Archive dans 2 juin 2019

La voiture termine dans une rivière en Seine-Maritime : deux hommes entre la vie et la mort

Deux jeunes hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été transportés à l'hôpital de Rouen (Seine-Maritime), après une sortie de route à Fontaine-en-Bray, samedi 1er juin 2019.

Deux jeunes hommes âgés d’une vingtaine d’années ont été transportés à l’hôpital de Rouen (Seine-Maritime), après une sortie de route à Fontaine-en-Bray, samedi 1er juin 2019. (Illustration ©Adobe stock)

Une voiture seule en cause dans un accident de la circulation a été retrouvée en contre-bas d’un pont à Fontaine-en-Bray (Seine-Maritime), dans la nuit du 1er au 2 juin 2019. Deux jeunes, âgés d’une vingtaine d’années, étaient entre la vie et la mort.

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Évacués vers le CHU de Rouen

Le véhicule a été découvert dans une rivière, en contre-bas de la Route Départemental 1, samedi 1er juin, vers 22 heures. À l’intérieur de l’habitacle, deux jeunes hommes, grièvement blessés et incarcérés, indiquent les sapeurs-pompiers. « La voiture a fait plusieurs tonneaux et a percuté un arbre avant de se retrouver dans la rivière », précise une source préfectorale.

Le transfert vers l’hôpital Charles-Nicolle de Rouen d’une des deux victimes, a nécessité l’intervention de l’hélicoptère de la sécurité civile Dragon 76. La seconde a été également été transportée, médicalisée, vers Rouen. Dimanche matin, le pronostic vital des deux jeunes hommes était toujours engagé.

Aviron. Un Normand décroche la cinquième place aux championnats d’Europe junior

Simon Vandercoilden (tout à droite) du Club nautique de Belbeuf, avec ses coéquipiers
 de l’équipe de France junior.

Simon Vandercoilden (tout à droite) du Club nautique de Belbeuf, avec ses coéquipiers de l’équipe de France junior. (Photo © FFAviron – Eric Marie)

Âgé de 17 ans, Simon Vandercoilden du Club nautique de Belbeuf (Seine-Maritime), et ses coéquipiers de l’équipe de France, Louis Pruvost, Mathis Nottelet-Tollard, Arnaud Buard et leur barreur Mathéo Allemand-Unal ont clôturé leur championnat d’Europe junior en terminant cinquième de la finale A, des championnats d’Europe dans la catégorie JM4 + (quatre de pointe barré).

Du repêchage à la finale

Terminant troisième de leur série le samedi, les Bleus ont dû passer par la case repêchage pour espérer accéder à la grande finale. Sérieux, motivé et concentré, l’équipage n’a pas failli, remportant sa série et se hissant ainsi dans le top 6 pour disputer le titre européen.

Tenant la dragée haute aux meilleures nations européennes, l’équipage tricolore colle jusqu’à mi-parcours l’embarcation turque, mais certainement usé par la journée précédente, Simon et ses coéquipiers vont peu à peu céder du terrain sur leurs concurrents et voir le podium européen et la médaille de bronze leur filer entre les mains au profit du bateau turc pour seulement deux petites secondes.

Objectif Tokyo

Après ce championnat d’Europe, une nouvelle régate de sélection sera organisée à Libourne pour l’ensemble des membres de l’équipe de France Junior A, afin de déterminer les rameurs et rameuses qui participeront aux Championnats du monde junior de Tokyo en août prochain.

Patrimoine. Cinq chefs-d’œuvre de l’architecture de Normandie à jamais disparus

Châteaux de Gavray (Manche) et de Navarre, abbatiale du Bec (Eure), cathédrale d’Avranches, vieilles maisons de Lisieux (Calvados) : ces chefs-d’œuvre de l’architecture médiévale ou classique ne survivent plus qu’à travers des gravures, des photographies, des textes anciens et parfois de maigres vestiges. Rappel de ces monuments regrettés.

Le château fort de Gavray

Il domine le bourg.

Vestiges du château de Gavray (©Wikimedia Commons)

Harcourt, Falaise, Caen, Château-Gaillard, Pirou… : la Normandie entretient encore une parure de châteaux médiévaux. Cependant, la perte de celui de Gavray, dans le département de la Manche, nourrit quelques regrets au regard du commentaire de Jean Froissart, chroniqueur du XIVe siècle : selon lui, c’était « le plus beau chastel de Normandie ».

Méfions-nous néanmoins du sens qu’il donne à l’adjectif « beau ». Dans son esprit, cela peut aussi signifier « redoutable », « imprenable ». Il devait avoir fière allure : son enceinte jalonnée de 6 tours, son donjon quadrangulaire et son entrée protégée par une barbacane, occupaient le sommet d’une colline. Les ducs de Normandie puis le roi de Navarre Charles le Mauvais avaient mis les moyens pour le transformer en verrou du Cotentin.

Depuis son démantèlement au XVIIe siècle, il n’impressionne plus personne. Un parcours de visite permet de déambuler parmi les quelques pans de murs partiellement debout.

Lire aussi : Forteresse, siège politique, musée… Les métamorphoses du château de Caen

L’église abbatiale du Bec-Hellouin

L'abbatiale Notre-Dame du Bec. Détail d'une gravure du XVIIe siècle dans le Monasticon Gallicanum

L’abbatiale Notre-Dame du Bec. A gauche, la tour Saint-Nicolas est encore debout. Détail d’une gravure du XVIIe siècle dans le Monasticon Gallicanum (©Gallica/BNF)

Bien sûr l’abbaye bénédictine du Bec-Hellouin (Eure) existe toujours, mais il lui manque son joyau : l’église.

Cet édifice traduisait dans la pierre la puissance temporelle du monastère (il possédait notamment 25 prieurés en Angleterre) et sa renommée intellectuelle. Autrement dit, les plans étaient grandioses. Reconstruite après l’effondrement de sa tour centrale en 1274, l’église mesurait 125 m de long, soit presque autant que Notre-Dame de Paris !

La Révolution chassa les moines ; l’État récupéra les bâtiments inoccupés, mais ne sut quoi faire de l’église. Faute de nouvelle affectation, elle servit de carrière de pierre dès 1809. Aujourd’hui, il ne reste au sol que les bases des piliers pour se rendre compte de ses dimensions exceptionnelles.

Lire aussi : Histoire. Quand les Révolutionnaires ont tenté d’effacer les traces du catholicisme en Normandie

Les maisons à pan de bois de Lisieux

Façade sculptée d'une maison lexovienne du XVe ou XVIe siècle

Façade sculptée d’une maison lexovienne du XVe ou XVIe siècle (©Flickr The commons)

Qui sait que Lisieux était surnommé avant-guerre la capitale du bois sculpté ? Les touristes venaient dans la ville pour visiter les lieux liés à sainte Thérèse, mais aussi pour admirer les vieilles bâtisses à pan de bois : maison Plantefor, logis de la Salamandre, manoir Formeville…

Leur intérêt résidait notamment dans leur façade sculptée de personnages, d’animaux, d’arcs en accolade, d’armoiries…

Ce formidable patrimoine, qui aurait dû faire de Lisieux l’une des plus belles villes de Normandie, partit en fumée en quelques jours. Au soir du 6 juin 1944, les bombes des avions anglo-américains déclenchèrent un incendie incontrôlable. Les flammes se régalèrent des constructions en bois dont il ne reste qu’une poignée de survivantes.

La cathédrale d’Avranches

Avranches au XVIIe siècle. La cathédrale est visible en haut à gauche. Huile sur toile de Charles Fouqué (1841-1919), d'après Nicolas Gravier dit "Papillon".

Avranches au XVIIe siècle. La cathédrale est visible en haut à gauche. Huile sur toile de Charles Fouqué (1841-1919), d’après Nicolas Gravier dit « Papillon ». (©Laurent Ridel)

Comme les pyramides d’Égypte, on pourrait croire les cathédrales indestructibles. Pourtant, la ville d’Avranches a perdu la sienne il y a environ 200 ans. Dommage, c’était l’une des rares cathédrales romanes de France, la plupart étant de style gothique. Construire en granite, elle devait résister à l’usure du temps.

Malheureusement, en 1796, une partie des voûtes s’effondrèrent ; le maire n’arriva pas à trouver les fonds pour la restauration. Le 4 mai 1812, la municipalité se résolut à faire sauter les dernières vestiges imposants : les deux tours de façade.

Lire aussi : Histoire. Quand la tour de la cathédrale de Bayeux a bien failli disparaître

À l’emplacement de la cathédrale, vous ne verrez aujourd’hui qu’un square et une place.

Le château de Navarre à Évreux

Le château de Navarre, bâti à Evreux pour le duc de Bouillon. Gravure de 1702.

Le château de Navarre, bâti à Evreux pour le duc de Bouillon. Gravure de 1702. (©Gallica/BNF)

Lorsqu’en 2019, les archéologues sondèrent le terrain sur le tracé de la déviation sud-ouest d’Évreux, ils espéraient tomber sur les vestiges de ce château classique. Malheureusement, le sol ne révéla rien. Il faut donc se contenter des plans et des gravures anciennes pour s’imaginer ce monument qui fut la demeure de Joséphine, ex-femme de Napoléon.

Le château remonte plus loin que l’époque impériale. Il est en fait contemporain du château de Versailles. D’ailleurs, les deux édifices ont partagé le même architecte, Jules-Hardouin Mansart, et probablement le même jardinier, André Le Nôtre. Deux grands noms appelés par le seigneur local, Geoffroy-Maurice de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon et comte d’Évreux.

Pour autant, Joséphine, qui se réfugia à Navarre après son divorce avec Napoléon, ne trouvait pas la construction très belle. Elle le surnommait la « Marmite » en référence au dôme de plomb qui dominait le bâtiment. Il ne fut sûrement pas aussi du goût du propriétaire suivant, le marquis de Dauvet, qui le fit détruire après 1834. Mais que pouvions-nous attendre d’autre chez ce personnage surnommé le « marquis de la ruine » ?

Rouen Normandie Rugby sacré champion de France de Fédérale 1 au terme d’un match renversant

 

Corentin Brutus va inscrire l'essai de la victoire pour le RNR, samedi 1er juin 2019.

Corentin Brutus va inscrire l’essai de la victoire pour le RNR, samedi 1er juin 2019. (©La Chaine L’Equipe)

L’essai de Corentin Brutus dans les arrêts de jeu de cette finale de Fédérale 1 restera dans les mémoires du Rouen Normandie Rugby. Il permet au RNR de remporter, samedi 1er juin 2019, un match haletant devant Valence-Romans, jusqu’alors invaincu depuis le début de la saison. Cette victoire (30-25) offre à Rouen le titre de champion de France de Fédérale 1 en s’adjugeant le Trophée Jean-Prat.

Mené de 13 points à la mi-temps

Rouen revient de loin dans ce duel, disputé sous la chaleur accablante du stade Jean-Laville de Gueugnon. Au terme d’une première mi-temps parfaitement maitrisée, Valence-Romans mène logiquement 22 à 9. Les Drômois inscrivent trois essais, les Rouennais aucun. Rouen, pris en vivacité, dominé dans les impacts et sans solution en attaque souffre. Seuls James et Michallet trouvent la faille sur des pénalités. Rouen est fatigué après sa demi-finale acharnée contre Albi. Mais les Lions n’entendent pas pour autant lâcher le match.

Lire aussi : La montée historique du Rouen Normandie rugby en Pro D2 après sa victoire contre Albi

En seconde mi-temps, Rouen repart donc à l’attaque, Valence-Romans baisse de pied physiquement. A la 49e minute, le Drômois Nigel Hunt prend un carton jaune pour plaquage haut. Le RNR joue en supériorité numérique pendant dix minutes. Josefa Domolailai en profite pour marquer le premier essai normand (55e minute). Jordan Michallet transforme (16-22). Rouen reprend espoir, Valence-Romans semble moins sûr de lui. Son ouvreur Maxime Javaux lui redonne un peu d’air (16-25) à la 59e. Mais Valence-Romans semble de plus en plus éprouvé. Rouen, au contraire, retrouve un second souffle. Son banc lui apporte de la fraicheur. Il met le feu sur le terrain. A la 66e minute, David Lemi aplatit dans l’en-but. Michallet ne manque pas l’occasion de ramener Rouen à deux points (23-25).

Valence-Romans est asphyxié. Il s’accroche à son maigre avantage avec l’énergie du désespoir. Michallet, pourtant impeccable jusqu’ici, manque une pénalité facile à dix minutes du terme. Les Drômois s’arc-boutent en défense. Rouen, derrière au score pendant tout le match, trouve la solution dans les arrêts de jeu au terme d’une action de jeu qui aura duré plus de trois minutes. Très belle conclusion d’une magnifique saison pour le Rouen Normandie Rugby qui le voit à une semaine d’intervalle gagner le droit de jouer en Pro D2 l’an prochain et décrocher le titre de champion de France de Fédérale 1.

Activité économique : l’arbre de la croissance planté sur Polen 2 en Seine-Maritime

Le président du Département de Seine-Maritime et de l’Inter Caux Vexin a planté l’arbre de la croissance sur la zone d’activités économiques Polen 2, le 20 mai, à Eslettes, en présence du maire de la commune, du responsable de l’entreprise de travaux publics Lhotellier, et du président du Syndicat départemental d’Énergie Patrick Chauvet.

Le président du Département de Seine-Maritime et de l’Inter Caux Vexin a planté l’arbre de la croissance sur la zone d’activités économiques Polen 2 (©Isabelle Villy / Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

On a plus souvent coutume d’assister à la pose d’une première pierre lors du lancement de chantiers, mais là, « pour changer un peu », confie le président du Département de Seine-Maritime Pascal Martin, et également président de la communauté de communes Inter Caux Vexin, le choix retenu a été celui de l’arbre de la croissance.

Il a été planté lundi 20 mai, sur la zone d’aménagement concerté Polen 2, à Eslettes (Seine-Maritime), en présence de tout un aréopage de personnalités, maires, chefs d’entreprises et autres aménageurs du site.

Polen 1 était saturé

Polen 2 suppose évidemment qu’il y a eu une phase 1 : celle-ci accueille aujourd’hui une trentaine d’entreprises comme l’a rappelé Pascal Martin. « La zone était saturée, mais de nombreuses entreprises ont manifesté leur intention de s’installer ici. La communauté de communes a donc décidé d’étendre cette zone en créant la zone d’aménagement concerté Polen 2 », a expliqué Pascal Martin, insistant sur l’implantation stratégique de ce site, à la croisée des autoroutes que sont l’A151, l’A28, l’A29 et l’A150, toutes facilement accessibles depuis la ZAC.

L’aménagement de Polen 2 s’étend sur 30 hectares et il sera réalisé en trois tranches, pour créer une quarantaine de parcelles dont les surfaces iront de 2 000 à 9 000 m2.

Les entreprises artisanales, industrielles ou commerciales, à l’exception des hyper et supermarchés, pourront s’implanter sur cette ZAC. La première tranche de travaux est d’ores et déjà commencée et devrait s’achever d’ici l’été. « La seconde tranche sera engagée selon la commercialisation », a précisé Pascal Martin.

Dispositif d’aides à l’immobilier d’entreprises

Coût de l’opération d’aménagement : 7 500 000 euros, avec des financements de l’État, du Syndicat départemental de l’Énergie de Seine-Maritime et de la communauté de communes Inter Caux Vexin.

« L’Inter Caux Vexin a mis en place un dispositif d’aides à l’immobilier d’entreprises, délégué au Département. Ce dispositif permet, sous conditions, aux entreprises qui souhaitent s’installer, de recevoir une aide pour financer leurs travaux immobiliers, comme la construction de bâtiments ou l’aménagement d’espaces verts » a indiqué Pascal Martin, soulignant que ce dispositif est en plein essor depuis sa création : de deux dossiers il y a deux ans, cinquante sont actuellement à l’instruction pour 2019.

350 arbres plantés

Pour finir, notons que l’aménagement paysager du site n’a pas été oublié ; plus de 350 arbres et arbustes ont été plantés, et de vastes espaces engazonnés mettront la touche finale à cet ensemble à vocation économique, dont le président n’a pas oublié de rappeler qu’il était créateur d’emplois.

Du solvant se répand d’un conteneur au Havre : la surveillance se poursuit jusqu’au dépotage

Du produit solvant inflammable a fui d’un conteneur sur le port du Havre (Seine-Maritime), la situation est sécurisée mais avant le dépotage une odeur d'oeuf pourri peut être ressentie par la population aux alentours.

Du produit solvant inflammable a fui d’un conteneur sur le port du Havre (Seine-Maritime), la situation est sécurisée mais avant le dépotage une odeur d’œuf pourri peut être ressentie par la population aux alentours. (©Adobe Stock/Illustration)

Le risque d’inflammation semble bien être écarté. Mais la surveillance autour du conteneur qui jeudi 30 mai présentait une fuite de solvant se poursuit au Havre (Seine-Maritime). Une entreprise de surveillance privée a pris samedi 1er juin le relais des pompiers en attendant le dépotage prévu mardi 4 juin 2019. 

Lire aussi : Un conteneur fuit sur le port du Havre : du solvant inflammable se répand

Une odeur d’œuf pourri peut être ressentie

Le Centre opérationnel d’incendie et de secours prévient les gens se situant aux abords du terminal Port 2000 au Havre : « Une odeur d’œuf pourri émanant du conteneur peut être ressentie en attendant le dépotage de ce dernier qui a démarré ce samedi et doit se poursuivre mardi. » 

Cinq engins et 15 pompiers sont restés sur place ce samedi pour éviter tout risque de reprise de la fuite du solvant au niveau du conteneur. « Nous avons réussi à colmater avec un tapis de mousse sur les parois et autour du conteneur », indique-t-on au Codis. 

« La situation est sécurisée »

La situation est sécurisée mais une entreprise de surveillance privée est chargée de veiller autour du périmètre mis en place en attendant la suite du dépotage mardi. Quant à nous, nous ferons des surveillances régulières, explique encore le Codis. 

Impossible de savoir la quantité réelle de solvant qui s’est échappée du conteneur : « Nous avons constaté une fuite sur environ 6 m2 mais sur la capacité totale du conteneur qui est de 24 000 litres, nous n’avons pas la quantité réelle de fuite. »

Les pompiers insistent : « Il n’y a pas de danger pour la population. » 

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Deux Rouennais inventent les premiers ordinateurs en bois made in France

Le MB01, imaginé à Rouen (Seine-Maritime), est conçu pour s'intégrer parfaitement dans son salon.

Le MB01, imaginé à Rouen (Seine-Maritime), est conçu pour s’intégrer parfaitement dans son salon. (©Monkey Bidouille)

Les ordinateurs aussi peuvent bénéficier d’un design soigné et rétro. À Rouen (Seine-Maritime), une entreprise conçoit et fabrique des ordinateurs made in France, en bois et à l’aspect soigné. Son nom : Monkey Bidouille. 

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Pour les loisirs ou le travail

À l’origine de Monkey Bidouille, deux amis, Antoine Waba et Maxime Cazaillon, passionnés de jeux et de techniques, qui bricolent sur des machines (ordinateurs et consoles) depuis l’adolescence. 

« L’idée est d’adapter le look du matériel hi-fi des années 1970 sur des ordinateurs, pour obtenir des boîtiers sympas, qui s’intègrent dans un salon, par exemple », explique Maxime, 28 ans, qui se consacre à 100 % sur ce projet depuis février 2018. 

Pour l’heure, un modèle est disponible, le MB01. Il peut être utilisé comme unité de loisirs (films, musiques, jeux…) branchée à la télé, ou comme outil de travail, sous Windows ou Linux. La structure du MB01 est composée de bois, d’aluminium et de plexiglas. Les matériaux tous de fabrication française, seuls les composants électroniques ne sont pas made in France. Le tout est assemblé par Maxime Cazaillon.

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Le MB01 est composé de bois, aluminium et plexiglas.

Le MB01 est composé de bois, aluminium et plexiglas. (©Monkey Bidouille)

Un prototype défendu à Las Vegas

Fait notable, les créateurs sont allés défendre leur prototype au salon CES Consumer Electronics Show, le grand salon des nouvelles technologies organisé à Las Vegas (États-Unis)

Le tarif du MB01 : à partir de 1 400 euros. « C’est du haut de gamme, souligne Maxime. Cela s’adresse aux personnes qui aiment les belles choses, et qui veulent se faire plaisir. » Pour l’heure il n’est disponible qu’en ligne, mais les entrepreneurs cherchent également à s’implanter dans des boutiques physiques.

Après les annonces d’Emmanuel Macron, « nous ne fermerons plus d’école en Seine-Maritime »

À la suite des annonces du président de la République, un maire de Seine-Maritime sur cinq a fait savoir qu'il ne voulait plus que son école ferme en septembre 2019.

À la suite des annonces du président de la République, un maire de Seine-Maritime sur cinq a fait savoir qu’il ne voulait plus que son école ferme en septembre 2019. (Illustration ©Adobe stock)

Emmanuel Macron a promis de rendre l’école « plus accueillante », en avril, en réponse à la crise des Gilets jaunes. Le président de la République a ainsi fixé trois grandes priorités durant le quinquennat pour l’éducation : pas de fermeture d’école sans accord des maires, 24 élèves par classe de la grande section au CE1 hors de l’éducation prioritaire, à partir de 2020, et le dédoublement des grandes sections en éducation prioritaire dès 2020. En Seine-Maritime, le rectorat a pris bonne note et s’emploie à répondre aux exigences présidentielles.

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« Un projet politique ambitieux »

Lors d’une conférence de presse, lundi 27 mai 2019, l’inspecteur d’académie Olivier Wambecke, a tenu présenter les efforts fournis par ses services. En septembre, cinq écoles devaient fermer leurs portes définitivement (Cressy, Le Bois-Robert, Saint-Nicolas-de-la-Haye, Bermonville et Criquebeuf-en-Caux). « Les élus étaient d’accord, mais les annonces présidentielles ont rebattu les cartes », indique le directeur académique.

Les maires ont été contactés et visiblement, l’un d’eux a changé d’avis. La fermeture de Cressy a été annulée. Alors que dans les années antérieures, une douzaine d’écoles fermaient chaque année pour des raisons démographiques, à partir de maintenant, « nous ne fermerons plus d’école sans l’accord des maires », assure Olivier Wambecke.

Concernant le seuil de 24 élèves par classe de la grande section au CE1, l’inspecteur d’académie insiste sur le fait qu’à la rentrée de septembre « 57 % des écoles élémentaires [de la maternelle au CM2, NDLR] hors éducation prioritaire compteront en moyenne 24 élèves ». La moitié reste à accomplir pour respecter les vœux présidentiels, ce qui fait dire à Olivier Wambecke qu’il s’agit d’un « projet politique ambitieux ».

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Concernant le dédoublement des grandes sections en éducation prioritaire, « deux tiers de ces maternelles compteront moins de 24 élèves par classe à la rentrée ». « Dès juin, nous intégrerons autant que faire se peut ces objectifs », assure le représentant départemental du ministre qui anticipe sur le fait que tout cela « est de nature à apaiser les constructions de cartes scolaires à l’avenir ».

97 fermetures de classes

Chaque année, la carte scolaire négociée en mars et juin crispe parents d’élèves et enseignants. En septembre, 97 classes fermeront. « Nous appliquons toujours la même règle : l’équité. Est-ce équitable de laisser à 18 élèves une petite école en milieu rurbain, quand on a une classe en milieu défavorisé a 28 élèves ?, questionne Olivier Wambecke. En revanche, je n’ai pas de difficulté à laisser 28 élèves par classe dans une école favorisée. »

Pour cette rentrée, le directeur académique des services de l’Éducation nationale assure avoir porté une attention particulière à la ruralité : « Il y a au moins 11 cas où j’aurais pu supprimer un poste, en gardant un taux d’encadrement satisfaisant. Mais pour accompagner des regroupements ou des projets de regroupement, je ne l’ai pas fait. » Olivier Wambecke se félicite d’un taux d’encadrement « très satisfaisant », avec « 80 % des 145 écoles rurales qui comptent en moyenne 24 ou moins de 24 élèves par classe ».

Concernant les élèves en situation de handicap, « je vais créer 10 postes pour mieux les prendre en charge », assure l’inspecteur d’académie pour qui « l’accompagnement de ces élèves est une priorité absolue ». Sur l’année 2018-2019, 2 378 élèves du premier et second degré bénéficiaient d’une aide humaine.

Au Havre, premier « marché complice » : des chefs étoilés cuisinent vos produits locaux

Premier marché complice, dimanche 2 juin, aux Jardins suspendus.

Premier marché complice, dimanche 2 juin, aux Jardins suspendus. (©Photo d’illustration-D.R.)

Initié par le collège culinaire de France (collectif de chefs et producteurs co-présidé par Alain Ducasse et Alain Dutournier), ce premier « marché complice » est destiné à tisser des liens entre grand public gastronome, producteurs et chefs. Rendez-vous dimanche 2 juin 2019 aux Jardins suspendus, au Havre (Seine-Maritime).

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Un marché des producteurs

Des producteurs-artisans présenteront une sélection de produits que l’on retrouve sur les plus grandes tables de France. Herbes et plantes aromatiques présentes aux Jardins supendus seront à l’honneur et proposées à la dégustation. L’occasion de découvrir de nombreux produits et des saveurs inconnues.

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Fenouil sauvage, betterave maritime, pesto à l’ail des ours, yuzu viendront remplir les étals. Une fois votre panier rempli, vous pourrez retrouver les chefs au pôle cuisson qui proposeront de cuisiner des recettes imaginées à partir des produits disponibles sur le marché. En effet, chaque producteur mettra à la disposition des gourmets en balade des fiches mentionnant les produits à partir desquels les chefs ont concocté des recettes pour proposer des idées originales afin de marier les goûts.

Des chefs de renom

Seront présents de nombreux chefs normands, parmi lesquels le Havrais Jean-Luc Tartarin, le Rouennais Rodolphe Pottier, ou encore Gabin Bouguet, chef du domaine Saint-Clair à Étretat. Plusieurs chefs parisiens viendront compléter cette prestigieuse affiche. Leur mission ? Réveiller vos papilles en cuisinant les produits choisis selon trois méthodes : le cru, l’eau, le feu.

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Le palais du goût

Le public pourra déguster sur place les produits sélectionnés et associer ces saveurs à une découverte de vins. Une sélection sera proposée par des spécialistes et vignerons indépendants. Ce rendez-vous gourmand et festif est l’occasion de renouer avec le LH Food Festival qui avait été organisé à l’occasion des 500 ans du Havre par Jean-Luc Tartarin et Sébastien Argentain. Favoriser la rencontre entre les différents acteurs de la cuisine, tel est l’objectif de ce premier marché complice.

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Infos pratiques :
Dimanche 2 juin, de 10h30 à 17h, aux Jardins suspendus, 29 rue Albert-Copieux, au Havre.
Entrée libre.

Stylisme. Du sur-mesure sans essayage, une première mondiale près de Rouen

Romain et Alexandre Brifault respectivement directeur artistique et directeur général de la Maison Brifault ont travaillé pendant plusieurs années afin de mettre au point le bodyscan, une cabine 3S prenant les mensurations et les morphologies de chaque client pour réaliser des vêtements sur-mesure le tout sans essayage.

Romain et Alexandre Brifault respectivement directeur artistique et directeur général de la Maison Brifault ont travaillé pendant plusieurs années afin de mettre au point le bodyscan, une cabine 3S prenant les mensurations et les morphologies de chaque client pour réaliser des vêtements sur-mesure, le tout sans essayage. (©Maison Brifault)

Depuis la création de la société en 2015 à Morgny-la-Pommeraye (Seine-Maritime), la Maison Romain Brifault ne cesse d’insuffler un vent nouveau dans le monde de la mode.

Après la première mondiale avec la création de la robe de mariée pour les personnes à mobilités réduite (PMR) en 2016, la Maison Brifault décide une nouvelle fois de repousser les limites du stylisme conventionnel. « Il s’agit d’une nouvelle façon de penser la mode. Si un modèle vous plaît, dorénavant, on pourra le personnaliser grâce à la technologie 3S », explique Romain Brifault, le président de la société.

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Comment cela fonctionne ?

Commercialisé pour 2020, le processus de création se découpe en cinq étapes. « La première est la sélection par les acheteurs du choix des articles, des tissus puis des coloris via une tablette », informe le directeur général de la compagnie, Alexandre Brifault. Il poursuit :

Étant tous asymétrique et de morphologie différente, le but est d’obtenir un vêtement fait pour une personne et non un vêtement fait pour d’autres personnes. Une fois le choix effectué, le client prend place à l’intérieur d’une cabine 3S, qui va scanner toutes les informations de ce dernier : mensurations, morphologie etc.

Une fois toutes les informations récoltées pour la conception du modèle qui sera unique, l’intelligence artificielle prend le relais : « Elle va modéliser en bons résultats toutes les données qui viennent d’être scannées en les transformant en sur-mesure. »

Impulsion Innovation, un dispositif de soutien aux entreprises régionales
L’objectif d’Impulsion Innovation est de permettre le déploiement de projets innovants, soutenir les risques d’innovation pris par les entreprises régionales et créer de la valeur ajoutée, de l’emploi, et une montée en compétences en recherche et développement privée sur le territoire régional. Pour la Maison Brifault, ce dispositif lui a permis de bénéficier d’une subvention à hauteur de 47 % de ses dépenses sur ses innovations, ce qui représente un appui financier à hauteur de 100 000 euros. « C’est un véritable plaisir d’avoir été soutenu par la région dans cette aventure », remercie chaleureusement Romain Brifault. Informations : 02 31 53 34 40.

Du rêve à la réalité

Autre domaine dans lequel la Maison Brifault fait figure de pionnière en la matière : les ateliers automatisés. Une fois toutes les données transférées et récupérées, ces derniers auront pour mission de confectionner tous les habits commandés, comme l’indique le directeur général :

 Actuellement, personne dans le monde n’est parvenu à allier des vêtements faits sur mesure et sans essayage. Il s’agit d’une première mondiale.

Une fois le produit élaboré, ce dernier est livré en boutique, au bureau ou au domicile du client. « Notre ligne est de concevoir des produits pour toutes les personnes, sans différence, qu’elles soient valides ou non », révèle Alexandre Brifault.

Romain Brifault au côté de ses tenues confectionnées pour l’Armada 2019.

Romain Brifault est à côté de ses tenues confectionnées pour l’Armada 2019. (© Florian Gambin / Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

En cinq ans d’existence, la Maison Brifault devient, année après année, une véritable locomotive dans le milieu de la mode. Avec sa façon futuriste de voir et surtout de concevoir les vêtements, Romain Brifault montre qu’il dispose de la carrure nécessaire pour se mêler aux plus grands stylistes du monde, pour ainsi habiller les générations d’aujourd’hui et de demain.

La première collection homme sortira à l’automne 2019

Fidèle à philosophie du sur-mesure, sans essayage et sans différence, la Maison Brifault a annoncé que les hommes pourront très prochainement aux aussi bénéficier d’une collection leur étant entièrement dédiée. « Nous sommes dans la continuité de notre projet. La toute première collection homme sera disponible lors de la prochaine saison, c’est-à-dire à partir d’octobre 2019 », annonce le directeur artistique, Romain Brifault.

La Maison Brifault habille l’Armada 2019
C’est avec une grande fierté, mais aussi un peu d’appréhension, que Romain Brifault a présenté les tenues qu’il a lui même conçu pour habiller les Armadiennes et les Armadiens de l’Armada 2019 qui se tient du jeudi 6 au dimanche 16 juin 2019.
En collaboration avec Luc Le Sénécal, le président-directeur général (PDG) des tricots de Saint-James, Romain Brifault a saisi l’opportunité qui se présentait à lui : « Notre collaboration entre dans sa quatrième saison. Les prototypes réalisés devaient être en fonction de l’affiche 2019 de l’Armada. Pour ces réalisations, je suis sorti de ma zone de confort car j’ai dû concevoir des modèles en bi couleurs, ce que je ne fais jamais. » Les tenues officielles vont être commercialisées, une fois l’Armada terminée.

Florian Gambin

Rencontre avec deux hommes retraités au Havre qui prendront le départ de l’Amazone

Parmi les plus de 11 000 coureuses attendues pour l'Amazone, dimanche au Havre, quelques hommes dont des résidents d'un Ehpad.

Parmi les plus de 11 000 coureuses attendues pour l’Amazone, dimanche au Havre, quelques hommes dont des résidents d’un Ehpad. (©Archives / A. Tinel)

Enfiler un maillot rose et se fondre dans une course très majoritairement féminine. L’idée fait sourire Marc Pillod. À 86 ans, ce retraité qui vit dans l’une des résidences des Escales, Ehpad du Havre (Seine-Maritime), se déplace aujourd’hui en fauteuil. Mais cela ne l’empêchera pas de participer à l’Amazone, dimanche 2 juin 2019, avec une partie du personnel et deux autres résidents de l’établissement.

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Un moment pour respirer

Plus que le défi sportif donc, c’est surtout « l’idée de se promener un peu » et de « descendre à la plage » qui le séduit. « Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas vu la mer, soupire-t-il. Avant, j’allais souvent à la pêche pour respirer, mais ici je ne sors pas beaucoup. »

Pas de pression donc pour celui qui sera probablement l’un des concurrents les plus âgés sur la ligne de départ. « Au contraire, ça va me changer les idées ! J’aimerais quand même bien finir premier », plaisante-t-il. Côté pratique, il a d’ailleurs pensé à tout. Démonstration en fauteuil à l’appui, il explique que « si je vois que je n’avance pas en marche avant, je me mettrai en marche arrière ! »

Parmi les participants à l'Amazone dimanche, Henri Antoine, retraité au Havre, portera lui aussi le maillot rose.

Parmi les participants à l’Amazone dimanche, Henri Antoine, retraité au Havre, portera lui aussi le maillot rose. (©MC Nouvellon)

Même état d’esprit pour Henri Antoine, l’un des deux autres résidents inscrits. « J’espère déjà finir les six kilomètres, relativise-t-il. J’en fais deux presque tous les jours quand je me promène », rappelle-t-il, avant de reconnaître qu’il est « un peu rincé après ». Loin de l’époque où, « quand j’étais en super forme, je faisais des randos de 30 kilomètres », mais la motivation est là.

Une course pour la bonne cause

Nouvellement arrivé à l’Ehpad, il a saisi l’occasion proposée de s’inscrire à l’Amazone aussi parce que « c’est une pour une bonne cause. Partout il y a des gens qui souffrent et qui meurent de cancers, c’est important de faire des choses pour qu’ils soient mieux informés et soignés. »

Même s’il préfère le noir, il mouillera donc sans hésiter le maillot rose dimanche pour l’Amazone, où plus de 11 000 femmes (et quelques hommes donc) sont attendus.

Les bateaux de l’Armada : le Saint-Albans, spécialiste de la lutte anti-sous-marine

Le Saint-Albans est une frégate anglaise basée à Portsmouth. Elle sera présente à l'Armada de Rouen, en juin 2019.

Le Saint-Albans est une frégate anglaise basée à Portsmouth. Elle sera présente à l’Armada de Rouen, en juin 2019. (©Wikimedia commons)

Le Saint-Albans sera admiré par les touristes du monde entier à Rouen, lors de l’Armada, en juin 2019. Ce navire militaire britannique, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, a été mis en service en 2002.

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Escorte du Charles-de-Gaulle

La frégate est bien connue des Français, puisqu’il a à plusieurs reprises escorté le porte-avions français Charles-de-Gaulle. Elle était notamment à ses côtés lors de son expédition en 2015-2016 dans le golfe arabo-persique. Ce navire avait mis en service lors de cette mission un hélicoptère Merlin Mk2 et un drone ScanEagle.

Le HMS Saint-Albans est le sixième navire de la Royal Navy à porter ce nom et le 16e et dernier navire de la classe des frégates « Duke ».

Caractéristiques :

  • Pavillon : Royaume-Uni ;
  • Armement : missiles anti-aériens, anti-navires et anti-torpilles ;
  • Maître-bau : 16,10 m ;
  • Tirant d’eau : 7,30 m ;
  • Poids : 4 900 tonnes ;
  • Port d’attache : Pörtsmouth.

Il paye en ticket SMS dans le tram de Rouen et prend une amende… parce qu’il ne capte pas

Youen a été verbalisé mercredi 29 mai 2019 à Rouen (Seine-Maritime), alors qu'il avait payé son titre de transport par SMS.

Youen a été verbalisé mercredi 29 mai 2019 à Rouen (Seine-Maritime), alors qu’il avait payé son titre de transport par SMS. (©SL / 76actu)

« Envoyez V1 au 93000 » et obtenez un titre de transport d’une heure sur le Réseau astuce, les transports en commun de Rouen (Seine-Maritime). Ce dispositif, « une première en France » à son lancement fin 2016, est pratique pour éviter la queue aux bornes. Moins pratique quand, comme Youen, vous envoyez votre SMS dans une des quatre stations souterraines de la rive-droite, où le réseau mobile fait cruellement défaut.

« Le contrôleur était content de mettre sa première amende »

Il y avait du monde aux bornes de vente physique, quand Youen est arrivé à la station Palais de Justice. « Je ne prends jamais le métro », explique-t-il. Quand il voit l’autocollant indiquant le code à envoyer au 93000, il n’hésite pas. « J’entends le métro arriver, je ne fais plus gaffe à mon téléphone, je monte. » Il est 16h51, comme le prouve l’heure d’envoi, via un opérateur compatible, du SMS. Lequel n’obtient pas de réponse.

Lire aussi : Doit-on dire « tramway » ou « métro » à Rouen ? 76actu met fin au débat

Or, le 93000 doit envoyer le titre de transport en réponse. « C’est la règle du SMS, il faut avoir la réponse au premier texto avant de monter », répond le Réseau astuce. Sauf que faute de réseau la réponse n’est parvenue à Youen qu’à 17h09 à son arrivée au Boulingrin et qu’entre deux, il a rencontré une équipe de contrôleurs, à la gare :

Ils m’ont fait descendre. Le contrôleur était content de mettre sa première amende. Il m’a dit que si je réglais tout de suite, c’était 50 euros. Sinon, ça montait à 65 euros.

La contravention a été éditée à 17h04, entre l’envoi du V1 et la réception de la réponse. Et Youen n’est pas un cas isolé : en dessous de son post sur Facebook, des dizaines de commentaires font état du même type de mésaventure, qu’un de nos journalistes a déjà vécue. En cause, le manque de réseau téléphonique sous terre, même si la communication du Réseau astuce assure que « des bornes relais sont installées ».

DOCUMENT. La capture d’écran du téléphone de Youen et la contravention, avec les horaires :

À gauche, les SMS envoyés et reçus dans la conversation de Youen avec le 93000. À droite, sa contravention.

À gauche, les SMS envoyés et reçus dans la conversation de Youen avec le 93000. À droite, sa contravention. (©DR) 

« Des centaines de clients sont dans le même cas »

Une affirmation bien difficile à croire, ou alors ces bornes n’ont jamais été activées. Une source judiciaire habituée des contrôles dans les transports confirme l’absence de réseau et explique régulièrement assister à des « différends avec des clients » qui ont envoyé le SMS et qui sont verbalisés. « Des centaines de clients sont dans le même cas, et se font généralement rembourser leurs contraventions par le Réseau astuce. »

Pourtant, personne n’a voulu rembourser Youen. Ni mercredi soir, quelques dizaines de minutes après son amende, ni vendredi 31 mai en début de journée. « On m’a dit que comme j’avais payé l’amende à 50 euros directement, je ne pouvais plus contester. On m’a dit deux fois la même chose, c’est inadmissible ! » Auprès de 76actu, le Réseau astuce assure qu’il faut « écrire au service réclamation, expliquer sa situation. Le courrier sera traité sous les quinze jours. »

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