Archive dans 31 mars 2019

Nouvelle lettre d’information portuaire : enfin, ça dépend ce qu’on appelle information…

     Certains médias se qualifient de « lettres d’information » alors qu’ils ne seront jamais que des outils de communication ; il en sera ainsi de la Lettre d’information de Haropa Port de Rouen, « ROUEN PORT ESTUAIRE # Développement & Environnement », dont c’est déjà le n° 3 - mars 2019

     Deux exemples :

Thème « gouvernance »

Catherine Rivoallon nommée préfiguratrice du nouvel ensemble portuaire HAROPA

http://www.haropaports.com/fr/rouen/nominations

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 7 février dernier la nomination de Catherine Rivoallon en qualité de préfiguratrice du nouvel ensemble portuaire HAROPA. Présidente du conseil d’administration de HAROPA - Ports de Paris, elle devra poser les conditions de la création d’un établissement public portuaire unique de la Seine. La ministre des Transports Élisabeth Borne a précisé que « l’enjeu consiste à conforter la position de ces trois ports (Paris, Rouen et Le Havre) dans les grands flux de transport maritime international en les inscrivant au cœur des chaines logistiques ». Les consultations entamées dès le mois de février avec les équipes dirigeantes des ports vont se poursuivre avec les élus, clients, acteurs économiques et partenaires sociaux dans les prochains mois. Avec l’ambition affichée de proposer un projet stratégique unique pour la période 2021-2025. Catherine Rivoallon pourra s’appuyer sur un comité de préfiguration présidé par Valérie Fourneyron et composé de Thierry Tuot, Conseiller d’Etat, Gilles Belier, Avocat, membre du Haut conseil du dialogue social, Emmanuelle Perron, Présidente du Conseil de surveillance de HAROPA - Port du Havre et Frédéric Henry, Président du Conseil de surveillance de HAROPA - Port de Rouen.

Commentaire :

     Nous avons déjà commenté cette annonce dans l’article :

JACOBINISME PORTUAIRE : Fusion des ports de l'axe Seine, les jeux sont faits, rien ne va plus... pour la NORMANDIE !

http://normandie.canalblog.com/archives/2019/02/08/37084500.html

du 8 février dernier ; Rien à ajouter ! Si ce n’est « l’oligarchie ploutocratique parisiano-francilienne garde le contrôle… »

Pascal Gabet, Ingénieur en Chef des Ponts, des Eaux et des Forêts a été nommé par arrêté du 1er mars 2019 de la ministre chargée des transports, Président du Directoire et Directeur Général de HAROPA - Port de Rouen par intérim, à compter du 13 mars 2019. Il succède à Nicolas Occis qui occupait ces fonctions depuis le 12 janvier 2015 et dont le mandat est arrivé à terme. Pascal Gabet était jusqu’à présent directeur général adjoint, membre du Directoire et en charge, depuis juillet 2013, de la Direction du Chenal et des Travaux Maritimes de HAROPA - Port de Rouen. A ce titre, il a conduit le programme d’amélioration des accès maritimes de HAROPA - Port de Rouen et a contribué aux réflexions portant sur la stratégie, les investissements et l’organisation interne de l’établissement. Pascal Gabet et les directeurs généraux des ports du Havre et de Paris contribuent à la mission de préfiguration pilotée par Catherine Rivoallon chargée par le Gouvernement de l’intégration des ports du Havre, de Rouen et de Paris dans un établissement portuaire unique à l’échelle de l’Axe Seine.

Commentaire :

     Un lecteur régulier de l’Etoile de Normandie peut-il être étonné de voir nommé un Ingénieur en chef des Ponts, des Eaux et des forêts Président du Directoire et Directeur Général de HAROPA - Port de Rouen par intérim…

     Le plus contrariant, pour moi, dans le message, c’est que ce monsieur a conduit le programme d’amélioration des accès maritimes de HAROPA - Port de Rouen dont le rapport coût/utilité paraissait déjà injustifié dans un rapport de l’un de ses prédécesseurs, Gérard Franck, à la veille d’une opération antérieure beaucoup moins onéreuse…

Thème trafic de céréales

La modernisation du terminal céréalier de Canteleu se dessine

http://www.haropaports.com/fr/rouen/developpement

HAROPA - Port de Rouen lance en mars une consultation en vue de démarrer en fin d’année les travaux préparatoires de ce projet d’envergure. Le poste céréalier occupé par le Groupe Soufflet offrira, à l’issue du chantier, un mètre de tirant d’eau supplémentaire pour l’exportation en passant de 10,30 m à 11,30 m. Pour permettre la réalisation des travaux en proximité de berge, le Port va devoir au préalable réaliser 260 m de rideau de soutènement ; un chantier auquel va s’ajouter l’extension d’une vingtaine de mètres de la voie de grue qui permet de déplacer le portique de chargement plutôt que de déplacer les navires eux-mêmes ! Le nouvel équipement, qui accueillera également un nouveau portique destiné à réduire les émissions de particules lors des chargements, devrait être opérationnel début 2021.

Commentaire :

     Tout d’abord quelques éléments d’appréciation :

     Un premier commentaire :

     Soufflet est le second groupe céréalier, derrière Senalia, à charger des céréales à l’exportation sur le port de Rouen.

     Le port fluvio-maritime de Rouen dispose d’un emplacement privilégié, immédiatement proche de la Beauce et de la Brie… et relativement proche d’autres territoires céréaliers…

     Le trafic de céréales, principalement exportateur, représente le tiers du trafic maritime global du Grand Port fluvio-Maritime de Rouen et permet à ce port, comme nous le verrons plus loin, d’être le premier port français exportateur, et même le premier port européen exportateur – mais cette place est disputée - sur ce trafic…

Autres commentaires :

     Effectuons une observation rétrospective étendue du trafic céréalier, principalement exportateur, des ports français… Nous ne retiendrons que les onze premiers du classement, et Le Havre, nous verrons plus loin pourquoi…

 

     A l’exportation, en 2018, Rouen représente à lui seul 45,5 % de l’ensemble des ports français, suivi par la Rochelle avec 23,7 %, puis par Dunkerque avec 7,7 %, Nantes – Saint-Nazaire avec 5,8 %, Bordeaux avec 4,2 % et… Caen-Ouistreham avec 2,6 %... pour ne citer que les 6 premiers… Il représente aussi à lui seul l’équivalent de l’ensemble des 6 ports suivants dans le classement…

     Mais, compte tenu d’une grande variabilité de trafic constatée, d’une année sur l’autre, sur les ports de Rouen, Nantes – Saint-Nazaire et Bordeaux, à l’exportation sur une moyenne des années 2015 à 2018 (donc sur une moyenne de 4 ans), Rouen représente plutôt à lui seul 40,5 % de l’ensemble des ports français, suivi par la Rochelle avec 22,4 %, puis par Dunkerque avec 11,4 %, Nantes – Saint-Nazaire avec 7,1 %, Bordeaux avec 5,9 % et… Caen-Ouistreham avec 2,0 %... pour ne citer que les 6 premiers… Il représente aussi plutôt à lui seul l’équivalent de l’ensemble des 3 ports suivants dans le classement…

     Pourquoi Le Havre en fin de classement alors que ce grand port maritime du littoral en aval de Rouen n’a vu revenir aucun trafic céréalier depuis… 2004 ! Est-ce un effet de la libre concurrence et de la rationalité économique ?

     Selon moi, cette situation peut s’expliquer par un motif majeur et deux motifs subséquents :

. La communauté politico-économique rouennaise s’est constamment obstinée à conserver au port de Rouen le stockage et le chargement des céréales collectées malgré l’accroissement permanent de la taille des navires minéraliers. Autrement dit, un choix communautariste local et corporatiste s’impose à la collectivité nationale avec la complicité de l’Etat central qui supervise l’activité des grands ports maritimes ;

. Un réseau d’influence fait en sorte de maintenir une carence en moyens terrestres de transport massifié desservant le port du Havre ;

. Le même réseau d’influence a le pouvoir de persuader les pouvoirs publics d’engloutir des sommes considérables dans l’approfondissement et l’entretien des accès maritimes au port de Rouen !

     Cela, vous ne le lirez jamais dans une lettre d’information d’Haropa… Ce n’est pourtant plus un secret mais une chape de plomb le recouvre…

Recrutement pour la Coupe du monde féminine de foot : le bus pour l’emploi attendu au Havre

Le bus pour l'emploi fera étape au Havre, mardi 2 avril 2019. De nombreux postes sont à pourvoir pour la Coupe du monde

Le bus pour l’emploi fera étape au Havre, mardi 2 avril 2019. De nombreux postes sont à pourvoir pour la Coupe du monde féminine de football. (©D.R.)

Mardi 2 avril 2019, place de l’Hôtel-de-Ville, au Havre (Seine-Maritime), sera donné le coup d’envoi du programme de recrutements pour la Coupe du monde féminine de la FIFA™ qui se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet 2019. Au total, plus de 2 5000 emplois sont à pourvoir dans les neuf villes hôtes.

Lire aussi : Coupe du monde féminine de football : découvrez quelles équipes joueront au Havre

Le Havre, première étape du bus pour l’emploi

Recruteur officiel national de la compétition, Proman, spécialiste du travail temporaire, sillonnera la France à bord de son bus pour l’emploi, habillé aux couleurs de la compétition. Cette entreprise, qui fait l’intermédiaire entre les entreprises prestataires et les candidats, avait déjà été désignée par l’UEFA pour l’Euro 2016.

Première étape du bus pour l’emploi : Le Havre, qui accueillera son premier match, le 8 juin 2019. Deux grosses équipes sont attendues : les États-Unis et l’Angleterre, respectivement 1e et 4e du classement FIFA, sont attendues. À noter dans les agendas également : le dimanche 23 juin, date à laquelle le Havre accueillera l’un des huitièmes de finale, ainsi que le jeudi 27 juin, jour de quart de finale au stade Océane.

Lire aussi : Emploi en Normandie : le groupe La Poste recrute 90 facteurs en CDI

Logistique, accueil, restauration

Les personnes qui le souhaitent pourront venir proposer, mardi 2 avril, de 9 heures à 18 heures, leur candidature spontanément aux conseillers professionnels Proman chargés de faire passer les entretiens dans le bus, stationné place de l’Hôtel-de-Ville.

Pour l’organisation de la Coupe du monde de football féminine au Havre, plusieurs types de profils sont recherchés et les débutants acceptés : des agents logistiques, des serveurs et des professionnels de la restauration, des conducteurs de car, des animateurs et des hôtes/hôtesses d’accueil.

L’occasion pour les jeunes passionnés de football de vivre une expérience professionnelle, tout en participant à une grande manifestation sportive. La plupart des candidats accompliront leur mission à partir de début juin et jusqu’à la fin de la compétition.

Lire aussi : L’IMAGE. Découvrez l’affiche de la Coupe du monde féminine de football, qui se jouera au Havre

Infos pratiques :
Mardi 2 avril 2019, de 9 heures à 18 heures, place de l’Hôtel-de-Ville, au Havre.
Tout candidat est invité à se présenter muni d’un CV.

Conseil départemental du 28 mars : particulièrement actifs, les élus communistes font avancer par leurs propositions plusieurs sujets

Un Conseil départemental qui a entériné la démission du vice-président en charge des finances et ancien maire du Havre Luc Lemonnier, avant de débattre successivement du Brexit, des conséquences de la loi alimentation sur l’agriculture et les agriculteurs seinomarins, du déficit de médecins généralistes, du Plan pauvreté, de la politique de l’habitat suite à la loi ELAN, de la redynamisation des zones d’activités économiques ou encore de l’éradication du frelon asiatique.

Les quatre conseillers du groupe communiste et républicain du Front de Gauche n’en demandaient pas moins pour porter leurs réflexions et propositions à partir d’une bonne quinzaine d’interventions, dont certaines ont porté leurs fruits avec notamment :

  • un engagement du Département d’étudier la possible embauche de médecins généralistes pour les affecter dans des secteurs où les patients sont dépourvus de médecins traitants,
  • la prise en compte de l’avis du maire sur les ventes de logements sociaux sur sa commune dans l’avis que doit rendre le Département sur chaque vente,
  • l’intégration de la Communauté urbaine du Havre et de la Métropole rouennaise dans le nouveau dispositif de soutien à la redynamisation des zones d’activités économiques dont elles avaient été exclues,
  • la proposition d’intégrer les universités du Havre et de Rouen au sein de la nouvelle agence Normande consacrée à la protection de la biodiversité et au développement durable,
  • l’ajournement du projet de la majorité départementale de réduire le nombre de débats lors de chaque Conseil… Un comble dans une période où le besoin de débattre s’exprime partout !

Une séance où ils ont aussi constaté avec satisfaction qu’ils avaient été entendus, suite à leurs précédentes prises de position, sur la nécessité d’intégrer les copropriétés dégradées, comme le sauvetage de la copropriété Robespierre dans le quartier du Château-Blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans les financements conséquents que le Département consacre au programme de renouvellement urbain (ANRU). Ou encore sur l’implication du Département dans l’éradication du frelon asiatique, puisqu’un dispositif d’aide individuelle pour la destruction des nids a été voté.

Et alors que la majorité des Droites prenait l’initiative d’un débat pour déterminer comment rapprocher les citoyens des politiques publiques, Séverine Botte leur a suggéré tout simplement de « changer de politique » ! Soulignant que « se poser cette question illustre bien l’échec de ceux qui président aux destinées des politiques publiques depuis trop longtemps… ».

Pour télécharger le compte rendu de la séance : En Direct 2019 03

Pour télécharger la version de synthèse : En Direct 2019 03 – Synthèse

Une exposition à Rouen sur Jean de Béthencourt, « roi des îles conquises »

Le buste de Jehan de Béthencourt, normand d'origine, conquérant des Canaries, a été sculpté par Jean-Marc de Pas et est disposé sur le pont Boieldieu, à Rouen (Seine-Maritime).

Le buste de Jean de Béthencourt, normand d’origine, conquérant des Canaries, a été sculpté par Jean-Marc de Pas et est visible sur le pont Boieldieu, à Rouen (Seine-Maritime). (©D.R.)

La lettre bimestrielle du Musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen (Seine-Maritime), vient de paraître. Elle est consacrée aux compagnons charpentiers qui œuvrent au sein de l’atelier de restauration de bateaux et à l’exposition Jean de Béthencourt (1362-1425), coordonnée par Jean-Pierre Lécrivain, que l’on peut découvrir actuellement au Musée maritime et à l’espace qui lui est consacré dans sa commune d’origine, Grainville-la-Teinturière (Seine-Maritime). L’occasion d’ouvrir l’intéressante biographie écrite par Jean Braunstein, récemment rééditée aux éditions Charles Corlet Classics à l’approche de l’Armada 2019 : Un normand à la conquête des Canaries.

Lire aussi : Feux d’artifice, concerts, parades… découvrez le programme de l’Armada de Rouen 2019

Orphelin à 2 ans

Destin peu banal que celui de Jean de Béthencourt. Il voit le jour dans le Pays de Caux. À l’âge de deux ans, il devient orphelin. Son père Jean III de Béthencourt perd la vie au combat sur le champ de bataille de Cocherel au sud-est de Rouen. Un rude combat, épisode sanglant de la guerre de Cent ans qui oppose les partisans du roi de France Charles V emmenés par Bertrand Du Guesclin et ceux de Charles le Mauvais, roi de Navarre, allié des Anglais omniprésents en Normandie. Les troupes de Du Guesclin remportent la victoire mais subissent d’importantes pertes. L’épouse de Jean III, Marie de Braquemont, fait face et élève son fils en le préservant de la meurtrière épidémie de peste noire qui touche toute l’Europe pendant l’été 1348.

« Les premières années de Jean de Béthencourt furent sans doute semblables à celles des autres seigneurs de ce temps, précise l’historien Jean Braunstein. Il ne fut pas l’objet d’attentions particulières car la précarité de la vie à cette époque ne favorisait pas le développement d’un sentiment de l’enfance. Les enfants des familles nobles, passaient leurs premières années en compagnie des femmes puis ils partaient dans un château voisin où ils étaient pages ou serviteurs. Ce qui n’était pas considéré comme dégradant. Il apprit à lire et à écrire. »

Le courtisan devient militaire

À l’âge de 15 ans, il entre au service du duc d’Anjou, frère du Roi Charles V, dans le Languedoc, puis de Louis d’Orléans, comme chambellan. À 28 ans, pour la première fois, il quitte sa vie de courtisan pour participer à une aventure militaire. C’est un tournant important. À Gênes, il navigue sur des embarcations génoises et entend parler des Canaries. Il rencontre à la quarantaine un noble poitevin expérimenté, Gadifer de la Salle, à la réputation militaire notable. Ensemble ils mettent au point les détails d’une expédition qu’ils veulent entreprendre aux Canaries, au large du Maroc, îles déjà connues depuis le Ve siècle avant J.C. On est en 1402 . Départ de la Rochelle.

« Quelles peuvent être les raisons qui le poussent à partir à ce moment ? Il apparaît qu’il laisse derrière lui un certain nombre de problèmes juridiques et financiers non résolus. Il a vendu ses biens pour se procurer les fonds nécessaires à son expédition. Il ne semble pas avoir d’idée de retour avant plusieurs années ».

Roi des îles conquises

La première page du manuscrit laissé par Jehan de Béthencourt. Il est déposé aux archives départementales de Rouen.

La première page du manuscrit laissé par Jehan de Béthencourt. Il est déposé aux archives municipale de Rouen. (©D.R.)

Si l’on en croit le récit de l’expédition dans le Canarien, ouvrage magnifiquement illustré et déposé aux Archives municipales de Rouen, ce ne fut pas de tout repos. But de l’expédition : la conquête, l’évangélisation des indigènes Guanches avec la bénédiction du Pape Benoit XIII et le peuplement des îles par des colons normands, bretons ou gascons. Pour services rendus, le Roi Henri III de Castille, confèrera au navigateur le titre de « roi des îles conquises » notamment : la Gomera, Fuerteventura, Ténérife et Lanzarote. Jean de Béthencourt, précurseur des grands navigateurs normands, se fixera en France en 1415. Il décédera à Grainville-la-Teinturière en dix ans plus tard.

De notre correspondant André Morelle

Nouveau débat sur le Brexit : les élus communistes rappellent que le véritable coût est pour la démocratie !

Pour le premier débat de politique départemental du Conseil du 28 mars, le groupe des élus indépendants a souhaité aborder les impacts du Brexit pour les ports, la pêche et pour le Département.

Dans son propos introductif, Murielle Moutier-Lecerf a dit son inquiétude quant aux conséquences du Brexit, notamment en cas de « no deal », sur nos ports, la pêche ou encore la liaison transmanche. Elle a appelé à un « bouclier législatif » pour protéger nos intérêts et posé de nombreuses questions, en se demandant ce que le Département peut faire pour aider à gérer ces conséquences.

Pour la majorité, Alain Bazille est revenu sur les négociations et « l’impasse » constatée. Puis il a tenté de rassurer sur ce qui a déjà été fait pour anticiper ces conséquences, notamment en Seine-Maritime, soulignant au passage la vitalité de la ligne de la transmanche Dieppe-Newhaven, chiffres à l’appui. Il confirmera en fin de débat que le « Département est à la manœuvre, y compris pour aider nos acteurs économiques ».

Alban Bruneau, pour le groupe communiste du Front de Gauche, a estimé que « ce qui nous intéresse d’abord, ce sont les coûts à payer par la démocratie. Et les conséquences sur la construction, ou plutôt sur la déconstruction européenne, à quelques semaines des élections dans toute l’Union ».

 Juin 2016 :

52 % des Britanniques ont choisi

par référendum de quitter

l’Union Européenne. 

Face aux inquiétudes, il a rappelé que « 2 ans et 9 mois pour traduire dans les faits la décision d’un peuple exprimée démocratiquement, où était alors l’urgence ? Mais plutôt que de travailler à satisfaire cette décision, les dirigeants Européens, comme ceux de la Grande-Bretagne ont choisi délibérément de jouer le pourrissement. Histoire de faire un exemple, de démontrer que cette Union on ne peut pas la quitter. Et que si, à l’arrivée, les rebelles s’entêtaient, ils devraient supporter les foudres de l’enfer, le Brexit dur. Punitif ».

Et de poursuivre : « Pendant que Bruxelles passait son temps à négocier pied à pied avec le gouvernement Britannique un accord, qu’au fur et à mesure, plus personne ne comprenait, les autres gouvernements, à commencer par ceux de notre pays, attendaient tranquillement. S’en remettant à elle pour connaître le résultat des courses. Comment expliquer sinon, qu’entre le mois de juin 2016 et le mois de septembre 2018, le seul sujet lié au Brexit dont notre gouvernement se soit emparé, fut celui des traders de la City. Et Paris a continué à appliquer, comme si de rien était, sa doctrine de réduction de la dépense publique aux douanes notamment, comme aux autres agents des finances ».

« Puis à l’automne dernier, en urgence, une commission spéciale fut organisée pour gérer les conséquences en France de ce Brexit, comme si celui-ci venait tout juste d’être révélé ! Notre Parlement s’est vu dessaisi de l’affaire par recours aux ordonnances. Inspections, décisions d’urgence, on réembauche finalement quelques douaniers. On tente de prévenir les conséquences sur les contrôles sanitaires des marchandises, sur les flux de camions. Bref depuis septembre, c’est la cacophonie et l’affolement à l’approche de l’échéance ».

Quant au spectacle « digne d’une tragi-comédie offert par le gouvernement et le parlement Britannique dont la majorité ne veut visiblement pas écouter et respecter la décision de son peuple, tout en refusant de l’assumer », Alban Bruneau y voit une explication évidente : « Ne sait-on jamais, à force de transformer le Brexit en impasse, le peuple finira bien par se déjuger… Et puis de toute façon, il a été manipulé comme le répète la petite chanson qui tourne en boucle dans la bouche de certains de nos dirigeants ».

Selon lui, il convient d’ailleurs de relativiser : « Vous avez noté comment réagissent les marchés ? Très bien merci, pas de souci. Aucun signe d’inquiétude ou de fébrilité. Une pleine confiance dans les dirigeants politiques qu’ils ont sponsorisés ».

Conclusion : « Faut-il après tout cela s’étonner que cette Union Européenne perde tout son crédit ? Ou que les peuples se tournent de plus en plus nombreux vers les populistes, qu’ils se radicalisent ? Voilà notre source première d’inquiétude. Le libéralisme nourrit le populisme et c’est la démocratie qui en paye les conséquences ».

Quant aux coûts, économiques s’entend, et en particulier pour nos ports, nos industries, pour Alban Bruneau une seule solution : « Il convient de reprendre la main sur les logiques de libre marché et ça, nos dirigeants n’y sont plus habitués ! Car cela passe par l’application de la législation par des agents publics en nombre suffisant pour assurer leurs missions. La grève du zèle, à vocation de démonstration grandeur nature, organisée par les douaniers ces jours derniers, vient nous rappeler que nous en sommes encore loin. La puissance publique doit faire son retour sur nos côtes, nos ports, dans nos administrations, en prévision d’une nouvelle frontière qui ne viendra peut-être jamais… ».

Pour la majorité des Droites, Jean-Christophe Lemaire n’a pas apprécié cette leçon de politique sur un sujet qui pour lui ne l’est visiblement pas : « Le sujet c’est l’économie » qui appelle l’union de tous les acteurs.

Ce qui fit dire à Stéphane Barré : « Oui on assume, nous on fait de la politique et ce sujet est politique, on n’est pas là pour aider certains à faire du business », rappelant au passage que « même avec le Brexit, les liens entre la France et la Grande-Bretagne seront toujours là ».

Pour le groupe socialiste, Didier Marie a tenu à rappeler que « le Brexit est d’abord le choix souverain du peuple Britannique. On peut l’approuver, on peut le regretter, mais on doit le respecter ». Ce qui ne l’a pas empêché d’estimer que « le Brexit sera négatif pour tout le monde, pour les Britanniques, pour la France, comme pour l’Europe ».

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : DPD 1 – Brexit – AB

Débat sur l’agriculture et l’alimentation : les mises au point et propositions d’Alban Bruneau

Le second débat de la séance du Conseil départemental du 28 mars, ouvert par le groupe « Agir pour l’écologie », avait pour thème les conséquences de la loi alimentation pour les agriculteurs normands.

Catherine Depitre a débuté son propos en constatant que « la Politique Agricole Commune (PAC) est en régression depuis des années », avant de développer sur les objectifs de la loi EGALIM (agriculture et alimentation) issue des États généraux de l’alimentation pour développer une alimentation saine et durable et pour garantir des revenus décents aux agriculteurs. Elle a relevé les décalages entre ces beaux objectifs et la réalité de la loi, estimant pourtant que : « nous sommes au bout d’un système ». Concluant par une note d’optimisme, elle a détaillé ce qui a avancé en Seine-Maritime pour changer ce système, à l’initiative de citoyens, d’exploitants ou de collectivités. Appelant le Département à soutenir tout ce qui va dans ce sens.

Horizon 2022 :

Restaurations collectives publiques :

50 % minimum de produits agricoles locaux ou sous signe de qualité

dont 20 % issus de l’agriculture biologique 

Patrick Chauvet, pour la majorité, lui a répondu que c’est « cette loi qui va dans le bon sens ! Elle est certes imparfaite, tous les résultats ne sont pas encore là, elle sera évolutive. En tout cas elle procède à une inversion des logiques ». Puis il a tenu à défendre les chambres d’agriculture mises en cause par Catherine Depitre : « Elles sont des acteurs représentatifs élus démocratiquement ».

Alban Bruneau a, pour sa part, axé son intervention sur la restauration collective et sur les objectifs inscrits dans la loi à ce sujet : « Notre département agit déjà. Je pense notamment à notre plateforme internet, Agrilocal 76, qui permet une mise en relation entre acheteurs de la restauration collective et fournisseurs locaux. Cependant ce bel outil reste encore à développer. En effet, aujourd’hui seuls 38 collèges sur les 132 que compte notre département travaillent avec cette plate-forme ».

Il a également avancé plusieurs propositions : « Nous devons construire de nouveaux outils et accompagner les petits producteurs dans les démarches administratives. Nous pourrions envisager des dispositifs à destination des agriculteurs pour les inciter à se lancer dans le bio, quand on sait que les années de transition pour obtenir la certification biologique sont les plus compliquées, un soutien financier de la part des collectivités serait le bienvenu, et c’est un investissement rentable sur le plan sanitaire, économique et environnemental pour notre territoire ».

Puis Alban Bruneau a souhaité rappeler que « la prochaine étape, irréversible même si elle momentanément contrariée, sera la fin du glyphosate ! ».

S’agissant de rééquilibrer les relations commerciales sur toute la chaine alimentaire comme l’ambitionne la loi votée, il reste en revanche dubitatif : « Pour obtenir ce rééquilibrage dont personne ne peut contester la nécessité, elle vient favoriser la hausse des prix pour le consommateur, en laissant la grande distribution et ses marges exponentielles continuer de prospérer. Nous verrons bien d’ici quelques mois si les exploitants agricoles s’y retrouvent enfin, puisque les négociations viennent de s’achever. Leur travail mérite une rémunération honnête et la fin du racket dont ils sont les victimes de la part de nombreux distributeurs. Mais en attendant de le savoir, nous savons déjà qu’en pleine crise du pouvoir d’achat, les consommateurs ont vu les prix grimper et ce n’est pas fini ! ».

Il a ainsi estimé qu’il aurait été plus « intelligent et juste de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, mais cela Bruxelles ne le veut pas et le gouvernement ne lui a d’ailleurs même pas demandé ! ».

Et de conclure : « Et nous verrons bien en fin d’année, si les bénéfices des groupes Carrefour, Auchan et consorts se trouvent ou non réduits. C’est alors que nous apprécierons si la loi EGALIM est efficace ou si, une fois encore, elle se borne à de bonnes intentions. En tout état de cause, à notre niveau, nous devons tout mettre en oeuvre pour accompagner nos agriculteurs qui à eux seuls ne pourront pas bouleverser un système ultra-productiviste qui perdure depuis près de 70 ans. Et non, comme le prônent les libéraux, une agriculture intensive de spécialisation où le rendement est maître tout en étant à la merci des marchés mondiaux et de ses vicissitudes… ».

Patrick Chauvet ne « s’est pas senti concerné » par ces derniers propos, il a toutefois réagi sur la question du glyphosate : « Il ne peut pas y avoir d’exception Française. Cette question doit être traitée dans le cadre d’un consensus européen. Sinon se sont les agriculteurs Français qui seront pénalisés ».

Pour télécharger l’intervention complète d’Alban Bruneau : DPD 2 – Alimentation – AB

Embaucher des médecins pour résoudre les déficits dans l’offre de soin : les élus communistes entendus ?

Le troisième débat du Conseil départemental du 28 mars, à l’initiative du groupe communiste du Front de Gauche, avait pour titre : « La couverture médicale de proximité en Seine-Maritime : une urgence vitale ».

Stéphane Barré a ouvert ce débat en énumérant les chiffres de cette « pénurie inacceptable dans l’un des pays les plus riches au monde qui, il y a 20 ans, pouvait faire étale de l’efficience de son système de santé », et en rappelant que « cette situation ne peut que s’aggraver puisque nombre de praticiens vont atteindre ou ont déjà largement atteint l’âge de la retraite, près d’un sur deux ayant 55 ans et plus ».

10 % des Français sans médecin traitant

13 % en Seine-Maritime

20 % du territoire national sous doté en médecins généralistes

Il a donc alerté : « La tension est telle que le gouvernement appelle au secours les pharmaciens pour les autoriser à vendre certains médicaments sans ordonnance ! Un comble lorsque l’on sait qu’il envisage aussi de faire voler en éclat le statut des pharmaciens et de leur monopole officinal au profit de la vente sur Internet et des grandes surfaces. Aussi utiles soient-elles, les perspectives de la télémédecine, du parcours de soin ou des assistants médicaux vantés par l’ARS, ne sont pas suffisantes pour inverser rapidement la tendance. D’autant que ces déficits dans la médecine de ville et de campagne viennent aggraver la crise qui sévit dans nos hôpitaux. Les services des urgences étant constamment au bord de l’implosion pour répondre aux besoins des patients dépourvus d’un médecin ».

Rappelant la mobilisation « de nombreux élus locaux et de parlementaires pour bousculer le système et résoudre cette injustice fondamentale d’accès aux soins du quotidien, par nature de proximité », il a fustigé « ce gouvernement qui au nom du sacro-saint principe libéral, rejette toutes les propositions visant à réguler l’installation des médecins en fonction des besoins ».

Puis Stéphane Barré a fait état d’une solution : « Toutes les études le démontrent, nombre de médecins se détournent de l’exercice libéral pour se tourner vers le salariat. Notre propos prolonge donc celui que nous avions développé en juin dernier lors de la présentation ici même du Projet Régional Santé en Normandie 2018-2028 ; ou en octobre avec notre proposition d’instaurer une bourse départementale pour soutenir l’installation des chirurgiens-dentistes. Il consiste à proposer que notre collectivité s’engage en première ligne dans cette action de salut public ».

« Nous vous invitons à faire preuve d’audace, convaincu qu’au-delà du contexte national, le propre d’une collectivité est de pouvoir agir, faire bouger les lignes et inventer les solutions adaptées. Ce n’est pas une question de compétence, c’est une question de devoir et de priorité, d’autant que la couverture sanitaire des seinomarins interagit avec les problématiques que nous avons à gérer dans nos secteurs des solidarités ».

Embauche de médecins par le Département de Saône et Loire

1 an après =

11.000 habitants ont retrouvé un médecin traitant

23.000 consultations assurées

« Monsieur le Président, vous avez reçu dernièrement le Collectif un Médecin pour Tous de Fécamp qui vous a fait part de pistes concrètes pour agir en prenant notamment exemple sur les actions conduites dans plusieurs départements comme la Saône et Loire. Un département qui a pris les choses en main en expérimentant un réseau départemental de centres de santé à partir de 30 médecins et 9 secrétaires recrutés. Et les résultats sont là ! »

Notant au passage que « ce système a permis de systématiser le tiers payant pour les patients que les organisations de médecins libéraux se sont refusées à mettre en place pour cause de complexité au niveau national », il a conclu : « C’est ce que nous vous invitons à faire en Seine-Maritime ».

Nathalie Lecordier, pour la majorité, a réagi en énumérant « tout ce que le département fait déjà », et notamment le soutien à la création de maisons de santé, et en précisant qu’« il n’y a pas de désert médical en Seine-Maritime, même si des zones sont sous tension et sous dotées en médecins généralistes, chirurgiens-dentistes ou kinés ». Elle a estimé que : « nous n’avons pas à rougir sur ce que nous faisons ici… Il s’agit d’une thématique forte de notre politique ».

Et comme elle n’a pas répondu à la proposition formulée, c’est le Président Martin qui est intervenu : « J’ai rencontré ce collectif et j’ai demandé à ce que nous allions regarder en Saône et Loire ce qui a été fait ».

Une réponse qui a satisfait Stéphane Barré : « Espérons que cela soit de bon augure, car nous sommes attendus. Cela ne veut pas dire que nous sommes restés passifs sur ces sujets. Cela veut dire en revanche que nous devons désormais franchir un palier supplémentaire dans notre mobilisation ».

Dominique Métot, pour le groupe des indépendants, a bondi suites aux propos de Nathalie Lecordier : « Pas de désert médicaux en Seine-Maritime ? Vous n’êtes pas face à la réalité des habitants de notre territoire ». Puis, dans le prolongement de l’intervention de Stéphane Barré, il a affirmé que : « Oui il faut imposer aux médecins de s’installer dans des zones prioritaires. Les maisons de santé c’est fait, mais cela ne suffit pas ! ».

Nacéra Vieublé, du groupe pour l’écologie au Département, a fait état qu’ « un Français sur trois ne se soigne pas parce qu’il n’a pas de médecin. Des maisons de santé ouvrent mais restent vides. Le risque c’est que chaque collectivité ou intercommunalité entre en concurrence pour se disputer les nouveaux médecins ».

La vice-présidente Blandine Lefebvre a confirmé qu’une rencontre avec le collectif de Fécamp est fixée et que « nous nous rendrons avant l’été dans le département de Saône et Loire ». Et, contredisant sa collègue, elle a admis que « les déserts médicaux touchent aussi la Seine-Maritime, même si beaucoup d’initiatives locales voient le jour ». Enfin, elle a affirmé la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les médecins.

Pour le groupe socialiste, Christophe Bouillon a remercié le groupe communiste pour avoir pris l’initiative de ce débat et soutenu que les « mesures incitatives ne peuvent pas inverser les tendances et répondre à l’urgence. Il faut des mesures régulatrices. Le conventionnement sélectif par exemple. La formation des médecins est prise en charge par la puissance publique donc par les citoyens. Leur installation doit être régulée ».

Des propos prolongés par Denis Merville qui, bien que membre de la majorité, soutient la régulation.

En conclusion, Stéphane Barré a dit avec humour : « Certes, nous n’avons pas à rougir de ce que nous faisons ici, mais si nous pouvons vous faire rougir un peu plus nous serons satisfaits. Car il faut inventer des solutions et nous vous en amenons. La dernière fois sur les dentistes, nous n’avons pas été entendus, cette fois sur les médecins et là vous allez y travailler. On avance, on avance… ».

Pour télécharger l’intégralité de l’intervention de Stéphane Barré : DPD 3 – Santé – SBA

Pour télécharger la proposition du collectif « Un Médecin pour Tous » de Fécamp : UMPC 5 PRESENTATION PHILIPPE REMANIEE ET AMELIOREEUMPC 5 PRESENTATION PHILIPPE REMANIEE ET AMELIOREE

 

L’ancien gymnase de Buchy, en Seine-Maritime va devenir une halle pour accueillir des manifestations

Le président de la Région Normandie Hervé Morin était présent aux côtés du maire de Buchy (Seine-Maritime), Patrick Chauvet, mercredi 20 mars 2019, pour la signature de l’engagement avec l’architecte, qui acte le début du projet de réhabilitation de l’ancien gymnase.

Le président de la Région Normandie Hervé Morin était présent aux côtés du maire de Buchy (Seine-Maritime), Patrick Chauvet, mercredi 20 mars 2019, pour la signature de l’engagement avec l’architecte, qui acte le début du projet de réhabilitation de l’ancien gymnase. (©Isabelle Villy)

Le montant du chantier est connu : 1,6 million d’euros. Le chantier de réhabilitation de l’ancien gymnase de Buchy (Seine-Maritime) entre dans les projets inscrits dans le contrat de territoire signé il y a quelques mois entre la Région Normandie et le Département de Seine-Maritime, avec la communauté de communes Inter Caux Vexin. Les deux collectivités apporteront d’ailleurs chacune dans l’escarcelle, la somme de 332 000 euros, le solde restant à la charge de la commune de Buchy.

Lire aussi : Signature d’un contrat de territoire en Seine-Maritime : 16 projets, 18 millions d’euros d’investissement

Hervé Morin était d’ailleurs présent à Buchy mercredi 20 mars 2019, pour présenter l’engagement de la Région à hauteur de 47 millions d’euros, afin de soutenir l’investissement culturel et patrimonial en Normandie mais également pour assister à la signature de cet autre engagement : celui de la commune de Buchy avec le cabinet d’architectes qui a été retenu pour le projet de réhabilitation du gymnase pour en faire un hall d’accueil événementiel.

Pour un bassin de population de 10 000 habitants

Buchy, entre Caux et Vexin, à la frontière du pays de Bray comme l’a rappelé le maire Patrick Chauvet, va ainsi mettre une touche finale au réaménagement de la commune avec ce nouveau chantier, qui devrait démarrer au cours de l’année, pour une livraison au premier trimestre 2020.

Une étude préalable a été menée pour vérifier la faisabilité financière de ce projet de réhabilitation de ce lieu très polyvalent qui dessert un bassin de population de près de 10 000 habitants,  a rappelé l’élu, soulignant que sans l’implication de la Région et du Département, ce projet n’aurait pu être engagé.

Construit dans les années 70 avec une vocation essentiellement sportive pour le collège notamment, l’ancien gymnase a donc besoin aujourd’hui d’un sérieux coup de neuf et surtout doit trouver un nouvel usage. Celui-ci semble d’ailleurs s’être fait naturellement, après qu’un nouvel équipement sportif a été aménagé : le lieu d’une surface de plus de 1 450 m2 utile s’est en effet transformé en halle d’accueil pour différents événements, qu’ils soient associatifs, culturels ou événementiels. L’objectif est donc d’identifier désormais clairement ce lieu comme tel et de l’adapter en conséquence.

Redéfinir les espaces…

Pour ce faire, la rénovation va donc porter sur la « redéfinition des espaces » pour mieux répondre aux besoins exprimés par les associations et organisateurs d’événements. Rappelons qu’actuellement, le gymnase comporte une salle omnisports de plus de 1 000 m2, d’une petite salle de 100 m2, ainsi que de vestiaires et d’une remise de 156 m2. Un gros travail doit également être mené sur la toiture, l’isolation quasiment inexistante, les menuiseries, sans oublier la mise en conformité électrique ou encore le changement du chauffage et de la ventilation. Vaste chantier donc qui devrait durer huit mois.

C’est un cabinet d’architectes de Eu qui a été retenu pour le projet et son représentant, présent à Buchy mercredi, a rappelé qu’il n’est pas en terre inconnue puisque c’est déjà le cabinet A4 architectes qui a travaillé à la réalisation de la Halle au Beurre, plébiscitée par les usagers. « On essaiera de faire aussi bien pour cet ancien gymnase » a souri l’architecte.

De son côté, Hervé Morin a rappelé que dans le cadre des contrats de territoire, la Région Normandie a engagé 410 millions d’euros pour soutenir les projets des collectivités. « Sur trente territoires où la ressource fiscale est plus difficile, la Région est plus généreuse pour soutenir les projets des collectivités » a résumé le président de la Région Normandie.

Lire aussi : Carte scolaire en Seine-Maritime : mobilisation à Boos, à Bihorel et près de Buchy

Une pétition pour sauver la Ferme de Bonsecours

Une pétition pour sauver la Ferme de Bonsecours

Nous vous avons déjà parlé fin janvier, de ce projet du promoteur Nexity et de la municipalité de Bonsecours de supprimer l'ultime ferme de la commune. Leur idée : proposer une zone pavillonnaire, au détriment de la nature, de l'écologie et du patrimoine. Des voix se sont élevées et les habitants ont créé une association, qui maintenant propose, entre autres actions, une pétition pour sauver ce lieu important à tant de niveaux. C'est le texte de cette pétition, et bien sur le lien pour la signer que nous vous proposons aujourd'hui.  Et si vous souhaitez en savoir un peu plus je vous invite à faire un tour sur notre article de janvier, ou sur le site fermedebonsecours.org.

Le texte de la pétition :

Sauvons la ferme de la basilique de Bonsecours !

http://sauvonslafermedebonsecours.wesign.it/fr

 

En plein cœur de Bonsecours, en Normandie, toutes les prairies de la ferme Lefebvre et le parc de la maison diocésaine sont dans le périmètre des 22 hectares de la "ZAC de la Basilique", concédée à un aménageur foncier.

 

Ce projet, soutenu par la mairie, prévoit la construction de 360 logements, en pavillons individuels et en immeubles collectifs impliquant l'engorgement de la circulation et la saturation des services communaux.

Ce projet sacrifie le paysage, le patrimoine et les 10,5 hectares de terre jamais traitées chimiquement, riches d'une biodiversité reconnue (158 espèces inventoriées).

 

L'association APFB conteste ce projet, vieux de plus de vingt ans, aujourd'hui à l'opposé de l'intérêt

des habitants et en contradiction avec les engagements de la Métropole Rouen Normandie

(COP21, Plan Alimentaire Territorial...)

 

Il faut dire STOP : quand c'est démoli, coupé, bétonné c'est trop tard !

 

De plus en plus de communes prennent des initiatives responsables pour léguer à nos enfants un meilleur cadre de vie, lutter contre le réchauffement climatique, produire du maraichage local bio en zone urbaine, sauvegarder des espaces de promenades en pleine nature.

 

Un projet alternatif utile à tous est possible : Mobilisons-nous. Signez et rejoignez-nous !

Reportage de France 3 en octobre 2018 qui explique très bien les enjeux, les alternatives et la mobilisation :


Concours littéraire : une jeune habitante de Seine-Maritime primée en présence de Michel Bussi

Michel Bussi et Fred Duval étaient respectivement les parrain et président du concours littéraire organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut Cailly (Seine-Maritime).

Michel Bussi et Fred Duval étaient respectivement les parrain et président du concours littéraire organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut Cailly (Seine-Maritime). (©Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen. )

Le cycle du concours de nouvelles commencé en 2014, et organisé par l’association Histoire et Patrimoine du Haut-Cailly  (Seine-Maritime) présidée par Jean-Claude Parenty, avait pour but de faire découvrir l’impact humain de la Grande Guerre sur les habitants d’une commune représentative du milieu rural. Cette année le thème du concours portait sur « Cailly 1919, le temps des retrouvailles. » Il s’est achevé jeudi 14 mars avec la remise des prix à la salle polyvalente, en présence de l’écrivain Michel Bussi.

Sept nouvelles publiées

Ce concours doté de 500 euros de prix a pu exister grâce notamment au soutien de la municipalité. Sept nouvelles, sur 59 reçues, ont été publiées dans un recueil édité pour l’occasion : six, dans la catégorie plus de 18 ans et une dans la catégorie moins de 18 ans.

Lire aussi : Michel Bussi en tête des ventes : pourquoi tant de succès pour l’écrivain de Rouen ?

Le premier prix pour les plus de 18 ans est revenu à Frédérique Chertier pour Mon cher disparu. L’auteure a fait le déplacement de la région de Lyon spécialement pour recevoir sa récompense, elle avait déjà participé au concours à plusieurs reprises.

Les deuxième et troisième prix ont été décernés à Anne-Catherine Bascher, demeurant en Italie et Crystel Savourat-Sreng une habitante de Charente-Maritime pour Un petit cœur de bois et Le foulard bleu.

La lauréate a moins de 18 ans

Dans la catégorie moins de 18 ans le prix est revenu à Kimi Vleeschouwers, une jeune Anceaumevillaise pour Dernière bataille, sentimentale.

CHANGEMENT D’HEURE: le bon sens naturel plaide pour le maintien de l’heure d’hiver toute l’année

Le billet de ce dimanche midi est écrit après le passage à l'heure d'été: c'est l'antépénultième passage à l'heure d'été en cette année 2019 puisque les institutions européennes, après un vote du parlement européen, ont décidé de cesser la pratique finalement peu concluante en terme d'économie d'énergie, du changement bi-annuel de l'heure légale pour l'année 2021.

Reste le plus difficile à décider: faut-il garder pour nos horloges, montres et pendules l'heure d'hiver ou l'heure d'été toute l'année?

Une récente consultation "citoyenne" organisée par la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale et qui a été assez suivie par nos concitoyens opte pour le choix de l'heure d'été toute l'année... La raison? Profiter de soirées plus longues le soir pour l'apéro après le travail.

Pathétique!

Car ce choix de l'heure d'été pour toute l'année symbolise que la majorité de nos contemporains est, hélas, déconnectée, de tout bon sens naturel faute d'être obligée de le pratiquer au quotidien: la vie quotidienne et matérielle est, à ce point, devenue artificielle que la majorité d'entre nous a perdu le sens et le savoir des grandes réalités qu'imposent Dame Nature. Un comble! alors que monte la demande sociétale du retour aux harmonies naturelles d'antan chez les urbains "boboisés" de nos grandes métropoles.

Pourquoi?

Les ruraux, les ouvriers, les artisans, les paysans, les marins pêcheurs, les chasseurs, les naturalistes, les vignerons, les éleveurs, les jardiniers savent encore, à peu près, apprécier, de façon concrète et sensible, la différence entre l'heure légale au cadran de la montre (heure d'hiver ou d'été par rapport au fuseau horaire officiel du pays) et l'heure vraie, l'heure locale donnée par la hauteur du soleil dans le ciel en fonction du moment de l'année: cette heure vraie nous est encore donnée par les cadrans solaires qui fonctionnent encore. Et la différence entre l'heure vraie solaire  locale et l'heure légale varie selon l'année en fonction du changement de cette dernière (heure d'été ou heure d'hiver) avec un écart qui peut aller jusqu'à deux heures à ajouter à l'heure solaire locale vraie quand  l'heure légale de la montre est à l'heure d'été.

Concrètement, cela veut dire qu'un Breton de Brest qui partirait en mer tôt le matin en hiver devrait attendre... 10heures du matin à sa montre pour voir lever le soleil!

Les Normands ont plus de chance car notre région est traversée par le méridien international de Greenwich qui autorise des corrections moindres entre l'heure légale et l'heure solaire locale vraie.

Moralité: le passage à l'heure légale d'hiver toute l'année permettrait de limiter l'écart entre l'heure légale et l'heure locale solaire vraie avec un écart qui ne dépasserait pas une heure en France.

Espérons que d'ici 2021 le bon sens va revenir dans tous les esprits et que nous n'aurons pas la bataille entre la France qui se lève tôt et la France de l'apéro!

DEVISE

La devise du cadran solaire de Montdidier dans la Somme.

https://www.richesses-en-somme.com/cadrans-solaires/

Le lien à lire ci-après nous permettra de tout comprendre:

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/doc_cadrans/theorie_cs/heure_sol_leg.html

Pour illustrer parfaitement notre propos, les restaurateurs de l'admirable clocher de l'église Saint-Pierre de Caen ont redécouvert la présence d'une méridienne datant du XVIIIe siècle dans la pierre du monument: la méridienne affichait et affiche de nouveau (car elle a été restaurée) le midi vrai que chaque Caennais devraient voir à sa porte pour régler sa montre comme il le devrait...

Doit-on définitivement en conclure que notre patrimoine est devenu parfaitement inutile faute d'être transmis donc compris par nos contemporains?

MÉRIDIENNE

 

Manger les yeux bandés : à Rouen, testez l’expérience insolite d’un dîner dans le noir

Le 24 avril 2019, à Rouen (Seine-Maritime), vous pourrez tenter l'expérience de dîner les yeux bandés.

Le 24 avril 2019, à Rouen (Seine-Maritime), vous pourrez tenter l’expérience de dîner les yeux bandés. (©Adobe Stock/Illustration)

Manger est une expérience sensorielle. Mais cela le devient encore plus lorsque l’on est privé d’un de nos sens. C’est cette expérience insolite que vous pourrez tester à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 24 avril 2019, lors d’un dîner dans le noir.

Dîner les yeux bandés

L’événement est organisé par le Rotaract club de Rouen et la Jeune chambre économique. Les participants sont conviés à la Tavola, place du Vieux-Marché, où ils dîneront… les yeux bandés.

Lire aussi : Et si vous tentiez l’expérience d’un repas dans le noir à Dieppe…

« L’idée d’organiser cet événement m’est venue sur Instagram », explique Sophie Rafali du Rotaract club. « J’ai vu passer une publicité pour le restaurant Dans le noir ?, à Paris et j’ai eu envie de tester le concept à Rouen. »

C’est quelque chose qui se fait de plus en plus, un peu partout en France, pour sensibiliser aux difficultés rencontrées par les malvoyants.

Un repas pour la bonne cause

Les participants arriveront donc au restaurant où, après un petit temps d’échange sur le concept, auront les yeux bandés avant de se mettre à table. Ils pourront compter sur l’aide des cartes sonores, conçues par la Jeune chambre économique de Rouen.

Lire aussi : Bientôt des menus sonores pour les malvoyants dans les restaurants à Rouen ?

Les convives seront accompagnés d’autres participants, dont des personnes malvoyantes. « On veut créer un vrai temps d’échanges entre les personnes, pour que chacun puisse exprimer son ressenti », détaille Sophie Rafali. Un moment est prévu après le repas pour partager son sentiment sur l’expérience.

Le repas complet coûte 33 euros. Les bénéfices seront intégralement reversés à l’association Valentin Haüy d’aide aux malvoyants. Pour participer, il faut réserver votre place avant le 15 avril prochain, auprès du Rotaract club.

Infos pratiques :
Dîner dans le noir, mercredi 24 avril 2019, à 19h30, à la Tavola, 11 place du Vieux-Marché à Rouen.
33 euros par personne, réservation par mail à rotaractclubrouen@gmail.com.

Ligue Magnus : battus deux fois par Grenoble en finale, les Dragons de Rouen doivent réagir

Les Dragons de Rouen sont en difficultés lors de cette finale de Ligue Magnus 2018-2019.

Les Dragons de Rouen sont en difficulté lors de cette finale de Ligue Magnus 2018-2019. (©RHE 76)

Décidément, cette finale de Ligue Magnus version 2018-2019 ne leur réussit pas. Déjà vaincus lors de la première manche vendredi 29 mars 2019 sur le score de 2-3, les Dragons de Rouen se sont inclinés sur le même score samedi 30 mars 2019 face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, sur la glace de l’île Lacroix.

Lire aussi : Les frères ennemis, Rouen et Grenoble, se retrouvent en finale de la Ligue Magnus

Des matches aux scénarios très différents

Pourtant, les scénarios des deux rencontres ont été totalement différents. Vendredi, les Dragons ont été malmenés et bousculés comme jamais cette année en championnat de France. La défaite n’avait rien d’étonnante tant les joueurs du président Thierry Chaix n’ont pas mis les ingrédients nécessaires pour remporter la victoire. Samedi, c’était un tout autre  visage qu’ont présenté les Dragons de Rouen.

Déterminés et agressifs, les joueurs de l’entraîneur Fabrice Lhenry sont mieux rentrés dans la partie que la veille. Ils ont même pris les devants (1-2, 35’06), mais seulement pour un court instant puisque les grenoblois profitaient d’une supériorité numérique, dans la foulée, pour recoller au score rapidement (2-2,36’47). Dans un dernier tiers temps très serré, les Isérois parvenaient à marquer sur l’une de leur rare occasion pour prendre la tête et ne plus la lâcher (2-3, 51’36). Rageant.  

Lire aussi : Hockey sur glace. Une rencontre France-Russie à la patinoire de l’Île Lacroix, à Rouen

Manque de réussite offensive

« On est très déçus car on a su élever notre niveau de jeu », nous confiait Fabrice Lhenry 

Les joueurs ont fait un match intense, mais on n’a pas eu de réussite offensive. Au contraire, on commet des erreurs que l’on paye cash. Hier on ne méritait pas de gagner, ce soir ce n’est pas le cas !

Déçu, mais pas abattu, le coach des Dragons y croit toujours : « Il faut rester positif, on a déjà gagné deux fois là-bas en saison régulière, je suis confiant pour gagner au moins un match à Grenoble. » Même son de cloche du côté de l’attaquant rouennais, Anthony Guttig : « Ce n’est pas fini, il n’y a que deux à zéro, il y a encore des matchs à jouer, on sait que l’on peut l’emporter chez eux ! »

« On peut encore être champion ! »

Côté grenoblois, malgré ces deux succès à l’extérieur, on ne crie pas au triomphalisme : « On connaît Rouen, ils savent réagir. C’est une équipe qui ne s’avoue jamais vaincue »; expliquait Julien Baylacq, joueur des Brûleurs de loups se disant toutefois « confiant et sûr des forces » de son équipe, « investie d’une mission ».

Son coach, Edo Terglav ne pouvait que confirmer : « On a bien fait le boulot à l’extérieur, On s’était préparé pour ça, maintenant on revient à la maison et ça sera encore différent comme rencontres. Il faudra rester concentré. Rouen va venir chez nous pour gagner ».  L’entraîneur slovène, à la longue expérience de joueur, le sait très bien, « le chemin est encore long, on n’est pas encore champion ! »

Les prochains matchs de la finale se dérouleront mardi 2 et mercredi 3 avril 2019 à Grenoble. Les Dragons de Rouen savent donc ce qu’il leur reste à faire pour conserver leur titre de Champion de France sur les bords de Seine. Il leur faudra, au moins, remporter une victoire en terre grenobloise afin de préserver leurs chances et de pouvoir disputer un cinquième match, à Rouen, vendredi 5 avril 2019 et espérer renverser la situation. Une remontada à laquelle veut croire le coach rouennais : 

Rien est perdu, on peut encore être champion !

RESULTATS EXPRESS

Multisports 100% Pays De Bray

VENDREDI 29, SAMEDI 30 & DIMANCHE 31 MARS 2019

Afin de compléter cette liste de résultats, vous pouvez m’envoyer les vôtres.

HANDBALL:
SAMEDI 30 MARS 2019
EXREGF: E VEXIN-ES AUMALEà 19h00
EXREGM: BRAYHB 45-27 MONTVILLE HB à 21h15
D2M: ES AUMALE-A BARENTIN/PAVILLY HB à 19h00
D2M: A MALAUNAY-HBC FOUCARMONT à 19h00
D3M: BRAYHB-US FORGES LES EAUX à 19h30
D3M: AS GODERVILLE 24-23 HBC LONDINIERES à 1900
D2F: BRAYHB-A BARENTIN/PAVILLY à 17h45

BASKET:
SAMEDI 30 MARS 2019
DM8: EB SAINT SAËNS-AFS ST OUEN DE THOUBERVILLE à 20h30

DIMANCHE 31 MARS 2019
D3F: BOOS BC-EB SAINT SAËNS à 11h15
DM5: US LE TRAIT-EB SAINT SAËNS à 8h45
DM7: OLYMPIQUE DARNETAL-BC BUCHOIS à 10h30

TENNIS:
DIMANCHE 31 MARS 2019
R45M: ST MARTIN DU VIVIER-NEUFCHATEL TC
R35F: NEUFCHATEL TC-AUFFAY TC
R35M: NEUFCHATEL TC-LUNERAY TC
R35M: AS GOURNAY TC-LONDINIERES TC
R35F: MAROMME AL-FOUCARMONT TC
R35M: FOUCARMONT TC-ST MARTIN DU VIVIER
R35M: SAINT SAENS VARENNE TC- ENVERMEU TC
R35M: SOTTEVILLE LES R-FORGES LES EAUX TC
R35M: BIHOREL-FORGRES LES EAUX TC

TENNIS DE TABLE:
VENDREDI 29 MARS 2019
D1M: DIEPPE UC 9-9 RAQ NEUFCHATEL 1
D1M: TT BULLY 3 9-9 CEP ST NICOLAS
D2M: R CRIEL 8-10 AS GOURNAY 2
D2M: LA CRIQUE TT 10-8 ES FRESNOY FOLNY
D2M: TT INCHEVILLE 3-CP BUCHY 2

Christophe Conte, réalisateur de « Daho par Daho », sur les ondes de Ouest Track Radio, au Havre

Toute l'équipe de « Je vous demande de vous arrêter » accueille le journaliste, Christophe Conte.

Toute l’équipe de « Je vous demande de vous arrêter » accueille le journaliste, Christophe Conte. (©D.R.)

L’émission Je vous demande de vous arrêter sur Ouest Track Radio, radio associative du Havre (Seine-Maritime), accueille, lundi 1er avril 2019, sur ses ondes, le journaliste Christophe Conte, auteur du documentaire, Daho par Daho, consacré au chanteur pop français.

Portrait de l’artiste

L'émission sera entièrement consacrée au travail du journaliste Christophe Conte sur Daho.

L’émission sera entièrement consacrée au travail du journaliste Christophe Conte sur Daho. (©Julien Bourgeois.)

Le documentaire réalisé par Christophe Conte et Sylvain Bergère invite l’artiste à raconter les grandes étapes de son initiation musicale, de son enfance en Algérie à ses tournées les plus récentes, en passant par la douzaine d’albums qu’il a enregistrés. Le tout agrémenté d’images d’archives.

L’émission diffusée sur les ondes de Ouest Track Radio sera l’occasion de revenir avec le journaliste sur ce travail et la manière dont s’est construit ce documentaire intime et pudique. Jean-Louis Pierot, musicien et arrangeur de Daho, interviendra également dans l’émission.

Tubes et succès

Véritable icône de la chanson française, Étienne Daho a marqué de nombreuses générations, enchaînant les tubes et succès, ensorcelant le public avec sa voix suave et sucrée. Le documentaire, disponible en replay sur France 3 jusqu’au 22 avril 2019, Daho par Daho, retrace le parcours de ce musicien, dont la carrière a débuté à la fin des années 70 à Rennes. Un succès qui a perduré tout au long des quatre décennies suivantes et a été confirmé par son dernier album, Blitz.

Infos pratiques :
Lundi 1er avril 2019, à 18 heures, sur Ouest Track Radio.

EN DIRECT DES STADES

Championnats & Coupe Normandie

COUPE DE NORMANDIE SENIORS
SAMEDI 30 MARS 2019 – 1/8ème de Finale
CMS OISSEL 2  0-0 2à3 Tab TAB 2 – 3 EVREUX FC 27 
CS CARENTANAIS  0-0 TAB 4 – 2 FC ARGENTAN 
AS TOURLAVILLE  1-2 FC FLERIEN 
US DUCEY ISIGNY  1-3 AF VIROIS 
J.FERTOISE BT  1-2 US AVRANCHES MSM 2 
AL DEVILLE MAROMME  0-3 FC ROUEN 1899 

DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00
 JS ST NICOLAS D ALIE – FC DIEPPE 

REGIONAL 1
SAMEDI 30 MARS 2019 – 16H30 
GRAND QUEVILLY FC 3-3 CS SERV MUN LE HAVRE 
STADE SOTTEVILLE CC 1-2 FUSC BOISGUILLAUME 

DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
SC FRILEUSE – FC ROUEN 1899 2 
AS MADRILLET CHAT BL – ROMILLY PT ST PIERRE 
AST DEAUVILLE – YVETOT AC 
MERCREDI 03 AVRIL 2019 – 18H00 
CMS OISSEL 2 – AC ST ROMAIN COLBOSC 

REGIONAL 2 GROUPE C
MERCREDI 27 MARS 2019
ESM GONFREVILLE 3-5 O PAVILLAIS

DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
US LILLEBONNE – SC OCTEVILLE SUR MER 
AS DE MONTIVILLIERS – ES TOURVILLE 
AS FAUVILLE – O.H. TREFIL. NEIGES 
USF FECAMP – O PAVILLAIS 
ESM GONFREVILLE 2 – US LUNERAY 
MERCREDI 03 AVRIL 2019 – 18H00 
JS ST NICOLAS D ALIE – U.S. DE BOLBEC 

REGIONAL 2 GROUPE D
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
GCO BIHOREL – US GASNY 
CAUDEBEC ST PIERRE F – FC BONSECOURS ST L 
PACY MENILLES RC 2 – MESNIL ESNARD FRANQ 
EVREUX FC 27 2 – ST MARCEL F 
GISORS F.C.G.V.N. 27 – ST AUBIN FC 
R. SAPINS FC GD MARE – SPN VERNON 

REGIONAL 3 GROUPE F
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
AS STE ADRESSE BUT – HAVRE CAUCRIAUV S 
O.H. TREFIL. NEIGES 2 – US CAP DE CAUX CRIQ 
US EPOUVILLE – ES INTERC ST ANTOINE 
U.S. DE BOLBEC 2 – GAINNEVILLE AC 
CS GRAVENCHON – SC FRILEUSE 2 
CS SERV MUN LE HAVRE 2 – ES DU MONT GAILLARD 

REGIONAL 3 GROUPE G
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
FC ST ETIENNE DU R – GRAND QUEVILLY FC 2 
ASC JIYAN KURDISTAN – STADE SOTTEVILLE CC 2 
S DE GRAND QUEVILLY – FC FREVI.BOUVI.SIVOM 
GRAND COURONNE FC – AL DEVILLE MAROMME 2 
AS OURVILLE – FC LE TRAIT DUCLAIR 

REGIONAL 3 GROUPE H
SAMEDI 30 MARS 2019
FC DIEPPE 2 3-2 AS OUVILLE

DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
FC OFFRANVILLE – ES ARQUES LA BATAILL 
AS MESNIERES – FC NEUFCHATEL EN BR 
NEUVILLE AC – PLATEAU AS 
US LUNERAY 2 – STADE VALERIQUAIS 
AS LE TREPORT – ST-NICOLAS AL 2 

REGIONAL 3 GROUPE I
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
FUSC BOISGUILLAUME 2 – ES VALLEE DE L OISON 
CS LES ANDELYS – C ANDELLE PITRES 
AS GOURNAY EN BRAY – US GRAMMONT 
FC SEINE-EURE – MONT SAINT AIGNAN FC 
CO CLEON – AS VAL DE REUIL V P 
ALIZAY F.A.C. – AS MADRILLET CHAT BL 2 

REGIONAL 3 GROUPE J
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 12H30 
EVREUX FC 27 3 – ES NORMANVILLE 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 14H30 
US RUGLES LYRE – CS THIBERVILLE 
US CONCHOISE – CA PT AUDEMER 
FC EPEGARD NEUBOURG – FC AVRAIS ST LUBIN 
FC ILLIERS L EVEQUE – FC EURE MADRIE SEINE 
US GASNY 2 – SAINT SEBASTIEN SP 

REGIONAL 3 U18 GROUPE 5
SAMEDI 30 MARS 2019 – 14H30 
AS BUCHY 2-1 PLATEAU AS 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
BOISGUILLAUME 2 – GRAND QUEVILLY FC 
STADE SOTTEVILLE CC – JS ST NICOLAS D ALIE 
O PAVILLAIS – GP TOURVILLE OFFRAN 

REGIONAL 3 FEMININE GROUPE A
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 12H30 
FC ST ETIENNE DU R – FC SOMMERY 
YVETOT AC – AS BUCHY 
GRAND QUEVILLY FC – FC BARENTIN 
FC FEMININ ROUEN PE 2 – CS GRAVENCHON 

DISTRICT SEINE MARITIME

SENIORS APRES-MIDI D1 GROUPE A
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
TOURVILLE-SUR-ARQUES 2 – EU.F.C. 
PLATEAU/ASSOCIATION 2 – OFFRANVILLE 2 
AUMALE – BOSC-LE-HARD 
BACQUEVILLE – GREGES 
NORMANDE 76 – AUFFAY 
LONGUEVILLE-SUR-SCIE – ENT.VIENNE ET SAANE 

SENIORS APRES-MIDI D1 GROUPE B
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
BARENTIN – ENT.MOTTEVIL-CROIXMA 
BOUCLE/SEINE – CANY 2 
PAVILLY 2 – SASSE/THEROUL 
TOTES – FAUVILLE-EN-CAUX 2 
YVETOT 2 – FECAMP U.S.F 2 
YERVILLE – DOUDEVILLE 

SENIORS APRES-MIDI D1 GROUPE C
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
BONSECOURS ST LEGER 2 – BUCHY A.S. 
MESNIL FRANQU 2 – DARNETAL O. 
FORGES A.C. BRAY-EST – CAUDEBEC ST PIERRE F 2 
ST AUBIN FC 2 – OISSEL CMS 3 
PT QUEVILLY ST JULIE – DEVILLE MAROM 3 
MT ST AIGNAN 2 – QUINCAM.PLAT. 

SENIORS APRES-MIDI D1 GROUPE D
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
ST ROMAIN AC 2 – LILLEBONNE US 2 
LA FRENAYE AS – R.C HAVRAIS 
LE HAVRE F.C. 2012 – EPOUVILLE US 2 
ATHLETI CAUX FC – HAVRE CAUCRIAUV. S 2 
GODERVILLE US – GRUCHET FC 
OCTEVILLE SC 2 – GOURNAY SS 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE A
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
PLATEAU/ASSOCIATION 3 – CRIEL-SUR-MER 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
NEUFCHATEL-EN-BRAY 2 – LE TREPORT 2 
GREGES 2 – MESNIERES-EN-BRAY 2 
LONDINIERES – AUMALE 2 
ENVERMEU – GRANDCOURT 
PETIT CAUX – ETALONDES 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE B
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
ST AUBIN CAUF UNITED – LONGUEVILLE-SUR-SCIE 2 
BIVILLE-LA-BAIGNARDE – JANVAL 
LES GRANDES-VENTES – BETHUNE 
ST-VALERY-CAU 2 – NEUVILLE 2 
ENT. VIENNE ET SAANE 2 – BACQUEVILLE 2 
ARQUES-LA-BATAILLE 2 – LUNERAY 3 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE C
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
VEAUVILLE-LES-BAONS – BARENTIN 2 
FREVILLE/BOUVILLE 2 – VATTEVILLE-BROTONNE 
HERICOURT-EN-CAUX – ST-PIERRE VARENGEVIL 
LE TRAIT/DUCLAIR 2 – TOTES 2 
YEBLERON – YVETOT 3 
VALLEES/CAUDEBEC – OURVILLE-EN-CAUX 2 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE D
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
ST ET.MADRILL 3 – ECOLE DE FOOT ELBEUF 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
MONTIGNY VAUP – BOUILLE MOULI 
PT COURONNE S.C – BOUCLE/SEINE 2 
R. REUNIONNAIS FC – ST ETIENNE FC 2 
TOURVILLE/RIV – STDE GRAND-QU 2 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE E
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
ST JACQU/DARN – ROUEN SAPINS FC 2 
BOISGUILLAUME 3 – BIHOREL GCO 2 
R. AS PTT – ARGUEIL CANTON 
ST-JEAN-FRESQUIENNES – GOURNAY A.S. 2 
QUINCAM.PLAT. 2 – MALAUNAY A 
HOULME BONDEV 2 – R. KURDISTAN ASCJ 2 Forfait général 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE F
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
PETIVILLE AS – MONTIVILLIERS AS 2 
ST ANTOINE 2 – STE ADRESSE BUT AS 2 
GAINNEVILLE AC 2 – HAVRE TREFIL. NEIGES 3 
HAVRE CAUCRIAUV. S 3 – HAVRE S PORT 
HAVRE MONT GAILLARD 2 – LE HAVRE F.C. 2012 2 
ST VIGOR YMONVILLE – GRAVENCHON CS 2 

SENIORS APRES-MIDI D2 GROUPE G
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
R.C HAVRAIS 2 – BEUZEVILLE AS 
EPREVILLE FC – PARC D ANXTOT FC 
FECAMP USF 3 – BREAUTE BRETTEVILLE 
ST-PIERRE-PORT – MANEGLISE FC 
GOURNAY SS 2 – ATHLETI CAUX FC 2 
CAP DE CAUX US 2 – FONTAINE U. 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE A
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
LE TREPORT 3 – NORMANDE 76 2 
MONCHY-SUR-EU – FLOCQUES 
BELLEVILLE-SUR-MER – MELLEVILLE 
GRANDCOURT 2 – FOUCARMONT-REALCAMP 
ETALONDES 2 – INCHEVILLE 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE B
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
ST-NICOLAS AL 3 – LONDINIERES 2 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00
CRIEL-SUR-MER 2 – PETIT CAUX 2 
FOUCARMONT-REALCAMP 2 – BAILLY-EN-RIVIERE 
AUQUEMESNIL – BELLEVILLE-SUR-MER 2 
EU.F.C. 2 – ENVERMEU 2 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE C
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
JANVAL 2 – VALLEE DU DUN 
MARTIN-EGLISE – OFFRANVILLE 3 
BELMESNIL – LIMESY 
AUFFAY 2 – LES GRANDES-VENTES 2 
F.C.NORD OUEST 2 – ETOUTTEVILLE-YVECRIQ 
LONGUEVILLE-SUR-SCIE 3 – ENT. VIENNE ET SAANE 3 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE D
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
COLLEVILLE-ANGERVILL – OUAINVILLE 
SASSE/THEROUL 2 – CANY 3 
OUVILLE L ABBAYE 2 – GRAINVILLE-LA-TEINTU 
GERPONVILLE/VALMONT – GASEG SAINT-RIQUIER 
DOUDEVILLE 2 – HERICOURT-EN-CAUX 2 
SAINTE-COLOMBE – ST-PIERRE-PORT 2 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE E
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
STE-AUSTREBERTHE – ST-MARTIN BOSCHERVIL 
LIMESY 2 – MT ST AIGNAN 3 
YERVILLE 2 – ST-PIERRE VARENGEVIL 2 
PRESQU ILE – ENT.MOTTEVIL-CROIXMA 2 
R. AS PTT 2 – F.C.NORD OUEST 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE F
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
DARNETAL O. 2 – SOTTEVILLE CC 3 
EN AVANT ST PIERRE – BOOS F.C. 
ECOLE DE FOOT ELBEUF 2 – FC ST ETIENNE DU R 3 
BOUILLE MOULI 2 – PT QUEVILLY ST JULIE 2 
ST AUBIN CELL – G. QUEVILLY FC 3 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE G
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
NEUFCHATEL-EN-BRAY 3 – RONCHEROLLES 
ARGUEIL CANTON 2 – US ST JACQUES S/DARN 2 
VIEUX MANOIR – FORGES A.C. BRAY-EST 2 
BUCHY A.S. 2 – FERRIERES-BRA 
ST SAENS VARENNE FC – CRIQUIERS 

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE H
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
HARFLEUR BEAULIEU CA 2 – YEBLERON 2 
VATTEVILLE-BROTONNE 2 – VALLEES/CAUDEBEC 2 
FAUVILLE-EN-CAUX 3 – LANQUETOT AS 
TROUVILLE ALL – PRESQU ILE 2 
GRUCHET FC 2 – HATTENVILLE 
JEAN AS – ENT.ALLOUVIL-LOUVET

SENIORS APRES-MIDI D3 GROUPE I
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 13H00 
OCTEVILLE SC 3 – ST LEONARD 76 JS 
LA FRENAYE AS 2 – LILLEBONNE US 3 
DIMANCHE 31 MARS 2019 – 15H00 
ANGERVILLE O. AS – GODERVILLE US 2 
HAVRE S PORT 2 – HAVRE US ST THOMAS 
MANEGLISE FC 2 – HARFLEUR BEAULIEU CA 
DPOINTE DE CX ES – EPOUVILLE US 3 

Au Havre, la compagnie L’inattendu milite pour un théâtre interactif et thérapeutique

Jean-Pierre Guiner et Catherine Vion officient au sein de la compagnie havraise, L'inattendu.

Jean-Pierre Guiner et Catherine Vion officient au sein de la compagnie havraise, L’inattendu. (©Cie L’inattendu.)

Comédienne au Havre (Seine-Maritime), Catherine Vion met son art au service des autres. Depuis 2007, au sein de sa compagnie L’inattendu, elle pratique le théâtre interactif. Recréant des situations, mettant en scène des questions de société, elle accompagne la réflexion du public en reproduisant des scènes du quotidien. Un exutoire pour certains, une délivrance pour tous.

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Donner la parole

Actuellement, Catherine Vion présente deux spectacles : l’un, Des mots semés en chemin, évoque la maladie d’Alzheimer, l’autre, Ensemble, mais autrement, raconte le quotidien des aidants. Elle travaille également sur un nouveau projet qui abordera une question d’actualité, la maltraitance des personnes âgées.

Mon théâtre va au cœur de la personne et donne la parole à ceux qui n’osent pas la prendre, ne peuvent pas s’en saisir. 

Sa méthode est désormais bien rodée. « Je rencontre au préalable les équipes, des professionnels et recueille la problématique. C’est ma matière, ma base. » Un travail au plus près des personnes pour restituer, avec humanité et vérité, le quotidien et ses difficultés.

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Le théâtre : un effet miroir

Avec son complice Jean-Pierre Guiner, Catherine Vion sillonne la France, intervient dans de nombreuses structures qui font appel à elle. Le théâtre se mue en outil thérapeutique, permettant de mimer une réalité et d’en saisir les enjeux.

L’interactivité marche terriblement. Nous allons à la rencontre des gens et, par ce travail théâtral, nous libérons la parole. Je mêle jeu et écriture, tout en restant au cœur des problématiques actuelles.

Chaque intervention est constituée de saynètes, qui racontent et illustrent des situations délicates rencontrées par le public. « À l’issue du spectacle, chacun peut s’emparer de la parole. On cueille les émotions à chaud. Mes spectacles sont un miroir, dans lequel se reflètent les ressentis intériorisés, s’expriment les interdits. »

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Passeuse de sentiments

Catherine Vion accueille les réactions de chacun comme des « cadeaux ». Alzheimer, secrets de famille, souffrance des aidants : son théâtre est sans tabou.

Tout s’y joue. Je suis là pour montrer que chacun a ses limites, qu’il faut les accepter. C’est ainsi qu’on avance : en parlant et en faisant confiance aux autres, à l’humain.

Une générosité partagée lors de chaque intervention, tel est le secret de la longévité de Catherine Vion dans son métier. Au service de l’autre et de ses tourments intérieurs, la comédienne est une passeuse de sentiments.