Archive dans 31 juillet 2019

Grève du Trésor Public le 16 septembre 2019

La fin de la DGFIP ?

Qui  ?

Plusieurs syndicats (Solidaires, CGT, FO et CFDT), appellent les agents du Trésor Public (DGFiP) à une journée de grève nationale le lundi 16 septembre 2019.

Pourquoi ?

Les syndicats dénoncent la suppression prévue d'un grand nombre de trésoreries, qui engendrerait à la fois : une baisse de qualité de service avec des agents débordés, des déplacements à rallonge pour les citoyens, de très nombreuses suppressions de postes...

 

Nous vous proposons ci-dessous le texte de l'intersyndicale DGFIP, mais aussi en PDF le journal "Reprenons" n°12 spécial Géographie revisité pour tout comprendre :

 

Tous ensemble, au même moment, pour gagner !

La publication, encore incomplète, des cartographies revisitées a suscité de très nombreuses réactions de la part des personnels. Les mobilisations de toute nature se succèdent et réunissent de plus en plus d'agents.

Les pouvoirs publics veulent se débarrasser massivement de fonctionnaires, notamment à la DGFiP. C’est devenu une obsession qui ne s’arrête pas à la seule géographie revisitée.

La contre-offensive des agents, avec le soutien de leurs organisations syndicales Solidaires, CGT, FO et CFDT de la DGFiP, en termes de communication et d’actions, y compris par la grève, génère ses premiers effets. L’alerte doit continuer et se développer, sur tous les fronts et en tout lieu, y compris pendant la période estivale, en direction du public, des élus locaux, de la presse, des collègues.
Il est essentiel de poursuivre collectivement notre tâche de déconstruction et de dénonciation de la grande supercherie que constitue la géographie revisitée.

 

TOUS NOS COLLÈGUES doivent mesurer l’impérative nécessité de son abandon.
TOUS doivent mesurer que, géographie revisitée ou pas, ils sont ou seront aussi concernés par tous les autres changements en cours ou à venir.
TOUS doivent comprendre que nous sommes face à une attaque globale dont la géographie revisitée fait partie et qui sera assortie de mobilités fonctionnelles et géo-graphiques forcées.


Poursuivons par ailleurs nos opérations de mise en visibilité, avec tous les matériels et les moyens possibles et imaginables.
L’administration tente par tous les moyens d’enrayer un mouvement qui prend un caractère par moment inédit et entrave sa communication. C’est donc que nous sommes sur la bonne piste !


MAIS SOYONS CLAIRS : si nous voulons faire capoter le projet de géographie revisitée pour ouvrir une phase de véritables négociations sur l’avenir de la DGFiP, celui de ses personnels, pour faire aboutir vos revendications, il va falloir faire monter d’un cran le rapport de forces et s’engager résolument et avec détermination, tous ensemble et dans le même tempo, dans une mobilisation d’ampleur inscrite dans la durée.


L’intersyndicale DGFiP Solidaires, CGT, FO et CFDT appelle d’ores-et-déjà les personnels à poursuivre la dynamique pour créer les conditions d’une mobilisation massive et nationale !
Ainsi, le 16 septembre 2019, l’intersyndicale DGFiP appellera à une journée nationale de grève et à la tenue, partout, d’assemblées générales qui décideront des suites à lui donner.


Dès maintenant, partout et par tous les moyens et à partir du 16 septembre tous ensemble, dans la grève et dans toutes les formes qui seront décidées collectivement, amplifions la mobilisation pour gagner l’abandon de la géographie revisitée et la satisfaction de nos revendications !

Télécharger
Journal "Reprenons" n°12 spécial Géographie revisité
Pour en savoir plus et comprendre cette grande réforme annoncée, et les raisons des craintes et colères des salariés et citoyens.
ReprenonsJuil20198GeoRev.pdf
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Les perturbations :

La mobilisation devrait entrainer des perturbations dans l'accueil des citoyens au  sein des centres du Trésor Public.


EN IMAGES. Une tour de plus de 40 mètres de long livrée chez ExxonMobil

Livrée mercredi 31 juillet, la nouvelle tour d'ExxonMobil a été réalisé au sein des ateliers de Fouré Lagadec au Havre (Seine-Maritime).

Livrée mercredi 31 juillet, la nouvelle tour d’ExxonMobil a été réalisée au sein des ateliers de Fouré Lagadec au Havre (Seine-Maritime). (©ExxonMobil)

42 mètres de long et un peu moins d’une centaine de tonnes : c’est un beau bébé qui a été livré, mercredi 31 juillet 2019, sur le site d’ExxonMobil, à Port-Jérôme-sur-Seine. Partie des ateliers de Fouré Lagadec, entreprise du Havre (Seine-Maritime), cette nouvelle tour devrait venir booster la compétitivité de l’entreprise de pétrochimie. Explications.

Lire aussi : En Seine-Maritime, des « nez » formés pour détecter les odeurs suspectes près des sites pétroliers

Une construction en local

Une nouvelle tour de plus de 40 mètres de haut complétera bientôt le paysage de Port-Jérôme-sur-Seine. Dans une quinzaine de jours, elle se dressera sur le site, déjà bien fourni en la matière, de l’entreprise ExxonMobil. Montée de toute pièce au Havre, dans les ateliers de Fouré Lagadec, elle a été livrée finie après avoir traversé la zone portuaire en convoi exceptionnel.

Mesurant plus de 40 mètres de long, la tour a été transportée en un seul morceau jusqu'à Port-Jérôme-sur-Seine.

Mesurant plus de 40 mètres de long, la tour a été transportée en un seul morceau jusqu’à Port-Jérôme-sur-Seine. (©ExxonMobil)

C’est une première, souligne Hervé Faudeux, directeur des grands arrêts. Ils ont non seulement réalisé la tour, mais la peinture, l’isolation, les passerelles, l’électricité… tout a pu être fait au sein de leurs ateliers en collaboration avec d’autres entreprises.

« Cela nous a permis à la fois de gagner du temps, d’optimiser les coûts en termes de logistique et surtout un confort de travail pour ceux qui l’ont réalisée, se félicite le directeur des arrêts. Nous sommes d’autant plus contents d’avoir eu un fournisseur local, c’est la cerise sur le gâteau et cela montre que les entreprises normandes ont du répondant ! »

Lire aussi : Les fortes chaleurs ont causé deux incidents à la raffinerie Exxon Mobil, près du Havre

Pas besoin d’échafaudages

Une fois la tour levée, ce qui devrait être fait d’ici une quinzaine de jours à l’aide de grues spéciales, « nous n’auront pas besoin d’installer d’échafaudages pour refaire des choses dessus. Quelques détails seront simplement réalisés par des cordistes. » Il faudra en revanche attendre la mi-2020 et l’arrêt technique programmé de l’unité pour sa maintenance pour voir la tour fonctionner. « Nous réaliserons à cette occasion toutes les connexions nécessaires », précise Hervé Faudeux.

Un investissement de « plusieurs dizaines de millions d’euros », qui devrait permettre à ExxonMobil de booster la compétitivité de sa branche Chimie. Installée en amont du vapocraqueur, cœur battant de l’unité qui permet la transformation des différents plastiques, pneumatiques et caoutchoucs, la tour offrira plus de souplesse dans le choix des matières premières. « Nous pourrons alors utiliser des molécules plus légères qu’actuellement, ce qui nous permettra d’être moins dépendants des évolutions du marché. »

En 1845, la plus violente tornade de l’histoire de France s’est abattue en Seine-Maritime

Une tornade d'une puissance phénoménale s'est abattue sur Montville (Seine-Maritime) en 1845.

Une tornade d’une puissance phénoménale s’est abattue sur Montville (Seine-Maritime) en 1845. (©Illustration / Adobe Stock)

Des vents estimés à plus de 320 km/h. Une largeur moyenne de 300 m. Une distance parcourue d’au moins 15 kilomètres. Un véritable cataclysme climatique. 

Voilà ce qui s’est abattu à quelques kilomètres de Rouen (Seine-Maritime), dans le secteur de Montville, le 19 août 1845.  Le monstre a en effet dévasté la vallée industrielle de Malaunay et de Montville (Seine-Maritime), et balayé des territoires agricoles, des forêts et des milieux semi-naturels. Des milieux habités, aussi… Pas moins de 75 personnes sont décédées ce jour-là. Des dizaines d’autres ont été blessées. Dans l’histoire climatique de France, il s’agit de la tornade la plus meurtrière recensée sur le territoire, une tornade catégorisée F5.

Sur l’échelle de Fujita, celle d’usage pour quantifier la puissance d’une tornade, le niveau 5 n’est autre que le plus important.

Le tableau ci-dessous donne les six catégories de l'Échelle EF par ordre d'importance.

Le tableau ci-dessous donne les six catégories de l’Échelle EF par ordre d’importance. (©Wikipédia)

Lire aussi : Phénomènes météo impressionnants en Seine-Maritime : pourquoi les « mini-tornades » s’enchaînent ?

Un immense cône renversé 

Sur son site, Keraunos, le bureau d’études français spécialisé dans la prévision et la gestion des risques liés aux phénomènes orageux, apporte plus d’éléments sur cette tornade dantesque :  

La tornade de Montville s’est manifestée vers 13 heures en empruntant le sillon de la vallée du Cailly, après s’être formée aux abords de la commune du Houlme. Le phénomène est décrit comme un immense cône renversé filant à vive allure, et dont la base rasait la terre et se confondait avec le reste d’une masse nuageuse compacte. Rapidement, la tornade acquiert une force inouïe et les dégâts qu’elle provoque dépassent l’imagination.*

Les registres et témoins de l’époque rapportent que « plusieurs habitations sont détruites, des milliers d’arbres sont brisés net ou dépouillés, certains même emmenés entiers à des distances considérables. Des débris ont été retrouvés à 30 kilomètres de Montville, dans le secteur d’Auffay et de Torcy-le-Grand. »

Lire aussi : Image. Une trombe marine observée en Seine-Maritime

Un « outbreak » de tornades

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le même jour au même moment, une seconde tornade d’intensité F3 s’est abattue entre Villecomte et Crécey-sur-Tille (Côte-d’Or). Aucun décès ne fut à déplorer, mais pas moins de 1200 arbres furent brisés par la force des vents, estimés entre 220 km/h et 270 km/h. 

Ces deux événements climatiques, cumulés à la même date, forment ce qu’il est d’usage d’appeler un « outbreak ». Littéralement, une éruption de tornades ! 

*Plusieurs études réalisées au lendemain de la catastrophe, et même plusieurs décennies plus tard, apportent des conclusions assez contradictoires sur le parcours réel de la tornade. Cette situation est d’autant plus complexe qu’elle fait référence à un cas ancien pour lequel les investigations scientifiques étaient encore émergentes. Source.

Pendant les vacances, pour nos enfants, les éditions du Bonhomme de chemin nous emmènent en NORMANDIE!

Billet de FLORESTAN:

C'est l'une des belles surprises de l'été 2019 en cette Normandie qui accueille de plus en plus de touristes fuyant la chaleur d'un "Sud" devenu torride et qui se trouvent charmés  par le délicieux cocktail offert par notre région mêlant avec subtilité une haute culture et une belle nature accessibles  pour toute la famille...

Avec la réunification, la Normandie suscite aussi un certain regain d'intérêt médiatique qui donne l'occasion pour certains de remettre à niveau l'image et les souvenirs qu'ils pouvaient avoir d'une Normandie qui fut, il faut bien le dire, trop longtemps passée de mode sinon ringardisée autour du triptyque pluie, vache, pomme, voire, réduite à cette Normandie en béton recouvrant les ruines de 1944 ou, pire, à n'être que la plage du week-end pour les Parisiens.

Il faut donc s'en féliciter et saluer toutes les initiatives médiatiques et éditoriales qui remettent la Normandie à l'honneur et qui se donnent les moyens de renouveler l'approche de notre région dotée d'une matière si riche qu'elle pourrait nourrir toutes les curiosités intellectuelles possibles...

Dans ce contexte, nous avons vu arriver avec beaucoup d'intérêt la nouvelle production d'une maison d'édition poitevine spécialisée dans les livres pour enfants, (un secteur essentiel et stratégique en terme de transmission culturelle), "la Normandie des enfants" proposée depuis peu par les éditions "bonhomme de chemin" qui se présente sous la forme d'un très astucieux et ludique cahier de devoirs de vacances de 64 pages pour faire voyager les enfants (niveau: 7/12 ans) à l'occasion d'une belle balade pleine de sensations dans les cinq départements normands.

Un frère (Camille) et sa soeur (Jade) se promènent donc dans l'équivalent normand du très célèbre "Tour de France de France par deux enfants" édité par Augustine Feuillée en 1877 (sous le pseudonyme G. Bruno)...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tour_de_la_France_par_deux_enfants

L'ouvrage est de qualité, c'est la raison pour laquelle l'Etoile de Normandie vous en propose une recension exhaustive critique...

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La balade normande commence par une présentation précise de la géographie administrative situant les cinq départements normands en France et donnant la liste des principales villes: c'est essentiel. Autre point essentiel et subtil: Rouen n'est pas qualifiée de "capitale" de la Normandie. Bien vu!

Néanmoins, sur cette carte on aurait pu indiquer les numéros des départements car le jeu consistant à devenir de quel département provient la voiture que l'on suit sur la route des vacances existe encore...

Les pages "on se repère" proposent, ensuite, une infographie agréable pour les yeux (pp. 4 et 5) mais on notera deux oublis:

1) absence au large des côtes du département de la Manche des îles anglo-normandes (alors que l'archipel des Chausey) est figuré.

2) absence du couple Guillaume et Mathilde pour figurer la ville de Caen alors que Rouen se présente avec Jeanne d'Arc.

Enfin, on aurait pu superposer sur le découpage départemental bien identifié par des couleurs, la carte des pays normands... (par ex: Cotentin et Avranchin pour le département de la Manche).

Page 6, la question de l'attribution du Mont-Saint-Michel à la Normandie, donc au département de la Manche ne fait aucun doute: on appréciera l'humour des auteurs pour aider les jeunes lecteurs à retrouver le célèbre Mont car la concurrence avec une région voisine bien connue n'est jamais très loin... Nous y reviendrons!

Arrivent les pages 7 et 8 qui proposent une mini-chronologie de l'histoire normande à plier en accordéon: les enfants vont adorer. Les grands épisodes de l'histoire millénaire normandes s'y trouvent mais on aurait pu insister davantage sur la stabilité géo-historique millénaire qui fonde une certaine évidence normande en indiquant au début de la frise non pas que les Gaulois installés dans la future région ont résisté contre les Romains "comme les Bretons" (sic!), mais que la mise en place, au IVe siècle après Jésus-Christ, de la 4ème Lyonnaise avec Rouen comme métropole, créait le cadre normand.

Dans cette histoire trop succincte qui va directement de 1469 à 1944 et qui s'y arrête, on aurait pu évoquer la création des cinq départements normands à la Révolution française et le retour contemporain à la région Normandie d'abord dans la division (1956) puis dans l'unité (2016)...

En revanche, les pages suivantes consacrées à la vie de Guillaume Le Conquérant et la ville de Caen avec une évocation de la ville détruite par les bombardements de 1944 sont excellentes!

De même que celles consacrées à la tapisserie de Bayeux avec une belle présentation technique du point de Bayeux... Un petit regret cependant, celui de ne pas donner le vrai nom historique de la "première grande bande dessinée" de l'Histoire (effectivement...): la "Telle du Conquest".

Après une pause sucrée qui sera appréciée par tous avec la recette des bourdelots et des douillons, viennent les pages salées et pleine d'amertume d'héroïsme et de tragédie consacrées au débarquement de 1944 (pp. 16 à 19) et qui sont remarquables par leur qualité pédagogique (notamment pour l'explication de l'un des plus grands faits de toute l'histoire humaine) mais on doit, hélas, constater un oubli majeur qui ne tient pas compte des évolutions les plus récentes de la perception de cet événement et de sa représentation collective et officielle: il faut, en effet, déplorer l'absence de toute allusion et référence au rôle joué par la population civile normande et notamment par la résistance normande de la France Libre (aucune allusion au Général de Gaulle ou au commando Kieffer débarqué à Ouistreham) qui a concrètement rétabli sur son sol la souveraineté administrative de la république française.

Il est urgent de reviser l'image du Débarquement en Normandie de 1944: les Normands n'ont pas été passifs sous les bombes!

Ils y ont participé de façon concrète en aidant les soldats alliés, en faisant du renseignement militaire, en faisant preuve de solidarité collective (défense passive). On aurait pu rappeler tout simplement l'essentiel: les Normands ont été les martyrs du retour de la Liberté en Europe. 29000 victimes civiles. 498 communes sinistrées.

Après le tragique de l'Histoire avec une "grande hache" (G. Pérec), les auteurs nous emmènent à Granville (p.20) avec une jolie page de coloriage sur une robe du couturier Dior. Mais Granville, port de pêche et de Terre-neuvas n'est pas évoqué. Dommage! (Même chose pour Fécamp et Dieppe, oubliés dans le parcours de cette balade.)

Choix éditorial oblige, les beautés du Cotentin ne sont pas présentées: manquent à l'appel la merveilleuse cathédrale de Coutances, la sublime côte des havres et les falaises sauvages de la Hague (avec l'Usine ou sans... comme vous voudrez!)

En revanche, on saura tout sur Chausey, la pêche à pied et le phénomène des grandes marées: c'est très précis et bien présenté!

Retour plus heureux, ensuite, à l'histoire de la Normandie avec une excellente double page consacrée aux abbayes normandes, aux fondeurs de cloches de Villedieu-les-poêles, histoire de nous préparer aux pages 26 à 29 consacrées au... Mont-Saint-Michel qui est au labeur d'éditeur pour l'enfance ce que la montée de l'Isoard peut représenter pour un cycliste du Tour de France: un passage obligé très rude et très risqué!

Eh bien, nos amis éditeurs du Poitou s'en sortent avec les honneurs en nous proposant des pages très pointues (c'est le cas de le dire...) quant à l'architecture de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, sur la question du rétablissement du caractère maritime des lieux... sans aucune allusion à une célèbre région voisine. Bravo!

Après les hauteurs montoises et michaéliques (on aurait pu dire, en passant, que la Saint Michel c'est aussi la fête des Normands...), retour sur le littoral  avec une belle présentation de la coquille Saint-Jacques et ses deux-cents yeux comme Argus! (je ne le savais pas!)

On arrive ainsi, à la mitan de l'ouvrage avec les pages 34 et 35 qui sont, assurément, les plus réussies car il s'agit d'une très belle évocation à hauteur d'enfants des impressions intimes que peuvent donner des souvenirs normands: sans que cela soit dit directement, on est là au coeur de cette notion si essentielle d'espace vécu chère au géographe normand Armand Frémont et qui permet de définir l'originalité de l'identité normande par rapport à d'autres identités régionales plus évidentes sinon plus... bruyantes: l'identité normande est un existentialisme personnel.

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Après ce sommet sur les impressions normandes, on passe tout naturellement à l'impressionisme avec les pages 36 et 37 qui sont, elles aussi, de bonne facture avec le rappel d'une évidence: l'impressionnisme est né sur la côte normande car les peintres parisiens pouvaient emporter leurs couleurs avec eux grâce à l'invention de la peinture en tube! Eh oui! l'histoire tient à peu de choses... Dans ces pages, on ne boudera pas notre plaisir de voir Eugène Boudin enfin mis à sa vraie place, celui d'initiateur et d'éducateur du génial Monet.

Mêmes remarques quant à l'évocation d'Auguste Perret et de l'église Saint-Joseph du Havre ou pour décrire Etretat et l'invention du roman policier pp. 38 et suivantes: ce sont des aspects de la matière normande qui ne sont pas toujours présentes dans les vulgarisations éditoriales. On saluera donc ici un bel effort de curiosité intellectuelle... même si nous aurions aimé voir la reproduction d'une peinture de Monet de la Manneporte ou de la porte d'Aval pour Etretat.

Après les beautés de la côte d'Albâtre, direction Rouen, la métropole normande en faisant un détour par le Bec- Hellouin (p.43) pour évoquer la tradition normande de l'architecture à pan-de-bois: sur le sujet, on pouvait s'attendre à ce que l'on nous propose plutôt la visite d'un manoir du pays d'Auge (par ex: Coupesarte) faute d'aller à Lisieux qui était autrefois, c'est-à-dire avant 1944, la capitale française du pan-de-bois... Quitte à faire étape au Bec-Hellouin, on aurait pu aller voir l'abbaye (mais le thème a déjà bien été traité auparavant) mais aussi la ferme maraîchère en permaculture bio qui s'y trouve et qui est, désormais, célèbre dans le monde entier!

Camille et Jade sont désormais à Rouen (pp. 44 à 47) avec une visite approfondie du "Gros-Horloge" de Rouen, de l'Historial dédié à Jeanne d'Arc et,  bien entendu, de la cathédrale "la plus haute de France" voire du monde (avant 1880). En revanche: aucune allusion aux grands voiliers de l'Armada, à l'aître Saint-Maclou ou aux dentelles du palais de Justice qui est, avec celui de Rennes, l'un des plus beaux anciens parlements de province encore conservés... On invite donc nos amis poitevins à venir visiter Rouen de façon plus approfondie, l'ancienne seconde ville de France vaut vraiment le détour, pour parler comme le guide Michelin, même si elle située à moins d'une heure de voiture de Paris!

Après ce passage dans la plus grande ville de Normandie, nos deux enfants repassent "outre l'eau" du côté des planches de Deauville et de Honfleur, capitale incontestée du pittoresque (pp.48 -51). Mais là encore, une belle occasion de pédagogie est manquée: aucune allusion à l'estuaire de la Seine, mélange surréaliste d'espaces naturels et industriels. On aurait pu évoquer à hauteur d'enfant, les terminaux du port du Havre, le pont de Normandie ou le marais Vernier... Je sais bien qu'il faut faire des arbitrages éditoriaux mais il y a, avec cet oubli, un sérieux trou dans la carte normande...

Et c'est précisément que vient le moment de bouder sérieusement... A cause de Boudin!

Page 51:

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Cela pouvait être, assurément, la plus belle page d'exercice du livre avec cette étude de nuages "à la Boudin" proposée aux enfants (et que j'ai moi-même expérimentée avec ma fille: ça marche très bien...)

Mais, que vient donc faire là cette vue de... Portrieux peinte par un Eugène Boudin qui s'en alla aussi peindre sur la côte bretonne? Il faut convenir que c'est ici totalement hors-sujet!

D'où ce conseil humoristique sinon ironique de Normand habitué à lire Ouest-France, le grand quotidien régional ligéro-breton qui ne fait jamais mystère de ses préférences régionales par des allusions régulières discrètes sinon subliminales: quand vous faites un livre sur la Normandie, vérifiez bien que votre infographiste n'est pas... breton!

Après le littoral, il serait temps, enfin, de découvrir les beautés verdoyantes de la Normandie plus rurale de l'arrière-pays, avec un passage par la "Suisse normande" (vallée de l'Orne), le beau site trop méconnu des roches d'Oêtre (vallée de la Rouvre) avant de faire plus ample connaissance avec la vache normande et ses cinq fromages AOC au lait cru (pp. 52-55): on n'y trouve rien à redire! C'est parfait... jusqu'au petit jeu mystère consistant à découvrir le nom des trois robes traditionnelles des vaches de race normande.

On restera dans l'Orne, le département normand le plus mystérieux, avec la visite plutôt inattendue du château de Carrouges (p.56) qui mérite vraiment le détour et qui témoignera fort bien pour tous les autres châteaux et manoirs d'une Normandie qui en compte tant: on notera simplement que M. Xavier Bailly, ancien administrateur du Mont St Michel et du château de... Carrouges pour le compte du Centre des Monuments Nationaux (CMN), a été consulté par les auteurs du livre, ceci expliquant cela!

Cette balade normande finit symboliquement (p.55) par une évocation de la pomme (le fruit défendu du Paradis): c'est bien vu de rappeler que la variété "bénédictin" provient du verger des moines de Jumièges mais c'est moins bien de laisser entendre que la Jonagold est une variété ancienne normande et de laisser croire que le cidre normand se sert à la... bolée! 

On aurait pu enfin dire à nos enfants qu'il y avait autrefois en Normandie près de 6000 variétés locales de pommes!

Avant de regagner Paris (on imagine fort bien que Camille et Jade sont deux enfants de la région parisienne avec une famille ayant ses racines en Normandie...) on nous propose une halte dans le jardin de Claude Monet à Giverny dont le laboratoire de lumière et de couleurs se trouve très symboliquement posé à cheval sur la rivière Epte qui fait  la frontière entre France et Normandie: de Rollon à Monet, la boucle est donc bouclée!

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Conclusion:

L'Etoile de Normandie vous conseille ce livre consacré à la Normandie et à proposer à vos bézots pendant les vacances, en dépit de certaines lacunes ou erreurs que l'on retrouvera aussi ailleurs notamment, une certaine absence de présentation explicite du patrimoine culturel et spirituel chrétien alors qu'il s'agit de notre patrimoine architectural et artistique essentiel en Normandie comme ailleurs en France...

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Par exemple, p.45: l'animal héraldique de Rouen n'est pas "un mouton" mais un agneau, référence à la résurrection du Christ le jour de Pâques après son sacrifice sur la croix comme un agneau... On aurait pu aussi évoquer Sainte Thérèse qui attire à Lisieux 700000 pélerins par an venus du Monde entier. Ce n'est pas rien.

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Sur le fond, on regrettera que ce beau tour de Normandie par deux enfants n'aille pas plus loin dans la découverte de l'identité régionale normande: on aurait pu proposer, par exemple, un lexique des mots normands et faire le lien avec l'anglais puisque 35000 mots de l'anglais moderne ont une origine franco-normande à cause de Guillaume Le Conquérant.

On aurait pu, enfin, avoir une présentation plus institutionnelle de la Normandie, notamment de son conseil régional et de son drapeau dont la version blasonnée n'apparait que p.7 dans la chronologie à plier en accordéon: nos "cats", autrement dit, les deux léopards (voire trois) ou "lions passant et gardant" d'or sur fond rouge qui intriguent régulièrement nos enfants et nos jeunes lorsque nos bâtiments publics sont (de plus en plus) pavoisés aux couleurs normandes...

 

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Bref! Saluons, un bel effort de curiosité intellectuelle venue du Poitou à l'égard de notre Normandie dans le but de la mettre au niveau des enfants...

Mais, la Bretagne qui dispose toujours (on se demande bien pourquoi) d'une sorte de monopole médiatique grand public sur l'identité régionale n'est jamais très loin!

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Pour découvrir les éditions "bonhomme de chemin":

https://www.bonhommedechemin.fr/

Un détenu condamné à Rouen pour avoir tiré profit de la prostitution de sa femme depuis sa cellule

Une affaire de prostitution à Rouen (Seine-Maritime) a été jugée au tribunal mardi 30 juillet 2019.

Une affaire de prostitution à Rouen (Seine-Maritime) a été jugée au tribunal mardi 30 juillet 2019. (©Illustration / Adobe Stock)

Tout commence par un signalement au Procureur de la République de Rouen (Seine-Maritime), courant 2019, émanant de deux détenus incarcérés au centre de détention d’Annœullin, dénonçant « que depuis sa cellule, Andrei* gère la prostitution de sa femme ainsi que d’une amie à elle, mais également qu’il recevrait entre 200 et 400 euros par mois de la part de celles-ci, argent qui proviendrait de cette activité », résume le tribunal.

Lire aussi : À Rouen, un père alcoolique condamné pour des violences sur ses enfants

Une enquête est alors diligentée par le Parquet de Rouen, et les investigations permettent de confirmer les faits dénoncés. En effet, après des écoutes téléphoniques et des surveillances, les policiers parviennent à établir le rôle de chacun dans cette affaire. Andrei reçoit de l’argent chaque mois de la part de sa compagne provenant de son activité charnelle, Manuela* transmet la part de loyer de son amie ainsi que la sienne à Michel* pour l’appartement que ce dernier leur sous-loue, et Michel, considéré comme un intermédiaire dans cette affaire, paie l’abonnement téléphonique dont se sert Andrei pour contacter sa femme depuis sa cellule, puis approvisionne le compte en détention de ce dernier avec l’argent de Monica, et accompagne cette dernière voir Andrei au parloir », précise la présidente.

En garde à vue, Michel reconnait les faits qui lui sont reprochés, mais conteste avoir profité de la prostitution des deux femmes : « j’ai fait cela pour les aider uniquement ». Andrei, reconnait recevoir 260 euros environ par mois de sa compagne et explique ses conversations téléphoniques avec celle-ci alors qu’elle se trouve avec des clients : « c’était pour assurer sa protection ». Manuela nie quant à elle contrôler les activités sexuelles de son amie et colocataire : « on s’entraidait et on se protégeait mutuellement », indique-t-elle.

« Je ne suis pas la victime de mon mari »

Face au tribunal, les trois prévenus maintiennent leurs déclarations et ne comprennent pas les poursuites judiciaires contre eux, poussant la présidente du tribunal à rappeler la définition du délit de proxénétisme : « Dès lors que l’on reçoit des revenus en sachant qu’ils proviennent de la prostitution d’autrui, cela suffit à caractériser le délit de proxénétisme ».

Michel explique au tribunal qu’il a fait cela uniquement pour rendre service et n’en avoir tiré aucun bénéfice, Manuela explique quant à elle : « Michel n’a fait que nous aider amicalement, il n’a jamais profité de notre argent, quant à mon mari, je ne suis pas sa victime, c’est normal que je l’aide pendant sa détention, je ne suis coupable de rien du tout vis-à-vis de mon amie, je n’ai pas profité de son argent. » Quant à Andrei, il « demande pardon à l’Etat français. Je reconnais avoir reçu de l’argent mais je ne me suis jamais occupé de la prostitution, je souhaite juste rentrer en Roumanie auprès de ma mère. »

Lourde peine requise

Le ministère public rappelle en préambule que depuis 2016, ce ne sont plus les prostituées qui sont sanctionnées mais toute personne qui en profite directement ou indirectement.

Il estime que les éléments matériels dans ce dossier sont suffisants, et requiert contre Andrei la peine de 3 ans d’emprisonnement, l’interdiction du territoire français pendant une durée de 10 ans ainsi que son maintien en détention. Il estime que les rôles de Marcel et Monica sont « moins importants », mais malgré leur absence d’antécédents judiciaires, requiert la peine de 18 mois d’emprisonnement chacun.

«Dossier sur fond de misère humaine »

L’avocate de Michel rappelle l’absence de condamnation au casier judiciaire de son client, le qualifiant de « pauvre homme, n’ayant jamais eu de petite amie, vivant seul depuis 19 ans », ayant recours aux prostituées et tissant parfois des liens avec certaines d’entre elles.

Elle rappelle la situation de son client, qui est inséré dans la société, mais qui est désocialisé : « il n’a ni parents, ni famille. Son seul contact humain, ce sont les prostituées » Dans ce dossier qu’elle qualifie de « misère humaine », elle indique que son client n’a pas loué cet appartement dans le but qu’il serve à la prostitution des deux femmes : « il a juste voulu rendre service, qu’elles ne dorment plus dehors, comme beaucoup d’association venant en aide aux prostituées, et je ne pense pas que cela mérite 18 mois de prison » martèle-t-elle en demandant au tribunal une peine d’emprisonnement avec sursis.

Lire aussi : Il vend les services sexuels de jeunes filles : un couple de Rouen mis en examen pour proxénétisme

Pour le conseil d’Andrei et Manuela, elle considère que dans ce dossier « on souhaite sanctionner la prostitution d’autrui », et demande au tribunal de ne pas confondre l’entraide entre deux prostituées et le délit reproché à ses clients, estimant que le ministère public par ses réquisitions « cherche à criminaliser la misère sociale de sa cliente ». Elle demande la relaxe des faits de proxénétisme.

Le Tribunal a condamne Manuela à la peine de 8 mois d’emprisonnement avec sursis avec interdiction du territoire français pendant 3 ans, Michel à la peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis et Andrei, considéré comme le gérant de ce proxénétisme, à la peine de 1 an d’emprisonnement avec interdiction du territoire français pendant 10 ans et maintien en détention. **

*Les prénoms ont été modifiés
** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

De notre correspondant Frédéric Bernard

La baignade et les activités nautiques sont de nouveau autorisées à Étretat

L'interdiction de baignade dans les plages d'Étretat (Seine-Maritime) a été levée mercredi 31 juillet 2019.

L’interdiction de baignade dans les plages d’Étretat (Seine-Maritime) a été levée mercredi 31 juillet 2019. (©JBM / 76actu)

Commerçants et touristes d’Étretat (Seine-Maritime) vont retrouver le sourire pour le week-end : l’interdiction de baignade a été levée, mercredi 31 juillet 2019. 

Le 18 juillet, un incendie à la station d’épuration d’Étretat, entraînant un risque de rejets d’effluents en mer, avait poussé la préfecture de Seine-Maritime à prendre un arrêté interdisant la baignade et les activités nautiques pour les plages d’Étretat, Yport, Le Tilleul et Vattetot-sur-mer.

Lire aussi : En plein été, la baignade est toujours interdite à Étretat : « C’est la poisse ! »

« Pas de dégradation de la qualité des eaux »

Ledit arrêté avait été suspendu pour toutes les villes sauf Étretat, le 26 juillet. Des analyses complémentaires devaient alors encore être opérées par l’Agence régionale de la santé sur les plages d’Étretat. Celles-ci n’ont, selon la préfecture, « pas relevé de dégradation de la qualité des eaux de baignade », justifiant la levée de l’interdiction par le préfet.

« Un suivi renforcé de la qualité des eaux sera maintenu par l’Agence régionale de santé ces prochains jours, afin d’être en mesure de réagir rapidement en cas de dégradation de la qualité des eaux de baignade », précise la préfecture par voie de communiqué.

Soutien au port de Fécamp : Alban Bruneau invite la SNSM dans les débats

Le vice-président Alain Bazille a présenté devant le Conseil départemental du 20 juin, le plan pluriannuel d’investissements 2019-2023 dédié au port de Fécamp à hauteur de 6.605.000 € HT. Le Département en financera 30 %

Contenu du plan d’investissementsPlaisance : 2.725.000 € HT

 

Commerce : 2.710.000 € HT

Pêche : 1.170.000 € HT

Un engagement salué par Alban Bruneau pour le groupe communiste, car « un port qui se porte bien et dans lequel on investi, c’est toujours une excellente nouvelle pour l’activité économique et tous les emplois locaux qui en dépendent. C’est aussi une bonne nouvelle pour notre Département maritime et ses territoires directement concernés par les activités portuaires ».

Puis il a souhaité profiter de cette délibération pour « saluer la réalisation des premiers investissements sur le port de pêche du Havre. Un port que notre collectivité a permis de remettre à flot, après des années d’alertes de la part de la coopérative maritime, des pêcheurs et de plusieurs élus locaux, sur sa fragilisation progressive et les menaces qui pesaient sur son avenir ».

Avant de renouveler ses « appels en faveur de la coopération entre les ports normands ». Certes, ils relèvent de compétences différentes, Département, Région, Etat, « mais ils doivent former à l’évidence un ensemble cohérent parce qu’ils constituent un maillage portuaire sur toute l’étendue de nos côtes. C’est un atout précieux. Leur complémentarité doit alimenter leurs coopérations, en particulier dans une période où la transition écologique, la transition énergétique, va forcément s’accentuer tant dans le maritime que le portuaire. A défaut de quoi, une logique de concurrence, de compétition, finira fatalement par en fragiliser certains. Sans réengager le débat de ce matin sur les mobilités, la capacité des ports à réduire leur empreinte carbone fait partie de ces enjeux ».

Alban Bruneau a tenu, pour terminer son intervention, « à parler de la SNSM et de ses sauveteurs cruellement touchés par le drame de la semaine dernière au large des Sables d’Olonne. Ce drame vient nous rappeler l’immense service public rendu, et parfois le sacrifice, de ces 8.000 sauveteurs bénévoles qui assument, par délégation et depuis 200 stations, une mission incombant à l’Etat. 9.000 personnes en difficulté ont ainsi été secourues l’année dernière ».

Or, « la SNSM est confrontée à un problème récurent de financement. Son budget de 32 Millions est financé à plus de 70% par des dons privés et pour 30% seulement de fonds publics (Etat et collectivités territoriales). La subvention annuelle de fonctionnement de l’Etat demeure insuffisante pour permettre notamment les investissements nécessaires ».

Par conséquent l’élu communiste a estimé « qu’il faut aller plus soin et assurer aux sauveteurs les moyens matériels dont ils ont besoin ». Il a relayé « une proposition de loi déposée à l’initiative de Sébastien Jumel et nous l’espérons bien de nombreux autres députés dans une logique transpartisane, pour qu’une contribution au financement de la SNSM soit demandée aux plaisanciers qui représentent 80 % des interventions en mer.Cette contribution modeste de 5 à 30 par an, en fonction de la longueur du navire, dégagerait un produit de plus de 5 Millions par an ».

En réponse, le Président Martin a annoncé avoir écrit au président de la SNSM qui « sait combien nous les soutenons », avant de rappeler ce que le Département fait en faveur de cette « mission de service public permanente qui repose sur un total bénévolat ».

Toutefois et malgré la relance d’Alban Bruneau, il a refusé de se positionner en faveur de la proposition de loi déposée.

Enfin, Alain Bazille, toujours en écho aux propos du groupe communiste du Front de Gauche, a fait savoir qu’une « étude vient d’être lancée pour renforcer les mutualisations entre les ports de Seine-Maritime… ».

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : Intervention port de pêche de Fécamp

Environnement. Le plan de gestion des déchets de la Région Normandie doit revoir sa copie

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Le tribunal administratif de Caen (Calvados) a partiellement annulé la délibération du Conseil régional quant au plan régional de prévention et de gestion des déchets en Normandie voulu par la Région. (©Illustration / Adobe Stock)

Un colosse administratif aux pieds d’argile que la région Normandie n’en finit pas de sculpter ! En effet, « la Région a adopté en octobre 2018 son PRPGD, faisant de la Normandie la première région française dotée d’un tel document d’orientations et d’objectifs pour le territoire. » Voici, mot pour mot, les propos indiqués dans le rapport 2018 sur la situation de la Région en matière de développement durable. Mais ça, c’était il y a 10 mois ! 

Lire aussi : Environnement. Pourquoi le plan de gestion des déchets de la Région Normandie a-t-il été retoqué ?

« En effet, par un jugement rendu le 4 juillet 2019, le tribunal administratif de Caen a partiellement annulé la délibération du Conseil régional de Normandie en date du 15 octobre 2018 approuvant le plan régional de prévention et de gestion des déchets », explique l’association Manche nature, qui oeuvre dans l’étude et la protection de la nature.

Et de poursuivre : 

[Le tribunal] lui enjoint dans le délai d’un an d’inscrire au plan les actions pour le développement de la tarification incitative et de planifier les installations dédiées à la valorisation énergétique, deux sujets très importants du plan.

Et dans les faits …

Le PRPGD, pour Plan régional de prévention et de gestion des déchets, est une sorte de manifeste ou de document socle, garant de la bonne gestion présente et future de ce tout ce qui s’apparente à un déchet sur le territoire normand. Développement de la méthanisation, calcul des quantités stockées, valorisation, stockage, économie circulaire, etc. : tout le champ lexical du déchet y est passé au crible.

Comme indiqué en début d’article, la Normandie avait pour vocation d’être la première région française à mettre en application un tel plan.  Sauf que, d’après Manche Nature, ce plan «  a été réalisé dans des délais inutilement précipités ». La justice administrative abonde dans ce sens et semble estimer que le plan méconnaît par exemple les dispositions de  l’article L. 541-13 du code de l’environnement, qui indique clairement que :

Le plan régional de prévention et de gestion des déchets a pour objet de coordonner à l’échelle régionale les actions entreprises par l’ensemble des parties prenantes concernées par la prévention et la gestion des déchets.

Mais la justice pointe également des difficultés à s’adapter à un article suivant (L541-16), qui régit, lui, les grandes lignes d’un PRPGD. Concrètement, c’est la structure même du projet qui semble alors fragilisée par les remarques du tribunal. 

Quid de l’avenir du PRPGD ? 

À Manche nature de poursuivre :

La Région doit maintenant revoir sa copie rapidement. Elle ne pourra plus soutenir qu’elle n’a pas à préciser les façons de parvenir aux objectifs fixés, avec calendrier et budget, et renforcer les moyens humains et financiers affectés à ses services.

Et de conclure, plus brutalement cette fois : 

L’absence d’actions concrètes pour atteindre les objectifs fixés ou encore de mise en place d’un observatoire fonctionnel pour le suivi des actions font que ce plan relevait plus d’un catalogue de bonnes intentions. 

Guillaume Canet, Céline Sciamma… Pour sa rentrée, le cinéma l’Omnia de Rouen frappe fort

Pour sa rentrée, l'Omnia de Rouen (Seine-Maritime) va proposer de nombreuses avant-premières exclusives.

Pour sa rentrée, l’Omnia de Rouen (Seine-Maritime) va proposer de nombreuses avant-premières exclusives. (©DR)

Le programme est des plus alléchants. « Normal, nous explique Jean-Marc Delacruz, programmateur du cinéma l’Omnia de Rouen (Seine-Maritime), c’était une très grande année de cinéma à Cannes. »

Lors du festival au célèbre tapis rouge, Jean-Marc estime cette année avoir vu un cru exceptionnel, « une programmation digne des meilleures années cannoises, avec des auteurs qui se sont aventurés dans des genres où on ne les attendait pas, et aussi des découvertes ». Du festival, l’homme est revenu avec des envies, des idées, l’espoir de pouvoir proposer les films qu’il a préférés dans le cadre d’avant-premières exceptionnelles, parfois en présence des équipes.

Lire aussi : Pourquoi les cinémas de Rouen proposent-ils si peu de films en version originale sous-titrée ?

Sciamma, Mendonça Filho etc.

« Tous les films que j’ai trouvés les plus réussis, nous avons réussi à les avoir pour notre rentrée. » Aussi, pêle-mêle, l’Omnia accueillera le 24 août Céline Sciamma pour une projection-débat de son « grandiose » Portrait de la jeune fille en feu, prix du Scénario à Cannes, mais aussi notamment Kleber Mendonça Filho, auteur de Bacurau, « peut-être le plus gros coup de coeur » du programmateur, « du Tarantino puissance 1000, saupoudré d’un passionnant volet politique ».

Vidéo : Bande-annonce de Bacurau :

Outre ces deux « très grands films », Jean-Marc Delacruz se réjouit également d’accueillir à l’Omnia Nicolas Pariser, « un grand metteur en scène », auteur d’une « vraie surprise », Alice et le Maire, ou encore Hafsia Herzi, l’actrice révélée par Abdellatif Kéchiche ayant réalisé un « très touchant » premier film, Tu mérites un amour.

Vidéo : Bande-annonce de Tu mérites un amour :

Une opération tarifaire spéciale

La rentrée du cinéma démarrera à l’Omnia le 20 août, et durera jusqu’au 30 septembre 2019. Pour l’occasion, le cinéma proposera « une opération tarifaire, afin de faire bénéficier les spectateurs d’un tarif réduit sous la forme de coupons de réduction ». 

Le programme détaillé des avant-première de la rentrée au cinéma l’Omnia :

  • Mardi 20 août 2019 à 20 heures : Perdrix, d’Erwan Le Duc, en présence du réalisateur et de Maud Wyler, l’actrice principale ;
  • Jeudi 22 août 2019 à 20 heures : Une fille facile, de Rebecca Zlotowski ;
  • Samedi 24 août 2019 à 19h30 : Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma, en présence de la réalisatrice ;
  • Lundi 26 août 2019 à 20 heures : Vif argent, de Stéphane Batut, en présence du réalisateur ;
  • Mercredi 28 août 2019 à 20 heures : Papicha, de Mounia Meddour, en présence de la réalisatrice ;
  • Lundi 2 septembre 2019 à 20 heures : Sorry we missed you, de Ken Loach ;
  • Jeudi 5 septembre 2019 à 20h30 : Au nom de la terre, d’Edouard Bergeon, en présence du réalisateur et de Guillaume Canet, l’acteur principal ;
  • Samedi 7 septembre 2019 à 20 heures : Ceux qui travaillent, d’Antoine Russbach, en présence du réalisateur ;
  • Dimanche 8 septembre 2019 à 10h30 : Jeanne, de Bruno Dumont ;
  • Dimanche 8 septembre 2019 à 16 heures : Tu mérites un amour, d’Hafsia Herzi, en présence de la réalisatrice ;
  • Mardi 10 septembre dès 19h30 : soirée Dario Argento, en présence de Jean-Baptiste Thoret ;
  • Vendredi 13 septembre 2019 à 20 heures : Atlantique, de Mati Diop, en présence de la réalisatrice ;
  • Dimanche 15 septembre 2019 à 11 heures : Oleg, de Juris Kursietis ;
  • Lundi 16 septembre à 20h15 : Cancion si Nombre, de Melina Leon ;
  • Mercredi 18 septembre 2019 à 20 heures : Pour Sama, d’Edward Watts, en présence du réalisateur ;
  • Vendredi 20 septembre 2019 à 20 heures : Nous le peuple, de Claudine Borries, en présence de la réalisatrice ;
  • Samedi 21 septembre 2019 à 20 heures : Bacurau, de Kleber Mendonça Filho, en présence du réalisateur ;
  • Dimanche 22 septembre à 10h30 : Lillian, d’Andreas Horvath ;
  • Lundi 23 septembre à 20h15 : Vivre et chanter, de Johnny Ma ;
  • Jeudi 26 septembre 2019 à 20 heures : J’ai perdu mon corps, de Jérémy Clapin ;
  • Samedi 28 septembre 2019 à 20 heures : Alice et le maire, de Nicolas Pariser, en présence du réalisateur.

Une piste cyclable anglo-normande pour conjurer le BREXIT

Outre-l'eau (la vraie), Boris Johnson vient d'être désigné Premier ministre de sa gracieuse Majesté Elizabeth la Seconde reine d'Angleterre, d'Ecosse, d'Irlande du Nord et...duchesse de Normandie pour nos îles: il va sans dire qu'un Brexit sans accord serait, pour nous tous, de la Normandie à l'Ecosse en passant par toute l'Irlande et les îles anglonormandes... une catastrophe!

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Depuis plus de 500 ans c'est toujours la même chose... Dès que les relations se dégradent entre l'Angleterre et l'Europe continentale, la Normandie étant aux premières loges, se prend les embruns de l'Histoire en pleine figure!

Alors il faut reserrer tous nos liens économiques, culturels, historiques entre la Normandie et les îles Britanniques... Par exemple, l'Avenue verte à vélo entre Paris et Londres qui passe par Dieppe puisque c'est par là le plus court chemin, chemin déjà employé il y a plusieurs siècles pour ramener la marée de Dieppe jusqu'au boulevard Poissonnière de Paris ou pour rejoindre par le chemin de fer la plage la plus proche de la capitale française avant de prendre depuis Dieppe un ferry pour l'Angleterre, ferry qui existe depuis la... seconde moitié du XVIIIe siècle et dont le port anglais de Newhaven est actuellement une possession normande (appartenant au conseil départemental de la Seine-maritime) comme jadis le port de Calais fut aux Anglais...

 On lira avec intérêt ce communiqué de presse du conseil départemental de la Seine-maritime (2 mai 2019):

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Commentaire de Florestan:

Les liaisons transmanche entre la Normandie et l'Angleterre sont devenues essentielles et stratégiques pour notre économie régionale mais aussi, tout simplement, pour nos échanges culturels, scolaires et familiaux...

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Près de Rouen, un pitbull attaque des passants : les policiers lui tirent dessus

La jeune femme possède deux American Staffordshire Terrier, des chiens qui impliquent une grande responsabilité (photo d'illustration).

Trois personnes ont été mordues par un pitbull mardi 30 juillet 2019 à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). (©Illustration / Adobe Stock)

Mardi 30 juillet 2019, les policiers ont été appelés pour intervenir à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), dans un jardin bordant la rue des Dahlias, où un pitbull a sauté par-dessus sa clôture pour mordre trois passants

Lire aussi : Ils lâchent leur pitbull dans une ferme pédagogique : plusieurs animaux tués

L’animal transféré à la SPA

Arrivés sur les lieux, les policiers ont constaté la présence de cinq autres pitbulls dans l’enclos, et ouvert le feu sur celui ayant mordu les passants pour le neutraliser. Selon une source judiciaire, le tir aurait occasionné une légère blessure à l’animal.

Les propriétaires de la maison étant selon nos informations absents au moment des faits, les sapeurs-pompiers ont recueilli l’animal blessé pour le transférer à la SPA. Une enquête a été ouverte par la police.

TOURNOI TENNIS LONDINIERES

TC LONDINIERES

Du 16 août au 1er septembre 2019

Le Tennis Club de Londinières organise du 16 août au 1er septembre 2019 son traditionnel tournoi estival.
Ce tournoi est ouvert aux NC jusqu’aux 15/1. Vous trouverez ci-dessous les différents tableaux ainsi que les tarifs.

Simple senior Dames/Messieurs (16€)
Simple senior Messieurs + de 35 (16€)
Double Messieurs/Mixte (8€/pers)
Consolante 4ème série

Date d’entrée en lice approximative

INFO TOURNOI:
Juge arbitre: Damien LEROUX
Homologation 2019 58 76 0330 004
Inscription: Edouard LIEURY 0631955326 ou tennislondi@orange.fr

VIDÉO. Une voiture en feu en plein centre-ville de Rouen : une enquête ouverte

Une voiture en feu, rue Saint-Maur à Rouen (Seine-Maritime).

Une voiture en feu, rue Saint-Maur à Rouen (Seine-Maritime). (©Twitter @lawhrv)

Très tôt le mercredi 31 juillet 2019, les pompiers sont intervenus rue Saint-Maur à Rouen (Seine-Maritime) pour prendre en charge l’incendie d’une voiture garée dans la rue.

Un périmètre de sécurité mis en place

Vers 5h15, les riverains ont constaté qu’un véhicule avait pris feu au niveau du 39 rue Saint-Maur, à l’angle de la rue et de celle du Docteur Louis Dumenil.

Les pompiers ont rapidement maîtrisé l’incendie et défini un périmètre de sécurité. Une enquête est en cours pour déterminer les origines du départ du feu.

• VIDÉO. Incendie d’une voiture en plein centre-ville à Rouen :

Photo de la voiture

Quelques heures plus tard, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la carcasse. (©@lawhrv/twitter)

Près de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher, des lamas se prélassent dans un petit coin de paradis

Six lamas vivent dans la ferme du Tipi, non loin de la raffinerie de Gonfreville-l'Orcher, près du Havre (Seine-Maritime).

Six lamas vivent dans la ferme du Tipi, non loin de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime). (©ML/76actu)

« J’ai eu un véritable coup de foudre pour les lamas il y a maintenant 25 ans », raconte Nathalie Guihard, 55 ans, une passionnée de ces animaux originaires du Pérou. En plus de son élevage équin, l’ancienne agente immobilière a diversifié sa ferme pédagogique avec des moutons, des oies, des cochons, des ânes… et des lamas !

Des animaux tout doux

Non loin des cheminées de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), dans un écrin vert, ces curieux animaux des latitudes du sud vivent au nombre de six dans la ferme du Tipi, près du Havre. « Nous les avons mis dans un emplacement avec une colline, car ils ont l’habitude de vivre dans des montagnes », souligne l’éleveuse.

Nathalie adore les lamas, car ce sont des animaux très doux : « Ce sont des ruminants, ils ne mordent pas. Ils sont très faciles à éduquer et sont vraiment très adaptés à la médiation animale. Ils sont moins brusques que les chevaux, notamment avec les enfants, les personnes âgées ou porteuses d’un handicap. »

Lire aussi : Proposez des noms pour les quatre petits lamas nés en 15 jours au Parc animalier de Montaigu !

Ils ne crachent pas !

Et contrairement à ce que l’on croit, les lamas ne crachent pas à tout bout de champ ! « C’est une légende, le crachat est en fait leur seul moyen de défense. Les seules fois où mes lamas ont craché, c’était quand ils étaient souffrants ou qu’on était en train de leur faire un vaccin. »

Si Nathalie Guihard arrive à éduquer ses lamas comme ses chevaux, elle précise que ces camélidés domestiques ne peuvent pas être montés par des personnes de plus de 40 kg. « Au Pérou, ils sont plutôt utilisés pour porter des choses et pour leur laine. »

Ici, Barbie, Noisette, Okapi, Daisy, Ulan et Naëma ont la belle vie. Avec leur belle tonte estivale, « parfois, on les emmène dans des maisons de retraite ou en randonnée. » Ils sont chouchoutés par Nathalie, son mari, leur animateur équestre, leur apprenti et la dizaine de bénévoles qui gravite autour de la ferme. « Les lamas sont vraiment très attentifs et affectueux. Ils me font des bisous et me suivent partout, même dans la salle de bain ! »

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Un lama dans votre jardin ?

Pratique, le lama n’est pas difficile à nourrir. Il mange de tout dans le jardin, « les mauvaises herbes comme les bonnes ! », s’exclame Nathalie. La passionnée explique que tout un chacun peut avoir un lama chez soi. « Il n’y a pas d’autorisation particulière. » Combien ça coûte ? Entre 400 et 500 euros pour un mâle « avec beaucoup de laine », calcule Nathalie Guihard.

La passionnée précise qu’il est cependant important d’avoir à ses côtés un vétérinaire qui connaît bien le lama. « C’est particulier, c’est un animal ruminant à plusieurs estomacs, n’importe quel vétérinaire ne connaît pas toujours ce fonctionnement. » Nathalie fait suivre ses amis lamas chez un vétérinaire de Pont-l’Évêque, dans le Calvados. « Sans lui, ce ne serait pas possible. »

Lire aussi : Avec la chaleur en Normandie, les animaux polaires peuvent-ils survivre dans les zoos ?

Nathalie fait également remarquer que les lamas sont très sensibles à la musique. « Une violoniste jouait une fois dans leur enclos et ils venaient tous autour d’elle, c’est vraiment un autre langage corporel que les chevaux. » Peut-être des restes de la lointaine musique des Andes, à l’autre bout de la planète…

EN IMAGES. Découvrez la ferme du Tipi :

Infos pratiques :
La ferme du Tipi, rue de la République, prolongée hameau les fosses, à Notre-Dame-de-Gravenchon.
Courriel : harcourt76@wanadoo.fr
Tél. : 0673226384, 0235310955
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