Archive dans 30 juin 2019

La cryptosporidiose, ce parasite mortel qui se plaît particulièrement en Normandie

L'équipe de recherche du CHU de Rouen (Seine-Maritime) est à la fois précurseure et à la pointe sur la cryptosporidiose et la giardiase, deux maladies concentrant des enjeux mondiaux.

L’équipe de recherche du CHU de Rouen (Seine-Maritime) s’avère à la fois précurseure et à la pointe sur la cryptosporidiose et la giardiase, deux maladies concentrant des enjeux mondiaux. (©MN/76actu)

La cryptosporidiose et la giardiase étaient au centre des discussions au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen (Seine-Maritime), de dimanche 23 à mercredi 26 juin 2019, à l’occasion du congrès international de parasitologie, organisé pour la première fois en France. Ces maladies parasitaires, provoquées par le cryptosporidium et le giardia, entraînent des diarrhées sévères. Derrière ces noms un peu barbares encore peu connus du grand public, se cachent des enjeux de santé mondiaux.

La cryptosporidiose — ou « crypto » pour les initiés — regagne notamment de l’intérêt depuis que les travaux financés par la fondation Bill et Melinda Gates ont prouvé qu’elle était la deuxième cause de mortalité néonatale par diarrhée dans le monde derrière le rotavirus. Et, problème : il n’y a pas de traitement. Depuis 1985, cette maladie est étudiée au CHU de Rouen, devenu un centre national de référence sur la question en France, où sont analysées et détectées les épidémies de cette maladie.

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Transmis au contact des bovins

La capitale normande et la parasitologie, c’est une longue histoire, comme le souligne le professeur Loïc Favennec, organisateur du congrès qui a réuni 237 chercheurs de 34 nationalités, délégués par plus de 100 équipes de recherche : « Charles Nicolle (qui a donné son nom à l’hôpital, ndlr) était lui-même un parasitologue. On lui doit entre autres la découverte de la toxoplasmose. »

Le professeur Favennec a quant à lui fait sa thèse sur le giardia — l’autre parasite au menu du congrès, présent chez 2 % de la population française, provoquant une malabsorption des aliments et pathogène dans 30% des cas — sur lequel il travaille depuis 1985. « À la même époque, Rouen travaillait déjà sur la crypto, mais je n’ai rejoint l’équipe qu’un peu plus tard. »

La crypto a été découverte à la fin des années 1970 chez des patients immunodéprimés, soit des personnes dont les défenses immunitaires sont amoindries. « Avant la découverte de la trithérapie, 15% des patients positifs au VIH en mourrait. Aujourd’hui, il y a encore cinq ou six décès par an chez des patients immunodéprimés en France après des greffes ou à cause d’un déficit immunitaire congénitale. » Le parasite qui en est responsable se plaît particulièrement dans l’environnement normand. Le cryptosporidium se diffuse dans les sols calcaires jusqu’à la nappe phréatique, où il peut survivre des années :

Ce parasite s’avère extrêmement difficile à éliminer. Il résiste à l’eau de javel pure. La dessiccation (assèchement par l’effet du soleil ou des UV par exemple) permet de le tuer, mais il y a assez peu de soleil dans notre environnement. Il se transmet notamment par contact avec les animaux de rente, notamment les bovins, et l’élevage est très présent dans la région.

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Des populations résistantes

La contamination s’effectue également par l’eau de baignade, de boisson ou d’arrosage. « On observe un pic de juillet à novembre généralement, quand la température monte, que les gens sont en vacances et changent leurs habitudes : il se baignent, mangent plus de légumes qui ont été arrosés avec de l’eau contaminée ou consomment plus d’eau. » Heureusement, les populations les plus exposées deviennent résistantes avec le temps :

La diarrhée hydrique, qui dure huit jours, arrive très souvent chez l’enfant. Une fois qu’on l’a eu, il faut une dose beaucoup plus importante d’oocystes (ou ookystes, les œufs) pour être contaminé à nouveau. Il y a cependant encore régulièrement des épidémies.

En 2017, dans le Lot-et-Garonne, plus de 150 personnes avait été contaminées à cause de l’eau du robinet. « Il avait fallu mettre en place un système de décontamination aux UV pour en venir à bout. » La plus grande épidémie de l’histoire des États-Unis est aussi due au cryptosporidium. En 1993, dans le Milwaukee, des oocystes se sont introduits dans les eaux du lac Michigan, résistant au système de traitement. Résultat : 403 000 personnes touchées et des décès chez des personnes immunodéprimées attribués à la catastrophe.

De mieux en mieux identifiée dans les phénomènes de masse du fait de la mise en place des centres référents, la crypto reste encore sous diagnostiquée dans les cas particuliers, comme le souligne le docteur Denis Lemeteil, membre de l’équipe de parasitologie du CHU : « La détection de la crypto ne fait pas partie de l’examen coprologique de base. Il faut une demande spécifique des médecins de ville, or c’est encore assez peu le cas. »

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Deux laboratoires de recherche à Rouen

Le grand public est moins conscient de cette maladie que les éleveurs. Eux connaissent très bien la crypto, c’est même un de leur cauchemar. Extrêmement agressive chez les animaux, elle peut par exemple tuer un jeune veau en une durée foudroyante. « Cela explique sûrement que plus de la moitié des congressistes présents sont des vétérinaires », remarque le professeur Favennec.

Ou encore que le secteur alimentaire soit très investi dans les recherches sur la cryptosporidiose. L’équipe du CHU, composée de quatre chercheurs et trois étudiants en thèse de doctorat, travaille notamment avec le centre Actalia de recherche technique agroalimentaire, au sein d’une unité mixte technologique, sur le risque alimentaire lié au parasite :

On s’aperçoit que le risque alimentaire joue un rôle important dans les épidémies. À Nantes, en novembre 2017, 155 personnes ont été contaminées par la crypto. Après étude, on soupçonne une transmission par le fromage blanc.

Hors du laboratoire du centre national de référence au CHU, où les chercheurs ne font pas de recherche fondamentale mais déterminent les souches françaises et détectent les épidémies, il existe un autre laboratoire de recherche à l’université. Les chercheurs y travaillent une molécule active sur le cryptosporidium, pour pallier l’absence de traitement, et sur les moyens d’étudier la survie des parasites dans les biofilms (amas structurés de cellules bactériennes) et dans les végétaux.

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Guillaume Meurice et The disruptives, le « premier groupe macroniste de l’histoire », en concert au 106

De l'humour tout en musique avec Guillaume Meurice & The Disrupties.

De l’humour tout en musique avec Guillaume Meurice & The Disrupties. (©D.R.)

Entre musique et humour, Volume production propose une soirée originale au 106, à Rouen (Seine-Maritime), samedi 5 octobre 2019. Guillaume Meurice se produit musicalement dans The Disruptives.

Lire aussi : Le mentaliste Fabien Olicard en spectacle près de Rouen : les places sont en vente

Guillaume Meurice (chroniqueur de radio et humoriste), s’est associé à Rémi Varrot (guitare), Philippe Monthaye (basse), Florence Villeminot ou Caroline Geryl (batterie) pour monter le groupe musical The Disruptives. Ils proposent un show d’une heure trente-cinq, mis en scène par Francisco E Cunha.

Premier groupe rock macroniste

Qui sont les Disruptives ? Quatre ex-étudiants d’HEC, anciennement membres du collectif « les Jeunes avec Jean-Pierre Raffarin », qui décident de se retrouver pour créer le premier groupe de rock macroniste de l’Histoire. 

VIDÉO. Écoutez The Disruptives : 

Florence, fille d’un cadre dirigeant d’Universal, Philippe, hipster en free-lance et gérant d’un food-truck, Rémi, néo-gauchiste tendance merguez-Kronenbourg et Guillaume, startuper de la Fintech, réussiront-ils à aller au bout de leur projet ?

Infos pratiques :
Le 5 octobre 2019, au 106, quai Jean de Béthencourt, à Rouen, à 20 heures.
Tarif : 28 euros.

Caserne vétuste, sous-effectif… Au Havre, des sapeurs-pompiers se sentent en danger

Caserne vétuste, manque d"effectif... Au Havre, des sapeurs-pompiers de plaignent de leurs conditions de travail.

Caserne vétuste, manque d »effectif… Au Havre, des sapeurs-pompiers de plaignent de leurs conditions de travail. (©JB/76actu/Illustration)

La journée du samedi 29 juin 2019 fut un enfer. Des sapeurs-pompiers du Havre (Seine-Maritime) et leurs proches se plaignent des conditions de travail, notamment pendant l’épisode caniculaire normand.

Sur Facebook, un sapeur-pompier de la caserne du Havre sud explique la situation : « Nous sommes dix de garde au lieu de 15 et il y a de nombreuses manifestations en ville. Il est impossible de se laver ou de se rafraîchir au centre, l’eau est bouillante dans le réseau d’eau, dû à une caserne vétuste. »

Il s’inquiète même pour les Havrais : « Soyez prudent, nous avons des conditions ne nous permettant pas d’être à 100%. »

Lire aussi : Sapeurs-pompiers en colère en Seine-Maritime : « La population est en danger »

« Ils sauvent nos vies au détriment de la leur »

La femme d’un sapeur-pompier de cette même caserne, qui souhaite rester anonyme, nous a alerté sur la situation en envoyant un témoignage à 76actu : « Mon mari était de garde (samedi 29 juin, ndlr). Il s’est plaint de maux de tête mais il doit parcourir des kilomètres pour se rafraîchir dans une autre caserne. »

Celle qui vit au quotidien avec ce soldat du feu havrais s’alarme :

Leurs vies sont mises en danger. Ils sauvent nos vies au détriment de la leur…

Une nouvelle caserne attendue

Au Syndicat autonome, la situation de la caserne du Havre sud est bien connue. « Ce n’est pas la première fois que ça arrive cette histoire de flotte. Les gars attendent une nouvelle caserne depuis des années, les travaux devraient commencer au niveau des anciens terminus de bus mais ça tarde et ils en ont marre, cela se comprend. »

Ce sapeur-pompier syndiqué, qui préfère rester anonyme, rappelle que l’effectif de cette caserne doit être de 15 pompiers professionnels et volontaires. « Mais comme partout, les effectifs ne sont jamais complets… »

En parallèle de cette situation havraise, un préavis de grève national a été déposé par plusieurs syndicats de sapeurs-pompiers, mercredi 26 juin 2019 jusqu’à la fin du mois d’août. De manière générale, les soldats du feu demandent plus de moyens pour faire face à l’augmentation croissante des interventions auxquelles ils sont confrontés.

Des créations de postes promises

De son côté, André Gautier, vice-président du Département de Seine-Maritime et président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-Maritime, assure ne pas avoir entendu parler des problèmes rencontrés dans cette caserne.

« Je n’ai pas été alerté en tant que président du Sdis, déclare-t-il. Cependant, la journée de samedi a été plus chaude que prévue dans le département et les sapeurs-pompiers ont eu beaucoup à faire, malgré l’annulation de plusieurs manifestations. La journée a pu être difficile. »

Lire aussi : Face à la colère montante des sapeurs-pompiers, des négociations ouvertes en Seine-Maritime

André Gautier rappelle que le Sdis a récemment conclu un protocole d’accord avec les syndicats des sapeurs-pompiers, le 4 juin 2019, avec à la clef des créations de postes. « Depuis mercredi, nous n’avons pas recensé de grévistes, souligne le vice-président de Seine-Maritime. Avec cet accord, nous avons déjà en partie répondu à ce préavis de grève. Cependant, certaines revendications, qui ne sont pas du ressort du Département mais de l’État, sont plutôt légitimes. »

Le président du Sdis fera un point sur le week-end, lundi 1er juillet, avec le directeur du Sdis 76, notamment sur cette situation havraise. « J’aborderai ce sujet », promet-il.

Faites-vous tailler la barbe gratuitement, à Rouen, lors d’une soirée au Novick’s Stadium

À Rouen (Seine-Maritime), lundi 1er juillet 2019, il sera possible de se faire tailler la barbe gratuitement (mais tout en faisant des dons à une association), au Novick's Stadium.

À Rouen (Seine-Maritime), lundi 1er juillet 2019, il sera possible de se faire tailler la barbe gratuitement (mais tout en faisant des dons à une association), au Novick’s Stadium. (©Adobe stock)

Les barbiers de Rouen (Seine-Maritime) organisent une soirée à la fois ludique, utile et solidaire, lundi 1er juillet 2019, au Novick’s Stadium. Au cours de la soirée, des tailles de barbes gratuites seront réalisées, dans le cadre d’une action caritative.

Lire aussi : Les fans de sport ont un nouveau repaire à Rouen : un bar avec gradins, ring et mur de bière !

Action caritative

Trois pros seront présents : deux Normands, Guillaume Dartois et David Hériché, et Medhi dit « le barbier de Marseille », bien connu dans l’univers poilu.

« Ces trois barbiers embelliront gratuitement le visage des clients du Novick’s Stadium sur le ring, explique l’Unec (Union nationale des entreprises de coiffure) Normandie, à l’initiative de l’événement. À l’issue de la prestation, les clients pourront faire un don, dont une partie sera reversée à l’association rouennaise Vie et Espoir, qui lutte contre le cancer et la leucémie des enfants. »

Lire aussi : Restauration, beauté, coffee shop… Les nouvelles enseignes attendues aux Docks 76, à Rouen

Soutien à la profession

L’autre partie des dons sera attribuée à la section concours de l’Unec Normandie qui soutient, entraîne et prépare de jeunes coiffeurs pour les concours nationaux et internationaux. 

En parallèle aux coupes de barbe, le tatoueur Chriss Tattoo sera présent (prestation payante) et une tombola sera organisée. Également musicale, la soirée inclura la prestation du groupe de folk-rock Breaky Boxes, à 20 heures.

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Infos pratiques :
Lundi 1er juillet de 19 heures à 23 heures, au Novick’s Stadium, quai de Boisguilbert, à Rouen.
Entrée libre.

Circulation. Des travaux de réparation et d’entretien aux abords du Havre début juillet

Du 11 au 28 juin, les travaux entraîneront des perturbations aux heures de pointe.

Sur la RN 182 et la RN 282, aux abords du Havre (Seine-Maritime) des travaux vont entraîner des changements pour la circulation à compter du lundi 1er juillet 2019. (©Illustration La Presse de la Manche)

À partir du lundi 1er juillet, des travaux seront menés par la Direction Interdépartementale des Routes Nord-Ouest sur la RN182 et la RN282 aux abords du Havre (Seine-Maritime). Attention donc si vous devez circuler sur ces axes, des déviations vont être mises en place. 

Lire aussi : Près de Dieppe, la fin des travaux sur les bretelles d’accès à la RN27 reportée au 19 juillet à cause de la météo

La réparation du pont des Côtes Blanches

D’importants travaux orchestrés par la Direction Interdépartementale des Routes Nord-Ouest vont être entrepris à compter du 1er juillet. Dans un communiqué elle précise que des travaux de réparation du pont des Côtes Blanches seront effectués sur la RN182 dans le sens de circulation de Gonfreville-l’Orcher vers Tancarville.

Ces travaux vont se poursuivre jusqu’au vendredi 23 août 2019. Des déviations seront mises en place lors de cette fermeture. 

Ces travaux seront réalisés de jour comme de nuit, avec fermeture de la RN182, dans le sens Gonfreville-l’Orcher vers Tancarville, indique encore le communiqué de la Dirno. 

La bretelle en direction du Havre fermée

Deuxième axe concerné par des travaux qui débuteront également lundi 1er juillet : la RN182. Les deux sens de circulation seront cette fois impactés mais les travaux ne doivent durer que jusqu’au 5 juillet. « Ces travaux seront réalisés de nuit avec fermeture de la RN282 dans le sens Le Havre vers Tancarville et de la bretelle appelée ER en direction du Havre », explique la Dirno.

La bretelle en direction du Havre sera également fermée dans la journée. Des déviations seront là aussi mises en place lors de cette fermeture.

Legs de Florence Malraux : une nouvelle œuvre de Braque dans les collections du MuMa, au Havre

Georges Braque, Barque échouée sur la grève, 1956, huile sur toile, 50,5 x 95,5 cm, Legs Florence Malraux 2019, MuMa Le Havre.

Georges Braque, Barque échouée sur la grève, 1956, huile sur toile, 50,5 x 95,5 cm, Legs Florence Malraux 2019, MuMa Le Havre. (©Christie’s LTD, Ph : Juan Cruz Ibañez© Adagp, Paris 2019.)

L’œuvre de Georges Braque, Barque échouée sur la grève (1956), a intégré les collections du MuMa, au Havre (Seine-Maritime), mercredi 26 juin 2019. Elle a été remise au musée par Jean-Louis Prat, ancien directeur de la fondation Maeght, en présence de Jean-Baptiste Gastinne, maire du Havre. 

Lire aussi : Le MuMa du Havre gratuit pour célébrer l’entrée d’une œuvre de Braque dans les collections du musée

« Un geste touchant et émouvant »

Le tableau sera exposé au rez-de-chaussée du musée, parallèlement à l’exposition Dufy au Havre, jusqu’au 20 septembre. Il rejoindra ensuite les cimaises permanentes, tutoyant La vague de Gustave Courbet. Barque échouée sur la grève a appartenu à André Malraux, puis à Florence, sa fille, qui, jusqu’à sa disparition en octobre dernier, l’avait conservé dans son appartement parisien. C’est donc une œuvre à laquelle elle était particulièrement attachée qui a été cédée au MuMa.

Un geste touchant et émouvant, souligné par Jean-Louis Prat et Jean-Baptiste Gastinne, tant il témoigne de l’amour de Florence Malraux pour l’art. 

Une toile entre ciel et mer

En 1999, dans le cadre d’une exposition dédiée à Georges Braque, Florence Malraux avait accepté de prêter cette œuvre, rendant ainsi hommage au musée que son père avait inauguré en 1961. Barque échouée sur la grève a été peint en 1956 à Varengeville. Il restitue sur cette toile le paysage du pays de Caux, donne corps et matière à la mer et au ciel.

Intégrant les collections permanentes du musée, la toile poursuit l’histoire du MuMa, dont les fonds ont été enrichis par de nombreuses donations. Preuve de l’attachement des artistes et acteurs du monde culturel à ce lieu unique, cet écrin de verre qui, face à la mer, expose les grands artistes qui font l’histoire.

Lire aussi : Le MuMa consacre une exposition exceptionnelle à Raoul Dufy, amoureux du Havre et de sa lumière

Infos pratiques :
MuMa, 2 bd Clemenceau, au Havre.
Toutes les infos pratiques en ligne, ici.

Drame de Clairfeuille, en Seine-Maritime : les familles demandent l’ouverture des archives

Les familles des victimes, les élus et les sapeurs-pompiers se sont retrouvés, comme chaque année depuis 24 ans, devant la stèle érigée en mémoire aux neuf victimes de la grotte de Clairfeuille à Montérolier (Seine-Maritime).

Les familles des victimes, les élus et les sapeurs-pompiers se sont retrouvés, comme chaque année depuis 24 ans, devant la stèle érigée en mémoire aux neuf victimes de la grotte de Clairfeuille à Montérolier (Seine-Maritime). (©Isabelle Villy)

« Je vous donne rendez-vous l’année prochaine »… Prononcée dans le contexte de la commémoration du 24e anniversaire du drame de Clairfeuille, à Montérolier (Seine-Maritime), vendredi 21 juin dernier, cette invitation résume à elle seule toute l’incompréhension, toute la douleur des familles des victimes, qui n’ont pourtant pas perdu l’espoir qu’un jour, des réponses viendront enfin éclaircir toutes les zones d’ombre qui subsistent dans ce drame qui s’est traduit par la mort de neuf personnes dans une grotte : trois enfants, le père de l’un d’eux, un spéléologue amateur et quatre sapeurs-pompiers.

Un drame qui continue de hanter les familles

Depuis ce funeste 21 juin, les familles des victimes, les élus, les sapeurs-pompiers de Buchy et ceux du centre de secours Gambetta de Rouen, sans oublier le Grimp (Groupement de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux), refont le chemin qui les mène à la stèle érigée en mémoire des victimes, à quelques mètres de l’entrée de la grotte où tant de générations se souviennent être allées jouer, explorer les galeries aménagées par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale… Jusqu’à cet effroyable drame qui aujourd’hui encore, continue de hanter les familles.

Pourquoi… c’est cette lancinante question que tous se posent depuis 24 ans… cette obsédante question que nous-mêmes posons à nouveau chaque année, relayant ainsi les interrogations qui ne manquent jamais de surgir quand on se plonge dans la chronologie de cette tragédie.

Les pompiers, notamment ceux du Grimp (Groupement de reconnaissance et d’intervention en milieux
périlleux), sont ensuite allés faire une reconnaissance, à l’entrée de la grotte.

Les pompiers, notamment ceux du Grimp (Groupement de reconnaissance et d’intervention en milieux
périlleux), sont ensuite allés faire une reconnaissance, à l’entrée de la grotte. (©Isabelle Villy)

Une version officielle rejetée par les familles

Les témoins de l’époque, officiels ou non, ont pour certains disparu et peut-être ont-ils emporté avec eux des parcelles de réponses, qui auraient permis aux familles de comprendre. Ces familles qui n’ont jamais voulu croire à la thèse officielle qui a conduit à un non-lieu : pour les autorités, les enfants auraient allumé un feu, qui aurait généré du monoxyde de carbone qui les a tués, eux et tous ceux qui se sont lancés à leur recherche. Impossible clament tous les détracteurs de cette version… Et pourtant, jusqu’à nouvel ordre, c’est cette vérité qui fait office de version officielle…

Lire aussi : 23 ans après, le mystère de la grotte de Montérolier continue de hanter les mémoires

La demande d’accéder aux archives

Vendredi dernier, dans un silence qui a semblé à toutes les personnes présentes encore plus pesant et chargé d’émotion que les années précédentes, José Lampérier, le père de l’un des enfants décédés, a égrené un à un, tous les noms des victimes… avec une voix étranglée par la peine et se brisant à chaque nom. Son souhait aujourd’hui, c’est que l’accès aux archives puisse devenir réalité, pour enfin savoir, pour enfin lever le doute sur toutes les contradictions qui se sont succédé et ont empêché la manifestation de la vérité.

Infos pratiques
Pour en savoir plus sur le drame de Montérolier, un Hors Série est disponible sur demande, à la Rédaction du Bulletin (Prix : 3,90 euros). Tél : 02 35 08 40 49.

INFOGRAPHIES. Résidents de l’agglo de Rouen, une nouvelle aide pour l’achat de votre vélo

À partir de septembre 2019, la Métropole d erouen renouvelle son aide à hauteur de 300 euros pour l'achat d'un vélo électrique.

À partir de septembre 2019, la Métropole de Rouen renouvelle son aide à hauteur de 300 euros pour l’achat d’un vélo électrique. (©RT/76actu)

La première opération d’aide à l’acquisition d’un « vélo spécifique » (vélo électrique, pliant ou cargo) a été un succès. Jeudi 27 juin 2019, la Métropole Rouen Normandie a décidé de reconduire cette mesure. Ainsi, à partir de septembre et jusqu’au 31 août 2020, 1 000 nouvelles subventions seront versées. « Est accordée une aide de 30 % du montant TTC dans la limite de 300 euros par matériel neuf, homologué et vendu par un commerçant professionnel pour toute personne physique dont la résidence principale se situe dans l’une des communes membres de la Métropole Rouen Normandie », précise l’institution.

Lire aussi : VIDÉOS. « Explosion du vélo » à Rouen : la ville est-elle dangereuse pour les cyclistes ?

Le vélo, 1 % des déplacements

Le but avoué est évidemment d’intensifier la pratique cycliste. Aujourd’hui, seuls 3 % des déplacements se font à vélo sur Rouen (1 % sur l’ensemble de l’agglomération). « Rouen a 25 ans de retard dans le domaine », reconnaissait Céline Millet, adjointe au maire de la ville, en charge de la mobilité durable.

Lors de la précédente opération, initiée en 2018, l’aide moyenne à l’achat d’un vélo était de 278 euros. Au mois d’avril 2019, les 1 000 subventions avaient été versées. Elles avaient profité principalement aux Rouennais actifs, bien que les retraités (21 %) avaient été nombreux à demander et à recevoir cette aide.

Lire aussi : « Le vélo Mad in France » lance à Rouen une gamme de vélos électriques urbains

• INFOGRAPHIE. Le bilan de la première opération d’aide à l’acquisition d’un « vélo spécifique » :

 

« Le Havre, mon amour » : livrez vos émotions sur l’architecture et le patrimoine de la ville

Ulysse a 12 ans. Il a choisi, comme premier lieu, l'église Saint-Joseph.

Ulysse a 12 ans. Il a choisi, comme premier lieu, l’église Saint-Joseph. (©Karine Chevallier.)

Au Havre (Seine-Maritime), l’association Les cueilleurs d’histoires invite chacun à se raconter, à livrer ses souvenirs et ressentis. Adoptant une méthode précise pour libérer la parole, Karine Chevallier récolte les histoires et laisse s’exprimer les émotions. Des mots qu’elle consigne pour ensuite les partager avec le plus grand nombre.

Son nouveau projet, « Le Havre, mon amour », se concentre sur l’architecture havraise. Objectif : recueillir les émotions d’une trentaine de Havrais sur le patrimoine local, puis croiser ces différents regards et mots dans une exposition qui sera présentée en novembre 2019 au Conservatoire.

Lire aussi : Nouveau. Au Havre, elle invite les habitants à partager leurs souvenirs sur un site internet

Regarder autrement l’environnement

Karine Chevallier est une passeuse : par l’écriture, elle restitue la parole délivrée par les personnes rencontrées dans le cadre de ses projets. Pour « Le Havre, mon amour », elle souhaite entendre des Havrais s’exprimer sur leur environnement architectural, leur attachement à un bâtiment, à une histoire :

L’idée, c’est d’inviter les gens à parler sur l’architecture. Pour le premier rendez-vous, il s’agit de présenter un bâtiment qu’on aime dans la ville et d’exprimer son ressenti face à cette architecture. Je peux aussi proposer des lieux si les participants n’ont pas d’idée précise. Pendant une heure, je leur propose de décrire le bâtiment, de réfléchir sur sa fonction, sa place dans la ville. L’occasion de se pencher sur le rapport qu’on entretient à son environnement quotidien, explique Karine Chevallier.

Lire aussi : Nouveau. La Fabrique à souvenirs, un musée éphémère pour raconter Le Havre ancien

Un rapport personnel à l’architecture

Au cours d’une deuxième phase, qui se déroule dans le centre ancien, le participant présente un endroit qu’il aime bien à Massillon : « Cela peut être le square Massillon, l’escalier Montmorency, le Normandy… »

Karine Chevallier transcrit ces mots, reste fidèle à la parole : 

Je retranscris et ne réécris pas. Je recueille les mots et organise ensuite le texte. Au cours des rendez-vous, j’interviens, si besoin, pour questionner les gens sur leur choix, les guider. Les participants sont invités à s’exprimer sur des détails, mais aussi sur les émotions ressenties face aux textures, aux matériaux.

Les choix sont souvent motivés par l’esthétisme, mais aussi par la fonction du bâtiment. « Ce projet permet d’aller voir au-delà des murs. Cette démarche nécessite un certain degré d’abstraction, une capacité à lâcher. »

Autour du Volcan

La troisième et ultime étape de « Le Havre, mon amour » se déroulera au Volcan, où sera tourné un film :

C’est un lieu emblématique qui ne laisse personne indifférent. Tous les gens le connaissent. Ce film sera tourné en septembre. L’image viendra compléter la parole. La gestuelle dit des choses que les mots ne peuvent transcrire.

La démarche vise à renouveler le regard que chacun porte sur son environnement proche, sur son quotidien et le patrimoine qui le compose. Une exposition et un film restitueront les entretiens et échanges.

Infos pratiques :
Ce projet est ouvert à tout Havrais qui désire s’exprimer sur l’architecture locale. À partir de 11 ans.
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Karine Chevallier au 06 50 12 43 75 ou par courriel : lescueilleursdhistoires@gmail.com

Les places à 4 euros pour la Fête du cinéma : notre sélection de films à voir en Seine-Maritime

Buzz l'Eclair, Woody et leurs amis sont sur les écrans pour la Fête du cinéma.

Buzz l’Eclair, Woody et leurs amis sont sur les écrans pour la Fête du cinéma. (©2019 Disney/Pixar)

Du dimanche 30 juin au mercredi 3 juillet, c’est la Fête du cinéma. Pendant ces quatre jours, aller profiter de la fraîcheur d’une salle obscure ne vous reviendra qu’à 4 euros. Mais qu’aller voir en Seine-Maritime ?

La rédaction de 76actu vous donne quelques conseils

Toy Story 4

Est-il encore besoin de présenter Woody, Buzz et tous leurs amis ? Suite du fabuleux troisième opus, Toy Story 4 marquera la fin de la saga de ces jouets qui prennent vie lorsqu’on ne les voit pas. Un spectacle pour les grands et les petits, savamment dosé avec le cocktail habituel des studios Pixar pour plaire au plus grand nombre.

  • À Rouen : aux Docks 76, au Gaumont Grand-Quevilly et au Kinépolis;
  • Au Grand mercure d’Elbeuf;
  • Aux Arches Lumière d’Yvetot;
  • Aux Docks Vauban, au Havre.

Parasite

La Palme d’or du dernier Festival de Cannes est toujours en salles, et moins vous en saurez à son propos, plus vous pourrez l’apprécier. Sachez simplement que vous passerez du rire à la peur, de l’émotion à la réflexion sans même vous en rendre compte. Un vrai grand huit sur grand écran.

  • À Rouen : au Gaumont Grand-Quevilly et à l’Omnia;
  • Au Havre : aux Docks Vauban et au Sirius;
  • Aux Arches Lumière à Yvetot;
  • Au Grand Mercure à Elbeuf.

Yves

Oui, il fait chaud. C’est vraiment le moment idéal pour aller voir un film racontant l’histoire d’un frigo super-intelligent qui vient filer un coup de main à un rappeur de seconde zone dans l’écriture des paroles de ses chansons.

Attention, c’est complètement déjanté !

  • À Rouen : aux Docks et à l’Omnia;
  • Aux Docks Vauban au Havre.

Le Daim

Si Yves ne vous paraît pas assez fou, alors peut-être trouverez-vous votre bonheur devant le nouveau film du très prolifique Quentin Dupieux. Après avoir mis en scène un pneu tueur dans Rubber, il vous parle ici dans Le Daim d’un homme complètement fan de son très stylé blouson en daim. Cet homme, c’est Jean Dujardin.

  • À Rouen, aux Docks et à l’Omnia;
  • Au Havre, au Sirius;
  • À Yvetot, aux Arches Lumière.

Ma

En train de passer complètement inaperçu, Ma est pourtant un film d’horreur plutôt efficace, quoique inférieur aux précédents du studio Blumhouse (Insidious, Get out etc.). L’histoire d’une bande de jeunes mineurs qui demande un coup de main pour acheter de l’alcool à une passante qui va leur faire une proposition alléchante, mais bien plus dangereuse qu’elle n’y paraît…

  • À Rouen, aux Docks, au Gaumont Grand-Quevilly et au Kinepolis;
  • Au Havre, aux Docks Vauban.

MARATHON TERROIR BRAYON

10ème EDITION

LABLAQ Khalid remporte l’édition 2019

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CANICULE: records de température battus en Normandie!

L'image ci-après en témoignera de façon éloquente!

Photo prise à Caen ce vendredi 28 juin 2019 aux alentours de... 18h45:

canicule

Le thermomètre posé sur la table métallique de la terrasse du jardin de votre serviteur en plein soleil dépasse les ... 53°C devant une miche de pain à décongeler!

On comprend mieux pour quelle raison les températures sont mesurées "à l'abri".  Cette température extérieure, mesurée en toute fin d'aprè-midi, c'est-à-dire juste après le maximum d'intensité solaire de la journée (15/16 heures) reste encore très élevée!

Nous avons ensuite mis ce thermomètre sous l'ombrage de notre pommier: la température est retombée à 30°C à savoir la température officiellement annoncée pour Caen par Météo France.

Démonstration, évidente et simple, est faite qu'en ville avec de nombreux espaces totalement artificialisés et minéralisés horizontalement et verticalement, le cagnard caniculaire approche les températures nécessaires pour commencer une cuisson au sens strict du mot!

Démonstration, aussi évidente et simple, est faite que l'ombre aérée et ventilée des arbres fait drastiquement baisser la température (20°C dans notre exemple)

CONCLUSION:

IL NE FAUT PAS COUPER LES ARBRES DE LA PLACE DE LA REPUBLIQUE DE CAEN!

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(Les tilleuls de la place de la République: état au début de l'été 2018)

Un samedi de canicule à Evreux

39 degrés au soleil. La chaleur était très forte dans l'Eure. Beaucoup d'habitants ont choisi de rester dans leur habitation et de ménager leurs efforts. Côté commerce, les glaciers avaient le sourire, les rôtisseurs de poulets beaucoup moins...

Aéroport Rouen Vallée de Seine. La liaison vers Lyon, c’est fini… et maintenant ?

La compagnie Hop Air France a cessé le vol Rouen-Lyon dès la fin de l’Armada, ainsi qu’elle l’avait annoncé il y a quelques semaines.

La compagnie Hop Air France a cessé le vol Rouen-Lyon dès la fin de l’Armada, ainsi qu’elle l’avait annoncé il y a quelques semaines. (©Les Amis de l’aréoport de Rouen)

L’Armada de Rouen s’est achevée dimanche 16 juin 2019 et avec elle, c’est aussi le vol quotidien vers Lyon, au départ de l’aéroport Rouen Vallée de Seine, qui arrive à son terme. La compagnie Hop Air France, qui assurait cette ligne depuis un peu plus d’un an l’a en effet annoncé il y a quelques mois, à la surprise générale : la ligne ne continuera pas au-delà de l’Armada.

Lire aussi : Coup dur pour l’aéroport de Rouen : Hop ! Air France annonce la suspension des vols Rouen-Lyon

« Nous continuons à chercher un nouvel opérateur »

Que va-t-il se passer désormais pour les usagers qui avaient pris l’habitude d’utiliser ce moyen de transport, dédié aux hommes d’affaires mais pas seulement ? Même si des retards, des annulations avaient en effet été constatés à l’occasion de l’exploitation de ce vol Rouen-Lyon, ils étaient de plus en plus nombreux à l’utiliser, selon les constatations mêmes d’Hélène Abraham, directrice commerciale et marketing de Hop Air France, en début d’année.

« Nous continuons à chercher un nouvel opérateur, mais il n’y a pas de nouveau pour le moment », ne peut que constater le syndicat mixte de gestion de l’aéroport, interrogé par la Rédaction. Le président Roland Marut n’avait d’ailleurs pas caché son grand étonnement, lorsque la compagnie Hop Air France avait annoncé sa décision d’interrompre l’exploitation de la ligne, estimant pour le moins de cavalière, cette volte-face de la compagnie aérienne. D’autant que quelques mois plus tôt, Hélène Abraham, la directrice commerciale marketing de Hop Air France envisageait même la possibilité d’ouvrir une seconde rotation !

L’analyse de Hop Air France

Malgré cette annonce optimiste, malgré aussi des chiffres de fréquentation annonçant une hausse régulière du nombre de passagers en 2018 (de 643 en janvier à 1 056 en décembre, avec un taux de remplissage moyen sur l’année de 67 %, soit 14 369 passagers), la décision a donc été prise d’arrêter la ligne Rouen Lyon. « L’investissement a été fait par Hop Air France : en deux ans, le trafic a certes progressé, mais pas suffisamment vite, et pas aussi vite qu’on l’aurait souhaité, notamment pour la partie vols d’affaires, qui est notre cœur de métier », analysait il y a quelques semaines Hélène Abraham pour justifier l’arrêt de la ligne.

Quoi qu’il en soit, les choses en sont là aujourd’hui : la liaison quotidienne, dont le côté prometteur était pourtant vanté est suspendue, jusqu’à ce que le syndicat trouve donc un nouvel opérateur : une mission qui semble bien difficile… La plateforme aéroportuaire n’est toutefois pas à l’arrêt, loin de là ! Les vols pour la Corse notamment, se poursuivent… avec Hop Air France. Après Bastia, mise en place en 2017, l’opérateur a même ajouté une liaison vers Figari, dès cet été 2019.  Deux destinations qui séduisent le public normand, à en croire la fréquentation enregistrée pour Bastia : en 2018, elle a connu une hausse de 71%. Un constat qui a incité la compagnie aérienne à fidéliser une nouvelle clientèle, vers Figari cette fois.

Lire aussi : Après Bastia, l’aéroport de Rouen propose une nouvelle destination estivale en Corse

Travaux au mois d’août

Concrètement, les clients ont la possibilité de réserver un voyage complet, à savoir vol et hébergement en se rapprochant de Corsica Tours, l’un des partenaires de Hop. Mais les clients individuels peuvent évidemment également réserver leur vol.  Les vols sont hebdomadaires : ils ont commencé en mai dernier, et se poursuivront jusqu’au 21 septembre. Attention toutefois, cette année, durant la première quinzaine d’août, les vols seront gérés par la compagnie, au départ du Havre-Octeville : la piste de l’aéroport de Rouen-Boos doit en effet faire l’objet de travaux, pour répondre aux nouvelles normes européennes en vigueur. Une navette sera mise en place depuis l’aéroport pour acheminer les voyageurs au Havre-Octeville.

Les Amis de l’Aéroport de Rouen lancent une pétition
« La compagnie HOP a cessé hier l’exploitation de la ligne aérienne Rouen Lyon lancée fin août 2017. Les milliers de passagers qui l’on empruntée, dont certains chaque semaine, ont perdu un moyen efficace pour relier la Métropole Rouen Normandie tantôt à leurs affaires tantôt à leurs familles ou amis. Aucune grande Métropole Française n’est dépourvue d’un accès aérien digne de ce nom. L’infrastructure aujourd’hui proposée a une nouvelle fois montré ses limites, engendrant une irrégularité des vols incompatible avec les attentes tant de la clientèle que de la compagnie exploitante. L’origine du problème, connu de tous, a été maintes fois expliqué. Il s’agit de la piste, dont la longueur ne permet pas toutes les arrivées ou tous les départs notamment lors de conditions pluvieuses, ce qui n’est pas rare à Rouen. C’est donc un fait, capacité de piste et ligne aérienne sont étroitement liées. L’aéroport ne démontrera son potentiel qu’à l’unique condition qu’on le lui permette. Aussi afin de créer les conditions favorables de la relance durable du service aérien que sont en droit d’attendre habitants et entreprises de la métropole, nous demandons que soient reconsidérées au plus vite les améliorations à apporter à l’infrastructure et que l’intérêt général soit réellement le seul moteur de cette décision ».

Infos pratiques
Les horaires de la nouvelle liaison estivale en Corse : Rouen-Figari / départ à 17h15, arrivée à 19h05.
Figari-Rouen / départ à 9h40, arrivée à 11h30.
Pour toute information ou pour réserver votre vol : hop.com

Un été au Havre. « Exhibit », une exposition dédiée aux arts numériques à découvrir au Tetris

Exhibit, troisième édition du festival dédié aux arts numériques, au Tetris, au Havre.

Exhibit, troisième édition du festival dédié aux arts numériques, au Tetris, au Havre. (©Nils Völker.)

Imaginé par le Tetris, scène de musiques actuelles du Havre (Seine-Maritime), Exhibit invite à explorer les arts et cultures numériques. Cette année, trois artistes ont été invités par le lieu pour présenter leur travail. Au programme également des conférences autour du numérique.

Détournement de matériaux

Nils Völker transforme les matériaux et objets du quotidien en volumes. À partir de sacs plastiques, couvertures de survie et d’autres objets industriels, il crée des œuvres qui prennent corps et vie.

Cette exposition, composée de cinq installations, suit une chorégraphie imaginée spécifiquement pour Le Tetris, dans un mouvement de formes immatérielles, à la fois visibles et audibles. Les œuvres de Nils Völker ne sont pas seulement visuelles, elles sont aussi en résonance acoustique avec l’espace environnant pour développer l’imaginaire, souligne Le Tetris.

VIDÉO. One hundred and forty four de Nils Völker :

Projection extérieure sur la façade

Dans Araneola Le Havre, Friedrich van Schoor, fondateur du label d’art 3hund, crée l’illusion d’une gigantesque araignée piégée dans Le Tetris, en utilisant des techniques de cartographie par projection vidéo.

VIDÉO. Araneola Le Havre de Friedrich van Schoor :

L’artiste allemand, Niklas Roy, quant à lui, invite tous les curieux et bidouilleurs à participer à la construction d’une œuvre collaborative, Musical Windmills. Cette structure est composée de 20 moulins à vent, agrémentés de boîtes à musique. La musique s’active avec le vent.

VIDÉO. 20 Windmill music boxes de Niklas Roy :

Conférences

Un cycle de conférences viendra compléter la manifestation, invitant à poursuivre la réflexion sur le numérique : intelligence artificielle, gestion des données personnelles, radio numérique terrestre, FabLab… autant de questions abordées dans ces diverses interventions.

Infos pratiques :
Du 29 juin au 8 septembre 2019, au Tetris, Fort de Tourneville, au Havre.
Tous les jours, de 11 heures à 18 heures. Fermé le mardi.
C’est gratuit.