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De la FUREUR DE ROLAND CASTRO libère nous Seigneur!!! Retour du cauchemar de la grande fusion « Paris-Normandie »…

Billet de Florestan:

La fusion portuaire, n'est qu'un prétexte. Derrière la fusion des grands ports maritimes normands et du port fluvial de Paris, se cache de moins en moins l'objectif politique de fusionner en une seule grande région mégalopolitaine, la Normandie, l'Ile-de-France et le Grand-Paris.

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En effet, Patrick Ollier, improbable président du Grand-Paris (un ovni territorial contesté) annonce sa volonté de créer un pôle métropolitain commun entre Paris, Rouen et Le Havre: il est probable que cette annonce sera officiellement confirmée le 11 février prochain à Rouen en présence d'Edouard Philippe, Anne Hidalgo et Nicolas Mayer-Rossignol.

C'est une vraie trahison du projet normand car l'outil du "pôle métropolitain" avait été créé lors de l'acte II de la Décentralisation sous le gouvernement Chirac-Raffarin avec l'idée de mettre en réseau les grandes villes d'une région pour la faire rayonner.

A l'époque, Jean-Pierre Raffarin pensait fortement à l'exemple normand d'une métropole régionale en réseau de villes avec Caen, Rouen et Le Havre: le Premier ministre poitevin décentralisateur n'était pas seul à y penser puisque nos géographes universitaires normands avaient beaucoup fait pour lancer et populariser d'une tripolitaine normande dans le débat public régional... En vain! Puisque nos trois villes et leurs "grands" élus ont préféré se regarder en chiens de faïence, vautrés dans le médiocre et minable confort intellectuel du localisme, ce même localisme empoisonné de clochemerle qui avait bloqué, des années durant, le retour à l'unité normande.

Et de ce pôle métropolitain normand dont ni à Caen, ni au Havre et encore moins à Rouen ils ne voulaient, voici désormais qu'au Havre et à Rouen ils en veulent pour mieux se nouer la corde parisienne au cou!

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Nous avions déjà alerté nos lecteurs de cette menace tout en nous rassurant sur le fait que c'est toujours plus difficile à dire qu'à faire: les réalités géographiques, historiques, géo-politiques, sociales, économiques, identitaires en terme d'espace-vécu, réalités parfois séculaires dans leur stabilité, que l'on songe, par exemple, à notre Normandie, ne sauraient disparaître comme par enchantement par la seule force d'une parole publique ou d'une volonté politique. Mais c'est bien la France universaliste et rationnaliste des Lumières qui a inventé, avec la Terreur révolutionnaire et l'épopée napoléonienne, la mise au pas du réel par la parole publique et l'action politique: on sait ce qu'il en adviendra, dans les régimes totalitaires du XXe siècle, de cette crue du fleuve de la politique et de l'Histoire sur la totalité des réalités humaines.

C'est une tradition française jacobine sinon parisienne: de beaux esprits pérorent et raisonnent sur ce que nous devrions être, sur notre avenir sans demander l'avis de personne et surtout pas des populations directement concernées, cela au nom de l'intérêt général car ils savent mieux que nous ce qui serait bon pour nous et nos enfants!

Ça suffit!

Ras-le-bol de tous ces belles personnes qui veulent en finir avec notre Normandie!

Qui refusent la réalité au nom de l'idée qu'ils peuvent s'en faire!

Puisqu'il s'agit de l'avenir de notre Normandie séculaire qui est un outil géo-historique, institutionnel et politique qui a encore toute sa pertinence si l'on considérait, enfin avec sagesse et humilité, la réalité, nous affirmons ici que si l'Axe Seine n'est toujours pas, en dépit d'une géographie particulièrement favorable, l'outil portuaire, logistique, industriel, économique de projection et de rayonnement de la France à l'international qu'il devrait être, c'est que depuis SOIXANTE ANS, les beaux esprits jacobins du centralisme parisien ont massacré le potentiel maritime normand en refusant que le développement et le gouvernement d'un enjeu d'intérêt national soit confié aux acteurs régionaux qui le font vivre là où il se trouve (principe de subsidiarité régionale)!

Depuis dix ans, on bavarde élégamment du Grand-Paris et de sa projection vers la mer, vers Le Havre sur l'Axe Seine: qu'ont-ils fait concrètement pour développer des projets financés?

RIEN!

La seule initiative d'importance provient du président du conseil régional d'une Normandie heureusement réunifiée depuis cinq ans:

Financer à hauteur de 300 millions la "chatière" permettant la liaison directe entre la darse du Port 2000 du grand port maritime du Havre avec la Seine pour le trafic fluvial.

Nous n'aurons donc qu'un seul mot à dire à Monsieur Roland CASTRO...

 

TAISEZ-VOUS !!!

 

https://www.lejournaldugrandparis.fr/r-castro-il-faut-elire-la-metropole-au-suffrage-universel-et-fusionner-lile-de-france-et-la-normandie/

R. Castro : « Il faut élire la Métropole au suffrage universel et fusionner l’Ile-de-France et la Normandie »

19 janvier 2021

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« Sans réforme institutionnelle ambitieuse, il ne se passera jamais rien », estime Roland Castro à propos de la construction métropolitaine en Ile-de-France. Pour l’inventeur de Banlieue 89, pilier de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP) et auteur du récent rapport du « Grand Paris à Paris en Grand », l’échéance des élections régionales à venir doit être l’occasion de relancer ce débat.

Pourquoi intervenez-vous aujourd’hui sur la construction institutionnelle métropolitaine ?

J’ai envie de balancer ma conviction sur la question du gouvernement du Grand Paris : je pense que tant que l’on n’élit pas la Métropole au suffrage universel direct [et non pas par fléchage sur les listes communales comme aujourd’hui, ndlr], il ne se passera rien. On aura une métropole du Grand Paris qui n’est quand même qu’un machin qui produit les entrailles, mais qui ne peut être le grand fabricant d’urbanité du Grand Paris. Nous n’avons pas, aujourd’hui, une institution qui prend la Seine dans son long, l’A86 dans sa continuité, qui envisage les questions dans leur généralité, comme je l’indiquais dans mon rapport. Le système permettant des organisations à géométrie totalement variable, que je proposais en 2019, a l’avantage de la souplesse mais n’est bon que pour conduire des projets.

Que proposez-vous ?

C’est l’histoire d’un pied trop grand dans une chaussure trop petite. Le pied c’est la Métropole, considérée comme la zone agglomérée dense, s’étendant tout de même sur 120 kilomètres et représentant un très long morceau de Seine, qui constitue le lieu qui réclame le plus de soins si l’on veut en faire un territoire agréable et climatiquement responsable. La chaussure c’est la Région, trop petite. Dès lors, je pense qu’il faut lancer une campagne pour créer la région Paris-Normandie. Comme une telle réforme suppose la disparition d’une des deux régions, il ne faut peut-être pas trop demander leur avis aux exécutifs directement concernés. Mais cela permettrait de construire à la fois le port et la Métropole, de former ainsi une vraie Région, avec de l’urbain et du rural. En Ile-de-France, nous avons un grand urbain et un petit rural.

Pourquoi souhaitez-vous un suffrage universel pour la Métropole ?

Tant qu’il n’y aura pas un vrai suffrage universel, il n’y aura pas de Grand Paris jusqu’au Havre. Les grands projets qui sont nécessaires, et dont on parle depuis des années, ne verront jamais le jour sans une telle réforme. Il faut créer ces lieux formidables, exceptionnels, qui donneront enfin au Grand Paris des alternatives à la seule attraction du centre historique. En procédant, lors de la rédaction de mon rapport, au mariage des communes par grappes de maires concernés par un même projet, décrivant un « qui fait quoi ? » entre l’Etat, les citoyens et les communes, j’avais trouvé une bonne méthode pour le projet. Mais je n’ai pas parlé de structures.

J’ai dit récemment à Anne Hidalgo et Patrick Ollier qu’il faut en finir avec la métropole des maires. Il faut absolument ce suffrage universel. Sinon, on n’y arrivera pas. Il y a tellement de choses qui ont été faites dans ce territoire à la disposition des élus. Cela me rend dingue de constater le nombre de niveaux de bureaucratie qui se sont accumulés, parce que l’on ne voulait froisser personne. C’est effrayant. Avec des bouts d’opérations d’intérêt national (OIN) absurdes, s’arrêtant aux frontières départementales, infranchissables… C’est invraisemblable. Je ne sais pas s’il faut supprimer ou non les Départements, élus au suffrage universel et qui possèdent une longue histoire. Mais dans le dessin de la Métropole, jusqu’à l’A104, englobant les villes nouvelles, il faut le suffrage universel.

Ne craignez-vous pas que l’attachement des élus, constamment répété, à cette métropole des maires aboutisse à ce que l’on fasse litière de votre proposition ?

Avant de réunir un consensus, il faut commencer par formuler des propositions. On voit bien, tout de même, que la bonne volonté ne suffit pas. Je l’ai dit également au président de la République. Il faut, alors que l’on entre dans une phase électorale, lancer le débat sur ces questions. J’ai beaucoup écrit, beaucoup montré ce qu’il faudrait faire. Il y a tout de même, dans le Grand Paris, l’énorme question de toutes les zones dites de non-droit, qui demeurent dans un état invraisemblable. S’il n’existe pas une autorité puissante pour s’occuper de ça, on n’y arrivera pas non plus. Il faut démembrer certains quartiers. J’ai fourni quelques preuves, par exemple lors des émeutes de 2005, que lorsque les quartiers sont bien construits, on ne les démolit pas. J’ai fait reculer le vote Front national avec Banlieue 89.

J’ai eu l’impression d’avoir écrit, en 2019, un rapport post-Covid. Lorsque je décris une métropole-oasis et ses 3 000 villages, c’est exactement ce qui s’est passé durant le premier confinement. Les gens ont découvert la proximité, l’importance du village en bas de chez eux. Comme tous les reclus, je m’énerve, car j’ai eu l’impression d’avoir ouvert de nombreuses pistes, extrêmement liées aux questions climatiques. J’ai tout de même construit une tour de jardins suspendus.

J’ai une vision et une pensée, qui me poussent à dire qu’il faut changer de braquet, se décider à bâtir une région réellement puissante, qui intègre le port de Paris, dans la lignée du projet d’Antoine Grumbach. Et il faut que les hommes politiques ne soient pas hostiles à ce qu’il existe des projets imaginés par des architectes. Nous sommes tout de même des citoyens. Nous avons beaucoup réfléchi à ces questions. Nous ne sommes pas que des techniciens urbains.

ENTRETIEN DES ESPACES VERTS ET DE LA VOIE PUBLIQUE

Consultation allotie :
Lot n°1 : Entretien des espaces verts du Centre-Ville, de Fécamp Nord, du Parc Coubertin, du Parc de la Rivière, de la Rue Paul L'Honoré
Lot n°2 : Entretien du Val de Bucaille et de ses abords, tonte des talus engazonnés sur divers sites de la ville de Fécamp
Lot n°3 : Fauchage des accotements, talus et fossés en quantités
Lot n°4 : Entretien du Moulin Bleu, des Ballastières, du Nid de Verdier et de la voûte (lot réservé aux structures d'insertion par l'activité économique ou (...)

- Marchés publics

« Le Président, je le laisse à l’Elysée. Moi je n’achète que de l’AOP c’est un gage de qualité et je sais d’où vient le lait. »

Depuis le 1er janvier 2021, par décision judiciaire, la mention commerciale "Camembert fabriqué en Normandie" est désormais illégale car elle n'était pas associée à un cahier des charges rigoureux obligeant les laiteries industrielles qui l'utilisaient à manipuler en Normandie du lait issue de vaches de préférence de race normande ayant brouté leur herbe et leur foin depuis une pâture ou une étable normande, cette appelation pouvait induire en erreur les consommateurs sachant que le camembert soumis aux exigences du cahier des charges de l'AOP/AOC se nomme, tout simplement: "Camembert de Normandie".

Comme les industriels veulent toujours le beurre, l'argent du beurre voire le c... de la crémière, le compromis d'intérêt général est tombé à l'eau de faire cohabiter dans une appelation élargie "Camembert de Normandie" et sous un cahier des charges commun validé par l'INAO les purs et durs du camembert fermier au lait cru voire bio et les laiteries industrielles manipulant du lait thermisé ou pasteurisé avec l'idée d'une montée générale en gamme et en qualité notamment en stimulant la renormandisation du cheptel des vaches laitières sur un périmètre d'AOC/AOP couvrant toute la Normandie administrative. La faute aux industriels qui ont cherché, a dessein, le diable nichant dans le moindre détail: en conséquence, les défenseurs du camembert au lait cru ont repris la guerre judiciaire contre l'appelation commerciale "fabriqué en Normandie" qui faisait le bonheur de certains industriels, guerre que ces derniers ont définitivement perdue!

Aujourd'hui, sur les linéaires des supermarchés, règne en conséquence le plus grand désordre dans les étiquettes, désordre qui doit réjouir les tyrosémiophiles...

On rappelle l'évidence: la seule appelation valable c'est "Camembert de Normandie".

Reportage des journalistes de Ouest-France dans un supermarché normand:

https://www.ouest-france.fr/normandie/camembert-le-fabrique-en-normandie-interdit-les-clients-dans-le-meandre-des-etiquettes-7124245

Camembert : le « fabriqué en Normandie » interdit, les clients dans le méandre des étiquettes

Depuis le 1er janvier 2021, les industriels laitiers n’ont plus le droit d’apposer cette mention sur les boîtes de camembert, trop proche de l’appellation d’origine protégée (AOP) « camembert de Normandie ». Pas toujours facile pour les clients de s’y retrouver.

Capture d’écran du 2021-01-20 15-16-32

 

Depuis le 1er janvier, le camembert ne peut plus être vendu avec l’étiquette « Fabriqué en Normandie ». Bon gré, mal gré, les industriels se mettent à la page. Dans les rayons des supermarchés, de nouvelles mentions ont vu le jour sur les boîtes du célèbre fromage normand : Lanquetot « fabriqué dans le pays d’Auge », Cœur de Lion « de la fromagerie de Ducey », camembert « d’Isigny ». Même s’il reste encore des étiquettes Président ou Lepetit « fabriqué en Normandie ».

Dans un avis du 9 juillet, la DGCCRF (répression des fraudes) avait pourtant été claire : « L’étiquetage des produits ne doit pas être de nature à induire en erreur le consommateur et de nature à usurper des appellations d’origine protégée. » Le camembert « fabriqué en Normandie » (environ 60 000 tonnes), au lait pasteurisé (mais sans obligation d’être normand), entraîne une concurrence déloyale pour le camembert AOP de Normandie (environ 6 000 tonnes), au lait cru, moulé à la louche.

L’échec d’une grande AOP, en janvier 2020, autorisant la pasteurisation du lait, a relancé la guerre des « étiquettes » vieille de trente ans. « Les industriels bénéficiaient d’une tolérance, pas d’un usage, mais maintenant, c’est fini », note un spécialiste du dossier. Les autorités françaises ont dû réagir sous la pression de l’Union européenne qui joue serré, dans ses négociations commerciales, pour faire reconnaître les AOP.

Le Syndicat normand des fabricants de camemberts (SNFC), qui rassemble les principaux industriels fromagers (Lactalis, Savencia, Isigny Sainte-Mère, Gillot…), ne s’avoue pas vaincu. Le 24 décembre, le Conseil d’État a certes rejeté leur demande visant à suspendre l’avis du 9 juillet, mais le syndicat des industriels compte poursuivre l’affaire, « afin que la justice tranche une polémique qui ne sert en rien les intérêts de la Normandie », dit le SNFC, dans un communiqué.

Les enjeux à l’exportation sont très importants pour les principaux acteurs comme Lactalis ou Savencia, où « la référence à la Normandie fait davantage vendre que celle relative au pays d’Auge, la Manche ou l’Orne », indique un spécialiste.

Amende de 1 500 € par étiquette

La DGCCRF ne compte pas mollir. « Des contrôles vont être réalisés pour vérifier la conformité de l’étiquetage des camemberts. » Chez Isigny, on indique « se conformer aux nouvelles obligations réglementaires », tout en les regrettant. Savencia et Lactalis refusent de s’exprimer.

Le risque d’un non-respect ? « Les services peuvent rédiger à l’encontre de l’entreprise un procès-verbal pour usurpation d’une indication géographique, en application de l’article 13 du règlement (UE) n° 1151/2012 relatif aux indications géographiques. » Soit une amende de 1 500 € par boîte de camembert (3 000 € en cas de récidive), pour les fabricants de camemberts non AOP ou les grandes et moyennes surfaces qui commercialisent des camemberts non AOP sous leur marque distributeur.

« Les services peuvent également enjoindre aux entreprises de se conformer aux obligations légales en fixant un délai, en application de l’article L. 521-1 du code de la consommation, indiquent les autorités. Un contrôle est fait à l’issue du délai fixé pour s’assurer de son respect. Le non-respect de l’injonction est passible de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 €. »

Dans le méandre des étiquettes en hypermarché

Pas facile de s’y retrouver. En dépit de la loi, naviguer dans le méandre des étiquettes de camembert relève du parcours d’obstacles. Prenez cet hypermarché du centre de Cherbourg (Manche). Pas moins d’une trentaine de références au rayon dédié au fromage emblématique. Sans compter cet autre rayonnage, dédié aux « produits normands », où le casse-tête reste identique (avec même de la… mimolette !).

Vraiment ? Il a dans la main un « fabriqué à Isigny ». On le questionne, on l’informe des différences. Surprise manifeste : « Je suis de plus en plus attentif à la notion d’AOP, mais là je n’avais pas vu. » Du coup, changement de pied. Et de fromage.

Le prix, une barrière

Il opte pour un AOP Graindorge, et observe : « C’est bien, cette nouvelle norme. Ça évite à n’importe qui de faire n’importe quoi. » Encore faut-il que les marchands jouent le jeu de la transparence. L’idéal serait de différencier dans les allées des grands distributeurs le bon grain de l’ivraie. Et que les acheteurs soient dûment informés des nuances subtiles dans lesquelles s’engouffrent les producteurs industriels.

Viviane, un peu perdue en l’absence de la marque dont elle est coutumière, se dit « bien au courant », en « amoureuse du camembert ». Mais en dépit d’un palais éduqué, peu importent l’étiquette et ses mentions. « Je sais que c’est important, que ça peut permettre aux producteurs traditionnels de se démarquer des industriels, dit-elle. Mais ce que je regarde, c’est uniquement le prix. Je suis obligée de faire attention à ce que j’achète, question de revenus. »

Lorsqu’elle tombe sur une promo, elle prend, « sans (se) préoccuper des labels ». Sylvie, qui arrive peu après, avoue choisir « au pouce, qu’il soit bien fait et je ne m’occupe pas des appellations. J’achète par habitude. En général du Président ».

Jocelyne pousse son chariot vers le rayon. S’exclame : « Le Président ? Je le laisse à l’Élysée. Moi, je n’achète que de l’AOP, c’est un gage de qualité et je sais d’où vient le lait. » Son choix s’est porté sur deux boîtes de Réo. Fabriqué à Lessay, dûment estampillé. « Je sais que c’est le meilleur. »

Yves tend l’oreille à la conversation. Pour lui, la question se situe ailleurs. Monsieur très âgé, il ne prend de toute façon que du camembert au lait pasteurisé et plâtreux : « J’évite le lait cru, pour des questions de sécurité alimentaire. » Peur des germes que pourrait contenir un lait non surchauffé. Et en bon Normand, ne participant pas aux contrôles sanitaires effectués en laiterie, il ne se fie qu’à sa méfiance.

On y trouve aussi bien du « fabriqué en Normandie » que du « fabriqué à Isigny » ou ailleurs, de l’AOP et du tout-venant. Patrick vient de se servir. Il prétend « être au courant des différences. Avec le temps et comme c’est moi qui fais les courses, j’ai acquis un peu d’expérience », assure-t-il.

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Commentaire de Florestan:

L'infographie ci-dessus nous apprend que sous ses différentes marques, le groupe Lactalis fabrique 55% des 6000 tonnes annuels du Camembert AOP de Normandie: l'intérêt d'une AOP/AOC "Camembert de Normandie" élargie avec un cahier des charges exigeant encadrant la production principale, les 60000 tonnes annuelles qui ne bénéficient donc plus de la mention commerciale "fabriqué en Normandie", était de monter en gamme et en qualité l'ensemble de la production de camembert normand et donc de valoriser l'ensemble de la filière laitière normande. Les industriels qui savent pourtant jouer sur plusieurs tableaux pour des raisons commerciales n'ont pas souhaité accroître leurs contraintes au risque d'acheter leur lait... plus cher!

Cet objectif de valoriser le lait normand reste urgent, il est même fondamental: d'où notre proposition de lancer le chantier de création d'une AOP/AOC "Lait de Normandie".

Une avancée pour le port de Fécamp et pour son attractivité !

Port de Fécamp

Une avancée pour le port de Fécamp et pour son attractivité !

Après avoir sollicité le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, le port de Fécamp ne fera plus l’objet d’une concurrence déloyale avec les ports de Gand (Belgique) et d’Esbjerg (Danemark).

En effet, le poste d’inspection frontalier (PIF) installé sur le port de Fécamp contrôle l’arrivée des nouvelles marchandises dans l’Union Européenne. Celles-ci doivent être conformes à la réglementation européenne.

Le PIF de Fécamp imposait aux navires de décharger l’intégralité de leur marchandise sur le port de Fécamp afin de procéder aux vérifications. Cela était très préjudiciable pour les entreprises de décharger puis recharger une partie de leur marchandise pour des livraisons dans d’autres territoires. Cela nécessitait l’immobilisation du navire pendant 3 à 4 jours ce qui représente un coût supplémentaire d’environ 50 000 dollars (environ 40 000 euros) pour certaines entreprises. Pour éviter ce déchargement obligatoire, les entreprises préféraient utiliser d’autres PIF, et notamment ceux des ports de Gand (Belgique) et d’Esbjerg (Danemark) qui réalisent une inspection à bord du navire.

J’ai alors alerté le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de la Mer et le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Après plusieurs échanges avec le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie, j’ai obtenu l’autorisation de procéder aux inspections à bord du navire.

Ce changement permettra au Port de Fécamp de bénéficier du dynamisme des activités économiques du territoire ce qui sera bénéfique pour l’ensemble de notre économie locale.

Suivez notre actualité !

L’article Une avancée pour le port de Fécamp et pour son attractivité ! est apparu en premier sur Stéphanie Kerbarh Députée de Seine-Maritime.

L’Elysée aimerait pouvoir reporter les prochaines élections régionales après les présidentielles…

Le jacobinisme de l'actuel président de la République s'exprime de nouveau et ce pour les pires raisons politiciennes au moment où l'éxécutif français devrait former une unité d'action nationale efficace entre l'Etat central et les conseils régionaux pour lutter contre les ravages d'une crise sanitaire et sociale à l'ampleur inédite.

Emmanuel Macron se méfie du bloc régional dont il juge les présidents trop puissants: il est vrai que ces présidents de région issus de la réforme de 2015 sont dotés de compétences élargies notamment dans le domaine stratégique du développement économique et que, pour la plupart d'entre-eux, ils sont dans l'opposition à l'actuelle majorité gouvernementale au point que l'un d'entre-eux, Xavier Bertrand, le président de la région "Hauts-de-France", a déclaré se présenter contre Emmanuel Macron aux prochaines élections présidentielles: cette situation provoque un brouillage médiatique et politicien désastreux pour l'idée régionale avec des élections régionales perçues comme étant une primaire politicienne pour les prochaines élections présidentielles et, on vient de le voir, Hervé Morin, président normand qui aspire à le rester après les prochaines élections (lesquelles au fait?) vient d'être la victime médiatique de cette confusion (première "morinade" de la saison, l'autre matin sur Europe1).

Par ailleurs, les élus de la majorité présidentielle poussent à ce report des régionales car le parti LREM a décidé de marcher en crabe pour sauter par desssus une échéance électorale pour laquelle il a déjà anticipé sa défaite au point de ne toujours pas présenter ses têtes de liste dans certaines régions en ce début d'année 2021: c'est le cas en Normandie pour laquelle Elizabeth Borne a déclaré forfait...

C'est à se demander si au sein de la République En Marche certains n'en viennent pas à espérer un petit coup de pouce du... Covid pour provoquer la bascule du destin électoral!

Cette manipulation politicienne comme tout ce qui ressort de l'action des "politichiens" dont se méfiait à juste titre le fondateur de la 5ème République, maintient l'éloignement entre les citoyens et la vie politique de notre pays...

On lira ci-après, non sans intérêt, les analyses de Jean-Louis Debré, ancien président du conseil constitutionnel et ancien député-maire d'Evreux...


 

Élections régionales: Jean-Louis Debré accuse l'exécutif de l'avoir incité à les reporter "après la présidentielle"

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Jean-Louis Debré et Emmanuel Macron, le 4 octobre 2018 - AFP / Vincent Kessler

https://www.bfmtv.com/politique/elections-regionales-jean-louis-debre-accuse-l-executif-de-l-avoir-incite-a-les-reporter-apres-la-presidentielle_AN-202101190328.html

Récemment auditionné au Sénat, l'ex-ministre, chargé de rédiger un rapport sur la tenue des élections départementales et régionales en temps de Covid, dit avoir rapidement "deviné" les intentions du gouvernement.

Depuis qu'il a quitté la présidence du Conseil constitutionnel en 2016, Jean-Louis Debré s'est rarement retenu de critiquer tel ou tel lorsqu'il l'a jugé nécessaire. Lors d'une audition au Sénat le 13 janvier, l'ancien chiraquien s'est montré particulièrement sévère vis-à-vis de l'actuel exécutif, qui l'avait chargé de rédiger un rapport sur l'adaptation des élections départementales et régionales à l'épidémie de Covid-19.

La séquence, isolée par le site de la chaîne Public Sénat, montre Jean-Louis Debré exprimer avec franchise ses soupçons sur les intentions premières de l'Élysée et de Matignon.

"Lorsqu’on m’a demandé de réfléchir à la tenue des élections départementales et régionales, qui devaient avoir lieu en mars 2021, je me suis assez rapidement rendu compte qu’il y avait beaucoup d’arrières-pensées chez les uns et les autres", entame-t-il face aux sénateurs.

Enjamber des régionales difficiles

Et l'ex-ministre de l'Intérieur de développer en disant les choses on ne peut plus clairement:

"Ceux qui étaient à l’origine de cette réflexion avaient un souhait, que j’ai deviné, qui était de reporter ces élections départementales et régionales à beaucoup plus tard, après l’élection présidentielle."

Dans son propos, Jean-Louis Debré indique de manière à peine voilée qu'autour du chef de l'État, après la défaite cuisante des candidats La République en marche aux municipales, certains auraient préféré enjamber des régionales qui s'annoncent tout aussi difficiles pour la majorité. Un scrutin qui pourrait, de surcroît, servir de tremplin à des adversaires zélés d'Emmanuel Macron, notamment Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou Laurent Wauquiez.

"D’autres souhaitaient les reporter à une date autour de la rentrée de septembre prochain. Un troisième groupe de personnes était pour le maintien à la date prévue", a continué l'ancien président du Conseil constitutionnel.

Opposé à un report du report

Jean-Louis Debré a "tout de suite exclu" l'option du report en 2022. Il demeure d'ailleurs farouchement opposé au moindre nouveau report des départementales et régionales. Une hypothèse qui n'est désormais plus exclue étant donné l'évolution plus qu'incertaine de l'épidémie. "On ne peut pas confiner ainsi l’expression de la démocratie sans créer des problèmes politiques insurmontables", estime celui qui fut député-maire d'Évreux, dans l'Eure.

"On dégage tout!"

En fin de séance, on voit Jean-Louis Debré affirmer qu'au cours des auditions que lui-même a pu mener dans le cadre de son rapport, "certains ne cachaient pas les conclusions auxquelles ils souhaitaient (qu'il arrive), c’est-à-dire le report".

"C’était maquillé par des arguments juridiques ou politiques. Mais c’était très clair: on a eu les élections municipales, maintenant, on file sur l’élection présidentielle et on dégage tout! J’étais stupéfait quand on m’a demandé ça", s'est-il agacé.

Selon lui, cette demande aurait dû lui être faite "au lendemain même des élections municipales".

"Pourquoi avoir attendu? En fait, on voulait que j’arrive à la conclusion qu’il fallait que l’on reporte tout après les présidentielles. Et dès le départ, j’ai dit non. C’est pour cela qu’on ne me confiera pas de deuxième rapport", a-t-il soupiré.
Jules Pecnard

Pour nos jeunes pêqueux péris en mé: la solidarité normande se mobilise.

Suite au drame de la mer survenu la semaine passée au large de nos côtes, les Normands se mobilisent: des cagnotes en ligne ont été ouvertes pour soutenir les familles.

La rédaction de l'Etoile de Normandie présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées.

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Manche. Naufrage du Breiz : une cagnotte pour aider les familles

Le décès de trois jeunes pêcheurs de la Manche dans le naufrage du Breiz, jeudi 14 janvier 2021, a marqué les esprits. Une cagnotte est lancée pour aider les familles

Depuis quelques jours et jusqu’au 31 mars 2021, une collecte est ouverte pour aider les familles des trois jeunes marins pêcheurs de Saint-Vaast-la-Hougue et Cherbourg (Manche) disparus lors du naufrage, jeudi 14 janvier, du coquillard Breiz devant les côtes du Calvados

Solidarité naufrage pêcheurs cagnotte officielle est actuellement en ligne sur les réseaux sociaux avec l’autorisation des familles. « Cette cagnotte, fonds de soutien en ligne, est lancée à la mémoire de Steven et Jimmy Gibert, les deux frères cherbourgeois et Quentin Varin, de Saint-Vaast-la-Hougue. Ils étaient âgés de 26, 19 et 27 ans », évoque l’association Manche festivités, à l’origine de la cagnotte.

La répartition des fonds collectés sera faire par la caisse des péris en mer

Les fonds récupérés seront reversés à la caisse des péris en mer de Cherbourg. « Nous reverserons l’intégralité des fonds aux familles », explique Daniel Lejuez, à la tête de l’association des péris en mer.

Manche festivités avait, par ailleurs, déjà organisé une collecte en 2006, pour une cause similaire. « C’était à l’occasion des naufrages du Kleine Famille et la Déesse des flots. Il y avait eu un concert de soutien en novembre 2006 », poursuit l’association.

Aider les familles

Deux drames de la mer qui, en 2006, ont vu disparaître huit marins en cinq mois. « L’association avait pu récolter ainsi 4 500 €. Ne pouvant organiser un concert de soutien dans les circonstances sanitaires actuelles, nous avons préféré faire le choix d’une cagnotte en ligne, avec l’accord des familles et le concours de la caisse des péris en mer de Cherbourg. »

La caisse des péris en mer va apporter son aide aux familles

Du côté de la caisse des péris en mer, une réunion est prévue cette semaine pour décider de la marche à suivre et des aides à mettre en place. « Une chose est certaine, nous allons intervenir auprès des familles », insiste Daniel Lejuez. « Nous allons étudier la situation de chaque famille. »

Dons sur www.okpal.com/fonds-de-soutien-solidarite-naufrage-pecheurs-br/#/. Les personnes qui le désirent peuvent également envoyer directement les dons par courrier postal à : Association Manche festivités, 30, rue de batavia, Bâtiment Suède, résidence les Vikings, 50100 Cherbourg. Contact : tél. 02 33 43 61 03.