Archive dans 1 mars 2019

Exercice de sécurité sur un site Seveso, près de Rouen : les sirènes vont retentir, ce vendredi

Un exercice aura lieu, vendredi 1er mars 2019 sur le site de l'usine Borealis, au Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime).

Un exercice aura lieu, vendredi 1er mars 2019 sur le site de l’usine Borealis, au Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime). (©SL / 76actu)

Pas de panique, si vous entendez des sirènes retentir sur la rive gauche de Rouen, vendredi 1er mars 2019 en fin de matinée. Un exercice de sécurité va être mené sur le site de Borealis, usine classée Seveso, situé au Petit-Quevilly. L’entraînement sera mené par la société et la préfecture de Seine-Maritime.

Lire aussi : Des unités de la raffinerie ExxonMobil à l’arrêt, près du Havre : des épisodes de torche à prévoir

Borealis, un des sept sites Seveso de Rouen

Le but de cet exercice est de tester « les plans de secours et les différentes phases d’alerte aux populations », a communiqué la préfecture mardi 26 février. « Dans ce cadre et comme ce serait le cas lors d’un incident réel, des sirènes vont retentir sur le site industriel et sur les communes du Grand-Quevilly et du Petit-Quevilly », à différentes étapes de l’exercice » de sécurité, complètent les services de l’État. 

Conséquence, la rue de l’industrie pourra être « temporairement déviée » au niveau de Borealis, un des sept sites classés Seveso autour de Rouen. Un site est catégorisé Seveso quand il « peut présenter des risques majeurs » pour les populations habitant à proximité. 

Lors de l’exercice du 1er mars, la préfecture diffusera des messages d’information et les recommandations à suivre en cas d’accident industriel via son compte Twitter.

Le P’tit Normand, seconde édition, vient de paraître… Mais seulement en Seine-Maritime!

Ami(e)s gastronomes de Normandie sachez qu'il n'y a pas que les Bretons à avoir le droit d'être en cuisine...

A l'instar de son concurrent breton qui a été contraint de sortir un supplément "Normands en cuisine" pour ne pas proposer que des "Bretons en cuisine" sur le territoire de la ci-devant Basse-Normandie, le groupe de presse Paris-Normandie propose une seconde édition du "P'tit Normand" depuis février 2019:

On aimerait qu'il soit possible de le diffuser partout en Normandie (le "P'tit Normand" limité à la seule Seine-Maritime est vraiment "p'tit") et qu'il puisse paraître autant qu'un Normand en cuisine entre deux Bretons de Ouest-France!

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Commentaire de Florestan:

Les Normands n'en ont-ils pas assez de se faire cuisiner par une presse quotidienne régionale qui continue à couper la Normandie en deux?

La région Normandie et l’administration pénitentiaire s’accordent pour améliorer la formation professionnelle des prisonniers.

Victor Hugo disait: "quand on ouvre une école, on ferme une prison". Le principe reste valable et c'est celui qui préside à la convention qui vient d'être signée entre la région Normandie et la direction "interrégionale" Grand Ouest des Services Pénitentiaires.

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Le 27 février 2019

Signature d’une convention de partenariat entre la Région et la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires du Grand Ouest

David Margueritte, Vice-Président de la Région Normandie en charge de la formation professionnelle et de l’orientation, et Eric Morinière, Directeur Interrégional Adjoint des Services Pénitentiaires (DISP) du Grand Ouest, ont visité, ce jour la Maison d’arrêt de Coutances qui accueille actuellement 59 personnes détenues. Une action de formation « découverte des métiers du bâtiment »  y est mise en œuvre dans le cadre du programme régional de formation à destination des personnes placées sous-main de justice 2018-2020, financée par la Région à hauteur de 76 985 € par an. En 2018, cette formation a accueilli 22 stagiaires et des chantiers écoles se déroulant au sein de l’établissement ont permis de rénover des parties de la détention (principalement travaux de peinture).

A l’occasion de cette visite, David Margueritte et Eric Morinière ont signé, une convention de partenariat, déclinaison régionale de la Convention nationale conclue entre l’Administration pénitentiaire et Régions de France. Applicable depuis le 1er janvier 2018, elle précise les rôles respectifs de l’Etat et de la Région en matière d’orientation pour les personnes placées sous-main de justice.

La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, a transféré aux Régions l’organisation et le financement de la formation professionnelle des personnes placées sous-main de justice.

La convention garantit la complémentarité des dispositifs en œuvre au sein des établissements pénitentiaires et fixe les règles et procédures relatives au partage d’informations entre la Région et la DISP du Grand Ouest, avant, pendant et après la formation des stagiaires.

À ce titre, deux instances de gouvernance ont été créées :

-       Le Comité de pilotage régional pour assurer le suivi de l’ensemble des actions de formation se déroulant dans les établissements pénitentiaires normands,

-       Le Comité de pilotage départemental afin d’identifier les besoins en formation faisant l’objet de la commande publique régionale.

La Région, l’Education nationale et la DISP du Grand Ouest proposent des dispositifs contribuant à la construction du parcours de réinsertion des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires :

 

Education nationale

Région Normandie

DISP du Grand Ouest

 

 

Champ d’intervention

 

Lutte contre l’illettrisme

 

L’apprentissage de la langue française

 

 

 

 

Préparation des diplômes de l’Education nationale

 

Enseignement général (en amont d’une entrée en formation qualifiante ou certifiante)

 

 

Formation professionnelle (action de formation visant à découvrir les métiers d’un secteur particulier, ou action visant l’acquisition de tout ou partie d’un titre ou diplôme).

 

 

Promotion de l’information sur la VAE (Validation des Acquis et de l’expérience) et aides individuelles sur des projets individuels de VAE

Construction de projet professionnel / projet de formation

 

Préparation à la sortie

 Les temps de détention étant très variables, les stagiaires peuvent ainsi soit débuter un parcours de formation qui se poursuivra dans le cadre d’une formation de droit commun dispensé par un organisme de formation en dehors de la détention, soit suivre un parcours complet de formation menant à une certification ou un diplôme pendant la détention.

L’objectif de ces actions de formation professionnelle en détention est de valoriser l’acquisition de compétences générales et techniques mais également de remobiliser ces publics dans une dynamique d’insertion professionnelle, contribuant plus largement, à leur réinsertion sociale et limitant le risque de récidive.

 Cette convention prévoit également des règles de répartition en matière de financements. Ainsi, plus de 1,38 millions € par an sont mobilisés par la Région pour la mise en œuvre du programme de formation à destination des personnes placées sous-main de justice. La DISP finance le dispositif Programme Personnalisé d’Accompagnement à l’Insertion Professionnelle (PPAIP) à hauteur de 140 900 €.

En 2018, 23 actions de formation ont permis à 355 personnes détenues de bénéficier d’un programme de formation.

 En outre, la Région a choisi d’inscrire la formation des personnes détenues comme une action du Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences.Ce programme additionnel s’articulera autour de deux grands axes :

-          Augmenter le nombre de détenus bénéficiant de formation en détention,

-          Favoriser la mise en œuvre de nouvelles modalités d’accès à la qualification.

Chiffres clés :

La Normandie compte 10 établissements pénitentiaires, répartis sur les 5 départements, qui accueillent près de 4000 personnes détenues. 

Parmi ces établissements :

-          5 maisons d’arrêt : Caen, Cherbourg, Coutances, Evreux et Rouen,

-          3 centres pénitentiaires : Le Havre et Caen (avec un quartier maison d’arrêt et un quartier centre de détention), et Alençon-Condé sur Sarthe (quartier maison centrale et quartier peine aménagée),

-          2 centres de détention : Argentan et Val-de-Reuil.

 

 


La corrélation, hélas, n'est plus à démontrer entre les difficultés socio-scolaires et le passage par la case prison. Le combat contre l'illettrisme qui reste supérieur à la moyenne nationale en Normandie devrait une priorité dans les politiques publiques régionales:

https://www.paris-normandie.fr/region/une-dictee-solidaire-contre-l-illettrisme-samedi-16-mars-a-evreux-KE14670138?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=7b65029da2&mediego_ruuid=b22df3d5-8096-4792-a32e-58a54935cdf1_2&mediego_campaign=20190301_news_actu&utm_content=20190301&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email#

Au Havre, le lycée Jeanne d’Arc accompagne les jeunes migrants dans leur scolarité

Au Havre, le lycée Jeanne d'Arc accueille, sur son site Coty situé à la Mare rouge, des jeunes migrants.

Au Havre, le lycée Jeanne d’Arc accueille, sur son site Coty situé à la Mare rouge, des jeunes migrants. (©S.B./Normandie-actu.)

Au lycée Jeanne d’Arc, au Havre (Seine-Maritime), l’accueil est une tradition. Ouvert à toute la diversité des publics, l’établissement accueille des jeunes en situation de fragilité, en rupture scolaire et met à leur disposition différents outils d’apprentissage. Ce savoir-faire pédagogique est aussi mis au service des jeunes migrants, accueillis sur le site Coty, soit une vingtaine, cette année.

Lire aussi : Sa sculpture devient militante : au Havre, l’artiste Fabien Mérelle s’engage pour les mineurs isolés

Deux missions : accueillir et enseigner

En décembre 2018, la fête battait son plein dans l’enceinte de l’établissement, situé dans le quartier de la Mare Rouge. Des jeunes élèves ont partagé, avant les fêtes de Noël, un repas. Objectif : encourager l’échange et la découverte de l’autre. Les jeunes migrants, scolarisés sur le site Coty, étaient présents pour ce temps fort :

C’était un moment émouvant. Chaque jeune avait préparé une carte pour nous remercier. Il est important de créer des moments d’échange entre les différents jeunes, souligne Sophie Montier, professeur d’anglais.

Avant d’ajouter : « Nous avons aussi partagé la galette des rois et, via des temps forts, nous mettons à l’honneur les pays des jeunes migrants que nous accueillons. Mali, Guinée, Algérie… les origines sont multiples. Chacun est invité à faire découvrir sa culture. »

Lire aussi : Accueillis au Havre par l’association Des lits solidaires, des mineurs réfugiés témoignent

Harold Hauduc, directeur du site Coty du lycée Jeanne d’Arc, insiste :

C’est une tradition dans notre établissement. La mission d’accueil est primordiale dans l’enseignement privé catholique. Cette année, nous accueillons une vingtaine de jeunes migrants. Nous avons été sollicités par l’ASE, mais aussi par l’association Des lits solidaires, qui accueille des jeunes mineurs isolés.

Pour Sophie Montier et Kristell Radigois, toutes deux enseignantes, cette diversité est une force. « Cela crée une dynamique, une richesse. »

Prendre soin des jeunes

Avec bienveillance, l’équipe pédagogique encadre ces jeunes qui ont dû quitter leur pays, laisser une partie de leur vie derrière eux.

Les situations sont très diverses, mais cela donne du sens à notre métier. Il faut trouver des solutions pour apporter à tous le savoir, malgré des expériences et des niveaux différents. Certains sont illettrés : cela nécessite d’adapter sa pédagogie. Mais cela représente une réelle dynamique et une vraie richesse au sein de l’établissement, précise Harold Hauduc.

Lire aussi : Des mineurs isolés à la rue, au Havre : les associations dénoncent « l’inhumanité de la situation »

Les jeunes migrants accueillis sont tous scolarisés en bac pro. « Certains changeront d’orientation en cours de route. Nous sommes là pour les accompagner dans la socialisation et les aider à prendre des repères. Nos objectifs : accueillir, trouver un cadre et prendre soin d’eux », précise Kristell Radigois.

Bien sûr, l’éducation et l’apprentissage restent au cœur du dispositif ! « Profs et élèves forment une équipe », insistent les professionnels de l’éducation.

« S’adapter à chacun : c’est assez magique ! »

L’établissement a le souci d’adapter les cours et la pédagogie en fonction des publics. Sophie Montier a d’ailleurs intégré les tablettes numériques à ses enseignements, des outils qui favorisent l’accès à la connaissance.

Le lycée s’adapte à chacun. Nous trouvons, en fonction des besoins des élèves, des solutions individuelles. Une classe ne fait pas l’autre. Dans le cas des jeunes migrants, ils sont intégrés au sein d’une classe, mais des cours dédoublés sont proposés, précise Sophie Montier.

Lire aussi : Asile et immigration : au Havre, les associations dénoncent le durcissement de la loi

Des solutions d’accompagnement sont cherchées par l’ensemble du personnel pour aider au mieux les jeunes dans leur apprentissage. 

Certains se dévoilent, éprouvent, au détour d’une activité, le besoin de parler, d’extérioriser leur vécu. Du fait de leur vécu, les jeunes migrants ont une grande maturité. Nous nous adaptons à chacun. C’est assez magique !, souligne l’équipe pédagogique.

Dans l’établissement, tous poursuivent un même objectif : redonner confiance, dédramatiser le rapport à l’école et donner envie d’avancer.

Lire aussi : TÉMOIGNAGE. Antoine, apprenti pâtissier du Havre, est parti se former en Finlande

Panne sur les trains entre la Normandie et Paris : fortes perturbations sur le trafic SNCF

D'importants retards sont à signaler, vendredi 1er mars 2019, sur les lignes SNCF reliant la Normandie à Paris.

D’importants retards sont à signaler, vendredi 1er mars 2019, sur les lignes SNCF reliant la Normandie à Paris.

Des trains supprimés, d’autres retenus en gares. Le trafic SNCF entre la Normandie et Paris est très perturbé, vendredi 1er mars 2019. Une panne de signalisation entre Mantes-la-Jolie et la gare Saint-Lazare est en cause. Selon TER Normandie, « jusqu’à deux heures de retard » sont à prévoir pour certains trains. 

Pas de reprise du trafic avant midi

La panne de signalisation a été signalée vers 8h, vendredi matin, par le compte Twitter TER Normandie. Elle concerne le poste de commande de Mantes-la-Jolie, ce qui a un impact sur l’aiguillage. Des équipes ont été envoyées sur place dès 8h pour résoudre ce problème. « Il n’y a pas de perspective de reprise avant midi », selon la SNCF. À 10h30, elle indiquait toutefois « une reprise progressive des circulations ».

Selon TER Normandie, des retards « jusqu’à deux heures » sont prévus sur les trains de l’ex Basse-Normandie, où « l’ensemble des trains en circulation sont impactés par cet incident ». Quatre trains régionaux ont été supprimés. Des centaines de voyageurs ont été bloqués dans leur trajet : 

Deux trains sont retenus à Évreux, un à Caen, un à Lisieux et un à Bréval.

La SNCF conseille de reporter les voyages

Pour les 200 voyageurs de ce dernier train, arrêté dans les Yvelines, un car de substitution a été requis. « Nous cherchons des cars pour les autres voyageurs », assure la SNCF. Elle conseille à ses clients « de repousser leurs trajets ».

Sur l’ex Haute-Normandie, la reprise du trafic était « très progressive » à 8h30, indiquait la SNCF sans préciser de retards. À 9h30, le transporteur a précisé que la Seine-Maritime n’était plus concernée par l’incident.

Journée citoyenne, 4ème édition

Samedi 11 mai, dès 9h30
Samedi 11 mai, la journée Citoyenne fait son retour ! Enfants, ados, adultes… toutes les bonnes volontés fécampoises sont invitées à prendre part aux chantiers d'embellissement organisés dans la ville !
Appel à volontaires... Petits et grands, nous avons tous des compétences ou des savoir-faire particuliers. Alors pourquoi ne pas les mettre à la disposition de la collectivité durant une journée ? Si l'aventure vous tente et si vous souhaitez participer à l'embellissement de (...)

- Environnement

Trafics de drogues, rodéos urbains… La police de sécurité du quotidien entre en action au Havre

Mis en place en janvier 2019, la police de sécurité du quotidien se développe progressivement dans les quartiers de la Mare Rouge et Mont-Gaillard.

Mise en place en janvier 2019, la police de sécurité du quotidien se développe progressivement dans les quartiers de la Mare Rouge et Mont-Gaillard au Havre (Seine-Maritime). (©Police du Havre)

Alors que la police de sécurité du quotidien (PSQ) se développe progressivement dans les quartiers de la Mare Rouge et Mont-Gaillard au Havre (Seine-Maritime) depuis le début du mois de janvier 2019, une baisse globale de la délinquance a été observée au Havre (Seine-Maritime) en 2018. 

Mais de plus nombreuses atteintes physiques aux personnes ont été comptabilisées. C’est en partant de ces grandes lignes qu’a été dressé le bilan de la délinquancejeudi 28 février 2019.

« Les statistiques en matière d’atteintes physiques sont préoccupantes, reconnaît Marie Aubert, sous-préfète du Havre. Mais elles sont aussi le signe d’une augmentation de la révélation des faits, du travail effectué pour faciliter la parole, notamment en ce qui concerne les violences intrafamiliales. »

Lire aussi : Le quartier des Hauts de Rouen rejoint le dispositif de police de sécurité du quotidien

Le lancement de la police de proximité

Même recul sur l’augmentation des chiffres sur les quartiers de Mont-Gaillard et de la Mare Rouge, requalifiés au 1er janvier en quartiers de reconquête républicaine. À ce titre, du matériel a été acheté et des effectifs déployés.

Deux délégués à la cohésion police-population ont été nommés le 1er mars 2019, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, déployée depuis janvier 2019 dans ces deux quartiers havrais. 

Lire aussi : Police de sécurité du quotidien : les gendarmes de Seine-Maritime veulent évaluer leurs actions

Le vélo pour « faciliter le contact »

Leur mission sera de « créer du contact et du lien avec la population », explique le commissaire-divisionnaire Olivier Beauchamp.

lls vont avoir un rôle pédagogique, un rôle de médiation. Ils participeront à des conseils de quartier et ils feront de la prévention de la délinquance en intervenant dans des écoles.

En plus de renforts humains, soit 15 à 20 agents supplémentaires dans les mois qui viennent, 70 000 euros ont été alloués à du nouveau matériel : quatre VTT et 90 caméras piétons.

Les policiers en vélo auront ainsi un nouveau mode de déplacement, « qui incitera plus à la proximité, au contact », explique le commissaire Evrard Rothe. 

Lire aussi : Police de sécurité du quotidien : deux quartiers du Havre prioritaires en Seine-Maritime

Lutter contre la consommation de drogue

Pour ces quartiers, les forces de police, de justice et la Ville ont fixé pour l’année à venir deux priorités : la lutte contre le trafic de stupéfiants et celle contre les rodéos urbains.

« Sur les procédures instruites sur la ville du Havre en 2017-2018, 10% sont relatives à l’usage de stupéfiants, hors trafics ou transports », souligne François Gosselin, procureur de la République. L’objectif est donc de mener un « harcèlement républicain » en assurant une présence policière plus forte dans les halls d’immeubles notamment.

Concernant la lutte contre les rodéos urbains, le procureur souligne l’implication des services sur ces questions avec « cinq peines de prison ferme prononcée en 2017-2018 » et surtout une « habitude à monter ces dossiers qui a fait évoluer la jurisprudence sur ces questions. »

Lire aussi : Filmés pendant des rodéos dans des quartiers du Havre : six jeunes interpellés

Marie-Charlotte Nouvellon et Jean-Baptiste Morel

Penser le logement dans 20 ans, c’est d’abord penser à nos modes de vie, plus qu’à la construction

Le logement s’inscrit par nature dans une longue durée : on construit pour durer et ce qu’on construit organise l’espace à long terme. Il est donc courant d’imaginer l’avenir du logement en termes de volumes à construire, de rythme des chantiers, de budgets à mobiliser.  Ce rapport de Terra Nova a voulu mener   un exercice …

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Insolite. Un passionné recrée le Central Perk de Friends, à Rouen : LEGO® retient son projet

La maquette virtuelle du Central Perk, reprenant l'univers du LEGO, créée par un passionné de Rouen (Seine-Maritime).

La maquette virtuelle du Central Perk, reprenant l’univers du LEGO, créée par un passionné de Rouen (Seine-Maritime). (©DR)

Monica, Rachel, Phoebe, Ross, Joey, Chandler, badinant sur un canapé, ça ne vous rappelle rien ? À Rouen (Seine-Maritime), un passionné de LEGO®, Aymeric Fievet (34 ans), a recrée le Central Perk, le fameux café fictif de la série Friends, dans une maquette virtuelle, reproduisant les petites briques colorées. Le projet a été retenu par la marque danoise, qui devrait commercialiser le produit prochainement.

Lire aussi : L’image. Un passionné reproduit la gare de Rouen en Lego et va bientôt l’exposer !

Les fans proposent leurs idées

« J’adorais les LEGO® quand j’étais enfant, raconte le passionné. Je m’y suis remis à la naissance de mon premier enfant, il y a cinq ans. » Collectionneurs de mini-figurines, il pratique également sa passion de manière virtuelle, sur ordinateur.

Il a ainsi conçu la maquette du Central Perk via un logiciel adapté, et l’a déposée sur la plateforme en ligne LEGO ideas. Sur ce site, lancé par la marque, les passionnés ont effet la possibilité de proposer leurs propres idées de personnages ou de scènes. Ces idées sont soumises au vote des internautes, et quand la barre des 10 000 suffrages est franchie, le projet est adopté. Les ingénieurs d’entreprise s’emparent alors de la proposition pour la décliner en véritables petites briques.

La marque a un nom pour qualifier ces créateurs amateurs : fan designer. Quand leur projet est commercialisé, ils reçoivent un pourcentage sur les ventes réalisées. 

Lire aussi : EN IMAGES. Les briques LEGO® sous de multiples formes, dans une expo au centre André-Malraux, à Rouen

L'extérieur du fameux café fictif de la série Friends.

Reproduction de l’extérieur du fameux café de la série Friends. (©DR)

Musique classique, expositions… Nos idées sorties en Seine-Maritime, ce vendredi

Bonjour !

La journée s’annonce plutôt agréable en Seine-Maritime avec un peu de soleil, un peu de nuages et des températures entre 10 et 13°C. En en plus ce soir, c’est le weeeeeek-end ! Alors, profitez-en pour sortir !

Musique classique

Première édition du festival Estacade, dédié à la musique classique. Cinq concerts variés et décalés à partager en famille sont programmés ce week-end.

Infos pratiques :
Du 1er au 3 mars 2019, à l’espace Sarah Bernhardt et au Palais des Régates, à Sainte-Adresse.
Infos au 06 89 40 09 71.
Tarifs : 5 euros. Gratuit moins de 18 ans.

Exposition

François Trocquet présente ses dessins réalisés à Detroit.

François Trocquet présente ses dessins réalisés à Detroit. (©©Francois_Trocquet.)

Partis dans le cadre du projet imaginé pour les 500 ans du Havre et baptisé « La bande des Havrais », 11 artistes de la Cité océane exposent au MuMa, jusqu’au 14 avril 2019.

Lire aussi : 11 artistes du Havre, de retour de résidences aux quatre coins du monde, exposent au MuMa

Infos pratiques :
Jusqu’au 14 avril 2019, au MuMa, 2 bd Clemenceau, au Havre.
Du mardi au vendredi, de 11h à 18h. Le week-end, de 11h à 19h.
Tarifs : de 4 à 7 euros.

Exposition

La Forme accueille « Drawing by walking » de Patrice Balvay. Cette exposition présente une sélection de 11 des dessins réalisés par l’artiste au Japon. Des fac-similés de ses cartes annotées de Tokyo et Kamakura ainsi que de son carnet de travail permettent de suivre d’un peu plus près son parcours.

Infos pratiques :
Jusqu’au 30 mars, à La Forme, 4 rue Pierre-Faure, au Havre.
Ouvert le jeudi, vendredi et samedi de 14h30 à 18h30, puis sur rendez-vous jusqu’au 27 avril 2019.
C’est gratuit.

World au 106

Gili Yalo quitte l’Éthiopie avec ses parents alors qu’il n’a que quatre ans. Ils posent leurs bagages en Israël. Aujourd’hui c’est une des figures de proue musicale de son pays d’accueil, mélangeant les langues et les genres.

VIDÉO. Écoutez Gili Yalo :

Infos pratiques : 
Vendredi 1er mars 2019, à 20h30, au 106, quai Jean de Béthencourt, à Rouen.
Tarifs : de 4 à 16,50 euros.

Kimberose

KImberose, un phénomène vocal e 27 ans, a découvrir au Rive gauche.

KImberose, un phénomène vocal e 27 ans, a découvrir au Rive gauche. (©I Lindbergh)

Kimberose est auteure, compositrice et interprète. À 27 ans seulement elle est déjà sacrée Diva de la soul et ses concerts se jouent à guichets fermés.

Infos pratiques : 
Vendredi 1er mars 2019, à 20h30, au Rive gauche, avenue du 14 juillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray.
Tarifs : de 8 à 15 euros.

Boule au Café de la marine

Boule ouvre le rendez-vous « Café de la MArine » au Trianon Transatlantique en présentant son nouvel album « Appareil Volant Imitant Oiseau Naturel ».

Boule ouvre le rendez-vous « Café de la Marine » au Trianon Transatlantique en présentant son nouvel album « Appareil Volant Imitant Oiseau Naturel ». (©David Desreumaux)

Seul en scène, Boule et sa plume affûtée vont chanter les titres de son dernier album : Appareil Volant Imitant Oiseau Naturel. En première partie : Phanee de Pool.

Infos pratiques : 
Vendredi 1er mars 2019, à 20h30, au Trianon transatlantique, avenue du 14 juillet, à Sotteville-lès-Rouen.
Tarifs : de 8 à 16 euros.

Pour une Normandie libérée: le rêve normand et cherbourgeois de l’ancien préfet Yves BONNET

La rédaction de l'Etoile de Normandie a reçu le texte suivant qui est important car c'est une réflexion de prospective normande proposée par un ancien préfet qui démontre que tous les préfets de notre République ne sont pas forcément des Jacobins ignares ou méprisants à l'égard de la question régionale.

Yves Bonnet

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Bonnet

Yves Bonnet nous propose dans ce texte volontariste sa vision d'une Normandie suffisamment forte politiquement depuis sa réunification pour expérimenter des solutions qui lui seraient propres mais qui n'en seraient pas moins utiles à l'intérêt national de la France à l'heure du Brexit et des défis du changement climatique et de la transition énergétique.

Yves bonnet commence par souligner les atouts géo-politiques de la Normandie pour, ensuite, mettre ces atouts sinon ces opportunités normandes en regard avec les conséquences du Brexit. Il en vient à faire la proposition suivante:

Créer au départ des ports de Cherbourg et du Havre un corridor de fret ferroviaire doublé d'une liaison voyageurs à grande vitesse reliant le triangle Caen- Rouen- Le Havre à Paris.

A juste titre, Yves Bonnet se montre très critique sur l'impasse très onéreuse de l'éolien notamment terrestre et réévalue l'intérêt du patrimoine énergétique et technologique de l'électronucléaire pour assurer une transition énergétique économe en émission de gaz à effet de serre...

Ce texte est donc très intéressant mais on se permettra quelques objections à Monsieur le préfet ancien directeur de la DST:

1) L'allusion à une soi-disant incapacité de choisir de l'Etat entre Caen et Rouen lors de la réunification normande montre surtout qu'il reste encore excessivement difficile de penser en dehors du modèle hyper-dominant de la ville impériale métropole capitale. Paris est la Rome des Français. Les Normands préfèrent avoir une "hanse" urbaine régionale...

2) Le préfet sous-estime les difficultés quant à construire une nouvelle infrastructure ferroviaire lourde: la LNPN s'est enlisée tant par la question financière que par la question foncière qui est devenue, souvent à juste titre, légitime. Et ce ne sont pas des sauvageons zadistes à réprimer à grands coups de LBD40 qui sont les plus redoutables opposants mais la... SAFER elle-même qui a refusé, par exemple, de préempter les terres agricoles nécessaires au passage des faisceaux d'étude de la LNPN en aval de Mantes-la-Jolie.

3) De même, le préfet qui a raison d'insister sur la gabégie des éoliennes terrestres et leur impact négatif sur le paysage patrimonial normand qui fait vivre le tourisme dans la région, sous-estime aussi le coût du nucléaire: le trou à plus de 11 milliards de l'EPR de Flamanville n'est pas évoqué. Etrange!

4) Enfin, on émettra quelques doutes sur la possibilité de faire de Cherbourg, port artificiel de guerre conçu pour être un pistolet braqué sur la tampe de l'Angleterre, un grand port de commerce car Cherbourg n'a pas de véritable hinterland logistiquement organisé: depuis le retrait de la fonction militaire qui, fort heureusement en raison de l'Entente cordiale confirmée en 1830, n'a jamais servi, le port de Cherbourg a toujours été à la recherche de trafics de niche ou d'activités très spécialisées sinon innovantes pour tenter d'exister.

C'est ainsi que furent construits à Cherbourg la première frégate blindée de la marine française ainsi que le premier sous-marin, que fut expérimenté le premier port pétrolier français mais aussi une desserte d'hydravions géants, la liaison transatlantique anglaise avec un Titanic qui coula lors de sa traversée inaugurale, avant que ne soit trouvée une stabilisation des emplois cherbourgeois dans la construction des sous-marins et le service des liaisons transmanche. A ce titre, il y a, bel et bien, une opportunité pour faire de Cherbourg la porte d'entrée européenne de l'Irlande ou du Royaume-Uni post-Brexit comme s'y emploie actuellement Hervé Morin en tentant de s'opposer à la puissance du lobby des grands ports maritimes belges et hollandais à Bruxelles.

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Bonne lecture!

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