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1er et 09 mai : Les seinomarins mobilisés !

Des seinomarins mobilisés !

Les 1er et 9 mai ont rassemblé les citoyens, c’est le moins que l’on puisse dire ! Pour vous rendre compte de ces deux belles journées, nous vous proposons les photos et vidéos du média citoyen
L’OCN (L’Œil de Citoyens Normands) qui était présent sur Rouen. Et comme on entend tout et surtout n’importe quoi sur le 1er mai, nous commencerons l’article par un bref historique de cette
journée. 

Retrouvez l’OCN sur Facebook : facebook.com/OeildeCitoyens et YouTube :
youtube.com/channel/UCKsSv079KAJxcT8t1QF5Ikw

1er mai : histoire et bilan de la journée à Rouen

Un peu d’histoire :

Dernièrement nous entendons tout et son contraire à propos de la journée du 1er mai, certains allant jusqu’à nous expliquer qu’il s’agit d’un jour ou l’on fête le travail… Ce qu’avant seul Pétain
avait fait, comme vous pourrez le voir plus bas dans cet article…

Il était donc important de rappeler qu’il s’agit d’une journée de lutte des travailleurs et de rappel des luttes passées.

Il serait donc finalement plus juste d’appeler à nouveau cette journée : Journée internationale des travailleurs, plutôt que fête du travail !

 

Tout a commencé  en Australie, le 21 avril 1856, ou des travailleurs se sont mis en grève une journée pour demander la journée de 8 heures de travail. Suite au succès de la journée, celle-ci
perdurera dans le temps. 

 

Ensuite  en 1884, les syndicats américains se lancèrent eux aussi dans cette bataille pour la journée de 8 heures. La date du 1er mai fut choisie car il s’agissait du jour du début de
l’année comptable et où se terminaient les contrats de la plupart des ouvriers. Les syndicats se donnaient deux ans pour obtenir gain de cause, et après la grève du 1er mai 1886 qui fut largement
suivie par les ouvriers dans tout le pays, 200 000 travailleurs américains ont obtenu cette fameuse journée de huit heures.

 

Mais 1886 marque également le début de répressions plus ou moins sanglantes et brutales lors de ces journées des travailleurs.

Fort du succès de la journée, le mouvement perdura, et « le 3 mai à Chicago, trois grévistes meurent et le lendemain sept policiers seront tués lors d’une marche de protestation. Cinq
syndicalistes anarchistes seront alors condamnés à mort et exécutés l’année suivante pour finalement être reconnus innocents, victimes d’un complot politico-policier » (source :
agirenfrancais.com) .

 

En France, c’est 1889 que la IIe Internationale socialiste se réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution Française fait du
1er mai la journée internationale des travailleurs en mémoire des manifestations de Chicago, la principale demande est la aussi la journée de 8 heures (Qui sera obtenue en 1919). Deux ans plus
tard, comme à Chicago, le mouvement est marqué par un dramatique incident : Dans le Nord du pays, l’armée tire sur les grévistes absolument pacifiques. Il y aura 9 morts et plus de 30 blessés. Ce
drame, finira d’enraciner dans la tradition de lutte des ouvriers, cette journée du 1er mai, puisque la Belgique et la Russie puis la plupart des pays suivront.

 

En ce qui concerne la France, un retour en arrière sous Pétain à lieu : « Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de
la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur
le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT
(Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé. La radio ne manque pas de souligner que le
1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération. »
(Source Wikipédia)

 

Après la libération, le nouveau gouvernement français redonnera au 1er mai son sens premier (sans toutefois en changer le nom…), et en fera un jour férié (cad : Payé et non travaillé) à partir de
1947. Alors que sur les dernières années la journée, hormis pour les syndicats, était surtout l’occasion de détente, un regain de luttes, et surtout leur convergence est à noté pour cette année
2019, puisqu’au delà des droits des travailleurs, c’est toute l’économie, et l’urgence écologique qui sont mises en avant également.

Résumée de la journée à Rouen par l’OCN :

Textes et photos de OCN (Œil de Citoyens Normands) : 

 

Syndicats et Gilets Jaunes se sont réunis, le 1er mai, à l’occasion de la Fête du Travail, à Rouen, dans un grand cortège multi couleurs !

Une mobilisation, plutôt, forte pour Rouen avec quelques milliers de manifestants qui ont fait le déplacement autour
des droits des travailleurs, des acquis sociaux et de l’écologie !

Pas de heurt, ni de casse, ni de tension particulière dans la matinée et une ambiance très conviviale, chantante, qui a permis aux familles, aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite,
de défiler sans risque !

 

La plupart des syndicats et syndiqués, sont rentrés à la fin de la marche du matin,  mais d’autres sont restés l’après-midi, quelques centaines de manifestants tout de même, réunis pour se
rendre sur les quais et se montrer lors des 24h motonautique !

Alors que les manifestants étaient sur les quais, pacifiquement, un premier cordon de police s’est formée pour faire remonter le cortège et éviter qu’il s’introduise au niveau des motonautiques,
alors qu’aucun n’arrêté préfectoral interdisait les quais et qu’aucune entrave à la loi n’était en cours…  Contestant cet interdit « spontané » qui remet en cause le droit de se réunir
pacifiquement, sans entrave à la loi, les manifestants ont passé le premier cordon de police, en sous effectif, pour se voir vraiment bloqués, cette fois face à un second cordon, plus conséquent
! Les manifestants ont du alors faire demi-tour, sans trouver de justification à cet interdit…

09 mai : Une convergence des luttes toujours timide, mais réelle

A Rouen, ce 09 mai était placé sous le signe du rassemblement. Rassemblement de tous les syndicats, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, mais également au delà. En effet le cortège
plutôt important (environ 3500 personnes) rassemblait également des Gilets Jaunes, des Stylos Rouges, des militants écologistes, des représentants de divers luttes citoyennes locales ou
nationales. Economie, éducation nationale, santé et écologie étaient donc au programme, même si certains comme l’OCN ou plusieurs syndiqués regrettent que la convergence des luttes soit encore si
« timide » :

 

Parole de l’OCN :

 » Un premier pas dans cette convergence des luttes « timide » qui se traduit par un cortège découpé par couleurs syndicales ! Certains sont, tout de même, sortis de leur rang pour aller vers les
autres et mettre une touche de couleur dans les autres parties du cortège ! Une culture et une histoire syndicales, encore, difficile à faire bouger ! Les syndiqués (au niveau des individus) ont
pourtant cette volonté lorsqu’on échange avec eux, pour la plupart, d’aller vers les autres, de mutualiser leurs revendications mais les structures syndicales ne semblent pas encore prêtes à
franchir le pas !  »

 

 » De mon regard, les revendications « corporatistes » permettent à chacun de se sentir concerné, de par son métier, son champ professionnel ! Mais celles-ci sont la porte d’entrée dans la lutte et
ne sont que les conséquences d’une seule chose ! Le système économique et politique actuelle ! Il s’agit, maintenant, d’aller chacun au delà de ses propres intérêts et de pointer du doigt la
cause commune à nos peines et aux maux de la société ! Quand ce combat collectif arrivera à ses fins, ensuite, nous pourrons redessiner le paysage politique et militant et prendre le loisir de
discuter, échanger, construire ensemble !  »

 

Des manifestations avaient également lieu au Havre ou environ 2500 personnes étaient réunies ainsi qu’à Dieppe ou nous n’avons pas de chiffres fiables au moment d’écrire cet article. Dans ces
deux villes les cortèges étaient tout autant représentatifs de la diversité des luttes du moment que sur Rouen

La vidéo de l’OCN de ces deux journées


CONTRE LA MONTRE TRAIL

TRAIL DU PAYS DE BRAY SAMEDI 11 MAI 2019 Samedi 11 mai 2019, l’équipe du Trail du Pays de Bray a organisé une petite mise en bouche, avec un contre la montre Trail sur le terrain de motocross de Gaillefontaine.Aurélien […]

Les ex-otages libérés au Burkina-Faso sont arrivés en France

Le manchois Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, originaire de l’Essonne, ont atterri ce samedi à 18h à l’aéroport de Villacoublay (78). Plus tôt, dans la matinée, au Burkina Faso, ils ont présenté leurs condoléances aux familles des deux militaire…

Grève des contrôleurs aériens de l’aéroport Rouen-Boos, les 09 et 10 mai 2019

Alerte à l’emploi et à la sécurité !

Qui ?

L’ensemble des contrôleurs aériens de l’aéroport Rouen-Boos est en grève les 09 et 10 mai 2019, alors qu’une grève nationale des contrôleurs aériens a également lieu, impactant surtout les vols
intérieurs, contre le projet de loi qui doit « moderniser » leur statut.

Pourquoi ?

Infos France 3 :

Les contrôleurs aériens du site protestent contre le projet de délocalisation du contrôle aérien vers Lille entraînerait la suppression de 6 contrôleurs sur les 11 actuels en poste à Rouen. Les
contrôleurs craignent aussi une baisse de la qualité du service rendu, puisqu’un seul contrôleur s’occupera d’un secteur bien plus vaste qu’actuellement.

Les perturbations :

Le trafic était à l’arrêt complet sur les deux jours.


Jean Gabin et la Normandie

Jean Gabin sur son champ de course à la « Pichonnière » (© photo famille Moncorgé).


Extrait Patrimoine Normand N°75.
Par JACQUES LULEY.

Jean Gabin naît à Paris le 17 mai 1904, au 23 boulevard Rochechouart à Paris, sous le nom de Jean-Alexis Gabin Moncorgé. Fils de Ferdinand Joseph Moncorgé, tenancier de café et comédien d’opérette sous le nom de scène de Joseph Gabin, et d’Hélène Petit, chanteuse de café-concert, il a six frères et sœurs aînés. Il passe son enfance et son adolescence à la campagne pour laquelle il gardera toute sa vie une profonde affection.

 

Loin de la vie parisienne de spectacle de ses parents, il est élevé dans le petit bourg campagnard de Mériel, dans le Val-d’Oise, par sa sœur aînée Madeleine, dans une maison au bord d’une voie ferrée. En 1914, à l’âge de 10 ans, un coup appuyé lors d’un combat de boxe lui écrase le nez. En 1919, alors qu’il a 15 ans, sa mère décède. Il est mauvais élève et délaisse le lycée Janson-de-Sailly à Paris où il est inscrit et enchaîne les petits métiers, garçon de bureau à la compagnie parisienne d’électricité, cimentier à la gare de la Chapelle, manœuvre dans une fonderie, magasinier aux magasins d’automobiles de Drancy, vendeur de journaux.
 

Jean Gabin avec ses parents devant la porte d'entrée de la maison de Mériel (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin avec ses parents devant la porte d’entrée de la maison de Mériel (© photo famille Moncorgé).

À 17 ans il veut, comme son grand-père maternel, devenir conducteur de locomotive à vapeur dont il peut voir les évolutions sur le grill depuis sa chambre. Bourru, il osait se plaindre de ce qui lui déplaisait mais son œil bleu “magique” participait avec ses amis à la joie de vivre. En 1922, à 18 ans, Gabin est forcé par son père d’entrer dans le monde du spectacle aux Folies-Bergère d’abord comme figurant. Le directeur, Fréjol, est un ami à lui à qui il aurait dit : « Tiens, voici mon fiston. Il aimerait faire du théâtre. Peux-tu l’aider ? Si tu arrives à en tirer quelque chose, tu auras bien du mérite. Moi, j’y renonce…». Il est placé sous la bienveillance du comique troupier Charles-Joseph Pasquier, dit « Bach ».

De 1924 à 1925 Jean Gabin effectue son service militaire dans la marine nationale à Cherbourg, et pendant une permission du début de l’année 1925 il épouse une admiratrice, la future actrice Camille Basset, dite Gaby, avec qui il n’aura pas d’enfant.
 

Jean Gabin et Gaby Basset, sa première épouse (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin et Gaby Basset, sa première épouse (© photo famille Moncorgé).

En 1926, âgé de 22 ans, il devient un véritable artiste de music-hall et chanteur d’opérette. Il fait monter sur scène « La Goulue » auprès de Mistinguett, et il imite Maurice Chevalier. Il entame un tour de chant avec succès pendant deux ans dans toute la France et en Amérique du Sud. En chantant Julie, c’est Julie et La java de Doudoune de Jose Padilla en 1928, il devient partenaire de Mistinguett, qui vient de rompre avec Maurice Chevalier, au Moulin-Rouge et aux Bouffes-Parisiens dont le directeur est le célèbre auteur de l’époque Albert Willemetz. À partir de 1929, il joue les jeunes premiers dans des opérettes comme Flossie ou Les aventures du roi Pausole, toutes deux sur des paroles d’Albert Willemetz. Il vit une amourette avec Jacqueline Francell, sa partenaire de Flossie, et il divorce de Gaby.

En 1930, deux ans après l’arrivée en Europe du cinéma parlant, il débute sa carrière d’acteur dans le film Chacun sa chance, un des premiers films parlant du cinéma français, aux côtés de son ex-femme Gaby (avec qui il jouera aussi plus tard dans Touchez pas au grisbi, Gas-oil et Maigret tend un piège) et du chanteur Jean Sablon.

Le 20 novembre 1933, Gabin épouse à Paris 16e Jeanne Mauchain, meneuse de revue et danseuse nue du Casino de Paris, connue sous le nom de Doriane Mauchain. Son père meurt trois jours avant son mariage.

Trois ans plus tard, il devient une star du cinéma grâce à son « charisme exceptionnel » et à Julien Duvivier qui lui offre les personnages principaux de La bandera avec Annabella, La Belle équipe avec Charles Vanel et Pépé le Moko. Il incarne des héros tragiques et romantiques d’origine populaire. De là, il enchaîne film sur film au sommet du box-office français tout au long de sa longue carrière, quatre-vingt-quinze au total. Jean Renoir l’impose dans Les bas fonds avec Louis Jouvet puis en 1937 dans La grande illusion avec Pierre Fresnay, Marcel Dalio et Erich von Stroheim.

En 1930, deux ans après l’arrivée en Europe du cinéma parlant, il débute sa carrière d’acteur dans le film Chacun sa chance, un des premiers films parlant du cinéma français, aux côtés de son ex-femme Gaby (avec qui il jouera aussi plus tard dans Touchez pas au grisbi, Gas-oil et Maigret tend un piège) et du chanteur Jean Sablon.
 

La bête humaine - 1938. Le début du film, à bord de la “Lison” est impressionnant ; la “Pacific 231” est lancée à pleine vitesse, sans trucage ; Jean Gabin et julien Carette dans l'enfer du poste de conduite ne sont pas doublés (ils avaient appris les gestes sans cesse répétés, tel un ballet automatique entre le chauffeur et le mécanicien durant plusieurs semaines). Bien que le trafic voyageurs ne fut nullement interrompu, la gare du Havre et le dépôt de Saint-Léon furent pratiquement transformés en studio de cinéma truffés d'énormes projecteurs, quelques scènes se passent également dans la ville du Havre. Le film a été tourné en grande partie sur la ligne Paris-le Havre, notamment dans les communes de l'Eure de Beuzeville, le long des talus de la voie ferrée et du pont de Pacy-sur-Eure, au passage à niveau de Mérey ; en Seine Maritime sur le viaduc de Barentin, le pont d'Oissel et en Yvelines à Bonnières vers la gare Saint-Lazare. Lors de ce film, Jean Gabin a été fait cheminot d'honneur (DR).

La bête humaine – 1938. Le début du film, à bord de la “Lison” est impressionnant ; la “Pacific 231” est lancée à pleine vitesse, sans trucage ; Jean Gabin et julien Carette dans l’enfer du poste de conduite ne sont pas doublés (ils avaient appris les gestes sans cesse répétés, tel un ballet automatique entre le chauffeur et le mécanicien durant plusieurs semaines). Bien que le trafic voyageurs ne fut nullement interrompu, la gare du Havre et le dépôt de Saint-Léon furent pratiquement transformés en studio de cinéma truffés d’énormes projecteurs, quelques scènes se passent également dans la ville du Havre. Le film a été tourné en grande partie sur la ligne Paris-le Havre, notamment dans les communes de l’Eure de Beuzeville, le long des talus de la voie ferrée et du pont de Pacy-sur-Eure, au passage à niveau de Mérey ; en Seine Maritime sur le viaduc de Barentin, le pont d’Oissel et en Yvelines à Bonnières vers la gare Saint-Lazare. Lors de ce film, Jean Gabin a été fait cheminot d’honneur (DR).

 

En 1938, il prend le rôle d’un conducteur de locomotive dans La Bête humaine, un film de Jean Renoir (voir photo). Il joue aussi dans Le Quai des brumes de Marcel Carné avec Michel Simon (voir photo), où il rencontre Michèle Morgan à qui il murmure le célèbre « T’as d’beaux yeux tu sais », laquelle répond : « Embrassez-moi ».

 

Le Quai des brumes - 1938. Grand classique du cinéma français, c'est un film pessimiste, dit “réaliste-poêtique” aux décors nocturnes (fumées noires et grises s'échappant d'énormes cheminées, enchevêtrement de grues, rails et pavés mouillés) où se côtoient des personnages pathétiques, crapules, suicidaires, cherchant la fuite. Au départ, coproduit par une société allemande réputée, l'UFA, Quai des brumes devait se dérouler à Hambourg, mais Goebbels, censeur de la culture du IIIème Reich refusa le scénario sous prêtexte que le héros était un déserteur. Revenu à une production française, il sera tourné dans le port du Havre, notamment au bassin Bellot. On y voit également le paquebot Normandie, les façades des cafés du port, les tramways des grands bassins, le cargo la Louisiane. Pour les scènes du quartier des Docks, la cabane du Panama et la rue de la fête foraine où meurt Jean Gabin, Marcel Carné attendit vainement la brume et, les techniciens ayant raté les effets spéciaux pour la simuler, les lieux furent superbement reconstitués aux studios de Joinville (près de Paris) par le célèbre décorateur Alexandre Trauner et les éclairages du grand chef opérateur, Henri Alekan. Lors de la rixe entre Jean et Lucien, la paire de gifles décochée par Jean Gabin à l'encontre de Pierre Brasseur ne fut nullement factice et restera “l'aller et retour” le plus spectaculaire du cinéma français. Il est dit qu'une légère brouille s'ensuivit entre les deux acteurs. Le scénariste-poête Jacques Prévert et le grand décorateur Alexandre Trauner se retirèrent dans un petit village du Cotentin près du Cap de la Hague à Omonville-la-Petite, où ils sont enterrés. Il existe un musée “Prévert” dans son ancienne demeure (DR).

Le Quai des brumes – 1938. Grand classique du cinéma français, c’est un film pessimiste, dit “réaliste-poêtique” aux décors nocturnes (fumées noires et grises s’échappant d’énormes cheminées, enchevêtrement de grues, rails et pavés mouillés) où se côtoient des personnages pathétiques, crapules, suicidaires, cherchant la fuite. Au départ, coproduit par une société allemande réputée, l’UFA, Quai des brumes devait se dérouler à Hambourg, mais Goebbels, censeur de la culture du IIIème Reich refusa le scénario sous prêtexte que le héros était un déserteur. Revenu à une production française, il sera tourné dans le port du Havre, notamment au bassin Bellot. On y voit également le paquebot Normandie, les façades des cafés du port, les tramways des grands bassins, le cargo la Louisiane. Pour les scènes du quartier des Docks, la cabane du Panama et la rue de la fête foraine où meurt Jean Gabin, Marcel Carné attendit vainement la brume et, les techniciens ayant raté les effets spéciaux pour la simuler, les lieux furent superbement reconstitués aux studios de Joinville (près de Paris) par le célèbre décorateur Alexandre Trauner et les éclairages du grand chef opérateur, Henri Alekan.
Lors de la rixe entre Jean et Lucien, la paire de gifles décochée par Jean Gabin à l’encontre de Pierre Brasseur ne fut nullement factice et restera “l’aller et retour” le plus spectaculaire du cinéma français. Il est dit qu’une légère brouille s’ensuivit entre les deux acteurs. Le scénariste-poête Jacques Prévert et le grand décorateur Alexandre Trauner se retirèrent dans un petit village du Cotentin près du Cap de la Hague à Omonville-la-Petite, où ils sont enterrés. Il existe un musée “Prévert” dans son ancienne demeure 
(DR).

Septembre 1939, Jean Gabin mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg (© photo famille Moncorgé).

Septembre 1939, Jean Gabin mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg (© photo famille Moncorgé).
 

La Marie du port - 1950. Le tournage se déroula en grande partie à Port-en-Bessin. De l'enterrement dans les petites ruelles, du café du port (maintenant bien rénové), du chenal à la jetée où les habitants furent quasiment tous employés à la figuration. Les scènes à Cherbourg sont réalisées près du grand Pont Tournant, au cinéma “Le Central” et à la brasserie du “Grand Balcon” propriétés de Chatelard. A la tête des pêcheurs hostiles à la vente aux enchères du chalutier échu au “bourgeois étranger” Chatelard, on retrouve l'excellent second rôle Julien Carette, qui fut le fidèle équipier de Jean Gabin de la Lison dans la Bête Humaine de Jean Renoir (DR).

La Marie du port – 1950. Le tournage se déroula en grande partie à Port-en-Bessin. De l’enterrement dans les petites ruelles, du café du port (maintenant bien rénové), du chenal à la jetée où les habitants furent quasiment tous employés à la figuration. Les scènes à Cherbourg sont réalisées près du grand Pont Tournant, au cinéma “Le Central” et à la brasserie du “Grand Balcon” propriétés de Chatelard. A la tête des pêcheurs hostiles à la vente aux enchères du chalutier échu au “bourgeois étranger” Chatelard, on retrouve l’excellent second rôle Julien Carette, qui fut le fidèle équipier de Jean Gabin de la Lison dans la Bête Humaine de Jean Renoir (DR).

 

Le 3 septembre 1939, il est mobilisé dans la marine nationale à Cherbourg. C’est encore la drôle de guerre et il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques avec Michèle Morgan. Ils ont une brève idylle. Le 2 février 1941, refusant de tourner pour les Nazis pendant l’occupation, il s’expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean Renoir, Julien Duvivier, Charles Boyer, Jean-Pierre Aumont… Il tourne deux films, Moon tide et The impostor qui ne passeront pas à la postérité, et rencontre Ginger Rogers brièvement puis Marlène Dietrich pendant l’été 1941. Ils resteront amants jusqu’en février 1947. Le 18 janvier 1943, il divorce de sa deuxième épouse Jeanne Mauchain. Déjà très célèbre, il s’engage par patriotisme en avril 1943 dans les Forces navales françaises libres du Général de Gaulle pour libérer son pays. Il participe à la victoire des alliés comme second maître chef du char Le Souffleur du 2ème escadron du régiment blindé des fusiliers marins, intégré dans la 2e division blindée du général Leclerc. Il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. Il restera toute sa vie très attaché à la marine. En 1945, le « plus vieux chef de char de la France Libre » est démobilisé à l’âge de 41 ans et revient au monde du spectacle. Il a les cheveux blancs.

 

En 1949, il se marie avec Christiane Fournier, dite Dominique, mannequin chez le couturier Lanvin, qui a déjà un fils Jacki et avec qui il a trois enfants : Florence Moncorgé-Gabin (1949), Valérie (1952) et Mathias (1956). En 1950, il tourne La Marie du port, réalisé par Marcel Carné (voir photo).

Christiane Fournier et Jean Gabin (© photo famille Moncorgé).

Christiane Fournier et Jean Gabin (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin en famille à La Moncorgerie pendant le tournage des Vieux de la vieille (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin en famille à La Moncorgerie pendant le tournage des Vieux de la vieille (© photo famille Moncorgé).

En 1951, il est le narrateur de De sac et de corde, une pièce musicale de Léo Ferré et Madeleine Rabereau écrite pour la radio qu’il interprète alors que Léo Ferré dirige l’orchestre et les chœurs de la radio nationale.

En 1952, il tourne Le plaisir, réalisé par Max Olphüls (voir photo).

Il réalise, cette même année, un de ses rêves d’enfant en investissant, jusqu’à ses derniers jours, toute sa fortune dans le domaine de « La Pichonnière », situé sur la commune de Bonnefoi, rattachée au canton de Moulins-la-Marche, dans l’Orne, en Normandie, sur lequel il fait construire « La Moncorgerie ». Il se lance dans l’élevage de près de trois cents bovins et d’une écurie d’une quinzaine de chevaux de course pour assouvir sa passion pour l’élevage de chevaux. Il renoue en 1954-1955 avec le succès grâce à Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, L’air de Paris de Marcel Carné et French Cancan de Jean Renoir en 1955. C’est la rencontre avec Michel Audiard, qui deviendra son ami et sera, avec ses dialogues, pour beaucoup dans le succès de ses films à venir, à commencer par Gas-oil de Gilles Grangier. En 1960, il est promu Officier de la Légion d’honneur sur le plateau où il tourne Les vieux de la vieille de Gilles Grangier.
 

Grangier lui avait fait fabriquer un siège "herbager", note d'humour relative à sa nouvelle fonction d'agriculteur (© photo famille Moncorgé).

Grangier lui avait fait fabriquer un siège « herbager », note d’humour relative à sa nouvelle fonction d’agriculteur.(© photo famille Moncorgé).

 

 

La Pichonnière (© photo famille Moncorgé). La Moncorgerie (© photo famille Moncorgé).
La Pichonnière. Situé sur la commune de Bonnefoi, dans l’Orne (© photo famille Moncorgé). La Moncorgerie (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin avec ses trotteuses (© photo famille Moncorgé).

Jean Gabin avec ses trotteuses (© photo famille Moncorgé).

Un singe en hiver - 1962. Ce fut la commune de Villerville près de Trouville (Calvados) qui prit le nom de Tigreville, site principal du roman d'Antoine Blondin et, c'est au marché aux poissons de Trouville que Jean Gabin (Albert Quentin) vient faire ses provisions pour son restaurant. Situé dans la grand'rue de Villerville, l'hôtel Le Stella alors désaffecté fut rénové, mais n'exista que pour la durée du tournage. C'est à la gare de Deauville qu'arrive et repart en "Micheline" Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo). Quant au cabaret des libations mémorables (décor de Robert Cloavel), il fut construit sur la corniche d'Houlgate, difficilement accessible après un escalier interminable, sorte de bungalow en contreplaqué tenu par Georgina, patronne exotique qui fabrique un saké explosif.  Notons dans la distribution, la présence d'un célèbre chansonnier normand d'alors, André Dalibert, né à Sourdeval-la-Barre (Manche) en 1908. Animateur, chanteur patoisant et acteur secondaire, il fut à l'origine de la Foire Exposition de Caen. Dans un singe en hiver, il joue Maurice, le brigadier chef de Tigreville qui met fin aux espagnolades de Jean-Paul belmondo. On le retrouvera dans de petits rôles auprès de Jean Gabin (Le Président, Les vieux de la vieille, Maigret voit rouge ou Archimède le clochard). Il décède à Grainville-sur-Odon en 1997 (DR).

Un singe en hiver – 1962. Ce fut la commune de Villerville près de Trouville (Calvados) qui prit le nom de Tigreville, site principal du roman d’Antoine Blondin et, c’est au marché aux poissons de Trouville que Jean Gabin (Albert Quentin) vient faire ses provisions pour son restaurant. Situé dans la grand’rue de Villerville, l’hôtel Le Stella alors désaffecté fut rénové, mais n’exista que pour la durée du tournage. C’est à la gare de Deauville qu’arrive et repart en « Micheline » Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo). Quant au cabaret des libations mémorables (décor de Robert Cloavel), il fut construit sur la corniche d’Houlgate, difficilement accessible après un escalier interminable, sorte de bungalow en contreplaqué tenu par Georgina, patronne exotique qui fabrique un saké explosif.
Notons dans la distribution, la présence d’un célèbre chansonnier normand d’alors, André Dalibert, né à Sourdeval-la-Barre (Manche) en 1908. Animateur, chanteur patoisant et acteur secondaire, il fut à l’origine de la Foire Exposition de Caen. Dans un singe en hiver, il joue Maurice, le brigadier chef de Tigreville qui met fin aux espagnolades de Jean-Paul belmondo. On le retrouvera dans de petits rôles auprès de Jean Gabin (Le Président, Les vieux de la vieille, Maigret voit rouge ou Archimède le clochard). Il décède à Grainville-sur-Odon en 1997 
(DR).
 

En 1962, il tourne Un singe en hiver avec Jean-Paul Belmondo, réalisé par Henri Verneuil (voir photo).
Dans la nuit du 27 au 28 juillet 1962, sept cents agriculteurs encerclent son domaine familial normand de « La Pichonnière » pour protester contre la centralisation des terres, en exigeant la location de certaines fermes à de jeunes éleveurs en difficulté. Ils se servent d’un conflit ouvert avec le célèbre acteur pour médiatiser leurs problèmes du monde agricole. Cette situation a profondément bouleversé et blessé à vie l’intéressé, qui s’est senti rejeté par la communauté paysanne normande dont il avait profondément pris à cœur de faire partie (voir à ce sujet, l’article Jean Gabin, paysan normand publié dans Patrimoine Normand n°86).
 

La horse - 1969. Tourné dans un immense corps de ferme de la Manche, toutes les scènes extérieures se déroulent dans les superbes paysages proches des Marais de Carentan. Plusieurs plans ont été réalisés à Crépon, petit village du Calvados, entre Creully et Arromanches, devant le café et l'église : les dealers dans leur voiture américaine chercheront la route de la ferme des "Maroilleur". Quant aux scènes de confrontation entre le juge Pierre Dux et Jean Gabin, tout se passe au Tribunal de Caen (extérieurs et intérieurs). Jean Gabin retrouvera le réalisateur Pierre Granier Deferre en 1971, dans Le chat avec Simone Signoret d'après Simenon (DR).

La horse – 1969. Tourné dans un immense corps de ferme de la Manche, toutes les scènes extérieures se déroulent dans les superbes paysages proches des Marais de Carentan. Plusieurs plans ont été réalisés à Crépon, petit village du Calvados, entre Creully et Arromanches, devant le café et l’église : les dealers dans leur voiture américaine chercheront la route de la ferme des « Maroilleur ». Quant aux scènes de confrontation entre le juge Pierre Dux et Jean Gabin, tout se passe au Tribunal de Caen (extérieurs et intérieurs). Jean Gabin retrouvera le réalisateur Pierre Granier Deferre en 1971, dans Le chat avec Simone Signoret d’après Simenon (DR).

Il crée en 1963 avec Fernandel la société de production Gafer pour son film L’âge ingrat qu’il interprète avec ce dernier. En 1969, il tourne La horse, réalisé par Pierre Granier-Deferre. Le 15 novembre 1976, alors qu’il vient juste de décider la vente de son domaine normand de « La Pichonnière », il meurt d’une leucémie à l’âge de 72 ans à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Il avait déjà eu une alerte en 1973 lors du tournage de Deux hommes dans la ville de José Giovanni. C’est à Brest, le 19 novembre 1976, qu’en présence de son épouse, d’acteurs et personnalités, dont Alain Delon, se déroule une cérémonie simple et solennelle à bord de l’Aviso Détroyat. Ses cendres sont dispersées en mer d’Iroise, à 20 miles de Brest, au sud de la chaussée des Pierres-Noires, selon ses dernières volontés. En 1981, le « Monde du Cinéma » lui rend hommage en créant le Prix Jean Gabin, récompense décernée depuis, tous les ans, aux meilleurs espoirs masculins du cinéma français. En 1987, un César d’honneur lui est remis à titre posthume. En 1992, Mériel, la commune de son enfance, a ouvert un musée qui lui est dédié. La place Jean Gabin a été inaugurée à Paris en 2008.
 

Le plaisir - 1952. La petite gare où descendent les pensionnaires de la maison Tellier pour assister à la communion est celle de Cahan près de Pont-Erambourg (à la limite de l'Orne et du Calvados), située à l'époque sur la ligne Pont-d'Ouilly-Flers. L'équipe du film prit ses quartiers dans le manoir de "La Hiaule" (toujours existant) sur la commune de Pontécoulant (Calvados), et bien que l'on ne voit jamais le château à l'écran (sauf son pigeonnier), toutes les scènes champêtres furent tournées tout à l'entour. Max Ophüls adorait cette région pour “la douceur de ses vallonements”. Le pré où Jean Gabin tente un amour qui restera platonique avec Danièle Darrieux, tandis que les dames cueillent des fleurs artificielles, est resté à l'identique. La scène extérieure de la communion solennelle se déroule dans le pittoresque village de la Chapelle Engerbold (près de Pontécoulant) où les habitants en costumes d'époque processionnent autour de la petite église. Le curé d'alors, refusant que des caméras rentrent à l'intérieur de l'édifice, l'église fut reconstituée aux studios de Joinville dans des proportions beaucoup plus démesurées, ce qui donne à la cérémonie proprement dite, un caractère plus "cathédrale que rural". Jean-Gabin qui devait promener les pensionnaires de la Maison Tellier en charette à travers le bocage ne put apprivoiser les chevaux rétifs et fut doublé par un habitant de la Chapelle Engerbold (DR). Maigret et l'affaire Saint-Fiacre d'après le roman de Georges Simenon, avec Jean Gabin (Maigret), Valentine Tessier (la comtese de Saint-Fiacre), Michel Aumont et Robert Hirsch. Maigret enquête en eaux troubles sur les lieux de son enfance après la mort de la Comtesse, prévenue quelques jours plus tôt par une lettre anonyme. La ville de Vernon (Eure) servit de décor au tournage, le réalisateur résidait non loin de là au village de Guernay (Eure et Loire)
Le plaisir – 1952. La petite gare où descendent les pensionnaires de la maison Tellier pour assister à la communion est celle de Cahan près de Pont-Erambourg (à la limite de l’Orne et du Calvados), située à l’époque sur la ligne Pont-d’Ouilly-Flers. L’équipe du film prit ses quartiers dans le manoir de « La Hiaule » (toujours existant) sur la commune de Pontécoulant (Calvados), et bien que l’on ne voit jamais le château à l’écran (sauf son pigeonnier), toutes les scènes champêtres furent tournées tout à l’entour. Max Ophüls adorait cette région pour “la douceur de ses vallonements”. Le pré où Jean Gabin tente un amour qui restera platonique avec Danièle Darrieux, tandis que les dames cueillent des fleurs artificielles, est resté à l’identique. La scène extérieure de la communion solennelle se déroule dans le pittoresque village de la Chapelle Engerbold (près de Pontécoulant) où les habitants en costumes d’époque processionnent autour de la petite église. Le curé d’alors, refusant que des caméras rentrent à l’intérieur de l’édifice, l’église fut reconstituée aux studios de Joinville dans des proportions beaucoup plus démesurées, ce qui donne à la cérémonie proprement dite, un caractère plus « cathédrale que rural ». Jean-Gabin qui devait promener les pensionnaires de la Maison Tellier en charette à travers le bocage ne put apprivoiser les chevaux rétifs et fut doublé par un habitant de la Chapelle Engerbold (DR). Pour conclure, nous citerons trois autres films où la Normandie apparaît brèvement : d’abord, deux réalisations de Jean Delannoy tournées en 1959-1960, : Maigret et l’affaire Saint-Fiacre d’après le roman de Georges Simenon, avec Jean Gabin (Maigret), Valentine Tessier (la comtese de Saint-Fiacre), Michel Aumont et Robert Hirsch. Maigret enquête en eaux troubles sur les lieux de son enfance après la mort de la Comtesse, prévenue quelques jours plus tôt par une lettre anonyme. La ville de Vernon (Eure) servit de décor au tournage, le réalisateur résidait non loin de là au village de Guernay (Eure et Loire) (DR).
Le baron de l'Ecluse d'après une nouvelle, également de Simenon, avec Jean Gabin (le Baron Jérôme Antoine) et Micheline Presle. Le baron Jérôme Antoine, aristocrate ruiné, vit d'expédients sous des apparences d'existence fastueuse. Il gagne un yacht au casino qu'il reperdra aussitôt. Acquéreur d'une péniche, il s'embarque sur les canaux du Nord, avec une femme excentrique, ancien amour de son époque luxueuse. Ils se retrouveront bloqués dans une écluse en Champagne, à nouveau sans le sou. Tout le début du film se déroule dans les hôtels, le casino et les extérieurs dans la station balnéaire de Deauville (DR). Sous le Signe du Taureau, réalisé en 1969 avec Jean Gabin (Raynal), Suzanne Flon (Christine), Alfred Adam. Raynal, directeur d'une usine aéronautique vient d'achever un prototype de fusée qui explosera lors d'un essai. La faillite l'atteint, ses amis et sa famille l'abandonnent. Il part s'isoler en Normandie au bord du gouffre mais Christine, son épouse, viendra le retrouver et l'aidera à poursuivre ses recherches. Quelques scènes furent tournées dans le hall de la gare de Rouen et, les bureaux du journal local "Paris Normandie". C'est à Deauville qu'il trouvera refuge (DR).
Le baron de l’Ecluse d’après une nouvelle, également de Simenon, avec Jean Gabin (le Baron Jérôme Antoine) et Micheline Presle. Le baron Jérôme Antoine, aristocrate ruiné, vit d’expédients sous des apparences d’existence fastueuse. Il gagne un yacht au casino qu’il reperdra aussitôt. Acquéreur d’une péniche, il s’embarque sur les canaux du Nord, avec une femme excentrique, ancien amour de son époque luxueuse. Ils se retrouveront bloqués dans une écluse en Champagne, à nouveau sans le sou. Tout le début du film se déroule dans les hôtels, le casino et les extérieurs dans la station balnéaire de Deauville (DR). Sous le Signe du Taureau, réalisé en 1969 avec Jean Gabin (Raynal), Suzanne Flon (Christine), Alfred Adam. Raynal, directeur d’une usine aéronautique vient d’achever un prototype de fusée qui explosera lors d’un essai. La faillite l’atteint, ses amis et sa famille l’abandonnent. Il part s’isoler en Normandie au bord du gouffre mais Christine, son épouse, viendra le retrouver et l’aidera à poursuivre ses recherches. Quelques scènes furent tournées dans le hall de la gare de Rouen et, les bureaux du journal local Paris Normandie. C’est à Deauville qu’il trouvera refuge (DR).

Nous remerçions chaleureusement les enfants de Jean Gabin, Florence et Mathias Moncorgé-Gabin, pour leur aide précieuse !
 

Laurent Corbin, rédacteur en chef de Patrimoine Normand, en compagnie de Tina et Florence, petite-fille et fille de Jean Gabin, au Cabaret Normand à Villerville (© Patrimoine Normand).

Laurent Corbin, rédacteur en chef de Patrimoine Normand, en compagnie de Tina et Florence, petite-fille et fille de Jean Gabin, au Cabaret Normand à Villerville (© Patrimoine Normand).

 

Bibliographie
 
Gabin hors champ, par Florence Moncorgé-Gabin et Mathias Moncorgé Gabin, Éditions Michel Lafon, 2004.
Jean Gabin, Éditions Didier Carpentier.
Jean Gabin, paysan normand. par Thierry Georges Leprévost, Patrimoine Normand n°86.
 

 



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Grève des services d’urgences dès le 30 avril 2019

Urgences : Situation intenable !

Qui ?

La CGT a déposé un préavis national et reconductible pour les services des urgences et les SAMU, alors que de nombreux services notamment parisiens sont en grève depuis un certain temps
également. 

Pourquoi ?

Les agents dénoncent le manque de moyens et de personnel.

 

Voici le communiqué de la CGT :

Dans un contexte de « réforme » de la santé par le plan « Ma santé 2022 » et de transformation de la fonction publique, les salarié.e.s des services d’urgences se mobilisent sur tout le
territoire.

Les personnels réclament des moyens pour assurer leur mission de service public d’accueil des usager.e.s, des locaux et du matériel adapté, ainsi que les effectifs suffisants pour garantir la
sécurité des patient.e.s et des personnels.

La Fédération CGT de la Santé et de l’ Action Sociale soutient les mouvements engagés dans les établissements (notamment à l’AP-HP mais aussi dans toutes les régions) et appelle les personnels à
créer les conditions de l’action afin d’obtenir du gouvernement les moyens nécessaires au fonctionnement « normal » des établissements partout en France et notamment dans les services d’urgences.

 

En ce sens, un préavis de grève reconductible national spécifique aux services d’urgences et aux SAMU est déposé à partir de ce jour.

La Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale se met à disposition de ses syndicats pour soutenir et coordonner les mouvements qui s’engageront avant et après la journée d’action de
défense de la Fonction publique du 9 mai prochain.

Les perturbations :

Pas de perturbations importantes pendant la grève, car le personnel continu d’accueillir les patients. L’idée étant aussi et surtout d’alerter sur la situation intenable, de nombreuses
banderoles, des points d’informations, des AG et des débrayages sont à prévoir. 


Chambre de l’application des peines de Paris, suite ….

La Chambre de l’Application des Peines de Paris ou l’inhumanité à l’état brut …..Il y a quelques jours j’ai posté ce commentaire sur les réseaux sociaux, abasourdi par un arrêt totalement absurde rendu par la chambre de l’application des peines de Pa…

Que retenir de l’actu en cette semaine du 6 mai ?

L’arrivée de l’Hermione en Normandie. Polémique autour d’un navire saoudien venant chercher des armes au Havre. Condamnation de gilets jaunes en Seine-Maritime, les betteraviers normands maintiennent la pression. Emmanuel Macron ne présidera pas la cér…

REPORTAGES A SUIVRE

SAMEDI 11 & DIMANCHE 12 MAI 2019 A suivre sur www.braysports.fr ATHLETISME:SAMEDI 11 MAI 2019Contre la montre Trail à Gaillefontaine à partir de 14h00 ATHLETISME:DIMANCHE 12 MAI 2019TRAIL DU PAYS DE BRAY (Challenge du Pays de Bray) à Gaillefontaine à […]