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Le 25 mars les étudiants doivent voter pour élire leurs représentants étudiants au conseil d'administration du CROUS.
Vous pouvez retrouver la profession_de_foi_UNEF_pour_les_elections_etudiantes_au_CROUS
Pour voter, il faudra vous rendre le jeudi 25 mars avec votre carte d'étudiant dans un bureau de vote situé dans votre établissement. Pas de condition d'âge ou de nationalité à remplir.
Danse jeudi soir à l’Opéra de Rouen, l’animation d’avant spectacle est assurée par la superviseuse. Accrochée à son téléphone, au bord de la crise de nerfs, elle s’occupe à débrouiller une affaire obscure de couples différents revendiquant les mêmes fauteuils, d’un côté les Dupin, de l’autre[...]
Sylvain Bourmeau Je ne crois pas du tout à la thèse de la dépolitisation massive, même si elle progresse effectivement. Les gens restent très politisés et cette abstention concerne en réalité l'offre politique. Dimanche, loin d'aller à la pêche, ils ont envoyé un message: “Je ne vais[...]
Pour que notre slogan devienne réalité, les Verts de Rouen voteront pour la liste de Rassemblement de la Gauche et des Ecologistes
ce Dimanche 21 mars 2010 !
et appellent à voter massivement pour cette liste
Dimanche 14 mars, le taux d'abstention dans les bureaux de vote a été particulièrement élevé.
Pourtant, l'enjeu est d'importance. Il s'agit de changer, renouveler, rompre avec l'immobilisme et surtout travailler sans arrogance ni parti pris au service des hauts-normands, tels sont les enjeux majeurs de cette élection : ceux qui en seront capables seront à même de relever le défi, et d'offrir demain ce qu'il manque à notre territoire : des emplois, des formations professionnelles optimisées et accessibles au plus grand nombre, des infrastructures adaptées à un développement économique raisonné et respectueux du développement durable, des moyens pour rompre avec la désertification médicale et permettre un égal accès aux soins pour tous, ... une qualité de vie qui donne envie de vivre dans une Normandie enfin réunifiée.
Nous avons besoin d'une « Nouvelle Normandie » pour soutenir et accélérer, de concert avec l'ensemble des partenaires, les projets essentiels à l'avenir de Rouen et de notre agglomération, pour lesquels la Région a toute compétence :
- La formation et l'emploi des jeunes,
- La ligne à grande vitesse : Paris-Rouen-Le Havre,
- Une seconde gare à Rouen,
- Le contournement Est, liaison A13-A28,
- L'amélioration de notre cadre de vie (seuls 2% du budget régional sont aujourd'hui consacrés à l'environnement)...
Afin d'offrir à notre Région un avenir que les 12 années d'Alain Le Vern et son équipe n'ont su insuffler jusqu'ici, les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants à la Ville de Rouen soutiennent la démarche de Catherine Morin-Desailly et de Laurence de Kergal dans le cadre des élections régionales et apportent tout leur soutien à la liste qu'elles portent avec Bruno Le Maire pour une nouvelle Normandie.
Nous comptons sur votre soutien, dimanche prochain 21 mars, en allant voter pour la liste conduite par Bruno LE MAIRE et Catherine Morin Desailly, comme vous pouvez compter sur nous pour défendre la ville et la région que nous aimons.
A l'approche des élections, révisons nos classiques (suite). Après La Grève des électeurs d'Octave Mirbeau, lisons une lettre d'Élisée Reclus (1830-1905) datée du 26 septembre 1885 et publiée dans Le Révolté du 11 octobre 1885. Ça ne manque pas de sel ! « Votez, c'est renoncer à sa propre souveraineté… », nous explique le géographe anarchiste.
Compagnons,
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages - et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contremaître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.
N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.
Je vous salue de tout cœur, compagnons.
Élisée Reclus
Par P A C O
Il est possible d'écouter cette lettre sur le site d'AnarSonore.
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Lors de la 23e journée de championnat, le SPO Rouen Basket se déplace à Paris-Levallois, le samedi 20 mars. Une rencontre que Rouen ne peut se permettre de perdre.
Sur Paris Normandie Alain Le Vern évoque enjeux du second tour depuis sa permanence de campagne 23 rue de la République.
Un communiqué des Verts de Rouen sur le même sujet :
http://lesvertsderouen.zeblog.com/429852-regionales-2010-merci/
Pour protéger au quotidien et préparer l’avenir des Haut-Normands,
20 bonnes raisons de voter Alain le Vern :
6 000 contrats d’accès à la[...]
L'orchestre de chambre de Normandie interprétera les 4 saison de Vivaldi à l'église Saint-Vivien le samedi 27 mars à 18h.
Générique.Dans le cadre des mercredis du sport professionnel à la Maison de l'université de Mont-Saint-Aignan, Jean-Pierre De Vincenzi évoquera son parcours le mercredi 24 mars à 14h.
Titre japonais : 嫌われ松子の一生
Nombre d'épisodes : 11
Diffusé en : Automne 2006
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
J'étais tombée sur la fiche de ce drama par hasard,…



Une idée originale et jubilatoire, un scénario qui alterne rebondissements rythmés et séquences romantiques, une mise en scène élégante et lumineuse, des comédiens à la hauteur du tempo et de la passion. C’est la recette éprouvée de toutes les comédies romantiques américaines qui marchent. Mais celle-ci ne nous vient pas d’Hollywood. L’Arnacœur est une comédie romantique française réussie, enlevée, signée par Pascal Chaumeil , un réalisateur dont on connaît surtout le travail efficace dans les séries télé (Fais pas ci, fais pas ça ou encore Engrenages), et interprété par deux jolies surprises, rares dans ce registre : l’inattendu Romain Duris et l’inespérée Vanessa Paradis. Il est vrai que ces deux-là sont surtout là pour le charme – Romain Duris nous offre tout de même de beaux éclats de rires - tandis que les effets comiques sont assurés par le cocasse François Damiens et la truculente Julie Ferrier.
Alors, de quoi s’agit-il : Alex (Duris) est briseur de couple mal assorti. Un pro dans le domaine. Avec sa sœur (Ferrier) et son beau-frère (Damiens), il s’est spécialisé dans un délicat travail de séduction dont le but est de faire comprendre à une femme malheureuse qu’elle mérite beaucoup mieux que l’homme qui l’accompagne. Et quelle que soit la méthode pour y parvenir, Alex réussit à tous les coups : après son intervention, le petit ami, le fiancé, l’amant se retrouve systématiquement jeté aux oubliettes. Les démonstrations qui lancent le film provoquent déjà une cascade de rire. Mais le cœur de cet Arnacœur, c’est naturellement sa toute dernière cible : une jeune femme (Paradis) qui doit épouser dans dix jours un banquier anglais, bien sous tout rapport, et de surcroit amoureux… La belle Juliette est heureuse avec son Roméo mais Alex qui a besoin d’argent, va pour une fois accepter la mission commanditée par le père de la future mariée.
La fin, on l’imagine facilement. On sait qu’ils vont tomber dans les bras l’un de l’autre. Mais pendant près une centaine de minutes on se demande comment le séduisant Alex va faire craquer la belle qui ne manque pas de caractère. Et à quel moment, le cœur du séducteur professionnel va battre pour Juliette… Le duo fonctionne à merveille, tandis que l’un frétille l’autre pétille. Romain Duris est absolument irrésistible, Vanessa Paradis réunit la grâce et le glamour. On ne résiste pas à un tel jeu de séduction.
L’Arnacœur de Pascal Chaumeil (France, 1 h 45) avec Vanessa Paradis, Romain Duris, Julie Ferrier, François Damiens…
A la question sur la réunification posée aux trois candidats : Quelle est votre position sur une réunification des deux régions normandes ?
Alain Le Vern (PS ) a répondu : « La question de la réunification des deux Normandie suppose une consultation par référendum, une capitale installée à Rouen… ».
MHAP : Réponse stéréotypée apprise par coeur ne répondant pas du tout à la question. Monseigneur pose des conditions au lieu de répondre.
Bruno Le Maire (UMP/NC) a répondu : « La réunification doit être un objectif collectif, et non un simple rêve. Il faut avant 2013 mener des projets interrégionaux majeurs. »
MHAP : Lui non plus ne répond pas par un OUI ou par un NON. Ce n'est pas avec des projets interregionaux majeurs que nous bâtirons une entité normande.
Nicolas Bay (FN) a répondu : « Nous sommes le premier mouvement politique à soutenir la réunification. »
MHAP : Il affirme en son nom et au nom de son parti être pour la réunification, il ne pose pas de condition.
AU FINAL, PAUVRE NORMANDIE! ET J'AI TOUJOURS LA NAUSÉE.
Le reste des questions est dans
Michel H. A. Patin


Samedi soir, les arts étaient à l’honneur dans la salle polyvalente de Roumare. Pour la septième fois consécutive, le club de loisirs de Roumare organisait un salon de peintures et de sculptures d’une grande qualité. Marie Claire Crozatier, responsable de cette biennale, pouvait enfin respirer. Le public était au rendez-vous. La trentaine d’exposants plutôt ravis. Les oeuvres diverses et originales. Pourtant tous les deux ans les artistes ne sont jamais les mêmes. C’est une volonté des organisateurs. Cela aiguise sans doute encore plus la curiosité. Cela oblige aussi les promoteurs du salon à courir les expositions de la région à la recherche de la perle rare. Ou tout simplement à être animés du plaisir de faire découvrir un coup de coeur. Travail exigeant. Mais l’affluence jamais démentie du public est une belle récompense. Exception cependant pour ce septième rendez-vous, Marie Claire Crozatier et son équipe ont invité une nouvelle fois un collectif d’artistes haïtiens. Elan de générosité bien compris qui a permis de faire une petite entorse à la règle érigée en principe. L’association Livres sans frontières, basée à Notre-Dame-de-Bondeville, a fait le lien avec ces artistes. Cette association humanitaire intervient en effet depuis des années à Haïti. Plusieurs tableaux d’art naïf figuraient donc au catalogue de l’exposition ainsi que des découpes en acier aux motifs des plus originaux. Josiane Lelièvre, maire du village, et Agnès Poret, suppléante de Jean-Yves Merle, conseiller général du canton, ont également pu apprécier la biennale. Une note spéciale pour le travail des enfants des écoles de Roumare qui ont à leur façon revisité Monet, Van Gogh ou encore Andy Warhol à partir des lieux symboliques de leur village. Des meules ont remplacé les cathédrales. L’église du village peinte en série comme l’artiste américain le faisait pour ses portraits. Et un champ de coquelicots à perte de vue attirait notre regard.
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Une sélection de dessins de presse publiés sur Bakchich.info à l’occasion du premier tour des élections régionales.
Un grand merci à nos chers dessineux Soulcié, Giemsi, Ludo, Pakman et Ray.
Pour voir l’album en plein écran, cliquez sur le picto en bas à droite.
Lisez ce[...]
L’écrivain algérien Yasmina Khadra dédicace, demain samedi 20 mars, son dernier livre “L’Olympe des Infortunes” à la librairie l’Armitière à Rouen. A cette occasion, l’auteur des “Hirondelles de Kaboul”, de “L’Attentat” a répondu à quelques-unes de nos questions . Un entretien dans lequel Yasmina nous réaffirme son statut de mal-aimé de la littérature française.
Le sujet de ce roman “L’Olympe des Infortunes” étonne. Pourtant, vous estimez ne pas avoir changé de style ou même de thème…
A vous lire, on ressent une certaine forme de désespoir. Vous ne semblez plus croire en l’homme
Vos relations avec le milieu des critiques littéraires sont très tendues. Vous ètes un écorché vif. Vous estimez être persécuté….
Vous êtes un auteur très lu en France mais le microcosme intellectuel vous ignore
Vous venez de prendre des parts dans la maison d’éditions Après la lune. Vous y défendrez notamment la littérature du Maghreb ?
“L’Olympe des Infortunes” de Yasmina Khadra (Julliard) 18 €

[...]
Le premier tour des régionales vient de faire sortir
le pays de la trajectoire politique ouverte par l'élection présidentielle de 2007. En trois ans seulement, la participation record est devenue abstention record. La nette
victoire de Sarkozy a laissé place à une désaffection historique de ses électeurs. Le surgissement du Modem s'est transformé en effondrement.
La nouvelle période qui s'ouvre est d'abord marquée par le retour au premier plan de la crise politique. L'assise du pouvoir est plus faible que jamais. Le rejet de sa politique s'exprime en premier lieu par l'abstention. Le vote vient seulement en second. On sait au terme de la campagne combien le vote PS a été majoritairement un vote par défaut. Le doute sur la capacité de la gauche, spécifiquement celle du PS, à gouverner autrement n'est pas réglé.
Ce nouveau cycle est aussi caractérisé par une nouvelle géographie à gauche. Le Front de Gauche s'enracine. Nous sommes les seuls à avoir progressé en voix tout au long du cycle qui s'achève. Nous entrons donc dans le suivant en dynamique ascendante. L'adhésion est bien présente, souvent au-delà de nos électeurs. Reste à conquérir la crédibilité électorale. Celle qui nous donnerait aux yeux du plus grand nombre le statut d'un « vote utile.
Le Front de Gauche a tenu bon. Pour autant, nous n'avons pas présenté des listes autonomes pour nous soumettre au « vainqueur ». Pas de rapports féodaux à gauche ! Le PG ne connaît qu'un seul maître, le suffrage universel. Lorsque nous fusionnons avec la liste de gauche arrivée en tête au premier tour, nous le respectons. Nous ne nous soumettons à personne. Nous exigeons donc que le PS respecte le vote des électeurs qui ont fixé notre poids dans la gauche rassemblée. Cette fermeté a payé puisque la fusion proportionnelle a été effective presque partout.
Dimanche 21, la gauche est rassemblé, pour battre la droite, à partir du 22, la gauche combative continu de faire Front, de défendre ses
convictions, d'accompagner les luttes et de construire un programme alternatif au capitalisme libéral. Imprimer et faite circuler le tract sur l'adresse ci dessous.
[www.lepartidegauche.fr]
Canton de Bellencombre et ses environs: loisirs
Les bons plans de la semaine du
19 mars 2010
Auffay
Tôtes
Exposition
Evelyne Thieulin expose chez Axim, rue Guy de Maupassant, depuis le 1er mars, jusqu’au 31 mars 2010.
Ouvert du mardu au samedui de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30
Les Grandes Ventes
Café des
âges
Le prochain café des âges aura lieu le 14 avril, avec le clic du terroir, la MSA, le centre
social Caravelles et le réseau Vieillir, c’est vivre. Rendez vous intergénérationnel sur le thème de « la ruralité d’hier et d’aujourd’hui. Possibilité de covoiturage, que vous soyez
conducteur ou passager, inscrivez vous au 02.35.82.16.07
Sport
Fête du sport le 3 juillet 2010 aux Grandes Ventes
Heugleville sur Scie
Coinchée
Le comité des fêtes organise un concours de coinchée le vendredi 19 mars à 20 h 30. Premier prix 100 €, 2ème 70 €,
3ème 40 € et un cochon débité pour les suivants. Arbitre Roger Prévost. Buvette et pâtisserie sur place. Participation 6.50 €
Etaimpuis
Montreuil en Caux
Guinguette
Après midi guinguette organisé par le comité des fêtes le dimanche 21 mars dans la salle polyvalente, animé par Irwin et Sylvain. 8 € avec une boisson et une pâtisserie. Renseignements et inscription au 02.35.32.03.66 ou 02.35.64.66.08
Bracquetuit
Calendrier des animations annuelles 2010 L’amicale des jeunes
Renseignements et réservations auprès de Pascal Vallée, tél. 02-32-80-39-33
19 juin Soirée barbecue - Feu de la Saint-Jean - Feu d'artifice
12 septembre concours de pétanque
10 octobre Loto
20 novembre soirée pot-au-feu
Le Club du Temps Libre,
Renseignements et réservations Raymonde Vallée, tél. 02-35-33-69-71
Tous les premiers mercredis de chaque mois, Goûter à la salle polyvalente
9 Juin, Voyage
10 septembre Concours de coinchée
17 octobre Thé dansant
28 novembre Loto
Décembre, Goûter de Noël avec les Clubs de Bosc-le-Hard et de
Grigneuseville
Pommeréval
Calendrier des animations annuelles 2010
10 avril 2010: La distribution d'oeufs en chocolat pour les enfants, au Foyer rural de la commune.
22 mai 2010: Fête des Voisins
3 juillet 2010: Feu de la St Jean
8 août 2010: Foire à tout
23 octobre 2010: Soirée dansante
18 décembre 2010: Noël 2010
Calendrier des Combattants de
l'Amicale des anciens
28 novembre 2010: Foire aux jouets
Calendrier des animations de Bosc-le-Hard
Mars
Du 12 au 31 Exposition
Pirates
19 Match d'improvisation Théâtre ASCPB
27 Théâtre d'improvisation
30 Bébés Lecteurs
31 Carnaval des pirates
Avril
05 Chasse aux Œufs
10 et 11 Soirée Modélisme
18 Repas des Anciens
Élèves
20 1er Concert d'élèves de l'AECB
Mai
1er Foire à tout Musicale. Concours
de Pétanque-CBB . Exposition de Peintures
Du 07 au 08 Musicales Bolhardaises
Du 13 au 16 Jumelage : Les 20 ans
Du 22 au 24 Tournois
de l'AJC Foot
30 Opération Viennoiseries
Juin
Du 04 au 05 Spectacle de la
Nouvelle Pagaille
Du 11 au 12 Spectacle de la Nouvelle Pagaille
12 Remise de Dictionnaire au CM2
Du 18 au 19 Gala de Danses AECB et ASCPB
26 Kermesse de l'école
Juillet
14 Fêtes Nationale. Feu
d'Artifice. Concours de Pétanques
Août
07 Trap de Scrabble
Septembre
05 Méchoui des Anciens Combattants
Du 10 au 11 Forum des Associations
26 Repas
d'Automne
Octobre
03 Thé Dansant des Anciens Élèves
08 Soirée Cartes des
Anciens Combattants
09 Soirée des Associations
16 Soirée de L'ASCPB
30 et 31 Exposition Peinture et
Sculpture avec l'association : Les Peintrede la Vallée du Cailly
Novembre
11 Cérémonie Patriotique,
Banquet des Anciens Combattants
Du 19 au 21 Exposition de Sculpture sur bois ASCPB
Décembre
Du 03 au 05
Téléthon
Bébés Lecteurs
Rendez-vous des bébés lecteurs pour 2010, dans la bibliothèque du Petit
Château à la mairie de la commune de Bosc le Hard
Mardi 30 mars
De 10 h à 11 heures
Exposition « les pirates », du 12 au 31 mars à la bibliothèque. Le undi de 16 h à 19 h, mercredi de 10 h à 12 h et 15 h à 17 h, vendredi de 16 h à 18 h, samedi de 10 h à 12
h.
Carnaval
L’ASCPB invite tous les enfants au grand carnaval le 31 mars à 14 h. Rendez vous à la salle des loisirs niveau bas pour le défilé,
15 h 30 conte musical « pirates dans le carnaval » à la salle des loisirs. Distribution de confettis, goûter offert. Gratuit pour les enfant, 2 € pour les adultes
Saint Saens
Calendrier 2010 Diverti Saëns
11 avril : vide grenier, place
Maintenon
2 mai : journée départementale de la randonnée pédestre
Courant mai : rendez vous avec les coccinelles
Juin : concert rock, concours de pétanque
14 juillet : jeux pour les enfants
5 septembre : forum des associations
26
septembre : chou en fête
Octobre : théâtre
31 octobre : DVD halloween
Novembre : concert de noel
Décembre : animations de noel
Saint Saëns
Les peintres au secours des haïtiens, avec l’APE et Claque Pépins de Bellencombre
Une exposition est proposée au public au Garage à Saint Saens, avec une tombola, avec des toiles à gagner. La générosité des peintres et les bénéfices de la tombola seront envoyés à l’association Ti’Moun qui s’investit en Haïti.
Exposition ouverte au public le samedi 20 mars, le dimanche 21 mars, le samedi 27 mars et dimanche 28 mars 2010 de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.
Cinéma
Sherlock Holmes, le samedi 20 mars à 21 h et le dimanche 21 mars à 18 h Alvin et le Chipmunks 2, le samedi 20 mars à 15 h 30 et le dimanche 21 mars à 15 h
31 mars: préparation des fêtes de Pâques
3 avril: Pâques des enfants
2 mai: banquet des aînés
8 mai: cérémonie commémorative des Anciens Combattants
12 juin: kermesse du regroupement scolaire
1 juillet: voyage du club du 3ème âge
14 juillet: fête nationale avec jeux, repas paratage, bal, retraite aux flambeaux et feu d'artifice
5 septembre: rallye cycliste intercommunal des foyers ruraux
18-19 septembre: journées du patrimoine
25 septembre: soirée choucroute du foyer rural
11 novembre: cérémonie commémorative et repas des Anciens Combattants
8 décembre: repas de fin d'année du club du 3ème âge
15 décembre: préparation de la fête de Noël
18
décembre: Noël des enfants
Saint Hellier
Salon
Salon artisanal les 17 et 18 avril 2010
Voyage
Samedi 10 et dimanche 11 juillet, voyage en Mayenne. Inscriptions et renseignements au 02.35.93.96.29
Bellencombre
Osmoy-Saint-Valéry
Au théâtre ce soir…samedi 27 mars à 20 h 30
L’association des Anciens Combattants d’Osmoy convie les amateurs de théâtre à assister à la représentation du samedi 27
mars prochain, à 20 h 30 dans la salle des fêtes de Ste Agathe d’Aliermont. Au programme de cette soirée, une comédie en trois actes de Francis Poulet, soit neuf acteurs qui se relaient sur scène
pendant plus d’une heure trente, dans Motus et Bouches Cousues.
Une pièce drôle, à suivre
dés le premier acte pour entrer totalement dans l’histoire, interprétée par la section théâtre du Foyer Rural de St Vaast d’Equiqueville (commune voisine) soit 9 acteurs amateurs qui n’en sont
pas à leur première représentation dans la région, rejoints par quelques figurants pour un final des plus surprenants, une mise en scène, des costumes et des décors…uniques !
Il est conseillé de réserver dés à présent.
Entrée 7
€. Réservations auprès de Michel Tirard au 02 35 93 14 97 ou au 06 15 44 36 55.
Bures en Bray
Animation
La Communauté de Communes de Londinières vous invite … au Bal ! Le Samedi 20 mars dés 20h30 à
la Salle des Fêtes de Bures en Bray. Bal et musiques Normandes, très bonne ambiance assurée toute la soirée par un orchestre de 16 musiciens sous la direction du violoniste Philippe
Gibaux. Animation et danses assurées par Amélie Affagar. En 1ère partie Moment Musical de choix par l’orchestre de l’école de musique de Londinières sous la direction
de Pierre Ducept. Venez en famille … la soirée vous est offerte ! Crêpes et boissons vous seront proposées au bénéfice d’associations du canton.
Auffay
Exposition
Les élèves de l’école de dessin de Françoise
Guggenbühl exposeront le samedi 20 et dimanche 21 mars de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30.
Rouen
La prolixité du porte-parole de l'UMP sur twitter -enchainant jusqu'à 5 statuts par heure- a beaucoup amusé les internautes. On pouvait lire mardi sur sa page «Attention: ne pas voter dimanche, c’est donner sa voix au Parti socialiste» et une minute plus tard «Attention : voter Front national[...]
Dimanche dernier, à l’occasion du 1er tour des élections régionales, la liste socialiste « J’aime ma Région » conduite par Alain LE VERN est arrivée largement en tête avec près de 35 % des voix. La Gauche a, dans ses différentes composantes, obtenu plus de la moitié des suffrages exprimés.
Ce vote marque à la fois une reconnaissance du travail accompli par le Président sortant et son équipe, une adhésion au projet porté par les forces progressistes, et une sanction de la politique menée par le Président de la République et son Gouvernement.
Ces résultats sont porteurs d'espoir, d'autant plus que la Gauche et les écologistes se présenteront unis au 2nd tour sur la liste « La Gauche et les écologistes rassemblés avec Alain LE VERN » pour défendre un nouveau programme de mandature commun.
Comme vous, sans doute, je déplore, le déni de réalité dans lequel Nicolas SARKOZY et l’UMP se sont enfermés depuis l’annonce des résultats de dimanche dernier.
Face à un pouvoir qui fait semblant de ne pas comprendre le message que les 20 millions d'électeurs qui se sont exprimés au 1er tour lui ont adressé, il convient de parler plus fort, plus unis, et plus nombreux !
Dimanche prochain, pour le second tour, je vous invite donc à confirmer et à amplifier le message du 1er tour en votant massivement pour la liste d’union « La Gauche et les écologistes rassemblés avec Alain LE VERN ».
Pour scolariser votre enfant dès la rentrée scolaire de septembre 2010, vous devrez l'inscrire en vous présentant à l'école maternelle Jacques Prévert lors de l'une des permanences ci-après :
lundi 26 avril et mardi 27 avril de 16h45 à 18h30
jeudi 6 mai de 16h45 à 18h00
Afin de réaliser l'inscription, vous devrez présenter :
- la pré-inscription établie par la mairie de Saint Pierre de Varengeville
- le carnet de santé de l'enfant
- un certificat médical justifiant l'aptitude de l'enfant à intégrer l'école maternelle
- le livret de famille
- le numéro de sécurité social
- un certificat de radiation de l'école précédente si l'enfan était déjà scolarisé
Madame SERGENT, Directrice de l'Ecole Maternelle, se tient à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
Tél. 02.35.37.72.07
Dimanche dernier, le 14 mars, les français se sont clairement exprimés en plaçant la gauche largement en tête des suffrages des régionales.
En particuliers, sur le canton de BUCHY et ses environs, la gauche enregistre une progression de 8 points par rapport à 2004.
Le message est clair : à la fois, il conforte la confiance dans la gestion et le projet de Gauche de la Région Haute-Normandie et il rappelle gravement le gouvernement à un nécessaire changement de sa politique. Malheureusement, la Droite reste sourde !
Alors
DIMANCHE 21 MARS , AMPLIFIONS LE RÉSULTAT DU 1er TOUR
Infligeons une large défaite à la droite
Par leurs votes, les électeurs ont apporté une première et large victoire à toute la gauche et sanctionné lourdement la droite. Ce premier succès s'est bâti sur l’exaspération née de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy. Une grande[...]
5 leçons pratiques émergent.
1) La fragilité des partis politiques. Ils sont manifestement en crise d'effectifs, en crise de militants mais surtout en crise d'image de marque donc en panne d'influence.
Sur le terrain, les[...]
Dimanche 21 mars - deuxième tour des élections régionales. Pour la Haute-Normandie, chaque voix compte ! Votez pour la liste de la Gauche Rassemblée et des Ecologistes conduite par Alain Le Vern.
Pour soutenir le rassemblement de la gauche
Le Parti socialiste, Europe Ecologie – Les Verts et le Front de Gauche ont regroupé leurs forces pour préparer au mieux l’avenir de notre Région. En votant dimanche pour la liste conduite par Alain Le Vern, nous encouragerons ce rassemblement !
Pour faire barrage aux mauvais coups du gouvernement
Au premier tour, les Français ont dit « stop » aux projets cachés du gouvernement (taxe carbone, retraites, déremboursements de médicaments…), mais l’UMP n’écoute rien. En votant dimanche pour la liste de gauche, nous ferons mieux entendre le message !
Pour agir en Haute-Normandie et à Grand-Quevilly
La Haute-Normandie présidée par Alain Le Vern est la Région la mieux gérée de France. Cela facilitera la mise en œuvre du projet de la gauche rassemblée. A Grand-Quevilly, cela confortera les projets de la ville (ex : nouveau gymnase au lycée). En votant dimanche pour la liste soutenue par Marc Massion et Laurent Fabius, nous voterons aussi pour Grand-Quevilly !
Bureaux de vote ouverts de 8h à 18h (on peut voter sans carte d’électeur, avec une pièce d’identité). Plus de voix, c’est plus de poids !
Les Jardins de Bagatelle (Paris)
Des sans papiers
Les militants de la section sur le terrain
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Dernier coup de colle avec affichage sur les panneaux électoraux. |
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Dernières distributions sur le marché jeudi matin et très tôt à la gare LER |
Jusqu’au bout, nous devons convaincre les abstentionnistes du 1er tour de se déplacer dimanche prochain pour voter pour la liste de la gauche et des écologistes menée par Alain LE VERN.
Les bureaux de vote sont ouverts de 8 h à 18 heures.
Ne vous abstenez pas ! Ne laissez personne arbitrer à votre place !
Votre vote permettra de préserver et de renforcer les actions de solidarité et de proximité mises en oeuvre ces dernières années par la Région pour l’emploi, la formation, les transports, les associations…
Faisons de notre région Haute-Normandie un rempart contre les inégalités croissantes que met en place la droite UMP de M. Sarkozy.
Electrices et électeurs, votez, votons pour l’équipe rassemblant les forces de gauche et les écologistes autour d’un projet ambitieux et réaliste.
Un seul vote dimanche : la liste d’Alain LE VERN !
"Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Dimanche dernier, vous avez placé la liste d'Alain LE VERN en tête du premier tour des élections régionales : à Déville, près d'un votant sur deux lui a apporté son soutien. MERCI pour ce message de confiance[...]

Dimanche 21 mars se déroule le deuxième tour des élections régionales. Ce scrutin est important à plusieurs titres.
Dans ce scrutin seules deux listes sont clairement républicaines : La liste conduite par Alain Le Vern regroupant le Parti Socialiste, le Front de Gauche et Haute-Normandie Ecologie, et celle conduite par Bruno Le Maire, regroupant l'UMP et le Nouveau Centre. Deux listes qui défendent les valeurs que sont les fondements de la Nation : liberté, égalité, fraternité, cette mention qui figure sur nos cartes d’électeur. Le droit de vote est un des droits civiques de base dans une démocratie. Il permet aux citoyens d'exprimer leur volonté, par le biais d'un scrutin, et ainsi d'élire leurs représentants.
Faut-il encore le rappeler, cela n’a pas toujours été le cas ; En France, les hommes n'ont acquis ce droit de façon définitive qu’à partir de 1848 au prix d’un mouvement révolutionnaire qui enterra la Monarchie pour donner naissance à la République, les femmes ont dû, elles, attendre l’année 1944 pour jouir de ce même droit. Quant aux jeunes de 18-20 ans, c’est seulement depuis 1974 qu’ils peuvent se rendre aux urnes.
Alors oui, voter est un droit, qui n’a pas toujours été une évidence, mais c’est aussi un devoir civique, une façon d’honorer toutes les femmes et tous les hommes qui se sont battus pour que nous puissions aujourd’hui choisir librement, d’honorer toutes celles et tous ceux qui n’ont jamais pu voter.
Lors d’une élection, toutes les voix comptent ! Elles sont toutes aussi précieuses les unes que les autres, alors faisons tous entendre la nôtre ! Parce qu’il est hors de question de ne pas participer au choix qui sera fait, parce qu’il est hors de question de subir le choix des autres sans avoir donné son avis.
Ne pas voter, c'est offrir la possiblité à la liste du Front National de se poser en arbitre, quand ses principes même sont la négation de toute vie démocratique.
Voter le 21 mars prochain c'est important parce que les régions ont des compétences qui permettent aux politiques publiques d'intervenir concrètement dans nos vies quotidiennes par le développement durable, le développement économique, l'aménagement du territoire dans le cadre du schéma régional d'aménagement et de développement du territoire qui définit notamment les objectifs de localisation des grands équipements, des infrastructures et des services d'intérêt général de la région et veille à la cohérence des projets d'équipement avec les politiques de l'État et des autres collectivités. Il intègre le schéma régional de transport (développement des Trains Express Régionaux notamment) ; l'éducation (équipement et fonctionnement des lycées), la formation professionnelle, la culture, la réalisation d'équipements sanitaires.
Voter le 21 mars prochain, ce ne doit pas être légitimer l'action du Président de la République, ou lui imposer une fin de non recevoir, mais voter pour un projet qui concerne l'avenir de la Haute-Normandie et de ses habitants donc nous.
Alors pour toutes ces raisons, le 21 Mars prochain : ON VOTE !
Le 14 mars dernier lors du 1er tour des élections régionales, une majorité des électrices et des électeurs ont porté leur voix sur des listes de gauche. La droite de gouvernement enregistre ainsi une sévère défaite, montrant la colère et l’insatisfaction du peuple français face à la politique menée dans notre pays. Oui, la France en a assez de cette politique destructrice et asphyxiante, sans morale, impitoyable pour le peuple et clémente aux seuls banquiers et actionnaires. Ce message doit être respecté. Le gouvernement doit en tenir compte et cesser d’imposer à notre peuple des choix politiques dont il ne veut pas. En Haute-Normandie, avec presque 10% des voix et des résultats partout en progrès depuis l’élection européenne de 2009, le Front de Gauche est désormais identifié. Il va donner de la force à des élus combatifs à gauche sur lesquels toutes celles et tous ceux qui luttent contre la politique «sarkozyste» vont pouvoir compter dans les combats engagés et à venir, dans les mobilisations sociales qu’il faudra amplifier dès le 23 mars prochain. Le PCF, ses élus, ses militants se sont investis sans compter dans cette campagne pour faire vivre l’idée d’une transformation possible de notre société et l’exigence de choix politiques clairement ancrés à gauche dans notre région. Aujourd’hui, l’heure est au rassemblement le plus large, face à la droite et à l’extrême droite. Dimanche prochain, le PCF appelle donc à confirmer et à amplifier la défaite de la droite et à faire gagner la gauche en Haute Normandie, en votant pour la liste de la gauche rassemblée conduite par Alain Le Vern. Demain à la Région, les élus communistes auront à coeur de défendre les exigences du peuple de gauche, des salariés, des agents du service public, des centaines de milliers de chômeurs qui dans l'année arriveront en «fin de droits» et de toutes celles et tous ceux qui souffrent de cette politique de droite inhumaine. Ils porteront à la Région les propositions qu’ils ont défendues en tant que candidat de la Gauche combative tout au long de la campagne : faire de la région un point d’appui pour battre les pseudo-réformes que la droite a engagées et qu'il a repoussées après l'échéance électorale : retraites, hôpitaux, école, services publics... ; défendre les intérêts des citoyens et des salariés en proposant par exemple des Assises régionales de l’industrie, le conditionnement des aides économiques aux entreprises, le refus de la mise en concurrence des trains régionaux… ; favoriser l’implication des Haut-Normands et la prise en compte de leurs aspirations en développant des lieux démocratiques de concertation et d’élaboration des politiques publiques… Le 21 mars, au second tour des élections régionales, il faut battre la droite. Il faut que la victoire de la gauche soit claire et porte loin, qu'elle rende l'espoir à toutes celles et tous ceux qui souhaitent un changement profond de notre société, qui en ont envie et besoin.
La semaine sans écran se déroule officiellement du 22 au 28 mars, afin de faire une pause avec tous nos écrans. Allez, un petit effort
l'Express renouvelle son dossier sur la lanscinante question de la réunification normandie... Alors qui joue le jeu de la Grande Normandie et qui ne le joue pas ?
Dossier spécial L'EXPRESS REGION NORMANDIE.
Grande Normandie
La dernière chance de la réunification
Grand Paris, réforme des collectivités locales : les projets gouvernementaux sont venus réveiller les rêves d'unification de la Normandie. Mais les élus peinent à parler d'une même voix. Ce dossier lancinant pourra-t-il aboutir ?
La Normandie, on l'aime. Mais en faut-il vraiment deux ?" La petite phrase de Nicolas Sarkozy est venue relancer le vieux rêve, aux allures d'Arlésienne, de la réunification. Voilà vingt ans que les élus locaux de tout bord la promettent.
Unie, la Normandie ne deviendrait-elle pas ipso facto la 5e région de France ? Ne serait-elle pas plus forte pour affronter la compétition entre territoires ? La coupure artificielle en deux régions administratives, entérinée par décret en 1960, ne s'évanouirait-elle pas ? Las. Depuis, les rapports se sont accumulés... mais les promesses sont restées lettre morte. Au point que la population, plutôt favorable à l'idée, ne semble plus trop y croire.
Et voilà que le président de la République prend tout le monde à contre-pied. "Cela nous a bousculés. On est sorti de notre ronronnement", reconnaît Jean-François Le Grand, président (UMP) du conseil général de la Manche et tête de liste aux régionales en Basse-Normandie. L'intervention présidentielle est passée d'autant moins inaperçue qu'elle s'inscrit dans un contexte singulier.
La réforme des collectivités locales facilitera, si elle est adoptée, les expérimentations territoriales - et notamment les regroupements de régions. Surtout, Nicolas Sarkozy a repris à son compte les travaux de l'architecte Antoine Grumbach sur le Grand Paris et son ouverture maritime. Tout en promettant la construction d'une ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris et Le Havre.
"C'est l'opportunité du siècle ! s'enflamme Alain Cousin, député (UMP) de la Manche. A nous de jouer dans la cour des grands avec le Grand Paris." L'ancien député (PRG) du Calvados Alain Tourret est sur la même ligne : "Jusqu'alors, Paris était tenté de regarder vers Lille et le coeur de l'Europe.
Pour la première fois, un schéma de développement vers l'ouest apparaît. Le potentiel de développement économique est énorme." Mais d'autres voix se font critiques. "Avec son TGV qui oublie Caen, Nicolas Sarkozy est en train de couper en deux la Normandie, fustige ainsi Bernard Cazeneuve, le député-maire (PS) de Cherbourg. S'il avait voulu complexifier la réunification, il ne s'y serait pas pris autrement." Le Grand Paris serait-il incompatible avec la Grande Normandie ? Ou, au contraire, sa dernière chance ?
C'est en Basse-Normandie que les annonces présidentielles ont suscité le plus d'émoi. Normal. Dans son premier discours, Nicolas Sarkozy laissait entrevoir un tracé de LGV situé au nord de la Seine et reliant Paris au Havre en une heure, ce qui supposait de ne pas passer par le centre de Rouen. Une véritable provocation pour les Rouennais comme pour les Bas-Normands ! Depuis, le président a rectifié le tir et promis une infrastructure "qui reliera Paris au Havre par Mantes et Rouen en une heure et quart et profitera également aux deux régions". Une phrase savamment soupesée... Il n'empêche ! La crainte de marginalisation fut telle que les élus bas-normands, toutes étiquettes politiques confondues, font bloc.
Laurent Beauvais, président (PS) du conseil régional de Basse-Normandie, est en première ligne. Sa stratégie ? Présenter un front uni pour défendre la stratégie du "Y" ferroviaire. A hauteur de Rouen, la LGV normande se scinderait en deux tronçons allant l'un vers Le Havre, l'autre vers Caen. L'objectif - crucial - est d'arrimer la Basse-Normandie au Grand Paris, mais aussi de rapprocher les trois grandes villes normandes.
"J'ai obtenu le déclenchement d'études de faisabilité d'une LGV jusqu'à Caen", se réjouit Laurent Beauvais, qui a dû mettre 300 000 euros au pot pour y parvenir. La stratégie est audacieuse. Car les élus courent le risque, en réclamant une ligne nouvelle d'un coût exorbitant (environ 10 milliards d'euros pour l'ensemble du "y"), d'hypothéquer les engagements gouvernementaux de modernisation de la ligne existante Paris-Caen-Cherbourg.
Les géographes déploient force arguments favorables
Aujourd'hui, il est difficile de trouver un élu bas-normand hostile à la réunification. Même parmi ceux qui, comme Jean-François Legrand, disent appartenir à la "Normandie armoricaine" et se tournaient jusqu'alors "tout naturellement" vers le Grand Ouest. "Notre intérêt est de nous rapprocher d'un pôle européen comme l'Ile-de-France... à condition d'avoir la capacité d'exister en tant que grande Normandie pour ne pas être transformés en réserve d'Indiens du Grand Paris." Fervent partisan de l'unification, Alain Tourret a livré en urgence, fin décembre, un énième rapport sur la question.
L'intérêt de ce nouvel opus ? Avancer des propositions concrètes - la création d'une université anglophone, l'harmonisation des outils administratifs entre conseils régionaux, le lancement d'un grand emprunt interrégional, etc. - pour tenter d'emporter la décision.
Les géographes se sont, eux aussi, réveillés et déploient force arguments favorables à la réunification. "La Normandie est idéalement située entre la Manche, la mer la plus fréquentée du monde, et l'Ile-de-France. Or elle n'en profite pas, déplore Pascal Buléon, directeur de la Maison de la recherche en sciences humaines de Caen. La mer est la dimension oubliée de la Normandie, car, dans nos schémas mentaux, la richesse réside dans la ruralité."
Autres atouts de la Normandie, peu valorisés jusqu'alors : sa proximité avec la région parisienne et la qualité de son environnement. De quoi jouer intelligemment la carte du télétravail, grâce aux outils modernes de connexion haut débit. Et Pascal Buléon de citer l'étalement croissant du trafic autoroutier sur toute la semaine ou ces nouveaux actifs installés dans le Perche qui travaillent de plus en plus longtemps sur place dans ce qui n'est plus tout à fait leur résidence secondaire.
Des indices laissent penser qu'aucun rapprochement n'est en vue
Si l'effervescence est de mise en Basse-Normandie, cela n'est en rien le cas en Haute-Normandie. Avec les projets du Grand Paris et de l'axe Seine, les élus de cette région se sentent en position de force. Pour eux, la réunification n'est absolument pas d'actualité, même si aucun ne prend le risque politique de s'opposer ouvertement au projet.
"Les coopérations interrégionales, c'est ça, l'avenir !" soutient Alain Le Vern, président (PS) de la Haute-Normandie, qui défend une approche "réaliste", ancrée sur la vie des habitants, à l'opposé des "constructions géostratégiques fumeuses". "Il faut regarder les réalités en face, poursuit-il. Rouen n'est pas tournée vers Caen. Et nos filières économiques nous poussent naturellement vers l'Ile-de-France, le Centre ou la Picardie."
La carte des échanges économiques plaide en sa faveur. Tout comme des petits détails qui n'en sont pas : la Haute et la Basse-Normandie ne disposent ainsi pas de la même zone de vacances scolaires, ni du même quotidien régional (Paris Normandie pour la première, Ouest-France pour la seconde). Pour se dédouaner de toute accusation d'ostracisme vis-à-vis des cousins bas-normands, Alain Le Vern vante les projets menés en commun (pôle de compétitivité croisé, promotion touristique, aéroport de Deauville, etc.).
L'approche de la coopération interrégionale serait-elle suffisante ? Pas sûr ! Dans les domaines clefs de la santé, des ports ou des sites universitaires, le bilan est bien maigre. "J'ai acquis la conviction que la Normandie a perdu en substance, faute d'unité", avance Alain Tourret.
Les universités sont ainsi passées à côté de la manne du plan Campus, à cause de leur trop petite taille. Quant au futur Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de Normandie, il se heurte toujours à un problème de domiciliation... Pis ! La coordination entre les deux conseils régionaux demeure balbutiante... Même leur système informatique diffère ! "La fusion n'est pas un but en soi, mais elle serait la solution idéale pour optimiser les coopérations", résume Bernard Cazeneuve.
D'autres indices symboliques laissent à penser qu'aucun rapprochement n'est en vue. Depuis janvier 2009, la ville de Rouen a renoncé à payer sa - pourtant modeste - contribution (21 000 euros annuels) à Normandie Métropole, l'une des rares instances internormandes. "Nous avons pris cette décision au regard de la petitesse de son bilan", argumente la députée-maire (PS) Valérie Fourneyron.
Un mauvais signal pour son homologue de Caen, le socialiste Philippe Duron, qui souhaiterait réanimer cette structure au lendemain des élections régionales afin de relancer un réseau entre les trois grandes villes normandes. Quant au maire (UMP) du Havre, Antoine Rufenacht, il n'a pas jugé bon d'inviter les élus bas-normands au colloque sur le Grand Paris qu'il organise dans sa ville en mai prochain. Ce qui lui a valu de recevoir un courrier courroucé de Philippe Duron...
Le blocage semble donc total. Et l'on voit mal comment les prochaines régionales pourraient changer la donne, même si la droite donne de la voix en s'appropriant le thème de la réunification pour sa campagne. "La gauche en a rêvé. Nous, nous la ferons", assure Jean-François Le Grand.
"Il faut arrêter de parler et agir !" insiste Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et tête de liste (UMP) en Haute-Normandie. D'aucuns estiment que seul l'Etat pourrait débloquer le dossier. Une option peu crédible, tant le président de la République essuie déjà de nombreuses critiques pour sa réforme des collectivités locales et la "recentralisation" qu'elle entraînerait.
"Un projet fourre-tout imposé d'en haut"
Certains en viennent carrément à douter de la réalisation d'une LGV normande annoncée pour "après 2020" ! Car le projet ne bénéficie à ce jour ni de fonds fléchés ni d'un calendrier précis. De plus, sa rentabilité est douteuse. "Il y a un risque qu'elle ne voie pas le jour faute d'argent, mais aussi dans le cas où Nicolas Sarkozy ne serait pas réélu en 2012", analyse Philippe Duron. Alain le Vern renchérit : "Le Grand Paris, c'est juste un bon coup médiatique pour le président de la République. Un projet "fourre-tout" imposé d'en haut aux ploucs de Normandie."
Observateur attentif des dossiers normands, le directeur de l'Ecole de management de Normandie Jean-Guy Bernard pointe un autre "grand danger" : l'incapacité des Normands à présenter un front uni pour que la promesse présidentielle se réalise et bénéficie à la Normandie tout entière. "Le Havre a besoin de nous pour réussir, complète Philippe Duron. Sans un lobbying territorial parfait de l'ensemble des acteurs bas et hauts-normands, rien ne se fera." A ce jour, la dynamique est loin d'être enclenchée. Et la Grande Normandie est peut-être en train de laisser passer sa dernière chance...
Le casse-tête de la capitale
Comment choisir entre Rouen, Caen et Le Havre ? Il n'est pas sûr qu'il y ait une solution...
Quelle serait la capitale d'une Normandie réunifiée ? La bataille rangée que se livrent les Normands sur cette question semble sans fin. Elle fut d'ailleurs parfois mise en avant pour bloquer tout processus d'unification.
D'où la décision de Bruno Le Maire et de Jean-François Le Grand, têtes de liste (UMP) en Haute- et Basse-Normandie, "de ne pas faire de la question de la capitale un préalable". Une position dilatoire, qui fait sourire... "Au contraire, il faut en parler, estime Laurent Beauvais, président (PS) du conseil régional de Basse-Normandie. Nous avons intérêt à être clair si l'on veut que la population tranche en toute connaissance de cause. Il y a quand même près de 3 000 emplois à la clef."
Pour les Bas-Normands, la cause est entendue : Caen doit être choisie, ne serait-ce qu'en raison de sa "position géographique centrale". Dans son rapport sur la réunification, l'ancien député (PRG) du Calvados Alain Tourret est allé jusqu'à faire plancher un cabinet d'architectes sur la localisation du futur hôtel de la grande région (voir ci-dessus).
"Choisir Rouen ou Paris comme capitale de la Normandie, c'est la même chose !" tonne-t-il, au risque de choquer. Laurent Beauvais joue plus finement : "Je suis partisan de l'innovation territoriale, dit-il. Caen serait capitale régionale et Rouen métropole, comme le prévoit la réforme des collectivités locales." Problème : Laurent Fabius, président de la communauté de l'agglomération rouennaise, ne veut pas en entendre parler. "Je suis contre l'idée de supprimer tout pouvoir aux communes", indique-t-il.
Résultat : l'affaire tourne en rond. Et les montages sophistiqués de partage des rôles (la préfecture à Rouen, le conseil régional à Caen, le conseil économique, social et environnemental au Havre) n'ont pas suffi à débloquer la situation. De plus, l'Etat s'est bien gardé de donner des indications sur la localisation de ses directions dans une Normandie unifiée.
Pour contourner le problème, le député-maire (PS) de Caen, Philippe Duron, pousse une autre option : la création d'un pôle métropolitain entre Le Havre, Rouen et Caen. L'avantage ? Constituer un ensemble significatif de 1 million d'habitants entre des villes distantes de moins de trois quarts d'heure. Un projet ambitieux qui, pour le moment, demeure encore au stade de l'ébauche.
Ce qu'ils en pensent...Petit panorama des positions des grands acteurs sur la réunification.
Laurent Beauvais : Le partisan par conviction et par nécessité
C'est pour lui que la partie est le plus difficile. Devenu président du conseil régional de Basse-Normandie il y a moins de deux ans, le socialiste Laurent Beauvais, 57 ans, doit s'imposer sur la scène nationale tout en évitant la marginalisation de sa région qu'entraînerait la structuration de l'axe Paris-Rouen-Le Havre.
Partisan par conviction - mais aussi par nécessité - de la réunification, il doit affronter les résistances de quelques-uns de ses mentors politiques. "Je ne désespère pas que nous ayons un jour une position plus harmonisée entre nous", lâche-t-il sans trop y croire. S'il n'a accueilli le rapport Tourret que du bout des lèvres, c'est parce que les solutions proposées dans ce document - très favorable à l'unification - ont irrité plusieurs de ses précieux soutiens. Telle Josette Travert, l'influente présidente de l'université de Caen, hostile à la fusion avec ses collègues rouennais. Entre diplomatie et fermeté, la voie est étroite pour Laurent Beauvais.
Jean-François Le Grand : Le converti de fraîche date
Longtemps, ce "Normand armoricain (comme il se définit lui-même) a naturellement regardé vers la Bretagne. De la presqu'île du Cotentin, Rouen semblait bien trop éloignée pour le président (UMP) du conseil général de la Manche.
Et voilà que le président Sarkozy évoque le Grand Paris et sa façade maritime. Et que, propulsé tête de liste UMP pour les régionales en Basse-Normandie par les hasards de la vie politique, Jean-François Le Grand se retrouve entouré de fervents défenseurs de l'unification (Philippe Augier, Hervé Morin...). Mieux ! Bruno Le Maire, tête de liste (UMP) en Haute-Normandie, a choisi de faire de la réunification l'un de ses principaux thèmes de campagne.
Il n'en fallait pas plus pour que Jean-François Le Grand ne vire sa cuti... tout en prenant soin, toutefois, de veiller aux intérêts de "sa" Normandie armoricaine. N'a-t-il pas récemment déposé une proposition de loi au Sénat afin de "sanctuariser" le financement prévu pour la modernisation de la ligne Paris-Caen-Cherbourg ? On n'est jamais trop prudent.
Philippe Duron : L'homme des petits pas
Depuis qu'il n'est plus président de région, Philippe Duron n'est plus aussi en pointe sur le projet de réunification. L'homme est réputé prudent et habile. Sagement, il attend le lendemain des élections régionales pour pousser une nouvelle carte qui ferait la part belle aux villes. Normal, pour le maire de Caen qu'il est devenu !
Ce passionné d'aménagement du territoire parie donc sur la constitution d'un pôle métropolitain entre Caen, Rouen et Le Havre. "Un tripode cohérent autour de l'estuaire de la Seine" dit-il, dont Paul Delouvrier, le grand planificateur du général de Gaulle, avait déjà eu l'intuition. Un bon signe...
Alain Le Vern : L'opposant de toujours
Il ne dira jamais qu'il est contre l'unification. Mais il peine à cacher le fond de sa pensée. Le "Monopoly régional", ce n'est pas son truc ! Ce serait plutôt l'affaire de doux poètes ou de journalistes parisiens. Lui se targue de s'intéresser à la "vraie vie des gens", pas aux limites administratives du territoire.
Le patron socialiste de la Haute-Normandie prône une approche méthodique, projet par projet, seule façon, à ses yeux, de pratiquer la politique efficacement. Tout juste consent-il à promettre un référendum sur l'unification après les élections "afin de faire appel à l'intelligence des habitants". Mais sa conviction personnelle est faite depuis longtemps : l'avenir de sa région ne passe pas par un rapprochement avec Caen.
Bruno Le Maire : Le nouveau chantre de l'unification
Il a la verve des nouveaux venus et une force de conviction à soulever les montagnes. "Beaucoup de Normands souffrent de cette séparation et aspirent à porter haut et loin l'identité régionale, assure Bruno Le Maire. Je ne me résigne pas à l'idée que la Normandie soit réduite à un simple noeud d'échanges économiques et administratifs..." Parachuté dans l'Eure à l'occasion des législatives de juin 2007, le ministre de l'Agriculture cherche, depuis, à soigner son ancrage local. Rien de tel que l'étendard de l'unification pour y parvenir.
Alors, Bruno Le Maire s'emploie à "rendre leur fierté aux Normands" et leur parle de grandeur. Il veut créer une cité européenne de l'énergie aux environs de Dieppe, installer un parc offshore géant d'éoliennes au large du Tréport, attirer les industries innovantes, développer le haut débit... Le tout, en prenant soin d'écarter, le temps de la campagne, les sujets qui fâchent comme la sempiternelle question de la capitale. Un équilibre fragile.
Antoine Rufenacht : Le déçu pragmatique
Si le maire (UMP) du Havre a été l'un des supporters de la réunification, il a lâché prise depuis quelques années. Las des parlottes et fatigué de se battre pour un dossier qui n'avance pas. Aujourd'hui, Le Havre est sous le feu des projecteurs et ses perspectives de développement économique sont énormes. Alors Antoine Rufenacht joue perso, pour ne plus perdre de temps.
Son but ? Transformer Le Havre en vrai centre de décision portuaire et maritime" grâce à la délocalisation d'entreprises et d'administrations. Dans la visée du maire, figure notamment le secrétariat général de la mer.
Valérie Fourneyron : L'indécise
La réunification n'est "absolument pas (sa) priorité", même si elle reconnaît un "certain bon sens" à vouloir être "plus grand et donc plus fort". Sa priorité, c'est bien sûr la ville qu'elle a conquise de haute main en mars 2008. Lorsque Rouen fut concurrencée par sa vieille rivale Le Havre dans le cadre du Grand Paris, la députée-maire (PS) Valérie Fourneyron est montée au créneau pour défendre bec et ongles son projet de gare sur la rive gauche de la Seine, à deux pas de la cathédrale.
Depuis, elle s'efforce d'obtenir la connexion de la nouvelle ligne à La Défense et à Roissy. Et continue de marteler, aussi souvent qu'elle le peut, sa vérité : "Rouen est le vrai port de Paris. Un port de fond d'estuaire doté d'un puissant hinterland de 22 millions d'habitants, indispensable pour éviter le transport des marchandises sur la route." Alors, vous comprenez, la réunification... "Si les Normands le veulent, pourquoi pas ? Mais ils me semblent plus intéressés par une amélioration des lignes ferroviaires."
Alain Tourret : Le croisé de l'unification
Il a encore frappé. En présentant, le 21 décembre dernier, un nouveau rapport favorable à la réunification, Alain Tourret tente le tout pour le tout. Le vice-président (PRG) du conseil régional de Basse-Normandie a "l'intime conviction que les deux régions ont perdu de grands combats faute d'union".
Son approche se nourrit désormais d'une réflexion plus économique qu'historique. Visionnaire, il affirme que "la fusion n'est qu'une étape" et "que, en 2030, l'Ile-de-France et la Grande Normandie réunies formeront la plus importante région d'Europe". Dans l'immédiat, son rapport a irrité. En faisant de Caen l'inévitable capitale, en s'attaquant à des bastions (université...), en critiquant violemment les préfets de la République accusés d'immobilisme... Alain Tourret n'en a cure : "Personne, en dehors de la Normandie, ne comprend pourquoi la Grande Normandie n'existe pas."
Le cas Fabius
Sans être "hostile" à la Grande Normandie, Laurent Fabius semble plutôt rétissant et pose ses conditions quant à ce projet.
Lorsqu'on l'interroge sur la Grande Normandie, Laurent Fabius s'en sort par une pirouette : "Il faut aller à l'idéal en comprenant le réel", glisse-t-il en citant Jaurès. En clair : l'essentiel n'est pas de rechercher une solution institutionnelle pour la Normandie, mais de décrocher des garanties sur le financement et le calendrier de réalisation de la LGV normande promise par Nicolas Sarkozy. "Faute de quoi, cela revient à faire du bruit avec sa bouche", tacle-t-il.
Pour porter la cause de l'unification, nombreux sont ceux à avoir songé à lui. Mais à 63 ans, l'ancien Premier ministre ne semble pas disposé à en faire son "grand oeuvre". Sans doute par scepticisme sur ses chances de succès. Aussi par manque d'envie de s'imposer comme nouveau "duc de Normandie".
Si Laurent Fabius dit n'être "pas du tout hostile" à la fusion, il pose ses conditions : Rouen doit être la capitale et le passage par un référendum s'impose. Il ne manque pas l'occasion, aussi, de pointer les contradictions du projet gouvernemental de réforme territoriale, qui affaiblit l'échelon régional (par la baisse prévisible des ressources et la suppression de la clause de compétence générale...) en affirmant le défendre.
Pour l'heure, Laurent Fabius s'emploie plutôt à mettre la dernière touche à Normandie impressionniste, son exposition phare prévue en juin. Une manière bien à lui de contribuer à l'émergence d'une Grande Normandie.
"Il y a une chance réelle pour la Normandie"
Pour le grand géographe de la Normandie Armand Frémont *, une région de référence et de poids doit exister face au Grand Paris.
Vous avez récemment pris contact avec quelques grands élus normands afin de les convaincre de relancer le processus d'unification. Pour quelle raison ?
Je veux tout d'abord préciser que je ne suis pas un de ces fanatiques de l'unification qui avancent des raisons historiques ou idéologiques pour la réclamer. La finalité de mon initiative est très différente et consiste à redonner vitalité à cette région, à aider à son développement.
Or, j'en ai la conviction, avoir ces deux petites régions est un handicap. Et un paradoxe, alors même que le nom de Normandie est connu et reconnu de par le monde ! J'ai dit à ces grands élus que le projet d'Antoine Grumbach [NDLR : le développement de l'axe Seine entre Paris et Le Havre] était intéressant, mais qu'il fallait une Normandie réunifiée pour qu'il prenne tout son sens. Pour rééquilibrer ce projet, qui est d'abord parisien, une région de référence et de poids doit exister face au Grand Paris.
Comment ont-ils réagi ?
Laurent Beauvais, le président du conseil régional de Basse-Normandie, est totalement sur ma ligne. Philippe Duron, le maire de Caen, est plus prudent et cherche à pousser le triangle métropolitain Rouen-Caen-Le Havre. Antoine Rufenacht, le maire du Havre, joue la carte de sa ville, car il en a l'opportunité.
Quant à Laurent Fabius, il demeure étrangement silencieux... Le vieux géographe que je suis fait un peu de volontarisme. Mais j'estime de mon devoir de dire qu'il y a là une chance, confuse mais réelle, pour la Normandie. Si l'unification échoue, les deux régions prendront un mauvais coup.
Pourquoi le dossier n'a-t-il pas bougé depuis des décennies ?
Pour plusieurs raisons. Sur un plan politicien, tout le monde se marque. Chacun a en tête l'obsession des équilibres politiques. Ensuite, le choix de la capitale régionale pose un vrai problème. Pour s'en sortir, il faut définir ce qu'on veut qu'elle signifie.
Si on joue une politique du territoire équilibré, c'est Caen ; si on joue le poids économique et démographique et le dynamisme, c'est Rouen, voire - je le dis un peu par provocation - Le Havre. Il a aussi manqué à la Normandie un grand politique pour taper du pied dans la fourmilière et incarner ce dessein de l'unification. Enfin, les deux Normandie ont connu un grand marasme et perdu beaucoup d'éclat. Ce qui ne pousse pas à aller de l'avant...
Y a-t-il une identité normande ?
Oui, elle existe historiquement, même si elle n'est pas aussi éclatante que l'identité bretonne, par exemple. L'identité normande est très mesurée et assez floue, à l'image du caractère de sa population. Sur les marges géographiques, le rapport des habitants à leur région est fort affaibli : Avranche regarde vers la Bretagne, Alençon et le sud de l'Orne, vers la Sarthe, une partie de l'Eure vers Paris, le pays de Bray vers la Picardie...
Mais une région n'a pas besoin d'être homogène pour exister. Regardez Rhône-Alpes ! Ce qui importe, c'est plus la complémentarité et la volonté que l'homogénéité. De toute façon, ce n'est pas sur l'identité que l'on peut espérer bâtir un avenir.
La solution peut-elle venir d'un homme extérieur à la région, comme le président de la République ?
Ce n'est pas exclu, car la Normandie, même quand elle est socialiste, reste légitimiste. Il n'y aura pas d'opposition frontale au pouvoir parisien, y compris en Basse-Normandie. Cela nécessite toutefois de la constance de la part du président, faute de quoi cela n'ira pas très loin.
Je vacille un peu dans mon opinion sur l'aménagement du territoire. J'ai toujours été favorable à la décentralisation, mais l'éparpillement des responsabilités locales est tel qu'il me semble que nous sommes dans l'incapacité de nous en sortir par nous-mêmes. C'est pourquoi l'intervention de l'Etat me semble indispensable
* Dernier ouvrage paru : Normandie sensible. Ed. du Cercle d'art, septembre 2009.
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