Archive dans 31 mars 2019

Bon courage Monsieur GASTINNE!

Comme prévu, Jean-Baptiste Gastinne, vice-président régional en charge des transports et adjoint au maire du précédent maire du Havre dont on taira le nom par devoir élémentaire de décence, a été élu maire du Havre à l'occasion d'un conseil municipal extraordinaire réuni samedi 29 mars 2019.

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Sur l'Etoile de Normandie, puisqu'ailleurs on se gardera bien de le faire, on se permettra la liberté de souligner la profonde ironie morale de la situation:

A savoir qu'un honnête homme ne faisant pas mystère de sa foi chrétienne en tant que catholique pratiquant avec la rigueur morale qui se doit d'aller avec, se voit contraint de dire du bien, comme le veut l'usage, de son prédécesseur qui était un parfait libertin dans tous les sens du terme à partir de la lettre d'un discours dont la plume est décédée la veille!

Le pathétique de cette situation morale pour le moins extraordinaire a, d'ailleurs, inspiré les inévitables critiques d'une opposition municipale de gauche qui a réveillé, pour l'occasion, ses préjugés laïcards sinon anticléricaux en s'en prenant aux convictions personnelles du chrétien Gastinne alors qu'il aurait fallu blâmer, une fois pour toutes, le libertin irresponsable Lemonnier en évitant toute allusion à son sujet, ne serait-ce qu'en évitant de lui rendre un hommage moralement impossible à rendre: par charité chrétienne, le nouveau maire du Havre, le très catholique Gastinne aurait dû avoir la présence d'esprit d'épargner cela aux Havrais et Havraises...


 https://actu.fr/normandie/havre_76351/le-havre-nouveau-maire-jean-bapsite-gastinne-elu-ce-samedi-succede-luc-lemonnier_22608224.html

Le Havre a un nouveau maire, Jean-Baptiste Gastinne succède à Luc Lemonnier

 

Sans grand suspense, c'est Jean-Baptiste Gastinne, ancien premier adjoint de Luc Lemonnier, qui a été élu maire du Havre (Seine-Maritime) samedi 30 mars 2019. Précisions.

 

Suite logique et attendue après le scandale des selfies de nu qui avait entraîné la démission de Luc Lemonnier : le conseil municipal extraordinaire réuni samedi 29 mars 2019 a désigné Jean-Baptiste Gastinne, candidat unique au poste, maire du Havre (Seine-Maritime).

Lire aussi : Démission du maire du Havre, Luc Lemonnier : « Une décision responsable », pour Édouard Philippe

Une partie de l’opposition refuse de voter

L’élection s’est faite sans une partie de l’opposition, qui avait décidé de quitter la salle en signe de protestation. Premier à prendre la parole, Gérald Maniable, de la France Insoumise, n’a pas mâché ses mots, assurant que le candidat présenté « est une nouvelle agression pour les femmes et pour les homosexuels : comment peut-on élire quelqu’un qui est contre le mariage pour tous et l’avortement ?  » s’est-il indigné, rappelant les positions conservatrices de Jean-Baptiste Gastinne.

(Commentaire de Florestan: l'élu insoumi n'est vraiment pas... maniable! Faut-il être à son tour indigne pour fustiger l'indignité?)

Sur la même ligne, Muriel de Virese, conseillère du groupe Pour une nouvelle gauche, a considéré qu’en 2014, « les électeurs avaient voté pour une ligne de droite moins dure » et demandé à ce titre « des élections anticipées que nous devons aux citoyens havrais ». Même son de cloche pour Nathalie Nail, élue communiste : « nous vous laisserons entre vous pour régler vos affaires. »

Lire aussi : VIDÉO. Au Havre, premier conseil municipal sans Luc Lemonnier, bien présent au cœur des débats

La majorité au travail

Élu à 44 voix, contre 45 prononcées en faveur de la liste de ses adjoints, celui qui avait été nommé premier adjoint en 2017, et qui avait jusqu’alors en charge la sécurité et la qualité de vie, s’installe donc dans le siège de maire du Havre pour un an seulement, avant les élections municipales de 2020.

Dans son discours – écrit avec Michel Sironneau, directeur de cabinet décédé la veille et à qui il a tenu à rendre hommage – Jean-Baptiste Gastinne a souligné qu’après la crise traversée par la majorité, « la meilleure réponse que nous pouvons apporter aux questions des Havrais est de se remettre au travail le plus rapidement possible » au service de sa ville. « Pas le Havre du doute, des rumeurs et des enquêtes mais le Havre qui avait su plaire à la France entière un bel été de 2017. »

Hommage à Luc Lemonnier

L’occasion également pour lui saluer Antoine Rufenacht, présent dans la salle, avec qui il avait débuté son engagement en politique, ainsi qu’Édouard Philippe et même Luc Lemonnier.

"J’ai été à ses côtés en tant que premier adjoint et je sais très haut niveau d’engagement personnel qui était le sien dans ses fonctions, et à quel point il avait à cœur de se montrer à la hauteur de son prédécesseur (SIC!). C’était un challenge pour lui, et ce le sera aussi pour moi."

Lire aussi : Selfies de Luc Lemonnier, maire du Havre, nu : il démissionne de ses fonctions

Également premier vice-président à la communauté urbaine, en charge du développement économique, du tourisme et de l’enseignement supérieur, le nouveau maire de la ville est aussi vice-président président à la Région Normandie où il gère les dossiers des transports et des ports. Une fonction qu’il continuera d’exercer car « ce sont des sujets tellement stratégiques pour le Havre que je veux pouvoir continuer à les porter avec la Région Normandie. »

Issu de la droite catholique

Ce professeur agrégé en Histoire de 52 ans, père de cinq enfants, garde donc un pied à la Région tout en réaffirmant son attachement au Havre, ville où il enseigne depuis de longues années au lycée François Ie et sur laquelle il a également écrit sa thèse.

Une appartenance à la société civile qu’il revendique, balayant les critiques émises quant à son parcours aux côtés du Parti chrétien démocrate de Christine Boutin, et sa sympathie pour la Manif pour tous. Celui qui avait été l’un des rares à soutenir François Fillon dans une majorité municipale acquise à Alain Juppé lors des primaires de la droite, a défendu ses « valeurs »

"Elles m’ont fait tel que je suis et, plus nous regardons autour de nous, plus on se dit que c’est peut-être pas si mal d’avoir quelques valeurs et repères."

(Commentaire de Florestan: Luc Lemmonier en avait aussi des valeurs et des repères?)

Au delà des considérations partisanes, il l’assure : « Mon seul parti, c’est le Havre. »

Violette, biscutelle, iberis… Ces fleurs de Normandie sont uniques au monde !

Connaissez-vous les fleurs typiques de Normandie ?

Il existe quatre espèces de fleurs de Normandie uniques au monde : la violette de Rouen,  la biscutelle de Neustrie, le séneçon blanc et l’ibéris intermédiaire.  (©Conservatoire de Bailleul – Antenne Normandie-Rouen)

Le printemps s’est installé en Normandie. Les arbres bourgeonnent, les premières fleurs apparaissent. L’occasion de présenter des fleurs endémiques de la Normandie, uniques au monde.

Nous avons alors interrogé Julien Buchet, chargé de mission pour le Conservatoire botanique national de Bailleul, au sein de l’antenne Normandie-Rouen. 

Normandie-actu : Existe-t-il des fleurs made in Normandie ?
 Julien Buchet : Il n’existe pas beaucoup d’espèces endémiques normandes, car nous ne sommes pas une île. Mais sur notre territoire, il existe deux espèces, la violette de Rouen et la biscutelle de Neustrie, et deux sous-espèces, le séneçon blanc et l’ibéris intermédiaire qui sont exclusivement normandes. Et qui poussent dans des endroits très spécifiques.

Lire aussi : L’IMAGE. Près de Rouen, une falaise sécurisée après deux ans de rebondissements

Des fleurs menacées d’extinction

Où poussent ces fleurs exclusivement normandes ?
La violette, également appelée la pensée de Rouen est présente uniquement sur les éboulis crayeux de la vallée de la Seine, près de Rouen, entre Belbeuf et Gouy et plus en amont de la Seine, à la confluence de l’Andelle, entre Romilly-sur-Andelle et Amfreville-sous-les-Monts (Eure). Elles sont menacées d’extinction.

La biscutelle de Neustrie ne poussent que dans les pelouses calcaires de la vallée de la Seine en amont de Rouen. Cependant, les populations actuelles sont très vulnérables et isolées.

L’iberis intermédiaire est une fleur rare et menacée, qu’on ne peut voir qu’à Saint-Pierre-de-Varangeville, toujours en Seine-Maritime. Et le séneçon blanc, la fleur normande la plus répandue, peut être observée sur le littoral cauchois et calvadosien.

Lire aussi : C’est la nuit de la chouette ! Connaissez-vous les cinq espèces que l’on peut voir en Normandie ?

Pourquoi ces fleurs sont-elles aujourd’hui menacées ?
Car il y a très peu d’individus et que l’activité pastorale extensive s’est arrêtée. Les versants crayeux étaient auparavant pâturés par des moutons. Aujourd’hui, sans les pâtures, sous les broussailles et les buissons, ces fleurs disparaissent.

À cela, il faut ajouter les projets d’aménagements et à plus grande échelle, la pollution de l’eau et des sols. Sur les 1 500 espèces qui existent en Normandie, une sur trois est sur liste rouge. En l’espace de deux siècles, 9 % des espèces ont disparu. C’est énorme.

LISTE. Découvrez les quatre fleurs normandes :

 

BULLETIN INFO CHALLENGE

CHALLENGE DU PAYS DE BRAY #17

Découvrez les dernières infos du challenge, programme 2019, interviews, présentation de la 2ème édition du TRAIL DES CROCS.

Si vous souhaitez recevoir le bulletin d’information du Challenge, inscrivez votre adresse mail en commentaire ci-dessous, et vous recevrez la prochaine édition dans votre boîte mail. 

Êtes-vous incollable sur l’actu en Normandie ? Voici le quiz de la semaine du 25 mars

Avez-vous bien suivi les informations sur Normandie actu ? Le quiz de l'actu met à l'épreuve vos connaissances tous les dimanches !

Avez-vous bien suivi les informations sur Normandie actu ? Le quiz de l’actu met à l’épreuve vos connaissances tous les dimanches ! (©Adobe stock/Illustration)

Bonjour à tous et toutes !

Quelle actualité en Normandie durant cette semaine du 18 au 24 mars 2019 ! Vous pensez avoir tout suivi ? Alors tentez de réaliser un sans-faute à notre quiz de la semaine !

Si le quiz ne s’affiche pas, cliquez ici.

 

Michel de Decker : Julien et Marguerite de Ravalet

Julien et Marguerite de Ravalet, les amants de Tourlaville (Création R.Corbin © Patrimoine Normand).

MICHEL DE DECKER - HISTOIRES NORMANDES.
Journal de bord ma Normandie Bleue - n°109.
 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Michel de Decker.

Série noire, aujourd’hui, dans notre Journal de bord, avec des enquêtes qui vont nous mener en Cotentin, sur les traces d’amants maudits, à Évreux aussi, pour nous interroger sur l’assassinat du préfet de l’Eure, et dans la banlieue de Rouen, avec Pauline, accusée d’avoir tué son mari et son frère… Trois « polars » en Normandie…
 

Les amants de Tourlaville

Lundi 1er décembre de 1606. Nicolas de Villeroi arrive au palais du Louvre. Le roi (c’est Henri IV, à cette époque) a promis de le recevoir en audience, lui et son ami Jean de Ravalet, seigneur de Tourlaville, près de Cherbourg. Jean de Ravalet est à peine présenté au roi qu’il se jette à ses pieds : « Sire, la cour criminelle de la Tournelle a condamné à mort mes deux enfants, ma fille Marguerite et mon fils Julien. Elle, elle a à peine dix-sept ans ; lui, il n’en a que vingt. Soyez clément, Sire, vous pouvez les gracier. Punissez-moi si vous le souhaitez, mais eux, savaient-ils seulement ce qu’ils faisaient ?

- Non, intervient la reine, Marie de Médicis qui assiste à l’entrevue et qui frémit de colère. Non ! Plus jamais de telles horreurs dans le royaume de France ! Il faut un exemple ! qu’on les puni...
 

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Marinières et pompons pour la mini-entreprise Charmada, à la Châtaigneraie, près de Rouen

hilippe Triquet, directeur de l’agence du Crédit Agricole du Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), remet officiellement les marinières aux jeunes entrepreneurs.

Philippe Triquet, directeur de l’agence du Crédit Agricole du Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), remet officiellement les marinières aux jeunes entrepreneurs. (©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen. )

La mini-entreprise de la Châtaigneraie, au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), touche bientôt au but. Les 60 élèves de STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) sont prêts pour participer au concours « entreprendre pour apprendre ». La première sélection avait lieu à la Foire de Rouen, le 26 mars.

Lire aussi : Charmada, une mini-entreprise pour apprendre, au lycée La Châtaigneraie, près de Rouen

« Nous devons présenter et vendre notre produit, un drakkar garni de petits pots de confiture, de crème de caramel ou de châtaigne. Si nous réussissons, nous serons sélectionnés pour le championnat régional à Caen le 15 mai. Ensuite, ce serait directement (si nous sommes premiers ou deuxièmes) le concours européen car il n’y a pas de concours national cette année », précise Honorine Quene, la jeune directrice générale du marketing.

Des marinières…

Deux des partenaires de cette aventure sont venus au lycée jeudi 14 mars. Philippe Triquet, directeur de l’agence du Crédit Agricole du Mesnil-Esnard, a remis officiellement 70 marinières, spécialement brodées, que les élèves porteront à l’occasion des diverses manifestations. Le Crédit Agricole a toujours soutenu les mini-entreprises depuis qu’elles existent à la Châtaigneraie. « Je tiens à rappeler que les jeunes ont été invités à notre assemblée générale et qu’ils ont brillamment présenté leur entreprise devant 250 personnes ! », souligne Philippe Triquet.

…Et des pompons

Il y avait également d’autres visiteurs : les résidents de la maison de retraite La Belle Etoile de Darnétal. Ils étaient venus apporter les 150 pompons qu’ils ont confectionnés. « Les étudiants nous ont présenté leur projet, le lycée a fourni la laine et nous nous sommes retrouvés, plusieurs après-midi, pour faire les pompons ! », soulignent-ils. Il y en a des petits qui décoreront les paquets et des gros pour le stand. « Dans notre charte de la mini-entreprise, nous avons des engagements citoyens comme l’échange intergénérationnel » précise Honorine Quene.

Dieppe, coup de frais sur le Port !

Le port de Dieppe (© Yann PELCAT).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

Grâce à un patrimoine réinventé par des aménagements innovants, le port de Dieppe séduit : plaisanciers, pêcheurs et entreprises cohabitent harmonieusement sur ce site historique, point de départ des plus grands navigateurs.

 

Autrefois port national, le port de Dieppe a été transféré à la région Haute-Normandie en 2007. Depuis le 1er janvier 2019, il appartient à la structure « Ports de Normandie », avec Caen, Ouistreham et Cherbourg. Tout au long de l’année, une flottille de 80 bateaux entre et sort des bassins et une variété infinie de poissons débarque sur les quais. Éric Augustin, responsable de l'exploitation pêche, explique : « Les bateaux de pêche arrivent de jour ou de nuit en fonction des marées. Des agents du port sont présents à toute heure. Ils participent à la préparation de la vente de chargements déjà triés et étiquetés par les pêcheurs… La marchandise rejoint des chambres froi...
 

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Dieppe : voyage dans le temps sur « l’île du Pollet »

Polletais en habits dans les rues pavées du vieux quartier du Polle (© Les Polletais).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

L'antique quartier des pêcheurs, situé à l'est de la ville, a conservé ses maisons pittoresques et des rues pavées lancées à l'assaut de la falaise.

 

Aujourd'hui, acheteurs parisiens et ateliers d'artistes font connaître au Pollet une seconde existence. À leurs côtés vivent des Polletais établis là depuis plusieurs générations. Célèbre grâce aux tenues chatoyantes de ses habitants au parler zézayant, ainsi qu’aux fêtes de pêcheurs, le quartier était autrefois un poumon économique. Les chantiers navals Ambard, Bocquet, Arno y étaient implantés. Une poissonnerie en gros, bâtie en 1926, permettait de vendre aux mareyeurs, qui écoulaient ensuite la marchandise auprès de détail...
 

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Dieppe : Saint-Jacques, l’église des marins

Église Saint-Jacques, avec sa tour-beffroi (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

Construite entre le XIIe et le XVIe siècle, l'église Saint-Jacques de Dieppe est un témoin vivant de la vie des marins dieppois.

 

Saint-Jacques porte, gravés sur ses murs et sur ceux de sa tour-beffroi, des graffitis représentant des embarcations diverses. Ce sont les armateurs et les confréries qui vont contribuer à son embellissement en construisant des chapelles tout autour de la nef, pour honorer leurs saints patrons. « Les confréries donnaient aussi à l'église l'air d'être habitée en permanence ; c'était un endroit très vivant », explique Christiane Le Her, présidente du Comité de sauvegarde de l'église. Objets précieux et tré...
 

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Un bateau se retourne au large de Fécamp : les trois occupants héliportés vers l’hôpital

Trois personnes ont été héliportées après que leur bateau de tourisme s'est retourné, samedi 30 mars 2019 au large de Fécamp (Seine-Maritime).

Trois personnes ont été héliportées après que leur bateau de tourisme s’est retourné, samedi 30 mars 2019 au large de Fécamp (Seine-Maritime). (©Illustration Adobe stock)

Les pompiers étaient toujours sur place samedi 30 mars vers 17h30. Un bateau de tourisme s’est en effet retourné au large de Fécamp (Seine-Maritime) pour une raison encore indéterminée. Les trois occupants ont été héliportés, les pompiers ne se sont pas prononcés sur d’éventuelles blessures.

Lire aussi : La casserole reste sur le feu : 120 personnes âgées évacuées, près de Rouen

Trois personnes héliportées

Il n’y avait pas d’enfant dans l’embarcation. Trois personnes ont été héliportées vers un hôpital après que leur bateau de tourisme de 5 mètres environ s’est retourné à 30 milles au large de Fécamp vers 16h30, samedi 30 mars 2019.

Pour leur porter secours, l’hélicoptère de la sécurité civile est intervenu. « On sait qu’ils ne sont pas victimes d’hypothermie. Leurs jours ne sont pas en danger, mais on ne sait pas encore à ce stade s’ils ont été blessés ou pas », indiquent les pompiers du Centre opérationnel d’incendie et de secours de Seine-Maritime. 

Lire aussi : Un marin inconscient sur un bateau au large de Fécamp : un hélicoptère à son secours

Dieppe : le château et ses mystères

Dieppe depuis le château par un petit matin d’hiver (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

La ville de Dieppe possède un patrimoine riche et varié. À tout seigneur tout honneur, nous débutons notre tour d’horizon par le château-musée, qui domine la ville depuis le XVe siècle.

 

On attribue sa construction au chevalier Desmarets, vers 1435. Abri de garnison, puis demeure du gouverneur de Dieppe, cet édifice fortifié a une fonction défensive importante. « Nous avons pu acquérir, grâce aux Amys du vieux Dieppe, un document exceptionnel sur l'inventaire de son artillerie en 1789, se réjouit Pierre Ickowicz, conservateur du musée. Cela m'a poussé à étudier précisément le passé militaire du château et son rôle dans toutes les batailles, y compris celle de 1443 : des boulets partirent depuis la forteresse en direction de la bastille de bois, installée par Talbot en haut du Po...
 

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Dieppe « Elle a bon mast et ancre et quille ! »

Dieppe depuis le château par un petit matin d’hiver (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Juliette Kotowicz.

De l'antique port de pêche à l’anse de navigateurs, du port de commerce à la station balnéaire, Dieppe ne s'est jamais détournée de la mer. Une identité solidement amarrée, illustrée par sa devise « Elle a bon mast et ancre et quille ! ».

 

L­­­­­­­­e port de Dieppe est mentionné pour la première fois en 1030, dans un acte du duc Robert le Libéral en faveur de l’abbaye de la Trinité du Mont, à Rouen. Parmi les biens concédés figurent une pêcherie, des salines et « cinq maisons redevables chaque année de 5 000 harengs ». Ce nom de Dieppe semble dériver du norrois djùpr, signifiant « profond ». Il s’agit sans doute longtemps d’un hameau éphémère de pêcheurs saisonniers. Peu à peu cependant, les ducs de Normandie y accordent des tenures et accélèrent son peuplement. Le port a rang ducal durant tout le XIIe siècle, jusqu’à ce que Richard Cœur de Lion décide de le céder en 1197 à l’archevêque de Rouen en échange des Andelys, où il envisage de bâtir Château-Gaillard. Le marché s’avère ren...
 

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La destinée tragique de Guillaume Longue-Épée

À gauche : Statue de Guillaume Longue-Épée, située contre le piédestal de la statue de Guillaume le Conquérant, à Falaise (© Stéphane William Gondoin). À droite : Le meurtre de Guillaume Longue-Épée. Les grandes chroniques de France (© The British library, Ms Royal 16 G VI, fol. 251 v., France, peut-être Paris, entre 1332 et 1350).


 
Extrait Patrimoine Normand N°109.
Par Stéphane William Gondoin.

Un saint ! Voici comment les auteurs normands des Xe et XIe siècles s’attachent à dépeindre la figure du successeur de Rollon. L’analyse de l’intégralité des témoignages historiques tend cependant à dresser un portrait plutôt contrasté, propre à tous les grands féodaux de ce temps : l’homme se montre souvent violent et toujours prompt à dégainer l’épée, tout en étant régulièrement la proie d’accès sincères de profond mysticisme.

 

Fascinant Xe siècle ! Le colossal empire fondé cent ans plus tôt par Charlemagne s’est décomposé, d’abord divisé par les rivalités opposant ses descendants, miné ensuite par les attaques incessantes des Vikings, terrassé enfin par des potentats locaux profitant du chaos ambiant pour s’affranchir de toute tutelle. De l’ordre ancien a émergé un monde nouveau, dominé par des seigneurs gouvernant d’une main ferme d’immenses principautés territoriales. Chacun d’entre-eux s’est accaparé les prérogatives régaliennes (exercer la justice, battre monnaie, lever l’impôt, lever l’armée) et mène sa propre politique. Dans un climat de guerres incessantes, les alliances se font et se défont au gré des circonstances : l’adversaire de la veille se transforme en allié du lendemain ; le compagnon de route du ma...
 

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ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE :
Dans le magazine, pour des questions évidentes de place, nous n’avons pu mentionner les sources premières. Voici les principales ayant été utilisées :
• Pierre Bauduin, La première Normandie, Paris, 2004.
• Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066, Caen, 1961.
• Stéphane William Gondoin, Emma de Normandie, Cahors, 2011.
• François Neveux, La Normandie des ducs aux rois (Xe–XIIe siècle), Rennes, Ouest-France, 1998.
• Jean Renaud, Les Vikings et la Normandie, Rennes, Ouest-France, 1989.

• Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniae ducucum, éd. J. Lair, Caen, 1865.
• Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Caen, 1961.
• Flodoard, Annales, éd. P. Lauer, Paris, 1905. Traduction française dans la version de Guizot sur Gallica (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914543/f84.item).
• Hugues de Fleury, Modernorum regum Francorum actus, in. Monumenta Germaniae Historica, Tomus IX (pp. 376-395).
• Richer de Reims, Histoire de France, éd. de Robert Latouche, 2 vol., Paris, 1967-1964. Une édition en ligne avec traduction est disponible sur Gallica (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k361020/f1.image).
• Complainte sur la mort de Guillaume Longue-Épée, petit poème sans doute composé peu après l’assassinat du duc, disponible en plusieurs versions latines avec traductions anglaise, allemande et danoise, disponible ici (http://vlib.iue.it/carrie/documents/planctus/planctus/PWL1.html).
• Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum, éd. J. Marx, Paris et Rouen, 1914.
 

Avec le printemps, le parc accrobranche de la forêt de Montgeon au Havre rouvre ses portes

Le LH Aventures Parc, au Havre, rouvre ses portes samedi 30 mars 2019.

Le LH Aventures Parc, au Havre, rouvre ses portes samedi 30 mars 2019. (©Adobe Stock.)

Dédié à l’accrobranche, le LH Aventures Parc , au Havre (seine-Maritime), souffle sa première bougie. La première saison réalisée a été concluante : avec près de 20 000 visiteurs, le site a atteint ses objectifs initiaux. Samedi 30 mars 2019, jour de sa réouverture, des nouveautés seront à découvrir. Entretien avec Éric Bidault, gérant du parc.

Lire aussi : EN IMAGES. Le parc d’accrobranche « LH Aventure » ouvre dans la forêt de Montgeon, au Havre

Élargir l’offre de loisirs

Samedi 31 mars 2018, ouvrait le LH Aventures parc, un parc destiné à tous, petits (à partir de 3 ans) et grands. L’occasion de grimper dans les arbres et de prendre de la hauteur pour contempler les merveilles de la nature. Installé au cœur de la forêt de Montgeon, desservi par les transports en commun, ce site dédié aux loisirs de plein air a d’ores et déjà trouvé son public. « Le bilan de la première saison correspond à nos attentes. Nous avons accueilli près de 20 000 personnes, entre mars et novembre 2018 », se félicite Éric Bidault.

Jusqu’alors, il fallait parcourir 40 kilomètres pour faire un parcours accrobranche. Désormais, il suffit de prendre le bus ou le tramway pour venir s’amuser chez nous. Il n’y a plus de barrière logistique.

Si les clients sont à 80% des locaux, dans un rayon de 30 à 40 kilomètres, le parc accueille aussi des touristes, des Parisiens en court séjour. « Nous sommes ouverts à toutes les vacances scolaires, toutes zones confondues. Il n’est pas rare que nous accueillions des petits Parisiens en vacances. Pour l’instant, nous n’avons que peu de croisiéristes », constate le gérant du parc.

Cette deuxième saison est l’occasion pour le site d’élargir son offre de loisirs pour les 3-7 ans : deux nouveaux parcours seront ainsi ouverts à partir du 30 mars 2019.

Lire aussi : Bientôt un parc dédié à l’accrobranche, le LH Aventures, au cœur de la forêt de Montgeon, au Havre

Découvrir le parc forestier

Afin d’encourager la découverte de la flore et de la nature, une nouvelle activité sera proposée aux familles qui pourront se lancer dans une chasse au trésor : « Cette activité familiale est ouverte aux groupes jusqu’à six personnes. C’est l’occasion de profiter du parc forestier et de découvrir la faune et la nature, au cours des épreuves imaginées pour rechercher le trésor. On se situe entre la course d’orientation, la chasse au trésor et le géocaching. Cela permet aux personnes qui n’aiment pas l’accrobranche de participer à une activité de plein air, sans avoir le vertige. »

Parmi les nouveautés, notons également le saut de l’écureuil : « Il s’agit de sauter dans le vide d’un arbre haut de 15 mètres. »

Lire aussi : Deux millions d’euros pour renforcer l’attractivité de la forêt de Montgeon, au Havre

Tyroliennes géantes

Au sein du parc, différents types de parcours sont proposés : du parcours Schtroumpfs, dès 3 ans, au parcours noir, pour amateurs de sensations fortes, il y en a pour tous les goûts. L’occasion de pratiquer les tyroliennes géantes, de faire du skate dans les arbres, de l’escalade dans un beau domaine forestier.

La politique tarifaire demeure inchangée : les prix varient entre 8 et 16 euros. « Une nouveauté : les parcours sont tous devenus illimités sur la demi-journée. On peut aller jusqu’à l’épuisement ! », sourit Éric Bidault, qui précise que cette initiative permet aux familles de profiter pleinement du parc.

En haute saison, le LH Aventures Parc compte jusqu’à 11 salariés, certains étant dédiés à l’accueil, d’autres à la sécurité. 

Lire aussi : Patrimoine. Les poumons verts du Havre, la forêt de Montgeon et le parc de Rouelles

Ouvert aux groupes toute l’année

Si le parc rouvrira le 30 mars 2019, le gérant rappelle que le site reste ouvert aux groupes toute l’année : « Il est possible d’organiser des événements au sein du parc tout au long de l’année. Nous accueillons aussi bien des séminaires d’entreprises que des anniversaires ou enterrements de vie de garçon. »

Des événements ponctuels, au gré du calendrier, s’ajoutent aux animations ordinaires du parc : chasse aux œufs, Halloween etc.

Lire aussi : [Insolite] En vidéo, une partie de « bumball » au Havre, dans la forêt de Montgeon

Infos pratiques :
Réouverture samedi 30 mars 2019.
Tarifs : de 8 à 16 euros.
Plus d’informations sur la page Facebook du parc, ici.

INTERVIEW. Gilles Vervisch amène sa « pop philosophie » près de Rouen

Gilles Vervisch et la pop philosophie sera l’invité d’honneur du salon Édite-le avec des livres, au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), le 31 mars 2019 .

Gilles Vervisch et la pop philosophie sera l’invité d’honneur du salon Édite-le avec des livres, au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime), le 31 mars 2019 .
(©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen. )

Gilles Vervisch est originaire de Normandie. Il est l’invité d’honneur du deuxième salon Édite-le avec des livres, qui se tiendra au Mesnil-Esnard, sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime), dimanche 31 mars 2019. Il  présentera son dernier ouvrage Peut-on réussir sans effort, ni aucun talent ?. Interview.

Faire découvrir la philosophie

Est-ce-que votre activité littéraire est la continuité de votre activité professionnelle ?
Gilles Vervisch : Oui. Mon métier de professeur consiste à faire découvrir et comprendre la philosophie aux élèves ; c’est aussi ce que je fais dans mes livres qui tentent, à travers la pop culture, et non sans humour, de rendre la philosophie accessible et ludique pour tout le monde. Y compris dans le roman que j’avais publié l’année dernière, Le secret de Platon : faire découvrir la philosophie antique à travers une intrigue autour du mystère de l’Atlantide.

Qu’avez-vous mis en avant dans votre dernier ouvrage ?
G.V : Les mirages ou l’illusion de l’idée de mérite et surtout, son caractère dangereux ou peu généreux. Dire que « quand on veut, on peut ! » pour suggérer que ceux qui ont « réussi » et se retrouvent dans une situation sociale privilégiée, l’ont bien mérité : on n’a rien volé, on a bossé. C’est un moyen illusoire de justifier les inégalités sociales : ceux qui s’en sortent l’ont mérité, ceux qui sont dans la misère aussi, car ils n’ont pas fait assez d’efforts.

« Remettre en question les fausses évidences »

Pourquoi ce thème du mérite ?
G.V : À force d’entendre ce discours plus ou moins « libéral » et ces petites phrases, « je traverse la rue, je vous en trouve un, de travail ». Aujourd’hui, l’idée de la méritocratie est une évidence pour tout le monde. Et s’il y a un intérêt à faire un peu de philosophie, c’est de changer un peu notre vision du monde ou du moins, nous amener à remettre en question les fausses évidences.

Pourquoi, avoir choisi Einstein et Andy Warhol, pour la couverture du livre ?
G.V : Warhol pour le côté pop art qui illustre l’orientation pop philosophie de mon travail qui consiste à partir de la pop culture, culture populaire et/ou du divertissement. Dans le livre, je pars de contes de fées (Cendrillon), de films (La Vie est belle de Franck Capra), de séries (Game of thrones), etc. Einstein, parce que le quatrième et dernier chapitre sur la méritocratie est largement consacré à Einstein, à la fois dans sa vie, en rappelant qu’il a été plus moins en échec scolaire, que dans ses écrits : « si vous demandez à un poisson de savoir grimper aux arbres, il pensera toute sa vie qu’il est un imbécile. »

Faites-vous dans la vie, ce que vous aviez-rêvé de faire ? À quoi attribuez-vous votre réussite ?
G.V : Oui. Je fais (ou j’ai fait) de la philosophie sous toutes ses formes : cours, radio, livres, conférences. Et si je pensais qu’il y avait quelque chose de mieux ou de supérieur à la philosophie, je ferais autre chose. Pour ce qui est de ma réussite, comme je l’explique un peu dans le livre, je l’attribue en partie à mon travail, certes, mais aussi, à la chance, aux rencontres, en bref, à des circonstances indépendantes de ma volonté.

Rencontrez Gilles Vervisch le 31 mars

Deux dernières questions d’actualité : Est-ce qu’un lycéen de la campagne normande a plus de chance qu’un lycéen de la banlieue parisienne ?
G.V : Il se trouve justement que j’ai enseigné cinq ans à Saint-Valery-en-Caux, typique de la campagne normande, donc ! Et depuis 2007, je suis à Cergy-Pontoise, banlieue parisienne. Donc, j’ai fait les deux ! Après, je ne sais pas ce qui est le plus handicapant. Ce qui est sûr, c’est que même avec Parcoursup, et malgré les dénégations des établissements (notamment de prépa), il semble bien que le lycée d’origine compte dans la sélection, et que l’on sera sans doute moins bien vu en venant d’un lycée de campagne ou d’un lycée de banlieue.

Dans le nouveau bac, la philo sera la seule matière non optionnelle, qu’en pensez-vous ?
G.V : Si je prêche pour ma paroisse, je dirais que je suis content. Mais ce n’est pas l’essentiel. Il y aurait beaucoup à dire sur cette réforme qui voulait désenclaver les filières, mais se retrouve à remettre les mêmes distinctions (discriminations) entre les sciences et le reste. Manifestement, il faudra prendre les options maths et science pour réussir.

Infos pratiques
Salon du livre « Edite-le… avec des livres ».
Dimanche 31 mars 2019 à la salle des fêtes du Mesnil-Esnard rue des Pérets.
Ouverture de 10 h à 18 h. 

Dans sa roulotte au Havre, Véronique vend ses cafés « comme un voyage »

En 2017, Véronique a repris la roulotte d'un torréfacteur traditionnel... et ambulant !

En 2017, Véronique a repris la roulotte d’un torréfacteur traditionnel… et ambulant ! (©Brûlerie normande)

Quand certains associent au Havre (Seine-Maritime) l’odeur de la pollution de ses usines, Véronique Lessard-Leclerc y a senti, dès son arrivée il y a une dizaine d’années, le café et l’exotisme. « Cette ville m’a franchement étonnée », confie-t-elle. 

Rapidement, cette ancienne cadre d’EDF se plonge dans ce « patrimoine local » et prend ses habitudes chez un torréfacteur ambulant, qui installe chaque semaine sa roulotte au marché Sainte-Cécile.

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Un véritable savoir-faire

Si bien qu’au moment où la possibilité de prendre une pré-retraite se présente, elle se lance un défi un peu fou : reprendre cette brûlerie. « J’avais envie de faire quelque chose de mes mains, de sortir des tableurs Excel et du management, se souvient-elle. Et à le voir faire, cela n’avait pas l’air compliqué. »

Six mois de formation par l’ancien patron plus tard, force sera d’admettre pour elle qu’il « y a une grosse différence entre boire des petits cafés et le torréfier ! Plus que sa boutique, il m’a transmis tout son savoir-faire et son expérience. »

"Plus que sa boutique, il m'a transmis tout son savoir-faire et son expérience."

« Plus que sa boutique, il m’a transmis tout son savoir-faire et son expérience. » (©Brûlerie normande)

Un art tout en nuances

Après formation à l’entrepreneuriat à la CCI et une fois toutes les démarches administratives bouclées, Véronique se retrouve sur son première marché en janvier 2017. Passées les premières périodes de doute, elle l’affirme « aujourd’hui, je suis super heureuse d’avoir acquis ce savoir-faire, cet art. »

Lire aussi : REPORTAGE. Café et torréfaction : découvrez les coulisses de la brûlerie Charles Danican, au Havre

Car quand elle décrit son métier, elle en parle en effet comme d’un art subtil. À l’heure du règne de la dosette, elle pourrait passer des heures à évoquer toutes les nuances du café torréfié de façon artisanale.

Prenez la différence entre le pain industriel et le pain qui sort de la boulangerie. Le pain industriel, il est bon. Mais celui de l’artisan, il est frais. C’est cette même notion de fraîcheur qui disparaît dans le café que l’on peut acheter en grande surface.

Des arômes qui se révèlent en douceur

Quand un industriel utilise une « torréfaction flash », qui fait passer quatre tonnes en deux minutes, « je vais faire cinq kilos en 20 minutes. Les arômes ont donc le temps de se révéler tout en douceur au fil de la cuisson. Comme pour la bonne cuisine, moi je mitonne. »

Mais le secret de ses arômes réside aussi dans le choix des graines en amont. Véronique a choisi de travailler en direct avec les importateurs du Havre, qui est d’ailleurs l’un des premiers ports importateur de café vert, connecté à de nombreux pays producteurs.

Quand on boit une tasse de café, on voyage à peu de frais.

« Par exemple, le mexicain sera plus chocolaté, plus proche du cacao alors qu’un café du Salvador, cultivé en montagne sera plus puissant, plus fort en bouche », détaille-t-elle.

« Pas de bon ou de mauvais café

Du moka d’Éthiopie aux saveurs des graines de Colombie en passant par celles du Nicaragua, du Honduras, du Costa Rica ou encore de l’Inde, sans oublier le déca, la gamme de Véronique se décline sur toutes les notes ou presque.

Pour se fournir en café vert, Véronique travaille en direct avec les importateurs du Havre.

Pour se fournir en café vert, Véronique travaille en direct avec les importateurs du Havre. (©MC Nouvellon)

Et comme pour son café, Véronique connaît toutes les nuances de sa clientèle, qu’elle fréquente désormais sur trois marchés différents. « Le café, c’est  un rituel qui dépend de chaque personne, assure la torréfactrice. Pour certains, la madeleine de Proust sera l’arabica robuste, tonique, comme on en sert dans les cafés. D’autres chercheront le côté expresso et sa mousse. En réalité, il n’y a pas de bon ou de mauvais café. »

Où boire une tasse de café à la Brûlerie normande ?
Sur le marché de Sainte-Cécile, place de la Liberté au Havre, le jeudi et le samedi.
Sur le marché d’Aplemont, place Commando Kieffet au Havre, le vendredi.
Plus d’infos au 06 45 93 41 17 ou sur le site Internet de la brûlerie.

Le Havre a un nouveau maire, Jean-Baptiste Gastinne succède à Luc Lemonnier

C'est sans surprise Jean-Baptiste Gastinne, ancien premier adjoint, qui a été élu maire du Havre (Seine-Maritime) samedi 30 mars 2019.

C’est sans surprise que Jean-Baptiste Gastinne, ancien premier adjoint a été élu maire du Havre (Seine-Maritime) samedi 30 mars 2019. (©MC Nouvellon/76actu)

Suite logique et attendue après le scandale des selfies de nu qui avait entraîné la démission de Luc Lemonnier : le conseil municipal extraordinaire réuni samedi 29 mars 2019 a désigné Jean-Baptiste Gastinne, candidat unique au poste, maire du Havre (Seine-Maritime).

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Une partie de l’opposition refuse de voter

L’élection s’est faite sans une partie de l’opposition, qui avait décidé de quitter la salle en signe de protestation. Premier à prendre la parole, Gérald Maniable, de la France Insoumise, n’a pas mâché ses mots, assurant que le candidat présenté « est une nouvelle agression pour les femmes et pour les homosexuels : comment peut-on élire quelqu’un qui est contre le mariage pour tous et l’avortement ?  » s’est-il indigné, rappelant les positions conservatrices de Jean-Baptiste Gastinne.

Sur la même ligne, Muriel de Virese, conseillère du groupe Pour une nouvelle gauche, a considéré qu’en 2014, « les électeurs avaient voté pour une ligne de droite moins dure » et demandé à ce titre « des élections anticipées que nous devons aux citoyens havrais ». Même son de cloche pour Nathalie Nail, élue communiste : « nous vous laisserons entre vous pour régler vos affaires. »

Lire aussi : VIDÉO. Au Havre, premier conseil municipal sans Luc Lemonnier, bien présent au cœur des débats

La majorité au travail

Élu à 44 voix, contre 45 prononcées en faveur de la liste de ses adjoints, celui qui avait été nommé premier adjoint en 2017, et qui avait jusqu’alors en charge la sécurité et la qualité de vie, s’installe donc dans le siège de maire du Havre pour un an seulement, avant les élections municipales de 2020.

Dans son discours – écrit avec Michel Sironneau, directeur de cabinet décédé la veille et à qui il a tenu à rendre hommage – Jean-Baptiste Gastinne a souligné qu’après la crise traversée par la majorité, « la meilleure réponse que nous pouvons apporter aux questions des Havrais est de se remettre au travail le plus rapidement possible » au service de sa ville. « Pas le Havre du doute, des rumeurs et des enquêtes mais le Havre qui avait su plaire à la France entière un bel été de 2017. »

Hommage à Luc Lemonnier

L’occasion également pour lui saluer Antoine Rufenacht, présent dans la salle, avec qui il avait débuté son engagement en politique, ainsi qu’Édouard Philippe et même Luc Lemonnier.

J’ai été à ses côtés en tant que premier adjoint et je sais très haut niveau d’engagement personnel qui était le sien dans ses fonctions, et à quel point il avait à cœur de se montrer à la hauteur de son prédécesseur. C’était un challenge pour lui, et ce le sera aussi pour moi.

Lire aussi : Selfies de Luc Lemonnier, maire du Havre, nu : il démissionne de ses fonctions

Également premier vice-président à la communauté urbaine, en charge du développement économique, du tourisme et de l’enseignement supérieur, le nouveau maire de la ville est aussi vice-président président à la Région Normandie où il gère les dossiers des transports et des ports. Une fonction qu’il continuera d’exercer car « ce sont des sujets tellement stratégiques pour le Havre que je veux pouvoir continuer à les porter avec la Région Normandie. »

Issu de la droite catholique

Ce professeur agrégé en Histoire de 52 ans, père de cinq enfants, garde donc un pied à la Région tout en réaffirmant son attachement au Havre, ville où il enseigne depuis de longues années au lycée François Ie et sur laquelle il a également écrit sa thèse.

Une appartenance à la société civile qu’il revendique, balayant les critiques émises quant à son parcours aux côtés du Parti chrétien démocrate de Christine Boutin, et sa sympathie pour la Manif pour tous. Celui qui avait été l’un des rares à soutenir François Fillon dans une majorité municipale acquise à Alain Juppé lors des primaires de la droite, a défendu ses « valeurs ». 

Elles m’ont fait tel que je suis et, plus nous regardons autour de nous, plus on se dit que c’est peut-être pas si mal d’avoir quelques valeurs et repères.

Au delà des considérations partisanes, il l’assure : « Mon seul parti, c’est le Havre. »