Archive dans 1 août 2019

Rapport d’activité 2018 des services de l’Etat en Seine-Maritime : l’optimisme angélique du Préfet

Devant les élus du Conseil départemental du 20 juin et entouré des directeurs des administrations de l’Etat en Seine-Maritime, Pierre-André Durand, le nouveau Préfet, est venu présenter le bilan des activités des différents services de l’Etat dans le département pour l’année 2018, s’arrêtant notamment sur les services de sécurité.

Un long exposé qui fit sourire nombre d’élus lorsqu’il affirma que « le Grand débat a permis de parfaitement répondre aux attentes exprimées notamment par le mouvement des gilets jaunes ».

L’optimisme préfectoral et parfois sa vision angélique, ont donné lieu à une salve d’interventions dont la première fut ouverte par Dominique Métot du groupe des indépendants : « L’Etat appelle en effet à renforcer la cohésion du territoire et la présence des services publics locaux. Sauf que le ministre Darmanin vient d’écrire aux maires à ce sujet au moment même où ils voient disparaître des permanences de la CPAM, de la CAF, des impôts… A Bolbec par exemple, la CPAM supprime sa présence dans 3 semaines. Elle était pourtant accueillie gratuitement dans des locaux municipaux qui viennent d’être rénovés pour elle… Voilà un exemple de totale contradiction des discours avec ce qu’attendent les gens ! ».

D’autres élus ont repris une phrase de la lettre du ministre en référence à sa volonté affichée « de répondre davantage aux besoins des usagers sur tous les territoires », pour la confronter aux réalités vécues.

Bastien Coriton, pour le groupe socialiste, a informé le Préfet que sa prédécesseur l’année dernière ici, « avait affirmé que la trésorerie de Caudebec n’était pas menacée et que si elle devait l’être, nous ferions une réunion de concertation. Aucune réunion n’a eu lieu, et je reçois un courrier et une carte qui m’informe que cette trésorerie ne sera plus là ».

Il fut aussi question de la carence constatée pour la couverture des besoins d’accompagnement des enfants handicapés à l’école, de l’absence de concertation avec les départements, pourtant désignés comme chef de file des solidarités, dans la mise en place du futur Revenu Universel d’Activité (RUA) ou encore des problèmes posés par la dématérialisation des services de l’Etat.

Sur ce dernier point, et plus généralement sur la question de la présence des services publics, le Préfet a avoué que « cette question n’est pas simple », avant de souligner « l’évolution des pratiques de nos concitoyens, notamment les jeunes générations, qui nous font vivre une transition ». Il en a conclu que « le gouvernement met en place des réformes qui bénéficient à tous », provoquant de nouveaux sourires dans l’hémicycle…

Stéphane Barré, pour le groupe communiste du Front de Gauche a interpelé le Préfet « sur les problématiques de l’hôpital, de la santé, de l’absence de médecins pour couvrir les besoins, mais aussi des EHPAD. Les familles nous alertent, elles ont du mal à trouver des places d’hébergement quant leurs parents ne peuvent plus demeurer à leur domicile. Elles nous alertent aussi sur leurs difficultés à pouvoir suivre financièrement pour assumer le coût des hébergements ».

Dans son intervention, il a également fustigé le projet de contournement Est de Rouen en complet décalage avec les engagements environnementaux pris par le gouvernement.

Sur les questions posées sur la santé, le responsable de l’Agence Régionale de Santé en Seine-Maritime a indiqué que « le zonage relatif aux secteurs en déficit d’offre de soin venait d’être revu à la hausse, en intégrant désormais 10 territoires de plus qui deviennent ainsi éligibles aux aides à l’installation de médecins ».

Poursuivant les interpellations lancées essentiellement par des élus de l’opposition, Alban Bruneau a débuté son propos par un constat : « Je n’arrive pas à cerner dans ce rapport s’il y a plus ou moins de service de l’Etat, donc plus ou moins d’Etat, que l’année d’avant. Mais j’ai ma petite idée sur cette question… ».

Il a enchainé pour rappeler « qu’il manque, au commissariat du Havre et malgré les annonces récentes sur la police de proximité, 30 postes de voie publique. Sans compter les effectifs de la pénitentiaire », soulignant l’agression dont été victime le matin même deux surveillants de la maison d’arrêt du Havre : « Un établissement en sous effectif depuis sa création… ».

Enfin, revenant sur « les effets pervers de la dématérialisation forcenée », Alban Bruneau a indiqué qu’ « une partie de nos concitoyens désemparés se retournent désormais vers leur commune et ses services pour leur permettre de faire le lien avec les services de l’Etat ».

Le Préfet lui a répondu « qu’en effet il manque encore des effectifs de police sur les agglomérations du Havre et de Rouen », qu’il convenait de revoir « les délais de latence entre les sorties de l’école et les affectations », et qu’il s’engageait « à regarder cela de près ».

Concernant la pénitentiaire, il a annoncé son « intention de présider personnellement les conseils de surveillance des établissements », comme il en a la possibilité règlementaire.

Et, sur la dématérialisation, il a admis des marges de progression : « Cette transition qu’il nous faut mieux accompagner ».

Ce rapport étant une information, il n’a pas donné lieu à un vote.

Pour télécharger le rapport d’activité 2018 des services de l’Etat en Seine-Maritime : Rapport Etat 2018

Héroïne, cocaïne et résine de cannabis saisis au Havre : deux hommes confondus par leur ADN

Une grande enquête, impliquant les gendarmes du Calvados, a fait tomber des caïds d'un trafic de stupéfiants d'Avignon.

Deux hommes de 20 et 30 ans ont été interpellés après que leur ADN a été retrouvé sur des sachets contenant des drogues. (©Illustration/Adobe Stock)

Mardi 30 juillet 2019, deux hommes ont été interpellés au Havre (Seine-Maritime), après que leur ADN a été trouvé sur des sachets de drogue saisis en 2017.

Une belle saisie datant de 2017

28 grammes d’herbe, 1,8 kg de résine de cannabis, 117 gr de cocaïne, 220 gr d’héroïne : c’est la saisie à laquelle avaient procédé les policiers des stups du Havre en 2017, dans la voiture d’un particulier. Les enquêteurs avaient alors convoqué le propriétaire du véhicule, qui ne s’expliquait pas la présence de ces drogues dans sa voiture. 

Lire aussi : Plusieurs kilos de drogues et des armes saisis dans l’agglo de Rouen : quatre hommes interpellés

Deux ans plus tard, les expertises ADN ont permis l’interpellation de deux hommes de 20 et 30 ans, le frère du propriétaire de la voiture et un ami à lui. Le 30 juillet, ils ont été interpellés. Interrogés par la police, ils n’ont pas reconnu les faits. Le plus âgé des mis en cause est actuellement en prison « pour des faits similaires », explique une source judiciaire. 

Les deux hommes sont convoqués par un officier de police judiciaire en mai 2020.

La PRÉFECTURE REGIONALE s’intéresse aux pauvres Normands: nomination d’un haut-commissaire qui va avoir du… boulot!

L'Etoile de Normandie salue, par principe, et sans a priori, toutes les personnes qui, es qualités, entrent dans la grande responsabilité de prendre en charge l'intérêt général des Normands et de la Normandie.

Hervé Morin, premier président régional de l'unité normande élu au suffrage universel des électeurs normands est la personnalité publique qui est la plus directement en charge, par définition et par principe, de cet intérêt général normand qui n'avait vraiment jamais été pris en charge en tant que tel du fait du désastreux éparpillement institutionnel de la Normandie pendant 60 années de division régionale (1956 - 2016).

Mais il y a aussi l'Etat central présent "en région" depuis sa préfecture régionale sise à Rouen avec son préfet représentant le Premier ministre en Normandie et des hauts-fonctionnaires, nommés à la discrétion du secrétariat général du gouvernement qui dépend du Premier ministre.

Le premier (Hervé Morin) est élu au suffrage universel direct des citoyens normands pour un mandat clairement défini dans le temps, les compétences et le ressort géographique (la Normandie).

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Les seconds (préfet et haut-fonctionnaires) sont nommés à la discrétion du Premier ministre.

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Deux légitimités, donc, pour prendre en charge l'intérêt général des Normands: nous avons, bien entendu, notre préférence. Sachant que le critère essentiel est l'efficacité de la mise en oeuvre des meilleures politiques publiques au service de l'intérêt général des Normands, dans une région où, contrairement à tant d'autres, la défense et la valorisation d'un intérêt général régional semble évident.

Mais ces deux légitimités peuvent s'affronter lorsque celle qui provient de l'Etat abuse de sa nature (le centralisme jacobin, la valse des nominations à discrétion d'un bureau parisien, les arbitrages interministériels toujours compleses) ou lorsque celle qui provient de la souveraineté populaire régionale abuse de sa situation (posture d'isolement, volonté d'expérimentation et de différenciation sans concertation donnant l'impression d'un pouvoir régional "féodal"): lorsque cela tire à hue et à dia (prurit néo-jacobin recentralisateur d'un côté et foucades néo-girondines "régionalistes" de l'autre), l'intérêt général régional en prend un sérieux coup!

Pour que notre propos soit intellectuellement honnête, il faut rappeler que si les relations ont été souvent tendues entre Hervé Morin et les préfètes et préfets de région en balade sinon en valse chez nous, c'est d'abord la faute à celui qui, du plus haut sommet de l'Etat, a commencé le premier, à savoir le très "jovien" (et pas du tout jovial) Emmanuel Macron qui fait exactement le contraire de ce qu'il avait vaguement promis pendant la campagne des présidentielles au printemps 2017: alors que Macron nous avait promis un "pacte girondin", il nous inflige depuis trois ans un "impact jacobin" pour mieux faire passer la raboteuse de Bercy. Dans ce contexte, on comprend la mauvaise humeur récurrente d'un Hervé Morin qui défend une vision authentiquement girondine de l'intérêt général régional autour d'un principe simple:

"Laissez-nous faire!"

Grâce à la mise en oeuvre de ce principe dans le coeur même des compétences dévolues au conseil régional et à son président, à savoir, le développement économique et la mise en place d'une intelligence économique territoriale normande, Hervé Morin a mis en place un véritable bouclier social normand partant de l'idée élémentaire que le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, le chômage et le risque du déclassement social était de garantir et de développer les emplois dans les entreprises normandes.

On dira donc que le conseil régional met en oeuvre une politique préventive volontariste de lutte contre le risque de pauvreté.

On peut aussi dire que la préfecture régionale peut, en conséquence, développer une politique de prise en charge de la pauvreté existante en lien avec les conseils départementaux en charge directement de l'aide sociale publique de proximité.

A l'amont, l'action régionale. En aval, la prise en charge de la pauvreté par l'Etat central en régions et les départements: ces deux cultures politiques différentes doivent mieux coopérer en attendant d'y voir enfin plus clair dans un énième "acte" de la décentralisation promis par l'actuel gouvernement pour le printemps 2020...

En attendant, saluons l'arrivée en Normandie d'un Monsieur "pauvreté" à la préfecture de région à Rouen:

Christianforterre

(source: Lettre Eco Normandie, 26 juillet 2019)

Car il faut bien un "haut" commissaire pour s'occuper des Normands d'en bas: la Normandie fut très jaune fluorescente cet hiver... Ceci expliquant peut-être cela!

monsieurpauvreténormandie

(Source: Chronique de Normandie, 22 juillet 2019)

Course-poursuite à Rouen : il percute une voiture de police, avant de finir dans un mur

La police de Lorient a pris en chasse un véhicule à Ploemeur

Refusant un contrôle de police, un homme s’est enfui, provoquant une course-poursuite sur les hauts de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 31 juillet 2019. (©Illustration/Fotolia)

Mercredi 31 juillet 2019, en début d’après-midi, une véritable course-poursuite s’est déroulée entre la police et un homme refusant d’obtempérer face à un contrôle, dans les hauts de Rouen (Seine-Maritime).

Lire aussi : Il fait une chute de trois mètres après une course-poursuite avec les policiers au Havre

À 60 km/h dans une zone limitée à 30

Vers 14h25, alors que la police ést en patrouille, elle repère un véhicule suspect rue Jean-Philippe Rameaux qui roule vers la rue Galilée. Le conducteur n’a pas mis sa ceinture et semble se baisser, comme pour se cacher des policiers.

Les agents signifient à l’individu qu’ils vont effectuer un contrôle, mais celui-ci s’enfuit au volant de son véhicule. Malgré le gyrophare enclenché, il prend de la vitesse et se met à rouler à 60 km/h dans une zone limitée à 30.

Puis il tourne à droite sans clignotant et franchit un stop sans s’arrêter. Au bout de quelques minutes de course-poursuite, l’homme se retrouve bloqué dans un flux des voitures. Les policiers se garent à ses côtés et commencent à descendre pour l’interpeller. Mais il effectue une marche arrière et s’enfuit à nouveau.

Lire aussi : Près de Rouen, un pitbull attaque des passants : les policiers lui tirent dessus

Fin de course dans le tunnel de la Grand Mare

Alors qu’une nouvelle course-poursuite démarre dans le tunnel de la Grand Mare, la police se met à hauteur du fuyard et lui demande à nouveau de s’arrêter. Celui-ci donne un coup de volant et heurte l’avant droit du véhicule de police. Perdant alors le contrôle de son véhicule, il heurte plusieurs fois le mur intérieur du tunnel. L’airbag se déclenche, et met alors sa voiture hors d’usage.

L’homme, âgé de 24 ans, est finalement interpellé par les policiers. Il s’avère qu’il n’est pas titulaire du permis de conduire mais il affirme que la voiture lui appartient. Il est placé en garde à vue pour refus d’obtempérer, violence volontaire envers agents et défaut de permis.

Lire aussi : Course-poursuite à Rouen : sans permis, il est interpellé avec un fusil de chasse dans sa voiture

Accident du travail en Seine-Maritime : un homme écrasé par un tracteur dans un champ

Un homme a été écrasé par un tracteur à Bouville (Seine-Maritime), mercredi 31 juillet 2019.

Un homme a été écrasé par un tracteur à Bouville (Seine-Maritime), mercredi 31 juillet 2019. (©Adobe stock/Illustration)

Un accident du travail s’est produit dans un champ situé rue de la Croix-de-Pierre à Bouville (Seine-Maritime), mercredi 31 juillet 2019 vers 15h30. En pleine moisson, un homme de 70 ans a été écrasé par un tracteur conduit par son fils.

Lire aussi : Accident mortel en Seine-Maritime : une voiture retrouvée dans un champ après plusieurs tonneaux

Pronostic vital engagé

Selon une source judiciaire, la victime ramassait une corde d’un ballot de paille qui s’était défait, pendant que son fils effectuait une manœuvre avec l’engin agricole. Ce dernier ne l’a pas vu et lui a roulé dessus avec la roue arrière droite du tracteur.

Le septuagénaire a été pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé. Il a été transporté vers le centre hospitalier universitaire de Rouen par l’hélicoptère Viking 76. Le conducteur du tracteur a été soumis à des tests de dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants. Ceux-ci se sont révélés négatifs.

Retour sur le passage de Greta THUNBERG à Caen et sur le bilan écologique de la région Normandie

On peut dire: peut mieux faire! Ou encore: c'est mieux que rien! Les scientifiques du GIEC nous disent: il faut enclencher les grandes politiques publiques et privées structurelles de la transition écologique et énergétique avant 2030 pour espérer contenir le réchauffement climatique global sous la barre des 3°C...

En Normandie, par exemple, deux urgences, deux chantiers:

1) Basculer vers le "bio-cal" 100% de la filière laitière normande encore soumise au modèle conventionnel agro-productiviste dominant qui pollue les sols, les eaux, détruit nos paysages, rend malade nos vaches, qui pousse au suicide nos éleveurs et exploitants agricoles en étant ouvert à tous les vents de la mondialisation avant... l'entrée en vigueur du futur de traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande.

2) Basculer vers l'électrique et vers l'hydrogène 100% du système des transports publics normands: cars, bus, autobus, trains... Et inciter les transports routiers à rouler à l'hydrogène. Développer l'axe Seine comme laboratoire des propulsions à l'hydrogène pour les navires hauturiers et pour le transport fluvial.

Voir, par exemple, en Normandie:

https://www.echosciences-normandie.fr/articles/energy-observer-le-premier-navire-propulse-a-l-hydrogene-et-aux-energies-renouvelables

Energy Observer, le premier navire propulsé à l’hydrogène et aux énergies renouvelables.

Publié par Pauline Ducoulombier, le 20 mai 2019

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Les participants des “Mercredis de l’hydrogène” s’étaient interrogés il y a quelques semaines sur le fonctionnement de l’Energy Observer. Le 24 avril dernier, Emmanuel Schillewaert, Délégué régional ENGIE pour la Normandie, est venu leur répondre et présenter le bateau qui devrait faire escale en octobre prochain au Havre.

L'ENERGY OBSERVER SOUHAITE RELEVER LE DÉFI D'UNE MOBILITÉ MARITIME PROPRE. EN QUOI EST-CE IMPORTANT ?

Aujourd’hui, un navire de croisière pollue autant qu’un million de voitures. Le projet “Energy Observer” vise, dans le même esprit que l’avion solaire “Solar Impulse” de Bertrand Piccard, à être en autonomie énergétique pour se déplacer. Il s’agit d’un test grandeur nature sur les alternatives au pétrole dans la mobilité maritime et fluviale de demain.

COMMENT L’ENERGY OBSERVER PRODUIT-IL SON ÉNERGIE? QUELLE EST LA PLACE DE L'HYDROGÈNE?

Il s’agit d’abord de diminuer les besoins énergétiques, puis de trouver les solutions de production de l’énergie nécessaire. Le bateau est équipé de panneaux solaires et d’éoliennes verticales. Il y a également un production d’électricité par  hydrolienne mais elle ne représente qu’une petite part.

L’équipe s’est d’abord calée sur les besoins du bateau puis s’est demandée quelle énergie serait nécessaire pour déplacer le bateau à 4 ou 5 noeuds. Ils ont donc pris en compte trois types de besoins, la vie à bord, la propulsion et la production d’hydrogène. Ils ont dimensionné le bateau puis ils ont mis la surface de panneaux suffisante pour produire de l’électricité et stocker le surplus sous forme d'hydrogène.

L’eau de mer est d’abord dessalée avant de passer par l’électrolyseur pour que l’hydrogène soit récupéré et, une fois comprimé, stocké dans des réservoirs. A poids égal, l’hydrogène contient sept fois plus d’énergie que des batteries classiques. La solution du stockage par hydrogène est donc idéal lorsque l’espace disponible est très limité, comme sur un bateau. Aujourd’hui, ils arrivent à naviguer 24h/24 de façon autonome et indépendante grâce à leur propre énergie.

QUELS SONT LES ENJEUX DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE?

Il y a tout d’abord la question du changement climatique  lié aux émissions de carbone puis celle de la Santé publique avec les particules et les micro-particules. Ces deux enjeux n’ont pas la même temporalité, le climat s’observe à l’échelle du  siècle, les particules au quotidien. on estime à 60 000 le nombre de morts liés aux particules par an en France. La question de la mobilité est fondamentale mais la question du changement d’énergie dans la mobilité l’est encore plus. L’hydrogène est une des solutions.

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On lira aussi, ci-après, les dernières remarques du cercle normand de l'opinion (28 juillet 2019):

répliques normandes

Les travaux du centre-ville de Rouen de l’opération « Coeur de Métropole » se déplacent

Place du Vieux-marché

Place du Vieux-Marché, à Rouen (Seine-Maritime) la pente raide a été atténuée par des petites marches. (©76actu/AV)

Avant la chute, quelqu’un a pourtant crié « attention ! », mais ce touriste anglo-saxon s’est tout de même retrouvé à terre, pestant dans sa langue natale ; ayant raté une marche, il vient de tomber de tout son long sur la place du Vieux Marché, à Rouen (Seine-Maritime).

Si nous assistons à cette scène ce mardi 30 juillet 2019, c’est que Frédéric Sanchez, le président de Métropole Rouen Normandie et les responsables du projet Coeur de Métropole, font un état des lieux physique des aménagements en cours dans le centre-ville. « Pour éviter une pente trop raide, nous venons de faire ces petites marches en les délimitant bien par des briques de couleur pour qu’elles se voient », explique Audrey Gourlaouen, directrice du projet, en montrant l’endroit où le monsieur énervé a chuté quelques minutes plus tôt. Avec une mine inquiète, elle ajoute vouloir se pencher à nouveau sur ces récents aménagements pour voir s’il y a vraiment quelque chose qui cloche… ou si c’est seulement le monsieur qui n’était pas attentif. 

Les élus

Ce mardi 30 juillet, Frédéric Sanchez et d’autres élus présentent les travaux effectués aux journalistes. (©76act/AV)

L’avancement des travaux du centre-ville 

Avec un budget de 35 millions d’euros, depuis plusieurs mois, la Métropole a pour volonté de restaurer les espaces publics au cœur de la ville, et notamment les quartiers du Vieux-Marché et de la Cathédrale. Commencés en amont de l’Armada en vue de l’afflux de touristes, les travaux ont repris après une pause pendant l’événement : 

Nous avons préféré recommencer les travaux dès la fin de l’Armada pour rester dans une continuité et profiter de la période estivale plus favorable à cela. Quant au fait de gérer en même temps les chantiers de plusieurs lieux, cela permet d’éviter qu’ils s’éternisent, je pense donc que nous avons fait le bon choix, explique Frédéric Sanchez. 

Lire aussi : De Rouen à Québec, Frédéric Sanchez, « très heureux » de son nouveau poste de consul

Outre la modernisation et la piétonnisation de certaines zones, les nouveaux aménagements se veulent plus « verts » ; entre 60 et 70 arbres ont ainsi été abattus pour en planter 188 de plus sur dans le centre-ville. « On remplace les voitures par des arbres, en quelque sorte », explique Olivier Rusch, directeur général adjoint à la Métropole Rouen Normandie.

« Sous les pavés… », le cafouillage

Avant l’Armada, une mauvaise livraison de marchandises par l’entreprise en charge des pavés a causé du retard dans l’aménagement de la rue Rollon de Rouen. Les ouvriers se sont retrouvés avec des pavés de 10 cm d’épaisseur au lieu des 12 cm demandés par la responsable du projet Coeur de Métropole. À certains endroits moins fragiles, les pavés de 10 cm ont été posés sans problème, mais à d’autres, comme devant le JM’s Café, la Pharmacie et sur la continuité de la rue piétonne où des poids-lourds viennent régulièrement livrer des marchandises, les pavés de 12 cm ont été attendus par les commerçants comme le messie. Maintenant livrés, le bétonnage temporaire posé pour l’Armada est en train d’être retiré pour ajouter les bons pavés. 

Lire aussi : Aux abords de la cathédrale de Rouen, des archéologues découvrent des vestiges anciens

Les chantiers à venir

Alors que les travaux des quartiers du Vieux-Marché et de la Cathédrale vont être finis dans quelques semaines, les ouvriers vont se déplacer vers le quartier de la Halle aux Toiles. Le cœur historique devrait avoir fait peau neuve pour les fêtes de fin d’année 2019.

Mais dans une ville médiévale comme Rouen, il y a toujours quelque chose à faire ; en 2020, la Métropole va s’occuper de la reprise complète des arrières de l’église Saint-Maclou. Gageons que les pavés seront livrés à la bonne épaisseur, cette fois-ci. 

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Accident mortel en Seine-Maritime : une voiture retrouvée dans un champ après plusieurs tonneaux

Un homme est décédé dans un accident de la circulation sur la D928 en Seine Maritime, mercredi 31 juillet 2019.

Un homme est décédé dans un accident de la circulation sur la D928 en Seine Maritime, mercredi 31 juillet 2019. (©Adobe stock/Illustration)

Un accident mortel de la circulation s’est produit sur la route D928 à Bosc-Mesnil (Seine-Maritime), mercredi 31 juillet 2019, vers 23h15. Un homme de 27 ans a perdu le contrôle de son véhicule et a terminé sa course dans un champ.

Éjecté du véhicule

D’après les secours, l’engin aurait effectué plusieurs tonneaux pendant l’accident. Le conducteur a été retrouvé éjecté. Sept sapeurs-pompiers et trois engins, ainsi que le Samu se sont rendu sur place.

Ils ont trouvé la victime en arrêt cardiaque et n’ont pas pu le sauver. L’homme a été déclaré décédé.

REPORTAGE. 150 résidents évacués d’un Ehpad du Havre le temps d’une opération de déminage

Les 150 résidents de l'une des antennes de l'Ehpad Les Escales, au Havre, ont dû être évacués lors d'une opération de déminage

Les 150 résidents de l’une des antennes de l’Ehpad Les Escales, au Havre, ont dû être évacués lors d’une opération de déminage (©MC Nouvellon / 76actu)

Certains pensionnaires avaient le sourire, mercredi 31 juillet 2019, dans les couloirs de l’Ehpad de Dollemard, s’amusant de « ce sacré déménagement », poussant même la chansonnette en attendant d’embarquer dans le bus. D’autres, un peu perdus, s’inquiétaient de savoir où ils partaient, interrogeant les soignants pour savoir quand ils prendraient leur petit-déjeuner.

Comme tous les habitants de ce quartier du Havre (Seine-Maritime), les 150 résidents de l’Ehpad Les Escales devaient en effet avoir quitté les lieux avant 9 heures du matin. Une évacuation liée à l‘opération de déminage d’une bombe de la Seconde guerre mondiale, découverte sur le chantier du stade Youri Gagarine, juste à côté.

Lire aussi : REPORTAGE. Au Havre, des soins pour retrouver bien-être et dignité en maison de retraite

Quinze jours de préparation avant l’évacuation

« C’est parti Mesdames, on va y aller gentiment », encourage une aide soignante, traversant le couloir, une résidente à chaque bras. « Beaucoup ont besoin d’être rassurés », explique l’une de ses collègues, tout en vérifiant sur sa liste que les patients passant devant elle montent à bord du bon bus.

Mais d’autres sont très contents, nous avons par exemple un monsieur qui va passer la journée dans son ancien Ehpad, il est ravi de retrouver ses copains là-bas.

Les 150 résidents de l'une des antennes de l'Ehpad Les Escales, au Havre, ont dû être évacués lors d'une opération de déminage.

Avant d’embarquer à bord des bus affrétés spécialement pour l’évacuation, les soignants rassurent certains résidents inquiets. (©MC Nouvellon / 76actu)

Dès 6 heures du matin, la petite fourmilière de l’établissement s’est activée pour préparer les résidents au départ. « Une quinzaine de personnes, plus dépendantes, ont été transférées hier et pour 48 heures, pour éviter qu’elles ne soient trop perturbées », ajoute Isabelle Gérard, directrice par intérim.

Organiser le transport en bus ou en ambulance, trouver une place à chacun dans les autres résidences que l’Ehpad compte au Havre… Ce déménagement d’un jour a été minutieusement orchestré et préparé depuis 15 jours. « Sur place, ils sont accueillis par les soignants de leur unité », poursuit la directrice, qui précise qu’une cinquantaine de personnes sont venues renforcer les effectifs pour assurer le bon déroulement de la journée.

Lire aussi : Rencontre avec deux hommes retraités au Havre qui prendront le départ de l’Amazone

Coordonner, aider et rassurer

Parmi eux, des secouristes de l’ADPSE ou encore du personnel d’établissements voisins. Il n’en fallait pas moins pour aider chacun à s’orienter et grimper à bord des bus, installer les fauteuils roulant dans les différents véhicules ou encore veiller à ce que certains ne partent pas « se promener » ailleurs.

Le tout en seulement deux heures ! Une expédition qui a amusé quelques résidents – « et puis ça ne sera pas long » relativise l’une d’entre elles – mais qui n’a pas été sans en perturber d’autres.

Si les accompagnants étaient aux petits soins – « ils m’ont demandé de mettre le chauffage, c’est normal mais j’ai eu l’impression que c’était à nouveau la canicule », s’amuse un chauffeur de bus – nul doute que les résidents ont apprécié de retrouver, en fin de journée, le confort de leur chambre d’ici la fin de l’après-midi.