyé du DASEN [1] se présente afin de rassurer les personnels. Son discours fait sourire tant il est pris dans la langue de la gestion de crise. Il va jusqu'à affirmer qu'on peut faire un footing sans problème sur les quais. Il se désole par ailleurs que les enseignants exercent leur droit de retrait alors qu'il met tant d'energie à essayer de rassurer tout le monde...
  • Le collège Fernand Léger, à Petit-Quevilly, situé tout près de l'usine, exerce son droit de retrait également. Dans la matinée, l'ensemble des professeurs quitte l'établissement pour se réunir chez une collègue. Les mêmes constats qu'au collège Georges Braque ont été faits.
  • Suit alors le collège Fontenelle, de centre-ville, qui renvoie tous les élèves chez eux.

Ici, un document officiel qui donne des consignes aux établissements quant au rapport aux médias :

Par ailleurs, au moins dans trois écoles de la criconscription Nord, les enseignants ont discuté d'exercer leur droit de retrait. L'inspecteur a répondu à une de ces écoles que dans la mesure où leurs justifications n'étaient pas légitimes, ils risquaient des sanctions s'ils l'appliquaient.

Ici, le document envoyé par les enseignants du collège Georges Braque, sur le modèle de Fernand Léger, pour justifier leur droit de retrait : si d'autres veulent en faire usage...


Lee retour à la normale ne sera donc peut-être pas aussi rapide que prévu...


[1] « Les DASEN sont les directeurs des services départementaux de l'éducation (DSDEN) du département dans lequel ils sont nommés. Ils représentent le recteur dans ce département. Ils participent à la définition d'ensemble de la stratégie académique qui met en œuvre la politique éducative et pédagogique relative aux enseignements primaires et secondaires arrêtée par le ministre chargé de l'Éducation. Sous l'autorité du recteur, ils mettent en œuvre la stratégie académique organisant l'action éducatrice dans les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'éducation spéciale de leur département. »

A ROUEN: une colère noire!

Nous relayons ceci car nous pensons la même chose...

https://www.liberation.fr/debats/2019/09/30/a-rouen-une-colere-noire_1754516

A Rouen, une colère noire

Par Collectif C'est normal ? 30 septembre 2019 à 16:34

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Des centaines de milliers de personnes à Rouen et ses environs, légitimement inquiètes, se sentent méprisées par la suite de communiqués qui prétendent que tout est sous contrôle.

Tribune. Nous venons d’entendre le préfet de Seine-Maritime déclarer que l’état de l’air à Rouen était «habituel». C’est à se demander d’où il parle pour ne pas sentir, selon la direction et la force du vent, selon les quartiers, cet air irrespirable qui nous asphyxie, s’infiltre dans nos poumons, nos maisons, nos bureaux, nos lieux de travail, irrite nos gorges, nos yeux, nous provoque des migraines, nous fait parfois vomir et nous réveille la nuit. Cette affirmation est insoutenable car elle fait passer pour des hystériques ou des mystificateurs ceux, nombreux, qui continuent de subir cette odeur suffocante dans une atmosphère toujours saturée à l’heure où nous écrivons…

Des centaines de milliers de personnes à Rouen et ses environs, légitimement inquiètes, se sentent méprisées par la suite de communiqués qui prétendent que tout est sous contrôle. «Dormez tranquilles braves gens, les relevés n’indiquent rien d’anormal.» L’empressement avec lequel on cherche à nous rassurer en oubliant les simples mots de compassion, de sollicitude après ce traumatisme ! Et aujourd’hui on nous assure que tout est normal. Comme dans la chanson de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem. Si c’est vraiment le cas, changez vos méthodes et vos outils de mesure, car il y a un vrai problème.

Nos enfants respirent un air malsain, insalubre depuis des jours. Certains de nos jardins sont noircis d’hydrocarbures rendant les cultures de nos potagers impropres à la consommation. Pour combien de temps ? Nous y trouvons des morceaux d’amiante, des débris non identifiés, de fines poussières jaune-vert. Nos maisons sont tachées de suie noirâtre. Nous toussons, nous respirons mal. Les plus fragiles sont hospitalisés. Quand nous le pouvons, nous fuyons pour chercher l’air sain auquel tout citoyen devrait avoir droit.

Notre ville, dont l’embellissement récent nous rendait heureux, et où nous aimons vivre, est souillée, abîmée, noircie, «clairement polluée». Agnès Buzyn, ministre de la solidarité et de la santé, venue faire ce constat de l’évidence, nous dit : «Il faut se laver les mains, et il faut nettoyer.» Est-ce cela le plan du gouvernement après une catastrophe industrielle Seveso ? Se laver les mains et nettoyer ? C’est à nous Rouennais et habitants de l’agglomération de décontaminer notre ville ? Nos jardins ? Nos champs ?

Vous n’avez rien d’autre à nous dire ?

Expliquez-nous pourquoi nous ne savons toujours pas de quoi est composé l’air que nous avons respiré depuis jeudi matin ?

Expliquez-nous pourquoi, puisqu’il existe sur le secteur de Lubrizol un Plan de prévention des risques technologiques piloté par la Dreal Normandie et que ce type de plan s’applique aux zones présentant des risques majeurs, comme c’est évidemment le cas d’une usine classée Seveso, rien n’ait, semble-t-il, été mis en œuvre en conséquence vis-à-vis des populations dès le déclenchement de l’incendie ?

Expliquez-nous pourquoi, si tout est si normal, des policiers travaillent avec des masques à gaz ?

Expliquez-nous comment il est possible qu’un site Seveso puisse être recouvert d’amiante ?

Dites-nous quelles dispositions le gouvernement va prendre pour organiser le suivi épidémiologique de toute la population des villes touchées par ce nuage toxique de 22 kilomètres de long et 6 km de large ? S’il a l’intention de le faire ?

Expliquez-nous comment une usine classée Seveso seuil haut peut exister à 500 mètres d’un centre-ville avec un bassin de population aussi important, en face d’un futur écoquartier ?

Expliquez-nous pourquoi un arrêté préfectoral suspend pour 112 communes collecte du lait, d’œufs, de miel, livraison d’animaux, interdit les récoltes, mais nous, habitants, aurions respiré un air qui ne serait pas particulièrement dangereux ?

Que dites-vous aux agriculteurs, aux éleveurs, aux maraîchers, aux apiculteurs ? Dont pour certains l’activité économique est déjà en péril ? Que dites-vous aux malades ? Aux femmes enceintes ?

Que dites-vous aux salariés de l’usine, vivant souvent près du site, désormais au chômage technique, également secoués par cette catastrophe ? Aucun mot n’a été prononcé publiquement à leur égard.

Que dites-vous aux professionnels du tourisme qui reçoivent des annulations en série ?

Que répondez-vous aux médecins qui s’alarment de découvrir les taux affolants de plomb et autres métaux lourds auxquels nous avons pu être exposés ?

Les conséquences immédiates et à venir de ce désastre sont si nombreuses que nous ne pouvons pas toutes les énumérer. Mais nous enrageons de recevoir si peu d’égards, de soutien, et surtout d’informations claires. Sur ce qui s’est passé et ce qui va se passer à l’avenir.

Par ailleurs, nous avons entendu le président de Lubrizol, Frédéric Henry, dire que le secteur de l’usine où l’incendie s’est déclenché était un lieu de stockage, sans activité industrielle, et donc qu’il ne faisait pas partie des secteurs du site où l’entreprise avait anticipé d’éventuels accidents dans ses scénarios et exercices de crise. Si nous avons bien compris son propos, il nous semble grave.

Nous, Rouennais, ou liés à cette ville, habitants des villes environnantes, signataires de ce texte demandons :

- La reconnaissance de l’état de catastrophe technologique.

- Une refonte totale de la législation concernant tous les sites Seveso sur le territoire français en tenant compte de l’avis des premiers concernés : les habitants. Car soyez bien certains que cette catastrophe se reproduira. A Rouen, où nous vivons sur un baril de poudre, ou ailleurs.

- Une réponse gouvernementale à la hauteur de ce qui a eu lieu : une catastrophe majeure.

- Et enfin, que les dirigeants de l’usine Lubrizol dont les prises de paroles depuis jeudi sont affligeantes de lâcheté et de cynisme soient mis le plus vite possible devant leurs responsabilités qui sont immenses.

Premiers signataires : Ingrid Gogny, Agnès Libert, Annabelle Rakotondratsima, Yann Boisselier, Annick Delaunay Crouail, Pascale Greene, Dominique Gogny, Jane Planson, Myriam Libert, Nùria Rodriguez, Jeanne Gogny, Mathieu Letessier, Catherine Briez, Véronique Piton, Bernard Langlois, Christine Boisselier-Daré, Camille et Vincent Guilbert, Catherine Lecourtois, Franck Gibaux, Frédérique Martincourt, Ninon et Olivier Dumoulin, Nathalie Le Gendre, Virginie Mendzildjian, Elise Vannier, Baptiste Beaud, Anne Jézequel, Baptiste Bernard, Sylvie Jeanne, Jérôme Duclos, Aurélie Bruyère, Philippe Gauthier, Patrick Desile, Hélène deVillars, Marie Thevenet Defreitas, Claude Robinson, Thomas Gogny, Françoise et Jean-Marie Gehan, Carole Jubert Canet, Marie Chevrin-Garric, Caroline Lavoinne, Karine Preterre, Philippe Robinson, Loïc Seron, Théophile Gratien, Jean-Marc Delacruz, Angèle Humbert, Martin Sanchez, Franck Beharelle, Caroline Cintas, Suzanne Saint-Cast, Sandrine Charré, Jean-Paul Darras, Jules Laurent, Fred Levavasseur, Sabine Meier, Anne Vincelot, Marine Francin, Héléna Visinali, Loïc Bosser, Justine Barret, Léandre Bosser, Armand Bosser, Evelyne Martincourt, Gilles Gogny, Georges Robinson, Patricia Duchesne, Agim Lekaj, Lisa Létiche, Emilie Faudemer, Véronique Langlois, Clara Lagadec, Cécile Fort, Guilhem Julia, Marie Delattre, Sylvia Brunet, Damien Hardy, Dominique Jouet, Vincent Dubois, Pierre-Alexandre Jouvençon et Sylvie Dufaur, Frédéric Rabin, Francisca Rabin Maia de Souza, Sasha Leroy, Ingrid Rabin, Jean-Michel Leroy, Gladys Leroy Testu, Jean Claude Testu, Liliane Testu, Erick Boquen, Baptiste Sibille, Jacky et Isabelle Cellier, Haïfa Rabai, Marceau Minot, Lydie Turco, Fréderic Layec, Anne Lemeteil, Patrick Lefèvre, Anne Le Douarec, Jean-Pierre et Claudine Feray.

Incendie de Lubrizol à Rouen : des agriculteurs en colère après le gel de leurs productions

Le panache de fumée se voit à des kilomètres.

Sur le parcours du panache de fumées dues à l’incendie de Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), plusieurs communes sont soumises à un gel de productions agricoles. (©JBonnet/76actu)

Samedi 28 septembre 2019, deux jours après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, la préfecture de Seine-Maritime a pris un arrêté portant sur des mesures conservatoires quant à certaines productions agricoles. Aussi, ce sont au total 112 communes qui voient leurs exploitations agricoles interdites de production, le temps d’analyses complémentaires de la pollution de l’air et des sols.

« Payer les conséquences d’une chose dont on n’est pas responsables »

Pour Claire Béhengaray-Pérez, fondatrice du magasin Le Local de Bois-Guillaume (Seine-Maritime), la situation est complexe. Le Local permet à des agriculteurs présents dans un rayon de 150 km autour du magasin de proposer, moyennant cotisation, de commercialiser leurs produits en circuit court. Sur ses 46 producteurs locaux, six sont installés dans des communes situées dans le périmètre délimité par la préfecture.

Au sur-lendemain de la catastrophe, la fondatrice du Local a appelé ses fournisseurs exerçant dans la zone interdite de production pour leur confirmer qu’elle ne pourra pas vendre leurs produits. Tant que l’arrêté préfectoral ne sera pas levé.

Lire aussi : Lubrizol : les agriculteurs de l’Oise, touchés par les retombées de suie, en crise

A cette évocation, deux agricultrices, jointes au téléphone, font part de leur désarroi. « Je ne comprends pas pourquoi notre commune est dans la liste et pas celle juste à côté », lance ainsi une éleveuse de canards concernée par l’arrêté.  Une productrice de fromages se fâche : « On va devoir payer les conséquences d’une chose dont on n’est pas responsable. » Sa production, elle a choisi pour le moment de ne pas l’arrêter. « On va faire analyser nos fromages et notre lait, jeudi. »

« Mais d’un point de vue légal, je ne pourrai pas commercialiser tes fromages, rétorque, impuissante, Claire Béhengaray-Pérez du Local. Et au-delà de ça, je ne veux pas prendre le risque de faire consommer ces produits aux clients. »

Pour nous, il y aura une grosse perte sèche, tente d’argumenter la productrice, je ne sais pas si vous vous rendez compte.

Au Local aussi la période s’annonce économiquement compliquée : « Si quelqu’un ne vend plus chez nous, alors il ne paie pas son emplacement », explique la fondatrice du lieu qui craint, en plus de cette baisse d’approvisionnement, une « méfiance de la part des consommateurs ». « Il va falloir communiquer auprès de notre clientèle, être transparents ; on est attendus au tournant… »

La situation paradoxale de la ferme du Chapon

À quelques centaines de mètres du Local, le distributeur de produits de la ferme du Chapon vit une situation paradoxale. Son local de vente est désert. « Il n’y a pas grand monde, depuis jeudi », explique Mathieu Dutot, l’un des maîtres des lieux. Pourtant, auprès du distributeur, un affichage a été posé : les fermes des alentours qui approvisionnent ce distributeur ne font pas partie de la zone concernée par l’arrêté préfectoral. Malgré cela, c’est le calme plat.

Outre le manque de clients pour leur local de vente, les propriétaires de la ferme du Chapon doivent faire face à un autre problème. Leur activité principale qui est la production de lait est directement impactée par les mesures conservatoires de la préfecture de Seine-Maritime. Située sous le passage du nuage conséquent à l’incendie de Lubrizol, la ferme du Chapon se trouve en effet en plein dans la zone concernée par l’arrêté préfectoral. Depuis jeudi, le lait des 100 vaches que compte l’établissement ne peut donc plus être exploité.

Lire aussi : Qui peut déposer plainte contre Lubrizol et pourquoi ? Un avocat répond

« Il faut compter chaque jour environ 800 euros de pertes », comptabilise Mathieu Dutot. Pourtant, les vaches n’étaient pas dehors ce jeudi-là : « mercredi soir, on les a rentrées. Et jeudi matin au réveil, j’ai reçu des messages de ma sœur qui habite en centre-ville de Rouen. On a évidemment décidé de les laisser à l’intérieur. » Malgré cela, la ferme se situant dans la zone que le nuage de fumée a survolée, le lait doit être jeté.

Le ministre de l’Agriculture promet une indemnité totale

Dans la soirée du lundi 30 septembre 2019, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume était à Bois-Guillaume, pour rendre visite à l’exploitation Dutot, en présence de nombreux agriculteurs. À ceux-ci il a tenu à préciser qu’ils étaient des « victimes », et seront « indemnisés » selon « le principe du pollueur-payeur ». 

Le ministre de l’Agriculture a promis une indemnisation totale aux agriculteurs dont la production est affectée par les retombées de suie de l’incendie de l’usine chimique. « Vous devrez être indemnisés en totalité, d’abord par des avances », a déclaré M. Guillaume. Le ministre s’est engagé à des « avances de trésorerie rapides ».

Avec AFP

Pour Édouard Philippe, les odeurs de Lubrizol à Rouen sont gênantes « mais pas nocives »

Édouard Philippe s'est rendu sur le site de l'usine Lubrizol, lundi 30 septembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime).

Édouard Philippe s’est rendu sur le site de l’usine Lubrizol, lundi 30 septembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime). (©JBM/76actu)

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est rendu sur le site de Lubrizol, à Rouen (Seine-Maritime), lundi 30 septembre 2019, à 19h30. Après le terrible incendie de la société américaine, une entreprise classée Seveso seuil haut, Édouard Philippe a tenu à rassurer la population :

Depuis la survenue de ce sinistre, nous avons mis en ligne et communiqué toutes les informations qui étaient en notre possession. Nous allons continuer à procéder de la sorte.

« La qualité de l’air n’est pas remise en cause »

Quatre jours après l’incendie, et alors que les autorités peinent à rassurer une population toujours inquiète, Édouard Philippe a assuré que la qualité de l’air n’était pas remise en cause : « L’ensemble des analyses nous permet de dire que la qualité de l’air n’est pas en cause. Les odeurs que nous sentons sont effectivement dérangeantes, pénibles, mais elles ne sont pas nocives. C’est ce que me disent les scientifiques et les techniciens. »

Lire aussi : Après l’incendie de l’usine Seveso à Rouen, la société Lubrizol porte plainte contre X

Le Premier ministre, cet habitant du Havre, a dit comprendre particulièrement l’inquiétude des Rouennais, une ville où il dit avoir beaucoup d’amis. « Mais je suis venu faire passer ce message. Je reviendrai à chaque fois qu’il sera nécessaire. »

« Je sais que nous vivons à une époque où la parole publique est souvent mise en cause et décrédibilisée mais en la matière, nous avons fait la transparence totale », conclut le Premier ministre.

Lire aussi : Des policiers de Rouen en arrêt maladie après leur intervention à Lubrizol

RCUS FORGES LES EAUX

CALENDRIER SAISON 2019/2020

Ligue Régionnale de Normandie de Rugby

Dimanche 6 octobre 2019, le RCUS Forges les eaux débutera son championnat à domicile face au RC Barentin. Vous trouverez ci-dessous le calendrier complet des rencontres pour la saison 2019/2020.

Après l’incendie de l’usine Seveso à Rouen, la société Lubrizol porte plainte contre X

La société Lubrizol a porté plainte contre X, suite à l'incendie qui a détruit une partie de son site, jeudi 26 septembre 2019.

La société Lubrizol a porté plainte contre X, suite à l’incendie qui a détruit une partie de son site, jeudi 26 septembre 2019. (©RT/76actu)

Samedi 28 septembre 2019, la société Lubrizol a porté plainte contre X, suite à l’incendie qui a détruit une partie de son site, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime).

L’entreprise classée Seveso seuil haut a porté plainte pour « destruction involontaire par explosion ou incendie par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence », précise Pascal Prache, le procureur de la République de Rouen.

Lire aussi : Des policiers de Rouen en arrêt maladie après leur intervention à Lubrizol

Un départ de feu extérieur à Lubrizol ?

Dans un communiqué, publié sur le site internet de Lubrizol, la société américaine précise :

La vidéosurveillance et des témoins oculaires indiquent que le feu a tout d’abord été observé et signalé à l’extérieur du site de Lubrizol Rouen, ce qui suggère que l’origine du feu est extérieure à Lubrizol et que le feu s’est malheureusement propagé sur notre site. Nous continuons de soutenir les forces de l’ordre pour les besoins de l’enquête afin de déterminer l’origine et la cause du feu.

Lubrizol assure qu’en dehors des zones d’enfûtage et d’entreposage, « le site de Rouen est très peu, voire pas du tout, endommagé ». Dans son communiqué, la société glisse un mot aux Rouennais : « Nous comprenons que les populations environnantes se posent beaucoup de questions. Les résidents peuvent trouver plus d’informations de la part du Préfet de Seine-Maritime ici pour des mises à jour régulières. »

Lire aussi : Lubrizol : La Métropole de Rouen publie des analyses confirmant que l’eau reste potable

Des policiers de Rouen en arrêt maladie après leur intervention à Lubrizol

Deux syndicats de policiers s'inquiètent pour la santé des agents mobilisés, le jour de l'incendie Lubrizol, à Rouen (Seine-Maritime).

Les syndicats de policiers s’inquiètent pour la santé des agents mobilisés, le jour de l’incendie Lubrizol, à Rouen (Seine-Maritime). (©Raphaël Tual/76actu)

« Suite à leur intervention lors de l’incendie Lubrizol, à Rouen (Seine-Maritime), deux de nos collègues sont en arrêt de travail, sous traitement médical. Et ce, jusqu’au 8 octobre 2019 », s’inquiète Yannick Leroux, représentant régional pour le syndicat Alternative police CFDT

Et selon Yannick Leroux, plusieurs policiers rouennais ont des nausées, des vomissements, des malaises… à la suite de leur intervention, dès 2h30, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre 2019, près de l’usine Seveso. « Ces symptômes sont parfois survenus plusieurs jours après l’incendie, c’est inquiétant », déplore le délégué syndical.

« 80 policiers ont été engagés dès les premières heures de l’incendie autour du site Lubrizol, il y a des inquiétudes légitimes », ajoute Karim Bennacer, représentant départemental d’Alliance police nationale en Seine-Maritime.

Lire aussi : Incendie de Lubrizol à Rouen : des enseignants exercent leur droit de retrait

Un CHSCT extraordinaire

Autre appréhension pour Yannick Leroux : « Les pompiers ont reçu l’ordre de brûler leurs tenues. Qu’en est-il pour la tenue des policiers ? Nous les avons gardées, nous, nos tenues. Et je suis sûr que des collègues sont rentrés chez eux, avec leur pantalon de service, et ont pris leurs enfants sur les genoux… »

Le syndicat Unité SGP police FO et Alliance police nationale ont demandé l’organisation d’un comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT) extraordinaire dans les quinze jours à venir. Pour « lever les différents doutes », l’Unsa police 76 se dit également favorable à la tenue de ce CHSCT.

« Nos collègues sont intervenus sans aucune protection, au début de l’incendie. Et c’est seulement au fur et à mesure de la matinée qu’ils ont été équipés. Il aurait fallu faire l’inverse : mettre les équipements les plus sécurisés possible, quitte à les enlever au fur et à mesure », déplore Frédéric Desguerres, délégué régional du syndicat Unité SGP police FO.

Lire aussi : Qui peut déposer plainte contre Lubrizol et pourquoi ? Un avocat répond

Et le syndicaliste d’ajouter :

Les faits sont là, nous vivons avec une usine Seveso à cinq minutes du centre-ville de Rouen. Nous demandons donc des équipements pour tous les personnels, même ceux qui sont dans les bureaux. Nous demandons également des formations pour tous et toutes afin de savoir intervenir lors de ce type d’événement.

Des plaintes pour « dommages corporels »

Le syndicat Unité SGP police FO précise avoir été contacté par de nombreux collègues désireux de déposer plainte contre X pour « dommages corporels par manquement de l’obligation de sécurité », dès lundi 30 septembre 2019. Ces policiers seront mis en relation avec l’avocat du syndicat qui sera en charge de « défendre les intérêts personnels des policiers exposés lors de cet incendie ».

Lire aussi : CARTE. Gel des récoltes après Lubrizol : les 112 communes de Seine-Maritime concernées

Lubrizol : La Métropole de Rouen publie des analyses confirmant que l’eau reste potable

Plus de 268 communes sont concernées par la présence de tritium dans l'eau potable.

La Métropole de Rouen l’assure : il n’existe aucun risque à consommer l’eau du robinet après l’incendie de l’usine Lubrizol.. (©Adobe Stock/Illustration)

La question taraude de nombreux habitants de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) : l’eau du robinet est-elle toujours potable après la catastrophe de Lubrizol ? Dans les premières heures ayant suivi l’incendie, les autorités avaient déjà tenté de rassurer à ce sujet. Lundi 30 septembre 2019, la Métropole a rendu public les analyses qui confirment la qualité de l’eau distribuée sur son territoire. 

Lire aussi : Incendie de Lubrizol, à Rouen : non, il n’y a pas de risque à consommer l’eau du robinet

Des analyses supplémentaires

La Métropole le répète : les habitants des 71 communes qui la composent peuvent continuer à boire sans risque l’eau qui coule de leur robinet depuis jeudi 26 septembre 2019. Pour preuve, elle publie ce lundi le résultat des analyses commandées à l’ARS, l’Agence régionale de santé, dans la foulée de l’incendie de l’usine de Lubrizol.

Ces tests, réalisés en complément des contrôles quotidiens habituellement réalisés par les services, confirment qu’aucune trace de pollution n’a été détectée. « Les réservoirs d’eau potable de la Métropole de la rive nord, sur laquelle s’est concentré le panache de fumée, ont tous été vérifiés, précise la Métropole dans un communiqué. Aucune trace de contamination n’a été relevée. »

Lire aussi : Incendie de Lubrizol : mise à l’abri des animaux et suspension des récoltes recommandées

Vigilance sur le risque de pollution des nappes phréatiques

Interrogé à ce sujet par 76Actu le jour même de l’incendie, Cyrille Moreau, vice-président à la Métropole en charge de l’environnement précisait que « l’eau du robinet vient soit de captages, et la pollution ne peut passer directement de l’air à l’eau comme ça, soit de points de stockage » sur lesquels, « par principe de précaution », « un confinement renforcé » avait été décidé. 

Si des risques existaient concernant une possible pollution de l’eau, ils se poseraient « sur le long terme du cycle de l’eau, expliquait-il. Les retombées de pluie peuvent avoir un impact sur la nappe phréatique. » La Métropole assure donc mettre en place « un contrôle renforcé sur les les captages pour suivre les éventuels impacts sur l’eau des nappes phréatiques sur le court et moyen terme ».

Elle rappelle d’ailleurs que « les réseaux de distribution d’eau potable sont interconnectés et sécurisés de manière à pouvoir isoler toute nappe potentiellement impactée et ainsi assurer la distribution de l’eau potable au robinet des usagers.

• Résultats des analyses réalisées par l’ARS les 26 et 27 septembre sur la zone impactée par le passage du nuage :

Urgence climatique : Défense du fret ferroviaire dans un mouchoir de poche à Caen

     Dans la presse du Grand Ouest il y a quelques jours :

Caen. Une voie ferrée débroussaillée par la CGT et les Verts

Ouest-France Jean-Luc LOURY. Publié le 28/09/2019 à 17h34

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-une-voie-ferree-debroussaillee-par-la-cgt-et-les-verts-6541356

Défense du fret ferroviaire et urgence climatique ont amené une quarantaine de personnes, ce samedi 28 septembre 2019, à remettre à vue une ancienne voie ferrée à Cormelles-le-Royal.

Militants CGT, mais aussi écologistes, ont remis à jour la ligne ferroviaire de fret à Cormelles-le-Royal. | OUEST-FRANCE

À quelques pas du périphérique Sud et de la sortie Vallée sèche, une quarantaine de personnes jouent de la scie, du coupe-coupe et du sécateur. Sous ce qui n’était encore, il y a quelques heures, qu’une vaste étendue de broussailles réapparaissent des rails.

« Ils sont inutilisés depuis 2008 », rappelle Allan Bertu, secrétaire général CGT des Cheminots de Caen, du vert sur son bleu de travail et sa chasuble rouge. « La question de l’urgence climatique et de l’environnement nous a rattrapés depuis un moment, elle rejoint parfaitement nos revendications sur l’abandon du fret. »

À ses côtés, des militants d’EELV ou encore des membres de l’association Crepan (Comité régional d’étude pour la protection et l’aménagement de la nature en Normandie) donnent la main. « On construit une desserte ferroviaire à 11 millions d’euros pour quelques centaines de mètres de route mais des entreprises de Blainville qui souhaitent réutiliser les rails doivent se débrouiller pour trouver les deux millions nécessaires à la remise en état », indique Francis Joly, candidat EELV à la mairie de Caen.

Marc Le Rochais, Crepan et cheminot CGT, dossier en main, ressort les entreprises qui utilisaient cette ligne de fret. « Ça ne sert pas à grand-chose d’inviter Greta Thunberg le matin, pour privilégier le tout route l’après-midi… »

Commentaire :

     Fort bien, mais qu'est-ce que les militants CGT et les écologistes, pourtant sollicités par votre serviteur et à plusieurs reprises, ont fait de concret et d'efficace depuis 22 ans quand il a été question de sauver la desserte ferroviaire de Honfleur en la raccordant au réseau desservant la zone industrialo-portuaire du Havre par un franchissement ferroviaire de l'estuaire aval de la Seine ?!

Incendie Lubrizol : 2ème bilan et reportage sur le site

Catastrophe Lubrizol : 2ème bilan

Nous pensions au départ mettre à jour le premier article au fur et à mesure des informations, mais il y a tellement de choses à dire, que nous avons préféré vous proposer un nouvel article dans lequel vous retrouverez un point complet sur les différentes pollutions, le trajet du nuage, toutes les photos de notre correspondant local présent sur le site ce week-end, ainsi qu'un point sur les différentes actions citoyennes qui sont menées depuis la catastrophe.

Des citoyens solidaires et en quête de vérité

Immédiatement après la catastrophe, un élan de solidarité important à fait jour.

Des collectifs et groupes Facebook se sont créés pour héberger les habitants des secteurs ou il devenait impossible de rester et dormir,  mais aussi pour aider de quelque manière que ce soit ( garde d'enfants, transport d'eau en bouteilles pour des personnes âgées isolées..).

Puis dans les jours suivants le drame, les citoyens ont très naturellement voulu en savoir plus, avoir des informations vérifiées et plus seulement les déclarations de la préfecture et des divers "officiels" envoyés au front parfois sans aucune caution scientifique, hors nous parlons ici d'une catastrophe industrielle et chimique, donc aucune déclaration ne pourra remplacer des études scientifiques et des analyses complètes. Voila pourquoi, la aussi les habitants se sont rassemblés en collectifs, proposent des pétitions et divers actions avec trois objectifs très concrets et légitimes :

- Faire la lumière sur la réalité de la pollution, son impact sur l'Homme et sur la nature.

- Faire condamner les responsables de ce désastre, et donc que la justice soit libre et ai les moyens d'agir.

- Faire en sorte qu'il n'y ai plus  jamais un autre "Lubrizol", ce qui implique un plus grand contrôle des sites seveso, des condamnations systématiques des contrevenants aux normes de sécurité et enfin la fin des sites si proches des zones d'habitations.

 

Citons par exemple le Collectif Lubrizol, dont voici le groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/717847215379841/ et qui réunit déjà plus de 15000 membres.

Voici leur présentation : "Face à une incompréhension et un manque total d’informations de la part de nos institutions et du groupe Lubrizol, nous dénonçons le manque de prise en charge de la population, l’extrême négligence et la mise en danger de la vie d’autrui.

Notre collectif souhaite faire la lumière sur cette catastrophe sanitaire, sociale, écologique, d'ampleur nationale qui s’est déroulée le jeudi 26 septembre à 2H45, 25 Quai de France, 76000 Rouen. Nous activerons tous les recours juridiques possibles à l'encontre de l'usine Lubrizol, demanderons !a réparation de nos préjudices et la mise en place d'un plan de suivi sanitaire à long terme. Le collectif Lubrizol."   Adresse mail : victimesdelubrizoles@protonmail.com

 

Et pour les hébergements, le groupe :  Propositions et demandes d'hébergement pour les habitants de Rouen, qui réunit  plus de 4000 membres et dont voici le Facebook https://www.facebook.com/groups/1836972196447991/

 

Enfin, il faut signaler que policiers, pompiers, enseignants, médecins.. et nombres d'autres professions s'inquiètent par le biais de leurs représentants du manque d'information et souvent rejoignent les actions citoyennes.

Qu'en est-il de la pollution atmosphérique ?

Vendredi la  préfecture a publié  les premiers résultats d'analyses de la qualité de l'air depuis le drame. 

Des résultats "rassurants" que nous vous communiquons, mais il faut savoir que de l'avis de beaucoup, on ne recherche pas forcément les bons polluants « On n'y voit que des polluants atmosphériques classiques, du dioxyde d'azote (NO2), du dioxyde de soufre (SO2), alors qu'on parle d'un accident industriel, décrypte Olivier Blond, président de l'association Respire, spécialiste de la qualité de l'air. Les autorités n'ont pas cherché les bons polluants, probablement faute de détecteur adapté ».  Le président de l'ONG Robin des Bois lui exige avec son association, que le préfet oblige l'entreprise Lubrizol, « à faire des analyses dans la trajectoire du panache de fumées toxiques ».

A cela il faut ajouter les résultats pas encore arrivés concernant l'amiante , dont la présence ne fait aucun doute  à la vue des toits partis en fumée, et des inquiétudes  d'un colonel des Sapeurs Pompiers de Paris auprès de notre correspondant local : "les tôle en fibrociment contenant de l'amiante sont une grande source d'inquiétude..."

 

Pour des raisons  personnelles, je me suis rendu deux fois à la Gare de Rouen, une première fois vendredi en fin de journée, et j'ai manqué de faire un malaise, j'ai eu la gorge prise, des sueurs, la tête qui tourne etc... et si hier (dimanche) l'odeur était plus supportable, elle était bien bien présente tout de même. Sur mes deux passages l'odeur en question était sans aucun doute possible celles des hydrocarbures, pas du mercaptan, mais quand on sait, et nous l'avions démontré dans l'article précédent, que même à un degré ou on ne le sent pas il peut être extrêmement toxique, dur de se rassurer...

 

Enfin, (source FranceTv.info)  les pompiers s'inquiètent "d'un mystérieux gaz jaune :

Un pompier de Rouen (Seine-Maritime) indique que nombre de soldats du feu seraient victimes de symptômes tels des nausées ou des diarrhées après l'inhalation des gaz en combustion lors de l'incendie de l'usine Lubrizol.
"On avait juste des protections en papier. On ne trouve pas ça normal. C’était à nous d'estimer utile ou pas de l'avoir sur le visage. Maintenant, il y en a qui ne l'avait pas du tout pendant une bonne partie de l'intervention. Aujourd'hui, on a tous des maux de gorge, des diarrhées, des vomissements, la langue qui pique. Si la protection avait été efficace, on n'aurait pas eu tant de conséquences sur la santé et ce n’est rien par rapport à de possibles futurs cancers qui pourraient se développer".

Il s'interroge encore sur des émanations de gaz de couleur jaune, la liste de produits dangereux n'ayant toujours pas été communiquée.

 

!! Ci-dessous il s'agit du communiqué de la préfecture, pas de notre avis personnel, ni du résultat de nos enquêtes, elles-aussi toujours en cours...!!

 

1) Air

Les pompiers ont prélevé des gaz sur le site Lubrizol et autour de celui-ci le 26/09/19 pendant l’incendie. Ces gaz ont été analysés. Les résultats sur les composés organiques volatils sont tous inférieurs au seuil de quantification (quantité trop faible pour être mesurée) et font apparaître un état habituel de la qualité de l’air sur le plan sanitaire à l’exception de la mesure effectuée sur le site de Lubrizol pour ce qui concerne le benzène.

Atmo Normandie a effectué des analyses en continu dont les résultats sont disponibles sur son site internet : www.atmonormandie.fr (onglet «mesures »). Comme son réseau de mesure permanent localisé dans l’agglomération de Rouen n’était pas dans le panache de fumée, Atmo Normandie a installé jeudi 26/09 en début d’après-midi des moyens de mesure complémentaires en les positionnant sous la trajectoire des vents. En parallèle, 6 collecteurs de retombées atmosphériques ont été positionnés dans des communes sous le panache.

Indépendamment de la qualité de l’air, une odeur persistante demeure.

 

2) Suies

Une première série de 6 prélèvements de surface ont été effectués le 26.09 durant la journée dont un prélèvement témoin situé hors du panache. Les résultats d’analyses ne mettent pas en évidence de différences significatives entre le prélèvement témoin et les 5 autres sites situés sous le panache pour les HAP (hydrocarbures aromatique polycycliques). 

Les résultats sur les métaux ne mettent pas en évidence d’impact sous le panache.

Le nettoyage des suies est à réaliser en suivant le protocole défini par l’ARS.

Une deuxième série de prélèvements du même type a été réalisée par le bureau d’études le 26 septembre après-midi.

Les analyses sur HAP confirment celles effectuées par le SDIS et ne mettent pas en évidence de teneurs différentes du prélèvement témoin.

Les prélèvements réalisés notamment sur les voiries et sur des sites extérieurs mettent en évidence des teneurs en métaux pouvant être plus élevées, dans certains secteurs en proximité du site ou sous les vents. 

Il s’agit du plomb, pour lequel une valeur maximale de 2230 µg/m2 a été relevée sur la gare maritime. 2 valeurs proches de 1000ug/ m2 sur des prélèvements extérieurs en proximité de voirie ( grille et conteneur à verre) et susceptible de relever d’une source historique.

Il n’y a pas de seuil réglementaire et de valeurs de références sanitaires concernant la présence de plomb dans les poussières déposées sur la voirie. Toutefois, il n’y avait pas de plomb sur le site. Les valeurs observées sont cohérentes avec celles qui peuvent être rencontrées en milieu urbain et par conséquent il n’est a priori pas possible d’attribuer l’origine de ces valeurs à l’événement.

Certaines mesures sont attendues en début de semaine et seront communiquées dès réception.

 

3) L’amiante

Il est confirmé la présence d'amiante dans la toiture des bâtiments qui ont brûlé. Il s’agit d’un sujet identifié qui est suivi tant pour la protection des travailleurs et sapeurs-pompiers que des riverains. Un programme de mesures de fibres dans l'air a été engagé dans le site et dans un rayon de 300 mètres. Des premiers résultats seront disponibles à compter de mardi. Des analyses complémentaires seront également menées au-delà des 300 mètres. Le retour d'expérience sur ce genre de sinistre, notamment récemment au sein de l'entreprise SAIPOL, montre que le risque de dispersion de fibre est limité par l'effondrement rapide de la toiture.

III - Analyses complémentaires à suivre

 

Tous les résultats ne sont pas actuellement disponibles. Certaines mesures demandant un temps d'analyse long seront mises en ligne dès leur réception. Ces premiers prélèvements seront naturellement complétés par d'autres dispositifs en cours ou à venir (en particulier en milieu agricole).

Réouverture des établissements scolaires

Dimanche à 18h30 le Rectorat à fait la communication suivante :

 

"Toutes les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat du département de la Seine-Maritime seront ouverts demain lundi 30 septembre à l'issue des opérations de contrôle ou, pour les établissements souillées, des opérations de nettoyage.

Les informations recueillies auprès de tous les sites scolaires ont permis de vérifier que l’ensemble des collectivités territoriales de rattachement (Communes, Département, Région) ou acteurs privés ont, pour les établissements concernés, bien effectué les nettoyages recommandés dans le cadre du protocole de l’Agence Régionale de Santé.

 La vérification des informations sur la situation des derniers sites a été réalisée au cours de l’après-midi.

 A 14 heures, 25 écoles devaient encore faire l’objet de vérifications.

 A cette heure, tous les sites scolaires seront en mesure d’accueillir les élèves lundi matin."

 

Mais ce lundi de nombreux parents, surtout sur les zones directement touchées par le nuage ont refusé que leurs enfants se rendent dans leurs établissements, des enseignants ont eux, exercé leur droit de retrait.  Pourquoi ? Simplement car l'odeur est souvent encore très présente mais aussi parce que les garanties d'un "nettoyage réel et total" des polluants paraissent insuffisantes aux yeux de beaucoup.

Un point sur les zones touchées par la pollution

Si le secteur nord de l'agglomération rouennaise est bien le plus touché par les diverses pollutions et odeurs nauséabondes, il ne faudrait surtout pas oublier que ce sont toutes les zones traversées par l'énorme nuage de fumée noir qui sont en vérité concernées. Et après avoir traversé la Seine-Maritime, les Hauts-de-France et la Belgique jeudi, le nuage à été constaté aux Pays-Bas. Dans ces deux pays les autorités se veulent rassurantes : " les concentrations en particules fines qui ont pu parvenir en Wallonie sont très faibles », et « la qualité de l'air reste donc bonne à l'heure actuelle ", mais dans la province du Hainaut, qui est proche de la frontière française, des habitants ont constaté des traces de suie. Ci-dessous les deux cartes fiables et sourcées (Préfectures) que nous avons pu vérifier (Mais il est évident que la pollution ne s'arrête pas aux limites de villes et de départements, n'hésitez pas à signaler toute trace de suie, pollution  ou symptômes que vous constateriez dans les secteurs concernés, mais également à proximité !) :

Et la qualité de l'eau sur l'agglo rouennaise ?

Voila également une grande source d’inquiétude pour nous tou(te)s  habitants et travailleurs de l'agglomération rouennaise, d'autant que l'on entend tout et son contraire sur les réseaux sociaux. A ce stade  la Métropole Rouen Normandie à communiqué  ceci :

 

"Les analyses menées par l’Agence Régionale de Santé confirment que l’eau est potable sur le territoire métropolitain

 Suite à l’incendie de l’usine de Lubrizol et aux dégagements de fumées, la Métropole Rouen Normandie sous couvert de l’Agence Régionale de Santé a procédé immédiatement à des mesures, complémentaires des analyses quotidiennes habituelles. Les réservoirs d’eau potable de la Métropole de la rive nord, sur laquelle s’est concentré le panache de fumée, ont tous été vérifiés. Cette vérification a été réalisée en lien avec l’Agence Régionale de Santé. Des analyses ont été réalisées par le laboratoire indépendant LABEO sous le contrôle de l’ARS le 26/09/2019 sur les réservoirs d’eau potable de l‘agglomération et le 27/09 sur ceux de Morgny la Pommeraye. L’eau distribuée sur les 71 communes de la Métropole Rouen Normandie est potable. Aucune trace de contamination n’a été relevée.

 

Un contrôle renforcé est mis en place sur les captages pour suivre les éventuels impacts sur l’eau des nappes phréatiques sur le court et moyen terme.

 

Par ailleurs, la Métropole rappelle que les réseaux de distribution d’eau potable sont interconnectés et sécurisés de manière à pouvoir isoler toute nappe potentiellement impactée et ainsi assurer la distribution de l’eau potable au robinet des usagers."

Le numéro vert Ma Métropole reste à la disposition des habitants de la Métropole au 0 800 021 021.

 

Notons que nous allons rester très vigilants aux résultats des prochaines analyses et que certains scientifiques dénoncent le fait que l'on ne cherche pas les bons polluants dans les divers analyses (eau comprise), mais en ce qui concerne Sotteville-lès-Rouen ou je vis, aucun problème à noter, alors que sur certains secteurs les vidéos d'internautes paraissent édifiantes, mais sont-elles vraies ou des fakes, impossible pour le moment de le dire avec certitude, nous ne pouvons que vous conseiller de toute manière que de filtrer votre eau si vous le pouvez, et sur les secteurs ou la nappe phréatique pourrait être touchée, si vous constater quoi que ce soit passez exceptionnellement à l'eau en bouteille ( qui de toute façon amène souvent d'autres polluants, mais c'est un autre débat...).

Le reportage sur le site de notre correspondant local

Notre correspondant local Alain Jobert, était sur le site ce week-end et aujourd'hui. Équipé de son masque et de son appareil photo, il nous propose les images de ces deux jours, ainsi que quelques infos d'un colonel des pompiers :

 

"J'étais sur le site ce dimanche matin (après un  précédent passage la veille), en compagnie d'un colonel des Sapeurs Pompiers de Paris qui m'a donné quelques explications sur la situation :

 

Je m'étonnais de voir encore de la fumée , il ma donné la raison, le feu est maitrisé depuis hier mais les poutres métalliques des hangars sont encore en fusion et doivent être refroidies à une température de 20 °. Sur l'amiante : les tôle en fibrociment contenant de l'amiante sont pour lui une grande source d'inquiétude, enquête en cours... Ci-dessous les photos de mes passages sur le site ces 28, 29 et 30 septembre 2019."

Samedi 28 septembre 2019 : Le feu est maitrisé mais couve toujours et l'air est irrespirable malgré mon masque .

j'ai réussi a rusé pour pouvoir me rapproché du site et voici quelques photos :

 

Samedi 28 septembre 2019 :Les pompiers ont fait la part du feu en protégeant ces camions citerne transportant des matières dangereuses.

Samedi 28 septembre 2019 : Ici le toit de l'usine, construit de tôles d'amiante pratiquement brulé, sur l'autre, le toit à disparu.

Samedi 28 septembre 2019 : Des barrages antipollution ont été mis en place sur la Seine. Ici deux bateaux-pompe repoussent la nappe d'hydrocarbure qui est ensuite pompée.

Les hydrocarbures qui sortent des égouts sont maitrisés par des barrages flottants dans ce bassin donnant accès à la Seine, donc pas de risque de pollution de celle-ci, du moins par ce biais. Ils sont aspirés et déversés dans des camions citernes ou cuves mobiles .


Incendie de Lubrizol à Rouen : des enseignants exercent leur droit de retrait

Plusieurs élèves ont été pris de malaise en cours lundi 30 septembre à Rouen (Seine-Maritime), à cause des retombées de l'incendie à Lubrizol.

Plusieurs élèves ont été pris de malaise en cours lundi 30 septembre 20196, à Rouen (Seine-Maritime), à cause des retombées de l’incendie à Lubrizol. (©MN/76actu)

« C’est le bordel », lâche un personnel à l’entrée du collège Fontenelle à Rouen (Seine-Maritime). Il accueille comme il peut les parents d’élèves avec des formulaires et empêche les enfants seuls de sortir. Les établissements scolaires, fermés depuis l’incendie à Lubrizol, rouvrait ce lundi 30 septembre 2019, mais les enseignants ont décidé d’exercer leur droit de retrait.

Lire aussi : Incendie à l’usine Lubrizol de Rouen : « Une journée dans une ambiance de fin du monde »

« Des élèves défilent à l’infirmerie »

Malgré le nettoyage de ce week-end, l’odeur est persistante au collège. « Ça sent dans la cour, mais c’est pire dans les étages », explique une professeure. « L’odeur se déplace dans les locaux, ça pue, détaille une autre. Des élèves défilent à l’infirmerie. Ils se plaignent de maux de tête, de ventre, etc. Nous-même avons mal à la tête. » Plusieurs enfants confirment. « On est allé à l’infirmerie et on a vu qu’il y avait plein de monde, raconte par exemple Tao. Ils appelaient leurs parents. »

Face à la situation, les enseignants de Fontenelle souhaitent « envoyer un électrochoc aux autorités », comme le souligne l’une d’elles :

Faire venir les enfants aujourd’hui est un non-sens, d’autant qu’on a très peu d’informations.

Maintenant que la décision est prise, il faut joindre tous les parents. Pour ces mineurs, impossible de sortir sans être accompagnés.

« T’inquiètes, je ne respire pas trop »

Les enseignants, liste de leurs élèves en main, sillonnent parmi les enfants qui errent dans la cour où se ils regroupent par grappe. Pendant ce temps, une réunion a lieu dans les locaux de l’administration avec une représentante du rectorat. Le téléphone est autorisé exceptionnellement aujourd’hui pour les jeunes. Midi arrive et certains essaient de joindre leurs parents. « T’inquiètes, je ne respire pas trop », dit une jeune fille qui passe, portable à l’oreille.

Une élève est en pleurs parce qu’elle n’arrive pas à prévenir ses parents. D’autres portent des masques ou se couvrent la bouche et le nez, incommodés par l’odeur. Pour tous ceux qui risquent de rester là jusqu’à la fin des cours, les enseignants restent présents et un accueil a été mis en place.

Lire aussi : Qui peut déposer plainte contre Lubrizol et pourquoi ? Un avocat répond

« Deux enfants de son établissement ont vomi »

Globalement, les parents croisés soutiennent la démarche des enseignants. « Moi-même en venant dans le quartier, j’ai été gêné, ma gorge me démange », raconte Maria. Elle habite rive gauche avec sa fille. Elle s’inquiète de la laisser dehors, « dans cet environnement-là ». Après que des premières analyses ont été rendues publiques et alors que des analyses plus poussées, notamment sur les suies, sont attendues, elle aimerait, comme beaucoup, en savoir plus sur la pollution et l’impact sanitaire.

Maxime, lui, n’a pas hésité à sortir son fils de l’école après avoir récupéré sa fille au collège : « Deux enfants de son établissement ont vomi. Hors de question qu’ils restent à l’école aujourd’hui. » Pour d’autres, c’est moins évident : « On nous a dit que les écoles pouvaient rouvrir, alors on suit les directives, souligne une maman. C’est sûr que la décision des enseignants va dans l’intérêt des enfants, même si ce n’est pas facile en termes d’organisation. Mais s’il n’y a pas école ici, pourquoi c’est ouvert ailleurs ? Il faudrait plus de cohérence. »

« Ne pas céder à la panique »

Observant les élèves dans la cour, dont certains somatisent, un professeur doute de la nécessité d’un tel retrait : « Il faut faire attention à ne pas céder à la panique. Encore à l’école Cavelier-de-la-Salle, tout près de Lubrizol, je comprends. Mais ici, on est encore assez épargné. »

Dans d’autres établissements, comme au collège Georges-Braque ou au lycée Ferdinand-Léger de Grand-Couronne, les enseignants ont eux aussi choisi d’utiliser leur droit de retrait. Dimanche, lors d’une conférence de presse la rectrice de Normandie Christine Gavini-Chevet, indiquait que les enseignants pouvaient exercer leur droit, mais estimait « qu’il ne pourra pas être mobilisé, puisque dans l’espèce il n’y a pas de risque ». Contacté, le rectorat n’a pour l’instant pas donné suite à nos sollicitations.

Lire aussi : CARTE. Gel des récoltes après Lubrizol : les 112 communes de Seine-Maritime concernées

ESPFR 4-0 (1-0) JSSNA

4ème tour Coupe de France

Nouvel exploit pour le ES PLATEAU FR !

Et de deux ! Après avoir battu Gisors au 3ème tour, l’ESPFR a éliminé une seconde équipe de Régional 2, ce dimanche 29 septembre, lors du 4e tour de la coupe de France de football.

Poussée par un public en nombre, l’équipe de l’ES PLATEAU FR a crée une nouvelle fois la surprise en dominant Saint Nicolas d’Aliermont, qui évolue pourtant un étage au-dessus.

Dans ce match riche en émotions, les hommes de Franck URBANIAK ont pris l’avantage peu avant la mi-temps (40′) par Romain LEVEQUE
à la réception d’un centre venu de la gauche de JB POLYCARPE.
A la 56′ sur un contre fulgurant, Romain LEVEQUE sert Théo LECOINTE, qui instantanément lobbe le gardien et inscrit le second but de la rencontre.
Sur un nouveau contre (75′), Théo LECOINTE déborde côté gauche et Romain LEVEQUE, ne manque pas l’occasion d’inscrire un doublé (3à0).
A la 80′ bien servi par Romain LEVEQUE, Sébastien FLET va passer en revue toute la défense jaune pour inscrire facilement le 4ème but de la rencontre.

Un grand BRAVO à la formation de l’ESPFR qui a montré plus de détermination, d’envie et surtout fait preuve de réalisme dans les deux zones de vérité.

Clin d’oeil
20 ans après l’exploit de leurs ainés*, les Platéistes peuvent rêver d’une nouvelle épopée, et ainsi écrire leur histoire.

* Lors de la saison 1999/2000, l’équipe première de l’AS Plateau (DHR) était allée jusqu’au 8ème tour (Défaite 2 buts à 0 face à Compiègne)

Hommage
En hommage à Jacques Chirac, une minute de recueillement a été observée avant la rencontre ainsi que sur toutes les autres rencontres de football qui se sont déroulées ce week-end.

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FEUILLE DE MATCH:
ESPFR: LECLERC R, CORDIER F, FOURNIER Q, DESGROISILLES C, FOLLAIN M, LECONTE S, FRERET B (cap), LECONTE T, LECOINTE T, LEVEQUE R, POLYCARPE JB, FLET S, MORELLE M, JOUMIER D, CAUX N, NOYON M. Ent: FRANCK URBANIAK

JSSNAB: DUCLOS V, RENOULT C, LEROY E (cap), LINTOT S, MICHEL N, HENRY A, HERISSE L, HERISSE K, THERIN M, BERTHAUT A, MAZIRE J, FAUVEL A, FERRY J, LEBLOND A, TROUDE A, HAMEL A. Ent: EMMANUEL HUTTEAU

BUTS: ROMAIN LEVEQUE 40’&75′, THEO LECOINTE 56′, SEBASTIEN FLET 80′ pour l’ESPFR

AVERTISSEMENTS: FOURNIER Q 68′ POUR L’ESPFR – THERIN M 25′, HENRY A 30′ pour la JSSNAB

EXPLUSION: LINTOT S 61′ pour la JSSNAB

Arbitre centre: LILIAN LEROUX
Arbitre assistant 1: YOHAN GOHE
Arbitre assistant 2: IVAN BRULFERT

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Port du Havre : A diseur de bonne aventure, diseur de bonne aventure ennemi, pardon ! ami…

     Le 10 août dernier, a été publié sur l’Etoile de Normandie « PORT du HAVRE : Les honneurs de la presse locale normande au " diseur de bonne aventure " ».

http://normandie.canalblog.com/archives/2019/08/10/37555601.html

     Dans la rubrique « Les diseurs de bonne aventure portuaire », je vous propose un autre exemple à partir de l’article suivant, paru au milieu de l’année 2013 :

Le Syndicat des transitaires havrais : un optimisme mesuré

L’Antenne Mercredi 19 Juin 2013

https://www.lantenne.com/Le-Syndicat-des-transitaires-havrais-un-optimisme-mesure_a11286.html

Maintien des emplois, croissance du trafic, grands projets portuaires en cours : le président du Syndicat des transitaires et des commissionnaires en douane du Havre (STH), Jean-Louis Le Yondre, se dit optimiste mais vigilant.

© GPMH

La croissance de 5 % depuis janvier du trafic des conteneurs sur le port du Havre, "alors que le trafic de nos ports concurrents dans le Nord stagne ou baisse", "la réussite" de la réforme portuaire tout comme celle de Port 2000, "tant en termes de moyens de manutention qu’en termes de trafic" : Jean-Louis Le Yondre, président du Syndicat des transitaires havrais (STH) qui compte 130 entreprises adhérentes, affiche sa satisfaction au sortir de l’assemblée générale qui se tenait au Havre le 14 juin. "Nous avons pris aux ports d’Anvers et de Rotterdam un million de conteneurs et gagné des parts de marché : la preuve que nous sommes dynamiques, que nous sortons du tunnel et que nous tenons actuellement le cap".

6 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Pour surfer sur cette dynamique, les transitaires havrais, soit quelque 180 entreprises représentant 6000 salariés et traitant 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, développent les actions commerciales en partenariat avec le Grand Port maritime du Havre (GPMH) et l’Union maritime et portuaire (Umep), à Boulogne-sur-Mer, Rungis ou Bruxelles, rappelle Jean-Louis Le Yondre. Et renforcent, au Havre, l’accueil d’assemblées générales, congrès et séminaires professionnels. Autres motifs de satisfaction, l’avancement du chantier terminal multimodal du Havre, qui devrait être opérationnel fin 2014, et l’augmentation progressive du trafic fluvial. Quant à Haropa, alliance entre les ports du Havre, Rouen et Paris, le président du STH se dit vigilant : "Les décisions d’investissements ne doivent pas se prendre au détriment du port havrais".

"Investir dans les compétences et les technologies"

Reste que "la reprise n’est toujours pas là". Pour surmonter "une crise mondiale, européenne et nationale", il s’agit, selon Jean-Louis Le Yondre, que la communauté portuaire soit "performante afin de prendre des parts de marché. Cela passe par le développement des compétences des personnels et par l’investissement dans des technologies de haut niveau".

Natalie Castetz

Mercredi 19 Juin 2013

     Attardons-nous sur l’extrait suivant :

… "Nous avons pris aux ports d’Anvers et de Rotterdam un million de conteneurs et gagné des parts de marché : la preuve que nous sommes dynamiques, que nous sortons du tunnel et que nous tenons actuellement le cap". …

     Retour à la réalité des chiffres concernant le trafic maritime de conteneurs au cours des années encadrant la déclaration de JLLY :

     Evolution de trafic entre l’année 2006 et l’année 2013 en millions d’EVP :

. Rotterdam + Anvers : (9,690 + 7,019) > (11,664 + 8,578) => croissance de 3,533 MEVP

. Le Havre : 2,138 > 2,486 => croissance de 0,348 MEVP

     Evolution de trafic entre la moyenne annuelle des années 2006 à 2012 et l’année 2013 :

. Rotterdam + Anvers : 18,940 > 20,242 => croissance de 1,303 MEVP

. Le Havre : 2,343 > 2,486 => croissance de 0,143 MEVP

     Sur la période 2006-2013, quand le port du Havre a-t-il pris aux ports d’Anvers et de Rotterdam 1 million de conteneurs ?

Qui peut déposer plainte contre Lubrizol et pourquoi ? Un avocat répond

Une impressionnante vue du panache de fumée.

Une impressionnante vue du panache de fumée. (©TC/76actu)

Le parquet de Rouen a confirmé, samedi 28 septembre 2019, avoir reçu plusieurs plaintes. Un habitant de Forges-les-Eaux a déposé plainte pour pour « blessures involontaires avec incapacité n’excédant pas 3 mois par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ». L’association écologiste Robin des bois entame cette procédure. D’autres vont suivre.

L’avocat du Havre, Me Étienne Lejeune, indique que « toute personne qui s’estime victime de l’incendie peut déposer plainte ». Il répond à nos questions.

Lire aussi : Lubrizol : associations et ONG appellent à manifester à Rouen, pour réclamer « la vérité »

Déposer plainte contre Lubrizol ou contre X

76actu : À partir de quel moment peut-on déposer plainte contre Lubrizol, en rapport avec l’accident ?
Me Étienne Lejeune
: Toute personne, même mineure, peut déposer plainte dès lors qu’elle s’estime victime d’une infraction pénale. Le premier objectif d’une plainte est la sanction pénale de l’auteur ou des auteurs de l’infraction. La victime peut également demander la réparation du préjudice que l’infraction lui a causé (préjudice matériel, préjudice corporel, préjudice moral, …). On peut déposer contre une personne nommément désignée ou contre X. Le dépôt de plainte peut se faire dans un commissariat de police, une brigade de gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République.

Lire aussi : CARTE. Gel des récoltes après Lubrizol : les 112 communes de Seine-Maritime concernées

Au cas particulier de Lubrizol, toute personne qui s’estime victime de l’incendie peut déposer plainte soit contre la société Lubrizol nommément désignée, soit contre X, à charge pour les enquêteurs de déterminer précisément le ou les auteur(s) et la ou les infraction(s) commise(s) qui peuvent être multiples (par exemple : mise en danger de la vie d’autrui ou aussi le fait de causer à autrui, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois, ou encore violation de dispositions du code de l’environnement, du code du travail, …).

Peuvent déposer plainte des personnes physiques habitant les diverses communes touchées par l’incendie ou travaillant dans ces communes, les salariés de Lubrizol qui auraient pu être exposés, mais également des personnes morales (on pense par exemple à des entreprises ayant été contraintes de fermer pendant l’incendie ou dont la production aurait pu être contaminée à l’instar des exploitants agricoles).

Un fonds d’indemnisation pour les agriculteurs ?

Une personne tombée malade, un agriculteur qui a perdu des récoltes, un éleveur de bêtes : peuvent-ils espérer être dédommagés ? Par qui ?
Il est impératif que toute personne qui estime avoir subi un dommage en lien avec l’incendie en conserve la preuve. Pour des dommages corporels, un certificat médical est vivement conseillé. Pour des dommages matériels, il est utile de prendre des photos des traces de suie ou des résidus charriés par le nuage, voire de faire procéder à un constat d’huissier. Pour ce qui est de l’indemnisation, elle peut avoir lieu soit dans un cadre amiable soit dans un cadre judiciaire.

Dans un cadre amiable on pense naturellement à la garantie catastrophe technologique. Mais il faut savoir que cette garantie (automatiquement incluse dans les contrats d’assurance de dommages aux biens des particuliers) suppose que l’accident ait rendu inhabitable au moins 500 logements et qu’un arrêté de catastrophe technologique précisant les zones et la période de survenance des dommages soit publié au Journal Officiel. L’assuré doit déclarer le sinistre au plus tôt et respecter dans tous les cas le délai indiqué dans le contrat.

Il n’est pas impossible non plus qu’un fonds d’indemnisation spécifique soit créé, notamment pour indemniser les agriculteurs qui auront perdu des récoltes.

Dans un cadre judiciaire, la personne qui s’estime victime de l’incendie peut réclamer l’indemnisation de son préjudice devant les juridictions pénales au cours de l’audience de jugement (cela peut prendre des années avant qu’une telle audience ait effectivement lieu) ou bien devant les juridictions civiles ou administratives. Dans ce cadre il sera difficile de faire l’impasse sur une expertise judiciaire pour démontrer le lien entre l’incendie et les dommages, qu’ils soient corporels ou matériels.

« Un juge d’instruction sera désigné »

Peut-on déposer plainte si l’on estime ne pas être assez informé de la situation ?
Au-delà des éventuelles sanctions encourues, l’intérêt d’une plainte pénale et de faire ouvrir une enquête et donc de pouvoir accéder à une information large sur les circonstances des faits et sur ses conséquences. Dans un dossier comme celui de l’incendie de Lubrizol, il est raisonnable de penser qu’un juge d’instruction sera désigné. Ainsi, toute personne s’estimant victime de l’incendie pourra alors se constituer partie civile et avoir accès au dossier et aux informations qu’il renferme.

La population critique vivement le manque de transparence, mais également les incohérences quant aux informations données par les autorités publiques. Toute personne qui y a intérêt peut saisir les juridictions administratives pour déterminer si les autorités publiques, et notamment la Préfecture, ont correctement rempli leur mission. S’il peut être fait le lien entre un manque d’information et un préjudice subi, une indemnisation de ce chef est alors possible.

Infos pratiques : 
Maître Etienne Lejeune est avocat au Barreau du Havre.
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